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 poker face † (Caliks)

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Cael Hoffman
- REAL LIFE MONSTERS -
BLAZE : TF
CREDITS : TF (avatar) + TF (gif profil + signa) - Astra (codes signa)
FACE : Matthew (cutie) Daddario
DOLLARS : 632
SACRIFICES : 172
PORTRAIT :
ANNEES : ( trente deux années ) qu'il foule le sol, mais si le sort en avait décidé autrement, il ne devrait déjà plus être de ce monde.
CŒUR : ( célibataire ) qui semble se complaire dans cette situation, peu adepte des longues relations. Il n'en a même pour ainsi dire jamais eu, même si le coeur du mortel, lui, saurait s'enticher, le renard malicieux refuse de se laisser céder.
DIVINITÉ/CRÉATURE : ( nogitsune ) le renard à neuf queues, la version la plus sombre du kistune qui tend vers les insanités et l'insalubrité des idéaux gâchés.
TALENT(S) : ( métamorphose polyvalente ), transformation qu'il manipule à sa guise dès lors qu'il croise une silhouette humaine ou animale. Il aime à se perdre dans une version canidée des plus noires, ou le volatile mal aimé de ces contrées, vicieux charognard. Lorsque l'envie est plus sournoise il prend ( possession ) des corps et se les approprie, juste un peu, pour rendre fou autant que faire se peut.
FACTION : ( factionless ) car il n'appartient à personne et ne veut appartenir à personne.
OCCUPATION : ( psychologue ) au Rutledge Asylum.
TALON(S) D'ACHILLE : ( obsessions ), il est obsessionnel sur certaines choses qui varient de temps à autre, au gré du vent et des envies diaboliques qui effleurent son esprit pathologique. ( entraves ) il déteste également le fait d'être entravé ou de ne plus être libre de ses mouvements.
JUKEBOX : Halsey - lie /
RUNNING GUN BLUES :



MessageSujet: poker face † (Caliks)   Jeu 17 Mai - 21:34

Feliks & Cael

poker face


Silence radio qui se veut des plus salvateurs alors que le voile obscur vient tout juste de tomber sur Arcadia. En cette nuit sombre, le renard ne compte pas bouger un pouce de sa luxuriante demeure. Appartement de bon prix qui n’est pas des plus chers de toute la ville mais pesant malgré tout son pesant d’or sur le marché, Cael ne saurait se plaindre de son intérieur, quand bien même il passe le plus clair de son temps au cabinet ou au sein du Rutledge à entendre les cris de pauvres âmes en train de devenir folles sous son traitement. C’est que le malicieux adore jouer avec eux, leur faire perdre la tête est devenu un véritable crédo. Crédo qu’un dieu de pacotille ne semble pas apprécier, bien trop inquiet pour sa mère qui a de toute manière d’ores et déjà un pied dans la tombe. Soufflant par le nez, le jeune homme vient délicatement pincer l’arête de celui-ci, billes d’émeraudes se fermant pour mieux espérer se calmer. Chaque fois que son esprit vagabonde sur ce sujet, il ne peut s’empêcher de pester et de ruminer avec une force considérable. Il s’imagine alors le crâne de la divinité entre ses doigts qu’il presse si fort que seul les craquements de ses os viennent troubler le silence morbide de la pièce. C’est la première fois que le renard se sent coincé vis-à-vis d’une personne, et pourtant il ne devrait l’être qu’auprès des divinités de son panthéon… Mais non. Par malchance il avait fallu que cela tombe sur un être tout autre qui sait comment le tenir à la gorge. Jambe croisée au-dessus de l’autre, Cael offre un nouveau soupir au monde juste avant que son téléphone ne se mette à sonner, le faisant tressaillir au passage. Les paupières se rouvrent et tandis qu’il observe le nom inscrit sur l’écran le nogitsune roule des yeux mais accepte de décrocher. « Papa. » qu’il lâche à l’attention de l’un de ses paternels, les traits de son visage s’adoucissant légèrement à mesure que l’humanité reprend lentement le dessus sur la fourberie. Il veut juste prendre des nouvelles, chose que le jeune homme ne donne pas souvent car trop perdu dans sa vie si trépidante. « J’ai tendance à travailler tard… Oui. Hm. D’accord… ». La discussion ne dure tout au plus que dix minutes et l’objet est rapidement déposé sur la table basse du salon une fois éteint. Le silence retombe comme s’il n’avait jamais été troublé, mais c’est sans compter sur la véritable sonnette, cette fois, qui offre un bruit difficile à entendre pour les oreilles du psychologue. Il devrait songer à la changer mais n’a pas encore trouvé l’occasion ni même le temps de le faire.

D’un pas las et pour l’heure juste affublé d’un pantalon, il avance pieds nus jusqu’à sa porte d’entrée qu’il ouvre non sans avoir enfilé négligemment, au préalable, une chemise sombre qu’il n’a pas boutonnée. Le visage dissimulé derrière la porte se veut difforme dans le premier battement de cils, au second il devient plus net mais change au fur et à mesure des secondes qui s’écoulent pour dévoiler les traits de Feliks. Goddamn, ce n’était pas ce qui était prévu de base. Sourcils froncés, le renard l’observe sans faillir. « Qu’est-ce que tu veux ? » qu’il entame d’une voix monocorde et sans doute encore un peu froide, air suspicieux ne se décollant pas de son propre visage. N’aimant toutefois pas que la porte de son appartement reste ouverte sur le palier des curieux, Cael se décale dans le but de laisser le jeune homme entrer. Ce renard pue la lumière à des kilomètres c’est une horreur pour le nogitsune aux allures trop sombres. « Notre petite conversation de la dernière fois ne t’a pas suffi Feliks ? Es-tu tellement si… Pressé, de recommencer ? ». L’on ne peut pas dire qu’il avait été des plus agréables, bien plus mielleux lorsqu’il jouait avec l’âme égarée du Murtagh que dans des sujets plus banals. Hoffman est de ces fumiers qui se complaisent dans le besoin d’embarrasser les autres et de les chercher. Pourtant, il n’est pas que ça. Ce qui l’agace présentement cependant, c’est bel et bien sa curiosité malsaine qui n’est pas comblée. « Maintenant que tu es rentré, tu peux parler librement, je t’écoute. ». Palabres qui quittent ses lippes tandis qu’il referme la porte et se dirige vers la cuisine où il sort deux verres pour y verser de l’alcool. Du vin, plus précisément.



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❝ talking about your head games ❞ I'm watching you choke down the words that you said. I watch you devour, mistake me for bread. Well boy, is you fed ? Or are you misled ? I gave you the messiest head. You give me the messiest head.

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Feliks Murtagh
- REAL LIFE MONSTERS -
BLAZE : valar morghulis.
CREDITS : lux aeterna, king zalim, anesidora.
FACE : jack falahee.
DOLLARS : 514
SACRIFICES : 466
PORTRAIT :
ANNEES : vingt-huit.
CŒUR : un penchant pour les relations toxiques.
DIVINITÉ/CRÉATURE : kitsune, malice s'insinuant dans les veines, bousculant celui qui ne s'était jamais vu accomplir de grandes choses, dans le doute perpétuel.
TALENT(S) : métamorphose polyvalente, revêtant avec aisance les traits d'autrui, les carcasses animales. éprouve parfois quelques difficultés à retrouver son propre visage. et puis, la possession, les êtres qu'il parasite pour un laps de temps plus ou moins long.
OCCUPATION : arnaqueur aux mille visages, c'est sa présence qu'il a commencé à monnayer en revêtant les traits des éloignés, des déceptions, des défunts, des fantasmes, depuis une paire d'années. ce sont également les larcins qu'il dérobe en s'inventant propriétaire de grandes demeures, cambrioleur à ses heures.
TALON(S) D'ACHILLE : piel. le jumeau perdu. l'obsession voulant qu'il lui ressemble tant que c'en devient parfois une torture, obsédé par l'idée de changer de visage, puis paniqué à l'idée de ne plus le retrouver sur ses traits.
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You've been locked in here forever
and you just can't say goodbye.



MessageSujet: Re: poker face † (Caliks)   Sam 23 Juin - 19:31

scatter my ashes, take me apart
teach me again and again.

there will be days when we don’t feel like picking at the stitches keeping us together, days where we clean up our wounds, skin and soul alike, and days when we pour disinfectant on just to feel the sting. ✻✻✻ L'heure défile. Les pas s'alignent, d'une pièce à l'autre, jambes fourmillant d'une impatience qui ne tarit pas. Il y a de ces dates qui se rappellent à lui, d'un coup d'oeil tombant sur l'écran de son téléphone à celle inscrite sur sa montre, des journées qui ne connaissent aucun répit. Sept ans plus tard, rien ne change. C'est pourtant ce qu'Ezra lui a dit, au départ. « Il va falloir du temps, mais ça te fera moins mal qu'aujourd'hui. » Chaque vingt-et-un juin, c'est le même calvaire. Et il pourrait presque admettre que c'est même pire. A cause de l'appréhension des jours précédents, à l'approche de ce soir fatidique. Au lieu de lui tomber dessus brutalement, d'éclater en son torse au rythme de la désintégration de son palpitant, ça s'insinue sournoisement. Et graduellement, ça s'amplifie. Parce qu'il le sait, Feliks. Que l'anniversaire funeste se dessinera au crépuscule, et que tout se rappellera à lui.

S'il y a des émotions, des questionnements que le renard a su gommer, ce dernier n'a jamais été capable d'adoucir la pénombre qui se glisse entre les côtes de Feliks avec cette nuit-là. Tapis dans un coin de son être, le kitsune se retire. Abandon de l'étincelle malicieuse bousculant ses ruminations nocturnes, lueur dévorée par le souvenir envahissant n'ayant jamais perdu en intensité. Il est seul, enfermé entre les murs de son appartement, à décapsuler une bière sans même espérer que l'alcool apaisera ses pensées. Il ne se débat pas, l'irlandais, lorsque le ciel rougeoie quand le soleil décline. Ezra est partie depuis plusieurs heures déjà, fuyant avant que l'instant ne les violente tous les deux. Signant le commencement d'une nouvelle année sans lui. La huitième. Elle n'a jamais été capable de rester, et Feliks n'a jamais cherché à la retenir. Aucun des deux n'a envie d'assister à ce qui peut s'ensuivre, lorsque le deuil se ravive entre leurs côtes. Alors, il l'a laissée s'envoler après son passage fugace chez lui, leur étoile filante, que ni Piel, ni lui, n'ont jamais vraiment été foutus de saisir.

Cette fois plus qu'une autre, la solitude le travaille. Lui laisse le temps nécessaire pour réfléchir. Et c'était peut-être mieux lorsqu'il se contentait de rester prostré dans un fauteuil, la nuque inclinée, prête à ployer sous la cruauté des réminiscences. Piel a eu un accident de voiture. La confession qui lui revient, avec autant de clarté que ce soir-là, devient insupportable. Subir à nouveau, c'est devenu pratiquement impossible. A croire que c'est la date de trop. Celle à laquelle il ne peut s'empêcher de partir en vrille. Et lorsque ses mains ont achevé de fouiller tous ses tiroirs, d'ouvrir tous les placards, de creuser les moindres boîtes, récipients, en vain, c'est là que ça se produit. Quand à trop courir après la came de secours qu'il a pu planquer un de ces quatre en cas de coup dur, son regard se relève inconsciemment. Le meuble se referme contre son genou, doigts crispés sur le bord du lavabo. C'est quand ses yeux tombent dans son reflet que ça le mitraille en pleine poitrine. Prunelles injectées des nuits d'insomnie, l'écume se met à broder la lisière de ses cils sans qu'il n'ait eu le temps de se détourner. Ezra lui a toujours dit qu'il avait une sacrée tendance masochiste. C'est peut-être vrai. C'est peut-être comme ceux qui s'entaillent les bras volontairement, comme une de ses amies au collège. Feliks s'entaille de l'intérieur à contempler son visage, à y voir celui de son frère. Et quelque part, il se dit que c'est un peu la même chose. Qu'il comprend mieux pourquoi elle pouvait faire danser la pointe de son compas sur sa peau laiteuse, l'air rêveur, en cours d'anglais. Y'a un certain réconfort à se sentir exister dans la douleur, éphémère, mais suffisamment prégnant pour qu'il reste là quelques minutes.

Il s'écoule une petite heure entre le moment où Feliks n'en peut plus de contempler ses traits identiques à ceux de son jumeau, et celui où il se retrouve à enfoncer la sonnette. Il ne sait pas vraiment ce qu'il fout là. C'est ce qu'il lui dira probablement, regard baissé, épaules affaissées. Renard rampant jusqu'à l'antre de son semblable, venant gratter à sa porte en songeant combler la plaie béante qui s'est réouverte. Le visage qu'il a dérobé pour faire le trajet s'efface doucement au profit de sa propre apparence. Mauvais timing, alors que la porte s'ouvre sans qu'il ne soit réellement redevenu lui-même. Ou cette carcasse de chair qu'il peine à tolérer. Le spectacle dure encore quelques secondes, sans qu'il ne s'en préoccupe vraiment. Ses lèvres s'entrouvrent à la question, sans qu'aucun son ne s'en extirpe. Le noeud qui entrave sa gorge se fait trop présent pour qu'il arrive à s'exprimer sans que sa voix ne tremble. Et ça ne doit pas se produire. Pas devant lui. Pas encore une fois. Alors, il la ferme, Feliks, se contente de se faufiler entre Cael et l'embrasure de la porte. Ce dernier a le don de le pousser dans ses retranchements avec une facilité déconcertante. De ranimer l'insécurité et l'absence cruelle de confiance que Feliks a pu cultiver tout au long de sa première existence. Il suffit d'un regard posé sur lui, d'une remarque teintée du mépris de Cael pour que Feliks ne cherche plus à se défendre. Encaissant le fait de ne pas valoir grand chose, conviction ramenée bien trop aisément à la surface, malgré ces dernières années à remonter la pente. Là encore, c'est sûrement ce foutu masochisme qui le pousse à venir réclamer sa présence. A s'inviter chez lui. A s'infliger ça. Cael n'est pas son ami. Mais il a besoin de lui. Surtout ce soir. Alors, il ne bronche pas au départ, Feliks. L'observe sortir deux verres, et laisse son regard paumé vagabonder un peu tout autour de lui. « J'y ai réfléchi, oui. » Le voilà qui s'éclaircit la voix, tâche de donner un peu plus de présence à son ton qui marmonne. « J'y ai beaucoup pensé, si tu veux tout savoir. » Il ne cherche pas à mentir avec Cael. C'est inutile. Et ça ne fonctionne pas. Le kitsune tend à s'incliner face à son double sombre, contourne parfois le nogitsune pour mieux venir le mordiller de ces requêtes insensées. « Je voudrais qu'on recommence. Ce soir. Maintenant. » Aveux qui s'échappent, suppliques lacérant ses lèvres alors qu'il piétine le peu d'amour propre dont il dispose. Et le regard qui se focalise à nouveau sur Cael, les quelques pas qu'il effectue dans sa direction, dans un élan de courage. « S'il te plaît. » Il s'arrête d'avancer, en arrivant à sa hauteur, regrettant presque la proximité qu'il s'impose alors que l'aura du nogitsune brusque le renard qui panique à l'intérieur.

Feliks cherche son regard. Lui impose ses prunelles asséchées qui débordent pourtant de cette souffrance propre à cette date. Il ne sait pas réellement ce que Cael y devine. S'il se doute. S'il le prend seulement pour un fou, venu s'écorcher à nouveau à ses côtés. « J'te le demande comme une faveur. T'as qu'à t'dire que je te serai redevable après ça. Mais j'en ai besoin, s'il te plaît. » Il ne sait pas ce que son frère penserait de lui, à ce moment précis. A suffoquer les demandes de son coeur émiettés. A ne plus être foutu de rassembler le courage dispersé lorsque les sutures de son coeur ont fini par céder. Il ne serait pas fier, sans doute. « J'peux toujours te rendre la pareille, si t'as besoin, si y'a quelqu'un.. quelqu'un que t'aimerais voir. » C'est presque tout ce qu'il a à proposer, Feliks. Ce qu'il songe faire de mieux. Prétendre être un autre. Ne plus se ressembler. Combler les coeurs esseulés. Si tant est que le coeur de Cael soit apte à souffrir l'absence d'un autre. « Ou autre chose. J'm'en fous. Tant que t'acceptes. »
✻✻✻
CODES ©️ LITTLE WOLF.



( the skin i live in )
there is nothing beautiful in the way he breaks in your arms when you hold him. how he’s twisted and turned every which way, only held together by the stitches that loop through his skin for the longest time, but you knew he wouldn’t last. he couldn’t.


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Cael Hoffman
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ANNEES : ( trente deux années ) qu'il foule le sol, mais si le sort en avait décidé autrement, il ne devrait déjà plus être de ce monde.
CŒUR : ( célibataire ) qui semble se complaire dans cette situation, peu adepte des longues relations. Il n'en a même pour ainsi dire jamais eu, même si le coeur du mortel, lui, saurait s'enticher, le renard malicieux refuse de se laisser céder.
DIVINITÉ/CRÉATURE : ( nogitsune ) le renard à neuf queues, la version la plus sombre du kistune qui tend vers les insanités et l'insalubrité des idéaux gâchés.
TALENT(S) : ( métamorphose polyvalente ), transformation qu'il manipule à sa guise dès lors qu'il croise une silhouette humaine ou animale. Il aime à se perdre dans une version canidée des plus noires, ou le volatile mal aimé de ces contrées, vicieux charognard. Lorsque l'envie est plus sournoise il prend ( possession ) des corps et se les approprie, juste un peu, pour rendre fou autant que faire se peut.
FACTION : ( factionless ) car il n'appartient à personne et ne veut appartenir à personne.
OCCUPATION : ( psychologue ) au Rutledge Asylum.
TALON(S) D'ACHILLE : ( obsessions ), il est obsessionnel sur certaines choses qui varient de temps à autre, au gré du vent et des envies diaboliques qui effleurent son esprit pathologique. ( entraves ) il déteste également le fait d'être entravé ou de ne plus être libre de ses mouvements.
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MessageSujet: Re: poker face † (Caliks)   Dim 24 Juin - 17:46

Feliks & Cael

poker face


Il connait ses airs à faire peur, ceux qui insuffle l’insécurité et la crainte persistante de ne jamais savoir ce qui pourrait arriver. Cael fait d’autant plus peur lorsqu’il est agacé ou contrarié. Le renard qui n’obtient pas ce qu’il souhaite demeure irrémédiablement irritable. Il pourrait chasser son semblable lumineux d’un revers de la main, mais il ne le fait pas. Car au fond il jubile, le psychologue, de voir Feliks tant perdu  et avoir tant besoin de lui. C’est malsain comme effet sur autrui, terriblement malsain mais le nogitsune s’en imprègne et en profite non sans un certain amusement. Refermant la porte derrière eux et filant d’ores et déjà remplir deux verres de vin, il écoute le kistune  qui daigne enfin lui répondre. J'y ai beaucoup pensé, si tu veux tout savoir. Un sourcil se hausse alors qu’il ramène les verres et les pose sur la table basse du salon. Cael ignore bien des choses sur son semblable, même la raison de son angoisse évidente. Il ignore le flot de souvenirs ramenés par cette date morbide du jour. Il est bien loin de savoir tout ce qui se trame dans l’esprit du jeune homme, pourtant, si une telle attitude le répugne parfois, il n’est pas prompt à le jeter dehors, encore moins lorsque la requête de ce dernier lui parvient aux oreilles tel le couperet sur la nuque. Il veut recommencer, vraiment ? Alors que tout cela n’était qu’un jeu la dernière fois ? Un jeu qui a déclenché plus de choses que le renard n’aurait souhaité. « Tu penses vraiment que c’est raisonnable ? » sont les premiers mots qui s’échappent instantanément des lèvres du plus sombre, lèvres venant se porter à son verre duquel il savoure le liquide carmin. S'il te plaît. Feliks est proche de lui, irradiant de toute sa lumière diffuse et qui se camoufle. Il le voit, le renard malicieux se tapir dans l’ombre sous sa seule présence. Ca fait jubiler le Nogitsune qui se gonfle pratiquement d’orgueil, une orgueil mise à mal par les instincts humanistes d’un ancien humain trop obtus à conserver une part de gentillesse. Ca le fait gronder dans le fond de sa gorge, le ténébreux.

Cael détourne les yeux un bref instant face à sa lutte intérieure qui considère la chose. « Je le fais et après quoi Feliks ? ». Il se jette à son cou ? « La douleur sera toujours là, tu sais… ». Simple déduction face à son état quand bien même il ne connaisse pas les détails. J'te le demande comme une faveur. T'as qu'à t'dire que je te serai redevable après ça. Mais j'en ai besoin, s'il te plaît. Un sourire en coin ne peut que naître à ses lèvres alors que les yeux se lèvent aux ciel. Comment diable peut-il ainsi se jeter dans la gueule du loup aussi facilement ? Feliks… Le plus sombre des deux soupire longuement avant de venir se pincer l’arête du nez. J'peux toujours te rendre la pareille, si t'as besoin, si y'a quelqu'un.. quelqu'un que t'aimerais voir. Ou autre chose. J'm'en fous. Tant que t'acceptes. Il est risqué de dire une telle chose au psychologue. Vraiment risqué. Une idée particulièrement malsaine lui traverse bien l’esprit, mais ce serait tellement malsain qu’il n’est pas sûr de réellement la proposer… Alors il réfléchit durant de longues secondes, deal terriblement alléchant tant Feliks répond aux critères de ses obsessions. Prompt à céder l’impossible pour obtenir quelque chose de lui, quitte à vendre son âme au diable en échange, à se damner pour l’éternité. Ce qu’il est bon de se sentir aussi puissant et de pratiquement avoir droit de vie ou de mort sur l’âme de quelqu’un. Car sans nul doute que l’âme écorchée vive du kitsune pourrait le mener vers des élans bien funestes. Mais malgré ce que l’on peut bien pensée, Cael ne souhaite pas sa mort. « Tu as le don de me donner des idées Feliks… C’est mal. » qu’il soupire en portant une nouvelle fois le verre à ses lèvres et ne répondant toujours pas à la requête. « Jusqu’où serais-tu prêt à aller pour le voir ? ». Simple question innocente. Le sens-t-il le renard ? Qu’il risquait de mettre les deux pieds dans un beau traquenard ?

Les doigts s’enroulent autour du second verre qu’il tend vers Feliks doucement avec le genre de sourire compatissant qu’ont les amis. Mais l’idée qui lui trotte toujours dans la tête ne saurait réellement s’en aller. « Je ne veux voir personne, en revanche, j’ai bien une petite idée concernant ce que j’aimerais en échange mais… Pas certain que, toi, tu acceptes… ». Le sourire en coin s’élargit, dents venant mordre dans sa lèvre inférieure avec ce regard malicieux qui n’appartient qu’à lui. Ce qu’il est diablement malsain quand il s’y met ce sacré vaurien… Non, pour sûr Feliks n’apprécierait sûrement pas l’idée mais ça intéresse grandement Cael de savoir jusqu’où il serait capable d’aller. Le pousser dans ses retranchements est quelque chose dont il se délecte férocement.  




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Feliks Murtagh
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CŒUR : un penchant pour les relations toxiques.
DIVINITÉ/CRÉATURE : kitsune, malice s'insinuant dans les veines, bousculant celui qui ne s'était jamais vu accomplir de grandes choses, dans le doute perpétuel.
TALENT(S) : métamorphose polyvalente, revêtant avec aisance les traits d'autrui, les carcasses animales. éprouve parfois quelques difficultés à retrouver son propre visage. et puis, la possession, les êtres qu'il parasite pour un laps de temps plus ou moins long.
OCCUPATION : arnaqueur aux mille visages, c'est sa présence qu'il a commencé à monnayer en revêtant les traits des éloignés, des déceptions, des défunts, des fantasmes, depuis une paire d'années. ce sont également les larcins qu'il dérobe en s'inventant propriétaire de grandes demeures, cambrioleur à ses heures.
TALON(S) D'ACHILLE : piel. le jumeau perdu. l'obsession voulant qu'il lui ressemble tant que c'en devient parfois une torture, obsédé par l'idée de changer de visage, puis paniqué à l'idée de ne plus le retrouver sur ses traits.
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MessageSujet: Re: poker face † (Caliks)   Dim 12 Aoû - 11:42

scatter my ashes, take me apart
teach me again and again.

there will be days when we don’t feel like picking at the stitches keeping us together, days where we clean up our wounds, skin and soul alike, and days when we pour disinfectant on just to feel the sting. ✻✻✻ Il les distingue, les ténèbres qui enveloppent la silhouette de la créature qui lui fait face. Et dans les lueurs sentimentales qui écorchent son âme, il lui est tentant de s'y laisser glisser. D'étouffer une à une les gerbes d'étincelles qui crépitent, auréolant la carcasse du renard qui l'habite. Peut-être que là, enfin, Feliks arrêterait de ressentir quoique ce soit. Et parfois, il lui semble que ça aurait du bon, de se lover dans la pénombre, aux pieds du nogitsune. Kitsune acceptant docilement l'ascendant de son pair, laissant étouffer sa lumière.

C'est un face à face qui s'opère, où l'échine de l'irlandais s'incline plus bas que Terre. Livrée aux coups que ses mots lui asséneront, il ne laissera échapper de protestation. Noyé par la douleur d'un deuil qui ne s'est jamais achevé, il lui semble que rien ne serait pire que de devoir le supporter. Il se trompe, sans doute, focalisé comme un enfant sur son état à l'instant présent. Il n'ouvre pas son esprit aux hypothèses déplacées, violentes que Cael pourrait formuler. S'offrant pieds et poings liés, en guise de bonne volonté, Feliks acquiesce avec la ferveur d'un être qui songe ne rien avoir à perdre. Il manque de courage, sans doute, préférant la lâcheté d'une requête au soulagement éphémère, à la confrontation avec le drame d'une vie entière. Le déni le pousse à ne pas assumer, l'éloignant davantage de cette paix qu'il se refuse, impossible à trouver. « Je m'en fous, que ce soit raisonnable ou non. Y'a rien qui puisse être pire, de toute manière. » Les mots s'échappent sans retenue, sans chercher à garder un soupçon de cette fierté si difficile à retrouver lorsqu'il se tient en face de lui. Mais les minutes défilent, le temps s'étire. Ce n'est pas si facile que ce qu'il pensait, d'obtenir de Cael cette transformation. Il l'a pourtant fait, la dernière fois, sans qu'il n'ait rien à lui demander. Et peut-être que c'est cette notion de service gratuit qui le dérange, alors Feliks le supplie, presque. S'il-te-plaît. Dans ses mots, dans son regard, dans la posture du renard qui se recroqueville davantage. S'il-te-plaît, deviens lui. Il doit ressembler à ces clients qui lui déclinent une identité, lui offrent des photos, des vidéos parfois, l'espoir au bord des lèvres de le voir se transformer. Leur donner quelques heures avec l'être disparu à jamais. « Je m'en fous. » Têtu, le Murtagh rétorque. La douleur sera là, mais c'est en ce moment qu'il a besoin de ne plus avoir aussi mal. Immature quant à ses sentiments, il le veut, tout de suite, sans se préoccuper de ce qui pourra s'ensuivre lorsqu'il rentrera chez lui. En cela, certainement que Cael a raison, mais Feliks n'écoute pas. Ne veut pas entendre. « J'suis pas venu pour que tu m'fasses la morale. » Le ton est grinçant, premier accès de protestation spontané lui échappant. Les grognements du renard font cependant office de miaulement face à la noirceur qui lui fait face.

Pourtant, lentement, le discours change. Cael ne ferme pas la porte à sa requête, et c'est presque tout ce qu'il retiendrait, si le kitsune ne lui insufflait pas un soupçon de bon sens. « Jusqu'où ? Jusqu'à venir frapper chez toi dans un état de merde, j'crois que ça en dit long sur ce que je peux assumer. » Le coin des lèvres peine à s'élever d'un air narquois, forces puisées, arrachées à la malice de la créature qui se tient tapie dans un coin de son crâne. Il rit jaune, pourtant, confronté à sa dignité qui décline à mesure que Cael s'exprime. Ses lèvres se portent au verre que son hôte lui offre, s'imprègnent du breuvage qui anime agréablement ses papilles. Ce n'est qu'à sa dernière remarque que quelque chose s'éveille dans sa poitrine. Lueur d'assurance mêlée à la méfiance que ses dires lui inspirent. Regain de confiance battant son thorax alors que se rappellent à lui ses transformations passées. « T'as pas idée de ce que j'ai déjà pu faire faire au renard. Des requêtes bizarres, malsaines, y'en a eu à la pelle. Les gens sont toujours inventifs à ce sujet, sans vouloir te sous-estimer. » Et le pire dans tout ça, c'est qu'il pense avoir tout fait. Il n'a jamais refusé, jamais reculé, pour une poignée d'oseille enfouie dans ses poches. Obsession du kitsune envers l'argent, l'une de celles régissant la vie du Murtagh depuis plusieurs années désormais. La seule susceptible de la concurrencer étant de voir son frère, à cette date anniversaire. Et tristement, face aux obnubilations du renard, l'homme ne peut rien. Bafouant principes, égo, retenue. « Tu m'fais pas peur, Cael, balance ce que tu veux, j'suis plus coriace que ce que tu peux penser. » Le pire, c'est qu'il en est certain. Et sur ce point, il s'y trompe sûrement.
✻✻✻
CODES ©️ LITTLE WOLF.



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there is nothing beautiful in the way he breaks in your arms when you hold him. how he’s twisted and turned every which way, only held together by the stitches that loop through his skin for the longest time, but you knew he wouldn’t last. he couldn’t.


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Cael Hoffman
- REAL LIFE MONSTERS -
BLAZE : TF
CREDITS : TF (avatar) + TF (gif profil + signa) - Astra (codes signa)
FACE : Matthew (cutie) Daddario
DOLLARS : 632
SACRIFICES : 172
PORTRAIT :
ANNEES : ( trente deux années ) qu'il foule le sol, mais si le sort en avait décidé autrement, il ne devrait déjà plus être de ce monde.
CŒUR : ( célibataire ) qui semble se complaire dans cette situation, peu adepte des longues relations. Il n'en a même pour ainsi dire jamais eu, même si le coeur du mortel, lui, saurait s'enticher, le renard malicieux refuse de se laisser céder.
DIVINITÉ/CRÉATURE : ( nogitsune ) le renard à neuf queues, la version la plus sombre du kistune qui tend vers les insanités et l'insalubrité des idéaux gâchés.
TALENT(S) : ( métamorphose polyvalente ), transformation qu'il manipule à sa guise dès lors qu'il croise une silhouette humaine ou animale. Il aime à se perdre dans une version canidée des plus noires, ou le volatile mal aimé de ces contrées, vicieux charognard. Lorsque l'envie est plus sournoise il prend ( possession ) des corps et se les approprie, juste un peu, pour rendre fou autant que faire se peut.
FACTION : ( factionless ) car il n'appartient à personne et ne veut appartenir à personne.
OCCUPATION : ( psychologue ) au Rutledge Asylum.
TALON(S) D'ACHILLE : ( obsessions ), il est obsessionnel sur certaines choses qui varient de temps à autre, au gré du vent et des envies diaboliques qui effleurent son esprit pathologique. ( entraves ) il déteste également le fait d'être entravé ou de ne plus être libre de ses mouvements.
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MessageSujet: Re: poker face † (Caliks)   Dim 12 Aoû - 18:18

Feliks & Cael

poker face


L’aura noire volette constamment au-dessus de sa carcasse, Cael le sait pour avoir déjà été en mesure de l’apercevoir. Il n’a strictement rien de lumineux le bougre, il en serait même contrarié d’être en mesure de voir ne serait-ce qu’une once de teinte orangée dans cette aura qu’il souhaite imposante et malsaine. S’il devait prendre la forme d’un véritable renard, nul doute qu’il choisirait une robe sombre irréelle à celle d’ordinaire si chaude et dont Feliks est doté dans sa propre auréole à neuf queues. Pour l’heure, il a bien conscience de l’état dans lequel son… Quoi ? Ami ? Connaissance ? … Se trouve, et intérieurement le pernicieux se délecte de le voir ramper jusqu’à ses pieds, quand bien même, quelques secondes auparavant sa seule présence à sa porte l’agaçait. Enervement rapidement envolé, Cael se montre dorénavant comme à son accoutumée : joueur et sadistiquement amusé. Verre de vin qui se pose contre les lèvres, le renard noir ne quitte jamais l’autre des yeux, encore plus lorsque sa lumière vient lui éclater à la tronche de par sa proximité toute nouvelle et étrange. A croire que le brun est dans un bon jour puisque par le biais des paroles il tente de raisonner l’autre, de lui sous-entendre que céder à son caprice n’est pas lui rendre service, loin de là. A ses yeux, céder reviendrait à le condamner un peu plus vers cette déchéance dans laquelle il s’enferme volontairement. Mais à en juger par l’attitude du cutie fox, il n’a cure que de vendre son âme au malin des ténèbres. Dommage, car en un sens Cael s’en voudrait de le casser par inadvertance, c’est qu’en son for intérieur, il l’apprécie quand même un peu, ce brave Feliks. Je m'en fous, que ce soit raisonnable ou non. Y'a rien qui puisse être pire, de toute manière. Il y a toujours pire, que lui répond son opposé au fin fond de sa tête. S’il ne remet pas en cause ce que l’autre a bien pu voir dans son existence, il n’en demeure pas moins qu’il existe toujours pire, et ça, Cael le sait bien c’est sa recherche permanente.

Je m'en fous. J'suis pas venu pour que tu m'fasses la morale. La morale, ce n’est pas là ce qu’il lui fait, il veut juste qu’il se comporte un tantinet comme un homme ce kitsune peureux décidément trop pur pour le monde dans lequel il vit. Ah. Maudite lumière. Plus Feliks fait preuve de naïveté et de caprice, plus l’esprit de la créature se met en marche et crépite d’envie de profiter de la situation. Il n’a suffi que d’un mot pour faire pencher la balance et attiser sa curiosité maladive : service. Il en ronronnerait presque intérieurement, Feliks devrait savoir que faire une proposition pareille avec lui ça finit toujours sur une note imprévue… A la réflexion de celui qu’il considère comme un bébé renard, Cael n’a pu que hausser un sourcil, sourire en coin venant se former à ses lèvres. Jusqu'où ? Jusqu'à venir frapper chez toi dans un état de merde, j'crois que ça en dit long sur ce que je peux assumer. Le pernicieux se mord la lèvre inférieure alors que son sourire s’élargit bien davantage. Ce qu’il peut être naïf, c’en est tellement adorable sur le moment, mais le brun garde son air impassible et tout juste amusé pendant qu’il trempe à nouveau ses lèvres dans le vin rouge. Pour sûr, la proposition serait alléchante mais il doit d’abord lentement amener le terrain vers le chemin souhaité. Quoi de mieux qu’un soupçon de frustration pour avoir sa victime toute crue dans le bec ? Ou en l’occurrence, entre ses griffes. T'as pas idée de ce que j'ai déjà pu faire faire au renard. Des requêtes bizarres, malsaines, y'en a eu à la pelle. Les gens sont toujours inventifs à ce sujet, sans vouloir te sous-estimer. Ca, pour le sous-estimer, Feliks n’en a pas la moindre idée mais il le devinerait probablement assez tôt. Hoffman ne sait que trop bien les demandes effroyables qui peuvent se cacher dans les vanités humaines. De ces non-dits qui cachent les plus abjectes fascinations. De ces interdits qui fascinent encore et encore ces pauvres âmes de vermines. Tu m'fais pas peur, Cael, balance ce que tu veux, j'suis plus coriace que ce que tu peux penser. Cette fois, c’est un fin ricanement qui vient s’échapper des lippes du plus grand des deux. « Tu m’en vois soulagé et ravi » qu’il annonce en posant délicatement son verre presque vide sur le bar un peu plus loin, creusant ainsi une légère distance avec le renard lumineux pour quelques temps. Peur, il devrait pourtant. « Tu ne devrais donc avoir aucun problème à assumer ma demande. »

Lentement, il remet la bouteille de vin au frais pour plus tard et ne se rapproche de Feliks qu’au bout de longues secondes silencieuses. Lorsqu’il revient près de lui, il se rapproche si près qu’il est à présent en mesure de susurrer à son oreille. « Couche avec moi. ». Sont les seuls mots qu’il prononce, reculant alors lentement son visage pour toiser et toucher du regard la réaction à sa demande qui transparait sur les traits du lumineux. Il ne dit pas comment ni ce qu’inclut le moi, il attend la réponse avant de préciser les petites lignes tout en bas du contrat. « Ce soir. » qu’il ajoute en attrapant doucement le verre de vin que Feliks avait pour ainsi dire terminé. Car l’idée est bien plus pernicieuse qu’une simple demande de coucherie et de partage de lit.    




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Feliks Murtagh
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ANNEES : vingt-huit.
CŒUR : un penchant pour les relations toxiques.
DIVINITÉ/CRÉATURE : kitsune, malice s'insinuant dans les veines, bousculant celui qui ne s'était jamais vu accomplir de grandes choses, dans le doute perpétuel.
TALENT(S) : métamorphose polyvalente, revêtant avec aisance les traits d'autrui, les carcasses animales. éprouve parfois quelques difficultés à retrouver son propre visage. et puis, la possession, les êtres qu'il parasite pour un laps de temps plus ou moins long.
OCCUPATION : arnaqueur aux mille visages, c'est sa présence qu'il a commencé à monnayer en revêtant les traits des éloignés, des déceptions, des défunts, des fantasmes, depuis une paire d'années. ce sont également les larcins qu'il dérobe en s'inventant propriétaire de grandes demeures, cambrioleur à ses heures.
TALON(S) D'ACHILLE : piel. le jumeau perdu. l'obsession voulant qu'il lui ressemble tant que c'en devient parfois une torture, obsédé par l'idée de changer de visage, puis paniqué à l'idée de ne plus le retrouver sur ses traits.
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MessageSujet: Re: poker face † (Caliks)   Lun 13 Aoû - 22:59

scatter my ashes, take me apart
teach me again and again.

there will be days when we don’t feel like picking at the stitches keeping us together, days where we clean up our wounds, skin and soul alike, and days when we pour disinfectant on just to feel the sting. ✻✻✻ Feliks est suspendu à ses lèvres, en apnée dans l'attente de sa réponse, de son aval. Il ne sait pas à quoi il s'est attendu, en débarquant chez lui, surtout après la dernière fois. A quémander le service comme si Cael lui devait quoique ce soit. Et ça le frappe, alors que le silence perdure. Que l'insécurité revient couver son crâne. Il va dire non. T'envoyer t'faire foutre, et t'auras tout gagné. La pensée est insupportable, la plaie s'étale et se met à engloutir l'espérance de l'humain. Le kitsune, lui, sent le danger. L'autre lui tourne autour, le poussant à déployer l'ingéniosité pour parer à la requête qu'il sait indécente. Le chagrin peine à connecter la créature à son manteau de chair, dissociant les entités comme à chaque date anniversaire. Y'a rien qui l'alerte, Feliks, sur les intentions réelles de Cael. Il n'a pas envie de voir. Comme il n'a pas envie de comprendre que le pire reste à venir. Tel un gosse capricieux, il l'exige, tout de suite, prêt à payer le prix fort. Derrière sa carapace qui semble se blinder, Feliks n'est pourtant pas prêt à recevoir toutes les attaques.

Le vin s'achève quand le verre retombe avec un soupçon d'impatience sur le meuble. Les doigts sont crispés, tremblants. Il est en manque, en plus de ça, à s'être enfilé trop de doses depuis quelques semaines, à l'approche de la date fatidique. Certainement qu'il aurait mieux fait d'étouffer ses narines plutôt que d'venir frapper à sa porte. Il rumine, soumis à la loi de l'attente imposée par le sombre renard. Et quand ce dernier reprend la parole, les traits du second se crispent. Demeurent immobile. J'te l'ai d'jà dit, que j'allais faire c'que tu voulais. Putain. Et ça traîne. Et faire attendre un camé en proie à la plus cruelles des détresses est téméraire. Petit à petit, la contenance de l'irlandais se fait la malle, accompagnée de sa retenue. Le sourcil est arqué, défensif, les lippes pincées. « C'est c'que j'me tue à t'répéter. » Quittant sa posture prostrée pour redresser l'échine, passer une main nerveuse dans sa tignasse sombre, ça se tord et se comprime dans son ventre. Insoutenable fébrilité qui l'anime. « J'veux juste le voir. Annonce ton prix. » Est-ce donc ce que ressentent ses clients ? L'humiliation de supplier, requérant l'impossible au magicien qu'ils sont prêts à payer au prix fort ? Il a subitement l'impression que c'est eux, qui se prostituent plus qu'il n'a plus le faire dans ses débuts, incapable de discerner les contrats, tant obnubilé par les billets verts. C'est le sentiment qui le bouscule, à cet instant précis, se livrant à Cael en l'échange de quelques minutes avec son frère. Se tenir à côté de lui, même sans parler. Le contempler. L'imaginer aujourd'hui, tel qu'il aurait pu l'être, s'il avait vécu.

Cael s'approche. Près. Trop.
Feliks n'est pas du genre à s'inquiéter de son espace vital.
Là, si.
Parce que le kitsune crache, gronde, se prépare à la violence qui le heurte lorsque l'obscurité s'abat sur lui, sur eux.
Et les mots. Les mots le tétanisent d'incompréhension. Ses sourcils se plissent, la poitrine comprimée de cette proximité nouvelle qui le perturbe. Il en reste muet, trente secondes, une minute. Ses yeux hurlent d'incertitude quant à la requête. « Tu t'fous de ma gueule. » Comme une évidence, ça lui échappe, sauf que Cael précise ce soir.
« Genre, maintenant. » Il n'y croit pas, Feliks, s'humectant les lèvres alors que sa gorge devient sèche. C'est comme si Cael venait d'éteindre absolument toutes les ampoules dans la pièce, dressant son ombre sur lui, le surplombant d'une hauteur vertigineuse. « Pourquoi faire ? » Encore une fois, Feliks parle plus vite qu'il ne réfléchit. Mais c'est spontané. Mais encore ? On couche ensemble, et ? Il ne sait pas s'il s'agit d'une blague, et ça exacerbe la tension qui anime déjà ses nerfs. « T'es en rut à c'point, Cael ? Ou t'as que ça à foutre de m'faire tourner en rond ? » Il grogne, le renard, s'approche un peu, le toise, regard planté dans le sien, animosité naissante aux lèvres. Feliks n'a pas peur des rapports physiques. Il en a tant usé et abusé en étant un autre que ça n'veut plus rien dire, parfois. La proximité physique en étant lui-même, pourtant, ça n'a été qu'avec Ezra, depuis des années. Mais à ce moment précis, ça n'a plus d'importance. Lui, un autre, ça ne reste que le supplice d'une chair qui ne lui ressemble plus. Alors, sa main agrippe la hanche de Cael. Fort. A lui en dessiner la forme de ses doigts en nuances de violet sous les reins. « Et ben allez. Qu'est-ce-que t'attends ? » La poigne ferme rapproche les bustes, plaque les abdominaux à travers les vêtements, dessine les silhouette en une ombre unique. La respiration s'étouffe contre les côtes du nogitsune, prolongeant le supplice du renard qui hurle dans les tréfonds de sa boîte crânienne, à lui en donner le vertige. Il la sent, la noirceur qui se tient tout près, en chancelle presque quand la seconde main attrape un pan de la chemise pour ne pas s'effondrer.
✻✻✻
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DIVINITÉ/CRÉATURE : ( nogitsune ) le renard à neuf queues, la version la plus sombre du kistune qui tend vers les insanités et l'insalubrité des idéaux gâchés.
TALENT(S) : ( métamorphose polyvalente ), transformation qu'il manipule à sa guise dès lors qu'il croise une silhouette humaine ou animale. Il aime à se perdre dans une version canidée des plus noires, ou le volatile mal aimé de ces contrées, vicieux charognard. Lorsque l'envie est plus sournoise il prend ( possession ) des corps et se les approprie, juste un peu, pour rendre fou autant que faire se peut.
FACTION : ( factionless ) car il n'appartient à personne et ne veut appartenir à personne.
OCCUPATION : ( psychologue ) au Rutledge Asylum.
TALON(S) D'ACHILLE : ( obsessions ), il est obsessionnel sur certaines choses qui varient de temps à autre, au gré du vent et des envies diaboliques qui effleurent son esprit pathologique. ( entraves ) il déteste également le fait d'être entravé ou de ne plus être libre de ses mouvements.
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MessageSujet: Re: poker face † (Caliks)   Mar 14 Aoû - 16:38

Feliks & Cael

poker face


Il n’a que trop conscience du poids qu’il a sur l’autre. Le malin plus proche du Mal que du Bien ne s’excuse jamais de ce qu’il fait, qu’il tienne à la personne en face ou non. Ce serait aller contre sa nature et la renier. Pourtant Cael a encore du bon en lui, cette part d’humanité tel un résidu qui persiste. Ainsi Cael sait-il être déconcertant à certains moments, lorsque la naïveté reprend le dessus, ça et la gentillesse extrême. On le prendrait presque pour un malade. C’était le cas avant, avec le temps la gentillesse a fini par s’étouffer sur elle-même, l’aura de la créature prenant de plus en plus d’ampleur à cause de tout le mal qu’il fait. Cette puissance qu’il a ce soir sur Feliks, le renard le sait et l’assume pleinement. D’ailleurs, plus les secondes s’égrènent et plus il trépigne d’impatience intérieurement. L’animal jubile de l’intérieur, fiévreux du jeu et de la mesquinerie. Chacun sa croix. Chacun son obsession. J'veux juste le voir. Annonce ton prix. A n’en pas douter, soit Feliks est encore un brin naïf, soit il ne sait clairement pas de quoi son opposé noir est capable. Dans sa tête, Cael penche pour la seconde option, et l’impatience est ce qu’il y a de plus terrible pour quelqu’un lorsqu’elle se mêle à la frustration. Hoffman n’est nullement pressé de changer, lui, il a donc tout son temps et ne cède que rarement à l’impatience des autres. Encore plus lorsque la colère commence à grimper. C’est ça mon Lumineux, énerve toi. S’il pouvait pervertir des kitsune, le nogi s’en donnerait à cœur joie.

Mais parce qu’il a surement un peu pitié de Feliks, le malicieux se rapproche de lui, attrape le verre entre ses doigts et le pose plus loin. Ce n’est qu’à ce moment-là, jouant de la proximité, qu’il se penche à son oreille pour lui annoncer le tarif. La créature peut sentir l’autre sur la défensive, et si elle crache, le noir crache à son tour et grogne encore plus fort juste pour la faire tapir dans un coin et s’écraser. La lumière ne peut rien contre les Ombres. Pas aujourd’hui. Remballe tes crocs, mon beau. La surprise a fait son dû lorsque Cael s’éloigne et coupe la proximité dérangeante pour l’autre. Silencieux et apaisé, il attend, presque trop calmement, que Feliks se décide à donner sa réponse. Ce soir, qu’il précise alors, comme pour être sûr qu’il ne lui filera pas entre les doigts, même si, dans le fond, le kitsune est totalement libre de son choix. Le prix a été exposé, maintenant le reste est entre ses doigts. Pourquoi faire ? Bras se croisant doucement contre sa poitrine, le nogitsune se tourne délicatement vers son opposé et hausse un sourcil à la question qu’il ne comprend pas. T'es en rut à c'point, Cael ? Ou t'as que ça à foutre de m'faire tourner en rond ? Un large sourire revient étirer les traits du malin, langue qui passe alors lentement contre l’inférieure qu’il vient humidifier. « En rut, moi ? Allons je suis capable de tenir des semaines voire des mois. ». En aucun cas un mensonge, Cael sélectionne ses compagnies avec soin et se jette rarement dans la gueule du loup sur un coup de tête. Rarement. « Si on faisait un pari, je suis sûr de le gagner mon cher Feliks. ». Sûr, il exagère sans doute un peu, mais disons qu’il aurait toutes ses chances.

L’impatience continue de grogner sous la couche épidermique du brun et ça le fait sourire de l’intérieur, car il n’y a plus de sourire sur son visage. Le dernier encore visible a bien vite disparu tant il constate la colère que Feliks lui voue en cet instant. Sans doute devrait-il l’étouffer dans l’œuf maintenant avant de l’agacer réellement. Les émeraudes squattent les billes claires du kitsune qui le défie du regard. Cael ne baisse pas les yeux, jamais, et il le dévisage à son tour. Immobile, il laisse ses doigts s’enfoncer dans la chaire de ses hanches sans rien dire, se contentent de le fixer de son œil impassible, bras retombant délicatement le long de son corps. La poigne se raffermit et les rapproche, corps qui se collent avec force mais Cael ne baisse toujours pas les yeux. Les doigts se posent alors contre la chemise sombre et le ténébreux a le réflexe en le sentant chanceler de positionner l’une de ses mains dans le creux de son dos. Il ne dit toujours un seul mot, se contentant de l’observer et ne pas le quitter du regard une seule seconde. « Ravale ta colère Feliks. », sont les premiers mots qu’il se remet à prononcer, car il la sent émaner de tout son être. « Comme tu l’as si bien mentionné, ce n’est pas toi qui est en position de force ce soir. Alors épargne-moi ton sale caractère. ». Comme pour accentuer le froid glacial qui s’empare temporairement du nogitsune, le renard se met à grogner férocement. La main dans le dos remonte délicatement contre sa peau, doigts s’étant glissés directement sous le haut. Déjà, la silhouette du ténébreux change, s’adapte aux traits que lui renvoient Feliks pour petit à petit prendre l’apparence de celui qu’il désespère de voir. Bientôt, la couleur de ses cheveux a changé, plus sombre, il a même rapetissé légèrement pour être à la même hauteur que le lumineux. Une fois la transformation terminée, Cael se permet un sourire qu’il veut compréhensif et empli d’amour fraternel tandis que la seconde main vient rejoindre la première, tirant d’ores et déjà sur son haut pour le lui retirer. Il lui tarde de lire la surprise dans ses yeux…  



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TALENT(S) : métamorphose polyvalente, revêtant avec aisance les traits d'autrui, les carcasses animales. éprouve parfois quelques difficultés à retrouver son propre visage. et puis, la possession, les êtres qu'il parasite pour un laps de temps plus ou moins long.
OCCUPATION : arnaqueur aux mille visages, c'est sa présence qu'il a commencé à monnayer en revêtant les traits des éloignés, des déceptions, des défunts, des fantasmes, depuis une paire d'années. ce sont également les larcins qu'il dérobe en s'inventant propriétaire de grandes demeures, cambrioleur à ses heures.
TALON(S) D'ACHILLE : piel. le jumeau perdu. l'obsession voulant qu'il lui ressemble tant que c'en devient parfois une torture, obsédé par l'idée de changer de visage, puis paniqué à l'idée de ne plus le retrouver sur ses traits.
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MessageSujet: Re: poker face † (Caliks)   Jeu 16 Aoû - 20:31

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there will be days when we don’t feel like picking at the stitches keeping us together, days where we clean up our wounds, skin and soul alike, and days when we pour disinfectant on just to feel the sting. ✻✻✻ « J'prends le pari quand tu veux. » Il marmonne. Parce que lui aussi, il peut se retenir. Que ça fait longtemps que froisser ses draps avec Ezra ne lui donne plus la sensation d'être en vie, comme avant. C'est même tout le contraire. A signer une petite mort lente, insidieuse, dès que ses grands yeux posés sur lui lui rappellent à quel point son frère aurait pu se trouver à sa place. Alors, il peut se retenir. Il n'aurait qu'à refuser les derniers contrats ambigus qui demeurent dans sa clientèle. Et museler l'envie. A ce petit jeu, Feliks est certain de gagner. Même s'il aime le sexe, il aimerait d'autant plus prendre sa revanche sur Cael, et sa manie désagréable de le faire patienter. Longtemps. Trop.

Si bien que lorsque les corps se rapprochent, sur son initiative, c'est le mécontentement qui perce ses pupilles. La colère, sourde, qui se fait brusque à travers ses gestes. Ils n'ont jamais été aussi proches, et Feliks semble comprendre pour quel raison il s'est toujours instinctivement tenu à distance. Quand ça l'envahit, sournoisement, ce malaise qui le pousse à s'accrocher à Cael pour ne pas vaciller. Flamme persistant dans l'obscurité, le simple souffle du nogitsune sur ses traits menacent d'éteindre ce qui persiste de lumière dans la peine et l'agacement. Ravale ta colère, qu'il lui dit. Son échine se crispe en sentant la main s'y déposer, tendant ses muscles en n'arrangeant guère la situation. A défaut de s'éloigner de sa poigne, c'est son buste qui rencontre un peu plus le sien. Le regard veut se braquer dans le sien, lui témoigner tout son mépris, mais c'est le désarroi qui l'étreint de se retrouver ainsi piégé malgré lui. Le renard se tortille, tâche de s'éloigner, quand Feliks ferme sa gueule face à la remarque de son alter-égo ténébreux. La soumission violente ce qui demeure de fierté, jetant à terre ses espoirs en se pointant ici. Il n'a pas le choix. Contraint de vendre son âme à un diable qui se veut mielleux du début à la fin, lui rappelant à quel point c'est sa faiblesse qu'il doit se contenter d'embrasser.

Et le contact brûle sa chair de traînées incandescentes. Chaînes invisibles s'enroulant autour du kitsune, il sent sa poitrine se resserrer. Et c'est avec un rage muette que sa main quitte la chemise, que la paume se plaque à l'abdomen, remontant au contour de ses muscles. Il l'espère, Feliks, qu'il le cramera en retour, de cette étincelle qui crépite encore des tréfonds de son âme. Le long des caresses qui se propage, c'est la guerre qui se déclare. Combat pour l'ascendant auquel participe allègrement le renard. « Vite fait, bien fait ou mal fait, j'en ai rien à foutre. Epargne moi les préliminaires. » Il crache, teigneux dans les bras du nogitsune. Les pectoraux se dessinent sous ses doigts, atteignant bientôt la clavicule, la nuque, l'empoignant fermement. Que ça t'illumine la moelle épinière à t'en rendre dingue. C'est ce qu'il vocifère mentalement, quand les premiers détails lui apparaissent. Qu'il a besoin de toucher. Chaque détail qui se transforme. Tignasse. Visage. Nez. Pommette. Bouche. C'est toujours aussi fascinant d'assister à la métamorphose d'un autre.

Jusqu'à ce qu'il ne comprenne. Qu'il n'en vienne à regretter de se tenir aussi proche. De sentir les battements du coeur de Cael résonner à travers sa propre cage thoracique - l'homme en a donc un. De s'être fait duper. Et ses traits se déforment, à Feliks. Sans qu'il n'ait besoin de se changer en un autre. Masque de douleur gravant ses traits d'une expression qu'il ne peut réprimer, ses cils s'ourlent d'humidité alors que ses paumes s'élèvent, s'abattent sur le torse de Cael, le repoussent de toutes ses forces. Et il rugit, de cette haine qui surgit du plus profond de ses entrailles. Perdu entre l'homme et l'animal. Planté face à l'illusion fraternelle, le Murtagh comprend. Et la douleur lui revient de plein fouet. « T'es malade. T'es complètement malade PUTAIN ! » Et il lui fonce dessus. Sans prévenir. Corps roulant sur le sol de l'appartement, s'entrechoquant. Le plaquant sous son poids, son poing s'abat une première fois.
Et c'est sur le visage de son jumeau que se dessinent les gouttelettes rougeâtres perlant sous la narine. Et sa main tremble. Son corps entier tremble. « C'est NORMAL ? D'vouloir me faire baiser mon frère, c'est normal, Cael ?! » Il n'a jamais été si en rogne, l'irlandais. Son poing s'abat au sol, à quelques centimètres de son visage. « Arrête de lui ressembler ! Arrête, j'te jure, ou j'te fais arrêter ! » Et il fulmine, les mains crispées sur le col de sa chemise, à approcher son visage du sien, plaquer son front contre le sien. Et il essaye, Feliks. Sans réfléchir. Il essaye de venir le posséder. Le kitsune heurtant la noirceur, rassemblant ses forces pour pénétrer son esprit, le forcer à arrêter.
✻✻✻
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