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And if you go chasing rabbits, you know you're gonna fall down the hole (Clemens) NSFW

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And if you go chasing rabbits, you know you're gonna fall down the hole (Clemens) NSFW - Ven 8 Juin - 1:10


And if you go chasing rabbits,
you know you're gonna fall down the hole

The Jones brothers

Tout est une question de contrôle. Je peux sourire sur commande, étirer mes lèvres juste assez pour copier la sincérité. Je sais me taire et écouter lorsque la situation le requiert. Je suis capable d'inventer une opinion quand on me demande mon avis sur quelque chose de profondément ennuyant. L'illusion de la compétence, je fais preuve quand cela est nécessaire. On peut compter sur moi si besoin, un modèle d'implication. Un exemple de comportement humain remarquable. Un parfait échec déguisé en réussite. Le contrôle, la rigueur mentale, rien ne dépasse de cette tapisserie de mensonges. Je suis un professeur, je représente le savoir autoritaire. Le prestige d'avoir le droit d'être un je-sais-tout agrée. Un camouflage parfait pour cacher le putain de bordel que je suis. Car de l'autre côté du miroir, la noirceur suinte et tâche, visqueuse vérité. J'arrive à sourire alors que je hurle à l'intérieur. Un croassement assourdissant, je suis le charognard de mon âme couleur pétrole. Ce corps est un manteau de chair bien trop grand, à force de ronger les os la structure commence à s'affaisser. Je suis de plus en plus bancal, de plus en plus imprévisible. Je perds le contrôle. J'envoie des appels à la ronde, mais il n'y a personne pour décoder le morse de mon malaise. Un point, un trait, un jour avec et un jour sans. Aujourd'hui est de ceux-là. Je pense à Lise et sa présence rassurante. À la manière dont sa tête prend délicatement appuie sur son poignet quand elle est plongée dans sa lecture. A la douceur de sa main que j'ai effleuré de la mienne. Je pense à celle de Harper qui s'est posée sur mon genoux sans permission, emplie d'une fausse compassion. Et j'ai envie de mourir. Mais le contrôle, cet indéniable instinct, me force à poursuivre sur cette route auto-destructrice. Je pondère trop pour vouloir atteindre cette destination finale. Mon tourment n'aura pas d'épilogue parce que j'ai cette envie de vivre sans en être vraiment capable.

***

La musique me gronde dans les entrailles et pourtant je me sens tellement léger. Je n'ai plus ce poids dans le ventre qui me fait courber le dos et m'enfonce dans le sol. Ici je ne suis personne. Ici je peux foutre en l'air le contrôle et les faux semblants. Personne pour me reconnaître, me juger pour ce que je suis parce que nous sommes tous une belle foire aux monstres. Au corps à corps avec d'autres camés, nous sommes d'identiques déchets pour la société. Celui que j'étais avant de rentrer n'a pas d'importance ; une fois la porte passée nous sommes tous égaux. Des gueules cassées de types à emmerdes, des nanas trop émaciées pour être en bonne santé, aux bleus sur les avant bras où plus d'une aiguille à percé la peau. Ici je peux être parce que rien n'a d'importance, cette réalité n'existe qu'à cet instant. Cette version de Maldwyn Jones n'est valable que lorsqu'il est saupoudré d'un peu d'interdit. Un peu trop, une ligne de poudre explosive. Une transformation aux antipodes de ce moi sérieux et rigide, enfin libéré de mes terreur nocturnes comme celles de mes journées. Je me noie dans le contact, alors que d'ordinaire je fuis celui de gens familiers ; je me laisse toucher par de parfait étrangers. Manipulé, poussé en tous sens, entraîné par l'euphorie générale. La proximité ne me dérange plus, je ne me sens plus maladroit dans ma propre peau. Je n'entends plus la musique mais la drogue me guide de son propre rythme. Je prends de la place, plus de place que je ne prends lorsque sobre. La pièce tourne autour de moi mais je tourne avec elle, j'existe. Le squat délabré a disparu. Les tags sur les murs ne sont que des lignes d'art abstrait, la moisissure au plafond semblable à une canopée d'été. Tout se mélange et stimule mon esprit. La douleur et la laideur disparaissent, il n'y a plus que le plaisir artificiel. Je ferme les yeux. Je peux sentir la moindre vibration hérisser ma chair. Mon souffle s'accélère, mon cœur va s'échapper de ma poitrine. Putain que c'est bon.

***

Mon énergie s'est rapidement estompée, ne laissant que le besoin de plus. Mes mouvements ont ralentit, la musique recommence à m'assourdir. Je me heurte aux autres, un papillon éblouit par la lumière. Je ne suis plus aussi sûr de moi, mes yeux recommencent à voir le réel, bien qu'encore perdus entre deux. Le doute menace, les inquiétudes rampantes que j'avais réussis à faire taire recommencent à murmurer à mes oreilles. A l'autre bout de la pièce entre les flashs de lumière, je  distingue tout à coup quelque chose. Une silhouette immobile qui ne semble pas prendre part. Je cligne des yeux, surprit par cette occurrence. Je n'arrive pas à voir son visage et ce fait arrache un sursaut à mon esprit embrumé. Est-ce que c'est une capuche qui lui couvre la tête ? Cette personne me semble familière. On dirait le même manteau que celui sur ce type... ce type à la station de métro que j'ai prise pour venir. Est-ce qu'il me suit ? Non, c'est juste une coïncidence, le manque me rends paranoïaque. Sûrement juste une hallucination. Je déteste mon cerveau lorsqu'il redescends. Je fais malgré tout quelques pas en arrière, un peu confus. La jeune femme que je heurte dans mon geste se tourne vers moi, arrêtant de danser. « Oh qu'est-ce qu'il y a mon poussin ? » Sa voix est tout aussi lointaine que son sourire. Elle pose ses mains sur mon visage, l'agrippant complètement pour m'observer. « Je sais ce qu'il te faut. » Elle me prend par la main, m’entraînant dans un couloir, puis une autre pièce. J'essaie de jeter un regard en arrière mais la musique est déjà lointaine. La lumière est presque inexistante, je peine à deviner les cernes noires sur le visage de la jeune femme. Son maquillage a coulé et lui donne de grands yeux, contraste sur sa peau livide. Je me sens acculé, je réalise à quel point elle est proche. Mais je n'ai pas le temps de fuir, pas la force de refuser, pas l'envie de dire non alors que la pilule sur sa langue rencontre la mienne avide. J'ai l'impression qu'on nous observe. Mais après tout c'est sûrement le cas dans ce lieu où tous les vices sont publiques.

***

Il y a une raison pour laquelle il ne faut jamais accepter une petite pilule colorée de la bouche d'une inconnue. Et cette raison c'est que si la drogue c'est généralement mauvais : la drogue de mauvaise qualité encore plus. Je me traîne dans le dédale délabré du squat, débraillé, en sueur. Les hauts le cœur son incessants, me faisant arrêter tout les deux mètres sous peine de devoir répandre le contenu de mon estomac sur le sol. Je me sens fiévreux, complètement affaiblit même s'il reste encore un relent de sourire faiblard sur mes lèvres. C'est sûr que j'ai eu ma dose de lâché prise pour aujourd'hui. J'ignore l'heure qu'il est et je m'en contrefous. Tiens, et si je faisais un examen surprise à mes élèves demain ? Je me demande ce que fait Lise, si elle arrive à dormir d'un sommeil sans rêves. A force d'errer, je finis par atteindre un petit jardinet en friche, entouré de clôtures cassées ouvertes sur la rue. Il y a une niche vide, la chaîne serpentant dans l'herbe mais aucun signe du clébard. Il y a un buisson sur le côté et ses feuilles me rappellent vaguement quelque chose. Une plante verte qui s'étire et pousse sous mes yeux. J'échappe un rire dans le silence sans trop savoir pourquoi cette réminiscence me rends nerveux. L'air frais me fait un bien fou, m'aidant à mieux supporter le grondement de mon mal de crâne causé par la mauvaise substance. Je m'en remettrais, comme toujours. Je fais quelques pas pour m'échapper sur la rue, prêt à laisser derrière moi la liberté pour reprendre les rênes du contrôle. Remettre mon masque de mensonges, mon armure en titane. Mais quelqu'un me barre la route. Il me faut plusieurs secondes pour reconnaître cette silhouette, celle qui a plané sur moi comme une ombre. Je m'arrête face à l'homme, stoppé malgré moi par sa présence, incertain de la menace. Je déglutis, baissant instinctivement le regard pour faire comme si de rien n'était. Après plusieurs secondes de réflexion qui me semblent durer une éternité, je finis par faire un pas. Je m'approche pour le contourner sur la droite, fermant imperceptiblement les yeux lorsque j'arrive à sa hauteur. Je me suis préparé à l'impact sans le savoir.
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Clemens Jones
Clemens Jones
- CRY OF THE MARTYRS -
BLAZE : rage
CREDITS : ava: jan ♥ & co: rage. code signa: solosands
FACE : dane dehaan
DOLLARS : 1176
SACRIFICES : 566
PORTRAIT : And if you go chasing rabbits, you know you're gonna fall down the hole (Clemens) NSFW Tumblr_nr23jwNPmE1tbjuy7o3_400
ANNEES : 33 années et pourtant un visage de gamin.
CŒUR : incapable de mettre un mot encore dessus, effrayé d'avouer ce qu'il sait déjà. le palpitant ne blesse plus, il aime.
RÉINCARNATION : simple mortel doté d'un pouvoir de guérison.
TALENT(S) : prophète aux mains salvatrices, adoucissant les maux et collectionnant les blessures. Son sang précieux, drogue certain, guérit les blessures et tue les dieux.
FACTION : la Calavera, ceux qui ont bien voulut de lui.
OCCUPATION : Soldado sortant du repos forcé, guérisseur du commandate sur la touche.
GENÈSE : conscient depuis l'enfance d'être doté de pouvoirs surnaturels, il connait l'existence des dieux depuis son arrivée à Arcadia.
TALON(S) D'ACHILLE : la solitude, le rejet. Aura.
JUKEBOX : way out there - lord huron // the dark side - muse
RUNNING GUN BLUES : And if you go chasing rabbits, you know you're gonna fall down the hole (Clemens) NSFW B2777c0879bfa482419317ed586a779f

SEEK AND DESTROY
maldwyn jones I
ψ
ONE EYED HOUND
gamze hale
ψ
THE DARK SIDE
maldwyn jones II
ψ
WICKED ONES
aura sciarra I
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GUIDING LIGHT
maria magdalena asturies
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AFTER ALL
aura sciarra II
ψ
THE DAWN WILL COME
maldwyn jones III
ψ
FAMILIA
alejandro flores
ψ
OUT OF MY MIND
aura sciarra III
ψ
THE MEPHISTOPHELES OF LOS ANGELES
aura sciarra IV
ψ
CHERRY BLOSSOM
aura sciarra V (ft. gus)
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champion
maldwyn jones IV


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And if you go chasing rabbits, you know you're gonna fall down the hole (Clemens) NSFW - Lun 18 Juin - 22:22

oh, brother.

There is no escape and that is for sure This is the end we won't take any more Say goodbye to the world you live in You have always been taking But now you're giving Running, on our way hiding You will pay dying One thousand deaths. Searching, Seek and destroy


Le métal s’entrechoque, crisse sous les voies mal entretenues.
Il était tard et peu de monde s’amassait dans le wagon. La plupart étaient des travailleurs fatigués rentrant d’une journée de travail sous-payé jusqu’a le domicile, rien de bien étonnant vu la direction que prenait le métro. En se mettant à la poursuite de son frère, Clemens ne s’attendait sûrement pas à ce que celui-ci emprunte le métro du retour direction Delray Hollow, mais encore moins à ce qu’il  laisse défiler les différentes stations de la ville, se rapprochant dangereusement de chez lui. Qu’est-ce qu’il venait faire dans son quartier, il n’était pas bien dans sa jolie fac, loin de chez lui ? Tout le long du trajet il a ruminé, adossé à la paroi du wagon en attendant qu’il ne descende, une station seulement avant celle où son jeune frère habite. Ce quartier, Clemens le connaît sur le bout des doigts. Ici tout est insufflé par la Calavera, beaucoup étant des employés directs, d’autres l’étaient de manière intermédiaire et ensuite, y’a tout ceux qui vivaient grâce à la Cala, d’une façon ou d’une autre. Bien entendu, Jones junior n’échappait pas à cette règle, la cala dans la peau et dans la tête à longueur de temps. Y’en a qui disent que c’est pas une bonne idée, comme Lise, mais qu’est-ce qu’elle en savait elle de sa vie et de ce qui était bon ou mauvais pour lui ? Rien du tout. Au moins la Cala s’intéressait un minimum à lui, même si elle cherchait surtout à profiter de son don il en avait pleinement conscience.

En passant la porte du squat quelques minutes après son aîné il se retrouve au milieu de ce qui semble être à moitié une rave, à moitié ce que c’était. Un taudis où les camés du coin se rendaient sourds en écoutant une musique au volume frôlant l’insupportable et en s’enchaînant pillules après pillules de drogues en tout genre, abandonnant derrière eux sachets en plastique, seringues et compagnons de soirée en redescente. Le genre d’endroit auquel il ne rendait jamais visite, peu intéressé par les substances illicites et rebuté par le contact humain. La capuche enfoncée sur la tête et les mains dans les poches, il espère se faire assez discret pour que les esprits légers ne le remarque pas dans ce dédale de la débauche, en vain. Accosté par un mec au look aussi grunge que les murs décrépis, il lui faut un moment pour essayer de comprendre ce que le grand brun aux yeux fatigués lui veut, ou en tout cas, pour se débarrasser de lui en pendant ce temps, Jones, avait disparu. Le cadet s’enrage, s’enfonçant parmi les morts-vivants à travers la foule compacte à la recherche de sa proie en évitant au maximum les fêtards. Lorsqu’il le retrouve, c’est au milieu des autres, mélangé à leur danse incessante à laquelle il prend par. Jamais il n’aurait cru ça du frère prodige, idéalisé par l’esprit jaloux. Après tout c’était lui le bâtard abandonné, qui a vécu dans sous des murs similaires. C’est lui qui devrait chercher à éviter le monde réel qui ne veut pas de lui, et pourtant, c’était lui le spectateur. Un spectateur qui se fait remarquer par son public, puisque son regard perdu se pose sur lui. Shit. Il faudrait qu’il prenne du recul mais c’est clair que si il s’éloignait d’avantage, il ne serait plus capable de le surveiller. Il pouvait au contraire essayer de s’approcher en se mêlant aux autres, mais autant dire qu’idée le rebutait d’avance. Le dilemme ne se pose plus lorsque c’est lui qui s’écarte du groupe, entraîné par la première nana dans laquelle il rentre. Suivre le duo semble être sa seule option.

Ce n’est définitivement pas la soirée qu’il pensait avoir. La plupart de ses filatures se terminaient devant les portes imposantes de la bibliothèque dans laquelle il ne mettait jamais les pieds. Pourquoi avait-il décidé d’attendre devant chez lui aujourd’hui, aucune idée. On n’avait pas forcément besoin de lui ce soir et ruminer devant l’appartement d’une personne ignorant totalement son existence semblait être l’option la plus profitable. Autant dire que le changement était drastique, alors qu’il continuait de le suivre, malgré les pauses et les pas incertains, cette fois jusqu’à à l’extérieur du bâtiment où l’air frais qui les rattrape calme la chaleur accumulée dans les couloirs surchargés de monde et repose ses tympans douloureux. Le jardin abandonné est un bine triste spectacle, tout comme lui. Des années qu’il l’observe de loin, sans être capable de l’approcher et le voilà à seulement quelques mètres. Hormis sa tante maternelle, voici le seul membre de sa famille encore en vie, respirant le même air...Et ça le tétanise.
Des centaines de fois, Clemens s’était imaginé ce qui pourrait lui dire où comment les choses se dérouleraient. Comment il pourrait faire sa grande révélation. Comment il allait lui faire payer tout ce mal qu’il avait subit durant des années à n’être qu’un déchet pour les autres, pendant que lui menait sa parfaite petite existence. Peut-être qu’il saurait lui arracher pourquoi leur père ne lui a rien dit durant des années. Peut-être qu’il aurait les réponses à ses questions ou qu’il les inventerait au fur et à mesure qu’elles se posent, évitant les foudres du psychopathe au couteau posé contre sa trachée.

Pourtant il reste immobile.
Les doigts serrant l’arme blanche enfoncée dans la poche de son jean sans oser la sortir. C’est son rire qui le sort de ses songes. Il rit tout seul, dos à lui, face à quelque chose que lui seul trouve amusant avant de tourner les talons et de lui faire face. Rien ne change dans son regard égaré, vaguement dirigé vers lui. Pas le moindre gramme d’inquiétude ni d’intérêt, avant qu’il ne baisse les yeux et reprenne sa marche dans sa direction. Sa réaction met le feu aux poudres. Rageant d’être ignoré encore une fois, Clemens envoi au diable l’appréhension qu’il ressentait en heurtant le fuyard. Ses suppositions n’avaient plus lieux d’être, pas tout de suite. C’était réel. « Et bien. Tu restes pas ? » En laissant le couteau dans sa poche il agrippe son épaule opposée, l’entraînant contre le mur sans se soucier si sa tête heurtait, violemment ou non le béton, son avant-bras contre sa gorge le maintenant en place. « Monsieur Parfait en prend un coup. C’est bien le dernier endroit où j’aurais pensé te trouver. Ce moment perd de son charme, vraiment. » Depuis le temps que j’attends ça, qu’il pense pour lui-même. De là il l’observe d’un peu plus près. Peut-être qu’ils se ressemblent un peu. Impossible de trop savoir comment. De mettre le doigt sur ce qui était vaguement familier, lui rappelant leur père.  Les taches de rousseurs ornant la peau du cadet venait de sa propre mère, sans aucun doute, puisque l’autre Jones en était dépourvu. Il savait déjà qu’ils devaient leurs yeux bleus à leur géniteur, mais difficile d’en avoir un aperçu puisque celui-ci peinait déjà à les maintenir ouvert. Encore moins à le regarder. « T’es complètement défoncé.» finit-il par souffler en relâchant son bras. Qu’il tienne debout tout seul ou non, ça aussi ça lui importait peu du moment qu’il restait sur place. Déçu il l’était, un peu. Clemens l’avait observé prendre cette pilule et l’avait suivit jusqu’ici en s’imaginant y trouver d’autres gens peut-être, ou en tout cas une sortie ne les forçant pas à se retrouver l’un en face de l’autre. Ce n’était pas la rencontre rêvée ni la situation la plus favorable à sa vengeance personnelle. A quoi bon, puisque dans un état pareil il ne souffrirait pas autant qu’il le voudrait. Une lame plantée dans la chair n’arracherait que des plaintes faiblardes d’un homme partis trop loin au pays des rêves.


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And if you go chasing rabbits, you know you're gonna fall down the hole (Clemens) NSFW - Mar 19 Juin - 1:09


And if you go chasing rabbits,
you know you're gonna fall down the hole

The Jones brothers


Une pilule pour se sentir plus grand. Une pilule pour se sentir plus fort. Une pilule pour oublier et une pour se sentir en vie. Je ne me souviens plus quand j'ai vraiment commencé à prendre la drogue pour une solution à tous mes problèmes. Oh je ne suis pas con au point d'en être encore à réfuter mon statut d'addict. Je ne peux ignorer ces gestes qui font maintenant partie inhérente de ma personnalité : ma main qui se glisse contre ma poche pour vérifier que ma dose est bien là, le reflet de ces cernes rouges que j'essaie de frotter et qui sont bien plus que des marques d'insomnie. Au début c'était une solution temporaire, un peu d'aide sans ordonnance pour tenter de calmer mon sommeil plus que troublé. C'était moins cher qu'une séance chez le psy après tout, et personne pour me juger lorsque je passe la porte d'un dealer plutôt que celle d'un cabinet. On mets tellement de stigmates sur la santé mentale de quelqu'un, plus que sur l'état de celui qui bois un peu trop ou qui s'en grille une en écoutant du rock psychédélique. Alors oui, j'ai choisis la solution de facilité. Quitte à assumer ma faiblesse et m’enrôler dans un cercle vicieux qui ne réglera jamais vraiment mon problème, quitte à en créer d'autres. J'ai choisis des deux solutions la plus ludique et agréable. Qui peux m'en vouloir, m'en empêcher ? Personne. Il n'y a personne. Quitte à passer pour un déchet aux yeux de la société. J'accepte de devenir ce que l'étiquette plaquée sur mon front pointe d'un doigt accusateur. Un poids mort. Un drogué. Un type qui fout sa vie en l'air. J'accepte de devenir une cause perdue car comme Alice, je me suis un peu trop penché et j'ai finis par tomber dans le trou du lapin blanc. Blanc, en poudre, échappatoire rapide. Je cherche encore la sortie ; et le tic tac de l'horloge me rappelle que je n'ai plus le temps. Alors je me laisse emporter de l'autre côté du miroir de ce moi que je hais tant.

Le choc a été rapide, à peine atténué par mes terminaisons nerveuses encore endolories. Ma nuque a heurté le mur si fort que mes yeux en ont perdu les images l'espace d'un instant. Le souffle coupé, quelque chose contre ma gorge m'empêche de formuler ma surprise. Instinctivement mes mains veulent repousser cette entrave, mais mes bras ont juste la force de griffer faiblement l'air avant de retomber. L'incompréhension est totale. Peut-être que je ne suis qu'un imbécile à qui il n'est jamais rien arrivé de mauvais et qui croit encore pour cette raison que les rues sont sûres. Peut-être que j'ai été suffisamment naïf pour penser qu'un type un peu défoncé ne faisait pas une cible facile pour quelqu'un de mal intentionné. Mais pourtant, cette question que je soupçonne tout le monde se pose dans ce genre de situation affole mon esprit : pourquoi moi ? J'ai baissé la tête pourtant, je ne voulais pas faire de vagues. Merde, j'ai jamais eu a me défendre. Je ne sais pas me défendre. Je ne suis qu'un pauvre prof de fac, j'en ai plus dans le crâne que dans les bras putain. Les bleus qui ornent souvent ma peau ne sont que le résultat de la violence de ma maladresse, pas d'un goût prononcé pour la baston. J'ouvre la bouche comme un poisson hors de l'eau. Maintenant que mon cerveau a recommencé à fonctionner presque normalement, la vision de la silhouette encapuchonnée qui me scrute sans que je puisse voir ses yeux m'affole un peu plus. Il parle et sa voix fait accélérer mon palpitant entre les hauts le cœur. Mr Parfait. Le sarcasme et le dégoût déborde de sa voix, craché au visage avec un sens et une conviction que je ne comprends pas. Il me tutoie. C'est le type qui m'a suivit, j'en suis sûr maintenant. Qui m'a suivit ? Qui me suit. Un sursaut de réalisation, j'ai déjà vu cette silhouette. Au moins une autre fois, à peine dissimulée dans l'ombre à la sortie de la bibliothèque. J'en avais pas pensé grand chose à l'époque. Maintenant, mon esprit essaie de calculer plus vite que les résidus de drogue ne le permettent, qu'est-ce que ce type me veux ? J'ai vu trop de films pour savoir ce qu'il se passe quand un type te suit dans une rue sombre. Je peine à garder les yeux ouverts, je commence à manquer d'air et la pression sur ma gorge est ferme. Merde, ce n'est pas le moment de perdre conscience. Plus jamais, plus jamais j'accepterai la drogue d'origine non contrôlée sur les lèvres d'une nymphette de la défonce.

L'air emplit enfin mes poumons et je tombe au sol, complètement sonné. A quatre pattes, une main sur mon cou, essayant de rassembler ma dignité à grand coup de halètements. Il m'a fait mal ce con. « T’es complètement défoncé. » No shit Sherlock. Tu t'en prends a un type en sortie de squat, tu t'attendais à quoi ? Une cascade à la Jet-Li et une biffle de représailles dans la gueule ? Je le regarde d'en bas, là, au sol, comme la victime qu'il a décidé que je serais. Quelque chose gronde au fond de moi. Il y a longtemps, très longtemps que je n'ai pas ressentit ce sentiment d'injustice. Cette colère, ouais c'est ça, je suis furieux de cette situation que je n'ai rien fait pour mériter. Je crois que la colère transparaît dans mon regard, ou peut-être que j'ai les pupilles toujours un peu trop dilatées pour n'émettre autre chose qu'un regard de poisson mort. Qui peut juger après tout. Pourtant l’irascible frisson est bien là lorsque je me redresse tant bien que mal sur mes jambes un peu trop tremblantes à mon goût. Ils disent qu'il faut rester à terre dans ce genre de situation, faire le mort à l'image d'un opossum face à un prédateur. Montrer son ventre en signe de soumission comme un chien face à son maître. Je déglutis, mon regard s'est détourné vers la rue. L'échappatoire, à quelques mètres seulement. Mais je suis coincé entre le mur et mon agresseur. Je pourrais m'enfuir en courant, laisser mon courage et ma dignité pour toujours derrière moi. Mais avoir une chance de finir avec mon visage entier. Ou rester, tenir tête et finir avec mes tripes sur le pavé. Les types comme ça, à tout les coups ça cache un couteau. Putain Mal mais qu'est-ce que tu fous. Barre-toi. T'as envie de finir dans les faits divers de demain ? « Un prof, drogué, retrouvé avec un couteau dans le ventre dans une allée sombre. Avait-il malencontreusement donné une mauvaise note à un élève instable ? » Mais je ne peux pas bouger, malgré combien mon esprit fait hurler la sonnette d'alarme. Je suis paralysé. Par le stress plus que par la peur. Je suis encore trop imbibé de substances pour ça. Mais je le saurais pour la prochaine fois, se faire agresser par un type ça fait presque dégriser instantanément. Presque. Rester et faire face à l'injustice ou partir et sauver ma peau. Should I stay or should I go. Je glisse une nouvelle fois mes doigts sur ma gorge, reculant contre le mur pour trouver un appuie. Mes doigts se crispent sur les briques, mon poing se serre sur ma gorge. Ce type est toujours là, comme un obstacle indéniable en travers de mon chemin. Un élément perturbateur et accusateur. Mais de quoi ?! Maldwyn, si tu n'es pas sage, dieu te reniera pour toujours. Mal, ton prénom porte la marque du mauvais. Tu es mauvais Mal. Maman t'aime, mais dieu t'aimera plus si tu es sage. Je ferme les yeux. Pourquoi je me souviens des mots de cette vieille catho maintenant ? Ah oui, parce que la situation est similaire. Parce que quelqu'un a décidé de me marcher dessus sans autre raison que la conviction que le je mérite. Quelque chose dans mon visage, pas d'autre raison que ma gueule qui lui revient pas pour se permettre de me bousculer. Peut-être que je suis trop fier, pour mon propre mal. Peut-être que je suis un peu fou de ne pas prendre mes jambes à mon cou. Je redresse le visage et scrute tant bien que mal l'homme en face de moi. « Et toi...tu l'es pas assez mec. Sérieux tu devrais essayer, ça te ferais du bien de désinhiber, ça éviterait ce genre de surchauffe des circuits. » Je fais un signe circulaire de mon index sur le côté de ma tête pour signifier un esprit lunatique. J'ai regretté mon geste et mes mots aussitôt. Y'en a qui sont morts pour moins que ça. Et je sais que ma fierté me perdra. Peut-être que si je ne me sentais pas si vivant à cause de cette satanée pilule, peut-être que si j'étais pas aussi idiot et défoncé, je verrais vraiment le danger imminent. Je devinerai le poids d'une arme blanche dans sa poche, le sérieux de son aura de violence. Ce soir je ne peux pas détourner le regard. Ce soir je ne peux pas prétendre que cela m'est égal. Que je n'entends pas les rumeurs, les murmures sur mon passage et que je ne vois pas les regards dégoûtés. Je vis, j'existe. Et personne n'a le droit de me foutre plus bas que terre, personne à part moi. Je récupère mon courage, rassemblant le poids de mon corps sur mes jambes. « Sur ce, bonne soirée.  Pense à ma proposition à l'occasion. » Et je me détourne une seconde fois pour me diriger vers la rue, levant le bras en signe nonchalant d'au-revoir. Je pense partir en prince et quitter la scène sur cette réplique. J'ai du courage pour ouvrir ma gueule, mais pas assez pour faire face. Je pense avoir suffisamment désamorcé la situation. Je me trompe.
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CŒUR : incapable de mettre un mot encore dessus, effrayé d'avouer ce qu'il sait déjà. le palpitant ne blesse plus, il aime.
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TALENT(S) : prophète aux mains salvatrices, adoucissant les maux et collectionnant les blessures. Son sang précieux, drogue certain, guérit les blessures et tue les dieux.
FACTION : la Calavera, ceux qui ont bien voulut de lui.
OCCUPATION : Soldado sortant du repos forcé, guérisseur du commandate sur la touche.
GENÈSE : conscient depuis l'enfance d'être doté de pouvoirs surnaturels, il connait l'existence des dieux depuis son arrivée à Arcadia.
TALON(S) D'ACHILLE : la solitude, le rejet. Aura.
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oh, brother.

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Malgré la situation il aime ça, le soudain sentiment de toucher à son but.  Quatre ans qu’il était là à attendre dans l’ombre ce divin jour où il pourrait faire face à ce frère qu’il idéalise tant. Qu’il rêve de détruire autant que de connaître. De rencontrer, comme de remplacer. Le petit pion il le regarde lutter au sol, crisper le poing et délirer sa gorge de la douleur qu’il lui avait laissé. Et ça l’enchante un peu, la position de force lui donnant un boost de confiance en lui et en la situation. Clemens était chez lui dans son quartier, dans son monde. Dans la rue, loin de la précieuse bibliothèque et de sa vie de professeur et de sa normalité. Face à quelqu’un qui lui voulait du mal. Une souris face à un chat, au sadisme peut-être un peu trop tranchant pour être complètement sain. Des problème sil en avait un tas et était parfaitement conscient de ceux-ci. Le problème c’est qu’il s’en moquait bien. Pathologie possible ? Sociopathe. Il remplissait plusieurs critères après tout. De son manque d’empathie à son incompréhension face aux coutumes sociales des autres, en passant par son désintérêt. Il ne saurait pas trop dire si l’auto-diagnostic était le bon et au final, s’en souciait très peu. Un mot n’allait pas arranger son état du jour au lendemain. Des thérapies n’effaceront pas ce qui brouille son esprit en permanence. En tout cas pas à ses yeux. Toutes ces conneries étaient inutiles, ça n’a rien arrangé plus jeune, ça n’arrangera rien aujourd’hui. Rien ne pouvait être à réparer à l’intérieur de sa tête, cela ne servait à rien de tenter. Alors qu’il pense ses mots, l’homme au sol se manifeste, exprimant avec son index la folie résonnant là-haut, dans son propre esprit.
Si seulement il savait  quel point ça n’allait pas.

Il ne peut refréner un rire qui s’échappe à peine avait-il fini de parler, sonnant si étrange vu la conversation se déroulant entre les deux frères. L’ambiance ne se prêtait pas trop à l’humour et pourtant, stopper les secousses dans ses épaules fut plus difficile que prévu pour le détraqué faisant face à sa victime. « T’es très amusant dans ton genre. » qu’il avoue, après avoir terminé de s’esclaffer comme si ce qu’il venait de dire était effectivement drôle, en tout cas pour lui. Son circuit était en surchauffe constante, il avait fini par faire avec. Toujours sur le point d’exploser, toujours sa rage bouillonnant sous sa surface si calme. Une goutte d’eau, c’est tout ce qu’il fallait pour faire vriller le prophète. Un simplement mot, un simple regard déplacé et il pouvait la sentir. La rage incendiant ses veines, faisant frémir sa peau. Ce soir n’était pas différent des autres et sa remarque peu judicieuse n’allait qu’en sa défaveur, parce qu’il pouvait sentir sa patience atteindre ses limites et la furie grandir au file des secondes s’écoulant, malgré le second degré avec lequel il semblait prendre les choses. Les yeux rivés sur son adversaire il le regarde se lever, curieux de ce que l’aîné cherche à faire, au lieu de rester bien sagement à sa place, comme c’était prévu. Comme il le devait, parce qu’il n’en avait pas fini avec lui. Le fait qu’il croit pouvoir lui échapper réussi à arracher un rictus au visage masqué sous la capuche. Les mains dans les poches, le bout des doigts effleurant le métal estampé du canif, il hoche la tête, amusé. C’était presque adorable, son petit caractère, il espérait vraiment s’en sortir sans avoir affaire à lui, aux circuits surchauffés, juste en ayant à marcher hors de sa vue.
Evidemment, il faisait fausse route.

« S’il n’y a que ça pour te faire tenir en place, je n’ai pas trop le choix. » Clemens soupire, tournant les talons en direction de son frère, le bras levé en guise de salutation.Le choix, il l’aviat. Il pouvait très bien le laisser partir et retourner à sa petite vie parfaite, mais il n’en avait tout simplement pas très envie..Voilà qui était plus honnête. En un simple clique la lame se déplie prête à reprendre son macabre service auprès de son propriétaire, le duo inséparable lui rappelant parfois avec ironie la passion d’un barbie pour ses rasoirs. Mais il ne pousse aucune chansonnette lorsqu’il emboîte le pas derrière son frère et ses intentions n’étaient pas, encore, de le tuer, pressant sa cadence pour le rattraper. Malgré les dix centimètres de haut manquant au cadet, il lui est quand-même facile de passer le bras gauche autour de son cou, l’attirant suffisamment en arrière pour le déstabiliser et planter la lame dans son abdomen. Dans son geste, aucune hésitation. Une habitude quotidienne qui rappelait à quel point sa vie n’avait pas suivi le parcours conventionnel. Mais qu’est-ce qu’il pouvait y comprendre lui à tout ça, de toute façon. De nouveau il le pousse vers le mur, le forçant à faire volt-face. Le support derrière lui  finira par lui être nécessaire, alors qu’il retire la lame de la chair, laissant le sang ruisseler un peu plus l’objet contondant disparu. D’une main il appuie sur son épaule, forçant le drogué à s’asseoir alors qu’il se baissait également, accroupis comme il aimait souvent se tenir. Une vieille habitude.

Histoire de faire tenir une bonne fois pour toute son interlocuteur en place, c’est quelques centimètres au dessous de son genoux que la lame vient s’écraser. De quoi l’immobiliser un peu le temps de leur conversation, il l’espérait. A moins que son frangin soit aussi débile que ça et tente, de nouveau, de prendre la poudre d’escampette. Non sans lutter un peu il décoince l’arme hors de sa jambe, récupérant son précieux bien. « T’avise pas de beugler à l’aide, sinon je m’occupe de ta grande gueule aussi. Ça nous ferait perdre notre temps alors autant nous évitez ça, hein ? »  qu’il fini par souffler, plus ennuyé qu’autre chose en essuyant vaguement la lame sur la manche de sa veste avant de ranger l’arme du crime de nouveau dans sa poche. S'il avait à la ressortir, ce ne serait définitivement pas de la prévention qu’il ferait. « Maintenant que ça c’est fait, continuons.» A ses mots il joint les actes. En passant les mains dans sa capuche pour la rabattre en arrière, il révèle enfin son visage de gamin à celui qui ne l’avait encore jamais vu auparavant. Il ajuste légèrement les mèches rebelles lui tombant sur le visage maintenant qu’elles n’étaient plus emprisonnées, avant de continuer. «  On va jouer à un petit jeu: Devine qui je suis. Indice, je suispas un cinglé échapper de l’asile, c’est encore plus drôle que ça. »
Et que c’était drôle, tout ça.


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Il y a des moments charnière. Ces instants où tout bascule, où le temps éclate en une multitudes de possibilités. Ces instants qui nous définissent pour toujours. En suspend, assez lent pour pouvoir observer des regrets sur le déroulement de ses choix, jeter un œil sur ce qui aurait pu être et qui ne sera pas. Je contemple rarement le passé, je n'aime pas me confondre en son excuse pour tenter de redéfinir ma vie. Peut-être que c'est pour ça que je continue de répéter les mêmes erreur, que je n'apprends jamais. Il n'y a personne pour me forcer à regarder en arrière, pour me faire évoluer. Alors je continue de tourner en rond dans ce cercle infernal, me heurtant encore et toujours aux mêmes obstacles. Je ne compte pas les bleus de mon âme. Peut-être que je me crois suffisamment invincible, peut-être que je n'en ai plus rien à faire. Les impacts sont nombreux, minuscules ; mon corps est couvert de ces blessures invisibles que je m'inflige. Les hématomes guérissent toujours et les coupures se referment, mais peut-être que j'en oublie que tous les dégâts ne sont pas uniquement physiques. J'ignore le danger, je porte les œillères de ma propre auto-destruction. Je saute à pieds joints sur des mines, fréquente des endroits peu recommandables comme si cela n'avait pas d'importance. J'ai oublié que dans le fond je ne fais pas partie de ces roublards qui ne sortent qu'à la nuit tombée. Je ne suis que le produit de circonstances qui ont forgé ma personnalité. J'aurais pu ne pas être ici, à cet endroit à ce moment. Sagement endormi dans mon lit ou sur mon bureau recouvert de copies. Ce soir aurait pu être un soir comme tous les autres, sans accrocs et d'une banalité terrifiante. Mais je ne dors pas, dormir c'est mourir. Et je ne suis ni un criminel, ni un homme parfait. Aux yeux de la normalité je suis anormal, aux yeux des asociaux je suis trop parfait pour être comme eux. Je n'ai ma place nulle part, mon éternelle solitude pour faction. Alors je devrais comprendre, que je suis ce rouage de trop dans la machine, celui qui ne se rattache nulle part. L'individu qui ralentit la meute. Celui dont on pourra toujours disposer. Je suis la victime parfaite, trop fier pour oser la fermer ; trop faible pour réussir à faire face et risquer de gagner. Une cible facile, un meurtre parfait. Et personne ne me regrettera, un hamster coincé dans sa roue motrice, une fuite en avant jusqu'à en crever.

Ce moment est un moment charnière. J'ai tourné le dos pour fuir, je n'ai pas évalué que me montrer ainsi me mettait aisément dans sa ligne de mire. Putain que je suis naïf. Je n'aurais pas cru, que quelqu'un aurait suffisamment de haine pour agir. La haine pour un inconnu, n'est que le reflet de la haine pour l'humanité. Être capable de frapper sans hésitations. J'aurais dû le voir venir, encore une fois toutes les alarmes en moi hurlaient le danger. Je ne les ai pas écoutées. J'ai refusé d'anticiper le déroulement des choses, j'ai été ce rebelle qui tient quand même tête face à l'injustice, le premier à toujours se prendre une balle entre les deux yeux. Mais le problème avec l'injustice c'est qu'on ne la voit jamais venir. La vie est cruelle, on le sait tous et pourtant on continue d'être surprit quand elle nous fait un croche pied qui nous mets à terre. Une rencontre fortuite avec quelqu'un de visiblement dérangé dans une rue déserte n'a pas beaucoup d'issues possibles. Et si cela finit toujours de la même manière c'est à cause de l'optimisme. Cet optimisme mal placé qui nous fait croire malgré la terreur que tout ira bien, qu'une chose pareille arrive toujours aux autres d'abord. Nous sommes des lemmings pressés de vivre, nous courrons après le futur avant de comprendre que cette existence finit toujours de la même manière : une chute par dessus la falaise. La mort, immédiate ou lointaine, arrivera toujours. S'en indigner ou la craindre ne changera rien.

Pourtant je ne peux m'empêcher de fixer l’aberration qui dépasse de mon torse. Mes yeux sont grands ouverts sur sa main qui retire le couteau de mon abdomen, sur la gerbe de sang qui l'accompagne. Si j'étais déjà dans un état second, cet état-là est bien différent. Le temps s'est arrêté, quelqu'un a baissé le volume pour ne laisser plus que les battements sourds de mon cœur à mes oreilles. Boum. Boum. Une morbide cadence accélérée qui m'assourdit. La tête me tourne, ma vue se brouille et je me sens partir en arrière comme un pantin dont on aurait coupé les fils. Mon corps s'affaisse contre le mur, il ne m'appartient plus objet de sa violence, ma conscience s'est dissociée de la douleur sous le choc. Une partie de moi hurle de douleur, je peux voir mes lèvres échapper des gémissements saccadés ; je m'étouffe dans ma propre salive et mes propres hoquets. Je sens le froid, celui qui accompagne l'étrange contraste du sang chaud qui se répands sur ma poitrine. Cette part de moi est terrifiée, hurle de douleur lorsque son arme s’abat de nouveau contre ma chair. Je suis le spectateur de ma propre torture et je ne peux rien faire. Et ce moi observateur, celui qui refuse d'y croire et de ressentir, est juste bon à se terrer dans un coin en répétant toujours la même question. Pourquoi moi. Pourquoi moi. Parce que c'est ce qui arrive quand on refuse d'apprendre de ses erreurs. Parce que si vous cherchez la destruction alors vous finissez toujours pas la trouver. Parce qu'il y aura toujours une âme plus sombre que la votre pour vous y aider.

Toute la violence de la situation me rattrape enfin, les sons et la douleur s'écrasent contre moi comme une voiture sur un piéton. Toutes ces éclats de ma conscience rassemblés de force. Je ne peux plus sauvegarder mon esprit dans ces relents de drogue, me protéger dans l'état de choc. La douleur est trop grande et me rappelle à cette palpable et agonisante réalité. Je suis secoué de spasmes, un son rauque s'échappe de ma gorge sous les halètements. J'étouffe dans mon propre sang, je m'étouffe sur ma propre vie, j'en suis persuadé. Une main tremblante vient se poser contre mon torse dans un effort terrible avant de retomber luisante d'hémoglobine. J'ai du mal à concentrer mon regard, mes yeux menaçant de rouler dans leurs orbites à chaque instant. Il parle, sa voix est lointaine et pourtant si proche. J'ai l'impression qu'il est partout à la fois, qu'il m'écrase et me domine. La force de sa violence intimidante à quelque chose d'inhumain. Je n'arrive même plus à être en colère, ce courage que j'avais pourtant réussit à sortir de nulle part quelques instants plus tôt. Ma tête dodeline dangereusement, il faut à tout prix que je résiste. Dormir c'est mourir. J'ai tellement envie d'abandonner, la perspective du sommeil m'est terriblement attrayante. Sa voix me ramène une nouvelle fois. Cette fois je parviens à poser mon regard sur son visage découvert. C'est un gamin putain. Un gamin qui vient de me poignarder sans raison autre que le plaisir que je peux maintenant lire sur ses traits. L'indignation fait de nouveau place à l'incompréhension. J'entends ses mots mais ils n'ont aucun sens pour moi. C'est un jeu malade auquel il joue et je n'en connais pas les règles. La douleur s'est atténuée, mais ce n'est qu'une illusion. Le miracle de l'instinct survie qu'est l'adrénaline me fait un peu reprendre mes esprits. Ses yeux sont bleus, un bleu identique au mien. Pourtant il n'y a rien d'autre de familier dans ce visage distordu par le sadisme. Il ne détourne pas le regard, il ne rate pas un instant de mon agonie. Ma main se lève de nouveau, s'approchant de sa face pour essayer de la faire disparaître, effacer ce sourire de bourreau. Au lieu de ça je ne parviens qu'à laisser des traces de doigts pourpre sur sa peau, mon propre sang sur son visage. Je tente de me redresser légèrement mais tout mon corps me confirme cette mauvaise idée. A la place, je laisse l'arrière de mon crane rencontrer un appuie, plantant à mon tour mon regard dans le sien. « Non t'es pas échappé de l'asile pour sûr... les tarés comme toi on les mets direct sur la chaise. » Que je parviens à lui cracher au visage entre deux gargouillis. Qu'est-ce qui peut m'arriver de pire de toute manière. Je suis déjà condamné. A moins que quelqu'un n'appelle une ambulance tout de suite, je n'y survivrais pas à en juger par le sang qui continue de se répandre sur le sol. Surtout si ce vautour continue de rester perché sur mon cadavre. « Je sais pas qui t'es... mais tu peux aller te faire voir toi et toute ta famille. » La répartie est morte. J'échappe un rire nerveux que je regrette aussitôt lorsque je tousse quelques cracha de sang. Ça parle mal et de bas niveau, mais c'est tout ce que j'ai en stock. Je ne suis pas comme lui, malgré ce même bleu qui ressemble à si méprendre au mien. Je ne suis pas familier de cette violence infligée aux autres. Je suis épuisé, j'aimerai juste me laisser aller à m'oublier. Je ferme les yeux un instant qui suffit à me faire céder à l'évanouissement. Il sera peut-être un peu tard pour apprendre de cette erreur là.
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Clemens Jones
Clemens Jones
- CRY OF THE MARTYRS -
BLAZE : rage
CREDITS : ava: jan ♥ & co: rage. code signa: solosands
FACE : dane dehaan
DOLLARS : 1176
SACRIFICES : 566
PORTRAIT : And if you go chasing rabbits, you know you're gonna fall down the hole (Clemens) NSFW Tumblr_nr23jwNPmE1tbjuy7o3_400
ANNEES : 33 années et pourtant un visage de gamin.
CŒUR : incapable de mettre un mot encore dessus, effrayé d'avouer ce qu'il sait déjà. le palpitant ne blesse plus, il aime.
RÉINCARNATION : simple mortel doté d'un pouvoir de guérison.
TALENT(S) : prophète aux mains salvatrices, adoucissant les maux et collectionnant les blessures. Son sang précieux, drogue certain, guérit les blessures et tue les dieux.
FACTION : la Calavera, ceux qui ont bien voulut de lui.
OCCUPATION : Soldado sortant du repos forcé, guérisseur du commandate sur la touche.
GENÈSE : conscient depuis l'enfance d'être doté de pouvoirs surnaturels, il connait l'existence des dieux depuis son arrivée à Arcadia.
TALON(S) D'ACHILLE : la solitude, le rejet. Aura.
JUKEBOX : way out there - lord huron // the dark side - muse
RUNNING GUN BLUES : And if you go chasing rabbits, you know you're gonna fall down the hole (Clemens) NSFW B2777c0879bfa482419317ed586a779f

SEEK AND DESTROY
maldwyn jones I
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ONE EYED HOUND
gamze hale
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THE DARK SIDE
maldwyn jones II
ψ
WICKED ONES
aura sciarra I
ψ
GUIDING LIGHT
maria magdalena asturies
ψ
AFTER ALL
aura sciarra II
ψ
THE DAWN WILL COME
maldwyn jones III
ψ
FAMILIA
alejandro flores
ψ
OUT OF MY MIND
aura sciarra III
ψ
THE MEPHISTOPHELES OF LOS ANGELES
aura sciarra IV
ψ
CHERRY BLOSSOM
aura sciarra V (ft. gus)
ψ
champion
maldwyn jones IV


(+ en apesanteur)
( + salvame)



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And if you go chasing rabbits, you know you're gonna fall down the hole (Clemens) NSFW - Dim 29 Juil - 14:50

oh, brother.

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Face à la peur, c’est le sadisme qui l’emporte. Le sourire carnassier d’un tortionnaire infligeant ce qu’il avait été infligé. Une vengeance malsaine que les visages déformés par la douleur satisfait un temps. De l’autre côté de la lame, dans le confort rassurant du manche, il se sentait supérieur. Supérieur à lui, supérieur aux autres. Fort, quand il avait été si longtemps faible. Sa jubilation n’avait rien de très étrange, pour lui. Après tout, c’était normal de ressentir une pareille excitation lorsque le responsable de ses années de souffrance se tenait face à lui, la panique dans le regard et les jambes si flasques qu’il tombe presque sans son aide sur le sol. Au début, c’était même divin à observer, mais pas suffisant. En enfonçant la lame dans son genou, il garantit l’immobilisation de l’homme un tantinet remuant, perdu. Cela confirmait qu’avant lui, il n’avait connu que peu d’altercation, encore moins des violentes. Possible qu'il soit le premier à porter un coup direct, marquant définitivement son passage. Quoi qu’il arrive il ne l’oubliera pas et ça, ça ne fait qu’agrandir son sourire.

De ses mots, il n’écoute pourtant pas grand chose, la panique continuant à le prendre comme un lapin devant un plus gros gibier, il peine à respirer, se mouvant malgré les blessures et ne faisant que compliquer les choses. Visiblement, c’était plus fort que lui, il fallait qu’on bouge sans cesse, ruinant le moment. Dans un soupir fatigué, le sourire perd de son charme et Clemens lève les yeux au ciel. « Tu ne vas pas mourir aujourd’hui, relax. » il siffle, finalement exaspéré de cette panique à laquelle il cédait. Encore une fois, il faisait tout foirer, retardant ce jeu auquel il tenait tant à jouer. Tout ce qu’il faisait, c’est précipiter son pouls et accélérer la perte de sang qui s’écoulait ainsi à un rythme beaucoup plus soutenu sous l’impulsion. Il ne lui restait sûrement pas longtemps avant de tomber à la renverse. Tout ça, parce qu’il ne pouvait pas rester tranquille. C’est le moment qu’il choisit pour retirer sa capuche, libérant une masse épaisse de cheveux blond désordonnée et un visage de gosse qu’il détestait. Il retrouvait trop le visage de sa mère en lui, sauf le regard, celui du père. L’inverse aurait été tout aussi désagréable de toute manière, son visage lui rappelant simplement qu’il était l’enfant de quelqu’un et de personne à la fois. Le frère de quelqu’un, qui n’en avait toujours pas la moindre idée. Lorsqu’il lève la main vers lui, il s’attendait à voir ses doigts se replier sur eux-mêmes sauf le majeur, signe particulièrement révélateur de son affection à son égard à l’heure actuelle. Il attendait ça avec impatience, le doigt d’honneur ensanglanté qui ravivait son rictus féroce. Pourtant, la main avance, encore et encore jusqu’à s’approcher trop près. D’instinct, il recule légèrement incertain de ce qu’il allait faire. Cette fois, c’est lui qui avait un peu peur. Peur de se laisser toucher par quelqu’un, phénomène qui n’arrive tout bonnement jamais. Quand les doigts, finalement, se posent sur sa joue la sensation est complètement étrangère et l’hémoglobine poisseuse qu’il y dépose n’y était pour rien du tout. D’un côté, la haine des autres hurlait vengeance d’avoir été ainsi approché. De l’autre, une petite partie de lui ne pouvait s’empêcher de lui rappeler que ce dont il manquait le plus, c’était ça. D’une attention qu’il n’a jamais vraiment reçue et dont il a été privé une bonne partie de sa vie. De contact avec les autres qu’il minimisait un maximum, sachant pertinemment qu’il était désarmé à chaque fois que quelqu’un s’y risquait. Lorsque la main tombe et que le moment s’arrête, c’est la haine qui reprend le dessus aussi rapidement qu’elle ne l’avait quitté. Faible. FAIBLE. Qu’il se répète, conscient du dilemme qui le partageait. De la haine envers son frère et de ce besoin qu’il n’écoutait pas, de se faire accepter par la seule famille qui lui restait. Au diable sa famille, au diable son frère. Tout le monde finissait par se jouer de lui de toute façon. Lorsque l’indice fuse, il n’en retient que l’asile et la place que lui, lui accorderait dans ce monde. La chaise électrique, garantissant une bonne fois pour toute sa fin. « La chaise ? Non... Les gens comme moi sont si inintéressants pour la société que nous donner la chaise, c’est déjà trop attentionné. » On n’accordait pas grand chose aux parias de son espèce, leur monde de violence à la fois public et caché. Ici, dans ce quartier, la violence était leur quotidien, pourtant, pas un flic à l’horizon venant arrêter violeurs et tueurs. Ils préféraient se préserver de tout ça, laissant les miséreux s’entretuer et réduire eux-mêmes leurs effectifs plutôt que de venir les chercher et les guider à la potence. On ne leur donnait définitivement pas cette attention-là.


Il finit par s’asseoir complètement sur le sol, laissant ses jambes repliées contre lui. En prenant une grande inspiration, il repense vaguement à la chaise électrique, puis à la ligne verte. Quelle étrange comparaison, condamner un prophète guérisseur de blessures et de maladie à un personnage fictif, ayant subi ce même sort. Bien évidemment, il n’avait rien à voir avec John Coffey, hormis que tous les deux sont des marginaux, tous les deux dotés de ces pouvoirs d’abnégation. Ses crimes à lui en revanche étaient bien réels et la chaise serait sans doute méritée, en tout cas aux yeux de son aîné. Le rire qui s’échappe de ses lèvres semble sortir de nul part, s’élevant dans le silence perturbé, à peine, par les basses émanant du bâtiment derrière eux. Il le prenait déjà pour un fou, un peu plus ou un peu moins cela n’avait que peu d’importance. Ils ne se connaîtront jamais. La tête en arrière, il observe le ciel sans étoiles, masquées par toute la pollution lumineuse et chimique dans l’air. Par la noirceur de cette ville de malheur. Il pouvait aller se faire voir, c’était clair. Mais sa seule famille, elle était réunie là. « Si seulement tu savais, vieux frère. » Ça lui échappe en un souffle, à voix basse. Si seulement il savait tout, peut-être que la situation serait différente. Si on ne leur avait jamais rien caché, si leur père n’avait pas été un fumier jusque dans les derniers instants de sa vie. En reposant les yeux sur lui, il constate que les siens sont clos. « Maldwyn ? » Pas de réponse, malgré un léger coup donné dans sa jambe ensanglantée, il ne réagit pas. Génial. Il peste un peu, appelant au professeur inconscient à quel point il pouvait être décevant à ses yeux. En s’aidant de ses mains, il se met à genoux un peu plus près de lui. Cela ne l’enchantait pas des masses de l’aider avant d’en avoir fini avec lui. Pourtant, il n’avait guère le choix que d’apposer ses mains sur la blessure qu’il avait lui-même infligé et d’appuyer fermement, créant une pression supposer aider le travail des mains curatrices. À l’instant où le travail d’orfèvre commence, il peut sentir sous ses doigts le picotement des chairs se réparant d’elle-même tandis que le sang reprend sa place comme si le temps se remontait tout doucement. Il ne le guérirait pas jusqu’au bout, ce serait trop simple. Tout ce qu’il comptait faire pour le moment, c’était stopper l’hémorragie. Le reste, il s’en occuperait plus tard, lorsque leur entrevue serait terminée. À ce moment là il finirait son travail, laissant à son pouvoir le temps de reprendre un peu du poil de la bête alors qu’il pouvait presque sentir les prémisses de la douleur dans son propre abdomen, puis, la coupure perçant sa chair avec légèreté. Cette douleur, il l’accepte volontiers, une part de lui ne pouvant s’empêcher de se délecter de cette sensation, chez lui comme chez les autres. Le fameux moment où le corps se demande ce qu’il se passe, et impulse dans les veines ces neurotransmetteurs qui lui donne l’impression d’être vivant. Lorsqu’il arrête, c’est pour retomber assis sur le sol, non loin. Pendant un moment, il ne fait qu’observer ses mains tachées de carmin. À l’intérieur de ce liquide, il y a la moitié de ce qui les composait tous les deux. Le même ADN, celui d’un géniteur ayant engendré les deux hommes. Du même rouge qu’il sentait couleur sous son sweat-shirt, peu inquiéter par la marque qui ne serait qu’une des nombreuses cicatrices marquant la peau du martyr.a Son visage aussi l’était, le craquèlement du sang séchant déjà sur sa peau lui rappelait sa présence. Il ne fallait qu’attendre son réveil maintenant. De longues minutes qu’il laisse s’écouler, à juste observer celui qu’il a poursuivi pendant si longtemps. Dans un autre monde, peut-être qu’il aurait grandi avec lui. Peut-être que cette haine n’aurait jamais eu lieu d’être, que jamais son esprit n’aurait pu être corrompu par la douleur. Peut-être qu’il serait encore ce qu’on a toujours voulu qu’il soit, que clémence et bonté. Pourtant, dans leur monde à eux, les choses avaient tourné bien différemment et la clémence avait laissé place à cette colère qu’il n’arrivait plus à apaiser depuis longtemps. Après avoir passé de temps à attendre, il se décide à abattre sa main sur la joue immobile, espérant réveiller l’assoupi. « On a pas fini, toi et moi. » Pas certain qu’il soit capable de l’entendre, mais il l’espère fortement.



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And if you go chasing rabbits, you know you're gonna fall down the hole (Clemens) NSFW - Sam 4 Aoû - 17:29


And if you go chasing rabbits,
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The Jones brothers


C'est un véritable cauchemar qui m'aspire. Mais il n'y a pas de lumière au bout du tunnel, pas de sensation agréable de flottement ou la réminiscence des visages de gens qui me sont chers. Peut-être que c'est parce que je ne meurs pas vraiment, mais ça je n'en ai pas encore conscience. Il n'y a que le néant qui m'enveloppe, la sensation de perdition comme celle rencontrée lorsque l'on nage vers la surface mais que l'on réalise qu'elle est encore loin. Manquer d'air, l'esprit asphyxié par la douleur, incapable de produire autre chose qu'une panique qui détruit tout sur son passage. La terreur de la finalité de l'existence et la réalisation de mon indignation. Non je ne veux pas mourir. Malgré ces substances qui tourbillonnent dans mes veines, malgré cette tendance à chercher le dommage de mon âme. Pas d'estime, d’égocentrisme suffisant pour réussir à me sortir de ces travers dangereux, un tango aliéné sur le fil du rasoir. Et la pointe de la lame je l'ai trouvée, ou plutôt c'est elle qui m'a trouvé. Tous mes vices s'échappent de ma poitrine, une saignée purificatrice de mes problèmes à renfort d'une violence insensée. Une folie furieuse qui vient d'achever le peu d'innocence qu'il me restait. Ce monde est pourrit. Dieu n'existe pas mais le mal lui, est bien réel. Il nécrose tout de l'intérieur jusqu'à ce que le parasite consume son hôte et en cherche un nouveau. La violence est contagieuse, le désespoir transmissible. Mais malgré tout, sur cette réalité malade je veux pouvoir rouvrir les yeux. Laissez-moi juste une chance de me réveiller de ce mauvais rêve.

C'est la force de sa gifle qui me remet les pieds sur terre et me ramène de ces limbes que je n'avais pas conscience d'avoir visité. Aussitôt mon souffle erratique reprend le dessus au rythme de l'effroi. Je me terre un peu plus contre le mur, rassemblant mes pauvres muscles endoloris dans un tas de chair et de terreur. Ma main vient aussitôt se plaquer contre mon abdomen dans un dernier espoir d'arrêter l'hémorragie, mon esprit n'a pas eu le temps de comprendre qu'il est pour l'instant hors de danger. Tout mon corps fait encore écho de l'adrénaline, de la douleur et de l'urgence qui me maintenant éveillé avant que mon esprit ne lâche prise. Je cherche du regard mon agresseur, n'ayant pourtant plus assez d'énergie réflexe pour lever l'autre bras pour me protéger de ses coups éventuels. Mais il est juste assis-là, le visage étrangement lessivé et narquois, une suffisance outrageuse. Il ne bouge pas et se contente de m'observer. Je ne suis pas assez troublé pour ignorer son petit manège. Il se délecte de ma douleur, il prend son pied à jouer avec la détresse de mes sentiments. Ses mains sont couvertes de sang. Mon sang. Je ne comprends pas. Mes doigts se glissent contre la plaie, découvrant avec stupeur l'irrégularité d'une entaille pas si profonde. Je déglutis, un vent d'incompréhension faisant s'agiter mes pupilles un peu trop vite. Est-ce que j'ai rêvé ? Est-ce que c'est l'effet pervers de la drogue qui me court encore l'échine de ses illusions électriques ? Non c'est impossible. Il y avait tellement de sang, je me vidais comme une éponge serrée entre ses phalanges meurtrières. Je le quitte des yeux un instant pour baisser la tête sur mes blessures. Ma jambe saigne encore mais il ne reste plus sur mon torse que quelques tâches pourpres irrémédiablement emprisonnées dans la fibre de ma chemise. Je passe encore le bout de mes doigts sur les picotements de l'entaille à peine humide avant de relever le visage et lui jeter un regard confus, sourcils froncés du courroux de la proie coincée sous la patte du prédateur. Ma paume se plaque avec précautions contre mon genoux. Je ne sens plus vraiment ma jambe au delà des soubresauts aigus de la souffrance qui remonte le long de ma cuisse. J'essaie d'exercer une pression contre la blessure pour tenter d'arranger les choses mais je n'ai plus de forces. Étrangement mon souffle s'est calmé, je m'en aperçois enfin après plusieurs minutes. Je suis hors de danger pour l'instant. Peu importe ce qu'il s'est produit pendant mon moment d'égarement, la sonnette d'alarme a cessé de hurler à mes tempes. J'étais en train de mourir, j'en suis persuadé. Mais comment expliquer que cet indice morbide ait maintenant presque complètement disparu ?

Mes yeux glissent de nouveau sur mon agresseur, allant de ses mains à son visage, son regard bleu perçant le mien de la même teinte. Tentant de soutenir ses coups d’œil mauvais en restant attentif au moindre geste violent de sa part. J'ai peur de revoir cette lame sortir de sa poche. C'est là que je le remarque, cette fleur rouge en train d'éclore sur son torse, le tissu éponge le sang au même endroit que sur mon propre corps quelques minutes auparavant. Je cligne des paupières, incapable de savoir quoi déduire de cette vision. Était-il blessé lui aussi ? Alors pourquoi m'avoir attaqué ? Non ce n'était pas la peur, il ne m'avait pas poignardé dans le dos par quelconque désespoir de survivre. C'était intentionnel, empli de mauvaise idées. Il avait le relent de la rue dans ses traits, la dégaine d'un criminel. Mais putain, il avait aussi cette face de gamin. La trogne irrémédiablement juvénile et la réalisation de ce fait me choque encore plus. Impossible de lui donner un âge, je n'aurais pas pu penser que quelqu'un d'apparence si jeune puisse commettre de telles choses. Petit roi de mon monde de naïveté, optimiste détraqué. Je déglutis encore, le goût de fer toujours sur la langue. « Pourquoi...? » J'arrive à articuler avec peine, je suis surtout complètement assommé de me retrouver à taper la discute avec mon bourreau. Ma tête part en arrière s'écraser contre le mur, j'ai encore des spasmes récurrents de cette géhenne. « Pourquoi tu fais ça ? » Malgré la laideur avérée de ce monde, il faut que je cherche irrémédiablement des raisons à tout. Tout comme je ne suis pas capable de croire en dieu, je ne suis pas capable de comprendre qu'il puisse simplement être un psychopathe de plus qui prend juste son pied à attaquer et torturer les gens. Je me sens ridicule, ce type vient de me planter à deux reprise un couteau dans le corps et pourtant je n'arrive pas à déchaîner ma colère. Je suis étrangement immunisé au virus de la haine. Peut-être que c'est un syndrome de Stockholm intempestif qui se développe ou que je suis bien trop con de gentil, mais j'ai presque de la peine pour lui. Il faut tellement avoir les tripes accrochées pour faire ce qu'il vient de faire. Les sentiments sont faciles mais les actes nous définissent. J'échappe une grimace en essayant de me redresser légèrement pour trouver une position assise plus confortable, la froideur des briques contre mon dos me fait du bien. Je donne un léger signe de tête à son encontre et la tâche carmin qui a finit d'éclore sur son torse. « T'es blessé ? Pourquoi tu me laisse pas tranquille et tu vas pas te faire soigner à l'hosto. Si t'as des problèmes t'avais qu'à prendre mon portefeuille au lieu de... » Ce n'est pas vraiment de l’inquiétude à son encontre dans ma voix, juste une constatation logique. Le sarcasme et la colère ont disparu, il n'y a plus que la lassitude docile de cette situation qui m'échappe. Je n'ai pas la force de continuer de me battre à coup de mots acerbes contre quelque chose que je ne comprends pas, je ne suis pas un soldat en croisade. Mes paupières se ferment un instant et j'échappe un souffle. « T'es qu'un gamin putain ça a pas de sens... » Les mots marmonnés entre les lèvres, mollement articulés, mes bras retombant sur le sol. Je suis épuisé. Je ferais bien un autre petit somme mais je doute que cela soit l'idée de cet inconnu de me laisser m'échapper de nouveau dans l'inconscience.
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Clemens Jones
Clemens Jones
- CRY OF THE MARTYRS -
BLAZE : rage
CREDITS : ava: jan ♥ & co: rage. code signa: solosands
FACE : dane dehaan
DOLLARS : 1176
SACRIFICES : 566
PORTRAIT : And if you go chasing rabbits, you know you're gonna fall down the hole (Clemens) NSFW Tumblr_nr23jwNPmE1tbjuy7o3_400
ANNEES : 33 années et pourtant un visage de gamin.
CŒUR : incapable de mettre un mot encore dessus, effrayé d'avouer ce qu'il sait déjà. le palpitant ne blesse plus, il aime.
RÉINCARNATION : simple mortel doté d'un pouvoir de guérison.
TALENT(S) : prophète aux mains salvatrices, adoucissant les maux et collectionnant les blessures. Son sang précieux, drogue certain, guérit les blessures et tue les dieux.
FACTION : la Calavera, ceux qui ont bien voulut de lui.
OCCUPATION : Soldado sortant du repos forcé, guérisseur du commandate sur la touche.
GENÈSE : conscient depuis l'enfance d'être doté de pouvoirs surnaturels, il connait l'existence des dieux depuis son arrivée à Arcadia.
TALON(S) D'ACHILLE : la solitude, le rejet. Aura.
JUKEBOX : way out there - lord huron // the dark side - muse
RUNNING GUN BLUES : And if you go chasing rabbits, you know you're gonna fall down the hole (Clemens) NSFW B2777c0879bfa482419317ed586a779f

SEEK AND DESTROY
maldwyn jones I
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ONE EYED HOUND
gamze hale
ψ
THE DARK SIDE
maldwyn jones II
ψ
WICKED ONES
aura sciarra I
ψ
GUIDING LIGHT
maria magdalena asturies
ψ
AFTER ALL
aura sciarra II
ψ
THE DAWN WILL COME
maldwyn jones III
ψ
FAMILIA
alejandro flores
ψ
OUT OF MY MIND
aura sciarra III
ψ
THE MEPHISTOPHELES OF LOS ANGELES
aura sciarra IV
ψ
CHERRY BLOSSOM
aura sciarra V (ft. gus)
ψ
champion
maldwyn jones IV


(+ en apesanteur)
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And if you go chasing rabbits, you know you're gonna fall down the hole (Clemens) NSFW - Dim 5 Aoû - 16:00

oh, brother.

There is no escape and that is for sure This is the end we won't take any more Say goodbye to the world you live in You have always been taking But now you're giving Running, on our way hiding You will pay dying One thousand deaths. Searching, Seek and destroy



L’inconscience prend fin lorsque sa main atteint sa joue dans un claquement tout aussi satisfaisant à ses oreilles que le coup ne l’était en lui-même. Ça le soulageait un peu, de toute cette haine emmagasinée après l’homme qui se remettait à paniquer contre son mur. De nouveau, un soupir lui échappe. Sa patience, toujours aussi mince, était mise à rude épreuve aujourd’hui. Ce n’est pas l’envie de battre son crâne contre le mur de briques qui lui manque, la colère rugissant dans ses tripes lui hurlant d’abréger l’entrevue en frappant sa colère pour y mettre fin. Il y avait aussi ce cynisme qui se jouait de tout, même de lui, préférant la lenteur d’une torture psychologique et d’une moquerie délectable à la violence rapide. Il pouvait rire de son innocence, se moquer de son ignorance lorsqu’il observe la blessure minimisée par une opération divine derrière les mains du tortionnaire. Le sourire revient, amusé de sa stupeur. Le sage professeur n’était visiblement pas conscient de beaucoup de choses dans ce monde, étranger à la perversion de celui-ci, la contemplation de ses abysses s’arrêtant à la drogue qu’il semblait consommer. Au-delà, il devait faire comme les autres, détournant la tête face à l’anormalité, faisant comme si rien de tout cela n’existait. Il est de ceux qui préféraient ne pas penser à ces choses, enfonçant la tête dans le sable comme des autruches ou avançant avec des œillères, la cravache guidant ces parfaits exemples de la société à travers le système sans en voir les erreurs. Ramené à la réalité, l’incompréhension se transforme en question. Pourquoi. Pourquoi lui, pourquoi maintenant. Pourquoi il agissait ainsi, pourquoi cette violence. Il ne savait définitivement rien. « Tu serais resté tranquille, je n'aurais pas eu à te faire tenir en place. Aussi simple que ça. » Il coupe sa tirade pour bouger un peu, le tiraillement dans son abdomen rendant sa position peu confortable après quelques minutes, la douleur attendue. « Tu serais resté tranquille, tu n’aurais pas perdu tout ce sang aussi rapidement non plus. »  Il répond nonchalamment. Au départ, il observe les tentatives de son aîné de contrôler le flux de sang émanant de son genou, sans grand succès. Il déglutit face au spectacle, résistant à l’envie de bouger ses mains de là et réparer la blessure maintenant, avant de détourner les yeux sur ses mains rougeâtres. C’est une couleur qu’elles allaient finir par prendre de façon permanente à force de tremper dans le liquide, qu’il se disait parfois, ne sachant pas trop si c’était une bonne chose ou non. « Mais vu que tu paniques comme une mouche devant une fenêtre, j’imagine que c’est la première fois de ta vie qu’on te poignarde. » C’était plus un constat qu’une question.

À côté, il ne pouvait pas en dire autant, grand habitué des blessures et parfois compagnon involontaire des urgences. Il minimise au maximum ses visites chez les blouses blanches, incapable de tenir en place dans un coin en attendant d’être pris en charge par les équipes médicalisées. Incapable de rester assis à regarder les innocents souffrir en face sans ressentir le besoin, qu’il détestait, de les aider comme un bon petit Saint-Bernard.  Hors de question de faire comme il le demandait. « Tu crois que ça, ça allait disparaître sans contrepartie ? » Il lui renvoi son signe de tête, désignant la blessure originelle avant de soulever son propre t-shirt. En dessus du tissu traînant parmi les cicatrices et ecchymoses en rémission, l’entaille sans arme du crime, identique à celle que son aîné arborait. Une preuve qu’il était supposé faire le bien, guérisseur, sacrifice humain envoyé sur terre pour aider son prochain. Pourtant, le monde a pourfendu sa nature, le traitant comme un paria. Voilà comment il en était arrivé là, prophète détestant son don, l’utilisant pour causer souffrance. Même la sienne. « Je suis pas après ton fric. J’en ai rien à carrer de ton fric, à dire vrai. Ou de ton aide. »   En laissant retomber son t-shirt la sensation poisseuse lui arrache une grimace. C’était le côté désagréable de la chose, que la poussée d’adrénaline dans son organisme compensait largement. Il n’y a que dans ces moments-là qu’il se sent bien, vivant. Les battements de son cœur accélérés par son organisme inquiet pour sa propre santé. Il n’y avait pas besoin de le connaître pour savoir qu’il en avait rien à faire. Cela se voyait aux cernes creusés sous ses yeux et à son teint pâlichon, il abuse de ses capacités, maltraite son corps quotidiennement sans vouloir s’arrêter. Le gosse, comme il dit, n’a aucune raison de le faire et absolument rien à perdre. « Je ne suis pas un gosse, je suis né que quatre ans après toi. » Il se défend comme il peut, comme un petit frère essayant d’affirmer son autorité auprès d’un aîné utilisant son âge pour prendre le dessus.  À trente-deux ans, sa baby-face lui portait toujours autant préjudice malgré les années qu’il avait vécu, bien avant sa majorité, en parfaite autonomie. Ca fait tellement longtemps qu’il a cessé d’être un enfant, d’être innocent, que parfois, il se demande s’il l’a vraiment été un jour.

Bien évidemment, tout ça, il n’en avait aucune idée. Les limbes avaient décidé de reprendre le dessus sur lui à en juger par le regard vaseux posé dans le vide et les mots à peine compréhensibles. De nouveau, la main s’écrase sur la joue, la claque vouée à le maintenir éveillé. Cette fois, pourtant, il attrape le visage à peine a-t-il été marqué, forçant les yeux rêveur à croiser les siens. « Ne me fais pas regretter ça. Tu sais probablement ce qu’il va se passer sinon. » Qu’il ronchonne avant de le relâcher, la main laissant le visage pour rejoindre l’autre au-dessus de la jambe meurtrie. « Tu veux tant savoir, pourquoi ? Et bien allons-y. » il commence son discours, le palpitant déjà rageur s’énervant un peu plus lorsque le pouvoir prend effet et que l’épiderme sous lui se reconstruit doucement.  « À l’époque où tu chialais encore sur ta mère à cause du monstre sous ton lit, ton père lui culbutait tout ce qui bougeait. Évidemment, sur toutes les fois où il a baisé n’importe qui, fallait bien qu’il y ait un accident. » Les mots sont amers, désinvoltes. La haine coulant à travers chacun d’eux était rattrapé par l’ironie dans son ton, l’histoire de sa vie se résumant en une simple mascarade, un accident malheureux devenue farce. « C’est comme ça que je suis né. » Il avoue en cherchant des yeux sa réaction, curieux de savoir comment il allait réagir. Ce n’était pas tous les jours qu’un inconnu décidait d’agresser le premier venu en clamant être son frère cadet, particulièrement après lui avoir enfoncé une lame par deux fois juste pour la bonne mesure. Il allait surement le prendre pour un menteur, ou un fou. Un fou capable de réparer les maux qu’il a lui-même commis, comme s'il était aussi facile que cela de gommer ses erreurs. « Tu t’attendais pas à ça, hein, grand-frère ? » Il crache presque le dernier mot comme un insulte, aigris. Voilà des années qu’il rêvait de lui dire. De voir sa tête lorsque monsieur parfait réaliserait être apparenté à lui. Raillerie narquoise, il se moque un peu en retirant les mains de la jambe. À la place du sang s’écoulant ne restait qu’une fine coupure qui se transformerait en une simple cicatrice, le mauvais souvenir d’un accrochage avec un buisson d’épines plutôt qu’à la lame d’un couteau planté là. Il essuie ses mains sur son t-shirt, taché de son propre sang de tout manière, irrécupérable maintenant.



CODAGE PAR AMATIS

▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪

☩ sabbra cadabra ☩
I feel so good, I feel so fine Love that little lady, always on my mind She gives me loving every night and day Never gonna leave her, never going away I feel so happy since I met that girl When we're making love it's something out of this world It feels so good to know that she's all mine Gonna love that woman till the end of time
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And if you go chasing rabbits,
you know you're gonna fall down the hole

The Jones brothers


Il est toujours des secrets de famille, des squelettes dans les murs qui grattent le lambris pour en sortir. Des conversations à peine entendues au travers d'une porte, des voix qui se taisent lorsque des oreilles indésirables pénètre la pièce en toute innocence. Des papiers sous clés, des photos d'étrangers sans noms qui tombent des albums et disparaissent précipitamment des regards inquisiteurs. On mets la tête dans le sable pour les oublier, après tout ce sont les histoires des autres, d'un autre temps. Et si elles nous concernent, nous n'avons d'autre choix que de collectionner les indices laissés derrière, des miettes sur le chemin en espérant qu'elles nous mènent à découvrir le pot-au-rose. Nous sommes affamés de la vérité sans forcément vouloir trop nous y pencher. Car dans le fond nous n'avons pas envie d'écouter le grincement malsain de ces mystères emplâtrés dans les murs, la raison de ces airs graves sur les visages et des larmes silencieuses. Parfois des mots échappés sous la colère, des paroles venimeuses pas vraiment en l'air dont le poids est un boulet invisible au pied pour celui qui n'en comprends pas tous le sens. T'es vraiment comme ton père. On grandit avec, on vit avec le savoir étouffé que quelque chose cloche, que rien n'est vraiment ce qu'il paraît. Les mensonges gangrènent les fondations, éclatent le foyer et mansardent insidieusement les esprits. Des fissures invisibles qui invitent la folie, un vice qui pourrit tout jusqu'à la moelle d'une maladie invasive et silencieuse. C'est pour cela que l'on dit toujours que les secrets ne le restent à jamais. Sur un lit de mort, après ma mise en terre, ils reviennent ramper sur les lèvres trop épuisées pour les contenir encore. Et lorsqu'ils éclatent au grand jour c'est un coup de canon, une déclaration de guerre à la normalité. Cette imposture qui avait prit le temps de s'installer s'écroule, fausse stabilité du sol qui se dérobe sous les pas des ignorants. Bas les masques, avènement du mépris accumulé qui a finit par suinter par tous les pores des gardiens contraints de cet ordre héréditaire. Cette secte des non-dits, ce groupe de personnes que l'on appelle sa famille. Main dans la main, la ronde des coupables qui entoure le feu de joie, les flammes sur les visages de ceux en qui on croyait avoir confiance. J'ai grandis sans le savoir avec un bidon d'essence et une allumette dans le cœur.

Une part de moi est étrangement apaisée, comme si cette expérience horrible n'était qu'un songe étrange. Peut-être dois-je cela aux résidus de drogue ou au fantôme de la douleur qui bougent encore mes muscles de soubresauts nerveux incontrôlables. Peut-être est-ce ses mots, ses raisons qui me sont tellement incompréhensibles qu'elles font sombrer un peu plus mon esprit dans le néant. Bien sûr que je n'avais jamais été poignardé, ce n'était pas le genre d'expérience normale qui arrivait plusieurs fois dans une vie. Cela me percutait de plein fouet, le monde de cet inconnu et le mien. Deux univers qui ne sont pas fait pour se rencontrer mais qui s'entrechoquent aujourd'hui avec violence. Sa brutalité n'avait aucune raison d'être, ses mots trahissaient sa perception des choses, cette logique tordue qu'il semblait appliquer. Il ne voulait pas me laisser partir alors il avait décidé de me blesser physiquement pour m'empêcher de fuir. Il avait choisit les extrêmes sans arrière pensée aucune. Il était dangereux. Je pouvais le voir sans les œillères de la naïveté maintenant, ce gosse était perturbé. Mais il ne répondait toujours pas à ma question. Pourquoi ? Au fond de moi je savais que je n'étais pas une victime au hasard. Cette impression d'avoir été suivit pendant la fête, cette silhouette étrange qui s'échappait du coin de mon œil. Une paranoïa qui parlait pour moi. Mais je n'étais pas d'ordinaire sujet à ce genre de peur, l'impression d'être traqué comme une proie, ces choses là n'arrive pas dans mon monde.

Que puis-je protéger de ce monde, cette réalité  maintenant qu'elle vole en éclats ? Il soulève son haut, m'offre la vision de son torse meurtrit à l'image du mien. A l'exception que sa plaie à lui continue de gargouiller de sang frais. Je reste hypnotisé par cette image, mon cœur s'accélérant. Je ne comprends pas. De quelle contrepartie parle-il ? Vient-il de se mutiler à l'identique le temps de mon inconscience ? Pour quelle raison ? Il est timbré. Putain mais il est complètement fou. Cette situation est  surréelle, qu'est-ce qu'il essai d'insinuer ? Que tout mon sang a disparu pour être remplacé par le sien ? Qu'il a soigné mes blessures par l'opération du saint esprit ? Et il parle comme s'il me connaît, il utilise même mon âge pour référencer le sien. Comment connaît-il mon âge ? Est-ce qu'il parle sans savoir, juste pour s'amuser à me terrifier un peu plus ? Cette familiarité est effrayante, si proche de sa folie qu'on dirait qu'elle peut aussi me contaminer. Il y a d'autres marques sur son corps, une multitude. Des bleus, des cicatrices toutes plus affreuses les unes que les autres. Je détourne le regard, je ne peux pas faire le constat de tant de maltraitance, peu importe si elle est auto-infligée ou non. Peu importe si ce type est aliéné, peut importe s'il n'est qu'un psychopathe dans une allée. Je ne peux pas supporter une réalité pareille.

Mais il m'empêche encore une fois de fuir à l'intérieur de ma propre tête, une nouvelle gifle qui m'arrache un sursaut à m'en décrocher le cœur. A la sensation de sa main se posant contre ma jambe blessée, la pression qu'il exerce contre l'entaille, mon souffle s'accélère. Je ne peux pas me retenir de paniquer, il me cause des émotions contraires qui m'épuisent. Maintenant que je suis conscient, je peux sentir, observer ce qu'il se passe vraiment. Le picotement de la plaie est insupportable, la chaleur de sa main me brûle la peau. Je sens mes chairs se refermer d'elles-même et la douleur s'atténuer lentement. C'est impossible. Ça ne peux pas vraiment être ce qu'il est en train de se passer. Je ne peux pas y croire. Je ne veux pas y croire. Mes yeux sont exorbités, exprimant tout mon effroi de voir le sang commencer à s'écouler autour de son genoux à mesure que le mien s'assèche de son hémoglobine. C'est impossible. Il est en train de me soigner par son simple contact. Ce n'est pas vrai. Cela n'existe pas. Je suis pétrifié, par ses gestes, par ce qu'ils signifient. Mais ce sont ses mots qui achèvent de tout faire voler en éclats.

Un coup de téléphone impromptu. Un jour dont je ne me souviens pas. Peut-être était-ce un vendredi, qui sait. Qu'est-ce que cela importe. A l'autre bout de la ligne, un cabinet de notaire de Burbank, Californie. La voix de la femme prend des pincettes, pleine de compassion. Votre père est décédé, qu'elle m'a dit. Le vieux a enfin claqué, est ce que j'ai entendu. C'est une sensation étrange, recevoir des condoléances pour quelqu'un que vous n'avez jamais vraiment connu. C'est comme se présenter à l'enterrement d'un étranger, recevoir une tape sur l'épaule de personnes tout aussi étrangères, des sentiments mal placés qui sonnent creux. Je ne suis jamais allé à son enterrement bien sûr. Ma mère non plus. Je pense qu'au delà de la vieillesse, elle ne se serait pas déplacée pour un homme qu'elle méprisait, même pour cracher sur sa tombe. Ce n'était pas le premier qu'elle enterrait, le père de mes demi-sœurs étant déjà partit d'un cancer depuis quelques années. Mon père a foutu le camp quand j'avais quatre ans, et avec le temps le manque devient colère, jusqu'à devenir de l'indifférence. Avec l'âge j'ai cru comprendre pourquoi il était partit, pourquoi même ma grand mère ne prononçait jamais son nom. Ces petits secrets de famille qu'on tait en toute impunité. Je savais que mon père était une enflure irresponsable, un couard. Tu es comme ton père Maldwyn, t'es rien que comme ton père ! Les instances de colère étaient faciles à interpréter, bien qu'injustes. Alors j'avais toujours imaginé qu'il était mort dans un fossé quelque part, ou qu'il avait refait sa vie. Une vie dont je me fichais bien de faire partie. Pourtant rien de toute cela. Votre père vous a nommé comme seul héritier. La notaire au téléphone avait annoncé. Peut-être était-elle au final, la seule à ne pas connaître la vérité.

Alors les squelettes qui viennent de sortir de leurs placards ont fait craquer l'allumette sur le bidon d'essence. Immolé par la vérité. Tu t'attendais pas à ça hein, grand frère. Toute ma vie n'est qu'un mensonge. J'ai grandis dans une maison bâtie sur un cimetière entier. Peut-être ai-je toujours su, mais je n'ai pas voulut voir. Les murmures échangés, la photo d'un bébé dans les bras d'une jeune femme inconnue. Regarde qui ton père est vraiment, regarde comment il abandonne sa famille. Sans le savoir, j'ai été rendu complice de ce grand secret. J'ai fermé les yeux, mis les mains sur les oreilles et avalé toutes les questions et les mots qui auraient pu faire brûler ce voile sur la réalité. C'est comme ça que je suis né. Oublié de l'histoire, un frère que je n'ai jamais eu mais qui existe pourtant. Ce même regard bleu en face de moi qui m'observe. Non, je ne peux pas y croire.

Je n'arrive plus à respirer, je crois que toutes ces émotions sont en train de mal réagir avec les substances dans mes veines. J'ai le palpitant qui s'affole, je suis en train de faire un relent de crise de panique. Je plaque une main contre mon cœur pour essayer de contrôler mon souffle rauque, alors que mon autre main vient s'agripper à son col avec force. « Tu mens. » Mon regard perce le sien. Je ne peux pas y croire, c'est impossible. « Ferme ta gueule... » Tout s'écroule autour de moi et j'en perds la raison. « Tu mens ! » Que je beugle plus fort, comme pour le conjurer à disparaître. Lui, une abomination à ma réalité. Ma deuxième main vient s'agripper à son col et je ne suis plus que colère. Je le soulève et le plaque contre le sol, sa tête heurtant violemment le goudron de la rue, un bruit sourd terrifiant. Mes doigts secouent son col, soulevant ses épaules alors que je me rue de mon corps sur le sien. « Tout ça c'est des mensonges ! » Tout. Son lien de parenté, ces étranges facultés. Je hurle mon désespoir alors que mes phalanges se rassemblent pour lui asséner un coup de poing, une violence dont je me croyais incapable. Une envie de faire mal à un autre être humain dont je me croyais incapable. « TA GUEULE ! » Et lorsque mon poing s’abat une deuxième fois sur son visage, le sang éclatant de son nez sous la pression, quelque chose se brise définitivement en moi. Les larmes commencent à couler, une frénésie de douleur, mais cette fois-ci elle vient de l'intérieur. Tout mon corps se mets à trembler, j'ai la tête qui tourne, l'envie de vider mes tripes. Lâchant enfin son col je me recroqueville contre son corps, mon visage se tâchant du pourpre qui continue de se répandre contre son torse. Mes doigts tremblent, j'ai froid comme si ces entailles étaient à nouveau mortelles. Son hémoglobine poisseuse sur ma main me terrifie et je recule de sa carcasse, essayant de frotter paniqué le carmin pour le faire disparaître, ne faisant que l'étaler encore plus sur mes chairs abîmées. Je cherche à me battre contre la vérité alors qu'au fond de moi je le sais, cet homme en face de moi est bien mon demi frère. Je me détourne d'un geste brusque, vidant le contenu de mon estomac sur le sol, vomissant ces années nauséabonde passées dans le noir. Mon dos retrouve le mur, ma seule constante dans toute cette folie. Tout mon monde n'était que mensonge. Moitié de mon sang, moitié du sien, deux hommes brisés d'un même destin. Et ce soir je regarde mon innocence brûler au nom des péchés d'un autre.

Les péchés au nom du père.
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ANNEES : 33 années et pourtant un visage de gamin.
CŒUR : incapable de mettre un mot encore dessus, effrayé d'avouer ce qu'il sait déjà. le palpitant ne blesse plus, il aime.
RÉINCARNATION : simple mortel doté d'un pouvoir de guérison.
TALENT(S) : prophète aux mains salvatrices, adoucissant les maux et collectionnant les blessures. Son sang précieux, drogue certain, guérit les blessures et tue les dieux.
FACTION : la Calavera, ceux qui ont bien voulut de lui.
OCCUPATION : Soldado sortant du repos forcé, guérisseur du commandate sur la touche.
GENÈSE : conscient depuis l'enfance d'être doté de pouvoirs surnaturels, il connait l'existence des dieux depuis son arrivée à Arcadia.
TALON(S) D'ACHILLE : la solitude, le rejet. Aura.
JUKEBOX : way out there - lord huron // the dark side - muse
RUNNING GUN BLUES : And if you go chasing rabbits, you know you're gonna fall down the hole (Clemens) NSFW B2777c0879bfa482419317ed586a779f

SEEK AND DESTROY
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THE DARK SIDE
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And if you go chasing rabbits, you know you're gonna fall down the hole (Clemens) NSFW - Dim 5 Aoû - 23:14

oh, brother.

There is no escape and that is for sure This is the end we won't take any more Say goodbye to the world you live in You have always been taking But now you're giving Running, on our way hiding You will pay dying One thousand deaths. Searching, Seek and destroy



Le peu d’espoir qu’il avait se meurt, à l’instant où ces deux mots franchissent ses lèvres. Tu mens, qu’il dit. Il était évident qu’il n’allait pas croire en ses mots. Évident, que personne de sain d’esprit ne voudrait être lié à un psychopathe comme lui. À quoi s’attendait-il, franchement. La vie devrait lui avoir appris que les choses ne tournaient que rarement en sa faveur, particulièrement après avoir poignardé son frère. Ca a commencé avec sa mère, morte depuis des années puis par sa tante, qui renvoie un adolescent sans personne d’autre dans la nature puis par un père, incapable de croire l’histoire d’un gamin et de la photo d’une femme dont il avait tout oublié. Personne n’a envie de se faire abattre en pleine rue par son prétendu demi-frère, même si celui-ci panse les blessures infligées auparavant avec ses tours de passe-passe anormaux pour le commun des mortels. Il avait presque prévu la haine, mais elle l’amoche tout de même, le cœur enragé victime de ses espérances. La part de lui qui espérait gagner un frère, crédule et visiblement toujours aussi peu habitué, à la réalité. Quand la main vient le saisir par le col, la rage bouillant chez son aîné, il est renvoyé seize ans en arrière lorsque, de la même façon, son tuteur de l’époque l’avait saisi par la nuque pour l’envoyer valser sur le comptoir de la cuisine sous les cris de la mère de famille. Malgré l’envie de se débattre, il n’y arrive pas sur le coup, à peine capable de s’agripper au poignet qui l’avait attrapé, tétanisé par le souvenir qui ne lui a appris qu’une seule chose : attends que ça s’arrête. C’est ce qu’il fait en laissant son corps être projeté contre le sol, le crâne heurtant si fort celui-ci qu’il se retrouve sonné, capable de sentir les coups, mais sourd face aux hurlements de colère qu’il percevait comme s’il était sous l’eau, noyé par le contre-coup. Lorsque cela cesse et qu’il ouvre les yeux, c’est pour le voir du coin de l’œil se détourner et entendre le bruit si caractéristique d’un humain vomissant tout ce qu’il avait mangé plus tôt.

Il rit, ne peut s’empêcher de rire malgré les soubresauts que cela cause dans son corps amoché. Tant pis, qu’il se dit. La situation était bien trop risible pour ne pas se prendre au jeu des rires, moqueur, animé par les souvenirs du passé et l’incapacité de son frère à supporter la moindre violence. « Tu parles comme papa. » qu’il déclare, alors qu’un nouveau soubresaut lui reprend, le sourire aux lèvres à peine tiré par la douleur. Elle était habituelle, punitive. La seule chose pour laquelle il se montrait véritablement doué, ou en tout cas, que l’on trouvait utile chez lui. Capable de faire souffrir les autres et d’encaisser la douleur, combattant pour quelques billets pour la solde de la Calavera. C’est comme cela qu’il s’était retrouvé embringué dans la mafia, son don, pour la douleur. « Lui non plus il ne voulait pas croire que j’existais. » Le mal dans sa poitrine n’a rien à voir, cette fois, avec les coups qu’il venait de recevoir ou des blessures qu’il arborait. C’était celle du fils de personne, rejeté au début par un père qui ne voulait pas croire en sa paternité. Parfois, il se demandait si l’homme s’était pris d’affection pour lui ou si ce n’était que la simple culpabilité qui l’avait poussé à s’occuper de lui. S’il s’intéressait aux capacités qu’il a démontré posséder, ou si c’était bien sincère. Ses questions resteront bien entendu sans réponse, dix ans après sa mort. Doucement, il cherche à se redresser, conscient que le sang coulant sur son visage provenait d’un nez cassé, le goût métallique s’égarant sur ses lèvres lorsque la gravité commence à le rattraper. Assis, la pression dans son abdomen devient plus que douloureuse, les os endoloris de sa colonne vertébrale à son crâne s'harmonisant au reste de ses douleurs. Il savait frapper, malgré son ignorance dans le domaine. C’était de famille. « Gareth Jones, 57 ans, cancer du foie devenu généralisé. 15h42, 18 juin 2007, Buena Vista Street, Burbank. C’est quand et où il est mort. » Il souffle, d’une traite. Le moment était encore gravé sèchement dans sa mémoire une décennie plus tard, la maladie qui l’a emporté un poids qu’il a porté pendant quatre années de sa vie sans pouvoir sauver son géniteur. C’était pourtant comme si c’était hier, la réalisation arrivé à l'hôpital qu’on ne l’avait pas prévenu de la mort de son propre père. Qu’il n’était pas dans les contacts d’urgence, qu’il n’était pas non plus dans les démarches administratives. Tout ce qui lui avait été donné, c’était une date et une heure où le service serait rendu dans le cimetière de la ville, simplement. Parfois, il regrettait de ne pas l’avoir sauvé, de ne pas s’être sacrifié en partie pour prendre un peu de sa douleur, l’amour d’un fils pour son père dépassant la haine qu’il éprouvait pour lui. Parfois, il rêvait d’avoir appris la vérité avant sa mort. Se plaisant à imaginer la satisfaction que cela aurait été, que de l’abattre lui-même, pour avoir osé se jouer de lui pendant tant d’années.

Il essuie son nez sur le cuir de sa veste, le carmin invisible sur la matière organique alors qu’il cherche encore à reprendre ses esprits. « Je t’ai dit que j’en avais rien à secouer de ton argent. Pourquoi je m’amuserais à faire ça si je ne disais pas la vérité, je suis pas aussi désespéré que ça. » Il savait mériter les coups, pour ce qu’il lui avait fait et ce qu’il avait fait au reste du monde. C’était de bonne guerre, et même s’il avait envie de lui renvoyer la pareille, le lion en cage préfère rugir en silence, l’observant, près à sortir les crocs en cas de besoin. Ce serait à charge de revanche, la honte d’avoir été traité comme un vermisseau suffisante pour promettre qu’il lui fera mordre la poussière en retour. « Ta petite vie parfaite en prend un coup, c’est ça ? T’as un taré dans la famille, n’est-ce pas merveilleux. » Il reprend à peu de chose près les dires de la Tante Pétunia dans la saga Harry Potter, toujours aussi ancré dans l’univers des livres et des films entourant la saga, amusé d’être un orphelin avec un caractère de chiotte. Une main contre son ventre comprime la plaie probablement déchirée tandis que l’autre observe l’état de son nez. Si un simple sortilège dans ses livres aurait pu réparer l'appendice cassé, il en était rien tout de suite, ses pouvoirs ne s’appliquant pas à lui-même. Le monde serait si facile si tel était le cas, rien ne pourrait le retenir de faire brûler à feu et à sang cette terre qu’il méprise tant. D’un bruit sec, il fait bouger le cartilage légèrement décentré. Avec un peu de chance, il n’en aurait pour pas très longtemps, l’organisme habitué à se réparer à chaque blessure naissante. Il lève les yeux vers lui, jaugeant une fois de plus les réactions lui faisant face. Ca devait tant lui faire plaisir d’avoir eu sa vengeance.  





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And if you go chasing rabbits,
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The Jones brothers


Petit frère. La vérité est un bruit sourd à mes oreilles, un larsen strident qui me consume la raison. Une avalanche de sentiments exacerbés, un chaos d'émotions sur lequel je n'arrive pas à prendre le dessus. J'ai regretté mon geste à la seconde où mon poing s'est levé. Car c'est mon humanité que j'ai heurté ainsi contre son visage, chair contre chair. Sang de mon sang. Mon innocence éclaboussée de pourpre, tâchée par cette violence insensée. Une réaction dont la honte m'a aussitôt fait rendre le contenu de mon estomac ; dégoûté de mes actions, écœuré de me chercher encore une raison valable. Une réponse impardonnable au choc de la révélation, avoir réfuté les mots avec les coups faute de savoir comment accueillir la nouvelle autrement. Au fond de moi je le sais déjà : tout ceci est bien réel. Mais si je dois l'accepter alors combien de ces choses qui m'entourent sont elles aussi des mensonges ? Est-ce que ma vie entière a été calculée pour n'être que cette farce dont je suis le seul ignorant ? Je le traite de menteur mais ce n'est pas lui le coupable. Je cherche a réfuter des mots qui n'auraient jamais dû être les siens à m'annoncer. J'oriente ma violence contre lui mais il n'est qu'une victime, un dommage collatéral des erreurs d'un autre. J'ai retourné ma colère et ma peur contre la seule personne qui pouvait la comprendre. Grand frère. Les mots sont étranges à penser. Je n'ai jamais été l’aîné de personne, mes demi-sœurs plus vieilles de neuf ans déjà. Je n'ai jamais eu personne sur qui veiller, un rôle à jouer dans la vie d'un autre. Je ne sais qu'être égoïstement le soutient de mon propre bien-être. Et quand on voit ce que cela donne, il peut s'estimer heureux de ne pas avoir dû grandir avec mes conseils maladroits et destructeurs.

Son rire me tord encore plus l'estomac. Je n'ose pas le regarder, pas lui demander ce qui est si hilarant dans toute cette situation. J'ai envie de savoir depuis combien de temps il sait ; est-ce qu'il a grandit avec notre père. Mais je ne suis pas assez idiot pour croire qu'il ait été capable de se rattraper avec un deuxième fils comme si de rien n'était. Lorsque je ferme les yeux je peux encore voir toutes les cicatrices sur son torse, les témoignages immanquables d'une vie difficile. Merde quoi, il se balade avec un couteau papillon dans sa poche. « Je ne suis pas comme lui. » Que je siffle entre mes dents, le cœur battant toujours la chamade. « Je ne suis pas comme cette enflure. » Je n'ai jamais verbalisé avant ces sentiments, à qui que ce soit. J'ai gardé au fond de moi la gangrène de l'absence et la déception, je me suis petit à petit détaché des liens qui unissent une famille. Je n'ai pas grandit longtemps avec mes sœurs et je crois que ma mère ne m'a jamais vraiment porté dans son cœur. Parce que je ressemblais à mon père, comme elle aimait si souvent me le rappeler. Je ramène mes genoux contre moi, n'osant pas regarder l'entaille qu'il m'avait infligée, la blessure qui avait disparue comme par magie, littéralement. Est-ce que j'étais vraiment comme mon paternel ? Était-il possible de devenir comme quelqu'un qu'en définitive je n'avais pas connu ? Était-ce quelque chose dans les gênes, une tare à laquelle il était impossible d'échapper ? Tout à coup l'idée me terrifie, et ses mots n'arrangent pas la situation. Lui non plus il ne voulait pas croire que j’existais. J'ai appliqué le même rejet, celui dont j'ai souffert pendant des années sans vouloir me l'avouer. J'ai dit en face à ce même petit garçon, cet étrange reflet dans le miroir, pourtant si différent. Non je ne veux pas de toi.

« Je suis désolé. » Les mots finissent par percer mes lèvres, mon regard venant timidement l'observer. Je crois bien que je lui ai cassé le nez, le flot d'hémoglobine s'écoulant sans s'arrêter sur sa lèvre supérieure. Je suis peut-être idiot de m'excuser, surtout après avoir été accueillit de coups de couteau administrés gratuitement. Sans le savoir je prend cette position d’aîné, celui qui admet toujours la faute et la responsabilité peu importe le grotesque de la situation. Il aura fallut attendre toutes ces années pour que nous aillons notre première bagarre fraternelle. Si on pouvait appeler cela ainsi. J'esquisse un geste pour l'aider, remarquant la grimace de douleur qui trahit ses traits. Mais ma main reste en suspend. Je n'ai jamais su ce qui l'a tué, j'ai coupé court à la conversation dès l'instant ou la notaire à voulut s'étaler sur le sujet. Je m'étais dit que peu importe la raison, c'était sûrement mérité. C'était cruel. Mais lui il savait, à en juger par ses mots il savait, il avait vécu ces derniers instants. C'était étrange. Pourquoi parlait-il ainsi de leur père si lui aussi avait été bafoué par son amour inexistant ? Mon regard finit par croiser le sien. Non je ne peux réfuter l'évidence.

Il essuie son nez comme si de rien n'était, l'air un peu hagard. Mes yeux se sont baissés de nouveaux sur mes phalanges abîmées. Mes mains tremblent encore des échos de la violence lorsque je viens les passer sur mon visage. Je n'avais pas réalisé que j'étais en sueur, ma peau est humide et glacée. Il continue de parler mais je ne l'écoute qu'à moitié. Alors qu'est-ce qui nous attend maintenant ? Dans le genre rencontre, une simple discussion autour d'un café aurait suffit. A la place, voilà ce que nous récoltions. Un coup de couteau et mon poing dans son nez. Je ne sais pas comment agir. Je ne sais pas si je dois rester distant, si je dois l'étreindre au moins par politesse. Ce genre de choses ne vient jamais avec un mode d'emploi, surtout lorsqu'elle vous tombe dessus. Nous avons beau être demi-frères, au final nous ne sommes que des inconnus. « Oh mais tais-toi donc. » Que je lâche en grognant, excédé par ses mots qui viennent de percuter mes oreilles une nouvelle fois. Ta petite vie parfaite. Quelle vie parfaite ? Un rire m'échappe, incontrôlable. Je me tiens les côtes un instant, l'hilarité finissant par se transformer en toux douloureuse. Je m'étouffe de sa bêtise. Cette fois je n'hésite plus, sortant mon portefeuille de la poche arrière de mon pantalon pour lui en mettre un léger coup sur la tête comme une réprimande, moi même abasourdi du geste. « Regarde autour de toi deux minutes, on est à la sortie d'un putain de squat. Un PUTAIN de squat. Il est où le glamour, la perfection ? La normalité ? » Je glisse mon portefeuille dans la poche de sa veste après avoir retiré mes cartes de crédit, d'identité et de bibliothèque. Je ne sais même pas pourquoi je fais ça. Je tape contre sa poche, s'il y a assez de liquide pour acheter de la drogue, il y en aura assez pour lui peu importe ses besoins. « Mon argent c'est aussi le tien, dumbass. T'as... jamais été sur le testament. » Ma voix se radoucit et je détourne le regard un instant. « Mais vu que ta manière de dire bonjour se résume à des coups de couteau, je pense que je vais garder le reste à la banque pour l'instant. M'en veux pas. » Je l'attrape tout à coup par le col, mon visage s'approchant très près du sien. Azur contre azur. Je reste ainsi un instant à l'observer, le silence pesant. « Un taré et un drogué, on fait bien la paire hein. Plus rien ne me choque dans cette famille de ratés. » Les mots finissent par sortir malgré-moi. Je cogne maladroitement mon front contre le sien, un geste qui se veut étrangement affectueux, finissant par relâcher son col. Peut-être que j'ai tort de croire un inconnu juste parce qu'il connaît le nom de mon père, juste parce qu'il prétend être mon frère perdu. J'ai sans doute tort de faire confiance aussi vite à quelqu'un que je ne connais pas et qui a prouvé plus d'une fois qu'il n'hésitait pas à recourir à la violence lorsque contrarié. Mais je ne veux pas répéter les mêmes erreur, je veux échapper à ce cercle vicieux, la malédiction familiale. Alors peu importe qui il est, je ne peux pas le rejeter. Mes doigts s'aventurent près de son bras et je ferme les yeux un instant avant de me saisir de son poignet. « C'est quoi ton nom ? » Que je lui demande en tirant sur son membre pour le passer par dessus mes épaules. « Tu peux marcher ? » Tout ceci est tellement surréel. Si j'étais pas redescendu de mon rush depuis longtemps, je croirais encore que ce sont les effets de la drogue. Mais c'est une défonce étrangement agréable, la sensation de ne plus être seul au monde.
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Clemens Jones
Clemens Jones
- CRY OF THE MARTYRS -
BLAZE : rage
CREDITS : ava: jan ♥ & co: rage. code signa: solosands
FACE : dane dehaan
DOLLARS : 1176
SACRIFICES : 566
PORTRAIT : And if you go chasing rabbits, you know you're gonna fall down the hole (Clemens) NSFW Tumblr_nr23jwNPmE1tbjuy7o3_400
ANNEES : 33 années et pourtant un visage de gamin.
CŒUR : incapable de mettre un mot encore dessus, effrayé d'avouer ce qu'il sait déjà. le palpitant ne blesse plus, il aime.
RÉINCARNATION : simple mortel doté d'un pouvoir de guérison.
TALENT(S) : prophète aux mains salvatrices, adoucissant les maux et collectionnant les blessures. Son sang précieux, drogue certain, guérit les blessures et tue les dieux.
FACTION : la Calavera, ceux qui ont bien voulut de lui.
OCCUPATION : Soldado sortant du repos forcé, guérisseur du commandate sur la touche.
GENÈSE : conscient depuis l'enfance d'être doté de pouvoirs surnaturels, il connait l'existence des dieux depuis son arrivée à Arcadia.
TALON(S) D'ACHILLE : la solitude, le rejet. Aura.
JUKEBOX : way out there - lord huron // the dark side - muse
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And if you go chasing rabbits, you know you're gonna fall down the hole (Clemens) NSFW - Mer 8 Aoû - 21:05

oh, brother.

There is no escape and that is for sure This is the end we won't take any more Say goodbye to the world you live in You have always been taking But now you're giving Running, on our way hiding You will pay dying One thousand deaths. Searching, Seek and destroy



Il ne fallait pas être devin pour sentir que les choses s’apaisent enfin. Après la folie destructrice qui avait emporté les deux âmes, le statu quo s'installe sous la forme d’un silence pesant et de respirations retrouvant leur calme, jusqu’à ce qu’il se mette à rire. Ne pas être comme leur père. Sans le vouloir, ils l’étaient déjà, tous les deux. Il n’y avait qu’à voir la hargne commune et leurs similitudes, venant forcément de l’homme dont ils descendent tous les deux. C’est lui qui faisait d’eux des frères, qu’ils ne le veuillent ou non. Malgré eux, alors, ils étaient comme lui. Affalé sur le sol, il observait son aîné, se demandant bien dans quelle situation ils se trouvaient, tous les deux, alors qu’il présente ses excuses. Pourquoi le faire ? Pour avoir les siennes en retour ? Non. Non, ils étaient à égalité, comme des frères se tapant dessus pour prendre le contrôle de la télécommande, la violence et les années en plus. Ses excuses, il ne les aura pas si c’est ca qu’il souhaite. L’avoir empêché de mourir, c’était déjà bien assez dans son registre des politesses. Il reste silencieux en s’asseyant, trop occupé à essayer de se mouvoir le plus facilement possible en évitant de trop grimacer. Le pire dans le lot, c’était sa tête devenue trop lourde pour lui et la blessure au-dessus du genoux, qu’il s’était infligé lui-même en l’aidant. Il n’aurait pas usé et abusé de ses pouvoirs plus tôt dans la journée, cette vulgaire entaille ne se serait même pas retrouvée à marquer sa propre peau, complètement oubliée sous ses mains curatrices. Il chercher à remettre son nez en place alors que c’est à son tour de rire, visiblement amusé par ses mots précèdent qu’il a demandé d’abréger. Petite vie parfaite, c’est là où il n’était pas d’accord avec lui. Là où, selon lui, sa vie n'était pas un idéal à envier. Il lève le nez vers le mur du squat, à la fenêtre débraillée au premier étage où la vitre fendue menaçait de se déchausser. « C’est pas un cinq étoiles, mais t’es pas d’ici. Tu viens pour avoir une dose, comme beaucoup de gens à l'intérieur. Ensuite, vous reprenez le métro, ou un uber, direction l’autre bout de la ville. Y’en a qui vivent là. Ceux qui sont les plus amochés, ou qui vous deal ces merdes. » Il parlait en connaissance de cause, l’ayant suivi jusqu’ici et sachant pertinemment où il habite, ce n’était pas ce quartier, ce n’était pas son squat. C’était celui de gens encore moins fortunés, dealers obligés de marchander avec ces visiteurs pour pouvoir se payer leur propre dose, nécessaire à leur survie, soi-disant, mais qui finirait par causer leur mort dans l’indifférence totale. « Je comprends même pas pourquoi vous touchez à ça, en vrai. » qu’il rumine, finissant enfin de triturer son nez. La drogue ça n’a jamais été sa tasse de thé. Pourtant mêlé à ces histoires, ayant déjà rendu service en livrant ou récupérant une livraison ou deux, goûter n’a jamais été son truc. Il en a trop vu, des camés en crise de manque, entendu des histoires de gamins s’étouffant dans leur propre vomi. Les seringues qui écument les rues, il les voit. Ca suffit à lui couper toute envie de savoir au moins ce que cela pouvait faire. Peu importe. Son truc à lui, c’était l’adrénaline finalement. La substance gratuite qui aidait son corps à combattre la douleur. Qui le rendait plus fort. Il n’y a besoin que de ça, d’après lui.

Évidemment, cela ne semblait pas être le cas de son frère. Sinon, ils ne seraient pas là tous les deux à essayer de se remettre chacun de leur côté. Bien qu’il tente de lui expliquer que sa motivation ne venait pas de l’argent, dont il se moquait effectivement, il le regarde pourtant trifouiller dans son portefeuille. « Qu’est-ce que tu fous. » Il souffle, plissant le nez malgré lui ça lui arrache un gémissement de douleur. Le portefeuille vidé, il finit dans sa poche sans qu’il n’ait le temps de protester. « Garde ça bordel, je t’ai dit que j’en voulais pas putain. T’es sourd ? » Il râle déjà fatigué de leur incapacité à se comprendre l’un l’autre. Il sort le contenant de cuir de sa poche et le balance de nouveau à son frère. « Je sais bien que j’étais pas dessus et toi si. C’est comme ça que j’ai appris que tu existais… Si c’est le fric que je voulais, je serais resté chez moi à gueuler que j’existe pour avoir ma part. » Le soleil californien battrait encore sa peau et la pluie ne tomberait plus sur lui. Il déteste l’humidité ici, déteste le manque de soleil, déteste l’absence de chaleur, la moitié de l’année. Pourtant, là-bas, sous le soleil atroce de Burbank, il se plaignait des rayons brûlant l’épiderme, des coups de soleil et de la chaleur qu’il fuyait à tout prix. Pourtant, c’était la maison, en quelque sorte. Né et élevé en Californie, il avait fini par aimer l’endroit en y vivant dans la stabilité, à l’âge adulte. Les choses ne sont juste pas faites pour durer et les avis changent, il paraît. De retour à la case départ, le confort de son appartement et de sa petite vie oubliée, l’argent ne l’intéressait pas plus que ça. De quoi manger et où dormir, c’est tout ce qui l’intéressait au final et c’est ce que la Calavera lui offrait en échange de ses bons et loyaux services.  

À peine a-t-il fini sa phrase que sa main vient de nouveau le saisir par le col, l’approchant de lui malgré les protestations, la main saisissant son bras pour le retenir de l’envoyer encore contre le pavé par exemple. Mais ce n’est pas le cas, non. Ils ne font que s’observer, rage bouillonnant sous les veines et confiance nulle. Pourquoi il fait ça à la fin, qu’il se demande, soutenant son regard même lorsque celui-ci évoque leur état, à tous les deux. Le drogué et le taré, une façon simple de les décrire tous les deux; "Les frères Jones" serait encore plus rapide. Il pose son front contre le sien, forçant Clemens à serrer le poing libre pour garder son calme face au contact. Pourtant, il ne recule pas. Le bras veille à ce que la situation ne s’échappe pas une nouvelle fois en bagarre et ça devait suffir pour le rassurer. Il finit par relâcher son cou et les choses vont nettement mieux, un instant. Il détestait toujours autant cette proximité, mais au moins n’avait plus l’impression d’être un chiot que l’on déplaçait par le collier d’un endroit à un autre. Au moins il pouvait se décrisper un peu. Après avoir dégluti, il ne peut s’empêcher de faire la remarque. « Y’a cinq minutes, je n’étais qu’un menteur pourtant. Et voilà où on en est. [/color]» Deux frères. Deux inconnus certes, mais frères quand même. C’était un étrange soulagement au final, savoir que le dernier membre de sa famille envie connaissait son existence. Peu importe la tournure des choses, l’important c’était de savoir. Après tout l'ignorance est la pire des choses.


S’il pensait s’être débarrassé de lui facilement, ce n’était finalement pas le cas. Le poignet saisit, il se retrouve balancé autour de ses épaules. Automatiquement, il réagit, saisissant son épaule avec force tandis que son autre main enserre sa gorge, une nouvelle fois ce soir. « Arrête de faire ça. » Qu’il grogne, décollant sa main pour s’appuyer sur le sol avec. « Surtout sans prévenir. Je déteste. » Il n’allait pas préciser les raisons pour quelques, il agissait ainsi, c'était juste comme ça. En s’appuyant sur lui malgré tout il se relève, l’entraînant sur ses pieds lui aussi, avant de le lâcher, il l’espère, définitivement pour aujourd’hui. « Et bien sur que je peux marcher, c’est pas ça qui va me retenir, j’ai déjà eu pire. » Il dépoussière un peu son jean noir même si celui-ci allait finir à la machine sans hésitation, le sang sur sa jambe et étalé sur ses cuisses en étaient responsables. Il vérifie l’état de sa jambe d’ailleurs en donnant quelques coups dans le vide, balançant son pied d’avant en arrière. Aucun souci majeur, si ce n’est la douleur lorsqu’il essaya de poser tout son poids sur cette même jambe. Il aurait guéri d’ici une bonne semaine. « Je m’appelle Clemens. » Qu’il balance sans vraiment d'intérêt. « Jones, bien entendu. » Il se sent le besoin de le préciser, après tout cela n’était pas forcément le cas. Cela facilitait certainement les choses par contre, le rendait peut-être plus vrai. « Je connais ton nom déjà, alors épargnons-nous des présentations gênantes ok. » Il essayait surtout d’éviter une poignée de main ou une nouvelle étreinte fraternelle, la dernière lui ayant pleinement suffit pour le restant de ses jours, qu’il se dit. De peur que le silence ne s’installe, il continue sur sa lancée de paroles inutiles « En tout cas, t’avais pas à t’excuser. C’est moi qui t’es foutu un coup de couteau en premier. Je mérite au moins le nez cassé et porter les blessures que je t’ai fait. » C’est le maximum d’excuse qu’il aurait, pas plus. Enfin, si l’on pouvait appeler ça des excuses.  




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you know you're gonna fall down the hole

The Jones brothers


C'est une sensation étrange. Pendant des années je me suis regardé dans le miroir, à me dire qu'il n'y avait personne d'autre. Qu'il n'y avait que moi pour porter les traits de cet homme, traîner ces yeux bleus qui juraient avec le vert de famille que porte mes sœurs. Le seul avec ce patronyme ridiculement gallois, le nom de mon père. Le seul Jones, pourtant parmi des milliers d'autre Jones. Recevoir le patronyme d'un inconnu avec aucun autre choix que de s'en forger un héritage inventé de toute pièce. C'est pour ça qu'une part de moi n'a pas réagit à sa mort, que je ne peux nier avoir été soulagé qu'il soit définitivement trop tard, que toutes ces années à devoir grandir sans lui avait vraiment un sens. Je n'ai pas pu lui demander pourquoi, mais je n'ai pas eu aussi à subir les réponses et feinter de rattraper un temps qui existe définitivement au passé. Il n'est jamais entré dans ma vie, alors je n'ai pas eu besoin de supporter l'en sortir. Une seconde fois. Aujourd'hui c'est cette même part de mon esprit qui est fébrile, encore secoué par la révélation. Je ne suis pas seul. Il y a quelqu'un d'autre de l'autre côté de ce miroir. Quelqu'un qui n'a peut-être pas eue la même vie, quelqu'un de différent en tout point. Mais quelqu'un qui partage moitié de ce sang trop riche pour une seule personne. C'est une sensation étrange que de sentir ce lien invisible, cet instinct d'appartenance et de reconnaissance. J'ai toujours eu peur de ce qu'il se passerait le jour où je reverrai mon père. Est-ce que le malaise l'emporterait sur la familiarité ? Peut-on vraiment apprendre à se connaître et se rapprocher suffisamment pour que cela ait du sens ? Aujourd'hui toutes ces questions me hantent encore, car cette histoire n'est plus seulement la mienne. J'ai un frère. C'est un brin égoïste, mais je suis rassuré de son existence. Et même ô combien je cherche à la fuir, je suis heureux que ma famille ait réussit à me rattraper.

Et s'il m'a rattrapé d'un coup de couteau, je ne peux qu'ignorer ces faits qui feraient hausser les sourcils de n'importe qui. Je suis encore sous le choc je crois. Je ne réagis pas lorsqu'il me balance mon portefeuille à la tête, le recevant sur la clavicule sans protester. J'ai l'impression de dialoguer avec un raton laveur enragé, les ombres noires sous ses yeux et son pif rouge ensanglanté. Je ne sais pas par quel bout le prendre, comme un animal blessé que j'ai envie d'aider malgré moi mais qui menace de me morde à tout moment. Aussi j'échappe un gémissement de surprise lorsqu'il répond à mes attentions de sa main enserrant ma gorge. Il gronde et feule, il n'aime pas être touché. Je peux comprendre, mais je regrette aussitôt de m'être laissé aller. Après tout je suis bien naïf à croire qu'un semblant de confiance puisse déjà exister entre nous. Je suis vraiment pathétique à être aussi optimiste et chercher à brûler les étapes. Mais il n'a pas l'air mieux à s'être jeté au milieu de ma vie pour mieux rejeter le contact. Imbéciles. Je crache mes poumons lorsqu'il me lâche, mes doigts se posant sur mon cou endolori. Il a de la poigne ce petit con. Je tousse une dernière fois avant de lui jeter un regard noir, considérant son prénom. En tous cas il n'était pas la douceur incarnée c'était pour sûr. Et il était borné en plus, mais ça je ne pouvais pas lui en vouloir, il semblerait que ça soit de famille. Mon regard se pose sur lui alors qu'il teste la motricité de sa jambe. Il n'a pas l'air plus dérangé que cela par la blessure, malgré la grimace qu'il tente de cacher derrière son sarcasme. Je n'aime pas vraiment l'idée qu'il puisse avoir une longueur d'avance sur moi. Est-ce qu'il l'a apprit à l'ouverture du testament ? C'est une manière bien horrible d'apprendre l'existence de votre famille cachée. Peut-être plus violente que la sensation d'une lame qui vous entaille la chair. Si c'est le cas alors pourquoi avoir attendu aussi longtemps ? Il sait déjà mon nom, il semble même connaître plusieurs aspects de ma vie. Et si je devrais d'autant plus me méfier, pour avoir réagit aussi violemment que lui d'apprendre qu'une partie de ma vie était un mensonge, je ne peux pas donner de leçons.

Mon regard se pose de nouveau sur mes phalanges tâchées de son sang. Mon sang. Ma peau commence à devenir violacée, je me suis fait mal autant qu'à lui. Je soupire, relevant le visage pour me prendre une autre volée de mots. C'est une excuse, je crois. Je cligne plusieurs fois des yeux, un peu hébété. Je ne suis pas entièrement certain de ce que j'ai entendu. Est-ce qu'il vient de s'excuser de m'avoir charcuté le lard ? Est-ce qu'il vient de dire qu'on était quitte l'un de la violence de l'autre ? J'échappe un rire malgré moi face à l'incongru de la situation. Je crois que mes nerfs sont en train de lâcher. Pourtant mon cœur se serre et je redeviens silencieux, incapable de poser mon regard sur autre chose que sur les tâches sombres sur le sol, le filet pourpre qui lui coule sur les baskets. Il a l'air d'être complètement détaché de la brutalité, de l'anormalité des blessures qui parsèment son corps. Comme si tout cela lui était familier, un lot quotidien. Alors que je tournerai presque de l’œil devant tout ce sang, alors que j'ai encore l'estomac retourné de toute cette frénésie. Ma main se porte à ma tête un instant et je tâtonne à la recherche du mur pour m'appuyer et ne pas perdre l'équilibre. Je grimace, fermant les yeux. C'est comme si tout mon corps faisait l'amalgame, pouvait sentir encore les blessures qu'il m'avait infligées, pourtant je peux confirmer d'un nouveau touché sur mon torse. Je suis presque intact, je ne suis plus aux portes de la mort. Mes blessures sont devenues les siennes, pas un processus que j'ignore. C'est un miracle, mais il me terrifie. J’halète un peu, finissant par reprendre le contrôle. Je m'approche doucement de lui, méfiant de ses gestes brusques intempestifs. Je m'abaisse au niveau de son genoux, levant le regard vers lui. Je finis par soupirer. « T'es vraiment borné, tu l'sais ça ? » J'en crois pas mes propres paroles, j'ai l'impression de me décrire. L’hôpital qui se fout de la charité. Je retire doucement ma chemise, enfilant les doigts dans l'entaille dans le tissu pour mieux réussir à le déchirer. Non tout ceci n'était pas un rêve. « Personne mérite un nez cassé ou un coup de couteau, crétin. » Je le gonde malgré moi, j'ai encore une fois endossé ce rôle de grand frère si étrange et prématuré. Tout va trop vite, j'ai la tête qui tourne de plus en plus. J'évalue les pauvres morceaux déchirés de feu ma chemise, en alignant un face à son genoux. Je lève encore une fois le regard vers lui, prêt à me prendre un revers de main. « Reste tranquille. » Que je lui ordonne avec mon autorité pas crédible face à sa violence potentielle. « Ça t'as pas gêné de poser tes paluches sur mes plaies sans me demander la permission alors fait pas l'idiot avec tes standards à sens unique s'il te plait. » Que j'ajoute en apposant le bout de tissu contre la plaie pour faire pression. Ce serait mieux si sa jambe était au repos, mais je n'ai pas la force ni le pouvoir de lui dire de poser son cul par terre. Une partie de ma chemise roulée en boule contre l'hémorragie, le reste enrubannant son genoux. Je suis extrêmement précautionneux, plus par peur de me prendre un coup de pied dans les dents que de lui faire mal. Je le touche à peine, serrant le résultat du mieux que je peux pour endiguer la perte de sang. J'y connais absolument rien à ce genre de choses, je suis complètement paumé et je fonctionne par automatisme. J'ai du voir ça dans un film, est-ce que ça veut dire que c'est complètement débile ? Je me redresse doucement, prenant soin de m'éloigner un peu de lui. J'aimerai lui dire de prendre au moins appuie sur mon épaule de lui-même s'il ne veut pas que je l'aide, mais les mots restes coincés dans ma gorge. J'abaisse de nouveau le visage, reculant de quelques pas. « Ce... que t'as fait tout à l'heure... » Je ne peux enlever cette vision de mon esprit. J'ai besoin de savoir, si je n'ai pas déliré. « Comment tu...? » C'est impossible. Il y a forcément une explication rationnelle à tout ça. Il ne peux pas juste avoir réussit à guérir la plaie en posant sa main ? C'est des conneries de miracles de cul béni. Je suis pas idiot à ce point. « Non. Oublie. » Que je finis par lâcher. Je fuis, c'est plus fort que tout. Malgré-moi je repense à nouveau à cette plante sur mon bureau qui poussait comme par magie. « Je t'amène à l’hôpital. » Que je lui annonce en changeant de sujet. « Si t'as pas de couverture santé... » Je le considère un instant. « On s'débrouillera. » Je sais qu'il va probablement protester, me rejeter encore une fois. « T'as voulut un grand frère, assume ta connerie maintenant. » Que je lâche non sans relever la tête pour lui sourire. C'est une sensation étrange : parfaits inconnus et l'espace d'un moment si infime, frères de sang.
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Clemens Jones
Clemens Jones
- CRY OF THE MARTYRS -
BLAZE : rage
CREDITS : ava: jan ♥ & co: rage. code signa: solosands
FACE : dane dehaan
DOLLARS : 1176
SACRIFICES : 566
PORTRAIT : And if you go chasing rabbits, you know you're gonna fall down the hole (Clemens) NSFW Tumblr_nr23jwNPmE1tbjuy7o3_400
ANNEES : 33 années et pourtant un visage de gamin.
CŒUR : incapable de mettre un mot encore dessus, effrayé d'avouer ce qu'il sait déjà. le palpitant ne blesse plus, il aime.
RÉINCARNATION : simple mortel doté d'un pouvoir de guérison.
TALENT(S) : prophète aux mains salvatrices, adoucissant les maux et collectionnant les blessures. Son sang précieux, drogue certain, guérit les blessures et tue les dieux.
FACTION : la Calavera, ceux qui ont bien voulut de lui.
OCCUPATION : Soldado sortant du repos forcé, guérisseur du commandate sur la touche.
GENÈSE : conscient depuis l'enfance d'être doté de pouvoirs surnaturels, il connait l'existence des dieux depuis son arrivée à Arcadia.
TALON(S) D'ACHILLE : la solitude, le rejet. Aura.
JUKEBOX : way out there - lord huron // the dark side - muse
RUNNING GUN BLUES : And if you go chasing rabbits, you know you're gonna fall down the hole (Clemens) NSFW B2777c0879bfa482419317ed586a779f

SEEK AND DESTROY
maldwyn jones I
ψ
ONE EYED HOUND
gamze hale
ψ
THE DARK SIDE
maldwyn jones II
ψ
WICKED ONES
aura sciarra I
ψ
GUIDING LIGHT
maria magdalena asturies
ψ
AFTER ALL
aura sciarra II
ψ
THE DAWN WILL COME
maldwyn jones III
ψ
FAMILIA
alejandro flores
ψ
OUT OF MY MIND
aura sciarra III
ψ
THE MEPHISTOPHELES OF LOS ANGELES
aura sciarra IV
ψ
CHERRY BLOSSOM
aura sciarra V (ft. gus)
ψ
champion
maldwyn jones IV


(+ en apesanteur)
( + salvame)



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And if you go chasing rabbits, you know you're gonna fall down the hole (Clemens) NSFW - Jeu 16 Aoû - 23:08

]
oh, brother.

There is no escape and that is for sure This is the end we won't take any more Say goodbye to the world you live in You have always been taking But now you're giving Running, on our way hiding You will pay dying One thousand deaths. Searching, Seek and destroy




A peine debout que ça recommence déjà.
L’espèce de tension installée dès le départ, de la violence endormie qui se réveille soudainement, dès que l’équilibre est rompu. En riant à ses propos il gronde, la colère d’être moqué ne passant pas. Son pieds balaye le sol une dernière fois, s’arrêtant net en l’entendant parler. Il se fout de la gueule de qui sérieux ? « C’est toi qu’ose dire ça ? C’est carrément de famille, putain. » Il marmonne, détournant la tête vers le jardin abandonné en croisant les bras contre son torse, par automatisme. On a beau lui faire la remarque parfois que c’est preuve de son renfermement..Il en était parfaitement conscient, au final, refusant de défaire cette mauvaise habitude. « Tu me connais pas, imbécile. T’avance pas trop sur ce que je mérite ou non. » Quand il tourne de nouveau les yeux vers lui, il avait retiré sa chemise étrangement. Et ça ne lui disait rien qui vaille, sentant venir la stupidité du bon samaritain de là où il se trouvait. « Qu’est-ce que tu fous ? » Il soupire, blasé en le regardant faire. Effectivement il s’occupe de déchirer un morceau du tissu, comme s’il sortait d’un film d’action gros budget et qu’un blessé avait forcément besoin de l’attention médicale du personnage principal. Sérieusement ?  « Non mais c’est bon là, arrête un peu. » Nouveau soupire, la fatigue plus que lisible sur son visage. Il décroise les bras espérant l’arrêter, mais trop tard. Le bougre est déterminer à se prendre pour un secouriste peu importe s’il gueule contre lui, il était déjà à genoux devant lui, et ça l’énervait un maximum. La tête rentrée dans les épaules il aurait presque feulé contre lui si sa mâchoire n’était pas si crispée. Il devait se retenir de lui enfoncer ses poings serrés dans la tronche, particulièrement lorsqu’il ose dire des conneries pareilles. « T’étais entrain de mourir, c'est pas comme si j’avais eu le choix. Y’a que comme ça que ça fonctionne vraiment. » grognement échappé de ses lèvres, réalité détruisant ses plans. Il l’aurait guéri quoi qu’il arrive, le jeu serait vite devenu inintéressant si l’autre joueur n’y survivait pas. Il n’avait juste pas prévu que cela arrive si tôt, rien de plus. « C’est trop compliqué à expliquer de toute façon. » Il râle, faisant cette moue caractéristique de l’incompris qu’il était. C’est une haine viscérale qu’il éprouvait contre le toucher, refusant de perdre le contrôle face aux autres, incapable de faire confiance. Voilà de quoi il manquait, de confiance envers les autres. Alors quand il l’approche et lui demande de rester tranquille, la seule chose qu’il a envie de faire c’est lui envoyer son genoux dans les dents, histoire de prouver à quel point il pouvait bien fonctionner. Même avec ça il avait des doutes quand à sa capacité à le laisser tranquille, à croire qu’il s’accrocherait à sa cheville malgré sa gueule cassée. Sa pitié, il en avait rien à faire parce qu’il n’y avait aucun doute, c’était bien de pitié qu’il s’agissait. « Arrête un peu de vouloir me baby-sitter. J’ai pas besoin de ça, je vais bien bordel. » il continue de ronchonner, reniflant malgré lui le sang qu’il ferait mieux de souffler hors de son nez douloureux. Faire un garrot n’avait pas grand intérêt selon lui, l’habitué des blessures parfaitement conscient que c’était minime, il se passera de lui faire la liste des blessures plus graves qu’il avait encaissé sinon son interlocuteur tournerait de l’œil en un rien de temps, semblerait-il. Il le laisse faire sans broncher, malgré un petit recul de la jambe lorsqu’il s’approche trop près, la torture fini par s’achever lorsque le tissu se retrouve serré autour de la plaie. Il avait pas intérêt à essayer de calmer le flot de sang s’écoulant de son nez avec son fichu tissu parce que là, il se retrouvait avec des doigts en moins, c’était certain.

L’incertitude se lit sur son visage lorsqu’il évoque les événements précédents… Et Clemens, ça l’amuse, la question vite évitée, la peur définitivement présente. Ce n’est pas la première fois que quelqu’un réagit comme cela face à lui, pas la dernière. L’étrange est étrange pour toute personne ne l’étant pas. Lui, il a toujours été, étrange. Depuis toujours il est capable de faire ça, depuis qu’il a juste, voulut le guérir, il en est capable. Aussi simple que cela, une anormalité qui était son quotidien, source de convoitise comme de rejet. Signe qu’il est supposément destiné à quelque chose de grand, d’après certains. Pour d’autres, fruit du mal. Il penchait plutôt là-dessus, le fruit d’adultère. « T’as plus peur de moi parce que je suis pas normal plutôt que parce que je te plante avec un couteau. Elle est bien bonne. » Il rit, un peu, coutumier de la situation il ne s’en formalise pas plus que ça. Le sujet change drastiquement comme pour noyer le poisson dans l’eau. Maldwyn évoque l’hôpital et automatiquement, Clemens se tend, quasiment allergique à ce mot et à cet endroit qu’il fuyait comme la peste. C’était le rassemblement de tout ce qu’il déteste en un lieu unique rempli, en plus de cela, de mauvais souvenirs qu’il évitait un maximum quitte à s’échapper de l’établissement comme un voleur. « Il est hors de question que j’aille à l’hôpital, je n’ai rien à faire là-bas je vais bien. Un coup d’alcool et on en parle plus. » Il proteste immédiatement, espérant ne pas laisser de place pour un futur débat. Hors de question qu’il y aille, couverture médicale - qu’il n’avait évidemment pas - ou non, aide ou pas. Il s’éloigne, d’un, deux, trois pas avant de s’arrêter, près à partir aussi vite que permis s’il se retrouvait face à un Maldwyn insistant. Non. Comme un chien refuse de mettre ses pattes chez le vétérinaire, Clemens Jones n’irait pas à l’hosto. Finalement de l'alcool, à boire, ça pourrait aussi l'aider. Y'en avait besoin, qu'il se dit en l'écoutant. « Pas une nourrice. »  qu’il répond, ne précisant pas qu’il cherchait un frère, parce que c’est pas vraiment ce qu’il voulait. Il ne savait même pas ce qu’il voulait. Quatre ans à le suivre de temps à autres et zéro action jusqu'à ce soir, alors que cela relevait d’un malheureux incident. Il préfère couper à son tour la conversation en revenant sur le sujet précédent qui le mettait mal à l’aise, histoire de reprendre l’avantage de leur conversation. « Pour répondre à ta question, je sais pas, comment je fais. Je sais faire ça depuis toujours même quand j’étais gosse. Je guéris les autres, bleus, coupures, rhume…peu importe. Quand je suis fatigué ou que c’est trop grave par contre... ça foire comme ça. » Il désigne d’un vague geste son abdomen, où la plaie avait fini de le tirer sous la présence de l’adrénaline dans ses veines. « Alors je savais pertinemment que t’allais pas crever... Je peux même faire partir ça, si tu veux. C’est petit, j’en hériterais même pas. » D’un geste du menton il désigne ses mains esquintées par les coups qu’il lui a foutu. Quitte à servir à quelque chose, il pouvait toujours faire ça, histoire de lui foutre les jetons une dernières fois.



CODAGE PAR AMATIS

▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪

☩ sabbra cadabra ☩
I feel so good, I feel so fine Love that little lady, always on my mind She gives me loving every night and day Never gonna leave her, never going away I feel so happy since I met that girl When we're making love it's something out of this world It feels so good to know that she's all mine Gonna love that woman till the end of time
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And if you go chasing rabbits,
you know you're gonna fall down the hole

The Jones brothers


J’aimerai réclamer le mode d’emploi de tout cela. Malgré moi je ne peux m’empêcher d’espérer appréhender les choses de la bonne manière, d’être déjà un semblant de frère pour celui qui était encore camouflé dans l’ombre du passé il y a quelques minutes. C’est plus fort que tout, malgré la violence et le déni, je ne peux vouloir autre chose que sa sympathie. Ce n’est pas de la pitié, pas de la courtoisie, juste cette insatiable besoin d’être juste avec mon prochain. Ce devoir d’être toujours droit et ouvert en dépit des différences. Oh je me sens bien idiot de prétendre être le plus parfait et louable, surtout lorsque ses sarcasmes me rappelle à mes défauts inébranlable. Un parfait contraste. Un mur tranquille, mais un mur tout de même. Alors lorsque je le sens tressaillir, cette haine du contact si brutale, ce rejet de toutes mes tentatives d’aide, je ne peux que vouloir insister. Il semble boire les coups et la violence comme un buvard l’encre, le sang qu’il a épongé sur mes plaies maintenant les siennes. Il se laisse frapper mais ne se laisse pas étreindre. Comme un chien qui baisse déjà les oreilles en prévision des coups de bâtons. Il ne semble connaître que ce langage. Les intentions mauvaises le galvanisent plus que les gestes attentionnés. J’ai vraiment besoin de comprendre, connaître les limites pour pouvoir espérer construire une relation fonctionnelle avec mon petit frère. Malgré la nouveauté de la situation, je suis déjà résolu à lui réserver cette place qui aurait toujours dû être la sienne. Peut-être que c’est un peu présomptueux ou naïf, mais c’était ma seule manière de surmonter cette nouvelle réalité. Définir comment dompter ce feu de forêt qui vient de se déclarer dans les verts pâturages de ma vie, cette existence banale et sans encombres. Et pour cela je n’ai d’autre choix que d’aller vers lui et d’essayer. Oui je ne le connais pas, il a raison de repousser mes invectives s’il me juge dans le tort. Mais il se trompe s’il croit qu’il me fait peur. Je ne peux pas mentir alors que je ne lui fais pas entièrement confiance, parce que cet inconnu hostile sur ma route m’a tout simplement terrifié au tout début. Mais j’ai plus peur de moi-même et de ce dont je me suis prouvé capable de faire ce soir. Puis il y a ces « capacités » étranges qu’il prétend -non- qu’il possède. Je ne sais pas si je peux y croire vraiment. Si je suis capable de l’accepter. Pourtant je n’arrive pas à réfuter complètement ce qu’il s’est passé. J’aimerai me convaincre que ce n’est que les restes de drogue, que si j’ai eu l’impression de mourir ce n’était que le mélange d’adrénaline et de substances qui ont fait mauvais effet. Non, ce qui m’effraie le plus c’est cette curiosité incontrôlable, ce foutu esprit universitaire qui a besoin de tout décortiquer, tout rationaliser. Mais j’ai bien peur que cette fois je n’arriverai pas à faire état de ce qu'il s’est produit autrement que par l’impossible devenu possible.

Il continue de grogner comme un animal blessé, il refuse que je l’accompagne à l’hôpital. Il est entré dans ma vie comme un bélier de siège et espère ressortir tout aussi vite de la bataille sans demander son reste. Il refuse de se mettre au brancard, il minimise son état d’un revers de sarcasme. Il me laisse profondément perplexe, incapable de jauger ses réactions pour adapter les miennes. Nous semblons vivre dans deux mondes différents, et ce constat me perd un peu plus. Il y a une dissonance entre ce qu’il est et ce que je suis, le poids du vécu qui pèse sur notre lien du sang. C’était inévitable bien sûr, mais mon malaise ne fait que grandir lorsqu’il se met à reprendre ces questions dont j’aurais préféré ne pas connaître les réponses. Le pouvoir de guérir. J’ai lu les écrits sur le sujet, les extraits théologiques qui parlent de gens capable de miracles. D’aveugles qui recouvrent la vue et de personnes qui échappent de peu à des maladies mortelles en ayant simplement reçu une bénédiction. Mais toutes ces histoires ne sont que des coïncidences, des circonstances qui peuvent amener le débat sur la crédibilité des faits. Le surnaturel n’existe pas, et dieu non plus. Pourtant il m’est difficile de réfuter ces faits là, que sous mes yeux je l’ai vu poser ses mains sur ma blessure, ressentir le picotement des chairs qui se referment. Il en parle comme d’une évidence, c’est sa nature, sa vie. Et cela me terrifie. Pas parce qu’il n’est pas comme les autres. Mais parce qu’il existe une autre version de l’histoire, ma réalité n’est pas entière.

Tout mon corps s’immobilise, comme une nausée qui me prend, soudaine. Je porte une main à mon visage. Il y a de la nonchalance dans ses aveux. Le banal de l’extraordinaire de son quotidien. La mort n’est qu’une chose qu’il peut éviter d’un claquement de doigt, faire un pied de nez à la finalité et s’en sortir grandiloquent.Oui, même si je suis incapable de comprendre tout ce dont il est capable, même si une part de moi réfute encore l’impossible, mon frère semble avoir un don pour soigner. Alors il considère la mort d’un haussement d’épaules. Mais pour apprécier la valeur de la vie il faut comprendre qu’elle n’est pas si facilement jetable. Et c’est ça qui me choque le plus, ses mots dépourvus d’urgence. Son ton presque las lorsqu’il m’explique le fonctionnement de son pouvoir. Alors la colère gronde de nouveau en moi. Je brise la distance respectueuse que j’avais établie entre nous, mes deux mains lui saisissant le col de nouveau. Je ne sais pas où j’ai trouvé encore cette force de le décoller presque du sol. J’approche mon visage du sien. « Oh donc parce que tu savais que tu pouvais me faire revenir tu t’es dis que c’était pas grave de me crever ?! » Ma voix gronde, terriblement autoritaire. Je ne sais même pas ce qui me mets le plus en rage au final. Le stress de découvrir que quelque chose cloche dans la constante du monde, ou qu’il semble me haïr à ce point. « Mais dis moi Clemens, qu’est ce qu'il se passera le jour où tu vas te foirer ? Le jour où tes pouvoirs ne sauveront plus personne ? Le jour où tu crèveras de tes conneries ?! Où tu tueras quelqu’un ?! » Mes phalanges me font mal, le cuir de sa veste frottant contre les chairs abîmées. Mais je tiens bon. Je le lâche d’une de mes mains blessées, l’approchant à quelques centimètres de sa tête sans animosité aucune pour dévoiler la peau tuméfiée. « Tu crois que tu peux effacer les actes d’un coup de baguette magique ? C’est pas parce que les bleus disparaissent que la violence disparaît aussi. » Je le relâche, non sans le pousser un peu en arrière. « Tu m’as poignardé Clemens, tu m’as presque tué. Qui sait, je suis même peut être mort quelques secondes. Et c’est pas parce que t’as tout guérit que ça effacera l’acte. » Je lève une nouvelle fois mes poings blessés avant que mes bras ne retombent le long de mon corps. « Et t’as pas intérêt à guérir ces blessures là. Parce que contrairement à toi j’estime que les regrets justifient que je les portes encore un peu. Histoire que la douleur me fasse réfléchir à mes actes. » Je n’ai pas pour but d’être moralisateur, mais ce qui devait être dit à été dit. Que cet inconnu qui s’est présenté comme mon frère ait reçu mon acceptation n’efface en rien l’étrangeté de ses choix, la violence de ses présentations. Je sais que je devrais partir en courant, prendre mes jambes à mon cou maintenant que je suis sûr qu’il est un danger pour lui même et pour les autres. Mais je ne peux pas l’abandonner, pas quand il est le dernier vestige, le dernier espoir d’avoir une relation avec ma famille. Pas quand il me regarde avec ces mêmes yeux emplis de cette colère qui en fait vriller le bleu de la même manière que les miens. « Alors ok, pas d’hôpital, pas d’aide. Si tu préfères que je te laisse gérer tout seul alors soit. Mais crois moi que tu m’as pas poignardé pour rien et qu’on va se revoir très vite. » Petit con. « La prochaine fois vise le cœur. » Que j’ajoute en roulant des yeux avec un pointe d’humour forcée. Crétin. « Viens je te raccompagne quand même à ta bagnole ou peu importe où tu crèche. J’ai pas envie d’être réveillé demain matin pour enterrer un Jones de plus. » Je lui intime d’un signe de tête de montrer le chemin. J’ai un petit frère. Mon cœur en rate encore des battements. Tout mon corps menace de s’écrouler, je suis épuisé. « Malgré tout, Clemens, je suis heureux de t’avoir rencontré. » Peut être que c’est la fatigue qui parle, la connerie, qui sait peut être que c'est sincère. Le temps nous l’apprendra.

Oui, je me demande si la bibliothèque a un ouvrage qui pourra m’aider. Petit frère psychopathe, mode d’emploi. Comment canaliser les pouvoirs magiques de votre frangin en six étapes.
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Clemens Jones
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SACRIFICES : 566
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ANNEES : 33 années et pourtant un visage de gamin.
CŒUR : incapable de mettre un mot encore dessus, effrayé d'avouer ce qu'il sait déjà. le palpitant ne blesse plus, il aime.
RÉINCARNATION : simple mortel doté d'un pouvoir de guérison.
TALENT(S) : prophète aux mains salvatrices, adoucissant les maux et collectionnant les blessures. Son sang précieux, drogue certain, guérit les blessures et tue les dieux.
FACTION : la Calavera, ceux qui ont bien voulut de lui.
OCCUPATION : Soldado sortant du repos forcé, guérisseur du commandate sur la touche.
GENÈSE : conscient depuis l'enfance d'être doté de pouvoirs surnaturels, il connait l'existence des dieux depuis son arrivée à Arcadia.
TALON(S) D'ACHILLE : la solitude, le rejet. Aura.
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SEEK AND DESTROY
maldwyn jones I
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ONE EYED HOUND
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THE DARK SIDE
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WICKED ONES
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GUIDING LIGHT
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AFTER ALL
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THE DAWN WILL COME
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FAMILIA
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oh, brother.

There is no escape and that is for sure This is the end we won't take any more Say goodbye to the world you live in You have always been taking But now you're giving Running, on our way hiding You will pay dying One thousand deaths. Searching, Seek and destroy


C’était son quotidien, le surnaturel, l’étrange. Il a toujours été différent, toujours été l’un des marginaux capable de choses extraordinaires. C’était d’un naturel pour lui, les artifices si communs que rien ne le surprenait vraiment. Si il remettait en cause le statut de dieu des gens s’en donnant l'appellation ils n’en étaient pas moins comme lui, extraordinairement étrange. ALors ses mots sont ceux d’un habitué de ces histoires, d’un amusé, face à l’ignorance des mortels ordinaires, aveugles à ce qu’il se passe sous leur nez dans cette ville truffée de Dieux, de créatures et de démons. Le vice est partout, caché dans l’ombre, avec à ses yeux comme à ses oreilles. Persuadé de vivre une vie dans un monde tout à fait normal, où rien d’étrange ne pourrait jamais arrivé. Il en avait pourtant eu la preuve aujourd’hui. Le monde, son monde, n’est qu’un mensonge. Un Truman show dans lequel il était enfermé, oeillères sur les yeux et oreilles bouchées dans lequel Clemens était arrivé d’un coup de pieds, balayant la fourmilière et les habitudes. De quoi alimenter son rictus satisfait. Il ne savait rien, sur lui, sur eux tous. Cette fois le déscolarisé en savait plus que le professeur. L’idiot dominant sur ce point l’intellectuel et son savoir sur les déités. Sa victoire n’est que courte durée, puisque l’idiot se rapproche et le saisit de nouveau par le col comme un chiot soulevé pour etre déplacé par ses parents...et ça le met hors de lui, le rictus meurt, la colère revient au galop. « Lâche-moi putain ! » Il s’agrippe à lui, cherche à le détacher de son col pendant quelques secondes… Mais c’était avant que les mots ne frappent fort, aussi virulent que si c’était la propre lame de son couteau qu’il avait retourné contre lui et l’avait frappé en plein myocarde. Clemens relâche tout, choqué de ses propos qui tombaient pile où il ne fallait pas, remuant le couteau dans une plaie qu’il ne parviendrait jamais à faire cicatriser. Et si il échouait. Et si il ne suffisait pas. La colère fini de le ronger, dévastant le peu de raison qu’il avait encore en plus, consumée par la douleur, par la culpabilité qui le détruisait toujours malgré toutes ses années. Dans sa rage il combat les larmes, refuse de laisser ne serait-ce qu’une seule goutte lui échapper. Il les ravalait en fermant les yeux le plus fort possible, niant la tristesse qui s’était emparé de lui. Il a échoué. Il n’a pas été suffisant et maintenant, il n’a plus personne. Lorsque Maldwyn le relâche à moitié, c’est une invitation à recevoir sa fureure, à subir les conséquences de ses mots. Dès qu’il s’approche de trop ce sont ses bras qui lui font barrage, frappant son torse pour l'empêcher d’aller beaucoup trop près, la distance déjà insupportable à ses yeux. Surtout quand il reflétait cette putain de couleur de leur père qu’il a du laisser mourir. « J’en ai rien à foutre de toi et des autres ! » Qu’il hurle en donnant un nouveau coup de ses avant-bras contre lui, ceux qu’il savait marqué de ces cicatrices prouvant qu’il n’a pas été assez pour sauver Jessie non plus. Morte, parce qu’il n’a pas été assez fort pour la protéger. « J’en rien à rien à foutre de crever ! » Plus personne à qui il tenait, plus personne ne tenant à lui. La mort il ne la cherche plus, mais ne la fuit pas pour autant, attendant qu’elle arrive comme une vieille amie disait un livre. Une délivrance finale qui arrivera quand elle l’aura décidé, sans qu’il n’est de regret, ni d'appréhension, ni de peur. Non il n’a pas peur. Il en a rien à foutre, comme il dit.

Sous le coup de la colère il serait si simple de mettre la main dans sa poche et de lui enfoncer la lame dans la gorge pour le faire taire une bonne fois pour toute. Ce n’est pas l’envie qui lui manque, le besoin de se venger grandissant à chaque mot qu’il prononce; A chaque fois qu’il tente de lui faire la morale quand à sa façon d’agir, sa façon d’être. Sur ses choix, sur sa santé, sur tout. Comme s’il avait son mot à dire; COmme si son avis comptait à ses yeux. La seule chose gardant Clemens de le faire taire, c’était ce besoin de lui briser son monde loin de la réalité, loin du sien. Il ne méritait pas cette putain de vie de privilégié. D’enfant préféré, alors que c’est lui qui dû s’occuper de leur père. Lui qui a du le voir mourir. Lui qui l’a enterré. Et pourtant, c’est bien lui qui a été oublié. Lui qui a été abandonné une seconde fois par un géniteur qu’il ne pouvait s'empêcher d’aimer comme détester, incapable de savoir si un jour, ou non, il a compté réellement aux yeux de celui qu’il avait fini par appeler papa. « J’en ai rien à foutre de ce que tu penses de moi et de comment je gères ma vie. J’en ai rien à foutre que son petit nuage tout rose se soit cassé la gueule à cause de moi ou que tu te souviennes. T’as besoin d’être rappelé à la réalité. Le monde, c’est ça. Et t’en sais foutrement rien. » Le blond se retient de dire ce qui lui brûle la langue. Que peut-être, il aurait dû le regarder mourir. Peut-être que ça aurait été plus simple. Dans la réalité des faits il s’en voulait de l’avoir suivi, encore plus de lui avoir parlé. Ca ne servait à rien, sa vangange sans saveur ne calmait pas la douleur et il n’avait rien à y gagner, dans cette histoire, hormis les leçons de moral d’un type qui s’improvise grand-frère sans avoir aucune idée de ce que le monde avait fait de son cadet. Lorsqu’il le relache et le pousse, il lui renvoi la balle, poussant son aîné plus fort qu’il ne l’avait fait. « Réfléchis à tes actes si t’en as envie, c’est pas mon problème. Si frapper quelqu’un c’est ton pire péché, c’est que définitivement on a pas la même vie alors, la ferme, t’as pas de leçon à me faire. » Il répond, le feu dans les yeux et l’envie de battre son poing dans sa mâchoire. Casser les dents de la jolie gueule pour lui faire putain de payer ses mots. Hors de question qu’il l’approche une nouvelle fois. hors de question qu’il lui fasse de nouveau la morale. hors de question qu’il ose, encore, le toucher. Ce serait trop, ce serait impossible de résister à l’envie de lui refaire le portrait. A force de serrer les poings il peut sentir ses phalanges trembler sous la tension, le sang sécher sur son visage craquant sous l’expression qu’il arborait. Pure rage, alors qu’il explique ne pas insister pour l'hôpital. Tant mieux, parce que ce n’était pas la peine du tout. « Ne me tente pas. Crois moi que je sais viser juste. » Une menace dont il ne saisit pas l'ampleur, persuadé que le gamin qu’il l’accuse d’être parlait plus qu’il ne mordait. C’était faux. Le gamin pouvait, se souciant guère des conséquences. Mais l’idiot, il n’a pas l’air de s’en rendre compte, lui proposant même de le raccompagner. Non mais et puis quoi encore. Cette fois c’est lui qui se rapproche, s’approchant comme il avait pu le faire pour lui cracher ces simples mots, directs et sortant du coeur, au visage. « Fuck. off. » C’est ce qui résumait au mieux ce qu’il ressentait tout de suite, fatigué, blessé. Tout ce qu’il voulait maintenant c’était rentrer chez lui et sans baby-sitter. « Je peux pas dire la même chose. » qu’il souffle en reculant, prenant le pas vers la rue. « Si tu veux confirmation sur quoi que ce soit, t’as qu’à d’mander à Dick. Si tu veux me suivre, tu fais ta vie. Moi j’ai plus rien à te dire aujourd’hui. » qu’il radote, essayant de presser le pas malgré l’appuis douloureux sur sa cuisse. Il pouvait le suivre ou non, marcher à ses côtés ou non, partir. Peu importe. Il savait qu’il existait et son existence à elle seule allait pourrir sa vie, qu’ils se voient ou non, qu’ils se parlent ou non. Il a un petit frère. Et il ne peut rien pour lui.

FIN DU RP.



CODAGE PAR AMATIS



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☩ sabbra cadabra ☩
I feel so good, I feel so fine Love that little lady, always on my mind She gives me loving every night and day Never gonna leave her, never going away I feel so happy since I met that girl When we're making love it's something out of this world It feels so good to know that she's all mine Gonna love that woman till the end of time
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