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 gasoline ϟ minki

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Kalis Marshall
- REAL LIFE MONSTERS -
BLAZE : meteorites.
CREDITS : kane (ava) + astra (signa) + tweek (icon)
FACE : lalisa manoban
DOLLARS : 296
SACRIFICES : 46
PORTRAIT :
ANNEES : 23ans
CŒUR : seule, y'a personne qui ait réussit à attraper le coeur de kalis
DIVINITÉ/CRÉATURE : baku, entité japonaise qui ronge l'esprit, qui la plonge à la limite de la schizophrénie
TALENT(S) : dépendante des rêves inconscient et des cauchemar au goût de tourment - vague souvenir d'une brutale téléportation
FACTION : libre de toute faction et de leurs guerres de gangs
OCCUPATION : étudiante à l'école d'art d'Arcadia
TALON(S) D'ACHILLE : l'insomnie, les nuits qui s'allonge sans qu'elle ne parvienne à trouver le repos
RUNNING GUN BLUES :

LE MONDE AIME A NOICIR CE QUI RAYONNE.

ϟ

A s'attacher jusqu'à en perdre la tête. A approcher la lumière jusqu'à s'en noircir la chaire et à redevenir poussière. Les lèvres usés, é c o r c h é e s  par les mots qu'il ne faut jamais s'aventurer à prononcer, des "je t'aime" éparpillés qu'elle aurait dû jalousement garder.


M I N K I

« Je te dirai les mots bleus.» C'est une impression qu'il renvoyait parfois. Celle qui disait je serai toujours là pour toi. Et si elle se le répète, peut être que ça deviendrait vrai.  Comme un mensonge dont on réaliserait l'importance qu'une fois qu'il dépasserait nos songes. « Les mots qui te feront te sentir un peu mieux.» A rêver un court instant, que tout irait mieux. Surement.

M I K I O


« Au fond tu ne possèdes rien» Ce ne sont que des instants manqués. Des instants qui soulignent  les aspects les plus détestés alors qu'ils ne cherchent qu'à s'aimer. « Je te le dis pour ton bien.»


MessageSujet: gasoline ϟ minki   Ven 15 Juin - 0:50





Tellement de choses sont fragiles, après tout. Les gens se brisent si facilement, tout comme les rêves et les cœurs.


Le ciel s'était encore assombrie, enlaçant la ville dans un linceul de ténèbres explosives. Kalis avait quittée le salon, bras croisés,  poussée dans le dos par les bras impétueux du vent.

Elle ne sentait plus la partie inférieur de son visage, comme détachée par le froid. Le grand air lui donnait des vertiges. Monde sans dessus-dessous. Terre et ciel inversés.  Après sa chambre tout était grand, ici. Et l'horizon, trop loin. Elle s'était habituée à pouvoir touchée les limites de son univers en tendant les mains. Là, elle se sentait minuscule, écrasée, avalée toute crue par les immensités.

La nuit amorçait son plongeon au cœur des vallée et, de part et d'autres de l'allée luisante, les lucioles s'étaient éveillées, dessinant des points clignotant sur les graviers.

Jaune poussière.

Comme son visage.

« Tout est immense ici.»

Kalis sentait la chaire de poule s'installer sous les mailles de son pull. Et elle songe qu'elle déteste ça, la peau de volaille sur les bras, les épaules. Y passer les doigts et ne sentir que les grains. C'est les rafales venteuses et grises, le mauvais temps, le mauvais moment, les grands anneaux d'un jardin mondain où cabriole une flèche lâche et vaporeuse.  Une harpie qui pousse sous la peau. Ongle griffus pressés autour du cœur. Un coeur orageux, une humeur nuageuse où il fait bon de se blottir sous les draps, le visage enfouit dans un coussin duveteux. Une soirée chagrine de ces humeurs changeantes de jeune femme mélancolique.

Mais avec Minki, Kalis, elle respirait.
Et c'était frais, gavé d'embruns ouaté. Comme une empreinte piquante laissée à l'intérieur, une petite réserve d'oxygène pour plus tard. Car peut être qu'elle manquerait de souffle, les jours prochains, au milieu des ombres peuplant son chemin.

C'était une drôle de conviction.
Une certitude qu'elle avait là, sommeillant au creux des poumons, lorsqu'un souffle brûlant les gonflait d'une courte inspiration. Elle s'insinuait en elle, malsaine, alors que les doigts de glaçons taquinaient le creux de sa colonne. Car les convictions, elles aimaient voir son visage blême gravé de ces simples filigranes, ces rides incessantes qu'elles dessinaient sur l'étendue d'un front au rythme de ses réflexions. Et elle aurait aimée les chassés par la seule force de sa volonté, ces pensées persistantes, en douceur, avec l'arme la plus délicate qui soit; la chaleur d'un sourire. Poser ses doigts de chaque côté de ses joues dorés, et en étirer les pétales du bout de ses index. Et là, les nuages disparaitraient, transformés en tendre euphorie.
Comme par magie.

Cela aurait du la réconforter. Lui raccrocher le coeur à la bonne place. Mais les pensées givrantes continuaient à la traverser comme des courants d'airs. Il lui fallait fermer les parenthèses, raviver les flammes mourantes, la réalité brute qu'elle abandonnait chaque fois qu'elle mettait un pied ici, sur cette académie refuge, comme si elle prenait possession d'un nouveau corps, devenait une meilleure version d'elle même. Plus brillante, plus heureuse, plus intéressante aussi.
Une Kalis qui existait pour elle et seulement pour elle.

«Tu savais que Mikio avait ouvert sa chocolaterie?»

Alors, il n'y avait plus qu'à se raccrocher à l'instant présent.
Se gaver de certitudes et de réconfort.
De Minki et de ses mots pansement.
Elle regagna le salon, fermant la baie vitré derrière elle, slalomant entre les meubles pour appuyer sa joue contre l'épaule de son hôte, les bras noués autour de sa taille. Minki était de ces hommes fortunés qui ne prenaient jamais la peine de cuisiner, ceux qui cumulaient les cartons de plats à emporter et les traiteurs des milieux huppés.

«Et un jour si tu te décides à remplir ton frigo peut être que moi je pourrai te préparer quelque chose?»

Des plats fait maison, l'idée lui procurait une drôle de sensation. Un mélange entre angoisse et satisfaction, une intimité nouvelle qui brodait peu à peu les contours de leur relation.

Une porte ouverte.
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secret — If I show you then I know you won't tell what I said cause two can keep a secret if one of them is dead?
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Minki Yeoun
- GODS AMONGST MEN -
BLAZE : scarred euphoria (Thaïs)
CREDITS : queenshady (avatar)
FACE : Park Jimin
DOLLARS : 93
SACRIFICES : 14
PORTRAIT :
ANNEES : 25 ANS, mais cela fait 9 ans que l'on est né de nouveau.
CŒUR : CÉLIBATAIRE, seuls la violence et le toucher charnel fait battre le coeur qui oublie de vivre. PANSEXUEL, on se moque de la forme, tant que le fond y est. NYMPHOMANE, on a besoin de ce qui est devenu un moyen de survie.
DIVINITÉ/CRÉATURE : KANGITEN, le dieu de la chance et de la bonne fortune. KANGITEN, le dieu du mal et des actions immorales. KANGITEN, le dieu de la dualité qui a oublié comment sourire, qui a oublié comment pleurer.
TALENT(S) : CONTRÔLE ÉMOTIONNEL, ce sont les émotions du monde dont on se joue avec agilité, préférant offrir le deuil à la tristesse, l'euphorie à la joie. C'est ainsi que l'on est capable de ressentir le monde, ainsi seulement que l'on peut vivre comme on se doit de vivre. MIROIR JUMEAU, on se découvre un nouveau talent, alors que certains coups qui se heurte au corps se retournent contre l'attaquant. Incertain, on ne peut s'en emparer, pas encore. DÉBOUBLEMENT et TRANSPOSITION, des capacités encore inconnues dont on a entendu parlé au sein de la famille, des dons qui, parrait-il, finiront pas devenir siens.
FACTION : AUCUNE, on vit sa vie loin de l'influence des autres parce que seul le dieu se doit d'influencer le monde.
OCCUPATION : POLITICIEN, c'est la municipalité qui est devenue le terrain de jeu, c'est en son centre que l'on joue un jeu d'échec dangereux. STREET FIGHTER, c'est la douleur dont on a besoin, l'adrénaline qui remplace la joie de tous les jours que l'on ne peut ressentir.
GENÈSE : PRIMUS, on se sait dieu, on se sait grand, on sait que les mortels se doivent de s'incliner devant le pouvoir.
TALON(S) D'ACHILLE : SANS PEUR, c'est ce que le monde désire. SANS PEUR, ainsi est la force sans pareille. Mais la peur maintient en vie. Mais la peur éloigne la mort. Ainsi, alors que l'on oublie cette peur réparatrice, c'est au sein du danger que l'on se jette sans cesse, au sein du danger que l'on se perd parfois. C'est un danger dont on ne peut se passer, un danger qui, un jour, assurera la mort.
JUKEBOX : Through the Eyes of a Child - Aurora.
MessageSujet: Re: gasoline ϟ minki   Dim 17 Juin - 21:50

gasoline
Tellement de choses sont fragiles, après tout. Les gens se brisent si facilement, tout comme les rêves et les cœurs.

14 june, late evening L’eau le brule. Elle s’écrase à son épiderme, l’enfouit sous une brume claire. Chaque coin de son corps  est douloureux. Chaque aspect de son être lui fait mal. Il laisse échapper de longs sourires euphoriques. Il y reste plus longtemps que nécessaire, sous ce flot ardent qui laisse sa peau écarlate, mais il n’y pense pas plus que cela. Parce que cela importe peu. Tout ce qui importe, c’est ce qu’il ressent. La journée a été longue, sans intérêt. Les nouvelles sont frivoles, les offrandes limitées. Il n’a rien obtenu de cette journée alors que deux membres du conseil opposés sont parvenus à surpasser leurs différents au lieu de les laisser exploser comme il l’a si fortement désiré. Alors il a besoin de quelque chose de plus. Impatient, il se doit d’attendre avant de la retrouver. Ainsi, la douleur se doit de combler le vide. Lorsqu’enfin, il s’éloigne, il laisse l’air froid tracer de fines coupures sur sa peau qui ne supporte pas cette soudaine violence. En essuyant son corps dégoulinant, il s’assure presque d’appuyer sur les bleus qui lui arrachent des grimaces, tord son être de manière à étirer les muscles fatigués. Il ne fait pas d’effort alors qu’il choisit quels vêtements se doivent de recouvrir son être, mais cela n’empêche que le résultat est appliqué. Armoires remplies de haute couture, il en sort un t-shirt sombre qui épouse les courbes de son torse avant de trouver la ceinture de jeans fins a la texture fatiguée. Passant une main dans ses cheveux encore humides, son bracelet glisse le long de son avant-bras, puis retrouve son poignet une fois les doigts retombés. Un moment durant, il s’affaire sans aucun but. Un verre de fin finit par trouver ses lèvres. Le son lointain des nouvelles attire son attention alors que l’astre solaire se fait de plus en plus bas. Jusqu’à ce qu’enfin, on sonne à la porte.

À peine son regard trouve-t-il le sien, il dépose déjà une joie délicate dans le fond de l’esprit de Kalis. Immédiatement, son propre cœur lui fait écho. Immédiatement, il lui sourit sans même avoir à y penser. Lui qui aime les extrêmes, il se contente pour le moment d’une pointe silencieuse. Parce que la nuit sera longue. Parce qu’il ne sait pas s’il aura besoin de plus. Mais aussi parce qu’il s’est habitué à ne faire que cela, avec cette mortelle qui est la page blanche sur laquelle il appose ses mots délicats. Ou du moi c’est ce qu’il se dit. C’est plus facile ainsi, voilà tout. Cela n’a rien à voir avec le fait qu’ils se connaissent depuis maintenant de longs mois. Rien à voir avec le fait qu’il se prend à découvrir une arythmie qu’il ne comprend pas. Arythmie silencieuse qu’il ignore. Arythmie silencieuse qui continue de réchauffer son être même lorsqu’il offre un deuil profond. « Tout est immense ici. » Nouveau sourire. Mais celui-ci est différent. Parce que la pointe de joie grandit désormais d’elle-même dans le fond du cœur de Kalis. Parce qu’il ne la ressent plus, Minki. Alors ce sont ses muscles qu’il contrôle. Le grand zygomatique. L’orbiculaire frontal. Et cela suffit. Il offre un verre à la nouvelle venue, alors que leurs pas les mènent jusqu’au balcon. Là, il s’y allume une cigarette, laissant son dos se reposer sur le dossier du canapé extérieur. Ils parlent de tout. Ils parlent de rien. Comme ils le font souvent. Le dieu s’amuse à attiser les rires. Le dieu rit alors qu’il attise une surprise amusée. « Tu savais que Mikio avait ouvert sa chocolaterie ? » Il se contente de faire non de la tête, dessinant une surprise sur son visage. Son muscle occipito-frontal emporte ses sourcils vers le ciel. Son muscle masséter attire sa mâchoire vers le bas. Qu’elle lui en dise plus, il l’écoutera. Jusqu’à ce que la porte l’éloigne d’elle un moment. Il la quitte, s’empare de la nourriture qu’on lui offre, puis se dirige vers la cuisine.

Les plats quittent les boites, trouvent des assiettes qu’il arrange à la manière d’un chef pour qui l’apparence importe autant que le contenu. Lorsqu’elle le rejoint, il laisse son bras entourer ses épaules, son pousse caressant le bras de Kalis alors que sa main libre finit d’apposer les dernières touches. « Et un jour si tu te décides à remplir ton frigo peut être que moi je pourrai te préparer quelque chose ? » L’air s’échappe d’entre ses lèvres dans un rire précis. Ses yeux trouvent ceux de la mortelle. « Tu aurais dû me le dire plus tôt, I would have like that. » Il ne cuisine pas, Minki. Parce que le temps manque souvent. Parce qu’il n’est pas du genre à laisser cette touche de cœur dans ce qu’il prépare. Alors à quoi bon ? Ses maigres préparations finies, il se prend à se faufiler au sein de l’esprit de l’étudiante, élève la satisfaction qu’il y trouve jusqu’à ce qu’elle surpasse cette angoisse dont il ne veut pas pour le moment. C’est un plat coréen qui prend place sur le bar, écho de leurs origines respectives, plus récentes chez l’un que chez l’autre. Son verre de vin se remplit, il fait de même pour celui de son invitée. Assis sur des tabourets en hauteur, ils sont plus proches que nécessaire. Ce n’est pas une décision consciente, pas vraiment. Tout ce qu’il sait, Minki, c’est qu’il s’y plait. C’est que la trace émotive qu’il trouve parfois approuve de ce choix visiblement sans importance. Portant son verre a ses lèvres, il boit une nouvelle gorgée silencieuse. Et puis il s’adresse de nouveau à elle. « Parle-moi donc de ce que tu m’aurais fait ce soir ? » Comme à chaque fois, il plante son regard dans le fond du sien. Comme à chaque fois, il lui offre toute son attention. Comme à chaque fois, il n’y a qu’elle qui importe dans le moment présent. Parce que c’est ainsi qu’il parvient à contrôler son cœur facilement, qu’il se dit. Mais il ne sait pas vraiment pourquoi, en réalité. « Je suis habitué aux grands chefs de la ville. No pressure. » Clin d’œil. Sourire en coin. Combinaison qui fait de lui quelqu’un d’adorable, voilà ce qu’il a appris au fil des années. Voilà ce qu’on a dit de lui.
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BLAZE : meteorites.
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FACE : lalisa manoban
DOLLARS : 296
SACRIFICES : 46
PORTRAIT :
ANNEES : 23ans
CŒUR : seule, y'a personne qui ait réussit à attraper le coeur de kalis
DIVINITÉ/CRÉATURE : baku, entité japonaise qui ronge l'esprit, qui la plonge à la limite de la schizophrénie
TALENT(S) : dépendante des rêves inconscient et des cauchemar au goût de tourment - vague souvenir d'une brutale téléportation
FACTION : libre de toute faction et de leurs guerres de gangs
OCCUPATION : étudiante à l'école d'art d'Arcadia
TALON(S) D'ACHILLE : l'insomnie, les nuits qui s'allonge sans qu'elle ne parvienne à trouver le repos
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LE MONDE AIME A NOICIR CE QUI RAYONNE.

ϟ

A s'attacher jusqu'à en perdre la tête. A approcher la lumière jusqu'à s'en noircir la chaire et à redevenir poussière. Les lèvres usés, é c o r c h é e s  par les mots qu'il ne faut jamais s'aventurer à prononcer, des "je t'aime" éparpillés qu'elle aurait dû jalousement garder.


M I N K I

« Je te dirai les mots bleus.» C'est une impression qu'il renvoyait parfois. Celle qui disait je serai toujours là pour toi. Et si elle se le répète, peut être que ça deviendrait vrai.  Comme un mensonge dont on réaliserait l'importance qu'une fois qu'il dépasserait nos songes. « Les mots qui te feront te sentir un peu mieux.» A rêver un court instant, que tout irait mieux. Surement.

M I K I O


« Au fond tu ne possèdes rien» Ce ne sont que des instants manqués. Des instants qui soulignent  les aspects les plus détestés alors qu'ils ne cherchent qu'à s'aimer. « Je te le dis pour ton bien.»


MessageSujet: Re: gasoline ϟ minki   Dim 17 Juin - 22:16





Tellement de choses sont fragiles, après tout. Les gens se brisent si facilement, tout comme les rêves et les cœurs.


Allez, allez.
Minki, dis moi les mots bleus.
Ceux qui me feront me sentir un peu mieux.
Il y a avait chez Minki un petit quelque chose, un je ne sais quoi qui chatouillait ses sens et les captivait, les soumettait entièrement à sa suprématie despotique. Un petit rien, un petit tout qui réveillait en son coeur d'obscurs désirs insoupçonnés et déchainait les passions incandescentes et éphémères, comme une succession d'explosions nucléaires dans son frêle corps tremblant. Il y avait chez Minki un désir brûlant. Dans ses yeux, dans ses cheveux, dans ses lèvres sans sourires, dans ses mots, dans ses gestes, dans ses pertes de contrôle et parfois même dans ses absences.

« J'aurai pût, mais si je l'avais fais ça aurait gâché le mystère.»

L'enfant nageait dans une eau trouble, c'était indescriptible, cette sensation de ne rien contrôler mais de quand même s'y abimer. Kalis avait toujours su que ses épaules étaient bien trop frêles pour supporter de tels fardeaux. Que ses mains n’étaient pas assez puissantes pour relever l’autre. Que son cœur était submersible face au chagrin des autres. Oui, la vie lui avait cruellement apprit qu'elle était fragile pour ce genre de chose Kalis. Pour l'affection qu'elle avait pour les autres. Pour l'amour qu'elle avait des autres. Qu'il était rarement sincère. Honnête. Aimant. Elle apprenait encore à apprécier, aimer, toucher, caresser, chérir, comprendre... embrasser? Elle savait juste qu'il suffisait de trois minutes pour tout perdre. Trois minutes pour changer la face d'une relation, pour mourir et renaitre, saigner parce que c'est comme ça que le monde l'avait élevée. Dans la haine et la vengeance, dans l'amour calculé. A ses camarades de classe. Elle n’avait jamais appris à aimer, il ne restait de ses amours déchus que de vieux souvenirs des disques tournant au fond du salon... Minki avait eut le goût de ces vieilles ballades. De la chaleur de ses bras autour d'elle - de sa voix qui résonne à ses oreilles. Il était unique. Unique lorsqu'il s'asseyait près d'elle, lorsque sa présence l'emplissait de cette joie presque primaire. Un verre de vin, une gorgée qu'on avale de travers. Un regard sur le jeune homme et sa question dont on peine à saisir le sens une fois enfoncé dans l'intimité de leur proximité.

«Je... hein?!»

Elle appuya le dos de sa main contre ses lèvres en réprimant sa quinte de toux,  plongea son regard incrédule, humide des les larmes qu'elle s'efforçait de contenir, dans le sien. Et il souriait, de cet insupportable sourire en coin qui lui allait si bien - était fait rien que pour lui.

« Damn boy, un jour t'auras ma peau tu le sais ça?»

Des millions de scénarios s'était présentés à elle lorsqu'elle y pense, parce qu’on peut toujours se lancer, on peut sauver les meubles même si la maison brûle, on peut aimer une fois de plus, parce qu’au fond il faut y croire et il faut croire qu’elle y croit encore. Elle bat des paupières. Parfois il lui semblerait qu’elle n’a fait que cela, que battre des paupières ce soir là, sourire tout au plus, et qu’en rouvrant les yeux elle s’est retrouvée ici, dans cet appartement, entre le moment et l’éternel, et elle ne sait même pas comment.
Comment on en est arrivé là.
Les yeux grand ouvert face à une infinité de peut-être.

« Mais moi j'ai quelque chose que tes grands chefs n'ont pas.»

Elle se tourne vers lui, un peu, la tête incliné sur le côté. Avec du rouge qui pointe sur l'épiderme de ses joues, avec ce regard faussement bravache qui se dérobe et s'accroche tout à la fois. Elle s'efforçait de nager sans cesser de couler. Elle se perdait Kalis, dans Minki. Entre illusion et réelle, entre sentiments factices et affection sincère. Il jouait de ses nerfs comme un violoniste pinçait ses cordes.

« Et c'est pas à Arcadia que tu trouveras des vrais bacalhau à brás

Et souris l'enfant, redresse le menton avec fierté, avec vos jambes qui s'emmêlent, avec ton bras appuyé contre le sien. Perd avant même d'avoir commencer à jouer. Et ignore jusqu'au bout que tu as tirée le mauvais ticket.
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Minki Yeoun
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ANNEES : 25 ANS, mais cela fait 9 ans que l'on est né de nouveau.
CŒUR : CÉLIBATAIRE, seuls la violence et le toucher charnel fait battre le coeur qui oublie de vivre. PANSEXUEL, on se moque de la forme, tant que le fond y est. NYMPHOMANE, on a besoin de ce qui est devenu un moyen de survie.
DIVINITÉ/CRÉATURE : KANGITEN, le dieu de la chance et de la bonne fortune. KANGITEN, le dieu du mal et des actions immorales. KANGITEN, le dieu de la dualité qui a oublié comment sourire, qui a oublié comment pleurer.
TALENT(S) : CONTRÔLE ÉMOTIONNEL, ce sont les émotions du monde dont on se joue avec agilité, préférant offrir le deuil à la tristesse, l'euphorie à la joie. C'est ainsi que l'on est capable de ressentir le monde, ainsi seulement que l'on peut vivre comme on se doit de vivre. MIROIR JUMEAU, on se découvre un nouveau talent, alors que certains coups qui se heurte au corps se retournent contre l'attaquant. Incertain, on ne peut s'en emparer, pas encore. DÉBOUBLEMENT et TRANSPOSITION, des capacités encore inconnues dont on a entendu parlé au sein de la famille, des dons qui, parrait-il, finiront pas devenir siens.
FACTION : AUCUNE, on vit sa vie loin de l'influence des autres parce que seul le dieu se doit d'influencer le monde.
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GENÈSE : PRIMUS, on se sait dieu, on se sait grand, on sait que les mortels se doivent de s'incliner devant le pouvoir.
TALON(S) D'ACHILLE : SANS PEUR, c'est ce que le monde désire. SANS PEUR, ainsi est la force sans pareille. Mais la peur maintient en vie. Mais la peur éloigne la mort. Ainsi, alors que l'on oublie cette peur réparatrice, c'est au sein du danger que l'on se jette sans cesse, au sein du danger que l'on se perd parfois. C'est un danger dont on ne peut se passer, un danger qui, un jour, assurera la mort.
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MessageSujet: Re: gasoline ϟ minki   Lun 18 Juin - 19:02

gasoline
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14 june, late evening

Allez, allez.
Ouvre ton cœur doré à celui qui te fera rêver.

Loin les cauchemars d'un autre temps. Loin les cauchemars d'une autre vie. Il n'en reste que le moment. Il n'en reste que ce que personne ne comprend vraiment lorsque les paupières se séparent. Il n'en reste qu'elle. Il n'en reste que lui. Lui et le souffle glacial de son cœur qui ne peut vivre seul. Lui et le souffle glacial de son être qui se doit de battre en unisson. Il n'en dit rien, parce que ce n'est pas son genre. Il n'en fait rien, parce qu'il dit en être incapable. Et pourtant. Pourtant son palpitant sort parfois de l'emprise de Morphée. Ce n'est que maintenant qu'il le remarque. Ce n'est que maintenant qu'il feigne de le comprendre. Ce n'est que maintenant que tu lui fais remarquer. Apathique, voilà ce qu'il est. Vide total, voilà ce qu'il pense être. Voilà ce qu'il n'est pas.

« J'aurai pût, mais si je l'avais fait ça aurait gâché le mystère. » Mystère. Voilà tout ce qu'il est. Le mystère du dieu qui dit ne rien ressentir. Le mystère du dieu qui, peut-être, est simplement incapable de comprendre ce qui l'afflige. On vit la vie au jour le jour lorsque le cœur ne peut éprouver de regrets. À quoi bon passer de longues heures à préparer un futur auquel on ne s'attachera jamais vraiment ? Une perte de temps, voilà tout ce que le cœur ressent. Pas de déception. Pas vraiment. Juste un ennui que l'on ignore avec grâce. Un ennui qui en dérange surement certains. Un ennui qui ne fait que se heurter aux murs d’un être qui s’en défend avec aise. Il serait simple de s’y perdre. Si simple Mais ce n’est pas le cas. Peut-être parce qu’on se nourrit de ce que l’on pousse sur les autres. Peut-être parce qu’il y a tout de même un murmure lointain qui fait que la pierre est malléable. Une étincelle discrète qui fait fondre la glace, lentement. Alors que les bras d’une autre s’emparent de la taille, on sent la vie d’autrui aux cotés de la sienne. Écho assourdissant de sentiments étrangers, c’est ainsi que l’on pense. C’est ainsi que l’on est. Joueur, parfois, on ne peut mentir. Parce que le jeu ouvre les portes que le vide ne peut toucher. Un sourire après l’autre, on se faufile entre les fissures du monde. Un sourire après l’autre, on ment avec une aise qui ne se doit pas d’être.

« Je... hein ?! » Le jeu surprend. Parce que le monde ne s’y attend pas. Parce que le monde décèle le vide qui occupe l’âme. Il voit le sourire, Minki. Il voit le sourire et cela le remplit d’une chaleur sans nom. Ce n’est pas de la joie qu’il ressent en retour. Ce n’est pas cette affection qui fait que certains perdent pieds. Souvent, c’est simplement la satisfaction de savoir que l’on est capable d’offrir une telle réaction sans même avoir besoin de puiser dans ce pouvoir qui fait que l’humain n’est plus vraiment le même. Mais quelque chose est différent. Il y a quelque chose dans le fond de ton regard qui fait qu’on se pense réincarné une nouvelle fois. D’autres pourraient se prendre à dire qu’il s’est perdu dans ses mensonges, le dieu. Au fil des mois, alors qu’il a offert un monde a Kalis, il s’y est perdu lui-même. Parce qu’il se prend à oublier, Minki. Il oublie qu’il est celui qui contrôle son cœur. Il oublie qu’il est celui qui contrôle son être. Il y a alors ce moment de vérité. Il y a alors ce moment de renaissance. Le dieu renait. Encore une fois. Alors qu’il a déjà prit le contrôle de l’enveloppe charnelle. Alors qu’il a déjà choisi son moment. Le voilà de retour. Le voilà qui se réveille de nouveau.

« Damn boy, un jour t'auras ma peau tu le sais ça ? » Il rit vraiment, l’immortel. Il rit parce qu’il a poussé le rire d’entre les lèvres de Kalis. Il rit vraiment parce qu’il a transformé le sourire en coin en un éclat qui l’éblouit presque. Alors qu’il t’emporte vers un paradis rose, il trébuche avec violence, s’y perd tout entier. Il se doit de reposer son verre, au risque de le renverser, alors que son crane tombe en arrière un moment. Son diaphragme se heurte aux blessures qui sont loin d’avoir disparues, revigore la douleur qui ne fait qu’attiser le sentiment qui lui brule l’âme. Des doigts précis essuient les larmes qui se regroupent dans le coin de son regard. Parce que s’il rit, il se doit d’en pleurer. Parce que l’hilarité ne peut être silencieuse. Et lorsque le tsunami qu’il a créé dans le fond du cœur de la mortelle s’éteint, il ne fait que lui redonner vie. Encore. Et encore.

« Mais moi j'ai quelque chose que tes grands chefs n'ont pas. » Son rire s’éteint. Doucement. Doucement parce que les remuants mettent un moment à s’éloigner. Doucement parce qu’il lâche soudain le contrôle qu’il exerce sur l’âme de Kalis. Il y a quelque chose dans le fond de son regard qu’il connait par cœur. Il y a quelque chose dans le fond de son regard dont il ne peut se détourner. C’est une passion profonde qu’il y trouve. C’est une passion étrange qui l’aurait surpris si la glace n’avait pas repris place au sein de son cœur. « Oh yeah ? » Mais la glace est différente. « Qu’est-ce donc ? » Mais la glace est chaleureuse. Il en oublie tout le reste, Minki. Il oublie tout, si ce n’est le regard qu’il fixe avec intensité. Il oublie tout, si ce n’est l’incendie qui se propage en lui. Pas de joie. Pas de surprise. Pas de tristesse. Non. C’est une faim qui s’empare de lui. Avidité soudaine qui fait de lui un homme. Ou peut-être est-ce là ce qui fait qu’il est un dieu. Il ne le sait point. Tout ce dont il est certain, c’est que son épiderme répond différemment. Soudainement, le contact du corps de Kalis le fait presque frissonner. Soudainement, le son de sa voix l’enlace comme par magie. Il change, Minki. En l’espace de quelques secondes, il change. Il aperçoit une porte entre ouverte. Il l’abat avec force. Il s’y accroche sans pouvoir s’en défaire. C’est ainsi qu’il est. C’est ainsi qu’il vit. C’est ainsi qu’il se rapproche d’elle. C’est ainsi que son timbre se fait plus profond. « Te penses-tu capable de me surprendre ? » Bien sûr que non. Personne ne peut le faire. « Beaucoup ont essayé. » Il n’est jamais plus clair que dans ces moments. Jamais son silence n’est-il plus assourdissant qu’alors qu’il délaisse son plat pour ne s’intéresser qu’à elle. « Rares y sont parvenus. » Le coin de ses lèvres s’élève. Un sourcil monte imperceptiblement vers le ciel.

Allez, allez.
Dis-lui des mots tout bas qu’il puisse en rêver ou pas.  
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Kalis Marshall
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ANNEES : 23ans
CŒUR : seule, y'a personne qui ait réussit à attraper le coeur de kalis
DIVINITÉ/CRÉATURE : baku, entité japonaise qui ronge l'esprit, qui la plonge à la limite de la schizophrénie
TALENT(S) : dépendante des rêves inconscient et des cauchemar au goût de tourment - vague souvenir d'une brutale téléportation
FACTION : libre de toute faction et de leurs guerres de gangs
OCCUPATION : étudiante à l'école d'art d'Arcadia
TALON(S) D'ACHILLE : l'insomnie, les nuits qui s'allonge sans qu'elle ne parvienne à trouver le repos
RUNNING GUN BLUES :

LE MONDE AIME A NOICIR CE QUI RAYONNE.

ϟ

A s'attacher jusqu'à en perdre la tête. A approcher la lumière jusqu'à s'en noircir la chaire et à redevenir poussière. Les lèvres usés, é c o r c h é e s  par les mots qu'il ne faut jamais s'aventurer à prononcer, des "je t'aime" éparpillés qu'elle aurait dû jalousement garder.


M I N K I

« Je te dirai les mots bleus.» C'est une impression qu'il renvoyait parfois. Celle qui disait je serai toujours là pour toi. Et si elle se le répète, peut être que ça deviendrait vrai.  Comme un mensonge dont on réaliserait l'importance qu'une fois qu'il dépasserait nos songes. « Les mots qui te feront te sentir un peu mieux.» A rêver un court instant, que tout irait mieux. Surement.

M I K I O


« Au fond tu ne possèdes rien» Ce ne sont que des instants manqués. Des instants qui soulignent  les aspects les plus détestés alors qu'ils ne cherchent qu'à s'aimer. « Je te le dis pour ton bien.»


MessageSujet: Re: gasoline ϟ minki   Hier à 1:08





Tellement de choses sont fragiles, après tout. Les gens se brisent si facilement, tout comme les rêves et les cœurs.


Il y a sa peau qui s'échauffe contre la tienne, Kalis. Il y a son regard qui se fait avide. Son corps contre le tiens. Des frissons, des baisers retenus, des caresses; les tissus qui se froissent, ton souffle qui s'emballe. Il n'y a plus que lui. Plus que lui. Ça te déchire, te dévore. Il y a ses yeux. Il y a son sourire. Il y a son nom.  Son prénom qui se glisse sur le bout de tes lèvres, que tu retiens, qui t'imprègne.

Elle glisse le boit de ses baguettes contre ses lèvres. Sa peau a cette odeur forte, capiteuse qu'elle connaît si bien, riche de passion. Mais il y a autre chose, un parfum doux, léger, inconnu : un reste de tendresse adolescente, d'innocence, et d'espoir. Elle sourit tout contre lui ; elle décide qu'elle aime cette odeur, son odeur.  Elle glisse ses doigts sur son poignet, esquisse quelques arabesques le long de son bras. Elle cherche ses mots, ceux qui inévitablement commençaient à sonner faux; elle rit avec gêne, un petit rire doux, un peu étouffé, qui illumine la pièce, secoue sa poitrine, ricoche contre son coeur.

«Mon charisme inimitable? »

Elle se redresse, le contemple un court instant, et se passe inconsciemment la main dans les cheveux ; cheveux ondulés à la pointe desquels frissonne encore la raclure légère d'un drap blanc. Elle hésitait à demander ce qu'elle voulait, ce qu'elle désirait soudainement  plus fort encore..
Avide.

Et s'il s'en moquait, de son ignorance, de ses maladresses, de ses craintes, de son malaise? Si ça finissait soudainement, s'il en trouvait une autre, aux mots plus affutés, aux gestes assurés et à la poitrine plus généreuse, plus  bombée? Et si il avait tellement mieux avec tous les autres gens plus sains ou moins versatiles qu'elle qu'il connait, et si tout compte fait il s'en foutait, lui. Elle posa une main sur sa poitrine, afin de continuer à en percevoir la pulsation tranquille, et de savoir à quel moment précis ses sursauts vous séparerons définitivement. Son menton se niche sur son épaule, ses lèvres effleurent son oreille, la tiédeur de sa joue. Elle tourne légèrement la tête, pour mieux sentir quelques épis soyeux lui picoter la pommette. Elle se dérobe à son regard. A ces yeux qui enflamment ses joues, qui l'explorent jusqu'à l'âme.

«Je ne suis pas "beaucoup". »

Et elle chuchotait contre sa gorge, incapable de se montrer alors qu'elle tentait de l'affronter sur un terrain qui lui était beaucoup plus familier. Elle ne voulait pas lui dire Kalis, qu'elle n'avait jamais fait ça. Qu'elle se surprenait bien plus qu'elle ne le surprendrait jamais. Avec sa main qui remonte jusqu'à sa nuque, et ses lèvres qui pincent sa chaire, doucement, fermement.

« Je suis unique.»

Différente des autres.
Elle boudera peut être. Elle ferait peut être la tronche.
En songeant à celles et ceux qui avaient défilés. Aux mains qui l'avaient enlacés, aux lèvres qu'il avait marqué. De ses morsures et de ses baisers, de son insolence et de sa douceur à peine esquissé. Est ce qu'il y reverrait un écho passé Minki? Si elle l'embrassait. Est ce qu'il reviendrait aux relations passés, à la fois tendre et épicée, sucrée et salée? Ça l'ennuie Kalis. Ça l'ennuie si fort qu'elle se recule pour planter son regard dans le sien. Un regard qui vacille, un regard qui surplombe des joues rougies et des lèvres qu'on mordille. Elle incline son visage, doucement, pour poser ses lèvres sur les siennes, et incliner son visage, comme la petite tête ronde d'un chat, anticipant une caresse, cherche à combler au mieux la paume bienveillante de son maître. Avant qu'elle ne se recule, le souffle suspendu, le coeur battant à cent à l'heure.

«Tu vois?»

Les mains qui tremblent et son corps coller au tiens. Cette gamine trop proche qui tente de jouer aux grandes, de prétendre comment on fait, pour pleinement se donner sans jamais le regretter.
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Minki Yeoun
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ANNEES : 25 ANS, mais cela fait 9 ans que l'on est né de nouveau.
CŒUR : CÉLIBATAIRE, seuls la violence et le toucher charnel fait battre le coeur qui oublie de vivre. PANSEXUEL, on se moque de la forme, tant que le fond y est. NYMPHOMANE, on a besoin de ce qui est devenu un moyen de survie.
DIVINITÉ/CRÉATURE : KANGITEN, le dieu de la chance et de la bonne fortune. KANGITEN, le dieu du mal et des actions immorales. KANGITEN, le dieu de la dualité qui a oublié comment sourire, qui a oublié comment pleurer.
TALENT(S) : CONTRÔLE ÉMOTIONNEL, ce sont les émotions du monde dont on se joue avec agilité, préférant offrir le deuil à la tristesse, l'euphorie à la joie. C'est ainsi que l'on est capable de ressentir le monde, ainsi seulement que l'on peut vivre comme on se doit de vivre. MIROIR JUMEAU, on se découvre un nouveau talent, alors que certains coups qui se heurte au corps se retournent contre l'attaquant. Incertain, on ne peut s'en emparer, pas encore. DÉBOUBLEMENT et TRANSPOSITION, des capacités encore inconnues dont on a entendu parlé au sein de la famille, des dons qui, parrait-il, finiront pas devenir siens.
FACTION : AUCUNE, on vit sa vie loin de l'influence des autres parce que seul le dieu se doit d'influencer le monde.
OCCUPATION : POLITICIEN, c'est la municipalité qui est devenue le terrain de jeu, c'est en son centre que l'on joue un jeu d'échec dangereux. STREET FIGHTER, c'est la douleur dont on a besoin, l'adrénaline qui remplace la joie de tous les jours que l'on ne peut ressentir.
GENÈSE : PRIMUS, on se sait dieu, on se sait grand, on sait que les mortels se doivent de s'incliner devant le pouvoir.
TALON(S) D'ACHILLE : SANS PEUR, c'est ce que le monde désire. SANS PEUR, ainsi est la force sans pareille. Mais la peur maintient en vie. Mais la peur éloigne la mort. Ainsi, alors que l'on oublie cette peur réparatrice, c'est au sein du danger que l'on se jette sans cesse, au sein du danger que l'on se perd parfois. C'est un danger dont on ne peut se passer, un danger qui, un jour, assurera la mort.
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MessageSujet: Re: gasoline ϟ minki   Hier à 1:55

gasoline
Tellement de choses sont fragiles, après tout. Les gens se brisent si facilement, tout comme les rêves et les cœurs.


14 june, late evening

Il aime le corps des autres, Minki. Ce n’est pas qu’il n’aime pas le tien. Ce n’est pas qu’il n’y a jamais pensé. C’est juste que… Que quoi ? Il ne sait pas. Il ne sait pas ce qui fait qu’il ne s’y est jamais penché. Il ne sait pas ce qui fait qu’il ne s’y jamais perdu. Peut-être parce qu’il a préféré trouver chez toi une sécurité sentimentale qu’il n’a pas voulu perdre. Parce que certains aiment le sentir contre eux. Parce que d’autres s’en fatigue. Parce que, quelque part, peut-être s’en fatigue-t-il aussi. Alors il ne t’a jamais regardée ainsi. Alors il ne t’a jamais considérée ainsi. Parce qu’il a préféré se perdre dans les mensonges qu’il a déposés dans le fond de ton esprit. Parce qu’il a préféré se laisser submerger par ce qu’il ne peut connaitre seul. Alors il enlace ton corps. Alors il en est proche. Alors il n’en frissonne pas. Ou du moins il n’en a pas frissonné. Mais les temps changent. Mais les gens changent. Et vous voilà alors au sein d’un nouveau monde auquel personne n’a pensé. Il s’y est jeté avec force. Les deux pieds d’un coup. Parce qu’il n’est pas du genre à danser autour de telles choses. Parce qu’il n’est pas du genre à douter. Lorsqu’il se décide, voilà le choix fait. Sa main est tendue. Et tu t’y laisse tomber avec aise.

Les doigts qui courent le long de son poignet sont douloureux. Ils lui font presque mal, intenses. Alors que tu réponds à sa question silencieuse, son souffle se coupe. Parce que voilà ce qu’il ressent plus que le commun des mortels. Parce que voilà ce qu’il ressent plus que quiconque. Chaque instant dure une éternité. Chaque syllabe vole jusqu’à son cœur autour duquel la glace n’est plus. Au plus profond de son être, feu et eau ne font qu’un. Ton rire parvient jusqu’à ses oreilles, envoi des frissons le long de son épiderme. Lui qui ne peut résister a ton esprit malléable, il en reste désormais loin. Si loin. Parce qu’il n’a pas besoin de forcer un ressentit sur son être. Parce que son âme revit déjà. Mais aussi parce qu’il ne pourrait pas, parce que le choix se doit d’être le tien, pas le sien. « Mon charisme inimitable ? » Les yeux se retrouvent. Les regards se transpercent. Il te regarde comme il ne t’a jamais regardé. Il te regarde avec cet air qu’il a partagé avec tant d’autres. Cela n’en fait pas quelque chose de mondain. Oui, il aime le monde. Oui, il aime s’y perdre. Mais il choisit le monde avec précision. Mais il aime avec une intense passion le temps d’un moment. C’est cette passion qui émane de tout son être, cette passion qui fait de lui le maitre de ces instants. « Inimitable ? » Murmure. À peine. Coupé par le contact de ta paume sur sa poitrine. Il en perd presque pieds. La faible distance qui sépare les corps n’est plus. Il sent le souffle qui s’échappe d’entre tes lèvres contre sa nuque. Il sent la caresse de tes lèvres contre son oreille. Ses paupières se ferment. Il laisse sa tête se pencher contre la tienne, ressentant le besoin de contact, de te savoir la, à ses côtés.

« Je ne suis pas "beaucoup". » Pour la première fois depuis qu’il te connait, il sourit pour de vrai. Pour la première fois, c’est une vérité implacable qui se dessine sur son visage. Au diable les muscles qu’il se doit de contrôler précisément. Au diable le besoin de prétendre. Au diable le manque qui occupe désormais son cœur. Il sourit et, pour la première fois, son visage rayonne. Ses lèvres s’entrouvrent alors qu’il sent ta poigne contre son cou. Sans même s’en rendre compte, il laisse ses propres doigts couler le long de ton avant-bras, y dépose cette chaleur charnelle dont il est ivre. « Je suis unique. » Chaque baiser que tu apposes sur son corps le rend confus. Son palpitant ne sait plus quoi penser. Il tente de trouver un rythme qu’il oublie rapidement. Encore. Et encore. Jusqu’à que tu te détaches de lui un moment. Ce n’est qu’alors qu’il autorise son regard à observer de nouveau. Ce n’est qu’alors qu’il porte une réelle attention à ton visage. Et c’est alors qu’il y trouve quelque chose qu’il ne pensait pas trouver. Il y voit la maladresse. Il y voit de doute qui se mêle à l’excitation. Il y voit toutes ces choses qu’il n’a pas connu depuis si longtemps. Des sentiments qu’il n’offre jamais vraiment, peut-être parce qu’il s’agit des rares dont il ne veut pas lui-même. Et puis il oublie. Il oublie parce que ses lèvres découvrent les tiennes. Il oublie parce qu’alors, il n’y a plus que toi. Il n’y a plus que lui. Il n’y a plus que vous.

Plus rien d’autre n’importe réellement. Le temps s’éloigne comme il s’éloigne toujours alors que son âme se réincarne pour la millième fois. Alors que tu te défais de lui, il suit ton visage un moment, non désireux d’arrêter cet échange qui finit de revigorer chaque coin de son être. « Tu vois ? » Sourire. Encore. Le vrai. Celui qu’il ne connait que dans de tels moments. Celui qui fait que son regard pétille. Celui qui fait que sa peau s’échauffe. Il voit les tremblements. Il les reconnait. Il les comprend. Et puis il les ignore. Parce qu’il se doit de les faire disparaitre. Lentement, comme s’il s’applique à ne pas sombrer, il glisse de son siège. Un pas a peine. Voilà tout ce dont il a besoin pour faire disparaitre l’espace qui le sépare de toi. Ses mains se posent sur tes cuisses, les guident alors qu’il s’y faufile avec aise. Torse contre torse. L’élévation de la chaise positionne ton visage en face du siens. « Je vois. » Ses lèvres ne te touchent pas. Pas encore. Elles flottent à quelques millimètres de tes joues, laissent sa respiration déjà haletante embrasser chaque recoin de ton visage. Ses mains remontent jusqu’à tes hanches. Délicates. Fermes. « C’est un jeu dangereux auquel tu joues, Kalis. » Son nom glisse au travers de ce murmure profond. Ses mains remontent jusqu’à ta taille. Délicates. Fermes. « Es-tu sure de vouloir t’y perdre ? » Ses lèvres coulent le long de ta mâchoire. Elles coulent jusqu’à s’y apposer, enfin. Là, dans le creux de ton cou. Là, sur le coin de ton cœur.   
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ANNEES : 23ans
CŒUR : seule, y'a personne qui ait réussit à attraper le coeur de kalis
DIVINITÉ/CRÉATURE : baku, entité japonaise qui ronge l'esprit, qui la plonge à la limite de la schizophrénie
TALENT(S) : dépendante des rêves inconscient et des cauchemar au goût de tourment - vague souvenir d'une brutale téléportation
FACTION : libre de toute faction et de leurs guerres de gangs
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TALON(S) D'ACHILLE : l'insomnie, les nuits qui s'allonge sans qu'elle ne parvienne à trouver le repos
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LE MONDE AIME A NOICIR CE QUI RAYONNE.

ϟ

A s'attacher jusqu'à en perdre la tête. A approcher la lumière jusqu'à s'en noircir la chaire et à redevenir poussière. Les lèvres usés, é c o r c h é e s  par les mots qu'il ne faut jamais s'aventurer à prononcer, des "je t'aime" éparpillés qu'elle aurait dû jalousement garder.


M I N K I

« Je te dirai les mots bleus.» C'est une impression qu'il renvoyait parfois. Celle qui disait je serai toujours là pour toi. Et si elle se le répète, peut être que ça deviendrait vrai.  Comme un mensonge dont on réaliserait l'importance qu'une fois qu'il dépasserait nos songes. « Les mots qui te feront te sentir un peu mieux.» A rêver un court instant, que tout irait mieux. Surement.

M I K I O


« Au fond tu ne possèdes rien» Ce ne sont que des instants manqués. Des instants qui soulignent  les aspects les plus détestés alors qu'ils ne cherchent qu'à s'aimer. « Je te le dis pour ton bien.»


MessageSujet: Re: gasoline ϟ minki   Hier à 4:49





Tellement de choses sont fragiles, après tout. Les gens se brisent si facilement, tout comme les rêves et les cœurs.


Il est là, juste là.
Ce drôle de regard. Ses yeux.
Cet éclat dans lequel elle aurait put se noyer, offerte à la clémence des cieux.
Il y a le désir qui courre sous sa peau. Il y a ses mains sur sa taille. Ses lèvres sur sa chaire. Son corps contre le sien. Ses mots qui hypnotisent, qui martèlent, qui obsèdent. Etait-elle prête à se donner? A se faire avaler toue entière, à plonger dans l'oubli tête la première. La vérité... c'est qu'elle avait peur. La vérité est qu'elle craignait de finir seule; de ne pas finir seule. Peur que ce qu'il y avait là, tapis au fond d'elle même, ne plaise pas. Peur que lorsqu'elle laisserait tomber le masque, il la repousse avec perte et fracas. Peur qu'il lui dise qu'il n'avait pas voulut ça, d'elle et de lui, d'elle comme ça. Que c'était une erreur, un mauvais choix et puis basta.  Et elle aurait préféré mourir, mourir plutôt que de vivre sans son éclat, mourir plutôt que de voir sa lumière ternit. D'ailleurs, avant qu'il ne cueille son coeur, enthousiaste et insouciant comme la lune, elle n'avait pas réalisé qu'elle l'était déjà, presque morte, enfermée dans l'amour. Et qu'elle ne respirait plus lorsqu'il n'était plus là. Que parfois, ses pensés allait pour lui avant tout le reste. Et qu'est-ce qu'elle ferait, elle, s'il n'était plus là? Qu'aurait-elle put faire? A lui qui lui avait sortit ce joli paquet de conneries, ces mensonges pieux, ces demi-vérités à peine atténuées. Des mots un peu vulgaires, et d'autres, complètement cruels. Mikio, il lui avait jeté son affection au visage, fort. Et ça faisait un mal de chien. Alors elle avait eu envie d'en rire. Jaune. Ou noir. Est ce qu'on pouvait rire noir? Et Minki, est ce qu'il voulait la voir dans ses bras Kalis?

« Je suis sure de rien. »

Kalis, c'est la fille à la vie bordélique.
Au coeur imprévisible, un fil rouge qui s'étend en continuité et qui peine à trouver le noeud auquel se raccrocher parce que sa tangibilité s'en retrouve faussée. C'est l'agnelle, qui fascines, qui intrigue. C'est la même gamine, qui plante ses griffes dans ta gorge puis qui s'y accroche. Parce que s'accrocher, c'est sa spécialité. Est-ce qu'elle aimait vraiment, d'ailleurs, Kalis? Ou est ce qu'elle aimait mal? Ou juste un peu trop naïvement, comme on aime la première fois. Avec, dans la tête, et au bord des lèvres, des pour toujours qui, en fait, plus tard, ne survivront pas à ce que peut faire une guerre émotionnelle. Mais c'est pas grave. Non, c'est pas grave. Un premier amour, ça n'a de sens que s'il y en a un autre, plus tard, pour vous le faire oublier. S'il y a des lèvres qui embrassent une épaule, un cou, un pouls, jusqu'à tout effacer.

« Mais je sais qu'avec toi, je me sens bien. »

Elle aurait aimer réussir à se convaincre que ce n'était rien. Rien du tout. Rien comparer à une vie de galère. Rien comparer à ces jours où être sois même sonnait comme une plaisanterie particulièrement cruelle. Rien comparé à la noirceur de leurs mondes, à la mortalité infantile, qu'en savait-elle franchement?  A se répéter que non, décidément, ce n'était rien qu'elle ne puisse surmonter. Qu'il lui suffirait de souffler doucement sur la plaie pour atténuer la douleur, comme on le ferait sur une vilaine éraflure d'enfant. Elle ravalerait, masquerait, enfouirait, comme elle l'avait fait avec tout le reste. Juste ça de plus, pas grand chose. Ce n'était rien après tout. Rien, rien... Rien du tout. Mais il y avait le regard, traitre, qui recherchait sa présence lorsqu'il n'était pas à côté d'elle. Il y avait les mains traitresses, les mains volatiles qui cueillait ses étreintes comme les dieux s'étaient un jour gorgés d'ambroisie. Il y avait le ciel et il y avait Minki, il y avait l'éternel et il y avait ses lèvres rosés qui parfois se teintaient de vermeilles.

« J'ai pas envie de penser au danger.»

Peut-être qu'ils se maltraiteraient tous les deux – que ça serait toujours comme ça. Qu'il n'existerait pas quelque chose d'affectueux entre eux. Qu'il n'existerait pas quelque chose de méchant non plus. Qu'Ils se renverraient juste l'écho de leur folie passée. Et qu'ils s'y raccrochaient comme des naufragés – ce serait insidieux, obsédant, dangereux. C'était insidieux car elle savait que ni l'un, ni l'autre, n'auraient quelque chose d'humain encore dans leur ventre. Mais parce qu'elle le savait; parce qu'elle s'y refusait, ce n'était pas si grave. Elle avait était la première à menée la danse après tout, à l'approcher dans l'intimité de leurs corps enlacés. Ses yeux pouvaient alors quérir l'inexplicable qui marbrait encore son regard, cette douceur rageuse qui l'heurtait encore. Fort, si fort qu'il aurait put en marquer son visage. Il aurait pût la refaçonné au gré de ses envies, de ses désirs, de ses caprices. Kalis, elle aurait put faire beaucoup de chose pour ce regard, mais ce n'était pas assez non. Pas assez.

« J'ai juste envie de penser à toi. »

Kalis, c'est soudainement la douceur des mots, le désir entre ses doigts, la liberté dans ses iris. Kalis, c'est celle qui sera douce lorsqu'elle se fait vilaine fille, lorsqu'elle vient glisser ses mains sur la chaire, qui la caresse avec délicatesse. Celle qui te diras des mots de joies que sans doute, plus tard, elle regrettera. Celle que tu attireras tellement loin, qui ne pourra plus retourner en arrière. Kalis c'est l'ambition cristallisé dans un rire, le feu brûlant dans la vasque des iris. Kalis, c'est cette main qui se pose sur ta joue, ses doigts qui en retrace le délicat contour.

« Et toi, t'es sûr de le vouloir? »

De ce profit bancal, de cette passion éphémère qui ne sera jamais stable. De quitter le confort de votre relation étriquée pour t'abandonner aux sentiments démesurés de l'enfant qui croyait aimer alors qu'elle restait sourde à la fatale vérité. Est ce que le jeux valait la chandelle Minki? Est ce que tu étais prêt, toi, à t'y brûler les ailes?
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