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 when this loneliness be over ?

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Camille Archambault
- GODS AMONGST MEN -
BLAZE : honey.moon
CREDITS : jan ♥ (avatar)
FACE : kate bosworth
DOLLARS : 465
SACRIFICES : 221
PORTRAIT :
ANNEES : trente
CŒUR : célibataire amoureuse
DIVINITÉ/CRÉATURE : Styx, déesse du fleuve des Enfers éponyme et des Serments ; nymphe océanide élevée au rang de Déité
TALENT(S) : les eaux du styx : faculté de rendre un tiers quasiment invincible. | occultation
FACTION : neutre
OCCUPATION : infirmière au Arcadia Hospital
GENÈSE : primus
TALON(S) D'ACHILLE : ses enfants
JUKEBOX : map of the problematique ► MUSE
RUNNING GUN BLUES : dispo RP {0/3} joaquin, alcide, silas.

WHAT IS THIS THING CALLED LOVE ?
I've been your lover for the last time. All the pretending, God knows that we tried. I've been the doctor for the last time, If we weren't so good at it, we'd have both been fine. I knock you down, bruise you with my words ; I patch you up, Now it's your turn... What is this thing called love that you speak ?


#DoYaWannaLuvMe


MessageSujet: when this loneliness be over ?    Jeu 21 Déc - 13:49

Camille Archambault

You'll do things for them that you know you shouldn't do. You'll act the fool to make them happy, to keep them safe. Love no one but your children.
ft. Kate Bosworth by Lux Aeterna
The story of gods and men
Identité Camille, ce prénom chantant entre les lippes américaines. « Cami », c'est ainsi qu'on l'appelle. Son patronyme témoigne des origines cadiennes, c'est le Sud, la France, qui coule dans ses veines.
Nationalité & Origines Américaine, elle a des origines cadiennes, françaises et allemandes de par sa mère et italiennes de par son père biologique.
Âge trente années révolues. Sonne l'avènement de la trente-et-unième.
Statut civil cœur d'artichaut célibataire.
Orientation sexuelle hétérosexuelle. Rien ne vaut la chaleur et la force d'un homme pour réconforter la pauvrette dans ses malheurs.
Occupation infirmière dévouée au Arcadia Hospital ; elle œuvre en chirurgie mais aussi aux Urgences.
Traits de caractère l'humaine est fragile, impulsive, généreuse ; la déesse ambitieuse, aisément manipulatrice, patiente et observatrice. Capables d'une extrême douceur, les deux sont féminines, soignées, perfectionnistes - et trop peut-être. Maternelles aussi ; mais Styx est un roc sur lequel peuvent reposer tous ceux qu'elle aime.
Groupe eyes.
Stade de conscience actuel stade n°2.
Hybris dépendance affective. L'ambition et la soif de reconnaissance de la déesse se reflètent inlassablement dans les névroses de ses récurrences. Elles se caractérisent par un besoin social, affectif, quasi permanent. D'où son corps de métier, rechercher la proximité et la dépendance des patients ; d'où ses amours répétées, malheureuses et violentes, au sein desquelles elle se révèle parfois une toute autre personne. Hystérique, harceleuse amoureuse à ses heures.
Faction neutre. Camille est trop sage, bien trop sensible et trop aimable pour tremper dans la violence et dans l'excès des organisations divines. Cette existence a propulsé l'Océanide dans un univers dépourvu de semblables, de pouvoir et de buts. Pourtant et depuis son éveil, elle recherche inconsciemment ceux qui ont toujours fait sa force - sans compter sa faiblesse. Et son instinct comateux l'a menée pour cela jusqu'aux portes d'Arcadia.
Theme song MUSE - Map of the Problematique
Gods of Violence
Récurrence Je suis une Primus
Réincarnation fille aînée des Titans Ocean & Téthys, elle est la déesse Styx, personnification du fleuve des Enfers du même nom et Reine des Serments. Nymphe Océanide, elle fut élevée au rang de déité en guise de récompense, après avoir soutenu Zeus et envoyé ses enfants se battre à ses côtés durant la Titanomachie. Élément clé de la Victoire, l'épouse du Titan Pallas gagna ainsi l'immortalité, de même que la gloire, et une place de choix sur l'Olympe pour toute sa famille (à savoir son époux et surtout ses enfants Bia, Zélos, Cratos, Scylla et Niké). Cami est une piètre récurrence pour une déesse de son acabit. Et depuis son éveil, à l'aube de ses dix sept années, Styx habite un corps dans lequel elle peine encore à se manifester. En veille depuis trop de temps, elle commence à peine à prendre conscience de ce qu'elle est, motivée par la présence de ces proches qui lui manquent pour retrouver sa grandeur fanée.
Attribut une alliance en or blanc, surmontée d'une pierre discrète aussi sombre et troublante que les eaux du Styx. Trouvée à son éveil et portée à son cou, souvent.
Facultés
n°1. les eaux du Styx. actif - A l'image du fleuve éponyme, Styx possède la faculté de rendre un tiers quasiment invincible. La magie opère obligatoirement par le toucher, au cours duquel la déesse libère son énergie à destination de la cible. Encore trop peu expérimenté, ce don peut demeurer actif de quelques minutes à quelques heures. Pour l'heure, son usage affaiblit considérablement sa détentrice (fatigue, malaise, confusion), qui n'a pas conscience de son pouvoir et l'a toujours utilisé sans le vouloir. note : si l'effet de ce don est de rendre toute cible invulnérable, il se manifeste toutefois différemment selon les personnes. Pour beaucoup (les humains notamment), il s'agira d'une hyper résistance physique. Pour d'autres, on pourra constater une accentuation des facultés (permettant la survie du détenteur en situation extrême).
n°2. promesse tenue. inactif - Déesse des Serments, elle transforme toute promesse qu'on lui fait en contrat inviolable et sacré. Jurer par le Styx ou lui promettre en personne vous lie définitivement à votre parole. En cas de non respect du Serment, les représailles sont insoutenables : obsession d'abord, avec envie quasi irrépressible de réaliser sa promesse, puis confusion, cauchemars, tourments, et enfin torture -mentale- pouvant se manifester de bien des façons - et conduire au suicide, occasionnellement. Styx a le pouvoir de briser un Serment et d'ainsi l'annuler, ce qu'elle se garde bien de révéler.
n°3. métamorphose aqueuse - inactif - Pour ne faire plus qu'un avec sa nature première et profonde, quoique bien enfouie depuis son élévation, son corps, sa chair, ses os se liquéfient littéralement. Alors elle n'est plus qu'eau, toujours à l'état liquide, et plus sombre que ténèbres. Tantôt milliers de gouttes éparpillées, tantôt vague ou tourbillon impétueux, elle se faufile ou bien s'enroule à votre cou tel un serpent.  
faculté complémentaire - active - Occultation
Offrande(s) Donner. De son temps, de son expertise, de son amour, de sa personne. Elle a choisi la profession rêvée pour s'élever sans passer par le crime, et pourtant cela n'a jamais suffit à sortir la déesse de sa torpeur mortelle. Jusqu'à aujourd'hui. Il manquait l’élément déclencheur qui secoue désormais sa vie. Sa moitié foudroyée l'a tirée du sommeil et la déesse peut enfin profiter de ces dons qu'elle reçoit en tant qu'humaine dévouée. Une chose est certaine : plus sa conscience divine prendra de l'ampleur et plus elle aura de la peine à s'en contenter. Son chemin vers le crime est déjà tout tracé.
Rumeurs elle aurait tendance à s'accrocher trop violemment aux hommes de sa vie ; on dit qu'elle a été internée et suivie psychologiquement pour harcèlement il n'y a pas si longtemps.
Panem et Circenses
Pseudo honey.moon
Âge (ou plat préféré) 26 churrooos !
Comment j'ai connu le forum au commencement... j'étais là  quoua
Questions, suggestions il manque un smiley fouet pour Anahita et moi  staranoid



love no one but your family

You'll do things for them that you know you shouldn't do. You'll act the fool to make them happy, to keep them safe. Love no one but your children. Love no one but your family. © endlesslove


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Camille Archambault
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MessageSujet: Re: when this loneliness be over ?    Mar 26 Déc - 17:35

Histoire

Fear and panic in the air, I want to be free from desolation and despair. And I feel like everything I saw is being swept away, when I refuse to let you go. I can't get it right... since I met you.
Les talons claquent sur le pavé à mesure qu'elle se souvient.
Les ombres s'entremêlent sous les lumières des quelques réverbères encore actifs. Une énigme à elle seule, elle s'avance puis recule, la tête entre les mains, fiévreuse et désorientée.
Ses va-et-vient sont à l'image du tourbillon d'information qui se déchaîne dans son esprit : insensés, désordonnés, chaotiques. Comme elle ne sait quoi penser, elle ne sait plus non plus où se rendre. Si son instinct la guide vers l'homme un peu plus tôt quitté, l'once de raison qui lui reste la freine aussi sec dans cette entreprise.

Pourtant il est la clef, une petite voix murmure.

Alors elle se croit folle, et elle est terrifiée. Elle sait déjà qu'elle n'est pas très équilibrée. Fragile, dépendante, pas méchante, juste un pot de colle étouffant pour ses quelques amants pris au filet. Au fond, ce ne sont juste pas les bons, mais c'est toujours ceux-là qu'elle veut. Les loups solitaires, les indépendants, les faux gentlemen célibataires et coureurs de jupons. Ceux qui finissent toujours par se lasser d'elle et lui claquer la porte au nez. Par faire couler ses larmes et broyer son petit cœur électrisé.  

Peut-être à cause du père absent ou du beau-père mauvais.

Elle le revoit souvent sur la terrasse de leur bicoque délabrée. Les carreaux brisés de la véranda à ses pieds, la TV raccordée aux milliers de fils perdus, rejouant inlassablement les matches des Saints de la Nouvelle Orleans. Tenant d'une main la sèche entre ses doigts osseux, de l'autre son verre de Bourbon bon marché.
Il ne l'avait jamais frappée. Il n'avait rien d'un père et ne l'avait jamais aimée non plus. C'était pour lui donner des ordres ou pour se défouler quand il lui adressait la parole. Le reste du temps elle était invisible, studieuse et perdue dans ses livres d'école, ou gourmande au bistrot du quartier. Elle y dévorait les beignets de la mère Lafitte et chassait les alligators de l'arrière-cour avec le cuisinier. Le soir tombé, elle remontait le vieux Tremé en zigzaguant entre les musiciens et les allées d'orangers. Elle s’enivrait de saveurs, de bonté et d'odeurs avant de s'enfoncer dans le bayou, et rejoindre le nid familial humide, crasseux et vide.
Au petit matin, sa mère venait tous les jours l'embrasser. Elle s'éveillait toujours en entendant le parquet du salon grincer sous ses talons épais. Elle s'éveillait de toute façon quand elle les retirait, car c'était là le seul moment où elle avait la chance de la croiser - en dehors de la messe, deux ou trois dimanches par année. Toujours à rentrer tard, toujours à sortir en soirée ou bien à travailler. Elle attendait impatiemment ce moment chaque jour et pourtant, elle feintait le sommeil la sentant approcher. La prévenance d'une enfant trop mature pour son âge, qui savait sa mère fatiguée, pressée de pouvoir s'endormir. 

Oui. Peut-être est-ce ce vide enfantin qu'elle cherche à combler. Sans doute a-elle trop souffert de ne pas se sentir exister. De se sentir aimée à peine. Par devoir ou par nécessité.
Peut-être est-ce la raison pour laquelle, elle aime les hommes avec tant de folie et d'ardeur. Tant de pleurs et de cris. En particulier celui-ci.

La main gracile s’agrippe à la rambarde du pont éclairé. Des visions la tourmentent, souvenirs de cette vie et d'une autre, mélangés. Le clapotis de l'eau qui frémit sous ses pieds la ramène quelques mois en arrière, au moment de sauter.

Tout à coup le silence fait sa place dans la nuit étoilée. Ce quelque chose qui s'ébroue dans sa tête, comme essayant de passer un message, se dissipe et se tait. Il n'y a plus que le vide, le canal sous ses pieds, et dans son dos le trajet parcouru depuis l'hôpital jusqu'à cette rue déserte. Étrange dessein de l'inconscient qui l'a menée ici, à l'endroit où la mort aurait pu la cueillir, si on ne l'avait pas sauvée.  

Le désespoir ressenti ce soir là lui revient par vagues effrénées. Elle se souvient des mots durs qu'il a eu à son égard tant de fois. De la violence avec laquelle il l'a expulsée de sa vie chaque fois, avant de la reconquérir par un mot doux glissé à son oreille. Fragile amoureuse, si peu dure à convaincre...

Elle se rappelle de sa colère, de la tempête océane dans ses yeux furibonds. De sa peur à elle, quand elle le vit étendu par terre, renversé par la berline tandis qu'elle lui courait après. De ce miracle que son propre pouvoir avait provoqué, fortifiant la cuirasse du Docteur quelques instants avant l'accident par un simple toucher. Lui permettant ainsi d'en réchapper sans une égratignure, alors que tout homme normalement constitué y aurait laissé la vie.

Elle se rappelle de cet instant comme si jamais il ne s'était fini.

Elle ne sait pas que le destin l'a conduite à Arcadia pour lui. Que, depuis le décès de sa génitrice, qui l'a menée jusqu'ici, les rouages d'un vaste mécanisme s'emballent au ralenti pour tenter d'accoucher la Divinité qui sommeille. La Divinité, celle la même qui se déchaîne à l'intérieur de ce petit corps fragile, tentant désespérément de s'exprimer, de prendre le dessus sur l'humaine sans pour autant y parvenir. Celle là même qui l'habite depuis sa dix-septième année, qui lui confère ces pouvoirs dont elle n'a pas conscience, qui motive ses choix et la guide, péniblement, vers un changement radical. Une autre vie, en somme un idéal.   

Une main posée sur son épaule, elle recule et sursaute. C'est lui. Elle ne sait pas pourquoi mais elle comprend qu'il l'a suivie.

Ses yeux vairons peinent à le contempler. C'est son parfum qu'elle reconnaît, sa chaleur enivrante dans la nuit glacée. « Pourquoi ? » Un soubresaut s'échappe de ses lèvres gelées.
Elle le maudit de l'étreindre sans cesse et de la rejeter. Après la tentative de suicide, l'isolement et la thérapie, ils s'étaient pourtant juré que tout était fini. Elle ne s'était pas attendue à le voir en reprenant le travail ; il avait le projet de partir. Que s'était-il passé ?

Quand leurs regards se croisent enfin, elle lit le remord sur ses traits. A-t-il enfin conscience qu'il est allé trop loin ? Ou y a-t-il autre chose ?
Tout le travail effectué ces derniers mois pour l'oublier n'aura servi à rien. Elle le comprend aussitôt que le bleu océan disparaît sous ses paupières violacées. Il lui fait peine, elle veut l'aider, qu'importe l'Enfer qu'elle a pu traverser.

Il semble fatigué. Devrais-je dire éreinté, son visage souffre le poids des années. Dix ans semble-t-il avoir pris, alors qu'ils se sont vus pour la dernière fois il y a six mois à peine. Son teint est terne, sa bouche n'est qu'un interminable rictus supplicié. Comme à son habitude, il est muet. Ses expressions parlent pour lui, il est aussi torturé qu'elle.

Un flot de sentiments contradictoires à nouveau l'envahit. Elle se sent tour à tour chamboulée puis enfin apaisée, néanmoins les visions ont cessé. Comme s'ils se répondaient mutuellement par la vue, le toucher, simplement la présence. Elle le sent bouleversé, depuis longtemps à la recherche de cet instant de paix qu'elle paraît lui apporter.
 
Rien encore ne saurait lui indiquer qu'il est l'âme sœur que la Déesse a tant cherché. Qu'elle a besoin de lui, récemment foudroyé, tout juste incarné après des vies d'absence, pour reprendre conscience. Elle n'en sait rien et pourtant remuée, tiraillée entre l'envie de fuir et de rester, elle prend sa main entre ses doigts menus plutôt que la parole. Pour le meilleur et pour le pire, elle se sent prête à pardonner. Puisqu'on parle à travers elle et qu'ils ont l'air si déphasés, autant affronter ce qui les tue à petit feu ensemble.

Pour la première fois depuis des siècles, Styx et Pallas se répondent.

Étrange ironie qui les rassemble dans un couple défait, voué à l'échec et au drame.
 


love no one but your family

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