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And now, it's time to leave and turn to dust.

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Alejandro Flores
- GODS AMONGST MEN -
BLAZE : jojofeels
CREDITS : /
FACE : Diego Luna
DOLLARS : 6008
SACRIFICES : 3339
PORTRAIT :
ANNEES : 40 ans.
CŒUR : Sous des yeux noirs, le coeur palpite à un rythme incontrôlable.
RÉINCARNATION : Ah Puch, Dieu Maya de la Mort
TALENT(S) : Découpe charnelle ✙ Aspiration vitale ✙ Croque-Mitaine
FACTION : Calavera
OCCUPATION : Capitano ✙ Papà d'un chaton nommé Cala ✙ propriétaire d'un club de Vale Tudo
GENÈSE : Primus, stade 5
TALON(S) D'ACHILLE : La Calavera ✙ Joaquin Costilla ✙ Son orgueil, à la limite de la connerie ✙ Les p'tits chats ✙ Carmen Benitez
JUKEBOX : The Sun, frida Sundemo
RUNNING GUN BLUES :


"SO MUCH WAS SAID IN THE UNSAID"


"THE DEEPER YOU DIG, THE DARKEST IT GET"




And now, it's time to leave and turn to dust. - Jeu 23 Aoû - 22:14



She's not fragile like a flower.
she's fragile like a bomb.
And boy, you're fucking fire
which is going to explode.
SONG



Pas réussi à dormir Jan. Les paupières grandes ouvertes, incapable de trouver le sommeil. Le dos ancré dans les drap humides, chargés de peur et d’autre chose. Une autre émotion, un autre besoin. Que tu ne connais pas encore mais qui depuis quelques jours, t’étreint le bide. T’as pourtant dévoré tout ce qui trainait dans ton appart’, t’as pris ration double chez les mamàs, t’as grignoté chaque gâteau, chaque plat, chaque bol de guacamole qui trainait. Mais non, t’as encore ce creux, cette dalle maladive qui te fait trembler et suer comme jamais. Mais t’en as pas causé à Joaquin, il a assez à faire depuis la soirée de Bellandi. Tu veux pas lui en parler, même si t’es sûr qu’il a bien vu que quelque chose n’allait pas chez toi.

Il connait la saveur de tes lèvres Jan, et  c’était bien la dernière chose qu’il ne connaissait pas de toi.
Les douleurs, il sait les deviner, même s’il n’en parle pas, même s’il ne dit rien. Joaquin sait, quand tu t’enfonces un peu plus vers la fin.

Joaquin sait et c’est ça, qui fait le plus mal.


Pas réussi à dormir Jan, depuis cette soirée, ton coeur ne s’arrête pas de pulser. Tu pues l’adrénaline à plein nez Flores, tu n’arrives pas à t’arrêter. T’es rentré chez toi, la gorge en feu malgré les soins, le coeur explosif malgré l’énergie au plus bas. T’as dormi une nuit et depuis, plus rien. T’as ce creux au bide, ce besoin irrationnel qui te crame la tête. C’es ni le Dieu, ni la maladie qui hurle en toi cette fois-ci. C’est encore autre chose, une nouveauté. Une putain de nouveauté que t’aurais préféré éviter.

T’es en manque Flores.

T’as du prendre plus de médocs pour calmer les symptômes post-ritals tellement ça t’a demandé de la concentration et de l’énergie. T’as pas pris les deux p'tites gélules de Roukie, t’en as pris bien plus. Et le stock s’est vidé alors que ta tête elle, s’est vue remplie d’une faim que tu ne connaissais pas. Rien peut la calmer celle-là, pas la bouffe, pas les regards, pas les mains. Rien peut faire redescendre le manque quand il est installé. Y’a qu’en augmentant, qu’en accentuant, qu’en tombant plus bas, que ça va se calmer. Alors t’as envoyé des sms. Et t’as attendu la réponse, les doigts vibrant sur le clavier comme un camé.

Et tu t’es détesté.
Et tu l’as évité.
Car pire que la honte, c’est de lui donner encore un indice sur ton état global.

Malade, incapable, et maintenant junkie sous le contrôle de Roukie. Ouais, tu peux pas accepter, qu'il te voit comme ça.

Alejandro Flores ou le prince sur le déclin.
C’est con quand même, ça aurait fait un bon titre de franchise. Mais y’aura aucune suite. Pas possible sans son acteur principal.


-


Les cernes comme des valises, les yeux rougis sous la fatigue, j’débarque au Mooyah sans aucune minute de retard. J’ai même 15min d’avance à vrai dire. La dalle au creux des entrailles et qui jaillit aussi dans le synapses. Et les doigts qui tremblent légèrement, que je suis obligé de garder dans mes poches pour éviter que ça vrille quelque part.  Une grosse semaine s’est passée depuis l’Armageddon de la Nuova et ça c’est pas calmé dans les rues d’Arcadia, c’est même pire qu’avant. Pas le temps pour se reposer Alejandro, il a enchainé les journées et les nuits sans se poser de questions. De t’façon, j’arrive pas à dormir, j’arrive pas à penser à autre chose. Le dieu brûle à l’intérieur du cadavre et ça fait mal, bordel… Ça fait tellement mal de sentir la Fin me serrer dans ses bras, qui me murmure tendrement ce que je refuse d’écouter depuis des mois.

"Tout va bien Jan, tout va bien, laisse toi glisser, laisse toi tomber, tu verras… Ça ira mieux après tout ça. T’as le droit, d’abandonner, de plus ouvrir les yeux, de laisser le dieu t'ouvrir en deux. Abdiques Jan, abdique, promis la honte et douleur, tout ça, ça s'arrêtera."

Accoudé sur une table haute, le pied qui pulse sur le sol, le talon qui claque, j’ai déjà un hamburger en bouche et les doigts qui crépitent sur les frites. Faim. Tellement faim. A trop en faire, tu crames par les deux bout Flores, par le Dieu et l’humain. Tu fais pitié.
Et les yeux qui vrillent, à droite, à gauche, sans s’arrêter, sans pouvoir se calmer. Le manque qui creuse le bide malgré le premier hamburger déjà fini. Et le sang qui pulse dans les veines, et le coeur qui bondit. Et la tête qui implose, la maladie qui chique le cerveau. L'animal est réveillé, il prend mon corps comme son ring préféré. Ça mord, ça croque, ça dévore, et ça laisse crever.

Et bordel que ça fait mal, de sentir sa propre vie imploser et ne rien pouvoir faire pour l’arrêter.
Tu sais, tu sens et tu n'peux qu’attendre, le dernier coup de dent qui viendra tout déchirer.


▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪



You know that I love you boy
Hot like Mexico, rejoice
At this point I gotta choose
Nothing to lose
Don't call my name, Alejandro.


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Aislinn O'Reilly
- GODS AMONGST MEN -
BLAZE : vb
CREDITS : morrigan (avatar) luca (bann) barbara (sign)
FACE : jessica chastain
DOLLARS : 511
SACRIFICES : 1509
PORTRAIT :
ANNEES : 40
CŒUR : depuis elle me fait des nuits blanches, elle s'est enroulée à mon cou. Elle est revenue, elle est là. La solitude.
RÉINCARNATION : airmed, déesse celte des plantes médicinales ; guérisseuse, empoisonneuse, enchanteresse
TALENT(S) : phytokinésie / empoisonnement par le toucher / superphysionomie
FACTION : neutre
OCCUPATION : herboriste - fleuriste - fabricante de cosmétiques - produit des drogues divines (propriétaire d'Emerald Garden & Eire's Breath & l’Élixir)
GENÈSE : primus - stade 6
TALON(S) D'ACHILLE : la tarte au citron - son humanité - les enfants
JUKEBOX : The Cinematic Orchestra - Arrival of The Birds & Transformation
RUNNING GUN BLUES :





WAY DOWN WE GO
oh Father tell me, do we get what we deserve? oh we get what we deserve. cause they will run you down 'til the dark. yes and they will run you down 'til you fall and they will run you down, down 'til you go. yeah so you can't crawl no more, and way down we go.


ANGER AND TEARS
Is that all that's left us after hating all these years? In a house full of anger and a heart full of tears


YOU'RE MY SISTER
You are my sister, we were born so innocent, so full of need. We felt so differently then so similar over the years. The way we laugh, the way we experience pain. So many memories ; but there's nothing left to gain from remembering faces and words that no one else will ever know.
You are my sister and I love you.


JOLINN
I'm begging of you please don't take my man. Please don't take him just because you can ♫


FAMILY PORTRAIT
Can we work it out, can we be a family?


POISON IVY
They used to call me Poison, like I was Poison Ivy. 'Cause I was filled with poison, but blessed with beauty and rage


EMERALD GARDEN

And now, it's time to leave and turn to dust. - Jeu 30 Aoû - 9:12

And now, it's time to leave and turn to dust.

Alejandro Flores & aislinn o'reilly.

In the land of gods and monsters, I was an angel living in the garden of evil. screwed up, scared, doing anything that I needed. Shining like a fiery beacon. I got that medicine you need. fame, liquor, love, i give it to you slowly.




10 jours après le Bal.

A cette nuit volée, la première depuis trop longtemps.
Elle dépose un baiser sur la tempe opposée du crâne enfin rafistolé. Ses lèvres s’y attardent, et les doigts effleurant sa joue, elle murmure des mots tendres à l’homme qui a ravi son cœur.

A celui qui a tenu son souffle suspendu et mis sa vie entière entre parenthèses durant les derniers jours.
Elle vibre d’un amour anxieux. Pour tous ceux à venir. Considérant les conséquences de ce bal désastreux, et la santé d’un fiancé qui lui paraît encore bancale. Trop pour le voir reprendre du service aussitôt l’hôpital déserté.

Deux bols fumants sur la table devant le canapé, eux deux assis en face à face, il a pour elle un sourire qui se veut malicieux. Peut-être un peu coupable. Il la connaît trop bien pour ignorer les traits crispés de son visage, et les nuages dans ses yeux clairs.

Une nuit, une seule. A le serrer dans ses bras jusqu’à n’en plus pouvoir, à inhaler son parfum jusqu’à être certaine qu’il est bien ; à effleurer son derme et à suivre la mélopée de son myocarde, à s’assurer qu’il est vivant, ni rêve ni cauchemar, et à se persuader qu’il ira bien.  

Ses doigts travaillent le tissu noir qu’elle noue à sa demande sur le devant de son torse. Elle n’approuve pas mais ne dit rien.
Des caresses à la dérobée, un corps guindé malgré les mains cramponnées à ses hanches, elle boude son retour précipité au sein de ce Royaume qui l’accapare. An Ríocht qui lui prend tout, jusqu’à ce fiancé, tout juste retrouvé, devenu Sénéchal. « Fais attention à toi ». Debout sur le palier, elle souffle à son oreille, et le libère de sa dernière étreinte. « Et surtout écris-moi ».

La vie reprend son cours, chacun de leur côté, et la bague est passée de la senestre à sa main droite. Exposée sans crier l’évidence plutôt que dissimulée, le geste vient exprimer le besoin d’assumer un amour sans frontières. Un amour que son être ne peut plus contenir au risque d’exploser, après avoir failli le perdre.



6 heures plus tard, à quelques rues du centre-ville.

Mooyah patiente à l’orée de la bouche de métro. La divine n’a pas faim. Elle n’a plus faim depuis des mois et sa gourmandise dans ce genre d’endroit est limitée. La fatigue l’a condamnée à emprunter la ligne plutôt qu’à tenir sur ses jambes, fragiles. Et les effluves qu’elle respire encore jusqu’à atteindre la sortie n’ont de cesse de lui soulever le cœur. Nausées persistantes et quotidiennes depuis le Bal, qu’elle se figure être un effet secondaire.

Doux rayon de soleil sur son teint d’opale, elle déserte la pénombre souterraine, et les talons raisonnables claquent sur les dalles de l’escalier à mesure qu’elle inspire à pleins poumons tout l’oxygène vicié qu’Arcadia peut offrir. Dernier regard préventif pour le cloaque qu’elle s’apprête à quitter - histoire de s’assurer qu’on ne l’a pas suivie, elle bifurque à l’angle de la rue, la main fouillant la poche étriquée de son denim.

Quelques secondes immobile devant l’enseigne, elle repère l’objet du rendez-vous à travers les vitrines. Il est , installé, et dévorant déjà. Les doigts de la divine se resserrent autour des pilules qui lui sont destinées, pochon perdu dans les replis de son jean. Elle hésite, avant de pousser la porte et de parcourir la distance qui les sépare. Tout a changé autour d’eux depuis ce fameux soir, mais leur relation à eux paraît bel et bien immuable, figée dans le temps et l’espace. Jusqu’à ce qu’elle ne soit plus capable de retenir la vie dans le corps déficient d’un divin de la mort, ils semblent condamnés à ces échanges, qu’importe le monde s’effondrant sous leurs pieds.

A la voir s’avancer la tête haute et d’un pas finalement décidé, on ne la croirait pas totalement bouleversée par les derniers événements écoulés. La perte de contrôle, la culpabilité engendrée par des actes inexpliqués, et l’angoisse permanente à l’idée de perdre des êtres chers, l’ont privée de sommeil et de raisonnement clair durant des jours entiers. Fidèle à ce qu’elle est et à l’image qu’elle se doit d’imposer, elle s’applique à ne pas le montrer. Pourtant à qui saura le remarquer, son regard est chargé d’épuisement, de rage et d’anxiété. De honte et de craintes difficiles à cacher, presqu’autant que des marques apposées sur le corps.

« Bonjour ». Elle contourne la table et le salue du bout des lèvres. Dépose son sac à mains sur le siège voisin, auprès duquel elle préfère rester debout. Le temps d’agripper ses doigts au rebord de la surface, qui renvoie leurs reflets. C’était une drôle d’idée de lui donner rendez-vous là.

Et les orbes azurées s’attardent sur les chairs boursouflées par endroits, les cicatrices encore visibles, et la nervosité palpable. L’angoisse, le manque, un peu tout à la fois. Les regards qui se perdent sur sa gorge mutilée lui font prendre conscience de l’ampleur des dégâts. Pour toi non plus, Capitano, cette soirée n’a pas l’air d’avoir été une partie de rigolade.

« Gueule de bois qui passe pas ? » C’est lui qui plaisante d’ordinaire, et le timbre est glacial. Elle s’installe face à lui, et l’oeillade qu’elle lui darde en dit plus long que tous les discours qu’elle pourrait lui énoncer. Que ce soit par le corps ou l’esprit, ce bal, ils n’en sont pas sortis indemnes.


▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪

Map of the problematique. Fear, and panic in the air. I want to be free from desolation and despair. And I feel like everything I saw is being swept away. And it's so hard to let you go. I can't get it right, since I lost you. When will this loneliness be over?
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Alejandro Flores
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And now, it's time to leave and turn to dust. - Ven 31 Aoû - 8:16



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Les doigts qui grappillent les frites, les dents qui dévorent, le ventre qui gronde, les mains qui tremblent et le coeur qui rugit. Tout mon corps boue depuis cette soirée et je n’arrive pas à calmer le dieu qui gratte sous la chair proposant son aide pour laisser l’homme se reposer. Il chahute à l’intérieur, la Mort insiste pour secourir son vassal en prenant plus de place, en écrasant l’humanité. Et je sais pas si je dois accepter ou refuser… J’sais pas si ça serait bien pour moi, de le laisser faire, de croquer à pleine dents dans la jugulaire et sucer la vie d’Alejandro Flores comme un putain de vampire. J’sais pas mais j’en ai tellement envie... Que ça se calme, que les douleurs s’estompent, que les cauchemars s’arrêtent. Que le feu s'éteigne pour ne jamais se rallumer.

Je n’en peux plus de brûler.


La tête qui tinte et les yeux voilés, c’est avec un air vaseux et à deux milles lieux d’ici que je t’accueille alors que tu me salues d’un bonjour furtif. Le ton est froid, la verbe est courte et si je ne te voyais pas devant moi à cet instant précis, j’aurais l’impression que rien ne peut t’atteindre Aislinn. Mais c’est faux. Tout ton être crie toi aussi. Flores, relève tes prunelles, ne la regarde pas comme ça, pas comme si… Elle allait mal et que tu le sentais… Tu n’en as rien à faire d’elle, elle te retient la vie, toi, tu n’as pas à la retenir. Et pourtant, j’peux pas m’empêcher de glisser mon regard au creux du tien, d’essayant de comprendre pourquoi y’a une tempête qui y fait rage. Pas de colère, pas de rage non, de… Fatigue. Les mêmes cernes bleutées que sur ma face, peau d’opale d’un côté, peau marbré de l’autre. La même affliction, latente, qui picore le derme en le parant de nuances encore plus pâles. T’as l’air malade Rookie, moi j’peux comprendre que j’ai une sale gueule mais toi...  T’es bien trop belle pour tirer une tête comme ça…

Même si je peux comprendre pourquoi. Même si je veux savoir sans réellement être prêt à entendre.

McNamara à l’hopital. C’est lui, le gars que j’ai entendu au téléphone, le bourru que j’ai reconnu lors de ce bal. McNamara blessé, et surement toi à son chevet. Tu pouvais pas choisir quelqu’un d’autre Aislinn ? Putà un gars du Royaume… Apparement devenu Sénéchal en plus, vu les rumeurs qui courent… Et toi Alejandro, tu pouvais pas garder tes griffes rentrées au lieu d’égorger un Duc du pays des Leprechaun ? Foutu merdier. Foutue réalité.

Je ne te lâche pas des yeux, le regard qui vrille de ton visage à tes épaules, de tes joues un peu creusées sous la fatigue, à tes mains qui se plantent sur la tablette ciré, de ton….

Les pupilles scotchées sur l’annulaire de droite. No... Les pupilles rivées sur l’anneau imposant qui orne le doigt. No... Je manque un battement, j’manque une inspiration. No... Car cette bague, elle n'est pas juste là pour faire jolie. Elle est trop présente pour n'être qu'un bijou de pacotille... Tu pensais  que la main droite allait suffire pour cacher la vérité qui l'entoure Aislinn ? No... Et cet anneau, il résonne à l’intérieur de ma carcasse comme une balle gros calibre, comme un point final à ma foutue vie.

Pourquoi t’es là Aislinn alors que tu sais déjà qu’entre toi et moi, c’est terminé ?
Que tu vas me laisser crever ?

"Gueule de bois qui passe pas ? "

Déglutition difficile, les doigts en arrêt sur le paquet de frites. Plus faim Alejandro, la dalle te mord toujours le bide mais la gerbe est plus forte cette fois-ci. T’as perdu Flores et ça fait plus mal que tu le pensais. Avec ce qui se passait entre le trianon, les alliances, Joaquin et Roukie, t’avais presque l’impression que t’allais survivre. Mais non, tu t’es menti. T’as eu un espoir, t’avais envie d’en avoir un et au final, ce n'était qu’un putain de déni.

"Tu sais très bien que j’bois pas".

Que je te réponds d’une traite, sans sourire, sans aucune émotion à vrai dire. Jamais d’alcool pour Flores, sauf pour son dernier anniversaire. La tequila, la vodka, le martini, tout ça, ça vrille la tête et ça fait péter les âmes. La mienne est déjà en mille morceaux, à quoi ça servirait de tomber encore plus bas ?

" ….Jolie bague."

Ça sort des lèvres comme un crachat, deux mots mordus, chargés de colère et… d’amertume.  La tête qui ne peut pas s’empêcher de bouger, à droite, à gauche, la gorge qui fait mal malgré les soins apportés. Tu exploses de partout Alejandro, ta peau est une toile de maitre qu’on s’amuse à lacérer, ton esprit pète de toute part et ton coeur… N’en parlons pas de celui-là, il est resté dans ce foutu appartement, sur ces foutues lèvres qui ont glissé un peu trop longtemps, sur celles du commandante.

"J’ai du augmenter les doses moi-même, avec ce qui c’est passé chez les ritals la semaine dernière, je… Le stress accentue les…symptômes. J’ai pas pu faire autrement, j’ai…J’ai pas…

Le nez qui se plisse, sous la colère de ne pas réussir à parler correctement tant la panique et la fatigue anesthésient ma tête. J’ui a terre devant toi Roukie, le capitano n’a plus d’arme aujourd’hui. Le capitano abdique sous les douleurs qui explosent au creux de ses entrailles et l’obligent à venir quémander une dose comme un junkie.

" …Joaquin n'sait pas. J’veux pas…

Ne dis plus rien Jan, ne dis, plus rien.
C’est le manque et la maladie qui parlent, pas toi.
Tais toi Flores, tu vas t’en mordre les doigts.

"...t’es la seule à pouvoir me permettre de rester encore un peu dans ce monde…S’il savait… Tout ça …." les yeux descendent vers la bague, remontent vers toi." Augmentes les doses… Encore. J’arriverais à gérer, j’ai juste besoin… Augmentes."

Et te mentir Aislinn car je ne maitrise plus ma vie depuis déjà quelques mois. Regarde les mains qui tremblent Roukie, regarde les mots qui sont hachés, la sueur qui perle sur le front. Regardes le capitano de la Calavera, en manque et sur le point de brûler. Regardes la maladie qui, de mes pores, s’échappe comme des décharges électrique qui vont faire tout exploser. Regardes mes prunelles Roukie, regardes les, s’éteindre lentement pour laisser le Dieu tout prendre.

Alejandro qui s’effrite, s’effondre.
Et personne, ni toi Roukie, ni lui, n’est là pour le rattraper.




▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪



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And now, it's time to leave and turn to dust. - Dim 30 Sep - 13:19

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10 jours après le Bal.

« Tu sais très bien que j’bois pas ». Silence entre eux qui s’éternise. Comme une bulle autour d’eux dans laquelle ils sont seuls, avec leurs secrets et leurs drames, en dehors de cette réalité banale qui leur soulève le coeur. Insensibles au brouhaha ambiant, captifs de leur propre entrevue, Capitano et herboriste érigent tous les deux des murailles. Il n’y a que le carnage du Dieu de la Mort sur les victuailles pour s’immiscer dans leur proximité étrange. Et la réflexion inattendue, faisant suite au regard insistant, sur le joyau vissé à l’annulaire.

« Jolie bague ». Le souffle coupé, les yeux rivés sur l’anneau de tous ses espoirs, la déesse se guinde sur le siège de bar. Les doigts s’étirent par réflexe, laissant au diamant le loisir de capter la lumière et de la réfléchir pour apparaître encore plus éclatant. Le myocarde rate un battement, mais le visage demeure de marbre. Ne rien laisser paraître, exercice ô combien difficile alors que les pensées sont tournées vers un seul être, celui auquel la promesse de l’anneau est destinée.

« Un héritage », mensonge qui vibre aussitôt. Les yeux balaient la table et refusent d’accrocher la bague à nouveau. Les doigts sont lentement repliés, glissés sous la surface, et la main reposée sur les genoux de la déesse. A l’abri des regards, et surtout de celui qui lui fait face. Puisqu’il ne doit rien savoir, et qu’elle commence à regretter déjà l’envie furieuse d’exposer ses projets, elle espère qu’il saura vite l’oublier. Léger haussement d’épaules pour minimiser l’importance du bijou, et se recentrer sur l’objet de leur rencontre. Elle patiente et le laisse en venir aux faits.

« J’ai du augmenter les doses moi-même, avec ce qui c’est passé chez les ritals la semaine dernière, je… Le stress accentue les…symptômes. J’ai pas pu faire autrement, j’ai…J’ai pas… » Elle contemple les muscles qui tressaillent, les lèvres qui chevrotent, écoute les mots qui déraillent et se perdent tout au fond de sa gorge. Son état empire à chaque fois qu’ils s’approchent, malgré la puissance des remèdes et leur évolution, Alejandro Flores est abonné aux états pitoyables. La maladie ne recule pas, elle gagne du terrain, et la bataille que lui livre la divine semble perdue d’avance. Elle ne lâche pas, pourtant. Accentuant la dépendance, boostant son ego à l’idée de finir par remporter la Victoire.

« Ne joue pas avec ça » ; et l’avertissement tombe. Dans l’oreille d’un sourd faut-il croire. Médecine divine ou pas, les erreurs de dosage peuvent toujours coûter cher. Surtout quand le remède est pensé pour insuffler l’accoutumance et rendre son créateur indispensable.

« …Joaquin n'sait pas. J’veux pas… » Tout se mélange. Le bal, la douleur, le manque. Elle sait tout reconnaître, spectatrice de ses faiblesses depuis le premier jour. Et elle garde pour elle, reste toujours muette, par respect et instinct de survie, le souhait d’aider l’homme se mêle à l’intérêt de le garder en vie. « ...t’es la seule à pouvoir me permettre de rester encore un peu dans ce monde… S’il savait… Tout ça… » Le secret dangereux qui les lie, la profondeur du lien qui les unit, malgré les efforts mis en oeuvre pour s’en tenir au pragmatisme de l’échange.


Elle soupire, ta Roukie. Dieu sait que tu n’es pas qu’un instrument entre ses mains. Dieu sait que le coeur qui bat dans sa poitrine se fait parfois trop grand. Et Dieu sait qu’elle n’a pas le choix de garder ses distances et de penser à toi comme au garant de sa survie. Un avantage considérable depuis le début, et plus encore dans le climat qui fait rage désormais. Rempart érigé entre elle et Costilla qui refuse de te perdre, Costilla qu’elle abhorre plus encore maintenant qu’elle le sait responsable du drame ayant secoué sa famille. Costilla qui, malgré l’accord négocié entre la Nuova Camorra et la Calavera, n’attend qu’un faux pas de la part de ton infirmière pour se faire un plaisir de l’envoyer dans ton Royaume, six pieds sous terre.

Peut-être qu’il ne faudra pas longtemps, avant de vous y retrouver.



« Augmente les doses… Encore. J’arriverais à gérer, j’ai juste besoin… Augmente ».

La mâchoire crispée, le regard fixé sur les mains qui tremblent, elle joue sous la table avec le cercle froid. Les émotions qui l’assaillent la rendent plus impatiente encore de retrouver les bras qui seuls savent apaiser les maux et apporter du réconfort.

« C’est fait ». Et à ces mots un peu brusques, les phalanges quittent l’anneau pour s’immiscer dans la poche du denim. Paquet discret qu’elle extirpe, pilules minuscules empilées, tenu dans la paume et glissé sur la table, jusqu’à frôler la main du Capitano pour l’échange.  


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SACRIFICES : 3339
PORTRAIT :
ANNEES : 40 ans.
CŒUR : Sous des yeux noirs, le coeur palpite à un rythme incontrôlable.
RÉINCARNATION : Ah Puch, Dieu Maya de la Mort
TALENT(S) : Découpe charnelle ✙ Aspiration vitale ✙ Croque-Mitaine
FACTION : Calavera
OCCUPATION : Capitano ✙ Papà d'un chaton nommé Cala ✙ propriétaire d'un club de Vale Tudo
GENÈSE : Primus, stade 5
TALON(S) D'ACHILLE : La Calavera ✙ Joaquin Costilla ✙ Son orgueil, à la limite de la connerie ✙ Les p'tits chats ✙ Carmen Benitez
JUKEBOX : The Sun, frida Sundemo
RUNNING GUN BLUES :


"SO MUCH WAS SAID IN THE UNSAID"


"THE DEEPER YOU DIG, THE DARKEST IT GET"




And now, it's time to leave and turn to dust. - Sam 13 Oct - 10:02



She's not fragile like a flower.
she's fragile like a bomb.
And boy, you're fucking fire
which is going to explode.
SONG




Jan dont les tremblements deviennent de pire en pire, maladie qui suinte par tous les pores tant le stress des derniers jour a été brûlant. Il y a eu le Trianon, il y a eu la gorge éclatée, il y a eu la peur de perdre Dama, de perdre Gaby. Il y a eu l'après, les discussions avec Reed et Brazzi, l'envie réelle de sauver les meubles, de calmer les esprits. Et il y a eu le lendemain, dans ce bureau, où Costilla a prouvé sa réputation en lui tordant le coeur et en faisant exploser sa confiance. Il y a eu trop de choses pour Jan, trop d'énergie demandée, pas assez de sommeil et Ah Puch qui a profité du trou béant dans le myocarde du capitano pour prendre un peu plus de place. La carcasse humaine est à un point de rupture, lui-même ne sait pas quand elle finira par tomber tant elle le fait souffrir, tant elle perd sa maitrise. Jan a envie de crever, l'enfant de Delray ne peut plus continuer comme ça, à sentir chaque matin ses entrailles le dévorer pour ensuite se vider dans la cuvette des chiottes. Il ne peut plus supporter de se voir maigrir, de sentir ses côtes et le derme qui flétrit. Et les voix dans son crâne et la peur dans le coeur et la chaleur dans l'esprit. Il ne peut plus, Aislinn, continuer de survivre.
Il attend, une réponse, un geste, quelque chose de sa Rookie. La seule qui connaisse vraiment son état, la seule qui a le droit de le voir comme ça. Même Joaquin ne peut pas imaginer l'état dans lequel c'est mis son second après le Trianon. Hyper activité qui lui bouffe la santé, avant ça se maitrisait, avant l'humain vibrait sous cette énergie. Maintenant elle le dévore tout entier, en commençant par la logique.

"C’est fait

Prunelles abyssales qui se relèvent immédiatement, junkie qui attend sa dose, camé à la bouche suintante et au coeur palpitant. Regarde ce que tu deviens Jan, un chien en laisse, dont Rookie est le maitre. Les phalanges qui tressautent sur le fornica, attendre, encore et encore, alors que les mains trop pâles de la divine viennent attraper un petit sac et lui remettent discrètement. Contact glacial de l'une sur la peau brûlante de l'autre. Ça picote, ça arrache un soubresaut, on touche pas Alejandro, pas sans son autorisation. Pochon accaparé comme un gosse sur un bonbon, à lui, rien qu'à lui la drogue, les médocs, la vie. Rien qu'à lui. Il hésite pourtant, il a mal le capitano, dans la colonne et dans chaque fibre musculaire. Il brûle, transpire à grosse goutte et plus les secondes avancent, plus le sac de pilules pèse lourd dans sa paume.

"…M...Merci…

Et le silence qui à présent, accapare la rencontre. Toujours le sac en main, ne pas vouloir le lâcher, ne pas...Trop envie, trop besoin, tant pis pour les regard, tant pis pour Rookie, Jan n'en a plus rien à foutre de ce qu'on peut penser de lui. Paquet ouvert sans attendre l'autorisation d'O'Reilly, doses qui font irradier ses pupilles alors que le dieu, lui, s'égosille. En choper une, hésiter sur deux, rester sur une. Pas devant elle, même si la douleur lui taillade le sytème, pas devant elle. Il est gobé, le bonbon, sans eau ni hamburger, juste la gélule qui pourrait passer pour une aspirine si elle n'avait pas le goût de la mort avant le goût de la vie.

"…Ça... Ça va p-p-rendre du temps ?…

Et ses mots à Jan, qui deviennent de plus en plus difficiles. L'élocution devient un réel soucis pour le capitano. Il perd l'orthographe, la grammaire, la diction. Petit à petit, il perd tout Jan et personne, sauf elle, ne s'en rend compte.

"…J'pourrais t-t-…

Arrête d'essayer Alejandro, concentre toi, concen.....Système qui défaille, synapses qui se noient. Elle a eu raison, elle a augmenté la dose.

"…toujours compter sur toi... n'est ce pas ?…

Et alors que doucement, la drogue divine fait effet, que les phalanges se calment et que le coeur ralentit, y'a l'enfant qui apparait. 40ans et pourtant, toujours ce regard de gosse, toujours ce sourire solaire. Devant elle, en manque, harnachée à la douleur et sans aucune aide, Alejandro est un enfant qui perd son rang de capitano à mesure qui'l gagne celui de junkie.

"…Je sais pour Mcnamara. Et j'm'en fous. Pour le moment, t'es... en sécurité av-....vec moi Aislinn.

Prunelles qui se ferment, prénom entier utilisé, vérité sur le bord des lèvres. Il s'en fout car il ne sait pas quoi faire de ce secret. Et à force de garder ceux des autres, c'est lui qui se fait bouffer. Alejandro dont l'identité n'est plus qu'à un fil de disparaitre et d'être oubliée.





▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪



You know that I love you boy
Hot like Mexico, rejoice
At this point I gotta choose
Nothing to lose
Don't call my name, Alejandro.


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Aislinn O'Reilly
- GODS AMONGST MEN -
BLAZE : vb
CREDITS : morrigan (avatar) luca (bann) barbara (sign)
FACE : jessica chastain
DOLLARS : 511
SACRIFICES : 1509
PORTRAIT :
ANNEES : 40
CŒUR : depuis elle me fait des nuits blanches, elle s'est enroulée à mon cou. Elle est revenue, elle est là. La solitude.
RÉINCARNATION : airmed, déesse celte des plantes médicinales ; guérisseuse, empoisonneuse, enchanteresse
TALENT(S) : phytokinésie / empoisonnement par le toucher / superphysionomie
FACTION : neutre
OCCUPATION : herboriste - fleuriste - fabricante de cosmétiques - produit des drogues divines (propriétaire d'Emerald Garden & Eire's Breath & l’Élixir)
GENÈSE : primus - stade 6
TALON(S) D'ACHILLE : la tarte au citron - son humanité - les enfants
JUKEBOX : The Cinematic Orchestra - Arrival of The Birds & Transformation
RUNNING GUN BLUES :





WAY DOWN WE GO
oh Father tell me, do we get what we deserve? oh we get what we deserve. cause they will run you down 'til the dark. yes and they will run you down 'til you fall and they will run you down, down 'til you go. yeah so you can't crawl no more, and way down we go.


ANGER AND TEARS
Is that all that's left us after hating all these years? In a house full of anger and a heart full of tears


YOU'RE MY SISTER
You are my sister, we were born so innocent, so full of need. We felt so differently then so similar over the years. The way we laugh, the way we experience pain. So many memories ; but there's nothing left to gain from remembering faces and words that no one else will ever know.
You are my sister and I love you.


JOLINN
I'm begging of you please don't take my man. Please don't take him just because you can ♫


FAMILY PORTRAIT
Can we work it out, can we be a family?


POISON IVY
They used to call me Poison, like I was Poison Ivy. 'Cause I was filled with poison, but blessed with beauty and rage


EMERALD GARDEN

And now, it's time to leave and turn to dust. - Dim 4 Nov - 10:44

And now, it's time to leave and turn to dust.

Alejandro Flores & aislinn o'reilly.

In the land of gods and monsters, I was an angel living in the garden of evil. screwed up, scared, doing anything that I needed. Shining like a fiery beacon. I got that medicine you need. fame, liquor, love, i give it to you slowly.




10 jours après le Bal.

« …M...Merci… ». D’un dieu à l’autre, le remède est passé. Les doigts se frôlent un peu trop longtemps au goût de l’herboriste, qui pourtant peine à lâcher. Sa main à lui est brûlante, contraste avec le derme glacé de l’irlandaise, en dépit des températures d’été. S’il n’était pas de la Calavera, s’il n’était pas mafieux, il serait agréable, ce toucher. Presque réconfortant. Et cette pensée subitement installée, c’est la chaleur de son homme à elle, qui revient lui manquer. Le contact est rompu, brusquement, et la drogue abandonnée pour de bon aux griffes acérées du Capitano. Piètre copie de ce qu’il a été aujourd’hui, un dieu malade, un homme en manque, tout simplement.

Les orbes rivées sur la table, elle le regarde frissonner, déchirer le fil délicatement noué autour du papier, et déballer le tout comme un enfant impatient ouvrirait ses paquets le matin de Noël. Patient dépendant qui découvre les pilules aux couleurs mordorées, Alejandro Flores a les yeux qui pétillent en observant les gélules, à tel point qu’il en est effrayant. Cette vision arrache un frisson à l’herboriste qui tâche pourtant de le réprimer.

Qu’as-tu fait, Aislinn ?

Contribué à nourrir le monstre rongé par la maladie. Joué avec le feu. Sans se douter une seconde que ce moment viendra plus tôt que prévu, elle sait à cet instant qu’elle finira par subir le juste retour des choses. Que cette manipulation reviendra lui éclater en pleine figure. Mais naïvement, elle pense au fiancé et à la force qu’ils auront de tout affronter ensemble. Si seulement elle savait.

« Juste une ! » La voix éraillée s’élève dans le silence instauré entre eux. C’est un ordre qu’elle donne, assez fort pour que les regards se tournent dans leur direction. Elle le voit hésitant, prêt à gober tout le sachet comme on avalerait des bonbons ; et se doit de le mettre en garde. Il obéit, le gradé de la Calavera, et la tension naissante finit par s’évanouir. « …Ça... Ça va p-p-rendre du temps ?… » Plongée dans son oeillade inquiète, la divine hausse longuement les épaules, et fait non de la tête ; « Environ dix minutes ». Peut-être plus, peut-être moins. Tout dépend du réceptacle, tout dépend de la dose. Ses remèdes sont précis, mais pas une science exacte. Elle n’a que des notions en biochimie et fonctionne à l’instinct la plupart du temps. Du reste, ses cobayes ne sont pas des humains.

« …J'pourrais t-t-……toujours compter sur toi... n'est ce pas ?… » Un sourcil haussé trahit son air surpris. Elle ne relève pas les bafouillements et les soucis d’élocution, mais note le sourire qui étire peu à peu ses lèvres. Elle hoche mollement la tête, peu certaine du contenu de sa réponse ou plutôt de ce qu’il doit être. Qui sait ce qu’il adviendra d’eux, dans dix jours, dans un an. Qui sait s’il aura toujours besoin d’elle, qui sait si elle aura toujours besoin de lui. Elle détourne le regard et s’arrête un long moment sur la file d’attente au guichet.

Le temps pour lui d’avaler quelques bouchées supplémentaires, et la drogue commence à faire son effet. Le junkie agité s’apaise, ses membres cessent de tressauter. Sa température corporelle se régule d’elle-même quand l’attention de la divine est reportée sur le dieu mexicain de la Mort. Sa réplique la scie en deux, la cloue sur place et la tétanise. Chose à laquelle elle ne s’attendait pas, l’allusion à ses fiançailles lui fait l’effet d’un coup de feu tiré en plein poitrail ; « …Je sais pour Mcnamara. Et j'm'en fous. Pour le moment, t'es... en sécurité av-....vec moi Aislinn ».

Les yeux écarquillés, le souffle étranglé dans sa gorge, la rouquine a toutes les peines du monde à cacher son malaise et à paraître crédible. Peu importe comment il a su. Peu importe qu’il ait deviné. Il n’est sans doute pas le seul après la soirée passée à l’Eden. Elle persiste cependant à nier, ignorant la promesse d’une paix garantie. « Vous n’avez pas l’exclusivité de la marchandise. Ce n’est un secret pour personne que je traite entre autres avec le Royaume ». L’illusion serait parfaite si ses lèvres n’étaient pas tant pincées. Et sa mâchoire serrée.

Pourtant l’irlandaise défie longuement le calaverien du regard, avant de remonter la bretelle de son sac à main, et de lui faire face. « On a fini je crois ». Debout, elle le salue d’un signe de tête, avant de s’avancer d’un pas vers la sortie. « Je dois retourner travailler. Quand tu as besoin… » Elle s’apprête à le quitter, pourtant les orbes océanes peinent à se détacher des prunelles avelines. Un raclement de gorge pour lancer le signal du départ, elle pointe un doigt vers la poche étriquée de son denim ; « Eh bien, mon numéro n’a pas changé ».


▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪

Map of the problematique. Fear, and panic in the air. I want to be free from desolation and despair. And I feel like everything I saw is being swept away. And it's so hard to let you go. I can't get it right, since I lost you. When will this loneliness be over?
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Alejandro Flores
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And now, it's time to leave and turn to dust. - Mar 6 Nov - 8:45



She's not fragile like a flower.
she's fragile like a bomb.
And boy, you're fucking fire
which is going to explode.
SONG



Elle se referme Aislinn. À peine le sénéchal du royaume évoqué, que les quelques émotions que le capitano avait perçu disparaissent. Comme si, un mot, et elle devenait aussi secrète que Jan lorsqu’il est question de sa maladie.  Eux qui commençaient à dépasser le stade du professionnel, lui qui s’accrochait à elle bien plus qu’il ne le devait, elle qui acceptait de le rencontrer malgré la guerre et le danger,  aujourd’hui, quelque chose venait de se terminer. Le secret qu’Aislinn voulait cacher dans cette bague à peine dissimulé, Jan l’avait compris. Elle lui prouvait aujourd’hui en réagissant de cette manière.  Une information capitale, qu’il devrait rapidement introduire dans les discussion de la Calavera. Tout avouer, de la connexion de la dealeuse des mafias avec un haut gradé du Royaume. Comment parler de neutralité quand le coeur est épris par un autre ?
Mais les réflexions ne se font pas assez vites, les connexions peinent à se créer tant l’esprit est déjà ailleurs. Flot de toxines, délivrance de la douleur, ce sont les yeux qui roulent légèrement dans leurs orbites qui signent la fin de l’éveil du capitano. Il n’entend que difficilement les derniers mots d’Aislinn, la voit difficilement se lever. Et difficilement il lui répond, sincérité au bord des lèvres, myocarde un peu trop vrai pour une femme qui le contrôle dans l’espoir d’en tuer un autre. « Il n’est pas fait pour toi…J’pensais que t’étais neutre Aislinn… Que tu te fichais de  tout ça… » Sa survie était plus importante, la survie de ses amis, la survie de sa famille. Pas celle du Royaume, pas celle de la Calavera, encore moins celle de la Camorra ou de la Bratva. En devenant la fiancée d’un gradé, Aislinn se mettait en porte-a-faux et détruisait tout ce qu’elle avait tenté de créer. Jan ne pourrait le cacher longtemps à Joaquin, tant pis pour ses pilules magiques. La rouquine protégeait ceux qu’elle aimait ? Ou plutôt celui qu’elle aimait ? Alejandro ferait pareil. Qu’importe s’il perdait la vie en échange, il ne pourra garder ce secret bien longtemps.

La rouquine qui disparait, chevelure de feu remplacée par la brume épaisse. Dans ce fast-food où les odeurs lui soulèvent à présent le coeur, dans cet espace clos où il se retrouve seul, le capitano reste des heures. Attablée, l’esprit qui disparait au profit du silence. Rien dans la tête Jan, rien dans le coeur, rien dans les entrailles. Juste le silence. Ah Puch lui-même ne peut résister à la puissance des pilules d’Aislinn O’Reilly. Et alors que le brouillard se fait de plus en plus épais, que les prunelles ne perçoivent plus grand chose, le capitano utilise ses dernières forces pour se rendre à sa voiture et y sombrer quelques heures.

Il avait tort Alejandro, Aislinn ne le contrôle pas. Elle le tue à petit feu.

fin

▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪



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