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if you could feel the things I am able to feel (mald)

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Clemens Jones
Clemens Jones
- CRY OF THE MARTYRS -
BLAZE : rage
CREDITS : ava: jan ♥ & co: rage. code signa: solosands
FACE : dane dehaan
DOLLARS : 1351
SACRIFICES : 566
PORTRAIT : if you could feel the things I am able to feel (mald)  Tumblr_nr23jwNPmE1tbjuy7o3_400
ANNEES : 33 années et pourtant un visage de gamin.
CŒUR : incapable de mettre un mot encore dessus, effrayé d'avouer ce qu'il sait déjà. le palpitant ne blesse plus, il aime.
RÉINCARNATION : simple mortel doté d'un pouvoir de guérison.
TALENT(S) : prophète aux mains salvatrices, adoucissant les maux et collectionnant les blessures. Son sang précieux, drogue certain, guérit les blessures et tue les dieux.
FACTION : la Calavera, ceux qui ont bien voulut de lui.
OCCUPATION : Soldado sortant du repos forcé, guérisseur du commandate sur la touche.
GENÈSE : conscient depuis l'enfance d'être doté de pouvoirs surnaturels, il connait l'existence des dieux depuis son arrivée à Arcadia.
TALON(S) D'ACHILLE : la solitude, le rejet. Aura.
JUKEBOX : way out there - lord huron // the dark side - muse
RUNNING GUN BLUES : if you could feel the things I am able to feel (mald)  B2777c0879bfa482419317ed586a779f

SEEK AND DESTROY
maldwyn jones I
ψ
ONE EYED HOUND
gamze hale
ψ
THE DARK SIDE
maldwyn jones II
ψ
WICKED ONES
aura sciarra I
ψ
GUIDING LIGHT
maria magdalena asturies
ψ
AFTER ALL
aura sciarra II
ψ
THE DAWN WILL COME
maldwyn jones III
ψ
FAMILIA
alejandro flores
ψ
OUT OF MY MIND
aura sciarra III
ψ
THE MEPHISTOPHELES OF LOS ANGELES
aura sciarra IV
ψ
CHERRY BLOSSOM
aura sciarra V (ft. gus)
ψ
champion
maldwyn jones IV


(+ en apesanteur)
( + salvame)



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if you could feel the things I am able to feel (mald) - Dim 2 Sep 2018 - 14:48

the dark side.

You'd be afraid if you could feel my pain and if you could see the things I am able to see Break me out, Let me see Break me out, Set me free I hail from the dark side For all my life I've been besieged You'd be scared living with my despair And if you could feel the things I am able to feel



Il laisse de la gomme sur l’asphalte au passage de ses bottes, battant la rue à pas lourds en envoyant presque des coups dans le sol. Bourru d’avance, ronchonnant tout seul, Clemens n’a pas envie d’y aller c’est certains. Pourtant le rendez-vous était donné, le contact repris et l’incapacité d’y échapper, il le sentait, le forçait à se rendre là-bas. A coup sûr il continuerait à lui envoyer des sms sinon. Pire, Richard était capable de lui balancer son adresse s’il la demandait et avoir son frère devant la porte de son taudis, ce n’était pas du tout dans ses projets. La seule solution possible était celle-la, une rencontre dans le quartier huppé, bien éloigné de son domicile et de sa zone de confort habituelle. Il n’y va quasiment jamais dans ce coin, se détachant trop des autres, revivant ses années à Los Angeles ou la quasi totalité de la population passait par cette case neo-hippie à laquelle il ne pouvait définitivement pas s’identifier.  Ici tout était trop beau pour exister, tout était attractif, tout semblait vivre à des années lumières de son quartier et de son immeuble. C’était moderne, c’était élégant. Ici, c’était un peu comme sa ville natale mais en plus petit, avec des gens tout aussi riches se prenant pour des gens simples, avec leurs murs épurés et leurs vêtements coûtant un mois de salaire à un citoyen lambda. L’air d’un extraterrestre, la tête entre ses épaules et les mains solidement au fond des poches il refusait de sortir de nouveau son téléphone pour trouver son chemin. Ça ne devait pas être si compliqué non ? C’était quoi déjà… gauche gauche droite ? Un truc du genre, qu’il tente de suivre en traversant la rue à la volée sans vraiment regarder. Peut-être qu’il avait l’espoir de se faire écraser par une voiture, qui sait… mais dans le coin ce serait forcément une électrique ou un vélo, alors niveau dégât on repassait. C’était bien sa chance.

Même s’il cherchait à occuper son esprits, le stress était là, compagnon de tous les instants qu’il contrecarre un peu de serrant davantage les poings dans ses poches. Clemens allait voir son frère après deux mois de parfait silence à ignorer l’existence de l’autre. Il ne l’a plus suivi, n’a posé aucune question à leur cousin, n’a pas cherché à en savoir plus. C’était fini, la curiosité morte à l’instant où ils se sont parlés il ne représentait plus un grand intérêt pour lui, pas avec ses manies a toujours tout remettre en cause. Pas avec ses réflexions confirmant qu’eux deux étaient bien trop différent pour s’entendre. Le fait d’y penser suffit à enfoncer le clou dans la plaie qu’il a eu du mal à faire cicatriser une nouvelle fois. Contrairement aux blessures qu’il portait ce soir-là, toutes devenus une énième marque le recouvrant sans plus d’impact, celle qu’il avait causé en évoquant ses échecs était encore fraîche, prête à se rouvrir au moindre mouvement brusque le secouant qui faisait encore mal, fraîche, malgré deux mois à ruminer. Sa haine envers lui n’avait pas non plus diminué, après avoir été décuplée par ces réflexions désastreuses qu’il n’arrivait pas à mettre de côté, sombrant dans ses démons, n'aident en rien le benjamin à aller de l’avant. Il stagne, coincé dans sa tête, continuant son quotidien sans l’ombre d’un objectif ou d’un rêve à accomplir. Un néant, qui n’aidait en rien sa perception de la vie se résumant  à une suite d’années à attendre d’être abattu par une météorite. En tout cas, se venger de son frère était définitivement rayé de sa liste maintenant que s’approcher de lui était tout aussi agréable que de la kryptonite… et il allait directement là-dedans. Peut-être que cette fois il allait comprendre qu’il devait lui foutre la paix, qui sait ? Un maigre espoir auquel il se rattachait en tournant au coin de la rue. De là il pouvait voir le barbie, où l’enseigne vintage bleu rouge et blanche tournait sur elle-même, deux trois types avec des barbes fraîchement entretenus, tous entrain de fumer leurs clopes sur le trottoir. Foutus hipsters, qu’il se dit, en avançant dans la rue beaucoup trop moderne pour être partagée avec ce mode de vie vintage, le mélange ne fonctionnant pas et pourtant, il existait bien ici. Des gens bizarres, vivant loin du centre d’Arcadia. Derrière le groupe, pile entre le barbier et la poste, il y avait son frère... Merde. Une partie de Clemens espérait qu’il soit retenu ailleurs, qu’il ait oublié ou même, que lui-même soit trop en retard pour qu’il l’est attendu. Une dizaine de minutes, ça avait déjà tendance à exciter ses nerfs à lui et il se serait barré..Mais visiblement, il n’avait pas la même patience que lui.
Les pieds traînent un peu plus et les derniers pas mains dans les poches sont un supplice qu’il passe à fixer le sol, refusant de lever le nez et le regarder. Il n’avait pas envie, pas du tout même, de regarder sa tête de con. Une insulte qu’il n’avait pas peur de formuler, surtout qu’ils ne se ressemblaient en rien ou presque. il ne s’arrête que lorsqu’il voit ses chaussures, restant suffisamment loin pour avoir le temps de reculer, s’il osait s’approcher de lui. Une distance de sécurité qui lui tenait à coeur.  « Pourquoi tu m’a donné rendez-vous ici ? » Qu’il grogne, sans bonjour quelconque, il ne le méritait pas forcément et surtout, il n’en avait pas envie. Être venu était suffisant, d’après lui et lui adresser la parole, un gros effort. « … Surtout devant ça. » Il finit par relever le nez, jetant un rapide coup d’oeil à Maldwyn avant de désigner les échoppes devant lesquels ils se tenaient. C’était un bien curieux point de rendez-vous, il fallait le reconnaître...et ne pas savoir ce qu’il voulait faire de lui n’aidait en rien son anxiété à diminuer. Il allait peut-être essayer de le faire envoyer par la poste à l’autre bout du pays, qui sait ? En tout cas Clemens n’était pas vraiment contre l’idée.



CODAGE PAR AMATIS

▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪

☩ sabbra cadabra ☩
I feel so good, I feel so fine Love that little lady, always on my mind She gives me loving every night and day Never gonna leave her, never going away I feel so happy since I met that girl When we're making love it's something out of this world It feels so good to know that she's all mine Gonna love that woman till the end of time
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if you could feel the things I am able to feel (mald) - Jeu 6 Sep 2018 - 22:19




― The Dark Side―

The Jones Brothers

L’insomnie cède la place à la fatigue. Comme si tout mon corps en avait enfin eu assez de toutes ces révélations, comme si la réalité était au final plus cauchemardesque que les hallucinations. Un parasite possessif, la paralysie du sommeil fait bien pâle figure face à ces nouveau troubles qui me prennent au cœur. Je suis hanté par des images qui sont pourtant bien réelles, des faits qui ne peuvent être discrédités. Quand bien mal j’essaie. Alors je dors, à moitié, pour oublier. Fuir la conscience de ma vie en train de doucement déraper. Qui aurait cru que la solution à tous mes problèmes de sommeil, c'était encore plus de problèmes ? Il y a toujours les cauchemars bien sûr, mais ils ont changés de visages. Des Furies qui portent les haillons du passé, des silhouettes familières qui s’ajoutent à la ronde de la peur venue me tourmenter. Ce n’est plus dormir qui me terrifie. Mais vivre. Devoir trouver un moyen d’appréhender mon nouveau rôle dans cette existence. Je ne suis plus seul en ces eaux sombres. Clemens, mon petit frère, la pièce rapportée, d’une colère à mon égard que je ne comprends pas. J’aimerai bien faire, pouvoir lui fournir ce dont il manque pour finaliser ce puzzle déstructuré que nous appelons famille. J’ai bien vu à quel point il semble hérissé de violence, instable et dangereux. Mais je ne peux réfréner mon optimisme à vouloir me rapprocher de lui. Ce n’est pas de la pitié, ce n’est pas une responsabilité. C'est une justice. Récupérer ce qui nous a été volé, ce temps ensemble que nous aurions pu avoir si nos pairs n’en avait pas décidé autrement. L’impression que tout le monde savait alors que j’étais laissé dans le noir. Il y a un peu de culpabilité aussi, celle de ne pas avoir cherché à tirer sur les fils qui dépassent, tout révéler au grand jour. Un peu d’impuissance, avoir été la victime de ce secret qui change tellement de choses. Et puis il y a ce don surnaturel, celui qui le possède comme un martyr, un miraculé. Cette cerise confite sur un gâteau déjà bien dur à digérer. Parce que si une chose pareille est possible, alors tout est possible. Alors je recommence à trouver le sommeil, je continue à me droguer sans en avoir besoin. Puisqu’après tout je ne sais plus distinguer un songe d’une vérité, alors ainsi soit-il.

Il aura fallu du temps pour le retrouver, n’ayant plus donné signe de vie après ce soir-là. J’ai longtemps guetté la rue déserte, la présence de pas derrière moi, sans jamais le retrouver dans mon ombre. Au final c’est grâce à Dick, la dernière personne serviable au monde, que j’ai pu obtenir son numéro. Il savait, mon cousin savait depuis plusieurs années déjà l’existence de mon demi-frère. Comme une envie de meurtre à son égard, malgré les années à le supporter sans jamais vraiment en venir aux mains. Putain ce que Dick Myers pouvait être un gros con. Même avec son numéro, j’ai eu besoin de temps pour trouver la force de contacter mon frère. C’était juste une idée idiote, plutôt quelque chose que l’on propose à un enfant. J’ai cru comprendre qu’il détestait être traité autrement qu’en adulte. Mais j’ai du mal à le voir ainsi, pas quand nous n’avons pas d’historique de vie. J’avais juste envie de lui faire plaisir. Après tout, qui déteste de manger quelques pancakes autour d’un milkshake. Peut être que je suis trop con moi aussi, c’est de famille.

Le rendez-vous prit après quelques messages houleux, je n’en reviens pas d’avoir réussit à le convaincre. Et puis la panique me prend, la crainte que nous continuions à nous entendre à coup de mots acerbes et de violence. Même après presque deux mois j’ai l’impression que les bleus sur mes phalanges n’ont pas totalement disparu. Le souvenir est beaucoup trop vif, trop douloureux et culpabilisant pour que j’arrive à l'oublier. J’aimerai l’aider, qu’il parle de sa vie, de ce qu’il fait, de qui il est. Merde quoi, je devrais être un bon pédagogue en étant prof, mais maintenant je doute. Je devrais peut-être changer de profession et me reconvertir gardien des âmes perdues. À commencer par la mienne.

Sur le trajet je me rassure en me disant qu’il ne viendra pas. Que c’est un affront facile à me faire, une vengeance qu’à ses yeux je mérite. Alors quand je le reconnais de loin, je peux sentir mon cœur s’accélérer. Même s’il semble être ravi d’être là, au moins il est venu. « Bonjour Clemens. » Des mots grognés dans sa gorge me répondent. Bien vite suivit par un regard dégoûté sur le quartier. A peine quelques secondes et je suis déjà perdu par ses réactions. « C’était le point le plus reconnaissable…  » Que je réponds mollement. « Je savais pas si tu avais un GPS sur ton téléphone… J’étais pas sûr que tu trouverais comme ça… Perso je comprends pas trop comment ça marche toutes ces fonctions de smartphones. » Je me masse la nuque, un peu gêné. La vérité c’est que je n’étais pas sûr qu’il accepte de venir si je lui donnait une adresse exacte. Si les informations ne trahirait pas mes intentions et ne lui donnerait pas une excuse suffisante pour m’ignorer. Une raison de se défiler. Mais il est là, et c’est l’important. Même s’il est planté en face de moi, déjà grognon, et que je suis désemparé sur la marche à suivre. « T’es jamais venu ici ? » Question probablement stupide à ses yeux mais qu’importe, s’il voulait faire l’ado prépubère en crise, c’était son problème. Je désigne d’un signe de tête l’échoppe qui se détache à peine au coin de la rue, à quelques mètres du trottoir sur lequel nous nous tenons. Le diner’s ne paie pas de mine de l’extérieur, mais la façade est trompeuse. J’esquisse un geste pour lui tapoter l’épaule, ma main s’arrêtant à mi chemin. Je déglutis, faisant quelques pas vers notre destination. « Est-ce que… tu as faim ? » Je n’ose pas le regarder, triturant de mes doigts la bandoulière de mon sac. « Ils font les meilleurs pancakes de la ville… Tu peux même demander du bacon avec ton sirop d’érable. » J’essaie de vendre mon idée, mais je ne suis pas assez convaincu moi-même. Merde, est-ce que c’est si difficile de se rapprocher de son petit frère ? Je lève les yeux, cherchant les siens. S’il te plaît, aide-moi un peu. « Et comme ça tu peux me planter ta fourchette dans la main si ça te saoule trop. » Que j’ajoute un peu penaud, essayant de parler son langage. Bon bien sûr s’il pouvait éviter d’utiliser ses couverts pour ça, je préférerai. « Juste quelques pancakes, et après tu pourras retourner jouer au loup solitaire et rajouter des aiguilles sur mon effigie vaudou. » Kids these days. J’essaie de lui sourire, terriblement perturbé par la situation. Je lui tends la main, symbole de l’entente que j’essaie de créer. Je t’en supplie, laisse nous une chance. Aide-moi à réapprendre tout ce que je croyais savoir.
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CŒUR : incapable de mettre un mot encore dessus, effrayé d'avouer ce qu'il sait déjà. le palpitant ne blesse plus, il aime.
RÉINCARNATION : simple mortel doté d'un pouvoir de guérison.
TALENT(S) : prophète aux mains salvatrices, adoucissant les maux et collectionnant les blessures. Son sang précieux, drogue certain, guérit les blessures et tue les dieux.
FACTION : la Calavera, ceux qui ont bien voulut de lui.
OCCUPATION : Soldado sortant du repos forcé, guérisseur du commandate sur la touche.
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if you could feel the things I am able to feel (mald) - Lun 17 Sep 2018 - 21:39

the dark side.

You'd be afraid if you could feel my pain and if you could see the things I am able to see Break me out, Let me see Break me out, Set me free I hail from the dark side For all my life I've been besieged You'd be scared living with my despair And if you could feel the things I am able to feel



Il n’aurait peut-être pas dû venir au final, le regret s’emparant un peu plus de lui a chaque pas qu’il faisait en direction de son frère. Arrive devant Maldwyn il ne sait trop comment s’adresser à lui, la question de leur destination finissant par effleurer ses lèvres, privilégiée à une forme quelconque de politesse. Il était forcé de lui souhaiter un bon jour ? Non, absolument pas. Irrité rien qu’à entendre de nouveau sa voix, le plus jeune des Jones plisse le nez observant le sol épargné par les mégots et les chewing-gums vieux d’une vingtaine d’années. Le quartier était trop bien pour ça voyons. « J’ai un smartphone, comme quasiment tout le monde… donc, oui ? À la différence que je ne suis pas une personne du troisième âge, moi, visiblement. Je sais m’en servir, c’est comme ça que je suis venu. » dit-il en sortant l’appareil de sa poche comme pour prouver que non, il n’était pas si déconnecté de la société que ça. À vrai dire la technologie était une des choses le maintenant un peu au monde des autres humains. S’il évitait les réseaux sociaux comme Instagram comme la peste il doit le reconnaître. Ses soirées se passent sur Reddit à rire à des trucs débiles ou devant Netflix. Ce sont des luxes dans lequel il investit son argent, histoire de ne pas être trop paumé…et complètement hermite. Visiblement il avait un avantage sur son frère dans la matière, vu qu’il reconnaissait ne pas savoir comment cela fonctionnait. Enfin quelque chose que Monsieur Parfait ne comprenait pas. Bien, qu’il se dit en enfonçant de nouveau le téléphone à l’écran cassé dans sa poche. Oui, bon… c’était inévitable ce genre d’accident avec Clemens, mais ça n’en semblait pas du tout le déranger. « Dans ce quartier ? Non, jamais vraiment. On va dire que c’est pas mon genre. » qu’il commence, les yeux perdu derrière lui. Peut-être que les immeubles étaient trop hauts, les rues trop étroites et sans palmiers, mais ça lui rappelait fortement quelque chose tout de même. « J’ai l’impression d’être dans ma ville natale, en plus neuf encore. Je vais polluer l’air à respirer ici. » Dans ses souvenirs, les rues à l’odeur de poubelle, les immeubles clairs délavés par le soleil californien et le luxe, dans la plupart des quartiers du centre qu’il a traversé sans jamais s’y attarder. Un peu comme à Arcadia il y avait des différences drastiques entre un côté de la ville et l’autre. Autant dire qu’on ne trouve pas de foyer pour enfant du côté d’Hollywood, facile de deviner de quel côté de la barrière il était alors.

D’un geste il désigne le diner, un peu plus loin. Le truc typiquement américain dans lequel il n’a jamais mit les pieds, bien entendu. Il en a pourtant vu des films ou des séries ou deux personnes ont une discussion plus ou moins sérieuses dans un booth, autour d’un burger ou de gaufres. Pourtant ce n’est pas un endroit qu’il ne visite. S’il a faim il commandera à emporter, ou prendre un truc dans une station service ou dans une supérette plutôt qu’en se forçant à rester assis, seul, à la table d’un restaurant. C’était triste, déjà, et en plus ça attirait la pitié des autres.. et il n’en voulait bien évidemment pas de cette pitié.  Alors qu’il observe l’échoppe au coin de la rue, il voit sa main s’approcher de lui. Réflexe oblige, il recule d’un bon en arrière, regardant les phalanges coupables comme si elles étaient une entité venue d’une autre planète. Ne pas le toucher, c’était simple comme avertissement non ? Maldwyn semble s’en rendre compte, vu sa tête, et n’insiste pas. A la place il se met à marcher quelques pas vers l’enseigne, tout en s’adressant à lui. Au départ il ne lui répond pas, emboîtant le pas en cherchant une explication logique à son geste. Pourquoi vouloir manger avec lui quelque part ? Pour être certain qu’il ne tente pas de l’assassiner en plus milieu d’un restaurant ? C’était une possibilité, celle vers laquelle il penchait le plus fortement alors qu’il se retourne, le regardant comme s’il attendait son avis. Un oui, un non, un merde… quelque chose. « Si tu participes à mon brainstorming, ça gâche l’effet de surprise. » Il devrait trouver une nouvelle idée maintenant, quel rabat-joie c’était ce type. Après un léger silence il finit par lui répondre, toujours dans le flou quand à ses intentions. « J’ai toujours faim. Et puis je sens que de toute façon si j’y vais pas, demain tu seras devant ma porte avec des pancakes alors autant nous épargner ça à tous les deux. »  C’etait une forge probabilité, vu ce qu’illusion avait dit au téléphone la semaine précédente. Il n’avait pas l’intention de le laisser. Ah, comme si ce n’était pas ce que tout le monde finissait par faire. Après trente-deux ans de vie Clemens s’estimait être devenu un expert dans l’art de se faire abandonner. Ce n’est pas lui qui va réussir à lui faire croire le contraire, malgré ses discours encourageant et ses bonnes intentions de frère aîné. « J’avais penché pour un coup de couteau, ça va plus avec ma personnalité je trouve. » qu’il avoue, songeant soudainement à se renseigner si une telle magie pouvait être effectivement efficace. Vu la population de la ville il trouvera sûrement quelqu’un capable de faire ça. Pourtant cela ne semble pas tarir le sourire de Maldwyn, renforçant l’avis de Clemens à son sujet. Bizarre… et encore plus paumé que lui. Il n’y a qu’à voir comment il ose tendre la main vers lui, comme si c’était normal. Ça ne l’est pas. Rien de tout ça ne l’est, pas pour lui en tout cas.

Un choix s'offre à lui. Celui de planter son geste et l’ignorer complètement, celui qu’il préfère de loin… ou serrer sa main, brièvement, et se débarrasser de lui le plus vite possible ensuite, qui semblait être le plus pratique dans la durée, bien que le plus contraignant. Il le déteste, y’a pas d’autres mots. Clemens sort la main de sa poche et sert celle de son aîné, l’espace d’une seconde. Et bordélique qu’il déteste ça. « T’es vraiment chiant, Dick avait raison, c’est à se demander comment on est frère. » qu’il grommelle en retirant sa main, la rageant dans sa poche rapidement comme s’il faisait soudainement moins trente dehors et qu’il risquait l’engelure à laisser traîner ses doigts à l’air libre. Quelle horreur. Une véritable horreur qui le répugne. C’est déjà quelque chose qu’il déteste en général mais alors, que ce soit celle de ce con, c’était encore pire. Pourquoi ? Parce qu’il avait obtenu ce qu’il voulait et ça, ça le rendait fou de rage Clemens. « Aller on y va, avant que tu décides de me prendre pour une fucking peluche. » qu’il gueule, poussant Maldwyn sur son passage il avance à grand pas jusqu’au dîner dont il pousse la lourde porte, cherche un booth dans lequel s’asseoir près de l’entrée et pose ses fesses dos à celle-ci. C’était comme retirer un pansement, il valait mieux faire ça vite plutôt que traîner. C’est la que ça devient douloureux.  






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if you could feel the things I am able to feel (mald) - Mar 18 Sep 2018 - 20:43




― The Dark Side―

The Jones Brothers

Nous foulons cette terra incognita, et je me fais l’explorer de toutes ces incertitudes. Je n’ai d’autre choix que d’avancer à l’aveugle, espérer faire une différence, provoquer une réaction à mes intentions. Et si je doute obtenir quelque chose de positif, au moins je serais en paix d’avoir essayé. J’apprends, de cette nouvelle réalité petit à petit. Ma réalité. Je n’aurais jamais cru qu’un être qui partage moitié de mon sang pouvait agir aussi différemment. Et pourtant je préfère oublier que j’ai toujours cherché à m’éloigner de ma mère et de ses travers mais que le fruit n’est peut être pas tombé si loin de l’arbre au final. Je déteste y penser, je ne fais que lui ressembler malgré tout. Je me demande de qui Clemens est la pâle copie. Mais il n’a pas l’air de vouloir parler du passé au delà de notre père. S’il pouvait un tout petit peu me laisser entrer, quitte à me haïr pour cela, au moins accepter de partager les raisons qui le définissent. C’est un reflet bien ironique, un point commun que nous avons. Ainsi scellés dans nos tourments, nous ne partageons que la pointe de l’iceberg en gardant nos cœurs transits sous la surface. C’est si étrange de comprendre qui il est entre les bribes de colère qui s’échappent de son système, un trop plein déferlant. J’espère ne pas avoir à revenir à ce langage pour parvenir à l’atteindre. Je ne veux pas le blesser. Plus encore, je ne veux pas qu’il me blesse. Pas parce que j'ai peur pour mon intégrité, mais pour la sienne. C’est ce qui me terrifie le plus. Cet étrange pouvoir qui dessine la violence dans sa chair. La violence qu’il inflige aux autres et par extension, à lui-même. Je sais que je suis le plus mal placé pour parler d’auto-destruction mais il semblerait que nous sommes sur un tout autre niveau lui et moi. J’aimerai ne pas revenir l’esprit vide de cette rencontre, avec plus de questions que de réponses. Si seulement je pouvais réussir à le toucher, qu’il me fasse confiance. Et il paraît que l’estomac est la voie la plus rapide pour atteindre une personne. Soit.

Je peux le sentir dans l'air, l’échange invisible de nos consciences contraires. Lorsque je fais un pas en avant il en fait trois en arrière. Lorsque je tente une avancée par les mots il coupe court à mes paroles d’un revers d’acidité. La situation n’est pourtant pas catastrophique : il est au moins venu et ne semble pas décidé à me rejeter. Du moins pas tout de suite. Malgré moi embarrassé, je l’observe sortir son téléphone puis le ranger, sa nonchalance et ce nez retroussé du mécontentement avec lequel il contemple mon offre. Je prend note qu’il parle de sa ville natale et je garde mes interrogations pour plus tard, si je lui demander de parler de lui maintenant je sais qu’il va fuit sans se retourner. Je finis par baisser le visage, prêt à recevoir la déception de son refus. Au lieu de cela c’est le soulagement qui m’envahit lorsqu’il semble enclin à l’idée. Sa main se place brièvement dans la mienne en signe d’un commun accord et un sourire encourageant se dessine sur mes lèvres.Le plus dur pourrait être fait. Lorsqu’il parle de Dick je ne peux cependant réfréner une grimace. Je doute que notre cousin ait utilisé ce mot là pour me décrire, mais je remercie intérieurement Clemens pour sa délicatesse à avoir censuré la vérité. « Merci Clemens, je suis sûr que ça va te plaire. » Que je glisse pour toute réponse, ignorant l’insulte. En vrai je suis trop sûr de rien mais impossible de revenir en arrière. Je fronce les sourcils lorsqu’il me rentre dedans pour me dépasser, me devançant vers le diner. La clochette tinte violemment et je le regarde, perplexe, s’installer de l’autre côté de la vitre. « T’es loin de ressembler à une peluche quand tu tires la gueule comme ça, idiot. » Je marmonne pour moi-même. Je reste réservé, j’essaie de ne pas m’attendrir car il le prendrait comme un affront.

La clochette tinte une seconde fois et je suis accueilli par le grand sourire d’une serveuse en uniforme rose et blanc. Je ne perds pas de temps pour rejoindre mon frère, la jeune femme armée de deux menus à ma suite. Je me laisse doucement tomber sur la banquette, rendant tout sourire adressé et cherchant le regard de Clemens. « Bienvenue à Poe’s Diner. » Je lis le nom de la jeune femme sur son badge alors qu’elle se tourne vers Clemens pour déposer le menu à ses côtés. « Nos pancakes sont à volonté à partir du moment où vous commandez aussi un full american breakfast. C’est notre offre du mercredi. » Qu’elle annonce d’une voix enjouée. Je la remercie d’un signe de tête lorsqu’elle s’éclipse après avoir commandé un café pour commencer. « Choisit ce qui te fait plaisir. » Je n’ose pas le regarder par dessus mon menu, le pliant pour le remettre à plat. Peut être que tout ceci était une mauvaise idée, un mauvais choix. Il y a une différence entre se dire ce que l’on a sur le cœur quand il y a du sang sur le pavé. Assis ici avec lui je me sens tellement étrange que je ne sais pas comment aborder les choses. Et je crois que lui aussi. Je me racle la gorge, croisant doucement mes doigts devant moi, mon dos cherchant le soutient de la banquette. « Donc… Tu me suivais depuis longtemps ? » Que j’avance pour toute ouverture des hostilités. « Ça à l’air de faire quelques temps que tu es à Arcadia d’après Dick. » J’essaie de pondérer mes questions. Je sais que si je ne veux pas le braquer, tout est une question de dosage. « Il n’a pas voulut m’en dire plus sur toi. On est pas exactement en bons termes lui et moi. » Un sacré euphémisme. J’échappe un soupire, fermant les yeux un instant avant de chercher son regard du mien. « J’aimerai comprendre qui tu es Clemens, peut être que tu te fous de qui je suis mais j’ai besoin de savoir. Tu ne peux pas me balancer tout ça au visage, toute ta colère et la provocation de mes faits et gestes si tu ne me… » J’ai un petit peu haussé le ton malgré moi alors je m’arrête net. La serveuse profite de cet instant pour déposer mon café devant moi. Elle s'éclipse une seconde fois. Elle a sûrement du sentir la tension et que nous n'étions pas encore prêts à choisir. Je m’empresse de prendre la tasse entre mes doigts et de la porter à mes lèvres, la reposant aussi sec après m’être brûlé la langue. Pour m’apprendre à la tourner sept fois dans ma bouche sûrement. « Si tu pouvais commencer au moins par ta date d’anniversaire. » Un détail anodin mais pourtant plein de sens. Un détail symbolique. C’est banal mais c’est une chose tellement normale à savoir. Je veux savoir quand mon petit frère est né, est ce que c’est trop demander ? « T’inquiète pas j’ai pas l’intention de te demander ta couleur préférée. » Que j’ajoute précipitamment, un peu revêche. Je ne sais pas comment l’aborder, je panique et je manque de repères. Oh si quelqu’un pouvait me fournir la carte pour naviguer au travers de ces eaux troubles.
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Clemens Jones
Clemens Jones
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BLAZE : rage
CREDITS : ava: jan ♥ & co: rage. code signa: solosands
FACE : dane dehaan
DOLLARS : 1351
SACRIFICES : 566
PORTRAIT : if you could feel the things I am able to feel (mald)  Tumblr_nr23jwNPmE1tbjuy7o3_400
ANNEES : 33 années et pourtant un visage de gamin.
CŒUR : incapable de mettre un mot encore dessus, effrayé d'avouer ce qu'il sait déjà. le palpitant ne blesse plus, il aime.
RÉINCARNATION : simple mortel doté d'un pouvoir de guérison.
TALENT(S) : prophète aux mains salvatrices, adoucissant les maux et collectionnant les blessures. Son sang précieux, drogue certain, guérit les blessures et tue les dieux.
FACTION : la Calavera, ceux qui ont bien voulut de lui.
OCCUPATION : Soldado sortant du repos forcé, guérisseur du commandate sur la touche.
GENÈSE : conscient depuis l'enfance d'être doté de pouvoirs surnaturels, il connait l'existence des dieux depuis son arrivée à Arcadia.
TALON(S) D'ACHILLE : la solitude, le rejet. Aura.
JUKEBOX : way out there - lord huron // the dark side - muse
RUNNING GUN BLUES : if you could feel the things I am able to feel (mald)  B2777c0879bfa482419317ed586a779f

SEEK AND DESTROY
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THE DARK SIDE
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AFTER ALL
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THE DAWN WILL COME
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FAMILIA
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OUT OF MY MIND
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aura sciarra IV
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if you could feel the things I am able to feel (mald) - Dim 23 Sep 2018 - 21:31

the dark side.

You'd be afraid if you could feel my pain and if you could see the things I am able to see Break me out, Let me see Break me out, Set me free I hail from the dark side For all my life I've been besieged You'd be scared living with my despair And if you could feel the things I am able to feel


Ça sentait les pancakes dans toute l'établissement, l’odeur sucrée envahissant ses narines dès qu’il eut ouvert la porte. Pourtant, il ne s’attarde pas sur ce détail et continue d’avancer jusqu’à un booth lui paraissant correct avant de s’y installer. Il profite d’attendre son aîné pour observer les alentours, ressemblant en tout point aux petits diners américains qu’il a pu croiser le long des routes pour venir jusqu’ici. Y’avait que des familles et des gens entre amis entrain de déguster des pancakes… Puis il y avait lui et son frère qui finit ( enfin ) par arriver, s’asseyant en face de lui. Bien. Si le besoin se faisait, il pouvait toujours se sauver par la porte. Avec un peu de chance, ses années à courir dans la rue pour échapper aux flics lui servirait pour échapper à son aîné. Il fallait bien explorer toutes les issues possibles, une vieille habitude qui s’avérait souvent utile.

A peine Maldwyn eu posé ses fesses que la serveuse vint porter deux menus à leur table, détaillant même l’offre du jour aux deux frères avant de faire demi tour. Face à lui un menu, du choix… et une incapacité à choisir pour le moment. La dernière fois qu’il s’était retrouvé avec un véritable menu dans les mains remontait à loin. La dernière fois qu’il avait mangé des pancakes… C’était presque antique. Choisi ce que tu veux qu’il lui dit, et Clemens ne peut s’empêcher de lever le nez du menu l’espace d’un instant pour regarder son aîné. Il veut le faire parler en le faisant manger, c’était clair. Est-ce que c’est Dick qui lui avait dit que son cadet était un ventre à pattes, ou bien c’est une déduction logique. Tout le monde mangeait de bon coeur, même lui. Surtout quand le mot “à volonté” venait de se glisser à la conversation. En reposant les yeux sur le menu il finit par s’arrêter sur une colonne proposant des mélanges… étranges. Baie de gojis ?... Gaine de chias ? Des pancakes sans sucres voir salé, au kale ? Et à la farine de lupin ? C’était quoi ces trucs-là ? Fichus hipsters encore. Ou hippies, CLemens ne savait plus trop qui blâmer pour ces créations infâmes qui n'ouvrent pas du tout son appétit. Heureusement - et il n’en revenait pas de penser ça - Maldwyn le sort de ses pensées en posant une question. Trop curieux ce type. en repliant le menu, il soupire. « Je suis là depuis qu’ils m’ont trouvés à l’enterrement. M’ont dit de venir puisque je n’avais nul part où aller. Alors me voilà….Ça répond à ta première question. Ça fait quatre ans, environ.» Certainement un temps anormalement long dans la tête de son voisin de table et peut-être qu’il avait raison. Si c’était à refaire pourtant, il ne changerait pas d’avis. Pire, il s’arrangerait pour ne pas tomber nez à nez face à lui, dans ce squat pourris. C’était la plus grosse erreur qu’il ait fait depuis un moment, c’était certain. « Je sais que vous vous entendez pas. Je comprends pourquoi d’ailleurs. Ça ne m’étonne pas qu’il n’est rien dit. Et c’est bien mieux comme ça.» Il savait parfaitement que l’entente des deux cousins… A toujours été bancale, voir un peu désastreuse en fait. L’explication était simple pour Clem. S’il était similaire à leur cousin sur bien des plans, Maldwyn était leur inverse. Beaucoup plus cérébral, beaucoup moins drôle, comme ils le disaient, c’était forcément plus tendus… Et c’était peut-être mieux. Au moins ils n’allaient pas discuter de lui dans son dos. Malheureusement pour Maldwyn il ne s’arrêta pas là, enchaînant ensuite sur des questions beaucoup plus envahissantes. Pire, il était simple de déceler dans sa voix son énervement face à une situation qu’il ne comprend pas. En haussant le ton face à Clemens, il ne fait qu'aggraver la situation, les muscles se tendent en l’écoutant se plaindre, près à lui hurler au visage alors que la serveuse revient poser son café devant l’homme perdu. Interrompus, la tension se relâche et Clemens s’affaisse déjà dans son dossier, l’air expiré toujours avec force. Il n’aime pas son ton. N’aime pas son besoin de toujours tout savoir, d’exiger, alors qu’il ne lui doit rien. Il ne lui doit absolument rien même. Le fait d’être frère ne justifiait pas son besoin d’avoir réponse à tout. Ce n’était que du sang, des gènes les liant. Cela ne faisait pas d’eux une famille pour autant. Pas pour le moment en tout cas. Face à sa question pourtant, il n’a pas trop le choix que de lui répondre. S’il ne le faisait pas, d’autres moyens suffiraient à ce qu’il le sache.. et il ne lui foutrait pas la paix, s’il évitait de répondre. Un chieur, voilà ce qu’il est. Un chieur, envers qui sa haine ne diminuait pas peu importe le lieu où ils se trouvaient, ni la façon dont ils se rencontraient. Peut-être qu’il préfèrerait de loin se faire taper le crâne contre le bitume dans une allée, plutôt que d’être assis là en position de faiblesse dans un environnement lui étant inconnu. Mais ça, c’était une autre histoire, n’est-ce pas ? Sa langue claque contre son palais, changeant un peu des soupirs qu’il laissait échapper régulièrement. « Le vingt-deux novembre 1985. » qu’il marmonne, avant de compléter sa question qui n’en était pas une. « Heureusement que tu ne demandes pas. La réponse est évidente de toute manière. » Peu importe la saison, peu importe la météo.. C’était en noir et en rouge qu’il était habillé. Ses couleurs “préférées” si l'on pouvait dire… Les plus discrètes pour faire ce qu’il fait, plutôt. En réalité il ne connaissait même pas sa couleur préférée. Peut-être c’était bel et bien le rouge, couleur de la maison à laquelle il appartient avant de représenter autre chose à ses yeux. La passion, l’amour, le sang, tout ça… On s’en fou de ces symbolismes à la con. C’était la couleur des gryffondor, merde.

A ce moment là, la jeune femme malheureusement chargée de les servir revint à leur table, armée d’une style et d’un bloc-note, elle annonce d’une voix guillerette “Vous avez fait votre choix ?” ah. Un choix. En ré-ouvrant la carte, les yeux de Jones junior se posent sur la première chose qui avait l’air - à ses yeux - fort appétissante. « Je vais prendre… un stack de pancakes bacon et myrtille. Et le plus grand café que vous avez. » qu’il déclare en levant à peine le nez vers la femme qui récupère leurs menus, une fois qu’il eu commandé à son tour. Après un court silence, il finit par reprendre la parole, peu désireux de rester là à se sentir observer le temps que leur nourriture arrive. « Je sais déjà qui t’es dans les grandes lignes. Date de naissance, job, situation familiale, passe-temps, historique scolaire. J’ai même vu des photos de vous trois gamins, alors je pense avoir fait le tour pour le moment. J’ai pas besoin de savoir tout jusqu’à ta pointure. » En quatre ans, il en a appris des choses. Peut-être pas tout mais assez pour ne pas avoir le droit à une tirade sur sa vie. Eo avait participé aux explications, ayant mit un point d’honneur à expliquer en détail à Clemens tout ce qu’elle savait sur leur côté de la famille. Il connaissait certains visages, connaissait quelques noms, avait pu voir à quoi ressemblait leur grand-père à tous les quatre, des choses comme ça. Des trucs qu’il ne pensait ne jamais pouvoir connaître un jour, mais c’est grâce à elle, qu’il en a appris un peu plus. Le souvenir de sa cousine lui glace un peu le sang. Elle était morte elle aussi, quelques années à peine après l’avoir rencontré. Comme quoi sa malédiction traîne toujours. « Question suivante ? » qu’il balance à la volée, courant net son frère s’il était entrain de parler. Il n’avait rien écouté de toute façon. « Qu’on en finisse avec cet interrogatoire. » Le plus vite possible s’il-te-plait, qu’il aimerait rajouter mais se retient. Son café arrive, dans une tasse effectivement massive qu’il soulève immédiatement et avale une gorgée sans plus attendre. Peu importe la brûlure que le liquide créa. Tout était bon pour s’occuper l’esprit.



CODAGE PAR AMATIS

▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪

☩ sabbra cadabra ☩
I feel so good, I feel so fine Love that little lady, always on my mind She gives me loving every night and day Never gonna leave her, never going away I feel so happy since I met that girl When we're making love it's something out of this world It feels so good to know that she's all mine Gonna love that woman till the end of time
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if you could feel the things I am able to feel (mald) - Jeu 27 Sep 2018 - 20:42




― The Dark Side―

The Jones Brothers

C’est comme troquer une cage pour une autre et se retrouver de l’autre côté du miroir. Je suis peut être le moins bien placé pour cette entreprise, une mauvaise blague du karma. Je ne suis pas qualifié pour aller vers les autres, s’avoir appréhender leurs défenses et les contourner. Il est périlleux d’espérer qu’il me laisse entrer quand j’ai aussi facilement rejeté les intrusions à mon égard. Surtout quand il m’a bien fait comprendre que mes tentatives sont une déclaration de guerre. Je fonce droit dans le mur, je ne sais qu’être architecte de leur solidité, brute de forme et de sens; je suis le plus maladroit des conquérants. Je pourrais le laisser venir à moi, attendre qu'il décide de lui-même de descendre de sa tour de garde. Mais j’ai peur qu’il ne le fasse jamais. Car je sais combien la solitude est une solution attrayante : personne à décevoir et personne pour insidieusement entretenir cette plaie sociale, ce trou en plein cœur. N’avoir de place nulle part est une option plus simple que de devoir se battre pour appartenir. Je ne suis pas dupe, même si je ne peux prétendre tout comprendre de ce qui a fait sa vie. Mais j’ai au moins l’instinct pédagogue de le pressentir. J’ai déjà vu des personnes comme lui, merde, je suis identique sous certains aspects. Malgré tout ce qui nous sépare. Pourtant avoir été celui qui rejette ne m’aide pas à mieux comprendre comment l’aborder. Je ne sais pas gérer la haine et la violence, surtout lorsque je ne pense pas avoir une quelconque responsabilité dans cette situation. Mais je ne sais pas forcément mieux accueillir l'amour et le partage. Je ne sais qu’être cet ennuyant juste milieu, cette volonté trop bancale pour être efficace. Il est aisé de voir à quel point il abhorre ma présence et pourtant une partie de moi refuse de n’être que cet étranger qui l’insupporte. C’est cet aspect égoïste que je regrette le plus. Il a raison, il ne me doit rien. Mais je ne veux pas croire que je ne lui dois rien non plus, que je n’ai pas un rôle à jouer dans tout cela. Je ne veux pas être un figurant, comme ce père qui a foutu nos vies en l’air à différents degrés. Si je dois être une ordure en essayant d’imposer mes bons sentiments, alors je serais le pire des cons. Et il le sait, on est plutôt bornés chez les Jones.

Le malaise est palpable, il s’insinue dans mes cordes vocales, un inconfort qui ne me quitte plus depuis que nous nous sommes installés. Il n’est pas dans son élément, et je crois bien que moi non plus. Il doit me trouver bien naïf d’essayer de confronter notre relation à quelque chose d’aussi banal qu’un repas partagé entre frères. Mais je n’ai rien d’autre à lui proposer que ma normalité pour faire le contre-pied de notre première rencontre mouvementée. Nous ne nous devons rien mais je ne peux continuer sans définir l’espace que nous pouvons occuper dans l’existence de l’autre. Peut être que c’est le seul ordre qu’il me resterait dans ce chaos si prompt à se répandre. Mais je ne peux pas lui expliquer cela, pas quand tout ce qui m’est inconnu est son lot quotidien. Je ne peux pas lui donner plus d’excuses à me haïr, moi qui ne suis qu’un pauvre prof de fac sans histoires, pas quand j’essaie de gagner sa confiance. Il satisfait mes questions non sans grogner ses réponses, mais ce nouveau savoir ne m’apaise pas pour autant. Je note sa date d’anniversaire dans un coin de ma tête, le jour où j’ai eu un petit frère sans le savoir. Mon regard se pose sur sa silhouette lorsqu’il s’adresse à la serveuse, le nez dans son menu. Les mèches blond foncé qui lui tombent sur les yeux et ces ridules imperceptibles entre ses sourcils, les seules qui parviennent encore à trahir son âge. Si je l’avais croisé dans la rue, je n’aurais même pas remarqué les similitudes. S’il avait plongé son regard dans le mien, je n’aurais même pas reconnu ce bleu si familier. C’est un constat effrayant, que tout ceci n’aurait jamais pu m’être révélé. Et qui sait ce que j’ignore encore, ce qui se cache encore de ma vue. C’est pour cela que je ne peux le laisser partir, pas quand il semble plus avisé que moi sur ma propre vie.

Je réalise le poids du silence lorsque la serveuse gênée m’offre un sourire encourageant, le stylo toujours en suspens sur son bloc note. Je ne pense pas avoir si faim au final. Mais je ne veux pas perdre la face, pas maintenant. « La même chose s'il vous plaît. » Je n’ai même pas écouté son choix, trop perdu dans mes propres pensées. Mais tout est délicieux ici, alors je ne risque pas grand chose. Le silence revient un court moment, avant qu’il ne continue de parler, de moi cette fois-ci. Je fronce légèrement les sourcils, l’écoutant sans le contredire. Il a tort pourtant de me réduire à une description si rapide. Et si dans le fond je peine à prouver le contraire, une partie de moi se vexe par fierté. Je suis plus qu’une carrière professionnelle, n’est-ce pas ? J’aimerai le croire. « Si tu le dis. » Que je commente un peu froidement à son petit résumé, mon regard se perdant vers la vitre et la rue. Il était déjà difficile de faire fonctionner ce dialogue, mais encore plus lorsqu’il était à sens unique. Il s’empresse, il veut certainement en finir aussi vite que possible avec cette entrevue. Je ne peux pas le blâmer : une partie de moi espère qu’il prenne la fuite, qu’il coupe court à ce carnage qui n’attends que de se produire. Qu’il donne raison à ce gouffre infranchissable qui nous sépare. Il a tort de croire que ceci est un interrogatoire, même si vu notre échange je peine à appeler ça autrement. Si je ne voulais que des informations banales à son sujet, j’aurais pu les trouver par d’autres moyens. C’était une erreur de l’inviter ici. J’aurais dû prétendre qu’il n’avait jamais existé, comme tout le monde. J’aurais dû lui donner ce qu’il semble vouloir, ce rejet indélébile de sa personne. Je ne réagis même pas à la nouvelle intrusion de la serveuse, ne levant que vaguement les yeux vers son reflet à peine dessiné sur la vitre. Il y a celui de Clemens aussi, les mains sur sa tasse de café. J’aimerai pouvoir happer cette silhouette de mes mains, le secouer doucement et lui demander pourquoi. Pourquoi est-ce que tu es venu si tu ne voulais pas ? À défaut, ce sont mes mots qui le percutent. « Dis-moi Clemens. » Ma voix est dirigée vers son reflet, avant que mon regard ne se plonge dans le sien, tournant lentement le visage. « Si je ne te dois rien. Et si tu ne me dois rien… » J’échappe un soupire excédé. « Alors pourquoi est-ce que tu es venu ? » Une question légitime. S’il avait passé autant de temps à m’espionner, à me cacher sa présence, alors pourquoi maintenant. Est-ce que c’était juste une erreur, le hasard qui nous avait commit ensemble ? « Si t’es juste venu me mettre sous le nez combien tu me méprise et combien nous sommes différents… » Je prend une inspiration, le souffle me manque, ma cage thoracique est douloureuse.  « Alors pourquoi tu m’as pas laissé crever dans cette allée. Ça t’aurais fait un enterrement de plus à ta liste et t’aurais été débarrassé du dernier Jones, de cette famille que tu méprise. » Mes mains tremblent sur mon café, j’essaie de contenir le timbre de ma voix. Je ne peux pas hausser le ton, pas dans un endroit pareil. « Même avec ça, j’aurais pas réussis à te détester assez pour revenir te hanter. » Je lève de nouveau le regard vers lui, mes prunelles assombries. « Je ne te manquerai jamais de respect au point de prétendre savoir qui tu es, alors s’il te plaît ne me manque pas de respect non plus sur ce point. » Je jette un œil vers la serveuse que je peux voir amener nos assiettes de loin avant de baisser le visage. « Alors tu peux manger tes pancakes et disparaître à jamais. Ou tu peux rester et répondre à cette question. » Je pousse ma tasse de café d’un revers de main, enfonçant mon dos contre la banquette. « Si tu n’as pas besoin d’un frère ou d’une famille. Alors qu’est ce que tu fais ici Clemens ? » La serveuse dépose les assiettes entre nous, glissant un « bon appétit » auquel nous ne répondons ni l’un ni l’autre. Deux cowboy près à lancer le duel, terriblement immobile et tendus. « Je doute que ce soit pour les beaux yeux de Dick que tu es resté. Alors pourquoi ? » J’ai besoin de savoir, comment ouvrir cette cage, apprendre comment réunir les deux facettes de cette même pièce. Je la lance en l’air, invisible, et tente ma chance. Puisque ce sera la seule qu'il m’accordera. Pile, il s’enfuit. Face…  
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TALENT(S) : prophète aux mains salvatrices, adoucissant les maux et collectionnant les blessures. Son sang précieux, drogue certain, guérit les blessures et tue les dieux.
FACTION : la Calavera, ceux qui ont bien voulut de lui.
OCCUPATION : Soldado sortant du repos forcé, guérisseur du commandate sur la touche.
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if you could feel the things I am able to feel (mald) - Jeu 27 Sep 2018 - 23:28

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Tout aurait pu se dérouler normalement.
S’ils avaient formé une famille normale.
A vrai dire ils ne formaient pas une famille non plus, le sang bouillant dans leurs veines ne suffisait pas à créer ce lien précieux, supposé offert par la vie. Si Clemens était né parmi eux alors peut-être qu’ils auraient pu être frères. Peut-être pas les meilleurs du monde, mais l’affection aurait peut-être été là. Peut-être qu’ils se seraient entendus. Pourtant les deux adultes n’ont rien en commun hormis ces molécules. Pas de passé, pas d’avenir. Pas de souvenirs d’apprendre à faire du vélo où à se battre ensemble pour s’amuser. Pas de souvenirs de disputes idiotes pour les dessins animés du matin ni de stupides histoires à raconter. Ils sont frères et n’ont pourtant pas grand chose à dire l’un sur l’autre. Clemens pouvait prétendre le connaître un peu plus, les principales caractéristiques de l’aîné connues du cadet. Dans l’autre sens par contre, c’était plus compliqué. Un nom, une description physique d’un adulte aux tendances violentes né à la fin du mois de Novembre. C’est tout ce qu’il savait de son petit frère et d’un côté, il ferait mieux de ne pas en savoir plus. Lorsque la serveuse revient c’est pour lui donner son café, qu’il se met à siroter en ignorant le liquide brûlant ses entrailles. Peu importe la douleur, si cela pouvait suffir à occuper son esprit.

Pendant un long moment il attend une réponse ou plutôt une nouvelle question sur lui. Peut-être son lieu de naissance, quelque chose comme cela. Une bribe de son passé pouvant aider à remettre des morceaux du puzzle ensemble. Qui permettaient de comprendre un peu qui il était, d’où il venait et quels étaient ses motivations.  
Pourtant rien ne vient. L’espoir de s’en tirer avec une question idiote meure lorsqu’il l’interpelle, cherche son regard alors qu’il lève les yeux. De son air fatigué il cherchait à comprendre les motivations de sa présence. A comprendre pourquoi il était venu. La réponse brûlait ses lèvres autant que le café noir. Pas par envie. qu’il aimerait répondre, restant pourtant silencieux, le visage se durcissant un peu lorsqu’il reprend.  Il cherche à comprendre ses choix, ses motivations sur tout. A comprendre pourquoi le pauvre Maldwyn Jones, parfait citoyen, était détesté par quelqu’un qu’il ne connaissait pas du tout. Que ça devait être difficile pour lui, il le plaindrait presque, ses doigts resserrant la tasse de café en essayant de contenir ses nerfs; Peut-être que la sensation brûlante sur ses doigts aiderait le blond à se taire. A ne rien dire pour le moment, attendant sagement qu’il ait fini sa tirade d’âme perdue pour lui montrer à quel point, il pouvait être un gros con. Un gros con qui méritait de se prendre une douche avec son café brûlant, déjà, rien que pour oser lui parler d’enterrement. Et une poupée vaudou à son effigie, pour sur. La serveuse interrompt leur duel un instant, déposant une assiette identique devant chacun d’eux. Des pancakes, qu’il observe sans en avoir l’envie maintenant. Plus vraiment. Ce n’était plus qu’une assiette de bouffe ordinaire. Et cette journée, déjà quelque chose qu’il espérait rayer de sa mémoire le plus vite possible. Parce qu’il n’aurait jamais dû venir. Maldwyn ne voulait pas de sa présence. Il voulait comprendre, pour son égo. C’est tout. Nonchalant, Clemens pose sa tasse pour se saisir du sirop d’érable qu’il fait glisser sur ses pancakes, écoutant toujours ses dires certes mains ne prenant plus le temps de le regarder, ni d’avoir l’air intéressé un minimum. Fuck ce qu’il dit. Fuck him. Fuck everything. Mais pas les pancakes. Il en découpe un morceau, prenant soin de piquer un bout de bacon et une myrtille dans sa bouche coulante de sirop avant de l'enfourner dans sa bouche. En colère, certes, mais il avait faim. Et ça évitait de lui arracher les yeux avec ses mains, là, maintenant. C’était le meilleur moyen de combattre sa colère qui risquait d’éclater dans un lieu public, ses doigts devenants blancs aux jointures tellement il serrait ses couverts forts. Concentré à ne pas exploser, à ne pas pleurer. A ne rien faire, tant qu’il n’aura pas fini de déballer ses railleries.

Cette fois, il a fini de raconter sa merde et Clemens lui en serait presque reconnaissant. Une fois qu’il a fini de mâcher et d’avaler à l’aide d’une gorgée de café, c’est à son tour de parler. « Je suis venu pour que tu me foutes la paix un moment. T’aurais continué à me faire la morale par sms et j’ai pas que ça a faire que de lire tes pavés plein de conneries. Je me suis dit qu’au moins en face, tu poserais tes questions à la noix et basta. Tout ça pour qu’au final, tu fasses la même chose maintenant. T’as pas fini un peu ? On est pas dans une salle de classe. Tu n’as pas autorité sur moi, peu importe si ta mère t’as pondu avant la mienne. » Il commence fort, se préparant à découper sa seconde bouchée qu’il découpe en faisant crisser les couverts en inox sur l’assiette. « Tu voulais parler et ben on parle. Je suis venu, je réponds à tes questions bien que ça me gonfle parce que je déteste parler de moi et voilà que tu recommences à m’engueuler comme si j’étais un putain d’enfant. Pourquoi je suis partis la dernière fois on se le demande. » Parce qu’il avait touché un sujet sensible. Parce qu’il s’était retourné contre lui alors qu’ils venaient de se battre, qu’il lui avait rendu. Quand ce fut calmé c’est lui qui avait prit la mouche parce qu’il ne supportait pas qu’on le fasse souffrir apparemment.  « Je ne t’ai pas laissé mourir parce que tuer n’a rien d’intéressant. C’est une fin putain de facile. T’aurais clamsé sans savoir que ton monde c’est de la merde. Qu’il y a des ombres au tableau dont t’as pas une seule foutue idée. C’était trop facile de te laisser filer alors que moi, moi j’suis encore bloqué là à le supporter. » Dans sa voix un léger déraillement. Une fatigue du monde, de tout. L’adolescent meurtrit avait évolué en adulte tout aussi instable qui se demandait, chaque minute de son existence, à quoi elle rimait cette vie dont personne ne voulait. Pense pas à tout ça. Qu’il se répète en enfournant sa bouchée et en plantant sa fourchette dans le tas de pancake pour éviter de montrer qu’il tremble. Sujet sensible.

C’est à son tour d’observer la fenêtre et leurs reflets, dans lequel il s’observe, puis l’observe lui. Totalement différents l’un de l’autre. Ce n’est pas des mèches blondes et des yeux bleus qui suffiraient à leur donner un air de famille. Ils n’en ont aucune. « Ne croit pas que je n’ai pas eu l’envie de te laisser mourir pour autant. Ni que j’ai pas eu envie de te planter à nouveau dans la gorge cette fois, quand t’as ouvert ta gueule sans réfléchir à ce que tu disais. Parce que t’es si pourri gâté par ton existence que t’as pas, une seule seconde, réfléchis. » le visage se tourne de nouveau vers son interlocuteur, le menton désigne l’ustensil de cuisine devant lui. « Ne croit pas que là je ne me retiens pas non plus de t’enfoncer ça dans l’oeil. Parce que c’est grave tentant.» Il lui avait même proposé de viser le coeur la prochaine fois. De se déchainer. De planter son palpitant d’un coup sec et d’en finir avec ces conneries. Cette faiblesse. Peut-être que dans le fond il avait raison. Et que tout ce qu’il voulait c’était une famille. C’était au moins une personne qui l’aimerait comme il était avec ses défauts et ses cabosses, son langage de plomb et ses habitudes étranges. Il n’était pas certain que ce fut le cas pour quelqu’un jour, la confiance bafouée par des déceptions à la chaîne, la Carapace autour de son coeur durcissant avec les années, transformant ce qui était battant et plein d’envie en un tas de pierre à peine capable de bouger. Il s’était fait à l’idée depuis longtemps. Ce qu’il convoitait le plus n’était simplement pas pour lui, alors, il saurait ne pas en avoir besoin. « J’ai pas besoin d’une famille. J’en ai jamais eu, n’en aurait jamais et j’ai vécu les trente-deux dernières années comme ça. Je peux parfaitement continuer à le faire, n’en doute surtout pas. » C’est presque un murmure qui le quitte. Marmonné comme si ce n’était rien, une vérité de plus. Une habitude, un concept qu’il se répétait.

Enfin il aborde les raisons de sa présence sur ce siège. Une présence regrettée maintenant. Définitivement. « Je suis resté parce que je supposais que t’étais capable de te contenir cinq minutes avec tes réprimandes à la con. Et en fait, t’es pas fichu de le faire. Tu fais pareil avec notre cousin. Tu refuses de te faire juger alors que t’es du bon côté de la route tout en jugeant ceux de l’autre côté. Tu dis vouloir apprendre à me connaître et au final, voilà ce que tu me sors. »  Cette fois pas de couteau, il vient juste picorer une myrtille avec ses doigts, peu soucieux du jus bleus qui risquerait de tacher sa peau. S’il pouvait faire partir du sang sécher, il saurait faire disparaître des résidus de fruits. « Viens pas me faire des grand discours à essayer de comprendre ce que j’ai dans le coeur. T’es pas dans mes bottes. T’y seras jamais. » Si tu pouvais ressentir ce que je suis capable de ressentir. Si tu pouvais voir le monde avec mes yeux, peut-être que tu me comprendrais. Ce n’était pas le cas pourtant, la patience lui manquait pour essayer de comprendre qui il avait en face de lui. Et celle de Clemens arrivait à sa fin. Il avait répondu à la question et pourtant le désir de partir était toujours là. Peut-être qu’il voulait une famille mais en était incapable. La confiance. Cette confiance qu’on avait détruite. Au nom de cette vérité touchée, peut-être qu’il lui laisserait une chance. Une seule, de se rattraper. La dernière, avant qu’il n’abandonne. Le jeu n’était plus drôle, le jeu n’avait ni vainqueur ni perdant. C’était une misère dans laquelle il les avait mit en ouvrant la bouche ce soir là. Leurs mondes ne sont pas fait pour se croiser. L’univers entier a toujours tout fait pour les tenir loin l’un de l’autre.. Et il devait avoir raison. « Si t’as une véritable question, tu la poses et on continue de parler. Sinon, je finis de manger.. Et tu ne me reverras plus. Promis. » Le temps de terminer ses pancakes et son café et il disparaîtrait. C’était mieux pour eux-deux.  


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if you could feel the things I am able to feel (mald) - Mar 2 Oct 2018 - 22:40




― The Dark Side―

The Jones Brothers

C’est fascinant à quel point les détails nous parviennent surréels lorsque la pièce se remplit de malaise. Il y a des restes d’ecchymoses sur l’os de sa mâchoire, à peine assorties au bleu des cernes sous ses yeux irisés de colère. Le dessin d’une tache sombre, éclaboussée sur le col de son t-shirt et dont l’origine est plus qu’inquiétante. Les mots grondent à mes oreilles, ils m’enferment dans ce guilt trip sous acide. Mais c’est sa bile corrosive qui coule dans mes veines et m’envoie dans un état second. La drogue dure de la vérité en face, des paroles qui bien que violentes, visent horriblement juste. Il y a une ride qui se forme sur le revers de sa bouche lorsqu’il me tutoie, la même que lorsqu’il prononce mon prénom. Cette ligne de mépris aussi tranchante que la lame qu’il doit encore garder dans sa poche. Je n'ai pas voulus que les choses se déroulent ainsi. Je n’ai pas voulus lui donner de véritables raisons de me détester. Je n’ai pas voulus qu’il voit que ce Mr parfait qui lui est si dédaigneux n’est qu’une façade. Je voulais juste être un exemple, un type suffisamment fonctionnel et normal pour être une famille potentielle. Mais j’avais tort, j’étais aveugle de croire que c’était ce dont il avait besoin. Ce dont j’avais besoin. J’ai fais passé ma vision des choses avant la sienne, j’ai cru pouvoir me mettre à sa place pour savoir appréhender ses pensées. J’ai cherché à être le meneur alors que je suis celui qui a besoin d’être guidé. Une tête pleine de faits et d’histoires, incapable de succès social. J’ai foutu les choses en l’air dès le départ parce que j’ai essayé de le faire parler sans vraiment l’écouter. Je me suis laissé emporter par mon égo et ma colère d’avoir été bafoué par les mensonges et notre rencontre mouvementée. Mais la vraie brutalité se trouve dans ce que j’ai cru être capable de lui offrir le meilleur alors qu’il ne demandait même pas le pire. Depuis le début je suis celui qui a posé mes exigences alors que j’aurais du accepter les siennes. Je ne suis plus le professeur ici, plus que l’élève d’un monde qui me dépasse. Mais je ne suis pas encore certain d’avoir envie d’apprendre, de retourner m’asseoir sur le siège de l’ignorance. Cette fierté difficile à faire taire, peut être parce que c’est la seule chose qu’il me reste dans cette existence. Je n’ai pas souhaité le traiter ainsi, l’infantiliser. Mais alors qu’est-ce que je pensais au juste ? J’ai été con de croire que des règles s’appliquent à une situation qui n’en a aucune. J’ai été idiot de croire qu’être innocent m’autorise à être un connard. Alors que ses mots me percutent, que notre échange sombre aussi vite dans le chaos, je peux sentir ma volonté se briser. Le pire des maux que l’on puisse faire parfois, sait se parer de bonnes intentions.

Mon cœur s’est accéléré, mes doigts se sont crispés sur mes couverts comme si ma stabilité en dépendait. J’ai la tête qui tourne de choses que j’aimerai rétorquer, mes mécanismes d’auto-défense hurlent dans mon crâne mais n’arrivent pas à se déclencher. J’aimerai disparaître à cet instant, échapper aux regards inquisiteurs des curieux attablés tout autour de nous. C’est un spectacle de désolation, un contraste tranchant. Nos humeurs sanguines parfumées au sucre et au gras de nos assiettes. L’un des endroits le moins approprié pour commencer une dispute. Est-ce que les choses étaient ainsi dans toutes les fratries ? Je n’étais pas exactement en termes familiers avec mes demi sœurs, mais l’entente restait cordiale bien que distante. Tous des étrangers les uns pour les autres, c’est deux femmes avec qui j’ai grandis et cet imbécile en face de moi. C’est ce qu'il ne comprends pas, cet historique de relations foirées, de personnes avec qui je n’ai eu d’autre choix que de partager leurs vies. Je choisis de partager la sienne, après tout, il n’est qu’un inconnu de plus. Oui nous n’avons pas ce passé ensemble, mais je suis bien la preuve que cela n’a pas d’importance. Ai-je vraiment été si moralisateur ? Est-ce qu’en voulant bien faire je me suis transformé en ce monstre borné, cette autorité intransigeante, ce défaut maternel que je hais plus que tout ? J’avais trop peur d’être comme notre père, mais j’en ai oublié que l’autre moitié de mon sang porte aussi sa propre malédiction. Je peine à respirer, l’air s’amenuise à mesure qu’il déverse ce qu’il a sur le cœur. A mesure que son ton réponds au mien et que la situation s’envenime entre nous. Il n’émet encore une fois aucun remords de m’avoir attaqué, il jubile même à l’idée de recommencer et de me tuer pour de bon. De me tuer. C’est tellement irréel, anormal. Et cela me perds un peu plus. Mais qui est le plus cinglé de nous deux au final ? Moi qui essaie tant bien que mal d’agir comme si tout fonctionnait à la perfection ? Ou Clemens qui bouillonne de haine et de violence ? Je vais devenir fou, je peux déjà sentir ma raison se craqueler lentement. Un œuf arrivé à maturité, mais quelle abomination pour en éclore.

Mon cœur est prêt à exploser, le manque me fait haleter, je tente de happer de mes lèvres le peu d’air qui n’est pas emplit de mots acerbes. Oh je ne peux nier leur effet, à quel point sa voix me perce plus facilement que ses coups. Mes mains tremblent et finissent pas lâcher mes couverts dans un bruit de porcelaine alors qu’il m’achève un peu plus. Oui je ne peux pas prétendre me mettre à sa place, mais si seulement il me laissait comprendre. S’il m’expliquait ce qu'il ressent. Ma gorge se serre. Les questions n’ont pas d’importance. Me mettre à sa place n’a pas d’importance. Il veut juste partir, disparaître de ma vie. Et je l’aurais fait fuir. Comme tous les autres. Je me suis encastré dans le mur de ses défenses, à pleine vitesse, mes défauts et mes démons seuls maîtres du bolide. Mais je peux sentir la commotion qui lentement s’installe. Je suis à l’agonie, c’est à ça que ressemble un monde qui s’écroule. « ALORS APPRENDS MOI. » J’hurle presque les mots tellement leur urgence me brise les cordes vocales. « MONTRE MOI CE QUE C’EST QUE DE SE RÉVEILLER DANS TA PEAU. » Les mots sont entrecoupés de souffles rauques, mes mains tâtonnent mes traits et mon front. Je réalise malgré moi que mes yeux se sont embués de larmes. De rage, de douleur, de colère et de désespoir. « Depuis le début tu parles de moi comme si j'étais incapable de comprendre, comme si j’étais pas capable de venir de ton côté de la route. Mais depuis le début tu me balance mes circonstances à la gueule, que Mr Parfait est trop normal et innocent pour comprendre ne serait-ce qu’un tier de la merde dans laquelle tu traîne. » Ma voix est erratique, j’essuie violemment mes yeux et plante mes mains contre la table dans un bruit sourd. « Tu me demandes de réfléchir à des choses que je ne connais pas et que je ne peux même pas imaginer. C’est comme moi qui te demande d’avoir un putain de brunch entre frères. Oui c’est ridicule. Alors ouais, je suis désolé d’avoir merdé, je m’excuse d’avoir essayé de faire en sorte que ça fonctionne avec ma putain de mentalité de mec du bon côté de la rue. Mais me demande pas de sortir un couteau et de t’agresser parce que c’est comme ça que ça que ça fonctionne dans TON monde. Tu te plains que t’es coincé dans ton horreur à la supporter seul pendant que je suis juste le gros con de service trop bien sur lui pour réussir à se mettre dans tes basques. Et t’ose me balancer à la figure que t’as pas besoin d’une famille, que t’es mieux solo alors que cinq ans après tu me rabâche encore la mort de notre père. Alors ouais je fais des grands discours inutiles, tu devrais savoir que j’ai que ça pour moi pour m’avoir espionné depuis tout ce temps. Mais j’ai pas peur de dire que non, j’ai besoin d’une famille, et que si ma famille doit se résumer à mon petit frère qui me hait, alors je prendrais ce mieux que rien. » Je frotte de nouveau violemment mon visage, reniflant la colère et l’impuissance. Je n’ose même pas le regarder, le poids de ses yeux plus lourd que toutes ces autres paires rivées sur notre table. J’ai envie de disparaître, abandonner. Puisqu’il n’y a rien que je puisse faire correctement. « Je suis désolé Clemens, de t’avoir fait la morale et d’avoir cru que notre relation serait une balade dans un parc. C’est pour ça que je te demande… » Je ferme les yeux un instant. Les larmes ont cessées, je suis trop fébrile pour me soucier de cette fierté perdue. Je ne peux pas renier ma faiblesse, pas quand elle est la seule chose qui fait encore sens dans tout ceci. Je me saisis de mon couteau, appuyant la lame contre ma paume. Je parviens à peine à l’entailler, tendant une poignée de main ouverte vers lui. « Aide moi à voir par tes yeux, si c'est la seule manière d'apprendre à te comprendre. Si c'est la seule manière de curer ma maladie de la normalité et pouvoir espérer que je tu m'accepte un jour comme ton frère. » Un pacte de sang que je lui offre, l’autorisation de foutre ma réalité en l’air s’il le souhaite. Et si je dois aller en enfer chercher ce lien qui pourrait nous unir. Alors je le ferais. Je sacrifie mon confort d'imbécile ignorant pour espérer l'atteindre. Car tout ceci est ma nouvelle réalité.

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Clemens Jones
Clemens Jones
- CRY OF THE MARTYRS -
BLAZE : rage
CREDITS : ava: jan ♥ & co: rage. code signa: solosands
FACE : dane dehaan
DOLLARS : 1351
SACRIFICES : 566
PORTRAIT : if you could feel the things I am able to feel (mald)  Tumblr_nr23jwNPmE1tbjuy7o3_400
ANNEES : 33 années et pourtant un visage de gamin.
CŒUR : incapable de mettre un mot encore dessus, effrayé d'avouer ce qu'il sait déjà. le palpitant ne blesse plus, il aime.
RÉINCARNATION : simple mortel doté d'un pouvoir de guérison.
TALENT(S) : prophète aux mains salvatrices, adoucissant les maux et collectionnant les blessures. Son sang précieux, drogue certain, guérit les blessures et tue les dieux.
FACTION : la Calavera, ceux qui ont bien voulut de lui.
OCCUPATION : Soldado sortant du repos forcé, guérisseur du commandate sur la touche.
GENÈSE : conscient depuis l'enfance d'être doté de pouvoirs surnaturels, il connait l'existence des dieux depuis son arrivée à Arcadia.
TALON(S) D'ACHILLE : la solitude, le rejet. Aura.
JUKEBOX : way out there - lord huron // the dark side - muse
RUNNING GUN BLUES : if you could feel the things I am able to feel (mald)  B2777c0879bfa482419317ed586a779f

SEEK AND DESTROY
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THE DARK SIDE
maldwyn jones II
ψ
WICKED ONES
aura sciarra I
ψ
GUIDING LIGHT
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AFTER ALL
aura sciarra II
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THE DAWN WILL COME
maldwyn jones III
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FAMILIA
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aura sciarra III
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aura sciarra IV
ψ
CHERRY BLOSSOM
aura sciarra V (ft. gus)
ψ
champion
maldwyn jones IV


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if you could feel the things I am able to feel (mald) - Sam 6 Oct 2018 - 2:07

the dark side.

You'd be afraid if you could feel my pain and if you could see the things I am able to see Break me out, Let me see Break me out, Set me free I hail from the dark side For all my life I've been besieged You'd be scared living with my despair And if you could feel the things I am able to feel



Il ne s’attendait pas au cris poussé par son aîné.
Dans d’autres circonstances, et s’il n’avait pas été un grand habitué du bruit il aurait pu sursauter cope certains de leurs voisins ont pu le faire, au son de leurs réactions. Au lieu de cela, Clemens lui l'observe sans rien dire, continuant à mâcher sa bouchée  pendant que son frère continue sa tirade. Lui apprendre…comment c’était faisable dans sa tête ? Comment il pouvait partager son quotidien ? À ce qu’il sache la calavera ne dispose pas de journée “ j’emmène mon frère y travail.” Et même si c’était le cas…. ce n’était pas une bonne idée. Pas parce que c’était “dangereux”... mais plutôt parce qu’il ne supporterait pas. C’était évident, si le cadet des Jones laquait de conscience, l’aîné en avait assez pour un régiment, âme épargnée par cette ville de malheur qui tombait seulement dans les dérives malsaines qu’elle influence. Il pleurait, les larmes coulants d’elles-même le long de ses joues. Cette vision perturbe légèrement la nonchalance de son voisin de table qui continue à le fixer, la marque sur son front s’accentuant quand il plisse le nez. La dernière fois qu’ils se sont vus, il est parti en premier sous le coup de la colère pour rejoindre en boitant légèrement son appartement, la même mine enragée sur le visage jusqu’à ce qu’il ne ferme la porte. C’est seulement à ce moment qu’il a laissé tout retomber. Les larmes, la tristesse. Ce qu’il étouffe un maximum, cache aux yeux du monde parce qu’il ne fait pas pleurer. Il ne faut pas être triste. C’est une honte, quelque chose que l’on fait lorsqu’on est certain que personne ne peut voir, que l’on fait à voix basse pour que personne n’entende les sanglots. Maintenir les apparences un maximum, c’était ça l’important. Clemens Jones est fort. Il ne pleure pas. Alors le voir céder aux larmes c’était de l’incompréhension, un peu. Cela ne valait pas de pleurer. Encore moins en public. « Va pas pleurer dans tes pancakes, y’a rien de pire que des pancakes mouillés. » qu’il marmonne, avalant une gorgée de son café par la suite.   S’il se mettait dans des états pareil alors, peut-être qu’il ferait mieux de rester dans le flou. De ne rien savoir du tout de leur monde. Pourtant il était impliqué maintenant. L’impression de voir le surnaturel partout finirait par devenir son quotidien. Tout ça par sa faute…et c’était presque jubilatoire.

Presque, parce qu’il rendait ça trop logique. Parce qu’il cherchait à comprendre au lieu de seulement voir, encore un travers que son emploi intensifie. Il a au moins le mérite de le reconnaître, sa manie de toujours vouloir contrôler ses semblables n’était pas une bonne idée. Pas plus que sa façon de s’adresser à lui n’était correcte. Du spectacle de ses excuses il ne sait trop que dire, hochant la tête pour montrer qu’il écoute toujours, la bouche pleine de pancakes dont ne filtrait pas grand chose jusqu’à ce qu’il est terminé du moins il pensait que c’était le cas. « Ce n’est pas vraiment  une question, ça. » qu’il maugré, légèrement exaspéré qu’il refuse de se plier un minimum à ce qui était confortable pour lui. Trop exigeant, trop demandeur alors qu’il n’était en position d’exiger quoi que ce soit de lui. Il ne lui devait rien. Sa langue claque contre son palais alors qu’il se laisse retomber plainenmern contre la banquette à l’instant où il pose le couteau contre sa main. De la il le regarde faire, encore, fatigué du dramaturge lui faisant face. « Tu veux de l’aide ? Ce sera plus rapide. » et il était prête à la donner. Il n’avait plus d’hésitation à blesser depuis longtemps et Maldwyn avait déjà eu l’occasion de le vérifier, n’est-ce-pas. Quand il eu terminé son cirque une simple petite entaille se trouve sur sa paume, le sang se mettant à perler très légèrement. Tout ça pour ça. « Comment tu veux que je fasse ça exactement. Je suis pas un magicien, Maldwyn. Je peux pas te faire comprendre en cinq minutes tout une vie, ni toute..Ma colère, ou quoi... » Il parle tout en se penchant sur la droite vers le distributeur de serviette cent pour cent fifties dont il récupère quelques feuillet qu’il colle dans sa main avant de la poser sur la table, paume contre le bois vernis. « Et ce n’est pas en t’ouvrant la main que tu vas me prouver quoi que ce soit » Il relâche la paume, déjà guérie qu’il le veuille ou non et récupère ses couverts, les pancakes n’attendant pas. Causer ça lui donnait faim. La stupidité des autres, ça l’affamait.  « Je t’ai pas demandé d’adopter mes méthodes, mais d’arrêter de forcer les tiennes sur moi. Si j’arrête de t’attaquer, alors il faut en faire de même. Ton problème c’est pas les agressions physiques. C’est verbal. Tu veux que j’évite de te planter un couteau dans l’autre main alors évite de m’en donner des raisons. Je t’ai peut-être poignardé à deux reprises, mais tu as fait de même, sans t’en rendre compte. La première fois ce soir-là… La seconde, il y a quelques instant. » Parler de leur père, ou même de ce qu’il pense qu’il ressent n’était pas une bonne idée du tout. Surtout quant il ne savait, véritable, rien « J’ai pas envie de te montrer à quel point ce monde est un shitshow pour qu’on marche main dans la main vers un joli coucher de soleil ou qu’on se tape un brunch à cette table tous les mercredis pour parler de nos misérables vies. Je veux que tu comprennes pour que tu redescendes de ton nuage. Que tu réalises que putain, t’as de la chance. Que t’as toujours plus de chance. Et que tu trouves le moyen de t’en plaindre alors que oui, t’es du bon côté de la route. » Un soupir, puis il reprend. « Tu as une mère, des soeurs. Peut-être qu’elles ne sont pas l’exemple parfait et que ta famille est cabossée de partout, mais t’as au moins ça. Du sang et un passé en commun avec elles. Vous n’avez pas toujours été des étrangers. Nous si. C’est pas rattrapable tout ça...C’est juste...Perdu. » Personnene rachèterait les décennies qu’ils auraient dû passés ensemble. Comme une famille.
« Quant à mes circonstances.. Je pense t’en avoir déjà donné quelques éléments. C’est assez facile d’extrapoler à partir de ce que tu sais, en tout cas, je te pensais assez imaginatif pour combler les trous. Tu sais que je suis un bâtard… Tu sais que je n’ai pas eu de famille. C’est pas comme ça que commence la moitié des histoires d’orphelins ? Une bonne base, pour savoir comment j’ai atterris ici. Soit tes parents meurent tragiquement, ce qui n’est visiblement pas mon cas, soit t’es un bébé bazardé à la naissance, parce que te noyer ou t’étouffer c’était déjà trop de travail. L’option choisie est évidente puisque je respire toujours, malheureusement. » Il peu entendre derrière lui quelqu’un lâcher maladroitement sa fourchette ou son couteau. Visiblement, on les écoutait… ou c’était une simple coïncidence. Par mesures de précaution c’est à voix plus basse qu’il continue. « Je n’ai jamais parlé de moi à personne. Même Dick, je lui ai jamais tout dit, peu importe à quel point on pouvait être bourrés tous les deux. Ou alors, je m’en souviens pas et lui non plus. Tout ça pour dire que ça me coûte rien que d’y songer. Pour ça que je préférais encore répondre à des questions, plutôt que de dire les choses comme ça. Si tu es certains de vouloir savoir alors...Peut-être...Je ne promets rien. » promettre avec Maldwyn c’était de condamner pour l’éternité, il semblerait, alors autant éviter de le faire, surtout lorsqu’il se savait vraiment incertain sur ses capacités à raconter qui il était. Hormis le psychologue chargé de l’enquête personne n’a jamais réussi à faire sortir les mots de sa bouches…. alors que depuis ses seize ans, l’eau avait coulé sous les ponts, mais lui, restait muet. « Tu devrais manger...avant que ça ne devienne froid. » qu’il conclut simplement, espérant que cette fois le prince Maldwyn soit satisfait. Sinon, il finirait de manger… et la question se règlerait.




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if you could feel the things I am able to feel (mald) - Ven 19 Oct 2018 - 22:29




― The Dark Side―

The Jones Brothers

Plus rien n'existe, plus que le sang froid du cadet face à l'irruption volcanique de son aîné. Un moment de doute, le calme menaçant dans l'oeil du cyclone. La force destructrice de nos vents contraires nous épargnera peut-être si nous arrêtons de nous dresser souffle contre souffle. Mes mains s'agrippent désespérément à la table, seul élément constant maintenant que la raison s'est dérobée sous mes pieds et tombe à grosse gouttes dans mon assiette. Une sensibilité portée à cru. Je n'ai jamais eu la solidité d'un roc, la stabilité nécessaire à prétendre jouer ce grand frère que je crois devoir être. La faiblesse retroussée sur mes manches, d'une carcasse malaisée et incapable de ne pas réagir par les extrêmes à tout ce que je ne peux pas contrôler. Je n'aurais pas cru éclater ainsi, perdre aussi pitoyablement mes moyens alors que j'aurais voulu garder la face du calme et de la logique. Mais je crois que tout m'échappe de plus en plus. Cette nouvelle réalité dans laquelle j'ai fait irruption m’est trop incongrue pour que je ne sois pas réduit à autre chose qu’un beau bordel. Un homme enfant, maintenant incapable de faire savoir son état de cœur autrement que par les cris. Une réactivité immature, un dernier recours. Je tremble malgré moi, pas à cause de la colère ou de la honte; c'est l'impuissance qui agite chacun de mes nerfs. En comparaison Clemens semble tellement immobile que je me demande si mes paroles ne l'ont pas transformé en statue de sel. Ses mots nonchalants et complètement incongrus face aux miens me font presque osciller du rire aux larmes, mon souffle se coinçant plusieurs fois dans ma gorge à coup de hoquets douloureux. Je crois que l'envie de manger m'a déserté dès l'instant où nous nous sommes assis, trop anxieux pour penser à autre chose. Tout le sucre du monde n'arrivera pas à adoucir la situation, pas maintenant que l'amertume et la lassitude illumine son regard. Pourtant là où je l'attendais acerbe et impulsif, où j'aurais fermé les yeux en attendant de sentir pleuvoir les coups, il se contente de laisser passer le mauvais temps. L'irritation transparaît à peine dans ses traits et je me sens encore plus mal qu'il y a quelques instants, comme si ce trop plein qui venait de s'évacuer laissait un vide qui se comblait maintenant des pires interrogations. Est-ce que je venais de définitivement perdre mon petit frère aussi vite qu'il était entré dans ma vie ?

J'ai un goût de cendre dans la bouche lorsqu'il se saisit de ma main, laissant à peine le temps à l'hémoglobine de perler le long de mon poignet. Je reconnais le picotement familier, la sensation brûlante qui se répand sur ma paume avant de disparaître tout aussi vite. Je sais ce qu'il s'est passé au couvert de la serviette en papier, je n'ai pas besoin de l'imaginer. Il est capable de réparer le dommage d'un seul geste, un pouvoir incompréhensible qui ne semble pas le déranger le moins du monde. Il a tort, je n'essaye pas de lui prouver quoi que ce soit par ce geste, au contraire. C'est à moi-même que cette action s'adresse, un électrochoc pour définitivement confirmer ce que j'aurais cru imaginer ce soir-là. Lorsque j'amène ma main près de mon visage et que je constate définitivement l'entaille disparue, je ne peux m'empêcher de cligner plusieurs fois des yeux. Il a tort de se refuser magicien, sinon comment expliquer tout cela ? Je m'apprête à lui poser une question mais le cliquetis de ses couverts dans le lourd silence me fait m'abstenir. Je l'écoute avec attention lorsqu'il parle, les larmes ayant cessé sous le coup de l'étrange sensation qui court encore sur le dos de ma main. Il dit que je l'ai blessé sans m'en rendre compte, et aussitôt je m’enfonce un peu plus dans la banquette. Je n'ai pas conscience des mots auxquels il fait référence, quelle phrase je n'ai pas suffisamment tourné sept fois comme ma langue dans ma bouche. J'essaie de repenser à ce soir-là, la violence et la colère, la peur de mourir. Mais je n'arrive pas à me souvenir. Est-ce que j'ai vraiment eu le verbe empoisonné sans le vouloir ? La voilà encore, la preuve que je ne suis qu'apte à la discorde. Je déglutis, de nouvelles excuses se perdant sur mes cordes vocales. Lui demander une nouvelle fois de me pardonner ne serait une insulte de plus. Il dit ne pas vouloir me prouver à quel point l'existence n'est qu'une abomination. Mais après avoir été témoin de ce don qu'il héberge, je ne suis pas certain que cette terrifiante réalité soit si mauvaise. Il y a encore de la lumière, même au fond de ce gouffre où il semble errer. Est-ce que j'ai vraiment eu plus de chance ? Est-ce que l'indifférente affection qui qualifie ma famille est toujours mieux que la haine ? Non il a raison. C'est la reconnaissance qui lui a manqué, l'occasion de deviner sa place au milieu de celle des autres. Des problèmes de famille valaient mieux qu'être seul. L'indifférence était toujours mieux que l'absence totale de reconnaissance. Ma gorge se serre un peu plus lorsqu'il prononce ce que je refusais d'accepter : tout ce temps perdu ne se rattrapera pas. Jamais. C'est peut être ça la vraie raison de ces larmes, la cause la plus plausible de toute cette tristesse. Quoi que je fasse, je ne pourrais pas changer le passé. C'est peut être pour cela que j'ai été si véhément, si forcené à vouloir m'imposer à lui, à savoir ce qui avait fait son passé pour m’approprier qui il est. C'était une erreur. « Je vois. On peut facilement réparer les corps mais pas les cœurs. » Ma voix est à peine plus qu'un murmure. Quelle ironie que celle de pouvoir soigner une blessure mortelle mais d’être impuissant face à la force du temps révolu. Je jette un dernier coup d'œil à ma paume avant de soupirer. « Je crois que j'ai compris maintenant Clemens. » Je me redresse légèrement dans mon assise, repoussant mon assiette vers le centre de la table. Mon regard fuit toujours le sien, les épaules voûtées et les bras légèrement croisés en signe d’autoprotection. « Tu n'as pas besoin de me promettre des choses comme ça. Je ne te comprendrais pas en cinq minutes, tu as raison. Et tout ce passé n'est pas quelque chose que l'on peut rattraper… malheureusement. » Mes lèvres s'étirent en un faible sourire. « Je pense que les réponses à mes questions ne sont pas le plus important. Même si c'est une sale déformation professionnelle. » J'échappe un nouveau souffle, reniflant avant de poser mon regard sur son assiette presque vide. Mon sourire s’intensifie. « La seule promesse que j'aimerai que tu essaie de tenir… c'est qu'on passe quelques moments ensemble de temps en temps. Je sais que je suis pas aussi cool que Dick. Et je sais que t’es pas le genre brunch tous les mercredis, mais on a pas besoin de parler… juste… se voir. Exister ensemble. C'est suffisant. » Je pousse mon assiette vers lui, la désignant d'un bref signe de tête. « Je pense que c'est la seule chose qui a de l'importance au final. J'ai pas envie de te voir disparaître de ma vie Clemens, et peu importe qui tu es, d'où tu viens. Je sais que ce genre de paroles t'énerve, et que oui, on est des inconnus. Mais t'es mon petit frère. Et aucun souvenir ou absence de souvenir ne pourra changer ça. » Mes yeux se plongent dans les siens un bref instant avant que je ne penche légèrement la tête sur le côté pour adresser un geste obscène à la personne sur la banquette derrière lui qui ne se gêne pas pour nous écouter. Je ne suis plus que révolte, à vif. Celui-ci sursaute à moitié avant de se détourner, honteux. Je reporte mon attention sur Clemens, mon corps se penchant en avant dans la confidence. « Et puis maintenant que tu as fait tes petit tours de sorciers Harry, je dois avouer que même si putain, j'y comprends rien et ça me fait flipper, il est trop tard pour te débarrasser de ma curiosité académique. » Je lui adresse un sourire malicieux, portant à mes lèvres mon café presque froid. Je me demande si Mademoiselle Beauchamp avait raison au final, si ce n'était pas que l'effet de mon esprit drogué ce jour-là. La pauvre fille prétendait être une nymphe. J'observe le fond de ma tasse. « Rassure-moi, tu fais pas pousser les fleurs en plus de tes capacités de soigneur d'élite ? » Que je marmonne, moi-même choqué de mes propos. L'idée que Clemens et sa face tuméfiée, son regard perçant de morosité, puisse être capable de quelque chose comme cela est profondément comique. J'ai du mal à retenir mon hilarité teintée de nervosité, mon visage se perdant sur la vitre. Mes rires cachent surtout l'adrénaline qui s'agite dans mes veines, les battements de cœur ratés d'avoir entraperçu une nouvelle fois quelque chose d'anormal. Quelque chose qui est maintenant ma nouvelle réalité. Un moment de doute qui se transforme en certitude.

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Clemens Jones
Clemens Jones
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BLAZE : rage
CREDITS : ava: jan ♥ & co: rage. code signa: solosands
FACE : dane dehaan
DOLLARS : 1351
SACRIFICES : 566
PORTRAIT : if you could feel the things I am able to feel (mald)  Tumblr_nr23jwNPmE1tbjuy7o3_400
ANNEES : 33 années et pourtant un visage de gamin.
CŒUR : incapable de mettre un mot encore dessus, effrayé d'avouer ce qu'il sait déjà. le palpitant ne blesse plus, il aime.
RÉINCARNATION : simple mortel doté d'un pouvoir de guérison.
TALENT(S) : prophète aux mains salvatrices, adoucissant les maux et collectionnant les blessures. Son sang précieux, drogue certain, guérit les blessures et tue les dieux.
FACTION : la Calavera, ceux qui ont bien voulut de lui.
OCCUPATION : Soldado sortant du repos forcé, guérisseur du commandate sur la touche.
GENÈSE : conscient depuis l'enfance d'être doté de pouvoirs surnaturels, il connait l'existence des dieux depuis son arrivée à Arcadia.
TALON(S) D'ACHILLE : la solitude, le rejet. Aura.
JUKEBOX : way out there - lord huron // the dark side - muse
RUNNING GUN BLUES : if you could feel the things I am able to feel (mald)  B2777c0879bfa482419317ed586a779f

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if you could feel the things I am able to feel (mald) - Mar 23 Oct 2018 - 18:19

the dark side.

You'd be afraid if you could feel my pain and if you could see the things I am able to see Break me out, Let me see Break me out, Set me free I hail from the dark side For all my life I've been besieged You'd be scared living with my despair And if you could feel the things I am able to feel



« C’est un peu ça. » Qu’il confirme, picorant les dernières myrtilles et miettes de bacon dans son assiette du bout de sa fourchette. La vérité était dure à admettre, celle qu’il avait encore un coeur, malgré tout ses efforts pour le faire taire. Son palpitant était toujours présent, torturant son propriétaire dès que permis. Tristesse, colère, ou autres, le myocarde se manifeste pour confirmer au thaumaturge qu’il est toujours vivant, toujours sensible. Une faiblesse qu’il déteste, qu’il tente de contrôler sans toujours en être capable. Parfois - souvent, même, s’il devait vraiment se montrer honnête - ça éclate. Excès de colère, larmes. Clemens a beau cherché à maîtriser, toujours taire ce qu’il ressent, le prophète en était incapable. Trop faible, pour réussir. Il relève le nez vers lui lorsqu’il admet avoir compris la situation, curieux de savoir où il allait en venir. Le message était-il passé ? Il semblerait que oui. L’assiette de pancakes entière est poussée dans sa direction alors qu’il continue de mâcher les dernières miettes de sa propre assiette, quelques morceaux traînant encore qu’il mange au fur et à mesure. Il ne comprend pas vraiment ce que cela veut dire, au début, plutôt intéressé par ses mots que par l'appétit visiblement disparu de son frère. C’est avec soulagement qu’il écoute l’aîné abandonné ses exigences, donnant raison au thaumaturge. C’était peu important tout ça, peu important de savoir d’où il venait, ce qui faisait de lui ce monstre plein de violence qui s’était acharné sur lui. Peu importe, puisque le calme pouvait exister, si les nerfs n’étaient pas battus à vif par ses mots irréfléchis et sa manie de toujours tout savoir sans comprendre. Il le regarde pousser l’assiette un peu plus vers lui, le signe de tête désignant les victuailles comme une invitation. Une offre de paix semble-t-il, pour calmer les esprits et son estomac. A tout cela, à sa compréhension comme à ses pancakes, il n’a pas grand chose à répondre hormis un « Merci. » sincère qui échappe ses lèvres. L’assiette doucement attirée par dessus l’autre, Clemens se penche de nouveau pour saisir le sirop d’érable dont il laisse couler une grande quantité sur les pancakes tièdes, plus très chauds, mais encore mangeable pour ses standards. « Je peux accepter, peut-être. Pas de garantie bien entendu.. mais essayer, en tout cas un peu. » Peut-être faire des efforts n’allait pas le tuer, après tout. Il était déjà arrivé plus incroyable que ça, même si l’idée de se retrouver dans ce genre d’endroit plus d’une fois dans l’année ne lui disait rien. Il soupire, levant les yeux au ciel… Il a effectivement tapé dans le mille. « T’as raison, ça m’énerve. J’ai l’impression d’avoir six ans quand tu dis ça, sauf qu’on est tous les deux des adultes. » L’air boudeur, il soutient son regard jusqu’à ce qu’il ne se penche pour observer derrière lui la personne aux oreilles traînantes. Le suivant dans sa démarche il se retourne pour regarder la personne assise derrière lui qu’il fusille du regard, avant de s’asseoir correctement de nouveau, le couteau se plantant avec un peu plus de force dans le tas de pancakes qu’il continue d’entamer. Si seulement il pouvait poignarder le curieux… mais ce ne sont pas des choses que les gens normaux font dans des restaurants, n’est-ce pas ? Il découpe, et enfourne le mélange de sucre, de sel et de gras, visiblement toujours aussi affamé.

« Tu sais au moins que je ne mens pas, c’est déjà pas mal je trouve. Le reste, je préfère voir ça dehors, quand personne n’écoute ce que l’on dit et si seulement j’en ai envie. Parlons donc d’autre chose en attendant, avant que je n’égorge la personne se trouvant derrière moi. » qu’il grogne presque, le fait de s’être senti espionné ne partant toujours pas. Les gens sont des commères, y’a pas à dire et il déteste ça.  «Il faudra bien t’expliquer un jour de toute manière, aujourd’hui ou un autre. » Avoué vaincu, il le reconnaît. Laisser Maldwyn dans le flou était impossible, même s’il rêvait de le laisser patauger dans l’ignorance. Il s’était montré et maintenant, il devait en assumer les conséquences, même s’il détestait cette perspective.  Il reprend sa course aux pancakes, mettent une nouvelle bouchée dans sa bouche alors que Maldwyn se penche vers lui et sort une bêtise qui manque de le faire s’étouffer, parce que ça le fait rire. Harry qu’il l’a appelé, et ça l’amuse bien. « Ouais ben, laisse ta science loin de moi, j’ai pas envie de finir dans area fifty-one dans un congélateur ou esclave à soigner les autres. »  Même si c’était un peu son travail, soigner les autres au service d’une mafia, il était libre, loin d’être un esclave, payé pour faire ce qu’il fait. Un avantage que tous les prophètes n’ont pas. « De ce que j’en sais les gens comme moi ne font que ça. Comme je te l’ai dit je sais même pas comment je fais, ni pourquoi. » Pourquoi et comment, le mystère demeurait. Comment avait-il découvert ses pouvoirs ? Aucune idée, il ne s’en souvient même plus tellement c’était vieux, mais après tout comment et pourquoi, quelqu’un s’est dit un jour qu’il allait découper un arbre pour en sortir la sève et la manger… Ben il n’en savait rien non plus et pourtant il était là, proche de l'hyperglycémie à manger des galettes imbibées au maximum de ce sirop. Les choses sont ce qu’elles sont, et il n’était pas curieux au point d’aller faire des recherches là-dessus. « J’ai tapé fort dans le cliché en étant orphelin et avec des “pouvoirs magiques”. Il aurait manqué que l'hôpital m’appelle Harry et j’étais bon pour attaquer l’auteure pour plagiat… Malheureusement, pas d’école de magie ici à moins que j’ai été oublié des registres. Ça se trouve, je suis un obscurus, ça expliquerait bien des choses. » S’il s’associait aux personnages dotés de magies refoulant leurs pouvoirs au point de devenir des entités sombres et destructrices il le savait très bien, ils ne survivent pas longtemps, sauf cas exceptionnel. Ce n’était pas ça, et ce monde n’était pas peuplé de sorciers aux chapeaux pointus et aux baguettes magiques, mais de dieux, tout puissant, s’élevant au dessus des mortels comme eux, cherchant à dominer.
Allez expliquer à quelqu’un qui n’a jamais entendu parler de pouvoirs que les dieux et héros du passés sont bien réel. Qu'Héraclès est peut-être celui qui va servir son café, ou que la foudre s’abattant sur la ville pouvait provenir des mains de Zeus lui-même. Tout est permis ici, Rien n’est vrai. Tout couvre ces dieux discrets et leurs mafias sanglantes. Tout protège ce monde secret dans lequel il patauge, en bas de la chaîne alimentaire mais au moins conscient qu’un tel monde existe. Pas comme ces gens. Pas comme le commun des mortels, les plus ordinaires des ordinaires qui traverse des rues frontières entre différents monde sans même en avoir conscience.  « Pour être plus sérieux, j’ai...essayé de demander à des gens qui eux, savaient peut-être un peu plus de choses sur “nous”, mais au final je reste dans le flou quand-même. Ça existe depuis toujours, ça ne se transmet pas forcément par le sang c’est juste… Un hasard. » Comme sa conception, comme sa naissance. Un gros hasard du destin qui avait chargé dans les bras du bambin cette aptitude à aider son prochain et peut-être plus, il l’ignorait simplement. « Je sais pas si c’est une bonne chose ou non. C’est pas quelque chose que je recommanderais aux autres… Je préfèrerais être normal.  Visiblement, c’était trop demandé ça aussi. » Être ordinaire, peut-être que ça aurait changé sa vie. Peut-être qu’il aurait eu une famille adoptive et vivrait de l’autre coté du continent complètement inconscient d’avoir un frère, ou d’avoir réussi à éviter cette vie là. Peut-être qu’au contraire, c’est son don qui l’a aidé à avoir un but dans la vie, une direction à suivre. Avec des questions comme cela il pouvait s’inventer mille vie, des meilleurs comme des pires, mais aucune n’était vraie. la seule véritable, c’est celle qu’il vit actuellement, assis dans un dîner d’un quartier bobo à manger face à un frère qui n’a rien touché de son assiette.  Il triture un peu son plat du bout de sa fourchette, se rappelant la demande très précise qu’il avait fait. Faire pousser des plantes… Etait-ce anodin, un pouvoir balancé au hasard ou avait-il déjà fait la rencontre de quelqu’un rentrant dans la case weirdo « T’avais… Jamais croisé de gens… Anormaux, avant moi ? Si ? »



CODAGE PAR AMATIS

▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪

☩ sabbra cadabra ☩
I feel so good, I feel so fine Love that little lady, always on my mind She gives me loving every night and day Never gonna leave her, never going away I feel so happy since I met that girl When we're making love it's something out of this world It feels so good to know that she's all mine Gonna love that woman till the end of time
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if you could feel the things I am able to feel (mald) - Ven 16 Nov 2018 - 15:07




― The Dark Side―

The Jones Brothers

J'ai été à l'université sans vraiment savoir ce que je voulais faire. Jeune et facilement convaincu par la promesse des premiers instants de vraie liberté sans avoir à plonger dans la vie sans filet. J'avais toujours aimé les livres, les histoires qui se racontent sous toutes les formes. A cet âge on a la tête suffisamment vide pour être capable de s'assoir sur une chaise toute la journée. On gobe le moindre mot, la moindre vérité que suffisamment de personnes ont confirmé pour arriver à l'établir irrévocable. La terre est ronde et si la science ne peut tout expliquer, nous avons assez de certitudes pour affirmer que le courant de nos existences est soumis à des lois immuables et logiques. Et toutes ces histoires rocambolesques, ces mythes tapageurs et ces religions qui parlent d'un pouvoir supérieur ne sont qu'une jolie manière d'expliquer les choses différemment. Un peu de fantaisie qui ne fait aucun mal tant que les mensonges ne s'imposent pas comme des paroles universelles. Des légendes, des rites et des croyances qui peuvent expliquer d'où nous venons, tout le chemin parcouru par les hommes et les femmes qui nous ont précédés. C'est peut être cela qui m'a attiré dans la théologie; cette porte d'entrée pour pouvoir évaluer la pensée de quelqu'un grâce à ce en quoi il croit. Peut être que c'était une drôle de manière de me rapprocher de ma mère et comprendre mon enfance, comment on en était arrivé là. J'aurais pu faire la même chose avec Clemens, mais j'ai du mal à tout distancer maintenant que sa foi devient vérité. Les théories sont maintenant certitudes. Alors comment réfuter sa faculté normalement impossible de pouvoir soigner les corps endommagés ? J'ai envie d'en voir plus, d'en savoir plus sur cette capacité qui parvient à faire plier toutes les règles imaginable. Est-ce qu'il y a une réaction biologique impliquée ? Des ondes ou du magnétisme diffusé ? Si je commence à tout relativiser devant lui par ce prisme, m'est idée qu'il risque d'exécuter cette menace lancée un peu plus tôt. Fourchette en main, il la plante pourtant dans sa deuxième fournée de pancakes sans arrière pensée aucune. Est-ce que c'est de sa capacité à manger comme deux qu'il tire l'énergie d'exécuter ce talent formidable ? Un bref sourire passé sur mes lèvres. Il a l'impression que je le traite comme un enfant mais il boude comme le dernier de la classe. Je soulève ma tasse de café depuis longtemps froide, juste poussé par le besoin de m'occuper les mains. Je ne sais pas ce qui est le plus enviable : avoir grandi avec la connaissance d'être différent des autres ou avoir cru tout ce temps que l’univers était fait d'une certaine manière avant de découvrir une toute autre réalité. J'ose un autre regard pour le dévisager. Non, je n'ai rien à lui envier. Il a raison, ces choses là sont impossibles à expliquer en quelques minutes. Et même si j'ai du mal à l'accepter, il me faut considérer que ces nouvelles lois, aussi effrayantes soient-elles, font maintenant partie de mon monde. Il me faut croire en ce que je ne peux expliquer, à l'image des hallucinations qui courent parfois sur ma rétine lorsque la drogue atteint mon sommet. Je dois avoir confiance en ce que je ne peux comprendre, ce que je ne peux quantifier. C'est un saut de la foi que je n'ai jamais fait, un abandon que je n'ai jamais pu m'accorder. J'ai besoin de contrôler, de ne laisser aucun recoin invérifié; alors lui accorder la tâche de me guider au travers des ténèbres me paraît impossible. Pourtant c'est la condition tacite, le sacrifice à donner pour espérer me rapprocher de lui et avoir une chance de le comprendre. J'espère qu'il se rend compte à quel point il aura l'exclusivité.

Mon cerveau s'est égaré à la mention de Harry Potter. Des films je n'ai vu que le premier, et pourtant avide de lecture je ne me suis jamais penché sur la saga littéraire. Alors je hoche simplement de la tête, les souvenirs un peu vagues sur le sujet. C'est surtout certaines bribes de son discours qui me touchent en plein vol contemplatif. Les gens comme lui ? Les gens qui savent ? Est-ce qu'il est sérieusement en train de m’affirmer qu'il n'est pas le seul? Qu'un miracle aussi impossible n'est que banalité dans son monde ? Mon cœur s'accélère malgré moi, mes mains se crispant de nouveau sur la table. La tête qui tourne du vertige des possibilités, c'est une chose de découvrir que son frère puisse guérir les blessures d'autrui et une autre entièrement d'imaginer toute une caste de la société partageant ce talent. Je cligne plusieurs fois des yeux, déglutissant avec difficultés ce flot négatif d'émotions qui me monte à la gorge. Qu'il soit différent je l'admets volontiers, mais apprendre demain que tous ceux dont je suis proche sont capable de réparer une artère abîmée ? Je ne suis pas sûre d'en être capable. Je me sens trahi, mis à l'écart, maintenant incapable de confiance. Il semble remarquer mon trouble, évoquant l'évidence même. Je prend une grande inspiration, mes yeux évitant les siens. « Il y a d'autre personnes comme toi… » Je teste l'idée du bout des lèvres à l'affirmative avant de croiser mes mains sur la table. « A ce rythme je ne suis plus sûr de ce qui est normal et ce qui ne l'est pas Clemens. » Que j'ajoute avec sincérité, cherchant une réponse au fond de ma tasse vide. « Et c'est un consommateur de drogue qui te le dit… je crois que la normalité et la réalité n'ont pas d'importance tant que tu ne te réveille pas de tout cela pour constater que ce n'était qu'un rêve. » Peut être que c'est pour cela que l'insomnie me ronge, que je suis incapable de fermer les yeux sans les rouvrir d'anxiété inexplicable. Morphée connaît sûrement la vérité. « Mais je ne me réveillerai pas de ce cauchemar c'est ça…? » J'aurais dû choisir la pilule bleue. Mon regard s'est plongé dans le sien, malgré l'utilisation des mots mon ton est une douce supplique résignée. Je lui adresse un triste sourire. « Pour répondre à ta question, je n'ai jamais rencontré quelqu'un comme toi. Tu l'as dit toi même, ma petite vie de Mr parfait du bon côté de la route. Alors non je n'ai jamais rien vécu d'inexplicable jusqu'à notre rencontre. » Les images d'un après midi dans mon bureau universitaire me reviennent en mémoire. J'essaie de les révoquer mais elles se font plus pressantes. Une plante qui pousse toute seule sous mes yeux, des affirmations plus que folles. « Je suis sûr que si je me penche trop sur la question, je vais finir par douter de tout et déterrer des situations inexpliquées. Peut être que la vérité était là sous mes yeux depuis le début, mais je ne suis pas prêt à la voir sans son entièreté pour l'instant. Je suis désolé, je te demande l'impossible avant de me rétracter. » Je baisse le visage avant de compléter. « Je vais me contenter d'un petit frère sorcier pour l'instant, je ne suis pas encore capable d'entendre qu'il y a un loup garou sur le campus ou un monstre dans la baie. » Que j'annonce, incertain. « S'il te plaît dit moi qu'il n'y a pas de loup garou sur le campus. » J'essaie de détendre l'atmosphère, m'habituer à cet autre mode de pensée. « Au moins je sais que le père Noël n'existe pas et que le petit jésus ne me punira pas pour tous mes méfaits. C'est déjà ça. » Pour Clemens je suis prêt à essayer, jeté en pâture à toutes mes peurs et le danger de me laisser dévorer. Et si je ne suis pas certain de tout accepter, il n'y a pas de retour en arrière possible du pays des merveilles.
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FACTION : la Calavera, ceux qui ont bien voulut de lui.
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if you could feel the things I am able to feel (mald) - Mar 4 Déc 2018 - 14:05

the dark side.

You'd be afraid if you could feel my pain and if you could see the things I am able to see Break me out, Let me see Break me out, Set me free I hail from the dark side For all my life I've been besieged You'd be scared living with my despair And if you could feel the things I am able to feel



À son affirmation, il ne fait que hocher la tête. D’autres comme lui il y en a des centaines, des milliers. Peut-être même que dans ce diner se cache des créatures magiques, des dieux, des héros d’un temps ancien et d’histoires quasiment oubliées. Le fait qu’il soit totalement invisible à ça le fait sourire, l’ignorance amusante. C’était un moyen de se venger après tout, prouver que l’érudit, l’homme de savoir avait faux sur toute la ligne. Il n’a aucune idée du monde dans lequel ils vivent… Des mafias qui dirigent quasiment tout dans cette ville d’infortune, aux gens qui y résident. Pour un consommateur de drogue, comme il le disait, il avait visiblement une imagination plutôt restreinte et les pieds trop ancrés sur terre. À se demander ce qu’il imagine quand il plane ou ce à quoi il rêve, le frère un peu trop terre à terre, trop cérébral pour son propre bien et qui remet tout en cause, qui ne croit en rien. En aucun dieux ni aucune créature, en aucune force surnaturelle...Jusqu’à tomber sur lui. Jusqu’à ce qu’il ne soigne ses blessures, preuve irréfutable que quelque chose était d’ordre magique, chez son cadet. Alors est-ce qu’il se réveillerait de ce cauchemar ? Oh que non il ne s’en réveillerait pas, c’était impossible. Un espoir vain, puisqu’il connaissait la vérité, puisque c’était son quotidien. « Tu ne te réveillera pas de ton cauchemar non… Puisque c’est la réalité. » Aucune échappatoire disponible, c’était sa vie désormais. Tout devoir analyser, toujours avoir dans la tête que la personne à côté de lui dans le métro pouvait être un weirdo aussi, le voile entre les deux mondes se réduisant chaque fois qu’il en apprenait plus à ce sujet. Le petit frère enfourne une autre bouchée de ses pancakes, l’appétit ne l’ayant toujours pas quitter à croire qu’il était affamé en permanence. Cela expliquait son cadre bien maigre… mais pas comment il pouvait ingérer autant de nourriture à l’intérieur de celui-ci. « Tu vois, je te connais surement mieux que tu ne le penses. T’aimes pas savoir, pas quand ça bouge ton univers. Laisse-moi tranquille avec ma vie et moi je te laisse tranquille avec les gens bizarres.. je trouve que c’est un bon deal pour l’instant. » Les mots quittent sa bouche mais sont surement à moitiés entendus, le prophète parlant la bouche pleine. Peu importe, de toute façon. C’était un deal qu’il le veuille ou non, un statut-quo en attendant qu’ils soient près, chacun de leur coté, à dire et entendre les choses. « Tu en sauras plus sous peu de toute façon, j’imagine. Je crains que les querelles de mon monde ne viennent tâcher le tiens, un jour ou l’autre. Sûrement bientôt, tel que c’est partis. » Les catastrophes s'enchaînent en ce moment. Après la mort des prophètes et les conneries de Mendes, forcément, tout allait tourner au vinaigre et les plus petits de ce monde en seraient de simples spectateurs. Alors il valait mieux rester à sa place pour l’instant et voir, plutôt que participer. Pas la peine de s’agiter avec eux autres, l’apocalypse arrivera bien assez tôt dans cette ville de tarés.

Se contenter d’un frère étrange c’était le mieux qu’il puisse faire à l’heure actuelle, alors. Une simple fluctuation dans l’équilibre normal des choses pour le moldu lui faisant face. S’ils s’observent depuis un moment c’est Clemens qui rompt le contact visuel, cherchant dans le restant de sirop d’érable dans son assiette une façon de ni mentir, ni dire la vérité. Comment expliquer ce système de réincarnation. De personnes vivant dans d’autres personnes, d’esprits de… De renaissance subit par ces porteurs d'âmes. Lui n’était pas de ceux-là. Né avec sa magie, ses pouvoirs il les a toujours possédé si l’on en croit sa mémoire alors il ne savait trop rien de ce que c’était, de tout apprendre d’un coup, de devoir accepter sur le tard son anormalité. « Y’a pas de loup-garous rassures-toi. En tout cas pas comme tu l’imagines, c’est…. Beaucoup plus subtile sinon.. Sinon vous vous en seriez rendu compte bien plus tôt. Qu’il se passe des choses anormales. » C’est la meilleure explication qu’il puisse donner. Il y a des choses anormales, mais pas tel qu’il se les imagine. Les dieux ne sont pas des géants vivants dans le ciel, les créatures ne se baladent pas sous leur véritable forme. Tout est beaucoup plus discret, plus secret. Heureusement d’ailleurs sinon ils seraient si facile de les reconnaître. « Le père Noël je peux te confirmer que c’est des conneries oui. C’est pas une religion. » Quand à Jésus il ne dira rien. Peut-être que Jésus était réel, peut-être que c’était simplement un prophète comme lui, guérisseur dont on a exagéré les prédispositions. Clemens n’a après tout jamais essayé de rendre la vue à quelqu’un, ou fait remarcher quelqu’un. Peut-être que c’était totalement faisable ? Peut-être qu’un Dieu capable de le ramené à la vie l’a ressuscité, qui sait. Si Clemens avait depuis longtemps abandonné la religion inculquée dans ses diverses familles d’accueils et foyers, être au contact de ces conneries avait ouvert des possibilités illimitées d’histoires et de personnes capable d’exister. Bordel, il côtoie des Dieux, des esprits connus réincarnés dans de simples vaisseaux comme eux deux. Tout était putain de possible, après tout, il avait sauvé la vie d’une génie. Une génie qui réalise de véritables souhaits. C’est peut-être pas l’équivalent de Jesus ou du Père Noël, mais en tout cas il était capable de dire à son frère que ce génie là était bien réel et elle ne ressemble pas du tout à Robin Williams. Avant que ces idioties ne lui échappe et que son aîné ne reparte dans une crise incompréhensible il met un terme à son fils de pensées et se mord la langue, façon de parler. « Enfin, ne parlons plus de ça, j’ai encore faim. » qu’il avoue en avalant la dernière bouchée de sa deuxième assiette. Après quoi il se retourne, cherchant entre sa banquette et celle de derrière la boîte où étaient entreposés les menus et en récupère un qu’il se met à étudier avec attention. Il a bien l’intention de se remplir l’estomac au maximum, quitte à ruiner son aîné.
Quelle idée aussi, d’emmener Clemens Jones manger.


CODAGE PAR AMATIS

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☩ sabbra cadabra ☩
I feel so good, I feel so fine Love that little lady, always on my mind She gives me loving every night and day Never gonna leave her, never going away I feel so happy since I met that girl When we're making love it's something out of this world It feels so good to know that she's all mine Gonna love that woman till the end of time
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if you could feel the things I am able to feel (mald) - Dim 16 Déc 2018 - 16:19




― The Dark Side―

The Jones Brothers

Parce que je ne suis qu'un simple humain. Qu'un homme dont les seuls pouvoirs ne sont pas magiques mais bien le résultats d'années à étudier de lourds volumes poussiéreux qui ennuieraient le commun des mortels. Je contemple tout ceci comme aspiré dans un livre fantastique dont je ne suis ni lecteur ni narrateur. Le protagoniste malgré moi d'un récit qui me faire redouter la page suivante. Je fais de mon mieux pour enregistrer toutes ces informations dans un coin de ma tête, là où je suis certain qu'elles ne manqueront pas de me hanter comme l'esquisse d'un monstre inachevé. Plus que la nouveauté de toutes ces révélations c'est l'absence de mode d'emploi qui m'inquiète. J'ai le sentiment que tout ceci n'est pas aussi simple qu'un roman d'aventures, et surtout, tout ceci est bien réel. Même si j’ai en définitive du mal à imaginer que mon prochain puisse être doté de pouvoirs cosmiques, cela ne change pas les faits. Et c'est terrifiant d'y penser. Clemens peut faire revenir quelqu'un d'entre les morts. Il peut jouer avec la vie d'apparence aussi simplement qu'on lance une pièce en l'air pour décider du destin. Et si je ne suis pas assez abject pour lui en vouloir de m'avoir sauvé je n'oublie pas qu'il m'a blessé pour en arriver là. Son don semble être toutefois principalement positif mais qu'en est-il de toutes ces autres personnes comme lui ? Celles dont il confirme l'existence d'un hochement de tête ? Et si quelqu'un dans ce restaurant a une faculté suffisamment dangereuse pour le rayer de la carte ? Il a l'air de contrôler ses capacités, mais je suppose que ce n'est peut être pas le cas de tout le monde. Alors malgré ma bonne foi je ne peux empêcher ce tourbillon qui me donne le vertige. Il a sûrement raison, une chose à la fois et chaque chose en son temps. Mais si le danger est bien réel, j’ai besoin de le savoir. Il parle de son monde et du mien comme deux entités distinctes, deux entités qui n'attendent que d'entrer en collision comme c'est déjà arrivé entre lui et moi. Et on sait ce que cela a donné. Alors si nous sommes tous en danger j'ai besoin de le savoir, j'ai besoin d'être rassuré que ces choses qu'il dit si subtilement camouflées ne viendront pas surprendre mes élèves au milieu d'un cours pour les cueillir d'autant de balles perdues. J'ai besoin de savoir que si les monstres existent ils n'attendent pas de me dévorer sous mon lit juste pour le plaisir de détruire. J'ai besoin de me sentir en sécurité face à ce monde inconnu, plus que de le comprendre. Peut être que c'est cela qui me donne la certitude que je suis définitivement humain.

Mais quand je le regarde je me demande vraiment où se situe cette limite; celle ligne séparatrice, cette route et nos côtés respectifs. Il dévore sa deuxième assiette et ça m'attendris presque, me rassure qu'il est différent mais surtout comme les autres. Alors je reste silencieux, je demeure en retrait de chaque bouchée qu'il ponctue de mots. Il est ma seule chance de comprendre la vérité, et il est aussi mon petit frère. De ces deux aspects c'est celui-ci qui m'importe le plus, même si je sais que s'il entendait cette pensée il me dirait que je ne peux pas dissocier. Que ces deux faces sont une seule et même pièce. Mais je préfère voir les choses ainsi pour l'instant, chaque pas en avant me donnant déjà l'impression de celui d'un géant. Le mot religion attire cependant mon attention. Je ne m'étais pas attendu à l'entendre, trop incongru dans la conversation. Alors il réveille autant de curiosité que de vieux démons. Qu'est ce que la religion ou dieu à avoir dans tout ça ? J'échappe un profond soupire, cherchant le contact de la banquette contre mon dos pour m'ancrer dans la réalité. Je ferme les yeux un instant pour les rouvrir lorsqu'il m'annonce qu'il a encore faim. J'échappe un sourire malgré moi. Peut être que la faculté d'engloutir son poids en pancakes est un autre de ses talents cachés. Je croise les mains pour les poser contre la table, lançant un signe de tête vers la carte. « Prend ce qui te fait plaisir Clemens, c'est moi qui invite après tout. » J'adresse un signe de la main à la serveuse et sa cafetière pour qu'elle vienne me resservir. Le sang bouillonne à mes tempes et le café fume sous mes narines. Quelque chose que j'aimerai dire mais la conversation a déjà changé. Ce n'est peut être pas plus mal après tout. Mais un jour j'aimerai savoir la réponse même si je sais qu'il rirait de ma naïveté. Mais je ne suis qu'un civil au milieu d'une guerre dont j'ignore l'existence. Alors mes lèvres forment les mots en silence pendant qu'il passe encore commande.

Est-ce que tu me protégerai des dangers de ton monde Clemens ?

-Fin du rp-


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