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wicked ones ( aura)

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Clemens Jones
Clemens Jones
- CRY OF THE MARTYRS -
BLAZE : rage
CREDITS : ava: me. ban. cala: jan ♥ aes: aura ♥
FACE : dane dehaan
DOLLARS : 1582
SACRIFICES : 512
PORTRAIT :
ANNEES : 33 années et pourtant un visage de gamin.
CŒUR : enragé contre le monde. Il bat à cent à l'heure, le myocarde aux fluctuations douceâtres.
RÉINCARNATION : simple mortel doté d'un pouvoir de guérison.
TALENT(S) : prophète aux mains salvatrices, adoucissant les maux et collectionnant les blessures. Son sang précieux, drogue certain, guérit les blessures et tue les dieux.
FACTION : la Calavera, ceux qui ont bien voulut de lui.
OCCUPATION : il interroge et répare, brise et console pour le compte de la calavera, simple soldat. guérisseur du commandante.
GENÈSE : conscient depuis l'enfance d'être doté de pouvoirs surnaturels, il connait l'existence des dieux depuis son arrivée à Arcadia.
TALON(S) D'ACHILLE : le passé, les cauchemars....une mafieuse italienne, son chat Salem et une génie.
JUKEBOX : way out there - lord huron // the dark side - muse
RUNNING GUN BLUES :






SEEK AND DESTROY
maldwyn jones I
ψ
ONE EYED HOUND
gamze hale
ψ
THE DARK SIDE
maldwyn jones II
ψ
WICKED ONES
aura sciarra I
ψ
GUIDING LIGHT
maria magdalena asturies
ψ
AFTER ALL
aura sciarra II
ψ
THE DAWN WILL COME
maldwyn jones III
ψ
FAMILIA
alejandro flores
ψ
OUT OF MY MIND
aura sciarra III
ψ
THE MEPHISTOPHELES OF LOS ANGELES
aura sciarra IV


(+ en apesanteur)
( + salvame)



wicked ones ( aura) - Jeu 27 Déc - 1:00

wicked ones.

This night ain't for the faint of heart For the faint of heart, 'Cause the faint of heart gonna fall apart This night ain't for the holy man with the holy plan  For the promise land This night we got the evil hand And the evil hand gonn' raise the dead


Rien de normal à Arcadia, que des choses surprenantes à tous les coins de rue il était d’accord avec ça. La normalité était étrange, presque, et la population de créature surnaturelles à l'intérieur de l’enceinte de la ville laissait croire qu’une force magnétique les faisait tous converger ici. peut-être qu’il y avait une véritable raison. Peut-être qu’Arcadia, c’était leur Mont Olympe des temps modernes où se retrouvait aussi les êtres inférieurs pourtant dotés de magie ? Il serait prêt à le croire, l’ouverture d’esprit ayant fini par rendre tout possible à ses yeux. De l’existence de Jésus à celle des zombies, après tout ressusciter étant complètement normal dans cette ville de tarée, ça ce truc, ces légendes sont vraies. Assez de philosophie pour ce soir pourtant. Voilà trop peu de temps qu’ils sont assis ici et déjà trop de blabla sur des choses qui perdent de leur sens plus ils buvaient. Ils allaient pas révolutionner le monde avec trois grammes de vodka dans le sang.
Il préfère de loin le sujet suivant, jeu qu’elle conclut en le rappelant au mot. Peut-être qu’elle avait effectivement une bonne mémoire. Pour une tueuse à gage ça devait faire partie des nécessités non ? Parce que si elle tue tous les habitants du 1045 sur la neuvième avenue de la ville au lieu du 9045 sur la première…. Ce n’était pas la meilleure idée du siècle on va dire. Ca a pourtant don de maintenir en vie son sourire, sa petite réflexion. « L’offre n’a pas de date d’expiration donc, si tu t’en souviens, c’est pas plus mal. » Qu’il répond, tout à fait confortable avec l’idée. C’était drôle, quand-même… De prendre son temps. Discuter n’a jamais été dans ses habitudes, encore moins draguer ouvertement quelqu’un. Pas le genre de la maison, une activité inutile selon ses dires, particulièrement quand il n’était pas (trop) alcoolisé. Pourtant, ça changeait. Ce n’était pas des plus déplaisant..Non seulement parce qu’elle suivait un peu son manège, mais aussi parce qu’elle n’était pas désagréable à regarder. Après tout, c’est la première chose qu’il lui a dit, qu’elle était mignonne...Ou bien c’était de dégager de sa ruelle ? Peu importe, maintenant. C’était pas ça l’important, c’était le reste. Le rire qui échappe ses lèvres qui sonnait si étrange, venant de la femme de glace incapable de réagir, il y a de cela une heure. Comme quoi l’alcool ça réchauffe n’importe qui au point de dérider même le plus glacial des minois. Même celui d’une tueuse à gage au coeur de pierre.

Ils avaient le même passé, peu importe l’endroit dans lequel on les avait abandonné le résultat était le même. Des enfants paumés qui ont grandi sans avoir cette stabilité offerte par une famille. Des gens qu’on retrouve à vouloir se taper sur la tronche en pleine rue, au milieu de la nuit donc. Rien de bien étonnant à cela une fois que leur passif est connu. Un passif dont il ne parle que très rarement, à une poignée de personnes seulement. Pourtant ça semble facile, maintenant. parce qu’elle est comme lui et qu’en temps qu’enfant aussi perdu que lui, elle comprend. Et il la comprend en retour, quand elle s’exprime. Quand elle parle d’une fin obligatoire à leur petit manège de vie dont elle semble tout aussi ravie qu’il ne l’est. Pas vraiment de but dans la vie, une envie de vivre quasi inexistante, il pouvait rejoindre sa façon de voir les choses. « T’es très positive, dis-moi. » Ironique, lui non plus n’était pas du genre à voir le meilleur dans son avenir. « Je vais pas finir mieux non plus. » Qu’il avoue à sa suite. Pas pour les mêmes raisons qu’elle, son pays c’était celui-là mais il n’avait sa place nul part. Ni à Arcadia, ni en Californie. Il se demande ce que cela fait d’avoir un chez soit, ou quelque chose qu’on est capable d’identifier comme étant sien. Auquel on tient assez pour que ça manque. Hormis la chaleur californienne qu’il préfère de loin au froid du Maine, il n’a rien à regretter. Pourquoi elle ne pouvait plus mettre les pieds dans son pays ça par contre ça l’intéressait. Il note de lui poser la question dès qu’il aura repoussé la bouteille plus loin, geste qu’elle encourage avant de lui faire regretter de ne pas avoir posé sa question tout de suite, puisque c’est elle qui pose la sienne en premier. Pourquoi il a été abandonné. La réponse il ne l’avait pas forcément, scénario deviné vu la situation de la mère, celle du père. C’était la seule explication possible pour une époque où on gérait plutôt mal ce genre de situation. « Parce que suis un bâtard, je suppose, ou que j’étais trop moche comme bébé. » Il plaisante, évidemment. C’était bel et bien parce qu’il était un bâtard, enfant non-désiré dont sa mère n’a parlé à personne. lourd secret qu’elle à emporter avec elle dans sa tombe, celui d’un enfant si peu désiré qu’elle avait décidé de le laisser sur place. « Je les ai cherché. Ma mère est morte depuis longtemps, mon père l’était pas encore. » Il aurait préféré, de loin. C’était le gros regret de sa vie sur lequel il se confie. Le genre de chose qu’il ne fait pas beaucoup et pourtant, pourtant ça l’aide à remettre les choses à plat. C’était la réalité et il devrait faire avec. « J’aurais mieux fait de m’abstenir de les retrouver. De me chercher une famille à tout prix parce que je… J’ai pas trouvé ce que j’espérais du tout. Ils ont pas voulu de moi un jour, c’était stupide de croire qu’ils en auraient un truc à foutre vingt ans plus tard. » Idiotie d’un enfant cherchant à tout prix sa place, elle devait bien le comprendre là-dessus aussi non ? N’était-ce pas le réflexe de tout orphelin à un moment de leur vie ? Chercher d’où il vient ? « Tu as trouvé quelque chose toi ? » Cette fois il espère qu’elle ait eu plus de chance que lui. Qu’elle n’ait pas vécu cette déception de se faire trahir par son sang, ou se faire dénigré par ce qui aurait dû être sien.

La curiosité piquant ses nerfs est satisfaite quand elle lui parle de ses capacités. Manipulatrice des ténèbres. Fallait bien qu’il tombe sur une déesse manipulant la noirceur de ce monde plutôt que le beau temps et les papillons. C’était donc ça dont Hécate est capable, de parler aux morts et tordre la nuit pour en faire ce qu’elle veut… Il l’a vu par lui-même, après tout. « Vu ton job ça doit être sympa comme tout oui, j’imagine. Tu dois passer des nuits confortables. » Il ne pouvait pas imaginer ce que cela pouvait être, vivre avec des fantômes, entendre la mort dans un lieu si pourris. De quoi coller une migraine, certainement. Les fantomes n’avaient pas intérêt à lui prnedre la tête aujourd’hui sinon, avec la vodka…. Cela risquait de mal tourner. Heureusement pour elle, elle réalise toute seule qu’elle en avait peut-être trop fait pour ce soir. une demi-heure qu’ils étaient là, peut-être un peu plus, et l’alcool marquait sa présence chez la déesse comme chez le prophète, la légère sensation dans sa tête lui rappelant qu’il n’était pas à jeun maintenant. « Je peux faire ça oui, pas de soucis. » Il était rapidement sur ses pieds, farfouille dans la poche intérieur de sa veste pour trouver sa carte bancaire qu’il utilise pour faire signe au serveur qui arrive, machine en main, montant à régler préparé rapidement pour le duo. Le thaumaturge s’occupe de régler l’addition et de ranger le tout dans sa poche. Peu importe le montant au final, il était content de sa soirée. « Tu habites loin ? » qu’il demande, déjà prêt à quitter l’établissement à la seconde où elle serait prête. Parce que dehors il n’y a pas de mecs qui vont les fixer, parce que l’air frais allait leur faire du bien, vraiment.


CODAGE PAR AMATIS

▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪


 
undisclosed desires ☩
I know you've suffered but I don't want you to hide I want to reconcile the violence in your heart  I want to recognize your beauty's not just a mask  I want to exorcise the demons from your past

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Aura Sciarra
Aura Sciarra
- GODS AMONGST MEN -
BLAZE : thinkky
CREDITS : (c) CLEMY ♥ & ANAPHORE / aesthetic & icônes : Janou & secret santa d'amour !
FACE : Emily Browning
DOLLARS : 1409
SACRIFICES : 633
PORTRAIT :
ANNEES : (la trentaine), masquée derrière le visage de porcelaine et les traits de poupée, tueuse au regard de feu.
CŒUR : (célibataire) au coeur de pierre, aujourd'hui fissuré et brûlant.
RÉINCARNATION : (Hécate), déesse de la lune, impératrice de l'ombre, guide aux carrefours, sorcière et enchanteresse du panthéon grec.
TALENT(S) : (Umbrakinésie) - ACTIF; (Transmutation) - ACTIF; (Illusions Cauchemardesques) - INACTIF; (Médiumnite) - ACTIF.
FACTION : (Nuova Camorra) mafia dans le sang, dans les veines,
OCCUPATION : (sous-boss) leadeuse de son groupe, soldats et capo à sa botte. (Avocate), spécialisée dans les affaires traîtant des mafias, mettant la sienne hors de soupçon, plombant les autres selon les alliances.
GENÈSE : (Primus), stade 5 / 27 décembre 2018, l'instabilité entre les doigts.
TALON(S) D'ACHILLE : (la mafia) seule famille restante, les atteindre reviendrait à l'enterrer. (scarifications) réclamation de la douleur par le corps, lame perçant la peau à intervalles réguliers pour calmer les pulsions. (Un certain thaumaturge), coeur ouvert au détour d'un verre. (Nina), fantôme d'un passé qui ne cesse de la hanter.
JUKEBOX : [u]within temptation[/u] - [i]ice queen[/i]
RUNNING GUN BLUES :
"Nous sommes de ceux qui établissent des stratégies dans l'obscurité pour reprendre la main, jouer selon leurs propres règles et forcer le destin"



"Nous sommes de ceux qui veulent à tout prix tabasser leur part d'ombre et faire taire leurs sales travers"





she walks with heaven in her steps and hell in her eyes



“She has been through hell, so believe me when I say, fear her when she looks into a fire and smiles.”


wicked ones ( aura) - Dim 30 Déc - 4:27

wicked ones.

This night ain't for the faint of heart For the faint of heart, 'Cause the faint of heart gonna fall apart This night ain't for the holy man with the holy plan  For the promise land This night we got the evil hand And the evil hand gonn' raise the dead



Ils étaient comme deux poètes maudits, deux adolescents qui se retrouvaient avec trop d’alcool, trop de drogues dans le sang, et qu’ils refaisaient le monde, bouteilles à la main, sourire aux lèvres et esprits embrumés. Rien n’était plus simple finalement… Sauf qu’en réalité, ce n’était que des mots en l’air, que des propos qui n’existeront plus le lendemain. Elle n’avait jamais eu l’occasion de faire cela Aura, n’avait jamais eu une quelconque discussion avec un autre être humain, sans que les mafias ne soient impliquées. Juste parler, oublier ce qu’elle était vraiment… Ou ce qu’on lui avait dit d’être. Sourire triste, quand elle se rendait compte de cela. Jamais elle n’avait eu de questions à se poser au sujet du monde, jamais elle n’avait refait son existence autour d’un feu de camp, lors de vacances avec des amis… Aura, c’était la gamine qui avait grandi trop vite, parce qu’on lui avait demandé. C’était celle qui s’était bloquée dans un modèle malsain, qui n’avait reconnu sa propre valeur qu’au travers du sang qu’elle avait versé, fait verser. Le sien, celui des autres… C’était ce qui attirait l’attention de Maximilio, c’était ce qui lui offrait un compliment, un sourire. C’était ce qui la rendait importante, d’être un monstre, une anormalité dans la société civile, mais un engrenage parfaitement huilé dans la mafia….

« Je n’oublie jamais ce qui m’intéresse. » Sourire en coin, jeu qui tirait sur sa fin. Elle ne ferait rien ce soir dans tous les cas, mais le non n’était pas définitif. Les pupilles détaillèrent un peu plus le visage, et le corps de l’homme. Au pire, elle mettrait son regard sur le compte de l’alcool… Ou assumerait parfaitement être en train de le mater. Après tout, vu ce qu’elle proposait, vu ce qu’il proposait, elle en avait parfaitement le droit…

Abandon dans la chair, elle se demandait désormais si elle ferait la même chose que ses parents, que sa propre famille envers elle. Certes, jamais elle n’aurait d’enfants Aura, pas assez folle pour mettre une vie entre ses mains. Cependant… Elle avait déjà trahi. Elle avait déjà abandonné. Nina. Maximilio. Sa patrie. Sa famiglia, qui à défaut d’être de son sang, lui avaient offert un toit, et ce qui pouvait s’apparenter à une vie. Elle avait tourné le dos à tout cela. Pour Augustin certes, mais la fin justifiait-elle réellement les moyens ? Aura avait refusé la vengeance, parce que lui l’avait demandé, des années auparavant. L’italienne s’était retrouvée apatride, incapable de poser le pied à nouveau sur le sol européen. Le jeu en valait-il réellement la chandelle ? Et était-elle condamnée à se retrouver trahie, et trahir ? Elle ne savait pas bien où elle se situait dans cette histoire. Victime collatérale, dommage qui n’en avait pas l’air, ou instigatrice de talent ? Ne faisait-elle pas que répéter le passé, sans jamais y réfléchir ? Pour quelqu’un se définissant humblement comme brillante, ce serait le comble. Mais c’était certainement ce qui était en train d’arriver. On ne pouvait pas demander la loyauté à quelqu’un qui ne la connaissait pas…

« Quand y’a pas de raisons d’être positif, autant ne pas l’être. » Elle n’avait jamais aimé cette hypocrisie, à cacher les émotions et mentir sous prétexte que cela dérangerait les autres que de dire la vérité. Non, sa vie n’allait pas bien finir. Elle était une mafieuse, elle était une traître, alors, un jour où l’autre, son existence la rattrapera, son passé toquera à sa porte, et une balle entre les deux yeux elle se prendra. Point final. Y’aura pas d’autres fins à son histoire… « T’auras certainement plus de chances que moi. » Il avait l’air moins impliqué, au premier abord, dans cette guerre incessante. Cependant, la mafia pouvait ne pas être portée sur le visage. Liens invisibles par moment, qui rendaient une personne d’autant plus dangereuse…

Et sa recherche n’avait pas mené à grand-chose, comme il l’avouait au bout de quelques minutes. Tristesse dans les iris, grisaille à l’intérieur du cœur. Ce genre d’histoires, ça ne se finissait jamais bien. Personne ne voulait des orphelins, c’était pour cela qu’ils étaient abandonnés. C’était l’histoire qu’on lui avait racontée, qu’il y avait juste une carte dans le berceau, quelques mots d’une mère ne pouvant s’occuper de sa gamine… Et elle y avait cru elle. Parce que y’avait rien pour se raccrocher, à part les paroles des siens… Vérité qu’elle avait questionnée, à une époque, quand les méthodes des mafieux s’étaient révélées à ses yeux. « J’ai essayé aussi, de savoir ce qui s’était passé, pourquoi… Mais faut pas rêver. La mafia efface toutes les preuves qui la mettent en danger, ne gardent rien. J’ai jamais eu l’occasion de savoir quoi que ce soit. » Lui avait au moins trouvé quelque chose. La mort de la père, l’existence du père qui s’en moquait. Il avait eu une réaction, des réponses, même si ce n’était qu’une indifférence cuisante. Elle… Elle s’était retrouvée face à une porte close. Un rectangle de bois scellé, inaltérable. Alors, elle avait composé avec. A quoi s’interroger finalement, quand la vérité n’était plus à portée de main ? « Je me dis qu’il doit y avoir une raison après, pour qu’on ait vécu cela. » Se renforcer, se relever. Toujours.

Ils étaient inébranlables, n’avaient rien à perdre…

« Je ne dors pas beaucoup. » Ce n’était même pas ses propres meurtres qu’elle voyait sous forme fantomatique par la suite. Certes, ils étaient souvent présents, mais à côté, c’était lié aux lieux où elle se trouvait, aux personnes qu’elle croisait. Et c’était écœurant à force, de voir à quel point toute personne avait quelque chose à cacher… Et souvent un cadavre dans le placard.

Il accepta de la ramener. Poids en moins sur ses épaules, elle qui n’était plus tout à fait sûre de pouvoir marcher droit sur le chemin du retour. D’ailleurs, quand il bondit sur ses pieds, pour aller payer, elle n’eut pas le temps de réagir pour donner sa propre carte. Tous les réflexes étaient amoindris, et son cerveau lui rappelait clairement qu’elle avait déconné. Pour un peu, il ferait la morale à sa conscience… « Tu me diras combien je te dois. » Mots prononcés dès son retour non loin d’elle. Après tout, vu l’argent qu’elle possédait, il n’était pas question de le laisser tout payer, même s’il s’était proposé de l’inviter. Quelques principes restaient nichés dans le cœur de l’italienne…

Elle réajusta son blouson en cuir, planqua définitivement l’arme qu’elle possédait sous le tissu, et reposa ses deux pieds sur le sol, petit saut pour quitter le tabouret et déséquilibre certain en arrivant sur terre, l’obligeant à se rattraper à Clemens. « Désolée. » Bon, ça va, elle ne l’avait pas non plus bousculé, et vu son poids de toute manière… Même le vent pourrait faire s’envoler Aura, s’il était un peu trop fort. « J’habite du côté de Little Italy… » Elle saurait se repérer là-bas, y’aurait aucun souci. Normalement ? Dans le pire des cas, elle se résoudrait à appeler Augustin à l’aide…

Les pas se glissèrent jusqu’à l’extérieur, air frais calmant les battements de cœur, et les pulsations grimpant jusque dans les tempes…



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TALENT(S) : prophète aux mains salvatrices, adoucissant les maux et collectionnant les blessures. Son sang précieux, drogue certain, guérit les blessures et tue les dieux.
FACTION : la Calavera, ceux qui ont bien voulut de lui.
OCCUPATION : il interroge et répare, brise et console pour le compte de la calavera, simple soldat. guérisseur du commandante.
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wicked ones ( aura) - Jeu 3 Jan - 1:48

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This night ain't for the faint of heart For the faint of heart, 'Cause the faint of heart gonna fall apart This night ain't for the holy man with the holy plan  For the promise land This night we got the evil hand And the evil hand gonn' raise the dead


Ça l’intéresse, qu’elle dit.
Qu’est-ce qui était le plus surprenant ce soir c’est à se demander. Qu’elle est accepté de venir boire avec lui - chose dont il doutait fortement vu leur rencontre… - ou bien la réalisation soudaine que, peut-être, elle disait la vérité. Que, étrangement, il l’intéressait vraiment.  Elle l’épie, en tout cas. Assez pour qu’il réalise ce qu’elle faisait, lui qui n’avait de toute façon pas été plus discret. Le plus étrange en fait c’est qu’elle est encore sobre en disant ça. En général, c’est après quelques verres que ce genre de conversation à lieu, pas avant. Il mentirait, pourtant, s’il disait ne pas être flatté, ou au moins content que ce soit réciproque. C’est qu’elle lui plaisait aussi, beaucoup.
Mais elle est pessimiste, la déesse broyant du noir, imperméable à la positivité qu’il s’amuse à vendre. C’était pas trop son délire non plus, la positivité. A force Il doute fortement de ce qu’elle dit. Qu’il aura plus de chance qu’elle, dans la vie. Ils étaient aussi foutu l’un que l’autre. Dans un jeu pareil, particulièrement à Arcadia, les pions n’ont pas une durée de vie illimitée. Ce sont les premières  pièces qui tombent dans l’espoir de sauver le roi, viennent ensuite les autres figures, fous comme cavaliers, tours. Peut-être qu’elle n’a pas de place attitré, dans le jeu. Mais tout le monde y participe, du moment qu’un pas est franchis dans Arcadia, les jeux sont fait. Lui savait très bien sa place, pion ranger sous les couleurs de la mafia mexicaine. Cela ne lui donnait pas longtemps et franchement, tant mieux. A trente-deux ans il en avait assez.

De son côté, elle, n’avait pas eu autant de “chance” que lui dans ses recherches. Peut-être que ça aurait mieux valu pour lui, rester dans le doute, sans jamais savoir qui il est, d’où il vient. C’était mieux que le dénis, dans un sens. Pourtant il le savait bien, ne pas savoir, c’est une torture aussi. Il avait encore des questions sans réponses et ça le rendait fou, de ne pas savoir ce qu’il avait tant fait de mal, en fin de compte. « Je vois pas ce qu’on est voué à faire. Hormis être des… » Des fuck-ups, weirdos, ratés. Des emmerdes ambulantes. « Des gens pas fréquentables. » Qu’il finit par dire faute de trouver mieux. Connards, peut-être. Des gens qu’on n’invite pas aux dîners de famille, qui passent leurs nuits dans la rue à se battre parce qu’ils ont la rage au ventre.  Elle devait bien comprendre ça non, un peu ? Même si elle est de glace, même si pas grand chose ne transparaît d’elle. Il la regarde et trouve ça toujours aussi étrange, même si il a réussi à la faire sourire, de faire face à quelqu’un qui ne s’exprime pas beaucoup. Il l’envie presque de tenir, de ne pas faiblir quand lui tente de revêtir un masque il craque rapidement. La colère, souvent, se lit plus facilement que le reste sur son visage, mais une chose est certaine c’est que son masque de neutralité tombe, les nerfs trop à fleur de peau, l’envie de rugir dans les entrailles. Une divergence, dans leurs histoires similaires, leurs ressemblances.

Autre ressemblance le sommeil qu’elle dit manquer. Il pouvait comprendre, enchaînant les nuits blanches puis les jours où il ne fait que cela, dormir lorsque le corps ne suit plus et qu’il tombe de fatigue, récupère assez pour se relever et recommencer le lendemain. Incapable de trouver le sommeil par lui-même, il se doit de tomber, pour s’assoupir. Parce que sinon c’est l’insomnie, c’est l’incapacité à fermer les yeux. C’est les cauchemars, les paralysies du sommeil… Non, il préfère de loin ce silence que tomber de fatigue procure, l’âme trop fatiguée pour le torturer dans son sommeil.   « Moi non plus. » Qu’il souffle, compatissant. Finalement il n’entend pas les morts, ne les voit pas mais en rêve… Ce n’est pas forcément la même chose, mais il y avait mieux, définitivement.

Il finit par se lever et va payer l’addition rapidement avant de revenir vers elle. « J’ai dit que je t’invitais, tu ne me dois rien du tout Aura. » Encore quelqu’un qui voulait à tout prix avoir des comptes rendus. C’est lui qui a proposé, pour “s’excuser” de lui avoir fait louper sa mission… Véritable excuse pour prolonger un peu la soirée, vraiment. Il attend sagement qu’elle réajuste ses vêtements avant de sauter de son tabouret… Et elle trébuche un peu, se rattrapant à lui. Il n’a jamais aimé les contacts humains, Clemens. Pas quand ils sont surprises en tout cas. Si son propre tabouret ne l’avait pas gêné le premier instinct qu’il aurait eu, c’est reculé d’un pas. Malheureusement - ou non, il n’était pas vraiment certain de vouloir dire l’inverse - pour lui, il est retrouvé dans l’incapacité de bouger, utilisant sa main pour la stabiliser. « Ne t’en fais pas. » Adorable, quand-même. Ça le fait sourire, crédibilité réduite à néant. Tueuse à gage, peut-être, mais pas si effrayante que ça. Il est inconscient, diraient certains, mais ce n’est pas une nouveauté non ? Depuis quand le thaumaturge l’est… Jamais. Il relâche finalement son épaule lorsqu’il est certain qu’elle tient debout sans aide. Le chemin allait être long, c’est certain... Et tant mieux. « C’est pas la porte à côté, mais ça me va. » Ils auraient le temps de discuter, peut-être… Ou le trajet allait se passer dans le silence, comme celui jusqu’au bar, où il ne savait pas trop quoi dire pour ne pas avoir l’air débile. Ni comment se tenir, pour ne pas être trop près, ni trop loin et faire attention à marcher en regardant les commerces sans lui rentrer dedans par erreur. Un calcul minutieux pour ne pas tout gâcher.  

Dehors, la pollution est finalement une bénédiction. Oxygène ingéré, la fraîcheur timidement installée dans la nuit estivale. C’était mieux que la canicule le jour, plus agréable. Un temps idéal pour raccompagner quelqu’un chez elle. Ils se mettent en marche, le chemin évident pour rejoindre le quartier mais ensuite.. Ensuite elle devrait les guider, c’est pas qu’il ne va jamais chez les ritals, mais si. Dans la demi-heure les séparant d’un moins A au point B, ils trouveraient peut-être de quoi parler non ?... Ou peut-être pas. Sûrement pas.  Lorsqu’ils arrivent au bord du quartier, ils n’ont fait qu’échanger des banalités sur le temps, sur le trafic encore chargé et sur la population gênant sur les trottoirs, ce qui n’aide pas, quand on a bu et qu’on ne tient pas sur ses jambes… Mais c’était l’excuse pour marcher plus doucement et mettre plus de temps avant d’arrivée dans le quartier italien, gli anni ruggenti, comme ils disent.


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RÉINCARNATION : (Hécate), déesse de la lune, impératrice de l'ombre, guide aux carrefours, sorcière et enchanteresse du panthéon grec.
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wicked ones ( aura) - Dim 6 Jan - 16:16

wicked ones.

This night ain't for the faint of heart For the faint of heart, 'Cause the faint of heart gonna fall apart This night ain't for the holy man with the holy plan  For the promise land This night we got the evil hand And the evil hand gonn' raise the dead



Les pupilles avaient bien trop détaillé le visage et le corps de l’homme, elle qui pourtant n’était pas très portée sur la chose. En fait, elle avait tellement l’habitude et la haine d’être ainsi observée en tant que femme, qu’elle évitait de manière générale de le faire aux autres. Empathie légère de l’être objet qu’on avait créé… Et aussi de celle qui n’avait jamais eu d’intérêt dans le sexe ou l’amour, à part pour récolter des informations, et faire du chantage. De la simple prostitution où il n’était pas question d’argent. C’était ce qu’on lui avait demandé à une époque, et inconsciemment, elle avait répété le schéma, encore et encore, sans jamais s’interroger. C’était comme la famille, comme les origines, ça trottait dans un coin de sa tête mais il fallait mieux ne pas s’y attarder. A trop se poser de questions, elle finirait par se haïr, plongerait dans un enfer dont elle serait incapable de se sortir, toute déesse infernale qu’elle était. Finalement, ne pas y penser était la meilleure solution pour continuer d’avancer coûte que coûte. Parce qu’elle n’était pas assez puissante pour y faire face, pas assez forte pour rester debout et encaisser. Même si elle montrait le contraire. Même si tout laissait à penser le contraire…

C’était le pessimisme dans le cœur, dans l’esprit qui parlait, avec quelques verres d’alcool dans le sang. Si elle restait assez lucide dans ses propos, le lendemain allait être compliqué, et elle ne le savait pas encore. L’alcool était nouveau pour elle, et elle aurait au moins l’immense bonheur de connaître une cuite avant que les boissons humaines ne fassent plus le moindre effet sur elle. « Les gens peu fréquentables peuvent toujours se fréquenter entre eux. » Sourire, pause. Ca l’amusait, et elle était incapable de ressentir la moindre tristesse actuellement. Parce que c’était agréable d’être à ses côtés aujourd’hui. Donc elle n’y perdait pas trop au change. « Après, ça permet d’avoir une vie remplie et jamais ennuyeuse. » Une vie faite de sang et d’horreur. Crimes multiples que les doigts avaient commis, et que l’esprit avait fomenté. Elle était une tueuse, une traqueuse, toujours prête à détruire, et à accepter les conséquences de ses actes. A défaut d’être heureuse, y’avait toujours de quoi agir avec elle, jamais d’ennuis. Même si parfois, elle devait juste rêver de se poser, comme ce soir, se rapprocher de cet idéal d’humanité qu’elle était loin d’avoir…

Lui non plus ? Sourire doux sur les lèvres, alors qu’elle ne le lâchait plus du regard. Ils se ressemblait… Lui avait juste l’avantage de soigner plutôt que de tuer, non ? Et puis, à traîner avec elle, s’ils se revoient, il comprendrait à quel point elle peut être dangereuse, et à quel point il finirait dans la merde. « Va falloir qu’on s’assomme de somnifères alors. A moins qu’on ait autre chose à faire. » Elle commençait à divaguer sérieusement, esprit embrumé, pensées perdues au milieu de l’alcool. « Oui, tu as dit que tu m’invitais. Mais ça me dérange de voir les autres dépenser de l’argent pour moi. » Surtout qu’elle était riche, avait tant de comptes inactifs si ce n’était pour des rentrées d’argent. Finalement, faudrait qu’elle trouve une raison pour faire descendre le tout. En payant la prochaine sortie ? Ca pouvait être une bonne idée… Qu’elle garda dans un coin de son esprit, en espérant ne pas l’avoir oublié dans les jours suivants. Ca devenait compliqué dans son esprit, au fur et à mesure…

Stabilisation permise grâce à Clemens, excuses dans la bouche d’Aura, elle qui n’aimait pas particulièrement être touchée par les autres, la voilà qui obligeait le contact à cause de sa maladresse… Ironique pour une tueuse à gages, non ? Elle devait avoir un équilibre parfait, ne jamais trembler, et la voilà hésitante, vacillante. Quelle image donnait-elle ?

Pas la porte à côté, évidemment… c’était un peu excentré Little Italy, loin de tout, mais proche des siens. Pourtant, elle n’avait jamais été très famille, très impliquée dans le noyau des grecs. Ils n’étaient que des récurrences semblables, ni parents, ni frères et sœurs… Alors, elle les suivait sans jamais chercher leur intérêt ou un retour quelconque de leur part. Ils n’étaient rien à ses yeux. Il avait fallu l’alcool pour s’en rendre compte, que l’innocence perce l’obéissance pesante. Elle n’aimait pas les siens, pas comme elle devrait, loyauté envers Augustin et aucun autre. Jusqu’à quand ? « Ca fera peut-être du bien l’air frais… » Ca évitera de voir les pensées lui échapper. Et d’ailleurs, s’ils avaient voulu discuter, finalement, c’était le silence qui les avait accompagnés. Plus facile à dire qu’à faire, surtout quand entretenir une conversation n’était pas dans son habitude. Sur tout le trajet, et notamment une fois entrés en Little Italy, y’avait qu’une seule question qui avait passé ses lèvres : « Tu viens d’où, si t’es arrivé à Arcadia y’a quelques années ? » Il lui semblait qu’il lui avait dit ça. Après, Clemens, ça reste plutôt anglais à ses yeux. Enfin, l’étymologie des prénoms, après… Ce n’était pas son truc.

Et ils continuaient d’avancer, croisèrent quelques badauds qui les dévisageaient. Aucun ne tenta de les stopper, ou ne les attaqua. Ils n’avaient pas intérêt aussi, énerver la capo leur ferait passer un sale quart d’heure. Et personne ne souhaitait cela. Personne. « Faut traverser le quartier, j’habite de l’autre côté. » Là où les immeubles branlants laissaient place aux villas luxueuses, aux appartements d’un autre genre. Comme dans tout quartier, y’avait ceux qui galéraient… Et les autres, à la richesse accumulée et aux doigts faiseurs d’or.



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FACE : dane dehaan
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SACRIFICES : 512
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ANNEES : 33 années et pourtant un visage de gamin.
CŒUR : enragé contre le monde. Il bat à cent à l'heure, le myocarde aux fluctuations douceâtres.
RÉINCARNATION : simple mortel doté d'un pouvoir de guérison.
TALENT(S) : prophète aux mains salvatrices, adoucissant les maux et collectionnant les blessures. Son sang précieux, drogue certain, guérit les blessures et tue les dieux.
FACTION : la Calavera, ceux qui ont bien voulut de lui.
OCCUPATION : il interroge et répare, brise et console pour le compte de la calavera, simple soldat. guérisseur du commandante.
GENÈSE : conscient depuis l'enfance d'être doté de pouvoirs surnaturels, il connait l'existence des dieux depuis son arrivée à Arcadia.
TALON(S) D'ACHILLE : le passé, les cauchemars....une mafieuse italienne, son chat Salem et une génie.
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wicked ones ( aura) - Dim 6 Jan - 23:29

wicked ones.

This night ain't for the faint of heart For the faint of heart, 'Cause the faint of heart gonna fall apart This night ain't for the holy man with the holy plan  For the promise land This night we got the evil hand And the evil hand gonn' raise the dead


A force de sourire il commençait à avoir mal aux joues, c’est un fait.
Ça ne l’empêchait pourtant pas de continuer, le rictus brillant un peu plus. Effectivement, les gens peu fréquentables pouvaient toujours se fréquenter entre eux. Pour ça que les mafias existent, non ? Un abat de gens peu fréquentables, voilà ce que c’est. Certain le son pour la panoplie de compétences qu’ils possèdent et la façon dont ils les utilisent ( comprendre ici, à mauvais escient ) ou pour leurs caractères, violents, marginaux, qui ne peuvent coller qu’avec une vie de crime, avec d’autres criminels du genre. Était-elle membre de l’un de ses groupes, peut-être pas. Il n'empêche...Il n’empêche qu’ils pourraient très bien se fréquenter, entre mauvaises personnes. « L’idée me plaît bien. » Confirmation d’une chose évidente, en tout cas d’après lui. Peut-être qu’il s'ennuierait moins de cette façon, car oui, malgré les dires de la belle, Clemens lui s’ennuyait assez souvent. Interrogatoires répétés, routine installée, il en avait un peu marre de stagner là où il est. Il n’a que la calavera dans sa vie. C’est grâce à elle qu’il possède logement, travail et protection…Mais il s’ennui, sans avoir idée de quoi faire, de comment occuper ses journées autrement qu’en s’entrainant. Comme quoi, on était capable de s’ennuyer même en étant comme eux...Bien qu’il lui concède ça: il se faisait surement moins chier que son frère et ses bouquins...Et c’est le plus important.

Avoir d’autres choses à faire ? Oh, il avait des idées, mais ne dit rien, se contentant d’attendre qu’elle se lève de son tabouret - en trébuchant, très discrète pour une tueuse à gage - avant de sortir de l’établissement. Elle n’avait pas à subir ses commentaires déplacés toute la soirée non plus, surtout que… Surtout qu’elle était un peu pompette. Cela finissait par se voir, se sentir. Dans sa maladresse comme dans ses phrases un peu évasives. Tant pis donc, pour ce soir. La mission pour le moment c’était de la ramenée entière chez elle et ensuite.. Il verrait. Little Italy ce n’était pas si prêt que ça, partir le plus tôt serait le mieux au final, ils se mettent en route. « Surtout quand t’as trop bu oui, ça aère les neurones il paraît. » Oh il a eu l’occasion de le tester même, l’oxygène frais revigorant quand à l'intérieur on cuit. Plus il faisait frais dehors et mieux c’était, même. Comme si le contraste permettait de calmer un peu le brasier dans le cerveau. Une nuit d’été dans le Maine, c’était l’équivalent d’un printemps frisquet chez lui, presque. Pourtant il s’était habitué à cette météo, même si… Ça lui manque un peu, l’été bouillant, la plage avec un sable si chaud que ça crame les pieds… Et son insouciance de l’époque, troquée pour des déboirs et un parka à neige pour l’hiver. C’est pas sa tasse de thé, le Maine… « Californie, j’ai passé ma vie là-bas jusqu’à arriver ici. » qu’il répond, tout naturellement. Oh il n’a jamais eu un accent particulier ou aucune caractéristique de son état natal. Très difficile de se dire qu’il est californien, sauf quand il se plaint du froide, de la pluie, de la neige… Bref, des changements météorologiques auquel il n’était pas habitué, dans son coin. « Tu as parlé de ton pays. J’en conclus que toi t’es pas née là par contre, c’est ça ? » Pas que ça le dérange, loin de là. En fait il était plutôt admiratif des gens qui ne sont pas restés chez eux. Qui ont bougé, qui on vécu, lui qui n’a jamais foutu les pieds dans un autre pays et n’a voyagé que pour venir vivre ici. Douze États qu’il a traversé, résumant son exploration du monde. On lui parlait souvent du mexique, par contre. A tel point qu’il a l’impression d’en connaître certains quartiers, quelques bribes de vie locale recréé à Delray. Bien entendu ce n’était pas la même chose. Et si un quartier résumait toute un pays alors..Il a visité le Japon, l’Italie, la Russie et l’Irlande rien qu’en se baladant dans Arcadia et ses quartiers.

Non pas qu’il s’éloigne de Delray Hollow souvent. Bon, il n’a pas l’air d’un mexicos alors en général, peu importe où il allait il ne récoltait pas trop d’ennuis, Clemens ( ce qui est proche du miracle, vu sa capacité à se trouver de nouveaux ennuis en général). Mais se balader dans un quartier en pleine nuit avec une tueuse, dans un camp pas forcément amis…C’était un peu débile. Est-ce qu’il allait le faire ? Oh oui, tout ça pour une fille. Pas grand chose dans le citron ou aventureux au possible, personne ne saura jamais vraiment mais les quelques personnes qu’ils croisent une fois arrivés dans le Quartier ancien, ont l’air d’un peu trop les regarder. Faut dire qu’il n’était pas à sa place, du tout. Le goudron des rues se transforment en pavés de pierres calcaires rosées qui, mélangé aux murs - certes abimés - un certain charme au petit quartier. On oublierait qu’on est dans une grande ville américaine, le temps de le traverser.

Dans leurs pas pourtant, le coin change. Les ruelles se transforment en plus grandes rues, plus belles, ornementés de quelques squares avec des fontaines comme on en voit dans les films et puis..La pierre change, les fenêtres grandissent… Et pourtant, ils continuent d’avancer. De s’enfoncer dans ce qui n’est plus pauvre, mais luxueux. Où la pizzeria du coin au néon abîmé devient un magasin de prêt-à-porter où l’on affiche pas le prix des choses dans la vitrine. Les gens qui entrent dedans se fichent, du prix. Il en aurait rentrer la tête dans ses épaules, Clemens, s’il ne cherchait pas tant à avoir l’air normal. Pourtant se terrer dans son trou, c’est tout ce qu’il a envie de faire.. Et il n’est pas à l’abris de ses surprises, puisque, enfin, ils s’arrêtent devant un bâtiment. Un beau, bâtiment.


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DOLLARS : 1409
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PORTRAIT :
ANNEES : (la trentaine), masquée derrière le visage de porcelaine et les traits de poupée, tueuse au regard de feu.
CŒUR : (célibataire) au coeur de pierre, aujourd'hui fissuré et brûlant.
RÉINCARNATION : (Hécate), déesse de la lune, impératrice de l'ombre, guide aux carrefours, sorcière et enchanteresse du panthéon grec.
TALENT(S) : (Umbrakinésie) - ACTIF; (Transmutation) - ACTIF; (Illusions Cauchemardesques) - INACTIF; (Médiumnite) - ACTIF.
FACTION : (Nuova Camorra) mafia dans le sang, dans les veines,
OCCUPATION : (sous-boss) leadeuse de son groupe, soldats et capo à sa botte. (Avocate), spécialisée dans les affaires traîtant des mafias, mettant la sienne hors de soupçon, plombant les autres selon les alliances.
GENÈSE : (Primus), stade 5 / 27 décembre 2018, l'instabilité entre les doigts.
TALON(S) D'ACHILLE : (la mafia) seule famille restante, les atteindre reviendrait à l'enterrer. (scarifications) réclamation de la douleur par le corps, lame perçant la peau à intervalles réguliers pour calmer les pulsions. (Un certain thaumaturge), coeur ouvert au détour d'un verre. (Nina), fantôme d'un passé qui ne cesse de la hanter.
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"Nous sommes de ceux qui établissent des stratégies dans l'obscurité pour reprendre la main, jouer selon leurs propres règles et forcer le destin"



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wicked ones ( aura) - Mer 9 Jan - 17:19

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This night ain't for the faint of heart For the faint of heart, 'Cause the faint of heart gonna fall apart This night ain't for the holy man with the holy plan  For the promise land This night we got the evil hand And the evil hand gonn' raise the dead



C’était agréable de parler, d’oublier, de vivre. Il avait fallu un peu d’alcool finalement, et une situation qui s’y prêtait pour qu’elle y parvienne. Pourquoi Clemens d’ailleurs ? Elle passait son temps à dire qu’Augustin était celui en qui elle avait le plus confiance, cependant, il n’y avait que le silence une fois face à lui. Le passé ne s’évoquait pas, les émotions non plus. Peut-être qu’elle voyait juste trop Maximilio en lui, souvenirs d’une époque qui n’avait rien d’heureuse, mais l’était-elle plus aujourd’hui ? Y’avait toujours Nina, qui se promenait près d’elle, toujours les fantômes qui s’accrochaient à la carcasse, murmuraient dans le creux de l’oreille. Quand elle avait parlé d’insomnies, elle n’avait pas menti, une fois de plus. Qui pourrait s’endormir, bercé par le son de ses propres meurtres, des centaines, des milliers d’âmes ne trouvant pas le repos, qu’elle avait arrachées de leur carcasse ? C’était que ce pouvoir était passif en réalité. Toujours présent, toujours là à lui rappeler qui elle était, ce qu’elle pouvait faire. Et dans son cas, c’était les fantômes de chaque personne présente qu’elle voyait, entendait, avec qui elle conversait. Les siens ne faisaient pas exception. Si elle pouvait se concentrer pour percevoir les spectres d’un lieu, l’énergie se drainait bien plus rapidement, grignotant sa raison, imposant sa folie.

L’idée lui plaisait… Sourire léger, alors que la fraîcheur caressait ses joues, qu’un courant d’air jouait avec sa chevelure. La situation devenait de plus en plus étrange… « Je ne sais pas si ça aère réellement les neurones, mais ça me fait du bien. » Prendre au pied de la lettre, au premier degré, voilà ce qu’elle savait faire Aura. L’humour n’était pas sa tasse de thé, et beaucoup en avaient fait les frais, même si elle était capable de feindre tout cela.

Californie… Elle n’y avait jamais été, partie du globe trop ensoleillée pour Aura depuis l’arrivée d’Hécate en elle. L’Hybris, qu’elle haïssait, qui l’affaiblissait voire la détruisait. Au début, elle s’était déjà brûlée, à rester sous le soleil italien, rayons chauds qu’elle appréciait. Il avait fallu arrêter les entrainements dehors, voire de jour. Oiseau de nuit qui s’était éveillé, qui était devenu sa marque de fabrique. Rythme bouleversé qu’elle gardait encore aujourd’hui, quand les activités illégales surplombaient le reste. Même ses horaires au cabinet étaient décalés. Matin tôt, soir tard, et sieste obligatoire entre midi et deux. Au moins, cela permettait aux travailleurs de plus venir la voir, non ? « Je n’ai jamais eu l’occasion d’aller de ce côté-là des Etats-Unis. » Harvard, c’était de l’autre côté, plus proche du Canada, plus proche de l’Atlantique. Puis bon, fallait pas y penser, elle ne pourrait pas connaître la joie de vivre par là-bas. « J’ai… Je suis née en Italie. Et j’y ai passé une bonne partie de ma vie. » Avec des voyages, des entraînements à l’étranger, notamment en France. Mois loin de tout, avant l’horreur. Avant la disparition de Nina. « Parfois j’aimerai bien y retourner. » Espoir impossible, chimère après laquelle elle courrait depuis des années. Ca lui manquait, sa région, les montagnes, les forêts de cyprès, les oliviers… Les pupilles se baissèrent, trouvèrent un intérêt sur ses pieds, le temps de reprendre contenance. Juste pour étouffer les émotions.

Les minutes défilaient, courant sur l’horloge. Combien de temps avaient-ils marché, souvent dans le silence ? Il fallait traverser une partie de la ville après tout, s’enfoncer aux extrémités de Little Italy, pour trouver son logement. Au milieu des siens penserait certainement Clemens, et il n’aurait pas tort. Cependant, elle n’avait jamais considéré le quartier comme sa famille. Parce que ça n’avait aucun intérêt, aucun sens non plus. La famiglia n’était qu’une expression foireuse, seulement là pour contrôler les individus. Après tout, n’était-ce pas les mots que le boss Esposito répétait en permanence, avant de mettre un contrat sur la tête de son petit-fils, d’en faire de même pour son héritière. La famille, ça n’existait que quand tout allait bien.

Jamais quand tout s’écroulait.

Puis le quartier lui apparut plus commun. Elle habitait non loin. Après quelques pas, elle se stoppa, stoppa Clemens net aussi, murmurant : « C’est ici que j’habite. » L’immeuble était refait à neuf, brillant d’une blancheur étonnante, rappel de ces montagnes éventrées de son enfance. Léger sourire, et elle se tourna vers lui, vacillant légèrement au fur et à mesure que la fatigue picotait autour de ses yeux, et l’alcool terminait d’achever sa conscience. « Merci en tout cas. » Finalement, elle avait oublié la partie désagréable où sa mission échouait. On dira que c’est la boisson, et absolument pas qu’elle s’en contrefoutait des informations qu’elle aurait pu récolter. « Et ne crois pas que je t’oublierai. » Etonnamment, elle n’en avait pas trop envie. Et ça tournait trop sous son crâne pour disparaître dans un claquement de doigts…



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wicked ones ( aura) - Mer 16 Jan - 0:47

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Ils ne sont tous les deux pas habitués au climat locale, voilà ce que leur conversation permet de conclure. Le soleil californien ou celui d’Italie n’a rien à voir avec ce que l’on trouve dans la région, c’est une certitude. « Et moi, j’ai jamais été en Europe. » Il n’a été nul part, mais ça il n’allait pas le préciser non plus, histoire de ne pas paraitre pour un imbécile qui n’a voyagé qu’une fois dans sa vie. Non, deux. Il a aussi été chercher sa famille, mais avait emprunté la même route que celle pour Arcadia alors...Alors ça ne compte pas, c’est sur son chemin. Il se demande bien comment c’est, l’Europe. Hormis ce qu’il a appris à l’école il ne sait pas grand chose de cet amas de pays si petits qu’il ne faut que quelques heures pour les travers d’un bout à l’autre. Comment ils font pour ne pas se marcher dessus, comment font-il pour communiquer les uns avec les autres quand tant de langues se mélanges. Heureusement qu’ils ont presque tous la même monnaie. Ça, c’est quelque chose qu’il sait. Le reste de leur histoire, faut dire qu’il n’en sait pas grand chose tant il y a de choses. Vieux continent aux murs vestiges, qu’Arcadia n’avait pas trop à envier. Ils avaient leur lot de vieilles choses ici également.  Il acquiesce après avoir terminé de regarder les plaques sur les murs des vieux bâtiments de Downtown qui clashent avec les nouvelles structures en verre. Du vieux épousant du neuf, des bâtiments vieux de plus de deux siècles accolés à des murs de affublés de projections vantant les mérites d’une société de cyberprotection. Toute la dualité d’Arcadia, la modernité contre l’antique. « J’aimerais aussi. Retourner d’où je viens même pour quelques jours. Le soleil me manque. Mais c’est… Plein de mauvais souvenirs. » Des endroits qu’il n’a pas envie de revoir, une ville puant la naïveté. Le pire dans tout ça c’est que la plupart des souvenirs étaient bons. Du temps avec son père à sa vie quasiment normale si on oublie le cancer et les stupéfiants vendus pour récolter un peu ( voir beaucoup ) plus que son salaire de vendeur. Ça c’était jusqu’à la mort du paternel. Jusqu’à apprendre qu’on l’a prit pour un gros con et que cette sorte d’happy ending en était pas un du tout. Le pincement au coeur est bien réel. Ouais, la Californie ça lui manque mais ça fait étrangement mal aussi d’y penser.

Il vaut mieux marcher.

Facilement de voir la frontière entre Downtown et Little Italy, quartier plutôt calme la nuit dans lequel ils avancent, traversant les rues le bruit de leurs pas sur le pavé seul perturbateur. Pas un mot, ou alors très peu. De quoi se diriger dans le dédale de ruelles exiguës et de grandes rues. Ils croisent de jolis fontaines et de quoi oublier qu’on était en Amérique.. Puis le quartier n’est plus le même… et c’est par là qu’elle habite. Là, même, dans le bâtiment devant lequel elle se stoppe. Un bâtiment en pierre de taille, grand, propre...Où la lumière à l’intérieur et ce qu’il voyait du vestibule laissait penser qu’une seule chose: hors de prix. Une sorte d'hôtel particulier ou quelque chose comme ça. Un endroit où il pourrait surement louer un placard à balais, avec un peu de bonne volonté. Visiblement ils sont pas du même monde, c’est tout ce qu’il peut en déduire. L’impression de ne pas valoir grand chose. De ne pas être assez bien pour elle. Qu’est-ce qu’il espérait, franchement.  Il laisse pourtant tomber l’immeuble, décollant les yeux de la façade pour en revenir à Aura qui le remerciait. « Mais avec plaisir. » Un sourire, avant qu’elle continue de parler. C’était surement l’alcool qui lui faisait dire une chose pareille. Trop de verres, pas assez l’habitude et pas bien haute pour supporter tout cela. Facile à oublier, le Clemens Jones, sauf si on lui doit la vie. C’est là où il prend de la valeur, là où il devient intéressant. « Ah ouais ? T’as l’air bien sûre de toi pour quelqu’un qui a cinq shot de vodka dans le sang. »  Finalement c’était pas si pourris que ça comme soirée même si, il est vrai, elle aurait pu le tuer d’emblée. Ça, ça aurait tourné la soirée en catastrophe. Un bon thaumaturge n’est pas un thaumaturge mort. Étrangement ils en étaient à être en bas de chez elle.  Il avait bien une idée pour qu’elle ne l’oublie définitivement pas, juste au cas où. C’était peut-être très con, comme idée. Une grossière erreur d’un imbécile qui n’apprend pas à se protéger des autres. Si Clemens fait un pas en avant pour se rapprocher d’elle il se stoppe, intrigué par quelque chose derrière elle. L’interphone, avec un seul nom gravé sur la plaque métallique: Sciarra. La curiosité le pique, mais il ne peut s'empêcher de demander avec humour. « Y’a que toi là-dedans ? » Forcément non, il devait y avoir au moins trois autres familles vu le nombre d’étages. Ce n’était pas possible. Pourtant elle acquiesce, confirme que son idiotie n’en était pas une en expliquant il ne sait trop quoi qu’il n’écoute pas trop. Le simple fait qu’elle acquiesce remettant en cause ses chances. En levant le nez sur le bâtiment il constate avec désarroi que ce n’était pas possible. Pas qu’elle habitait ici avec seulement les siens… Mais ça. Lui, puis elle.  Stupide. « Je.. Je vais devoir y aller. » Le pas est reculé, les yeux se baissent une nouvelle fois sur elle. C’est bien dommage, tout ça. Pourtant sa tête l’appelle à être raisonnable et à retrouver sa place. Tueuse à gage italienne, déesse friquée contre soldados soigneur, endetté jusqu’au cou. Pas possible, même s’elle lui avait dit que les gens comme eux pouvaient très bien se trouver. Même si quelque chose est là… Et que ça lui fout la trouille, rien qu’à regarder la brune. Parce qu’il n’a pas envie d’oublier non plus et qu’il aimerait bien le dire. Le prouver. Mais sa conscience le rattrape et le gronde. Tu te ferais plus de mal que de bien, qu’elle dit. Et il l’écoute, acceptant l’idée d’un hochement de tête dans le vite, adressé à nul autre que lui. « Bonne nuit du coup.» Qu’il souffle, forçant un sourire avant d’enfoncer ses mains dans ses poches et de filer droit, vite dans la nuit en se dirigeant vers l’ouest. Vers Delray. Là où il restera à sa place.
Qu’est-ce qu’il espérait, franchement.



FIN DU RP
(oui Clem est très con. )


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