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hunt you down (emiksana)

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Emiko Nakamura
- ADMIN + djinn tonic -
BLAZE : sarah (PHILTATOS.)
CREDITS : (c) carnavage la queen
FACE : natalie n.
DOLLARS : 1332
SACRIFICES : 101
PORTRAIT :
ANNEES : dix-neuf pétales de cerisier envolés dans le vent, dix-neuf souhaits murmurés aux étoiles scintillantes
CŒUR : célibataire, incapable d'aimer quiconque avant de réussir à s'aimer elle-même, fleur bleue éternelle.
RÉINCARNATION : djinn, créature des mille et une nuits, génie tout puissant, exécutrice de voeux, esclave new age.
TALENT(S) : wish granting & invisibilité
FACTION : calavera comme bouclier, calavera derrière laquelle elle s'abrite.
OCCUPATION : serveuse au kahuna burger, entre les tacos et le guacamole.
GENÈSE : créature trop consciente de l'esprit qui l'habite désormais.
TALON(S) D'ACHILLE : sa propre nature comme un boulet qui l'entrave, les ordres auxquels elle est obligée d'obéir.
JUKEBOX : genie in the bottle, dove cameron.
RUNNING GUN BLUES : DEARLY, DEAREST, DEAD
hunt you down (emiksana) - Jeu 6 Sep - 22:17

hunt you down
Le tablier à peine rendu au Kahuna. Le parfum des burritos qui s'accroche encore dans son sillage, dans l'oriflamme soyeux de ses cheveux noirs. Les écouteurs enfoncés dans les oreilles, un vieux titre d'ABBA qui défile et qu'elle chantonne joyeusement dans les rues sombres. Le volume monté au maximum pour éradiquer les pensées, pour éradiquer la voix, pour éradiquer la peur.
Elle ne parvient pas à oublier que c'est un soir semblable à celui-ci qui l'a vue mourir.
Ne parvient pas à oublier le néant et la fin.
Le trajet quotidien n'est qu'un éternel chemin de croix, en constante répétition, un souvenir incessant de la nuit terrible. Et les ténébreuses heures s'écoulent comme des rivières de sable, entre les buildings d'Arcadia. Les soirs sanglants, les soirs obscurs, les dettes signées et les vengeances exécutées - et les trahisons. Elle a appris les évènements du bal masqué, auquel elle n'avait pas eu le droit de se rendre. A vu défiler les voeux de guérison devant ses oreilles obéissantes, a vu le tissu de la réalité se modifier alors que plaies et coupures se refermaient.
Le sang avait coulé, et elle craignait que la soirée ne soit lourde de conséquences. Avait compris ce que l'évènement avait signifié pour elle - pour Seyi, aussi.
Et elle avait peur, si peur. Créature qui avait connu le trépas, et qui, malgré tout, tremblait face à ce qui agitait les rues de la ville qui était son foyer.
Le doigt tremblant s'enfonce sur un bouton du téléphone, le volume qui grandit, encore un peu, toujours un peu plus. Noyer la peur, oublier les ténèbres.

don't go wasting your emotion, lay all your love on me
Sa voix qui s'élève, fredonne, accompagne celle qui chante dans ses oreilles. Déjà, elle reconnaît la rue, alors que les mètres s'étaient effacés sous les pieds de l'enfant docile. Ruelle familière, demeure plongée dans l'obscurité qui se profilait déjà, sommeil des parents qu'elle imaginait au loin.
Et brusquement, c'est un frisson dans son dos.
Un pressentiment.
La nuque s'arque, le menton s'incline, alors que les yeux dorés parcourent les environs plongés dans le noir. Et l'instinct de survie, bestial, qui hurle de lâcher le sachet de chili qu'elle tient à la main, et de fuir. La pensée, qui l'envahit - s'effacer. La supplique, adressée aux cieux intransigeants, alors qu'elle rassemble sa volonté pour se faire indécelable, la créature des sables. Un doigt disparaît, se fait de nouveau visible, d'une spontanéité qui fait grandir le cri de frustration dans ses entrailles. Elle se tait, pourtant. Si elle ne peut se faire invisible parmi les ombres, qu'elle soit silencieuse.
La silhouette, qu'elle discerne enfin. Altière, droite, figure régale façonnée dans l'argile et le sang. Les traits froids et impériaux, qu'elle ne peut que reconnaître.
Le coeur se fige dans la poitrine, dans un silence terrible.
Pakhan.
Le mot résonne dans l'esprit affolé de la proie prise au piège, avant d'être étouffé dans le cognement sourd du cruor qui s'emballe.
Fuir.
Mais où?
S'effacer.
Mais comment?
Ce n'est pas un figure masquée, ce n'est pas un homme de main qui se tient dans les ombres de sa rue. C'est l'impératrice, qui est venue la chercher. La reine noire, venue abattre le pion de l'adversaire, dans un échiquier qui dépassait ses joueurs.
Les doigts s'emballent sur le téléphone. Un appel au secours, envoyé à celui qu'elle a appris à considérer comme un père. Une bouteille à la mer, alors qu'elle se sait condamnée. Elle ne termine pas le message.
Se contente de presser 'envoyer'.
Et de prier.

@OKSANA ALEKSANDROVA

   

   
☆☆☆ Beerus

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--- dearly, dearest, dead
tell me you will hold me in this golden afterlife — you don't have to die alone tonight
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