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Certain Agony of the Battlefield

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Certain Agony of the Battlefield - Sam 8 Sep - 18:49



Certain Agony of the Battlefield
@Calliope Bartolli


21 juillet 2018.
Lendemain difficile.

Alcide est dans son lit. La jambe blessée le lance, bien sûr. Le front quant à lui ne perle plus. La sueur est déjà oubliée, le corps se fait doucement aride comme les souvenirs refoulés. Que s'est-il passé ? Oh oui, il se souvient. Il se rappelle la grande salle, les serveurs pingouins, les coupes de champagne, les canapés engloutis entre deux rires. Il se remémore le trianon, aussi. Ce putain d'éclair qui l'a vidé comme jamais. Les accents de Mendes, sa langue jetée au minois de Killough, sa seconde apparue parce qu'... parce qu'on l'avait interrompu, sans doute. C'est fou non ? Etait-ce réel ? Il ne sait pas. Il aimerait affirmer que non, c'était un mirage, une hallucination commune. La voix de l'écorché se fait déjà lointaine, enveloppée par de nouveaux sons plus forts encore.

Les tempes semblent vouloir s'étreindre au détriment du crâne. La pression est insoutenable. Une fois encore, il fronce les sourcils, se redresse, examine. Le bandage est encore en place, quoique de travers après une fin de nuit agitée. Il ne dort jamais du même côté, il a besoin de tourner pour mieux rêver. Cette nuit, dans ses draps blancs, il a vu défiler un cortège d'ombres humaines pourvues d'une myriade de langues.

Bruits de pas dans le couloir. Il se dit qu'il n'est pas présentable, en sous vêtement dans ce lit double, dans ce lit qui pue l'absence. Mais ce n'est pas le fantôme de Frances qui vient lui rendre visite. Il le sait, il est assez éveillé pour ne pas céder, pour ne pas s'illusionner. Quelqu'un arrive. Ce quelqu'un possède les clefs. A qui les a-t-il données ? Qui donc ?

Prenant soin de ne pas appuyer sur la plaie, Alcide pivote et attrape le pistolet endormi dans le ventre de la table de chevet. Le glisse sous le drap. Il n'est pas en état de se lever pour coincer l'intrus sous son biceps. Alors il reste là, la couverture jusqu'aux reins, le cou tendu, la main crispée sur le flingue.



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Certain Agony of the Battlefield - Sam 8 Sep - 23:05

ALCIDE + CALLIOPE

Certain Agony of the Battlefield


Nuit blanche. Comment on est censé dormir quand on sait que sa famille aurait pu y passer. Je me tourne. Retourne. Je soupire. C’est insupportable. Alcide m’a dit de ne pas m’inquiéter. Il est mignon. Je n’ai rien pu faire cette nuit, j’ai vu que c’était le bordel, j’ai entendu des coups de feu mais je n’ai rien pu faire. Je me sens totalement inutile et la culpabilité est aussi grande que l’inquiétude pour mes proches. Impossible de fermer la tête. Mina me tient compagnie, elle tente de me bercer par ses ronronnements mais je finis par ouvrir en grand les yeux. Rien à faire. A 5 heures du matin, je finis par renoncer. Je suis épuisée mais tant pis. J’enfile une tenue de sport, je prépare Lucky et je pars courir avec mon golden retriever. On se dirige vers la plage. Elle est vide. C’est agréable, l’air me fait du bien. Je tente de me vider la tête. Lucky suit mon rythme plus ardu que d’habitude. Je finis par m’arrêter. Je m’assoie dans le sable, envoyant un bout de bois dans les vagues à mon chien. Le soleil se lève, la lumière est sublime, j’adore ça. Quand les joggeurs commencent à arriver, je prends le chemin du retour. Une fois à la maison, je file sous la douche, je dois aller voir Papa. Papa. Je l’appelle rarement comme cela, c’est juste entre nous, comme un fantasme stupide, la fille qui n’a jamais eu de père, qui en veut un à tout prix. Je m’habille rapidement. J’enfile un short en jean taille haute, un débardeur distendu par de nombreux lavages et mes chaussures boots que j’utilise pour le boulot. J’attrape une boîte d’antibiotiques, ceux que Keith m’a donné pour ma plaie par balle dans le ventre. Elle est presque guérie, je devrais éviter l’infection. Je reprends Lucky, il me suit partout, il a l’habitude de me suivre, de voyager. Il grimpe à l’avant de la voiture, côté passager. Sur la route, je m’arrête à la pharmacie. Alcide a une balle dans la jambe, je le connais, il n’a pas dû aller aux urgences, je demande des antalgiques, je ne pourrais pas avoir les plus forts mais si ça peut aider. Je prends des bandages, il va avoir besoin qu’on change ses pansements. Enfin je refais un stock, je ne sais pas ce qu’il a chez lui mais quand on est membre d’une mafia, je crois que ce n’est jamais vraiment perdu. Je prends tout le nécessaire. Je m’arrête prendre deux cafés. Je charge le tout et je prends la direction de la rue où vit Alcide.

J’ai les clés. Un double. Il est encore tôt, alors je décide d’entrer sans sonner, il doit être épuisé, il dort encore sans doute. Je vais préparer le petit-dej. Je pose mes affaires dans la cuisine. Lucky connait les lieux et il prend la direction de la chambre de papa. « - Lucky, viens-là ! » Je tente de chuchoter mais je crois que c’est loupé. Il avance rapidement vers la chambre de son grand-père. Je suis mon chien qui pousse la porte de la chambre, je suis juste derrière lui. Je tombe sur Alcide réveillé. Lucky monte sur le lit à la recherche d’affection de la part d’Alcide. Je grimace. « - Lucky, doucement » Je souris en voyant mon père réveillé. Je fais le tour du lit et je viens le voir. « - Oh! Tu es réveillé, je m’inquiétais… comment tu te sens ? Ta jambe ? » Je souris, mon visage reflète toujours de l’inquiétude. « - Il est un peu tôt, je suis désolée, je n’arrivais pas à dormir, je vais te faire à manger si tu veux ! Et tu as un tas de choses à me dire à propos d’hier ! Je ne pars pas sans avoir eu des réponses ! »




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Certain Agony of the Battlefield - Dim 9 Sep - 0:26



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Visage orienté vers la porte close, Alcide attend. Il entend et attend. Les sons ne cherchent pas à être discrets, y a comme quelque chose d'animal dans cette démarche râpeuse, précipitée. Apparaissent quatre pattes puis une paire de jambes. Les premières sont tapissées de poils ensoleillés, les secondes sont faites de chair. Il plisse des yeux. Sent le frisson de soulagement incrédule le parcourir, de la nuque au milieu du dos, faire doucement trembler les omoplates. Il les reconnaît. Calliope et son clebs.

Ce dernier décide de se lancer à l'abordage du lit. Alcide réprime un soupir : les draps vont sentir le chien... Le meilleur ami de l'homme d'accord, mais certainement pas son amant. Il extirpe tout de même sa main armée des couvertures pour venir flatter le crâne de la bête. « Lucky, doucement, préconise Callie. » Alcide tourne la tête, l'observe, elle et son sourire. Ils s'approchent ensemble, indissociables, bien que peints d'appréhension. A quatre souffles de distance et pourtant si lointains. La question lui parvient comme un écho, lui rappelle seulement d'éloigner le flingue des pattes du dénommé Lucky. Un coup s'échappe si vite.

Comment tu te sens ? Il ne cherche pas à répondre à son sourire. Encore moins à creuser la question et à répondre en philosophe. Il en est parfaitement incapable, ce matin plus que tous les autres. « Comme je vais. Tu n'as pas à t'en faire. Ça ne veut rien dire, Alcide. Explique-toi, ne joue pas l'évasif. Je vais très bien. On m'a pansé la jambe, je changerai ça plus tard... La balle n'a fait que passer, c'est le pantalon qui ne s'en remettra pas. Il venait de Carelli, tu sais... » C'est le tailleur qui va pleurer en l'apprenant. Tu n'as aucune raison de t'inquiéter. Oui, vraiment. Demain sera plus serein, quant au surlendemain... j'aurai oublié les langues chaotiques et la plaie sera presque refermée. Pas vrai ?

« Il est un peu tôt, je suis désolée, je n’arrivais pas à dormir, je vais te faire à manger si tu veux ! Et tu as un tas de choses à me dire à propos d’hier ! Je ne pars pas sans avoir eu des réponses ! L'énergie de Calliope lui sape presque la sienne, lui qui avait prévu de se faire des pâtes et de s'enterrer sous son oreiller. Mais elle est là, volontaire et visiblement préoccupée. Ne t'excuse pas... Tu n'as pas le double pour rien... Il veut la rassurer et pour de vrai. Mais c'est compliqué. Le dialogue est ardu pour un homme qui n'a jamais su être père, face à celle qui n'a été la fille que d'une femme. Je ne sais pas ce qu'il y a au frais... ne t'embête pas... Mais elle ne l'écoutera pas, bien sûr. C'est le problème du souci. On fait fi des refus, on les transforme et ils deviennent des s'il te plaît. Un tas de choses ? Un coup d'oeil l'informe que Lucky aussi ne comprend pas. Je crains, je crains qu'il n'y a plus rien à dire à ce sujet... Voix grave qui trébuche et cherche ses mots, prononce celui qui l'a exclue sans retenue. Le trianon était une erreur. »



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Certain Agony of the Battlefield - Dim 9 Sep - 15:43

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J’entre chez mon père. Le double des clés s’avère plutôt efficace finalement. Je ne pensais pas devoir m’en servir un jour mais ce matin c’est bien plus simple. Il m’a dit qu’il était blessé à la jambe, je doute qu’il puisse vraiment se lever. Je pose les cafés dans la cuisine. Lucky lui a repéré exactement où se trouve mon père, Alcide. Je tente de le retenir mais trop impatient de faire la fête à quelqu’un, il file vers la chambre d’Alcide. Je n’arrive pas à le retenir, je me presse derrière lui, j’espère ne pas le réveiller, je voulais lui faire à manger avant qu’il ne se lève. Loupé. Dans la chambre Lucky grimpe directement sur le lit. Je me rends alors compte que mon père ne dort pas. Je me détends un peu. J’avance vers Alcide pour m’inquiéter de son état. Forcément il me sort qu’il va bien. Je lève les yeux au plafond. Il n’est pas croyable, sérieusement. Je soupire légèrement. « - Tu n’es pas obligé de faire semblant, tu t’es pris une balle dans la jambe, ce n'est pas rien » Et puis on se fiche complétement que son pantalon soit troué. S’il faut j’irais lui en recommander un nouveau auprès de Carelli. « - Carelli s’en remettra, il sera même ravi de t’en faire un nouveau ! » Je m’assois à côté de lui. Il n’a pas l’air d’avoir de fièvre. Je reste prudente. « - J’ai de quoi changer ton pansement » On verra s’il accepte que je fasse son infirmière. C’est toujours un peu délicat entre Alcide et moi. Je l’aime, c’est mon père, je crois que c’est normal de l’aimer, j’ai envie en tout cas.

Je m’excuse d’arriver aussi tôt. J’aurais voulu me reposer mais je n’y arrive pas. Je meurs d’envie de fumer une cigarette, le stress sans doute. Le tabac fait du bien aux nerfs, je ne me suis jamais posée la question si c’était mauvais ou pas, apparemment je n’ai pas de cancer donc je ne vais pas m’en plaindre. Passons. Je fronce les sourcils, je crois qu’il tente d’esquiver la proposition de petit-déjeuner. « - Tu peux me laisser faire ça pour toi ? » Je peux parfaitement lui tenir tête, j’évite devant les autres mais là, nous sommes tous les deux. Avant tout cela, j’aimerais quand même comprendre ce qui s’est passé hier soir. Le trianon et tout ce qui va avec. Je n’ai pas eu la moindre réponse et j’avoue que je commence à me poser des questions. Qu’est-ce qui a merdé ? Qu’est-ce qui n’était pas une bonne idée ? Je suis sûre que Mendes est mort mais pour le reste ? Qu’est-ce qui s’est passé ? Sa réponse ne me satisfaite évidemment pas. Je lève à nouveau les yeux au plafond. « - Arrête Papa, tu ne peux pas juste me dire que c’était une mauvaise idée ! C’est le bordel dans tout le manoir mais je pense que tu t’en aies rendu compte. Mendes, c’était qui ? C’était Quoi ? Tu m’as exclu de cette réunion, mais j’ai le droit de savoir ! » C’est légitime de vouloir comprendre. Je ne peux pas juste être là dans l’ignorance. Je soupire, je me lève et d’un mouvement de main, je fais descendre mon chien du lit de mon père. Il obéit directement et s’installe sur le sol. « - Tu devrais me montrer ta jambe ! Qui t’a fait le pansement ? Silas ? » Je n’ai pas de nouvelles de lui non plus. « - Il n’a rien hein ? Il m’a envoyé un message mais je n’ai pas eu de réponse encore. Je m’inquiète aussi. » Stupide femme qui s’inquiète. « - Je suis contente que tu t’en sortes presque indemne ! J’ai eu peur pour toi… » Fragment de sentiment, c’est tellement rare chez nous. Ce n’est pas mon genre de dire ce genre de chose mais autant qu’il le sache, on est rarement seuls.



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Certain Agony of the Battlefield - Jeu 27 Sep - 23:30



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« J’ai de quoi changer ton pansement. » Il hausse un sourcil. Leurs rapports sont toujours bâtards, entre elle et lui. Entre lui et la plupart de ceux qui partagent un bout de son ADN, si on veut être honnête. Une fille ne devrait pas, en temps normal, panser les plaies de son père. Mais dans cette ville rien n'est logique et ceux qui s'accrochent à une vérité unique sont souvent plongés dans le déni. A ce moment, Alcide tend vers cette alternative : il ne veut pas s'estimer temporairement diminué à cause d'une jambe blessée. Peu certain d'avoir besoin de réconfort et de cocooning, il concède tout de même, pour la plaie comme le petit dej. « D'accord, d'accord… »

Mais Calliope ne disparaît pas. Elle insiste sur la soirée dont le souvenir hantera leurs mémoires. Et puis elle l'appelle Papa. Cela lui fait remarquer que Vito ne le fait pas. Les variations sont palpables et Alcide ne sait pas quelle dénomination préférer. Il n'est pas bien sûr d'être Père ou Papa pour quiconque. « Oui je me suis rendu compte du... dérapage. Il se redresse, croise les bras, fixe le mur qui lui fait face. J'ai rapidement quitté le trianon. Une fois Mendes mort, la fête pouvait reprendre, tu comprends. Tu n'as rien manqué... Nous avons trop tardé à l'intérieur. » Assez pour se tirer dessus à tout va. Assez pour laisser Mendes s'écouter parler. Il ne saurait citer verbatim le scélérat mais une chose est sûre, s'il revenait comme sa langue, Alcide le tuerait à mains nues.

« Il s'est revendiqué comme habitant Chaos. Alcide suppose que le petit gars était un illuminé à qui il manquait quelques cases et un peu de sens moral. Car les mortels aussi ont eux leurs serial killers, leurs sectes et leurs horreurs. Mendes n'était pas différent dans la mesure où il suivait son protocole sanglant. Chaos n'était probablement que la cerise sur le gâteau. Conclusion... A l'avenir, évite les quartiers russes. » Qui sait ce qu'il pourrait arriver à une joggeuse matinale.

« Non, pas Silas. Une amie m'a reconduit ici. Calliope comprendra l'euphémisme. Je crois qu'il se porte bien, j'espère. Je ne suis pas réveillé depuis longtemps, les nouvelles attendront demain... Quant à sortir indemne de cette débâcle, c'est effectivement un miracle. Ça n'a pas été le cas de tout le monde ; les coups de feu ont forcément estropié une poignée d'invités et la panique a marqué les esprits. Alcide soulève les draps et découvre la jambe en question, modiquement emballée, tout juste assez pour ne pas tacher tout le lit. Il sait que la plaie ne saigne plus. Elle a sûrement besoin d'être nettoyée, peut-être aérée... Il n'en sait rien et s'en remet à Callie, à qui il ajoute, plus sur le ton de la conversation que la réflexion. J'ai cru te voir en début de soirée mais avec tous ces masques... Tu étais venue accompagnée ? »



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Certain Agony of the Battlefield - Lun 8 Oct - 13:45

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Il cède. Il finit par accepter mon aide. Elle est si dure que ça à vouloir ? A prendre ? C’est gratuit, c’est volontaire. Il ne me force pas. Je suis là parce que je le veux bien, parce que finalement je tiens à lui, même si l’inverse, on peut en douter. C’est comme ça entre lui et moi, je cherche l’affection d’un homme qui n’en a pas à donner. Peut-être qu’un jour je me rendrais compte de ma bêtise pour le moment, je nage dedans. Je persévère, presque à contre-courant. Je soupire légèrement, j’aimerais des explications quant à la soirée de l’Eden Manor, cette mise à l’écart, ce rejet ressenti. J’ai détesté. C’est presque comme être laissée une fois de plus, cette impression de ne pas avoir ma place au sein de la Nuova Camorra. Elle ressort toujours dans ces moments-là. Et moi, je suis au chevet d’un père qui me tient à l’écart, aussi bien des affaires que de lui.

J’attends ses réponses, je les attends avant de pouvoir descendre chercher les affaires dont j’ai besoin. Je soupire légèrement. Je l’écoute me dire qu’il ne s’est rien passé d’intéressant. Forcément quand on y est. J’attends les aventures du Trianon, comme un roman dont la page est bloquée. Puis il finit par me dire une chose qui me fait tilt. Il ne semble pas vraiment s’y intéresser. Je fronce les sourcils. « - Habitant Chaos ? Le Titan ? » Je marque une pause. « - Tu y crois ? Je croyais qu’on n’avait pas de récurrence des Titans ? » Si c’est vrai, alors cela veut dire que ce n’est que le début d’un changement. Je le regarde avant d’ajouter. « - Cela ne t’inquiète pas ? » Il me précise aussi qu’il faut éviter le quartier russe. Là, je souris, un petit rire, léger, soufflé. « - Tu t’es mis à dos la grande Oksana ? Et bien, je n’aime pas tellement le quartier russe et eux non plus ne m’aiment pas trop. » Je fais référence à l’attaque que j’ai subi, cela dit, je n’ai pas la moindre preuve qu’il s’agisse de la Bratva. Une vengeance comme on en voit souvent. C’est pour cela que je ne dis rien. Vito a fait disparaitre la cicatrice. Il n’y a plus rien. Je garde un demi sourire. Une amie ? Oh vraiment ? Je pouffe légèrement. « - Une amie, comme tu en as tant, je vois » Je souris parce que la réputation de mon père n’est plus à faire. Au début, j’avais du mal, parce que j’ai vu ma mère brisée par cet homme qu’elle a aimé mais j’ai appris à faire avec, à l’accepter, il fait bien ce qu’il veut. Est-ce pour cela cette méfiance envers les hommes ? Un peu de ça et un peu d’Artémis, sans nuls doutes. « - Silas m’a cherché, j’ai reçu un message, il doit aller bien » Je tente de m’en convaincre mais je n’ai pas encore eu de nouvelle de mon grand blond. Malgré l’amour vache qu’il peut y avoir, je tiens à lui. Même quand il tente la drague lourde. Puis Alcide semble s’intéressait un peu à ma soirée. Mon sourire ne diminue pas, je le trouve presque touchant, ou alors c’est juste pour faire la conversation. « - Laisse moi le temps d’aller chercher de quoi refaire un pansement propre » Je file en bas, au passage, je dégaine mon smart phone, Lucky est resté avec son grand-père. Je commande un petit déjeuner à une chaine de café pas loin. J’attrape en suite le sac rempli de produits de la pharmacie et je remonte. Je reprends ma place initiale. « - J’ai commandé un petit dej, ça devrait arriver le temps que je regarde ta plaie » Je commence à retirer le pansement qui a été fait la veille, dans la nuit. Je grimace, ce n’est pas sale mais la plaie n’est pas très belle. « - Tu ne t’es pas loupée. » Alors je m’atèle à nettoyer à nouveau, toujours dans le but d’éviter une infection. « - Tu me demandais pour ma soirée ? Et bien je suis venue seule mais repartie avec … hm un ami. » Keith. Je souris. Je ne sais pas trop, il est parti un peu perturber, par sûr que mon baiser lui ait plu. « - Je t’ai croisé, j’ai eu le temps de t’embrasser sur la joue, puis Silas m’a légèrement monopolisé avant que cet ami ne vienne me sauver. » Je ne mentionne pas le nom de Keith. Je ne veux pas qu’il soit trop connu, trop vu. « - C’est juste un ami… je ne crois pas que cela ira plus loin… surement parce que je suis trop difficile en amour » Je grimace, pas à cause de la plaie, non je suis toujours concentrée à refaire son pansement. « - Artémis ne m’aide pas beaucoup » Je lui souris tristement. « - Tu devrais demander à Vito de regarder cette plaie quand même… histoire que tu remarches avant le mois prochain ? »



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Certain Agony of the Battlefield - Jeu 1 Nov - 17:27



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Il confirme. « Le titan oui. Ils sont seulement plus rares que les récurrences... Est-ce que ça l'inquiète ? Bien sûr. C'est l'inconnu et Alcide n'est pas un aventurier. Il préfère les mythes dans les livres et n'aime pas trop les livres ! C'est dire son degré de curiosité. Il a un rapport plus traditionnel, plus passif, aux affaires d'Arcadia. L'important est de garder la Nuova Camorra en lice dans le jeu des mafias. Comprendre le jeu est plus important que de s'en inquiéter...

La Bratva, c'est une autre paire de manche. Le Royaume et les Enfants Terribles aussi. Il n'y a que la Calavera qu'Alcide estime de confiance en ce moment. Et encore, il suffit d'un couac pour renverser l'échiquier. « En fait, évite tout ce qui n'est pas neutre ou italien. Ouais, ce sera plus simple. Il sourit à l'évocation des amies et est rassuré par la perspective d'un Silas en forme. L'athlète est un coriace comme son père. Je ne bouge pas d'un pouce, répond-il à Callie lorsqu'elle s'apprête à redescendre, le laissant seul avec le chien. » Sa descendance faite de poils et de jappements enjoués. Il se demande quand Calliope lui présentera quelqu'un.

Le petit déjeuner le surprend. Il n'est pas un adepte du smartphone, du moins pas assez pour savoir faire ça. L'idée de commander à domicile lui plaît moyennement. Mafieux officieux, c'est pas le genre de métier qui donne envie de filer tous ses coordonnées. Mais bon. Il est propriétaire du Thunder Fist et rien de plus, pas vrai ?

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« Un ami, d'accord. Il commente tandis que sa fille s'occupe de la plaie. Pas dramatique mais à prendre au sérieux tout de même... Lorsqu'elle lui dit l'avoir embrassé en passant, il répond. Je suis désolé, je me souviens à peine de la réception avant le trianon... » Calliope raconte ses mésaventures de la soirée et l'évocation de Salvatore fait sourire Alcide. S'ils finissaient ensemble, l'enfant serait assurément une récurrence... Mais son visage bien que souriant est peint d'une tristesse étrange. Il fronce doucement les sourcils. « Difficile en amour... tu n'as pas besoin d'aimer pour t'amuser. Piqûre de rappel qui se veut humoristique mais qui risque de ne pas la faire rire... En voilà un beau conseil père-fille ! Artémis gagnerait à se moderniser. » On est en 2018 sur la côte est des US, pas en -400 en Grèce profonde !

« Vito ? Il est sûrement occupé et tu as déjà bien travaillé... Ça ira, j'ai récupéré une canne hier. Il lui montre du bout de l'index. Elle est adossée au mur, à côté de la fenêtre. Récupérée en quittant le trianon par un Alcide vidé de toute son électricité. Il relève les draps, découvre son corps quasi nu. Zeus n'est pas friand de pyjama. Désormais assis, il ajoute : Si je m'en sers de béquille, je peux marcher sans problème. » Il insiste comme un gamin avec une fierté trop grande. A ses mots, une sonnerie retentit.



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Certain Agony of the Battlefield - Sam 3 Nov - 14:05

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Je n’aurais pas les détails de cette réunion avec les hauts gradés. J’ai toujours en travers de la gorge le fait qu’il ne m’est pas demandé d’être à ses côtés. Peut-être que c’était une tactique, peut-être que c’était pour me protéger, je ne sais pas mais, je me sens mise de côté et je déteste cette impression. Alors que je fais tout pour attirer l’attention de mon père, il me laisse dans l’ombre. Je me sens délaissée, c’est stupide mais c’est tout ma vie. Je suis délaissée, constamment. D’ailleurs il n’est pas le seul homme qui me fait cet effet-là. Je repense à Keith qui ne va sûrement plus refaire surface… parce que c’est toujours comme ça dans ma vie. Est-ce que c’est l’effet indirect d’Artémis ? Je ne sais pas, tout ce que je ressens c’est que je suis mise de côté, je ressens une impression d’être mise de côté, de ne pas être prise au sérieux alors que je fais tout pour être l’une des meilleures. Je soupire légèrement. « - Je note, mais je n’ai pas l’intention de rester dans Little Italie, juste parce que tu as mis en colère les trois-quart des autres mafias à cette soirée. »

Je commande un petit déjeuner pour qu’il puisse prendre des forces. Je ne suis pas une grosse mangeuse, parfois on me reproche d’être trop fine, je me trouve très bien et à vrai dire, je me fiche pas mal du regard des autres sur mon physique. Je ne mange pas la moindre viande, rien qui vienne des animaux ou surtout des industries. Je pourrais boire du lait si j’avais ma propre vache et idem avec les œufs si j’avais mes poules mais l’industrie torture la plupart des animaux. Alors je me contente de protéines végétales. Je descends prendre ce qu’il faut pour nettoyer sa plaie. Je remonte après avoir passé la commande, j’ai veillé à ne pas laisser son identité mais la mienne à l’adresse. Déjà parce que c’est moi qui paye. Je remonte et j’enfile alors ma blouse d’infirmière. Ou presque. Il me demande avec qui j’étais à la soirée. Un ami, parce que c’est exactement cela. Le jour où je trouverais un homme à présenter à mon père, je crois que la fin du monde ne sera pas loin. Je n’aurais pas cette chance à mon avis, je reste un peu désespérée de ce côté-là Artémis n’est pas vraiment ouverte de ce côté-là et je fais fuir la plupart des hommes qui tentent une approche. Je lui raconte rapidement comment c’est passé ma soirée. Je lui avoue que je suis compliquée avec les hommes, ma déesse surtout. La réplique de mon père m’étonne. Je relève la tête assez étonnée puis un peu amère. « - C’est vrai que tu y connais quelque chose… c’est exactement ce que tu as fait avec maman » Alors qu’elle t’aimait… c’est ce que j’allais rajouter mais je me retiens. Je soupire, je calme mes nerfs, je suis fatiguée, j’ai eu peur pour tout le monde et je commence à être un peu amère pour un rien. « - Désolée… » Artémis gagnerait effectivement à se moderniser. Elle ne semble pas des masses d’accord, je ris nerveusement. « - Ce n’est pas dans son programme je crois… il faudra te faire une idée, tu n’auras que Lucky en petit-fils de mon côté » Je lui fais un triste sourire, bien que j’adore mon chien, je sais que cela fait peine à voir, moi trente ans, sans relation, sans enfant, sans rien, juste une famille bancale. Je tente désespérément d’attirer davantage son attention mais je n’ai pas l’impression d’être très douée.

Je termine de jouer à l’infirmière. Je lui parle de la possibilité de montrer cette blessure à Vito, il est thaumaturge, il pourrait faire quelque chose. Il ne semble pas vouloir demander de l’aide à son fils légitime. Je soupire. « - Comme tu voudras » Pourtant le terme canne me met un sourire aux lèvres. « - Tu vas avoir fière allure avec une canne, rappelle-moi d’immortaliser tout ça » Je ne crois pas tellement quand il me dit qu’il peut marcher avec sans problème. « - Tu sais, tu n’es pas obligé de faire semblant avec moi » La fierté, encore un truc que l’on partage. « - Cela dit… j’ai fait la même chose, mais j’ai accepté l’aide de Vito ! Il y a quelques semaines je me suis faite tirer dessus » Je n’en avais pas vraiment parlé, juste à mon frère quand il est venu à son retour en ville. Il a alors insisté pour vérifier la plaie. Alors mon téléphone vibre, le livreur est devant la maison. « - Le petit-dej est là, je reviens » je crois qu’il tombe à pic, j’ai un peu peur de ce qu’il va dire. Soit c’est l’ignorance, aussi dure que du béton, soit il s’inquiète et c’est ma fierté qui ne va pas trop aimer, trop de paradoxe dans cette relation père fille. Je file en bas récupérer la commande et la régler, j’installe le tout sur un plafond et je monte. Je pose le tout sur son lit. « - Tu dois reprendre des forces »



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Certain Agony of the Battlefield - Lun 19 Nov - 2:16



Certain Agony of the Battlefield

L'amertume de Calliope tue le début de sourire qui s'immisçait sur les lèvres d'Alcide. D'un certain point de vue, c'est vrai qu'il s'est comporté en parfait connard. Charmer une femme, lui faire un enfant puis ne plus en vouloir, ni d'elle ni discuter d'un futur à trois... Ou d'un arrangement, d'un soutien... Non, il l'a faite fuir à Boston, bourse à l'appui. Le "truc" c'est que ça lui est très égal. Parce qu'Alcide est un type sacrément égoïste. Il privilégie son petit bien être avant celui de ses partenaires, c'est d'ailleurs pour cela qu'ils sont ses partenaires. Parce qu'ils apaisent Zeus, le dieu aussi capricieux qu'insatiable. Les engagements de longue durée, ça ne le connaît pas. Demandez à Héra...

« C'était déplacé, reconnaît-il modiquement, à moitié sur le ton de l'excuse. Ça ne l'empêche pas de penser tout ce qu'il a affirmé. Le fun, on le rencontre toujours dans les bras les plus incongrus. Ne t'excuse pas. C'est moi. » Il soupire. C'était fichtrement con de sa part. Puis Callie lui assure qu'il n'a pas besoin de jouer des muscles ni de serrer les dents en sa présence. Bien sûr, ils sont entre eux, et ce n'est pas Lucky qui jouera la commère. Il sourit à sa fille lorsqu'elle évoque d'immortaliser le moment, ce qui équivaut à un D'accord. « Tant que ça ne finit pas sur Amstramgram... Luca adore cette application. »

Et elle évoque une balle soignée par Vito. Savoir ses deux enfants prendre soin de l'un et de l'autre lui fait plaisir. Au fond, ce sont deux mondes qui entrent en collision. Enfant d'une adultère, enfant d'un mariage enterré... Et des circonstances pour le moins exceptionnelles. Un peu triste quand on y songe. Lorsqu'elle revient, les bras chargés d'un plateau garni, il demande. « Tu as vu le tireur ? Son visage, ou son ethnie ? » La voix est sérieuse et l'inquiétude perce. Si Calliope s'avère capable d'identifier l'assaillant, Alcide le fera tuer dans la semaine. Ou rechercher. Bellandi ne tolère pas ce genre d'acte à son encontre - car viser Calliope, c'est le viser lui. C'est le père et le don qui s'expriment en lui, et il ne saurait dire lequel domine.

Puis, voyant que sa fille a posé le plateau sur le lit, il observe, avec un léger sourire. « Tu ne veux vraiment pas que je me lève... Lucky quant à lui, est bien intéressé par le petit-déjeuner. Alcide lui glisse un bout de viande qui s'apparente à du bacon, sans savoir si c'est accepté ou interdit par son régime alimentaire. Je vais commencer par un café, ça va me réveiller, cogite-t-il à voix haute. Demain je dois voir Costilla. Augustin me conduira, mais je dois absolument pouvoir marcher, qu'il ajoute après trois gorgées. »



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Certain Agony of the Battlefield - Jeu 6 Déc - 15:55

ALCIDE + CALLIOPE

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L’ambiance redescend, elle aurait pu rester presque complice mais il y a eu cette phrase. Ma franchise a parlé pour moi. Je n’ai pas pu m’empêcher de lui faire la remarque. Il sait ce que c’est de s’amuser, il en a bien profiter dans sa jeunesse. Ma mère pourrait en témoigner si aujourd’hui elle était encore en vie. Alcide est égoïste, ce n’est pas nouveau, je ne sais pas vraiment si je peux considérer cela comme un père, après tout, si je ne lui obéissais pas au sein de la Nuova Camorra, quel lien aurions-nous ? Il s’excuse après mes excuses à moi. Je sais que c’est du passé mais cette erreur m’a quand même privé de tout homme dans mon éducation. Il ne voit pas à quel point cela m’a affecté. Je ne veux pas réouverte cette blessure, la perte de ma mère… l’absence d’un père. Il est clair que j’ai un sérieux souci avec le relationnel et la famille maintenant. C’est fait, c’est comme ça, il est clair qu’avec un passé comme celui-là et une déesse vierge en moi, je ne suis pas prête d’arriver à fonder quoique se soit. Ma confiance envers les hommes est bien trop limitée. Mon sourire est triste, je préfère que l’on clôture le sujet, il est assez pénible comme cela.

Je tente de changer de sujet en parlant de Papa et sa canne. Il faudra que je pense à immortaliser le moment. Je souris, un peu taquine pour l’embêter mais j’avoue que je ne peux pas m’empêcher de rire à sa réponse. «  - Instagram, Papa, Luca poste sur Instagram » Peu importe, il a essayé. Je le trouve mignon dans son genre. « - C’était bien tenté quand même » .

Je lui rappelle aussi qu’il n’a pas besoin de faire semblant avec moi, canne, pas canne, s’il a mal, s’il est fatigué, il peut parfaitement le montrer. Je ne suis pas là pour le juger, pour aller crier sur tous les toits le Don est blessé et faible. J’ai toujours cette image de mon père invincible, même avec une blessure par balle à la jambe, il restera fort à mes yeux. J’ai envie de croire qu’il est comme ça. Je lâche sans trop le vouloir que même moi, la fierté incarnée, portant l’essence de l’âme d’une déesse on ne peut plus fière, j’ai accepté que Vito m’aide avec les restes d’une plaie par balle. Je n’avais pas prévu de lui dire, je pensais juste passer à autre chose, ne pas envenimer cette guerre. Je ne sais pas qui m’a tiré dessus, cela pourrait être aussi bien des russes que des celtes.. voir même des enfants terribles. Dans l’idée, mon cerveau pensait à la Bratva. J’ai eu quelques déboires leurs hommes et il se peut que ce soit des représailles. Je soupire légèrement, Papa veut savoir si j’ai vu l’ethnie… si je sais qui m’a fait cela. Je sens ma gorge se serrer. Le souvenir de cette nuit est pénible. Je revois Keith placer ses mains à l’intérieur de mon ventre pour extirper la balle. « - Il faisait nuit tu sais, je sortais d’une surveillance au Zoo… j’ai vu des tatouages… je ne sais pas et je ne veux pas que tu cherches une quelconque vengeances, regarde ce qu’une soirée censée être pacifiste a donné… Je n’ai rien, Vito a refermé le reste de la plaie...c’est un mauvais souvenir » Je je ne veux plus en parler. « - S’il te plait Papa… on n’en parle plus »

Le petit-déjeuner que j’ai commandé me sauve. Je file descendre pour récupérer ma commande. Je paye le livreur et je prépare le tout sur un plateau. Je ne tarde pas à remonter. Je pose le tout sur le lit. Je lui demande ce qu’il veut en premier. Je souris. « - On a dit que tu te reposais, oublie pas, faut avoir fière allure avec ta canne » Je le taquine un peu, demi-sourire dessiné sur mon visage. Il prend un tasse de café, pour le réveiller. Je souris, j’attrape mon café au soja, végétarienne oblige, je fais attention à mon alimentation. Lucky lui s’empiffre de bacon offert par son papou. Je souris, on dirait presque une fresque familiale parfaite. Presque. L’annonce alors d’un rendez-vous avec le chef d’une autre mafia résonne dans la pièce. Je lève les yeux vers Alcide, j’avale une gorgée de ma boisson chaude. Cela ne m’enchante pas, pas du tout, il est blessé, ce n’est pas le moment d’aller courir à des rendez-vous d’affaires… ou quoiqu’ils fassent leur de cet échange. « - Ce n’est pas réellement le moment de prendre un rendez-vous avec Costillas ! Tu es blessé, tu devrais envoyer laisser Gus y aller, il peut parfaitement gérer. » Je suis une louve, protectrice, maternelle, c’est plus fort que moi. Bien que l’idée que Gus y aille seul m’angoisse aussi… « - C’est quoi le but de ce rendez-vous ? Une alliance ? Contre qui ? Mendes ou le reste du monde mafieux d’Arcadia ? » La question se pose réellement… Je caresse gentiment Lucky qui semble redemander du Bacon, je lui donne ma part mais après ça suffit. « - On entre dans une pseudo guerre et tu es en première ligne, ça ne m’enchante pas vraiment... » Cette peur de la perte, de l’abandon… Elle ressort.. toujours à un moment donné.


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Certain Agony of the Battlefield - Mer 26 Déc - 16:26



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« Instagram, reprend-il presque sagement en écho. » Ce qui le fout en rogne, en revanche, c'est cette histoire de balle. Soignée, certes, mais pas vengée. Vouloir remettre les points sur les I est souvent une mauvaise idée, surtout lorsqu'on n'a aucune piste. Des tatouages. Il pourrait s'agir de n'importe qui. Tout le monde se tatoue de nos jours. Certains plus que d'autres, mais ce n'est plus un signe distinctif, surtout si elle n'a pas pu apercevoir les motifs. « Non. Il tempête doucement. Non Callie. Si c'était de nuit, il était peut-être posté depuis le jour. Peut-être qu'il t'attendait. Ça sonne peut-être parano au possible. C'était peut-être un tueur à gages. Ou un membre d'une mafia ennemie. Ils se permettent tout depuis quelques temps. Eden Manor était censé apaiser les tensions... Il râle tout seul plus qu'il ne s'adresse à sa fille. En faisant virer son regard dans celui de Calliope : On n'en parle plus cette fois-ci mais on en reparlera plus tard. »

Mais elle est bien décidée à le faire changer d'avis. Ce qu'elle ne sait pas, c'est qu'on ne décommande pas un rendez-vous avec Costilla comme on annule son rencard Arcader. « De quoi j'aurais l'air si je n'y allais pas ? D'un dégonflé ! » C'est dit un peu sèchement. Alcide tient à son image, trop même. Il n'est pas de ceux qui se désistent une fois le sablier écoulé. Augustin sera là, ne t'en fais pas. Tout ira bien. » Convainquant ?

Bien sûr qu'elle ne saute pas de joie à l'idée qu'il s'expose ainsi. On connaît tous la réputation des mafieux de Delray. Sang chaud et méthodes fortes. Pimentées. Mais Alcide n'a pas peur de s'y frotter. En ces temps de crise, il trouve en eux des alliés. « On doit parler armement et trafic. L'entrepôt qui a été incendié hier... il contenait autant d'armes que de nectar. Et des voitures importées d'Italie. Enfin, tu sais bien tout ça... Il parle à haute voix comme on ferait sa liste de courses. Aucun risque de micro chez lui. Une fois cela dit, il attrape une tasse et boit à grandes goulées.

L'angoisse de Calliope lui fait penser à celle de son ex-épouse. Toujours à râler parce qu'elle tenait à lui entier. Si je ne m'active pas, la situation empirera. Bratva, Royaume et Enfants Terribles se sont alignés lors du trianon. Il ne reste que la Calavera vers qui se tourner pour triompher. Et je te signale que toi aussi, tu es en première ligne. Tu l'as choisi en revenant ici. » Toi aussi ma fille. Dans quoi s'est-on embarqués ?



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