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Little red corvette ♣ Richard

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Catalina Valente
- GODS AMONGST MEN -
BLAZE : Pepito
CREDITS : Poki - Astra - Jan
FACE : Amanda Arcuri
DOLLARS : 649
SACRIFICES : 215
PORTRAIT :
ANNEES : 21 ans
CŒUR : Supernova.
RÉINCARNATION : Citlalicue (panthéon aztèque) - déesse de la Voie Lactée
TALENT(S) : Casser les pieds des gens. C'est un talent émérite pour une danseuse de ce calibre.
FACTION : Gang des Ballerinas. Elles se sentent invincibles quand elles sont ensembles.
OCCUPATION : Première danseuse au sein du corps de Ballet.
GENÈSE : Novum. L'idée ne l'effleure même pas.
TALON(S) D'ACHILLE : Si nombreux: les beaux garçons, les pâtisseries, les gossips, l'injustice, sa taille, la danse orientale visiblement, la pollution et la musique de kéké.
JUKEBOX : Tiny Dancer - Nolan Nesal § Marina and The Diamonds – Buy the Stars
RUNNING GUN BLUES :



And I came to believe that good and evil are names for what people do, not for what they are. All we can say is that this is a good deed, because it helps someone or that’s an evil one because it hurts them. People are too complicated to have simple labels.


☆☆☆

Voie Lactée :

AsadEmrysAkiraMai


☆☆☆

Don’t you know anything? Girls must be very, very careful to care only for ribbons and magazines and wedding rings. They must sweep their hearts clean of anything but kisses and theater and dancing. They must never read Pushkin; they must never say clever things; they must never have sly eyes or wear their hair loose and wander around barefoot, or they will draw his attention. - Catherynne M. Valente

☆☆☆Dead shiny stars :

TorbenRichard

Little red corvette ♣ Richard - Dim 23 Sep - 21:42



L’iPod dans les oreilles, Catalina gigotait légèrement sur ses pieds meurtris, la cadence vindicative la poussant à réprimer les entrechats qui lui démangeaient les guiboles. Tchaïkovski était doux, léger comme les premières neiges les jours d’hiver mais Prokofiev vous transportait dans un univers de poignards et d’ongles griffant le sol et les murs, quant à Stravinski… oh Stravinski, il vous clouait l’âme et s’en faisait un festin dans une nonchalance toute brutale et dédaigneuse. Elle passa le Sacre du Printemps d’un mouvement rapide, la playlist outrageuse confluant dans ses oreilles enfin. De la bonne vieille pop voilà ce qui la rendrait bulle et grenadine, loin des préoccupations terrestres qui s’efforçaient d’imprimer une gravité inconfortable surs ses membres.

Catalina rouspéta en regardant le comptoir. Sa voiture était en réparation depuis dix jours déjà et aussi chaotique que soit son vieux tacot, elle y tenait. Ses parents lui avaient offert cette mini d’occasion et elle appréciait bien trop l’anonymat douillet de son siège pour désirer retourner dans les transports en commun où les mains étaient bien trop baladeuses et la place beaucoup trop réduite. La brunette eut un soupir ostentatoire. Attendre n’avait jamais été dans ses attributs, toute la patience que les dieux avaient pu glisser dans son corps était réservée précieusement pour les longues séances d’étirements et le self-control qu’il fallait pour ne pas parfois sauter à la gorge des chorégraphes et autres institutions du ballet. Son œil bordé de noir se tourna vers les autres infortunés qui attendaient à leurs tours. A vrai dire, il n’y en avait qu’un seul, long et massif, les épaules trop larges pour sa veste et le front façonné aux poings douteux qu’on pouvait entendre parfois dans les ruelles sombres de la ville. Charmant au demeurant. Trop. Catalina plissa légèrement les yeux, les rythmes latins en cacophonie dans les oreilles. Un, dos, tres, un pasito pa’lante Maria. Elle tapota de ses doigts le comptoir abîmé cherchant à lire le titre du livre tenu dans les mains de l’homme. Un froissement de lèvres zébra son visage en apercevant le manque d’annotations perceptibles.
Le manège dura un temps sans qu’il ne soit fructueux. Lui semblait lire religieusement et elle n’eut pas le temps d’assouvir sa curiosité tandis que son nom résonna faiblement à travers les vestiges des cymbales chaudes sud-américaines. « Mmm ? » L’écouteur valsa hors de l’oreille et elle perçut le mouvement derrière elle également. Il avait été appelé aussi mais avec bien moins de chance.

Les clés en mains, Catalina fronça son nez en levant les yeux au ciel, gris et macabre. La lueur des sms envoyés il y a quelques minutes disparu dans la poche de son sac. Arcadia se voulait schizophrène, le ciel en symptôme constant des maux de la ville. Les nuages éclipsaient parfois les rayons de lumière et s’abîmait dans une danse humide. « Il ne va pas y avoir d’orages cette fois-ci… enfin j’espère. » Elle eut un sourire désolé pour la montagne blonde. « C’est triste pour votre voiture. »  Elle le fixa un instant, un petit haussement d'épaule en guise de ponctuation. « Il va pleuvoir. » Une infime malice s’engouffra entre les voyelles, presque un sourire dissolu aux accents corrompus. C’est ton châtiment pour ne pas m’avoir laissé regarder ce qu’était que ce bouquin, et toc ! A peine la pensée virevolta entre ses tempes que la pluie se mit à tomber en masse informe et lourde. « Ah. » Le dédale intérieur la fit lever les yeux au ciel avant de tourner un air circonspect vers l’homme à la veste beaucoup trop fine. Il lisait et ça le rendait ipso facto aussi inoffensif que dangereux. L’impulsivité anodine lui fit pencher son visage légèrement en arrière pour mieux embrasser pleinement celui qui se tenait près d’elle. « Venez. » Catalina afficha un sourire, le bout du nez rose sous l’humidité. La défiguration ne l’empêcha guère de passer devant le libraire, l’invitation au bout des doigts. « Je pourrais m’en vouloir de vous laisser sous la flotte mais ça ce serait si j’avais une âme et il est de notoriété que ça n’a jamais été le cas. Je peux vous déposer si ce n’est pas très loin. » Elle fit tourner ses clés entre ses phalanges, le cliquetis se mariant à la perfection au bruissement assourdissant des cieux. Elle aurait dû le laisser se faire tremper peut-être, même prendre quelques photos pendant qu’il traverserait le parking. Un concours de chemise mouillée ne se refusait pas avec ce genre de spécimen.
Une moue gonfla les joues à peine quelques secondes avant qu’elle ne se décide à attendre de savoir ce qu’il voulait faire. Peut-être aurait-il peur de grimper avec elle ? Elle émit un rire amusé avant de tendre sa main libre, le geste fluide sous le regard direct, l’équilibre d’un univers régit par des lois plus aventureuses juste au bout des doigts. « Catalina Valente. Que vous ne soyez pas horrifié à l’idée de suivre une inconnue. Vous n'avez rien contre un peu de musique, j'aime mieux vérifier que le travail ait été bien fait avant de quitter le parking. » L'air snob peinturlura ses traits et elle s'avança vers la petite voiture rouge, le regard inquiet vers le ciel tapageur.  Conduire lui était en réalité déjà compliqué, mais en pleine pluie diluvienne...


Little Red Corvette

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The Milky Way
I want to drink moonlight and bathe in flower petals. to wear the earth, sleep in streams, and taste the stars.
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