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sages comme des images ☼ catalina & mai

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sages comme des images ☼ catalina & mai - Lun 8 Oct - 23:19

On a dit qu'on serait sages, sages comme des images.
catalina valiente - mai koizumi
Elle lui a donné rendez-vous en bas de chez elle, dans ce nouveau quartier qu'elle apprivoise petit à petit. New Kabukichō. Elle a toujours su que sa tante avait un petit appartement là-bas, en plus du sien, mais elle n'y allait jamais avant d'emménager. Un mois, tout au plus, qu'elle a commencé cette nouvelle vie et elle doit bien admettre que celle-ci lui plaît. Elle s'est entichée des néons de rue, des boutiques aux vêtements étranges et séduisants, des tatouages omniprésents. Elle ignore, la belle, elle ignore avec un subconscient trop puissant pour être totalement naïf, totalement enfoui, totalement incontrôlé, elle ignore l'évidence d'un quartier gangrené par une mafia à laquelle elle-même est liée : elle ne voit que la beauté des tatouages, pas leur signification – elle ne voit que les billets verts de son père, pas leur provenance. L'argent n'a pas d'odeur, New Kabukichō non plus. Seulement des couleurs et des motifs qui séduisent ses sens – esthétique, et de la fête.

Car il s'agit bien de fête ce soir. Mai a invité à la rejoindre le plus funky des Ballerinas, celle qui accepterait volontiers de la suivre dans ses folies nocturnes fraîchement découvertes, dans son amour de l'adrénaline électrisante et des challenges relevés. Près d'un an que leurs vies ont pris ce tournant inattendu de revanche et de justice ; plus d'un an qu'elles se soutiennent à travers un perpétuel recul de leurs limites. Danseuses de jour, la nuit les fait justicières sanglantes... ou jeunes femmes bien décidées à rire et à danser, encore, débarrassées des pointes de ballet pour faire des entrechats de hanches et de sourires enjoués.

Minuit. L'heure raisonnable d'un début de bêtises : Mai a mangé, nettoyé sa maison, préparé ses affaires pour le lendemain telle une écolière disciplinée ; puis elle enfilé des bas résilles sous son short en jean taille haute, des baskets confortables et un haut si court qu'elle espère de tout cœur ne croiser personne de sa famille ce soir. Mai sort pour jouer, Mai sort pour plaire : l'alcool ne peut plus l'aider dans sa quête de joie partagée, c'est donc à elle seule de dompter désinhibition et confort. La jeune fille qui comptait sur les shots de vodka pour l'aider à apprécier sa soirée est si loin derrière elle – celle qui portait des jupes longues et ne jurait que par la danse classique aussi.

Tiens, la danse, justement. C'est bien de cela dont il est question ce soir, Mai y pense en voyant la silhouette gracieuse de Catalina s'approcher enfin elle. La demoiselle ne sait pas encore ce qui l'attend, ce que Mai a préparé pour elle. « T'en as mis du temps ! » lui dit-elle innocemment après l'avoir saluée d'une embrassade habituelle. « J'espère que t'as pas eu trop de mal à trouver. » Un léger coup d’œil sur sa droite : la rue est peu animée, quelques groupes bien habillés descendent la rue, des couples la remontent, un jeudi soir classique dans cette partie du quartier. « Je vais t'amener dans un endroit ce soir... » commence Mai avant de s'interrompre : « Non, tu sais quoi, je ne vais rien te dire. » Mieux vaut la laisser découvrir par elle-même les délices cachés de New Kabukichō. « Enfin, je peux juste te dire que c'est à même pas deux minutes. » Elle lance un sourire mutin à Catalina, sûre et certaine que le petit coin de paradis où elle va l'amener va autant la surprendre que lui plaire. Ne pas gâcher la surprise...

Tel le lapin blanc d'Alice, Mai se fera guide dans un nouveau monde. Petite courbette, cheveux lancés en arrière, sourcil arqué et dramatique – tout un sens de la mise en scène pour sa camarade toujours cap : « Si madame veut bien me suivre... »
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sages comme des images ☼ catalina & mai - Mer 31 Oct - 1:13



Elle a un regard circonspect pour ses parents teinté de jugement capricieux et d’amour insondable. Sa mère a acheté un blender tout neuf, surpuissant, un de ceux dont les publicités vantaient joyeusement la performance et les recettes diététiques. « Je n’ai pas les mots. » Dit-elle dans une moue contrariée en regardant son père fourrer un sandwich au jambon de pays dans le bocal en verre. « Si ça mixe, ça mixe tout. Tu n’es pas curieuse ? » Un sourire menace le coin des lèvres de la jeune femme, le frémissement sous cloche. L’était-elle vraiment ? Curieuse ? Trop peut-être justement. Son nez se fourrait un peu partout dans les recoins de la ville et les Dieux seuls savaient combien Arcadia pouvait avoir des relents nauséabonds. Elle préfère largement les parfums capiteux des quartiers chics, ceux des rolexs et des couloirs de restaurants hors de prix. « Tu sors, cara ? » Un coup d’œil à sa tenue et elle acquiesce. Il est un peu tard pour sortir mais elle a l’âge maintenant. « Je vais voir Mai. De l’exercice et de la danse. La nuit, il n'y a personne. » La mine est suffisamment déterminée pour que la vérité blanche passe sans encombre. Finalement, elle ne ment pas, -pas tant que ça en tout cas- elle va réellement voir Mai et probablement danser, elle a juste omis l’endroit. Ça ne sert à rien de les inquiéter. Ils ont déjà bien assez à faire se dit-elle doctement.
Derrière le pull au col roulé, le sourire n’a jamais été très sage et elle ramène ses cheveux bubble-gum en bouclettes raffinées autour de son visage halé.

Le bruit du blender vrombit encore quand elle dépose un baiser sur la joue d’un paternel joueur et qu’elle s’engouffre dans les rues froides de la cité. Il y a encore de l’innocence sous les talons, comme si tout n’avait pas encore un gout de cendres. L’adresse clignote sur son téléphone et c’est après un échange de texto qu’elle voit le point de chute enfin. La moue se fait sourire, le rose pailleté s’étire et elle enlève joyeusement son pull pour le fourrer dans son sac. Ici les rues se font artistes sous les lettres ourlées venant des pays d’un orient lointain, les armures sont griffées Gucci ou Balenciaga, on porte des survets de marque et des t-shirts à 3 dollars à peine avec des chats posés sur des galaxies. Les corps ont une autre gymnastique, les angles plus menues et l’énergie se délassant sous des rythmes qui lui sont inconnus. C’est facile d’y trouver Mai, la lumière scintille en fête permanente autour d’elle, son toucher euphorique jusque dans l’embrassade qu’elle lui offre. Les yeux en amande ont ce pouvoir de vous faire sourire instantanément et Catalina a des étoiles au bout des dents d’ivoire. « Non ça a été plutôt rapide et ça m’a fait beaucoup de bien. Mon père a décidé d’utiliser le blender, pour tout. Les kinders, les tartines au dulce de leche, las salsichas… tout. » Elle réprime un rire avant de glisser son bras sous celui de sa camarade. « Ahhhh des mystères ! J’approuve ! » La curiosité -encore elle- frappe, et Catalina tourne un œil inquisiteur vers l’asiatique. « Pas loin ? Ohhh, je crois savoir… tu sais ce n’est pas vraiment de la danse tout ça. » L’accent est snob sous le roulement latino. Ce n’est pas qu’elle juge les gens issus du hip-hop mais ils sont si différents de ceux qu’elle côtoyé depuis des années maintenant dans les couloirs de l’académie classique que l’idée d’être catalogué dans la même section la fait instinctivement froncer des sourcils. Son nez fin se retrousse d’ailleurs en voyant un de ces b-boys se disloquer artistiquement, l’admiration récalcitrante au bout des cils tandis que ses talons épais frappent un sol dallé. Mai est l’une des rares personnes qu’elle connaisse à maîtriser si joliment les deux univers. « Tu perds ton temps avec ce genre de personnes… » Il manque de la volonté à sa phrase et il y a une attention qui se traduit en appétit muet devant l’endroit que la si jolie brune a choisi. Les néons technologiques s’incrustent sur la rétine comme autant d’étoiles d’un nouveau genre et l'excitation lui démange subitement les pieds. « C’est ici ? »


Sages comme des images
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sages comme des images ☼ catalina & mai - Jeu 15 Nov - 11:34

On a dit qu'on serait sages, sages comme des images.
catalina valiente - mai koizumi
L'œil de Catalina brille déjà, quand Mai et elle se séparent de leur salut tactile. Une sombre histoire de blender... Mai accompagne le rire de son amie du sien en imaginant toutes les idioties mixées dont la pauvre demoiselle a du être témoin bien malgré elle... et son cœur est léger, son souffle est doux, sa poitrine se soulève comme un nuage dans l'innocence cultivée de leur amitié. D'autres appelleraient cela déni, mais Mai ne l'entendrait même pas : c'est la joie qui est en elle, seulement la joie.

Bras-dessus, bras-dessous, les deux ballerines sont ce soir là pour le plaisir et non le châtiment. Les rues sont belles et ludiques, leurs corps s'échauffent contre le froid automnal. Catalina se montre enthousiaste de curiosité, Mai aime ça chez elle ; elles ont toujours su s'échanger et décupler cet élan de vie qui les anime. Ou cet élan de connerie, allez savoir. En tout cas, pour l'instant, la connerie est lointaine bien qu'en approche, et la curiosité prête à se transformer en dédain tandis que Catalina aperçoit un danseur de krump s'exercer dans la rue. Mai ne lève pas les yeux au ciel, ne fait pas la gueule : elle sourit dans le coin, celui qui veut dire t'as encore rien vu et c'est vrai, elle n'a encore rien vu, la petit ballerine. « C’est ici ? » demande-t-elle face au cœur-néon battant de la devanture du club. Mai acquiesce ; c'est à son tour de pétiller pleinement dans sa facétie délicieuse. « À moins, bien sûr, se fend-elle, que tout cela ne soit que perte de temps... » Elle tient le sérieux une demi-seconde avant de relâcher l'éclat de rire qui lui brûlait la gorge – maintenant libéré, il réchauffe sûrement quelques âmes passant près d'elle. Puis elle ouvre la voie, adressant un clin d’œil au videur qui ne peut refuser deux aussi jolies demoiselles.

Un pas suffit à comprendre qu'elles sont dans un autre monde. Les basses font vibrer les cœur, et si on a cru la rue saturées de couleurs luminescentes, ce n'est absolument rien comparé au tourbillon pulsatif des néons, des stroboscopes, des spots et des boules à facettes. Étrangement, pourtant, tout donne l'impression d'être comme au ralenti, feutré, étouffé malgré le bruit assourdissant et les jeux aveuglants. Tout semble... confortable, pour Mai. C'est la troisième ou la quatrième fois qu'elle vient ici, pas plus, pourtant elle s'y sent chez elle. C'est si loin de l'ambiance du ballet et de l'académie... mais elle adore ça. Les corps se meuvent avec voracité et délicatesse à la fois, comme si tout partait du bas-ventre, épicentre des sensations et des instincts, mouvement. Elle se tourne vers Catalina, satisfaite comme pas deux : « T'as encore rien vu », lui crie-t-elle à l'oreille pour couvrir le son du dancefloor.

Ni une ni deux, elle l'attrape par la main et l'engouffre à sa suite dans la marée humaine, la sueur perle sur les visages concentrés et détendus, l'extase de l'exutoire où plus rien ne compte, que l'instant. Elles traversent la piste en se faufilant entre tous, inaperçue, passant devant le bar que Mai a pris l'habitude d'ignorer (toute interdite d'alcool qu'elle est, pauvre demoiselle), comme héroïnes de jeux vidéos traversant un donjon seulement pour arriver dans encore un autre univers. C'est le pictogramme issue de secours qui signe la fin de leur premier périple. Sans se retourner vers Catalina, Mai lache enfin sa main et pousse contre la barre pour ouvrir la lourde porte. Contrairement à ce que le bon sens voudrait, celle-ci ne donne pas sur l'extérieur : c'est un escalier en colimaçon, absolument pas pratique en cas de mouvement de foule, sur lequel l'issue débouche (et on est en droit de se demander qui a conçu ça).

Mai laisse sa camarade entrer... se met derrière elle... « ouuuuuuuuh », souffle-t-elle, absolument sobre (oui) et mature (évidemment). Elle descend les escaliers, devant Cata, déjà en train de la défier à la suivre. Il n'y a pas tant de marches, on arrive vite à destination, et les sons du rez-de-chaussée s'effacent, remplacés par ceux du sous-sol : plus de cris, plus d'acclamations, bien qu'on devine aussi la musique. Un petit couloir, une nouvelle porte. Mai l'ouvre, n'entre pas... laisse Catalina profiter du spectacle.
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sages comme des images ☼ catalina & mai - Ven 11 Jan - 17:24



« T'as encore rien vu » Elle l’entend à peine, le beat coulant agressivement dans son estomac et frappant la poitrine dans une rythmique endiablée. Elle n’a pas nécessairement l’habitude d’écouter ce genre de tempo, mais elle se sent joliment envoûtée par le désir chevronné de laisser la musique l’emporter. « On ne peut pas rester là ? » Les mots se perdent dans le brouhaha électrique. Elle manque de percuter une main pleine de verres, des dos les frôlent toute deux, des voix s’insinuent en fantômes lointains. Son œil vagabonde vers les danseurs sur les pôles, ceux qui osent se mettre en évidence sous les néons blafards. Les mains de Mai la dirigent dans ce magma de corps et Catalina penche un peu son visage, la mèche colorée sage derrière une oreille assourdie. C’est un peu bizarre de se pavaner sur scène devant la foule d’âmes dont elle faisait partie. Les ballets avaient un côté plus paramétrés, le compas dans les jambes et la grâce dans les mouvements. Elle reconnait pourtant avec aisance l’empreinte particulière sur les visages délicieusement suant de la foule, trouve l’ambiance rafraîchissante dans sa langueur ; la pression des chauds, danser, trouver des coins sombres pour s’embrasser, ne pas se soucier des yeux ou des appareils photos. La liberté.

« Tu veux qu’on aille par-là ? » Elle n’a pas le temps de tourner sa frimousse vers sa camarade, l’escalier en colimaçon se déroule sous ses pas et elle a un instant d’hésitation, tourne un regard interrogateur vers la brunette. « Je ne sais vraiment pas où tu m’entraînes Mai … comment es-tu tombée ici ? » Elle rit, l’émulsion amusée de l’aventure en couche supérieure sur ses lèvres. « ouuuuuuuuh » Elle frousse son nez et se penche légèrement en arrière de sorte qu’elle puisse se faire entendre. « Si je meurs décapitée et enfermée dans une cave par des pervers comme dans tout ces films à la noix, c’est moi qui viendrais te faire ouhhhhh aux oreilles. C’est loin ? » La réponse ne vient qu’en claquement de baskets sur le métal. Mai la guide en passant devant le souris mutin, le défi clair dans la silhouette souple. Catalina a un dernier regard vers la musique populaire qui défile encore en arrière-plan avant de s’engouffrer dans le ventre de la bête dansante à son tour. Elle se sent légèrement comme Orphée qui passe les versants d’un Styx inconnu et la nervosité laisse quelques traces d’étoiles sur ses doigts, incontrôlables et aussi éphémères que des comètes.

Lorsqu’elle parvient dans l’antre, l’odeur lu percute le nez, celle de l’énergie et des rires diffus sous des passions intenses. « Courageuse mais pas téméraire… » s’amuse-t-elle à dire à Mai en franchissant le pas de la porte. Ici, les B-boys ont une intensité que la streetwear ne peut cacher, les corps sont secs et fluides, une piscine dynamique, les tourbillons vivaces sous les semelles en caoutchouc. Elle n’est pas certaine de tenir le désordre apparent. Il y a du chaos organisé dans chaque chorégraphies, les paumes des mains battant la mesure, les cris appréciateurs comme autant de jauges implacables dans les gorges. La pièce sans ornements autres que ses danseurs a un semblant de rêve énergique, le même qui a dû étreindre tout ceux qui s’essaye à la danse et ses mystères. Elle y trouve des visages souriants et fiers qui les regardent toute deux de bas en haut, comme pour percevoir si elles sont également de leurs engeances.
Catalina a une moue sous les œils rapaces avant de se tourner vers Mai. « Tu viens souvent ici ? » Un murmure secoue le souterrain suivi d’applaudissements et la curiosité pousse la ballerine à s’avancer prudemment en compagnie de son amie. Elle voit trois garçons et autant de filles se relever à nouveau, les jambes totalement sinueuses, sans même utiliser les mains, puis sauter, virevolter, les élans précis, la cadence millimétrée, la même qu’elles utilisent quand elles sont sur Chostakovitch ou Honegger. « Tu sais faire ça toi aussi ? » La danse classique est rigide, elle tord et noue pour mieux se faire lance dans l’air. Ici, il n’y avait que des fouets, le cuir souple, le bruit cinglant.

La fascination siège sur son front en malice nouvelle. « Tu sais, ils sont aussi scoubimou que les danseuses orientales. C’est tout en… » Elle fend l’air du plat de sa main, forme un S qui veut tout dire. Il lui semble qu’elle ne parviendra jamais à cette perfection visuelle, qu’elle ne sait qu’être droite, plier ou faire plier, la dictature trépidante en libération personnelle.


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