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Alejandro Flores
- GODS AMONGST MEN -
BLAZE : jojofeels
CREDITS : /
FACE : Diego Luna
DOLLARS : 6008
SACRIFICES : 3339
PORTRAIT :
ANNEES : 40 ans.
CŒUR : Sous des yeux noirs, le coeur palpite à un rythme incontrôlable.
RÉINCARNATION : Ah Puch, Dieu Maya de la Mort
TALENT(S) : Découpe charnelle ✙ Aspiration vitale ✙ Croque-Mitaine
FACTION : Calavera
OCCUPATION : Capitano ✙ Papà d'un chaton nommé Cala ✙ propriétaire d'un club de Vale Tudo
GENÈSE : Primus, stade 5
TALON(S) D'ACHILLE : La Calavera ✙ Joaquin Costilla ✙ Son orgueil, à la limite de la connerie ✙ Les p'tits chats ✙ Carmen Benitez
JUKEBOX : The Sun, frida Sundemo
RUNNING GUN BLUES :


"SO MUCH WAS SAID IN THE UNSAID"


"THE DEEPER YOU DIG, THE DARKEST IT GET"




no me gusta - Mer 10 Oct - 22:37

no me gusta
don't lose the spark that makes you... you.

boston, fin juillet 2018

La lumière. Brillante, bouillante, fulgurante. Elle est là, tu la tiens fermement cette fois-ci et ne la lâche pas. Tu ne veux plus jamais la laisser partir, la lueur qui te maintient en vie. Elle foudroie tout à l'intérieur, brûle tout à l'extérieur. Tu retrouves ce feu qui a toujours fait ta réputation Alejandro, cette chose qui crame tout. Et dieu ou maladie, en réalité, on n'a jamais su ce qui te faisait bouillir comme ça. Déjà gamin, t'avais le diable au corps Jan. Tu sautillais partout, tu détruisais les châteaux de sable, tu foutais en l'air le linge étendu dans le jardin, tu voulais jouer mais on ne te comprenait pas. On n'arrivait pas à t'arrêter. Y'avait cette violence en toi, cette lumière aveuglante qu'on n'arrivait pas à comprendre. On a essayé, de te contenir, on a essayé, de t'harnacher à la normalité, ça n'a jamais marché. Flores trop petit et trop vibrant, Flores aux minuscules poings qui refusait de plier, même s'il avait le nez en sang et la gueule écrasée. Flores qui brûlait et qui brûle toujours.

Qui crame par les deux bouts.

Y'a la tête qui vogue de droite à gauche, énergie à son zenith, pulsant dans les veines alors que les médocs de Rookie grillent ton cerveau. Elle t'a dit deux pilules, t'en as pris plus. La douleur irradiait de toute part, les muscles qui tressautaient, l'horreur de tout perdre encore une fois. La peur d'être mis à pied, d'être retrogradé, d'être supprimé de la Calavera. Si tu perds tout ça Jan, t'existes plus. Ils sont toi, tu es eux, sans la mafia, t'es plus rien. Ce n'est pas que tu ne pourrais pas vivre sans ça, c'est que tu ne saurais pas vivre. Tu ne connais que ça. Elle t'a dit deux, t'en as pris plus. Tu t'en mordras les doigt plus tard car à cet instant, ça fait du bien, de vivre sans avoir l'impression d'exploser de toute part. Huntington qui mord en haut, qui grignote en bas, qui chique sur les côtés, qui croque sans laisser une miette tomber. Tu connais chaque symptôme sur le bout des doigts, tu sais tout de ce monstre qui s'amuse de toi. Tu te rappelles de tout alors que doucement, ce sont tes souvenirs qui s'égrènent. Des visages anciens dont les traits n'existent plus, des situations oubliées, des mots abandonnés sur le trottoir. Personne ne sait, que Flores a la tête en berne et le cerveau troué. Personne ne se rend compte que sa violence progresse à mesure que sa maitrise s'abaisse. Personne ne sait que le capitano est fini depuis belle lurette. Et c'est mieux comme ça, tu refuses de crever avec la pitié des gens comme au revoir. Tu vas mourir Jan, mais clairement, t'en as rien à carrer tant qu'eux survivent, tant que ton patronyme brille, tant que ta réputation reste au sommet, tu peux clamser. Tu as le droit d'abandonner.

Y'a les hanches qui se balancent, le sourire trop grand, les pupilles trop noires et le corps bouillant, tshirt retiré, rave party d'annoncée. Les cicatrices qui brillent sous les néons bleutés. Membre d'une mafia violente et reconnue, tu as beau être dans une foule, les tatouages que tu portes avec fierté ne peuvent cacher ton allégeance. Mais personne te connait ce soir, tu t'es éloigné, t'as pris ta dose, t'as pris le volant, t'as repris des pilules et t'as conduit jusqu'à Boston. Quelques heures de liberté, propulsé par l'envie d'un Dieu d'aller chiquer ailleurs. Ah Puch est agacé depuis la dernière entrevue avec Buluc Chabtan. Le dieu Maya n'a pas supporté de se voir violenter de la sorte, de devenir l'esclave d'un commandant respecté depuis des millénaires. Subalterne peut-être, mais compagnon de guerre avant tout. Et cette fois-ci, les humains ont été trop loin, les humains sont entrain de tout foutre en l'air. Alors s'éloigner de l'autre vassal ne peut faire que du bien au tien. Y'a trop d'émotions, trop de non-dits, trop de passion, trop d'interdit. Et trop de fierté surtout, celle qui nique la tête, foudroie les reins et crame le coeur. Celle qui fait avancer d'un pas et reculer de dix, celle qui fait se noyer les humains alors que les dieux ne réclament que ça. Qu'importe la forme que ça prend, qu'importe les émotions, les dieux ne veulent qu'être ensemble, côte à côte, comme les frères qu'ils ont toujours été, les amis, les guerriers. Alors oui, rouler au sud, avec trop de drogue divine dans le bide et une envie furieuse de se sentir vivant, c'est la meilleure des idées que t'as eu depuis un bail Jan. Tant pis pour la soirée, à moins qu'Arcadia crame, tu manqueras rien. Tu manqueras pas.

Y'a les yeux qui se ferment, la musique qui tonne et les lumières qui éclatent sur ton derme. Tu transpires à grosses gouttes Jan, plus que d'habitude. Et tu as chaud, tellement chaud que ça en devient dérangeant même pour toi. Et le bruit qui assomme les tympans, et les bras qui se tendent vers le haut, épris dans un rythme frénétique. Le Dieu qui rugit à l'intérieur, qui comprend ce qui se passe mais qui doucement, lui aussi, se laisse tomber dans les griffes des drogues d'Aislinn O'Reilly. Deux pilules Alejandro, c'est seulement ce que tu devais prendre. Alors pourquoi t'en as pris trop ?

Y'a le corps qui pulse, tout entier, les notes électriques qui entravent l'esprit et le rendent de plus en plus furieux. Ça bourdonne en toi Jan, t'entend que ça, des beats douloureux, qui tapent sans jamais cesser. Et tu sens le feu qui brûle et tu sens la lumière que tu aimais tellement quelques secondes avant, briller si fort qu'elle te consume. Les bruits autour qui changent, le rythme cardiaque qui s'affole, et la musique... Oh la musique qui hurle. Sautillant comme une puce, les cheveux en sueur, le corps tremblant, tu n'dénotes même pas dans l'ambiance Alejandro, tout autour, y'a que des gens qui réclament plus que ce que la vie leur donne. Que des visages cernés, que des coeurs explosés, que des lèvres tremblantes et des pupilles dilatées. T'es comme eux, Jan, tu vois même plus le danger, tu sens plus la douleur. Plus capitano, seulement camé. Seulement ailleurs.

Y'a la tête qui vogue, les hanches qui se balancent, les yeux qui se ferment et le corps qui pulse. Y'a tout qui danse, y'a Flores qui brûle. Et puis une pique, dans le bide. Une autre, dans le coeur.  La peur qui s'insinue brutalement, les paupières qui s'ouvrent et cherchent sans savoir quoi, sans se poser précisément quelque part. Plus de sourire, les yeux qui se froncent alors que la tête part à droite, à gauche. Quelque chose qu'il voit le capitano, une sensation qui te dérange mais ne pas comprendre que le danger n'est pas à l'extérieur. C'est dans ton propre cerveau que le piège se referme. Et le traquenard a des liens qui tiennent, qui écrasent tout, qui broient la logique et t'empêchent de réfléchir. Il a des liens si serrés que dans ta tête, ça pète de toute part sous l'entrave. Le piège a une saveur florale et une couleur roussâtre.
Tu abandonnes la foule, le centre et y'a encore la nuque qui vrille. Droite, gauche, droite, haut, diagonale, droite, gauche, bas, à gauche, là, au fond, à droite. Personne, rien. Y'a rien Jan, personne te suit, personne n'te regarde. Alors pourquoi cette sensation, pourquoi les lames brûlent dans les doigts, pourquoi l'impression qu'ils viennent te tuer, pourq... Non, pas te tuer, t'achever. Tu connais leurs techniques, tu sais ce qu'ils font. Tu comprends qu'ils t'encerclent déjà, alors que ton corps est chargé de spasmes et que tu bouscules à tout va. Un pied devant l'autre, même pas d'arme pour te protéger, t'as tout laissé dans la bagnole. Tu sais pas pourquoi, mais tu te sentais en confiance. Mais plus maintenant. Tu lui as manqué de respect, tu fais conneries sur conneries, ils savent que t'es fini. Et avant de faire l'erreur de trop, ils viennent réclamer leur sacrifice.

Droite, gauche, pupilles qui voguent, souffle haletant, séparer des groupes, des duos, se foutre complètement des conventions. Capitano qui tente de s'échapper, incapable de comprendre ce qui le rend si lent, si incapable de réagir. Envie de hurler, chaleur étouffante, hybris qui explose et la faim qui ronge, crie, dévore. Et un visage de reconnu, sicario entrainé de tes propres mains. Angle sur la droite, tu l'évites, te barres de l'autre côté. La musique qui ne s'arrête pas, les lumières qui ne s'arrêtent pas. Et le coeur qui ne s'arrête plus, de vibrer. D'écraser toute réalité.
Couloir pris au hasard, sensation d'être suivi alors que tes jambes te portent plus lentement que tu ne le croies. Un autre, devant. Qui avance. Sergentos trop connu. Boucles brunes. Tu piles net, hésite, tête qui se secoue de droite à gauche. Impossible, impossible. Ils ne peuvent pas te tuer, t'as rien fait contre eux, t'as jamais rien fait, t'as... Reculer, prendre à gauche, fuir, alors que t'as jamais fait ça, Jan, abandonner devant l'action. Vacarme dans le poitrail, sueur qui perle, souffle bouillant dans la gorge. Couple poussé brutalement pour que tu passes, t'entends même pas la protestation, tu continues de courir. Faux, tu marches, mais tu penses courir. Dans ta tête, tu cours un sprint. Et une main sur ton épaule, te retourner, carré de cheveux sauvage, visage miroir , pupilles abyssales. Yeux qui s'arrondissent devant la figure féminine. Pas elle, pas elle... Et reculer alors que le nez se plisse sous l'incompréhension, de la voir elle, te combattre. Pas elle, pas elle, pas el...Encore quelques pas, ne pas lâcher des yeux ce visage jumeau, cette soeur dont le sang n'est pas le tien mais donc le coeur bourdonne dans un même échos.

"No, no, no...

Et dans ce couloir, alors que la rave party continue, tu le sens venir, le goût du métal, l'odeur de la poudre et la chaleur de la balle.

Plus capable de bouger Jan, les pieds bloqués, le coeur qui explose devant la vision qui ne cille pas. Et une nouvelle silhouette qui se détache, paranoïa sur les bords du myocarde. Visage trop bien connu, mâchoire anguleuse et pupilles noires, y'a des choses que tu n'oublieras jamais Jan. Et ce regard, il est ancré en toi. Il fait parti de toi.
Et tu n'pars pas. Et tu ne fuis pas. Cette fois-ci, tu restes là Alejandro, le coeur vacillant et la peur de disparaitre en leur laissant cette image de toi.
Trop de brume devant les yeux, ils ne bougent pas, ni lui, ni elle, ne font que te regarder, et c'est encore plus dur que s'ils agissaient. Envie de leur crier à la gueule de te tuer maintenant, pour tout arrêter, mais même plus la force de faire ça. Car plus douloureux qu'une arme sur la tempe, c'est leurs regards sur ta déchéance.
Le coeur qui palpite encore plus fort, l'estomac qui se secoue sous l'hybris furieux, la main qui elle, s'appuie contre le mur alors que tu régurgites une partie de tes nombreux repas. La bile qui se répand sur le sol, le feu qui brûle de haut en bas et le corps qui tangue, encore et encore. Et relever les yeux. Toujours là, toujours immobiles, toujours à te regarder sans être vraiment là.

"PUTÀ MAIS, MAIS, MA...

Mais quoi Jan ? À quoi ça sert de crier, y'a personne ! Y'A PERSONNE PUTAIN JAN ! Ouvre les yeux ! Continue de dégobiller, vide tes entrailles, explose toi le crâne si tu veux, mais y'a personne ! La bouche qui s'ouvre à nouveau, éclat acide sur le bitume. Le corps qui n'en peut plus, ne tient plus, ne veut plus. Et les battement aléatoires d'un coeur qui a connu tout, même appartenir, littéralement, à quelqu'un.
Tu fermes les yeux, quelques secondes, le front qui s'explose sur le mur, pour calmer la douleur qui s'immisce dans les synapses. Et la sueur, qui devient si froide. Glaciale. Et la peur que tu acceptes enfin alors que le visage est collé à la surface et que t'oses plus regarder sur le côté. T'as pas peur de mourir Jan. T'as juste peur de les voir.

Alors tu prends ton temps, c'est ce que tu penses, mais ce n'est pas le cas. Le souffle qui ne se calme pas, la bouche pâteuse, le goût de la bile qui te débecte et te fait relever la tête. Juste assez pour voir que y'a personne. Que y'a jamais eu personne. Coeur broyé, cerveau épris sous les drogues divines, tu comprends pas ce qui s'est passé. Tu restes là, à regarder le vide. Ils n'sont pas là, ils ont jamais voulu te tuer. Y'a que toi pour imaginer ça. Jamais la Calavera ne te finira.

On appelle ça un bad trip, Jan, tu n'connaissais pas ?





▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪



You know that I love you boy
Hot like Mexico, rejoice
At this point I gotta choose
Nothing to lose
Don't call my name, Alejandro.


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