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Alejandro Flores
- GODS AMONGST MEN -
BLAZE : jojofeels
CREDITS : /
FACE : Diego Luna
DOLLARS : 5949
SACRIFICES : 3311
PORTRAIT :
ANNEES : 40 ans.
CŒUR : Sous des yeux noirs, le coeur palpite à un rythme incontrôlable.
RÉINCARNATION : Ah Puch, Dieu Maya de la Mort
TALENT(S) : Découpe charnelle ✙ Aspiration vitale ✙ Croque-Mitaine
FACTION : Calavera
OCCUPATION : Capitano ✙ Papà d'un chaton nommé Cala ✙ propriétaire d'un club de Vale Tudo
GENÈSE : Primus, stade 5
TALON(S) D'ACHILLE : La Calavera ✙ Joaquin Costilla ✙ Son orgueil, à la limite de la connerie ✙ Les p'tits chats ✙ Carmen Benitez
JUKEBOX : The Sun, frida Sundemo
RUNNING GUN BLUES :


"SO MUCH WAS SAID IN THE UNSAID"


"THE DEEPER YOU DIG, THE DARKEST IT GET"




Wake me up. - Ven 2 Nov - 9:53



dahlia & alejandro
.


Prises de sang, radiographies, IRM. Prises de sang,  radiographies, entretien, IRM. Prises de sang, radiographies, entretien, test en tout genre, IRM.  Eternel recommencement, journée de perdue dans les méandres d’un hôpital qu’il détestait Alejandro. Assis sur ce lit trop blanc, l’agacement pointait le bout de son nez à force d’être charcuté par des internes.  Le bras tendu, relié à des machines qui lui ponctionnait encore et encore du sang, il avait envie de déguerpir sans attendre la fin des examens. Tant pis pour les résultats, il ne pouvait rester ici plus longtemps. L’impression de vendre un rein, un comble pour un capitano habitué au trafic d’organes, de remplir les banques de sang à force de se faire piquer de toute part. Et les questions, toujours les mêmes, avec le même ton, la même curiosité et la même surprise. Comment vous sentez vous ? Bien. Plus de tremblement ? Non. Est ce qu’il vous arrive d’avoir des excès de violence dans votre quotidien ? Vous voulez dire plus que la normale ? Non. Et votre débit de parole ? Et votre perte de poids ? Et vos douleurs ? Et votre dos ? Et vos poumons ? Et… Les lames sur le point de sortir, la pulpe des doigts frétillante à l’idée d’ouvrir quelques carotides, il avait du se contenir comme jamais le second de la Calavera,  pour éviter de revenir à la case départ. Vous aviez dit ne plus avoir d’excès de violence…. Il avait répondu, pas plus que la normale. Il n’avait pas menti, le mexicain.

Il fallait quelques jours pour tout analyser et comprendre enfin pourquoi la maladie d’Huntington sous la carne de Flores donnait l’impression de reculer. Pourquoi les creux de son corps disparaissaient au profit d’anciens muscles, pourquoi les tremblements diminuaient, pourquoi ses mots n’étaient plus hachés mais bel et bien complets. Des pourquoi par dizaines qui l’effrayaient Jan, la peur tangible d’en être arrivé au point où son corps se moquait de son esprit, pour lui faire croire qu’il était guéri. Huntington ne se soigne pas, elle fait dépérir. Lentement et surement, chaque atome du corps s’empoisonne pour ne laisser qu’une carcasse vide. Il savait tout ça le capitano, il avait appris les prospectus par coeur, avait accepté son sort mais… Pourquoi avait-il cette impression de revivre ? Littéralement ? Comme si quelque chose avait insufflé en lui une seconde chance. Mais Alejandro Flores n’est pas de ceux dont le destin s’inquiète. Il a arraché des dizaines de vies, fait crier des centaines d’hommes, détruits des familles entières par simple plaisir du jeu et sous le joug d’une mafia sanglante. Le destin n’en a rien a foutre de ces hommes dont le seul plaisir est la rage et la violence. Alors pourquoi lui ? Qu’a-t-il fait, à part prier chaque soir qu’on lui donne un deuxième round pour ne pas abandonner sa famille ?  Qu’a-t-il fait l’héritier, pour mériter de dépasser les quarante ans ?

Visage cerné et faim grondante, il n’avait qu’une envie, Jan, rentrer dans le premier restaurant et commander toute la carte. Nourrir Ah Puch, nourrir l’hybris, faire taire les entrailles qui ragent depuis ce matin. Vous ne pouvez pas manger pendant les examens. Jamais personne ne lui avait refusé une part de gâteau. L’infirmière qui avait osé lui dire ça avait été mise première sur sa liste de future proie. On ne dit jamais non à Alejandro.
Sortant de l’hôpital, l’air frais contrastait avec la chaleur de son derme. Plus la faim grandissait, plus ses entrailles prenaient feu, littéralement, comme brûlant la moindre pépite d’énergie en lui pour ne pas dépérir. Alors cette température de fin septembre, Jan, ça lui faisait du bien. T-shirt sombre, jean, pas de glock ni de couteau, impossible de passer la journée dans un hosto en les ramenant. Heureusement pour lui, son arme de prédilection était toujours à ses côtés, doigts prêts à déchirer la moindre gueule qui osait le faire chier.  Marchant d’un pas vif, l’obscurité prête à envelopper la ville, le portable fut rapidement attrapé pour envoyer un sms à Joaquin.  « C’est fait. Rappelle moi de ne plus jamais foutre les pieds dans un hôpital la prochaine fois. J’passe chez moi avant.»  Avant. Il manque un bout d’phrase, une fin pour expliquer ce qu’il y a après. Mais le commandante comme le capitano connaissent déjà la suite du sms. Pas besoin d’écrire, pas besoin de donner une preuve tangible à ce qu’ils sont devenus depuis fin juillet. Gueule fermée s’illuminant en envoyant le message, le coeur qui s’allume sous le brasier, feu bien différent de celui qui ronge son estomac, le premier, à la différence du second, ne pouvant jamais être éteint.

Brutalement, la tête se relève, bruit dans la petite rue juxtaposant l’hôpital. Quelques réverbères allumés, des passants à la tête baissée mais… Pourtant, y’a quelque chose, au fond de l’impasse, il le sait Jan, il le sent. Comme un sixième sens d’allumé, Dieu du Metnal qui renifle une odeur qu’il connait par coeur.  Ça a le gout du metal et de la hargne, des tréfonds et de la rage. On peut peut-être sortir l’enfant du champ de bataille, mais on ne peut extirper la bataille du coeur de l’enfant. Quand la mort est là, quand la guerre est à deux mètres, c’est comme une sonnette d’alarme dans l’esprit d’Alejandro. Comme si on l’appelait.


▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪



Every single day I walk down the street
I hear people say 'baby’s so sweet'
Ever since puberty, everybody stares at me
Boys, girls, I can’t help it baby
So be kind and don’t lose your mind
Just remember that I’m your baby


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Dahlia Byrne
- REAL LIFE MONSTERS -
BLAZE : thinkky
CREDITS : (c) Jan le petit chat ♥
FACE : Felicity Jones
DOLLARS : 104
SACRIFICES : 26
ANNEES : (trente-quatre ans), l’horloge tourne, le temps s’accélère, défile devant les pupilles amorphes, et l’esprit bien trop concentré sur le travail.
CŒUR : (Célibataire), l’ex en cavale, le coeur en miettes, et le temps offert à sa carrière. S’attacher n’a jamais été de premier ordre, bien au contraire. Plus elle s’éloigne, mieux elle se porte.
RÉINCARNATION : Oiseau de mauvais augure, banshee dont les cris percent autant les tympans que les vitres.
TALENT(S) : (Cri Strident) - (Méduimnité)
FACTION : (Neutre), loin des préoccupations des mafias, loin des êtres divins. Innocence traquée, réclamée par ceux qui estiment qu’elle leur revient de droit. Protection planant au-dessus de l’âme brisée.
OCCUPATION : (Psychiatre), entourée de fous, de désespérés. Elle-même sombrant dans les méandres d’un esprit au bord de l’implosion. (Ex-médecin urgentiste), bénévole dans des pays dont les guerres feraient pâlir d’horreur les divins d’Arcadia. Rôdée à toutes les situations de crise, n’en déplaise à la Ville.
TALON(S) D'ACHILLE : Ses patients. Son travail. Sa logique et sa raison. La mémoire qui refuse de se faire la malle.
Wake me up. - Dim 4 Nov - 20:18



dahlia & alejandro
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Journée remplie, elle avait été appelée tout le long pour des urgences, surtout psychiatriques, parfois plus chirurgicales. Dahlia avait beau avoir arrêté de pratiquer il y avait voilà deux ans, suite à une blessure à l’épaule, quand la situation l’exigeait, elle pouvait prendre les devants et éviter une mort certaine à un patient. Autant l’avouer, la pénurie de médecins touchait toutes les régions, toutes les villes, et Arcadia était reconnue pour son ultra-violence. Les mafias qui la peuplaient devaient y être pour quelque chose… Mais l’américaine s’en moquait. Elle avait vu la Guerre, elle avait vu les bombes exploser et déchirer les corps humains, éviscérer les innocents sous le regard bienveillant de ceux qui disaient vouloir les sauver, les aider. Les grandes puissances de ce monde, résultat d’une corruption sans nom, pourrissant les autres pays, les autres nations, et leurs peuples. Tous montraient du doigt les pirates, les hors-la-loi, tous répétaient que les organisations criminelles, les mafias, les dictatures, étaient ceux qui empêchaient le monde d’aller bien, mais n’avaient-ils jamais fait un examen de conscience ? Ils ne sont guère mieux placés pour faire la morale, eux qui s’enrichissaient sur le dos des pauvres, se pensaient au-dessus des lois, s’estimaient meilleurs. Dahlia avait vu de ses propres yeux les dégâts qu’ils faisaient sous couvert de leurs bons sentiments. Et certainement qu’elle préférait cent fois certaines mafias pullulant sur la ville arcadienne que les états et ses faux sourires…

Le corps s’étira. La fin de son service s’approchait à grands pas, et elle en était plus que ravie pour une fois. La douleur dans son crâne ne cessait de grimper depuis le début de la journée, l’épuisant autant moralement que physiquement. Elle savait que c’était lié à son agression de l’autre soir, ce moment tournant sans cesse dans son esprit, créant foules de cauchemars et de paranoïa. Les médicaments n’y faisaient rien, la mémoire elle-même jouant des tours à sa propriétaire. Beaucoup avaient loué cette capacité bénie que la psychiatre avait de se souvenir de tout ce qu’elle avait vu. Les mots lus se gravaient dans l’esprit, tout comme les visages, le nom des rues, les plans… Appareil photo ambulant, qui s’était décidée à finir dans une voie nécessitant de l’apprentissage par cœur. Et qui s’était ensuite dirigée dans l’aide humanitaire. Quelle piètre idée… Il ne se passait une nuit sans que les déploiements lui reviennent à l’esprit. Pas une nuit sans les visions des camps de soins. Enfants, femmes, vieillards, hommes mutilés, corps à l’agonie, pour quoi ? Pour qui ? Pour quelle raison ?

L’aiguille changea d’heures, seconde supplémentaires faisant tout basculer. Une collègue vint la trouver, lui signalant qu’il était temps d’y aller pour elle. On l’empêchait de faire des heures supplémentaires depuis son accident, déjà que la psychiatre n’avait pas tenu compte de son arrêt maladie, si elle continuait dans cette voie…

Léger soupir audible de la brune, qui quitta la salle de pause, se dirigeant vers les vestiaires. S’habiller fut un calvaire, sans qu’elle ne s’en rende compte. Un nombre incalculable de fois un vêtement tomba, ou son téléphone, ou sa montre. Heureusement qu’ils avaient tous connu pire… Elle passa une main sur son front, brûlant. Elle était proche de l’évanouissement, mais estima avoir le temps de rentrer jusque chez elle. Un malaise ne se déclenchait que dans les quinze minutes suivants les premiers symptômes, ce qui lui donnait le temps de sortir et de rejoindre son appartement, à quelques rues de là. Oui, elle était fada de son travail à ce point-là. Au moins, si urgence il y avait, elle était présente en quelques minutes à peine, traversant les trois rues la séparant de l’hôpital.

L’air frais collait les vêtements à son corps, sueur brûlante à même la peau. Les doigts s’accrochaient à son sac, alors que les pas se voulaient plus rapides, pour bouffer plus de distance en moins de temps. Peine perdue, alors que les lampadaires grésillaient au-dessus de sa tête. La vision se troublait, la respiration se faisait difficile, et chaque pas donnait l’impression qu’elle était sur le point de s’écrouler. Même si ce n’était pas qu’une illusion…

Elle rentra dans une poubelle sur le bord du trottoir. Bruit mat, écho amplifié par la ruelle étroite dans laquelle elle se trouvait. Avait-elle attiré l’attention ? Qu’importait. Elle s’arrêta quelques secondes, le temps de respirer, de reprendre des forces. Comme si ce serait suffisant. Puis elle se redressa, entreprit de reprendre sa route.

Et le corps se heurta à quelqu’un d’autre. Elle ne savait pas qui, ne regarda même pas, elle qui pourtant pouvait se souvenir de tout, et tous. La respiration devenait de plus en plus hachée, marteau piqueur ancré dans le fond du crâne, le faisant imploser. Quelque chose remuait sous sa chair, grattait dans son cœur. Fallait le libérer, maintenant.

Y’eut aucune excuse, aucun pardon qui sortit de ses lèvres. Car elle s’écroula genoux contre l’asphalte, estomac au bord des lippes. Pourtant, quand la bouche s’ouvrit, ce fut juste un cri, strident, pulvérisant et repoussant tout ce qui se trouvait aux alentours. Incontrôlé, il résonnait dans sa propre boîte crânienne, brisant les derniers aspects de sa volonté, la plongeant dans les limbes de l’inconscience…


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Alejandro Flores
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Wake me up. - Sam 10 Nov - 21:47



dahlia & alejandro
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À nouveau un bruit, une poubelle qu’on heurte. Les yeux du capitanorestent inlassablement attirés par cette ruelle, le coeur lui somme de la traverser et de découvrir ce qu’il y a de l’autre côté, l’esprit tonne, le dieu hurle. Tout en lui l’oblige à faire les quelques pas qui le séparent de l’emplacement tant désiré. Il ne sait pas ce qui l’attire là-bas, se sentant comme un papillon aux abords d’une flamme. C’est l’odeur, les bruits aussi, l’impression de déjà-vue qui lui intime l’ordre de ne pas continuer son chemin. À peine a-t-il fait quelques mètres que deux silhouettes lui apparaissent. Une féminine, contre-jour qui l’empêche de visualiser les traits de son visage et une autre plus masculine. Les corps se heurtent pourtant, mais Alejandro n’entend aucune excuse. Aucun mot, rien, alors que les derniers pas le font arriver de l’autre côté de la ruelle, face à la femme qu’il n’avait jusqu’à alors, pas reconnue. L’homme est déjà loin et il n’en à que faire, car cette chevelure d’ébène, ce visage poupin et cette silhouette gracile, il la reconnaitrait parmi milles Jan. On n’oublie pas quelqu’un qui vient à votre secours sans savoir qui vous êtes. On n’oublie pas les mots d’une femme qui comprend rien qu’en vous regardant, la maladie qui vous dévore la tête. On n’oublie pas une personne qui accepte de fermer les yeux sur un dossier factice, un faux nom et un glock mal dissimulé sous le t-shirt. Docteur Byrne. Jan se souvient parfaitement d’elle et cela fait des mois qu’il ne l’avait pas recroisé malgré quelques aller-retour à l’hôpital. Il ne pensait même jamais la revoir.
Mais quand les genoux de la jeune femme plient et que son corps se retrouve au sol, Alejandro n’a pas le temps de l’aider que le cri lui explose les tympans sans que rien ne puisse le protéger. Les paumes se plaquent instinctivement sur les oreilles, les yeux sont plissés, les jambes plient elles aussi, sous la force du hurlement. La douleur est telle qu’il a l’impression que son crâne va se fendre en deux Jan, que le cri de la doctoresse va tuer le capitano de la Calavera. Plus besoin de sniper quand une tête explose sous un hurlement d’horreur. Réussissant à s’approcher au maximum de la jeune femme, espérant qu’un contact humain ou qu’une douleur sur le derme la fera cesser, Jan n’a le temp que de lui agripper l’épaule avant de se laisser happer par la douleur. Les yeux se ferment, le corps tombe et l’inconscience les emprisonne au même instant.

Il a la bouche pâteuse Jan, le crâne tintant comme s’il s’était prit une cuite au nectar. Le corps est étalé sur l’asphalte, la peau transpirante qui lui arrache quelques tremblements. Fatigue tangible, les yeux sont difficiles à ouvrir tant la douleur est cuisante. Mais sous sa paume, il sent quelque chose. Un bras. Il ne se souvient pas avoir tué quelqu’un ce soir, il rentrait de l’hôpital, il…. Et les yeux s’ouvrent brutalement, tout comme le corps qui se relève, capitano sur les genoux face au corps de la doctoresse. Elle…. Il se souvient. Le sentiment étrange. Le papillon contre la flamme. Le cri. Le hurlement, le…. La douleur. Putà. Les doigts viennent se poser naturellement sur la carotide de la jeune femme, vérifiant le pouls qui est lent, mais toujours là. Elle n’est pas morte, elle… Elle a crié. Et quel cri. L’esprit encore ailleurs, les explications ont du mal à se frayer un chemin dans la tête du second de la Calavera. Il a beau connaitre les légendes et les histoires, l’idée qu’il puisse tomber par un pur hasard sur une banshee relève d’un sacré coup de chance. Ou alors que les rumeurs qui courent sont réelles…. Que la Mort attire bien la Mort, quelque soit le panthéon.
Le souffle encore erratique, il sait qu’il doit vite disparaitre avant que quelqu’un ne les trouve et…. Remarque les dégâts tout autour. Vitres brisées, éclat de verre ici et là et… Surtout une femme, au sol, inconsciente alors que lui, malgré sa gueule enfarinée, est bel et bien réveillé  « Jöder ! » Le juron est murmuré alors qu’il tente de se lever et manque de se casser la figure une nouvelle fois. Okey doucement. Le centre de gravité est un peu faussé, et vu son audition, le second met ça sous le coup du cri. Quelle idée d’être a 15cm d’une banshee quand elle hurle. Il lui faut bien deux minutes pour se remettre entièrement debout. Une main sous les genoux, l’autre contre le dos, le corps de la doctoresse est ensuite agrippé et fermement tenu. Il ne lui faut que quelques minutes pour rejoindre sa voiture et la ramener chez lui. Pour avoir une discussion d’une mort à une autre.



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Dahlia Byrne
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CŒUR : (Célibataire), l’ex en cavale, le coeur en miettes, et le temps offert à sa carrière. S’attacher n’a jamais été de premier ordre, bien au contraire. Plus elle s’éloigne, mieux elle se porte.
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Wake me up. - Ven 23 Nov - 0:51



dahlia & alejandro
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Le crâne avait implosé. Sous la pression du cri, de l’âme qui s’était retrouvée en elle à sa mort, quelques mois auparavant, elle s’était évanouie par sa propre faute. Elle ne savait pas qu’elle était capable de faire tout cela. Jusqu’ici, tous les événements étranges avaient été mis sur le compte d’un stress post-traumatique bien présent. Frôler la mort, mourir de cette façon, ce n’était pas commun pour quelqu’un qui avait vécu des dizaines de guerres modernes, avait essuyé des centaines de bombardements, avait eu l’occasion de voir le pire de l’être humain, mais aussi le meilleur. Elle s’était sortie de tous ses départs volontaires, sans jamais faire face à la Faucheuse d’aussi près. Et désormais, une fois rangée à Arcadia, elle se faisait agresser, perdait pied, et se retrouvait au bord de l’autodestruction. Elle l’avait senti, la pointe glaciale rentrer dans sa tempe, engourdir son cerveau. C’était si réel, cette sensation de froid envahissant le corps au fur et à mesure que le pouvoir réclamait de son énergie. Sans contrôle, tout disparaissait, tout s’envolait dans l’atmosphère, saturant celui-ci par la même occasion. Les muscles perdaient toute leur consistance plus le hurlement s’éternisait, détruisant l’environnement sur son passage, comme une mini-tornade dont elle serait le centre. Et elle n’avait aucune conscience de cela Dahlia, esprit piégé à l’intérieur de la petite coque résistante.

Puis tout disparut définitivement. Le froid, la douleur, la volonté, la conscience. Elle ignora simplement ce qui s’était passé, si quelqu’un avait été touché. Quand le contrôle était perdu, ce n’était plus elle aux commandes, mais la petite présence qui grattait en permanence sous sa peau. Cette fois-ci, elle avait tout déclenché dans des proportions qu’elle n’aurait jamais imaginé, elle qui n’avait jamais eu ce type de force, qui ne croyait pas non plus au surnaturel, au pouvoir… Si elle se réveillait ici, voyait les dégâts, elle comprendrait qu’il y avait autre chose derrière, quelque chose qu’elle ne pourrait pas expliquer par la science, par la logique, qu’importait de la manière dont elle s’y prendrait. En tant que jeune femme de trente-quatre ans, elle n’était pas supposée faire s’évanouir quelqu’un ou détruire des vitres, repousser des objets, tout cela sans même s’en approcher. Il lui faudrait réaliser, si jamais elle avait à faire face aux conséquences de ses actes. Mais pas aujourd’hui…

Elle reprit conscience, en partie, mais le doux roulis sous son corps lui donnait envie de vomir, alors, elle se laissa happer par la fatigue, par Morphée. Le sommeil alourdit les pupilles, la guida doucement vers de nouvelles heures sans rêve.

C’était pateux, quand elle entreprit enfin d’émerger. Elle ne se rappelait plus de ce qui était arrivé, au-delà d’un sentiment de douleur aigue, et de l’environnement qui disparaissait soudainement. Quelque chose avait changé, définitivement. L’américaine n’était plus dans la rue, ne ressentant pas l’asphalte sous elle. Au contraire, il y avait un matelas confortable, ou au moins une matière s’en approchant. Elle était chez quelqu’un. Une personne qui avait dû la récupérer dans la ruelle, une fois qu’elle s’était évanouie. Pourquoi ne pas l’avoir transportée à l’hôpital ? Il n’était qu’à quelques pas du lieu de l’accident, elle en était certaine. Enlèvement ? L’instinct et la logique créaient toute sorte de scénarios, souvent les pires, pour expliquer la situation actuelle. Il fallait une raison, quelque chose derrière, pour que cela arrive. Les paupières s’ouvrirent, pupilles rapidement aveuglées par la luminosité. Alors, elle fit en sorte que juste un fil de lumière passe, pour s’habituer. Seconde après seconde, elle fut en mesure de détailler un peu plus son environnement. Simple, basique, c’était sur le canapé qu’elle avait été installée. Peu à peu, les sens lui revinrent, le toucher, le corps dans son ensemble. Et elle n’était pas attachée. Ca, c’était une bonne chose…

Mais y’avait quelque chose qui s’était posé sur son abdomen, l’empêchant de respirer correctement. C’était une boule noire… Pleine de poils… Chat ? Chien ? Un autre animal ? Elle bougea légèrement la brune, pour voir s’il y aurait une réaction. Et c’était bien un chat qui se redressa, l’observa de ses deux grandes iris. Bataille de regards, dans lesquels se percevait l’étonnement des deux partis.

Puis une silhouette entra dans le champ de vision. Un homme. Qu’elle connaissait, et qu’elle n’avait pas revu depuis ce fameux jour où elle avait eu à le soigner. Dahlia, elle avait cette chance d’avoir une excellente mémoire. Bon, à son point, c’était une pathologie, mais au moins, elle savait chez qui elle était. Après, restait à savoir pourquoi elle était là… « Monsieur Flores ? » Incompréhension dans le ton, dans les pupilles. « Qu’est-ce que je fais ici ? Où sommes-nous ? » Les questions s’enchaînaient, alors que la méfiance était de mise. Qu’avait-elle subi ?





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Aux portes de mes enfers, l'ombre de mes cimetières.
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Alejandro Flores
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Wake me up. - Dim 25 Nov - 13:21



dahlia & alejandro
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Elle était restée endormie durant tout le trajet la doctoresse. Incapable de se réveiller, de bouger ou de réagir malgré la conduite de Flores qui n’avait pas été dès plus calme. Il était persuadé d’avoir le tympan percé vu les sons qu’il entendait et sa difficulté à réagir à certaines sonorités. Il avait cramé un feu, s’était visiblement fait klaxonner plusieurs fois et avait débarqué à Delray avec les flics au cul. Heureusement pour lui, il les connaissait et la vision d’une femme assoupie sur sa banquette arrière n’avait pas plus perturbé la police qu’en habitude. On parlait d’Alejandro, pas de n’importe quel soldado de la mafia mexicaine. Et bien que sa réputation ne soit pas à faire, on savait aussi qu’il ne touchait pas aux femmes, jamais. Sauf en cas de légitime défense ou quand on mettait le feu à l’un des bâtiments de la Cavalera. Les souvenirs de Carmen furent écrasés aussi vite qu’il y pensa.
Déposée sur le canapé, le second de la Calavera prit le temps pour lui laver rapidement le visage à la jeune femme. Un linge humide sur le front, dépoussiérant ses joues et ses lèvres, elle n’avait aucune blessure, aucun éclat de verre ne l’avait atteint. Rassuré pour elle, ce n’était pas le cas de son état à lui. Dépassant Cala qui venait faire son curieux, il se rendit dans la salle de bain pour visualiser les dégâts. Un mince filet de sang s’écoulait de son oreille droite, oreille avec laquelle il n’entendait plus rien mis à part ce bourdonnement intempestif. Ça allait être complexe pour un capitano de ne plus être capable de se servir de son ouïe. Un thaumaturge devrait lui soigner ça assez rapidement avant que ça prenne trop d’ampleur.

Nettoyant son visage, il prit quelques minutes pour réfléchir. Prévenir Joaquin ? Ne pas l’appeler ? Attendre de comprendre un peu mieux ce qui en retournait ? Il ne savait pas Jan, hésitait sur la tactique à aborder. Il s’agissait d’une banshee, d’une divinité de la mort d’un autre panthéon, nordique qui plus est, d’une créature capable se sentir les désastres arriver. C’est pour cette raison qu’il avait été attiré par cette ruelle et qu’il n’avait pas continué ce chemin, pour cette raison qu’il avait cherché a se rapprocher de l’ombre en oubliant ses examens. Il devait comprendre un peu mieux cette Docteur Byrne avant d’aller en parler à Joaquin. Si elle était déjà à la Bratva ou non, si elle avait conscience de ce qu’elle était ou non, si… Trop de suppositions, incapable d’aller expliquer le pourquoi du comment à son commandante. Ils devaient d’abord en parler, elle et lui, dieu et créature de la mort unis par les mêmes raisons de vivre.
Sortant du couloir, la gaze toujours posée sur l’oreille pour stopper l’écoulement, c’est une voix un peu endormie mais bel et bien réelle qui lui fit tourner la tête. Il n’avait pas tout entendu, seulement son nom et sa première question. Enfin il croit l’avoir compris. S’approchant de quelques pas, il attrape Cala d’une main et embrassa rapidement la tête du chaton avant de le poser au sol et de reprendre place sur le fauteuil en face.  « Vous avez soif docteur Byrne ?» Lui était habitué à tomber dans les vapes et il crevait toujours de faim et de soif en se réveillant. Peut-être que les divinités de la Mort avaient ça en commun. Arrêtant d’essuyer le sang dont l’écoulement diminuait, il avance un peu le corps  et sert un verre à la jeune femme avant d’attendre sa réponse (ou de l’entendre.)  « Appelez moi Alejandro et… Ne flippez pas, je ne vous ai pas enlevé. Vous pouvez partir quand vous voulez, j’ferais appeler un taxi mais… Vous vous souvenez de ce qui s’est passé ? Est ce que vous savez ce que vous êtes ? Voilà ce qu’elle doit comprendre le doctoresse. Et boire un grand verre d’eau tout en attrapant le paquet de gâteau ouvert sur la table. Lui a soif et lui a faim. Lui a un hybris qui lui dévore le corps à mesure que le stress et la curiosité animent son esprit.


▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪



Every single day I walk down the street
I hear people say 'baby’s so sweet'
Ever since puberty, everybody stares at me
Boys, girls, I can’t help it baby
So be kind and don’t lose your mind
Just remember that I’m your baby


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Dahlia Byrne
- REAL LIFE MONSTERS -
BLAZE : thinkky
CREDITS : (c) Jan le petit chat ♥
FACE : Felicity Jones
DOLLARS : 104
SACRIFICES : 26
ANNEES : (trente-quatre ans), l’horloge tourne, le temps s’accélère, défile devant les pupilles amorphes, et l’esprit bien trop concentré sur le travail.
CŒUR : (Célibataire), l’ex en cavale, le coeur en miettes, et le temps offert à sa carrière. S’attacher n’a jamais été de premier ordre, bien au contraire. Plus elle s’éloigne, mieux elle se porte.
RÉINCARNATION : Oiseau de mauvais augure, banshee dont les cris percent autant les tympans que les vitres.
TALENT(S) : (Cri Strident) - (Méduimnité)
FACTION : (Neutre), loin des préoccupations des mafias, loin des êtres divins. Innocence traquée, réclamée par ceux qui estiment qu’elle leur revient de droit. Protection planant au-dessus de l’âme brisée.
OCCUPATION : (Psychiatre), entourée de fous, de désespérés. Elle-même sombrant dans les méandres d’un esprit au bord de l’implosion. (Ex-médecin urgentiste), bénévole dans des pays dont les guerres feraient pâlir d’horreur les divins d’Arcadia. Rôdée à toutes les situations de crise, n’en déplaise à la Ville.
TALON(S) D'ACHILLE : Ses patients. Son travail. Sa logique et sa raison. La mémoire qui refuse de se faire la malle.
Wake me up. - Ven 7 Déc - 16:18



dahlia & alejandro
.


Elle n’avait jamais fini dans un tel état. Et pour quelqu’un qui avait vécu de multiples guerres, s’était retrouvée dans des situations qu’elle estimait bien pires que de finir chez un inconnu (ou presque), sans aucune raison… Hé bien elle était obligée de reconnaître que quelque chose clochait. La bouche était pâteuse, l’équilibre douteux, et le médecin en elle continuait de faire une liste de symptômes de plus en plus longue et détaillée. Sauf qu’évidemment, aucune foutue maladie dans ce monde ne correspondait à tout le bordel qui lui tombait dessus. Et si quelqu’un doutait de la capacité à Dahlia à se rappeler de tout ce qui existait, il ne fallait pas oublier que son hypermnésie lui était fort utile. Tout en étant particulièrement agaçant quand c’était les mêmes images qui défilaient, les mêmes massacres qui revenaient, rendant l’esprit malade. Elle déglutit, sentit ses tympans se remettre en place. Comment avaient-ils pu subir un tel effet de pression ? A moins qu’elle se soit soudainement retrouvée dans les airs, propulsée par une quelconque manifestation inexplicable… Non. Soyons honnête : le surnaturel n’existait pas. Dans le cerveau de la psychiatre, il y avait une grande case pour la médecine, la science, tout expliquer par la physique et la réalité. Et il y avait une minuscule case, rapidement enfouie, pour ce qui dépassait ses capacités. Autant dire qu’elle venait rarement y faire un tour…

Et finalement, la boule qu’elle avait aperçu noire se révéla blanche, la faisant s’interroger sur l’intégralité de ses fonctions cognitives. Et occulaires. Quelque chose n’avait pas fonctionné dans le lien. Cependant, elle se contenta de mettre cela sur l’effet du… Pouvoir, de la situation. Peut-être qu’elle avait été grillée en partie. Ce serait à creuser, à l’occasion.

La lumière filtra au travers des paupières, douceur tamisée qui devint brûlure dès qu’elle eut l’audace d’ouvrir le bout de chair. Merde. L’injure passa dans son esprit tel une comète, mais grâce à cela, elle n’eut qu’un autre essai à faire pour pouvoir observer la pièce l’entourant, et surtout la silhouette assise non loin de là. Les premiers mots sortirent, hachés, étonnés, effrayés.

Elle se redressa lentement, sans attendre la réponse de son ancien patient, tout en faisant attention au chaton qui s’était lové sur son ventre. Si Dahlia n’était pas la plus fervente admiratrice des animaux de façon générale, elle pouvait assez facilement succomber aux charmes d’une petite chose aussi mignonne. Tant qu’elle ne finissait pas le bras en sang ou avec un doigt en moins… Puis le chat fut enlevé par son propriétaire, baiser sur le front de la bête avant qu’elle ne soit posée au sol. Et semble peu appréciée d’avoir été déplacée. On pariait combien que l’animal remontera sur le canapé dès que les deux auront le dos tourné ?

Soif ? Maintenant qu’il le disait, la sensation s’accentua. « En effet, oui. » La salive avait du mal à se redévelopper, comme si une aspiration totale l’avait asséchée en partie de l’intérieur. C’était étrange, de se savoir en forme physiquement, d’avoir bien dormi la veille, et pourtant, que tout était épuisé dans son être, sans qu’elle ne sache pourquoi. Enfin, depuis son agression, depuis qu’elle avait été laissée pour morte sur le parking de l’hôpital, tout avait changé. C’était latent, ça grattait sous l’épiderme, mais jamais cela ne s’était matérialisé pour autant… Car ça ne pouvait être que ça. Et y’avait aucune explication scientifique à donner, ou à offrir en guise de réponse. « Vous pouvez laisser tomber le titre de docteur. » Trop formel, et pour quelqu’un qui était incapable de diagnostiquer sa propre maladie, c’était un peu pathétique.

La phrase suivante la fit presque rire, ou plutôt s’étrangler, vu que l’eau s’était fait la malle. Elle accepta le verre tendu par Alejandro, tout en restant un poil méfiante. Se rendait-il compte de ce qu’il racontait ? « Je ne suis pas certaine que ça rassure votre interlocuteur quand vous évoquez cela… » En tout cas, les rares fois où elle avait entendu une phrase du type… C’était dans un pays en guerre, quand les milices armées attaquaient certains camps, certains ONGs. Autant dire que souvent, il s’agissait quand même d’enlèvements, ou tout simplement d’assassinat. Le regard s’était assombri à l’arrivée des souvenirs, qu’elle chassa en remuant la tête. Bien mauvaise idée, puisque ce fut un violent vertige qui répondit à son geste. Super.

« Ce qui s’est passé ? Je me suis juste évanouie, au milieu de nulle part, comme ça m’arrive régulièrement depuis plusieurs mois. » Elle était presque paniquée, parce que cette fois-ci, ça avait été d’une violence sans nom, et elle ressentait encore les stigmates du malaise dans ses corps et organes. « Ca n’avait juste jamais été aussi soudain et important. » Et les pupilles s’attardèrent sur Alejandro. Quelque chose… Il était blessé ? Le médecin se réveilla, une bonne claque dans la gueule, et elle se leva, s’approchant de l’homme. « Que s’est-il passé… ? » Merde.






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Aux portes de mes enfers, l'ombre de mes cimetières.
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