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Tequilavomatique - S Z Y M O N

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Aurelio Nava
Aurelio Nava
- GODS AMONGST MEN -
BLAZE : Le Pape
FACE : Alfonso Herrera
DOLLARS : 1150
SACRIFICES : 916
PORTRAIT : Tequilavomatique - S Z Y M O N RtIZzVw3_o
ANNEES : 36 révolutions
CŒUR : Marié à la Tequila
RÉINCARNATION : Quetzalcóatl, Serpent à Plumes et roi de Tula. Co-créateur de la Terre et Père de l'Humain, dieu nourricier, de l'Ordre, de la Sagesse, de la Loi, du Vent et de la Lumière. Etoile du Matin chassant les ténèbres.
TALENT(S) : Souffle Empathique (Respirer vos émotions, sentiments, pensées) - Plantes Sanguinaires (Du sang pousse la Flore) - Morsure Osseuse (Contrôle des Os)
FACTION : Calavera
OCCUPATION : Gynécologue voleur d'organe et oreille attentive du Planning Familiale
GENÈSE : Primus stade 4
TALON(S) D'ACHILLE : L'humanité la plus pure : les enfants
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Tequilavomatique - S Z Y M O N - Ven 16 Nov - 21:21

Couinement.

Au loin, lentement, qui semble bien discret, je les entends. Comme un rythme, une berceuse bien trop aiguë, et qui monte, devient de plus en plus forte. Se calme. Reprend. Le couinement métallique d'une courroie lointaine perce mon esprit telle une sirène de paquebot dans la brume océanique. Je grogne et grommelle, le brouillard spirituel semble paralyser mon cortex de part en part. Pourtant, bien vite, je comprends de quoi il s'agit, et dans la douleur physique je sourie. Une machine remplie de linge sale. Aurais-je eu l'habileté, dans mon ébriété la plus pure, la plus folle et la plus pure, de mettre mes tenues, mes blouses, souillées, dans la machine blanche, afin que durant mon sommeil le tissu soit lavé ?

Douleur.

Je me retourne et sens l'ivresse encore présente. Si le linge tourne, c'est que je n'ai que peu dormi. Et, je le sais, je me connais, sobre je ne dors que peu, en ayant englouti des litres de Tequila le sommeil me fuit et Morphée me boude et me lorgne jusqu'à ce que, honteux de mon état, m’assomme d'un coup sec. Nul étreinte, nul repos, juste le silence d'un corps bien trop guilleret.
Et là, le lendemain, du moins, quelques heures plus tard, le coup porté par la métaphore divine se ressent dans chacun de mes membres, dans mes os, dans mon estomac. Surtout l'estomac. Qui se contracte et semble vouloir vomir, ou se souvenir d'avoir vomi. Une douleur au fond de la gorge, une acidité latente, qui hurle aux souvenirs des litres de bières ingérés durant ma trop courte vie. Mais surtout, ces deux morceaux métalliques qui veulent perforer mes tempes et mes tympans, entre le bruit et l'affliction infernal du poison demeurant encore dans mes veines, je ressens comme deux perceuses silencieuses qui veulent briser mon crâne.

Poppers.

Je l'inspire profondément, dans l'atmosphère, après cette grande gorgée d'air supposée calmer mes nausées. Je n'ai donc pas été seul cette nuit. Je me relève, droit je me sens bien, sur le bord de mon lit. Il n'y a plus personne dans ma chambre, que les fragrances lointaines du poppers et de la présence de deux hommes dans une pièce bien trop petite. Éparpillés au sol, mes habits de la veille, légèrement tâché, naturellement, par mon équilibre défaillant et une trop mauvaise perception du monde une fois un certain nombre de verres bu. Oui, je me suis tâché comme un enfant qui apprend à manger, j'ai peut-être même rencontré le goudron, d'où ma douleur sur ma hanche et la trace noir sur mon jean. Mais qu'importe, j'enfile un boxer propre.

Haine.

Ce n'est que ce que je ressens, alors que je suis perdu dans le temps, mon téléphone éteint. Une haine de ma personne, de ma capacité infinie à boire dès que j'ai un verre en main, cet instinct qui me pousse à avaler, encore et encore, des verres de liqueur, toujours plus forts, plus abscons. Je détruis et gâche mon corps ainsi, je perds du temps, de l'argent dont d'autres aurait besoin. Je soupire, épuisé par ma lâcheté devant la bouteille, dépité par ma personnalité si fragile. J'aurais presque envie de pleurer, ou de me jeter depuis la fenêtre, mais je le refuse, n'ayant ni le temps ni l'envie de ces conneries. Je passerai juste, encore, une journée en souffrance extrême, ce sera mon châtiment, ma punition divine. Si Dieu il existe, qui nous supplante tous.

Faim.

Cependant, par une chance incroyable -Ô malheur-, mon corps se rétablit désormais beaucoup mieux aux lendemains d'excès, comme habitué, comme assimilant mieux l'ivresse, fondant à l'intérieur par adaptation évolutive. Que vais-je devenir ? Donc, mon estomac gronde, me rappelant que je n'ai mangé que quelques grains de maïs la veille, et un petit tacos sans grande prétention. Je me souviens, je devais faire un vrai repas après l'apéritif, mais je n'ai jamais eu le temps de le voir. Quand j'ouvre la porte de ma chambre pour aller vers ma cuisine, pensant au festin que je vais m'apprêter à dévorer, je tombe dessus.


Inconnu.
Un inconnu.


La déduction coule de source, il s'agit de mon plan de cette nuit, de celui qui a subi le courroux divin. Je crois que ce n'est pas la première fois que je le croise. Il erre dans la cuisine à la recherche de je ne sais trop quoi ; de mon côté, je ne me surprends même plus, adepte des matinées vaseuses et absurdes, dans des endroits en compagnie d'inconnus. Je grommelle quelques mots dans ma barbe avant de, justement, me la gratter du bout des ongles. Faudra que je me rase. Il a l'air de s'être levé il y a peu, la trace de l'oreille traverse encore son visage. Il ne s'est pas gêné et visite ma piaule. Qu'importe.

Toilettes.

Avant de commencer le repas, il me faut expulser les quantités absurdes que j'ai bues quelques heures plus tôt. Machinalement,je vais dans la salle de bain. C'est en me lavant les mains que je vois ma pile de linge sale toujours aussi gigantesque. Et il est nu. Et il n'a pas ses habits dans la chambre. Le bougre fait sa lessive chez moi, comme ça. En revenant dans la cuisine, je l'interpelle et lui pose la question. Mais qu'importe, qu'importe mes mots, mes actes, la machine est lancée, je ne vais pas le laisser partir ainsi. Au pire, je lui prête mes fringues, mais on a pas la même carrure. De plus, je ne sais pas si j'ai envie de le revoir. Par chance, il a fait un cycle court.

Banane.

Avec des oranges, des graines de chia et de l'eau. Je mixe le tout. Le vacarme est infâme, le temps passe infiniment, mon regard se perd sur les fruits qui se broient et deviennent un smoothie, je contemple le vide, mon esprit s'emplie de silence. Un déclic. Je verse le tout dans deux verres, je lui en tends un. "Potassium, vitamines, de quoi s'hydrater, c'est ce qu'il nous faut." D'un placard, je sors une boite orange pleine de Paracétamol, je la jette sur la table et lui fais signe d'en prendre, s'il en veut.

Vaisselle.

L'eau coule dans le blender tandis que je vide le frigo d'une bouteille pleine d'un liquide marron. J'astique l’ustensile ménager tout en prenant par le manche une petite poêle. Je le fais chauffer, éponge à la main, je me concentre pour pas mettre du liquide vaisselle à la place mon appareil à pancake. Silencieux, mes gestes sont machinaux, assurés et rythmés par la cuisson du petit déjeuné. Je fais une pile sur une assiette de ces petites crêpes, j'apporte avec de la confiture d'orange amère et du sirop d'érable et j'intime mon invité à manger.

"Au fait, lâchai-je avant d'enfourner ma première bouchée, désolé mais. Tu t'appelles comment déjà ?"

Ma deuxième phrase complète depuis le réveil.
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Szymon Kasprzyk
Szymon Kasprzyk
- MORTAL WARRIORS -
BLAZE : ourson
CREDITS : KARMA JOLIE
FACE : timofei rudenko
DOLLARS : 593
SACRIFICES : 119
PORTRAIT : Tequilavomatique - S Z Y M O N IL0hpwM
ANNEES : 23 ans depuis décembre 2018 jpp
CŒUR : et caetera
RÉINCARNATION : deirdre
TALENT(S) : beauté; ils disent "tu es si beau" la bouche en cœur, n'y voient rien de surnaturel et pourtant, il ensorcèle et méprise, d'un regard, un seul - discorde; il sera si beau que beaucoup de sang sera versé par sa faute
FACTION : sans-faction
OCCUPATION : vendeur à la sauvette; il attend à la sortie des métros, à l'entrée des magasins, pour revendre des tours eiffels miniatures, des roses, des stylos, des boules à neiges et bref, quelques dollars pour pouvoir manger et éventuellement trouver un abri pour la nuit
TALON(S) D'ACHILLE : le vide, celui qui s'étend lorsque le sol se dérobe sous ses pieds et puis qui ne se termine jamais, jamais, tomber, tomber lui fait si peur en réalité qu'il dort en s'accrochant de toutes ses forces à un pan de mur, ou un morceau de carton
JUKEBOX : ta marinière x hoshi
RUNNING GUN BLUES : Tequilavomatique - S Z Y M O N K6MF6Dk
Charlie; 1-2 (fin)
Dahlia; 1
Allen; 1(fin)
Lulu 1 (fin)
Aurelio 1 (fin)
Brónach; ?
Ayato; ?
Maciej; 1 (hiatus)
Tsukiyo 1
Event Gala
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Tequilavomatique - S Z Y M O N - Sam 17 Nov - 19:49

Dans les méandres de son esprit s’invitent encore des râles et des soupirs sulfureux, des choses qui raccommodent la solitude, tissent des possibilités, du commencement à la fin, du bonheur en suspend. Flous, mais réels, des sensations des illusions et puis aussi des rires à faire crever le plafond, soutirer au ciel des étoiles et des comètes. Des souvenirs à n’en point douter qui s’écrasent sur son conscient, l’aident à repasser le fil d’un hier édulcoré à l’alcool de trop basse qualité, ses paupières papillonnent lourdement, alors qu’il s’apprête à éclater la bulle douillette dans laquelle il avait choisi de se réfugier. Le matin est là et s’invite maintenant un mal de tête cataclysmique qui lui donne l’impression de palpiter entier, de la pointz des cheveux jusqu’à celle des pieds.

Szymon se redresse, toujours aussi lourdement, le monde tourne un peu, ou alors il a élu domicile au sein de sa tête et il essaie de s’en extirper brutalement, il n’arrive pas réellement à déterminer, tout se mélange et puis, ce n’est pas grave. Ou peut-être que si, tout ce qu’il sait, c’est que l’univers palpite contre ses tempes et qu’il a l’audace de tanguer devant ses deux yeux qu’il fronce avec concentration. Il récupère ses fringues, sur le sol, lentement, extrêmement lentement, comme s’il avait peur de les brusquer, il fouille du pied, démêle ceux qui ont décidé de se cacher sous d’autres qui ne lui appartiennent pas. Ils sentent mauvais, ou du moins, c’est son impression quand il porte son nez à son pull. Il ne sait pas si c’est de l’alcool d’hier et de la saleté de la veille, mais ça lui file un peu la nausée. Alors il récupère son sac, enfile un sous-vêtement de rechange avant d’emporter le tout dans la salle de bain.

Enfin presque. Parce qu’entre deux, il faut la trouver, la salle de bain et pour celui qui ne sait même pas où il se trouve, c’est finalement assez compliqué. Il se souvient vaguement d’une virée en taxi et puis… Oh. Première porte, premier échec. Il note cagibi dans son crâne et continue d’explorer trop lentement pour les secondes qui défilent, les minutes aussi. Nouvelle porte. Premier succès. Salle de bain. Douche intégrée, lavabo, laveuse, sécheuses, wc, miroir. Parfait.

Il dépose son sac et ses fringues après avoir fermé la porte, pour pouvoir pisser, se remettre de ses égarements aussi et il se dit même en regardant les murs et les armoires que c’est joli ou plutôt vaguement, parce que sa pensée est parasitée par un tas d’idées. Szymon tire la chasse tout aussi vaguement et se retourne pour se laver sommairement les mains et balancer dans le tambour de la machine ses fringues sales. Oh et puis il aurait pu tout simplement attendre d’être sorti, pour s’engouffrer dans la première lavomatique, mais dans le fond est-ce qu’il en a réellement le courage ? Franchement, non. Tout ce dont il a envie se trouve quelques pièces plus haut. C’est-à-dire l’oreiller, la couette et puis le sommeil que le levé du jour lui a dérobé.

Il balance au hasard les petites doses dans la machine, programme et fait tourner avant de s’enfuir de la pièce comme un damné. Cinquante éléphants sont toujours en train de danser la java dans son crâne et il n’est franchement pas prêt à entendre le maudit tambour. Au lieu de ça il décide d’aller poser son front contre le mur pour se demander si l’univers à un sens ou s’il a cessé d’en avoir hier soir.

Et Szymon phase ainsi, quelques minutes avant de retourner hanter les lieux, les deux bras ballants et la tête dodelinant sur ses épaules. C’est qu’il commence à avoir faim, à souffrir de sécheresse aussi et c’est bien plus important que d’aller subtiliser quelques affaires pour cacher quelques bouts de peau. Chacun ses priorités. Alors  il tente de se donner du courage, enfin surtout d’encourager ses bras pour ouvrir les placards du haut et fouiner les placards afin d’en dévorer le contenu et d’aller se recoucher. Dans le coin il semble apercevoir du mouvement, mais il n’a pas envie de détourner la tête, il se souvient encore de qui habite ici.

La porte du troisième placard claque douloureusement et il se décourage un peu. Comme si les êtres humains pouvaient se nourrir réellement d’assiettes et de verre. Franchement. Et ceux du bas lui semblent, tellement, tellement bas. Et alors qu’il semble sur le point de refaire le chemin inverse, derrière lui une machine infernale commence sobrement à le torturer, comme s’il n’avait pas encore assez souffert. Il se détourne, prêt à fusiller du regard celui qui semble bien déterminé à faire éclater son crâne, mais c’est un regard éploré finalement qu’il essaie de transmettre, parce que l’excès de mousseuses méritait bien un peu de pitié.

Mais devant lui, l’homme ivre mort de la veille ne semble absolument pas réceptif à la douleur qu’ils étaient partager, un peu, au moins et lui présente un liquide orangeâtre qui n’a absolument rien de ragoutant en baragouinant des mots étranges qui lui donnent franchement la nausée. Toujours muet, il reste immobile, le voit s’animer, toujours déterminer à faire de son mal de tête une migraine stratosphérique. Il en reste même tout à fait sonné, comment pouvait-il faire autant de choses à la fois. Cuisiner, laver son mixer, comme si ça n’avait rien d’un exploit. Szymon ferme les yeux, essaie de ne pas chialer de douleur lorsqu’il entend l’eau couler, le blender cogner le fond, la poêle qui crépite, la bouche qui grimace et qui pourrait supplier qu’on lui rende l’homme de la veille perdu quelque part entre ses souvenirs et les draps blancs de son lit.

Szymon s’installe à table, mollement, le crâne déposé tout contre sa paume, l’autre main sur la table et ses ongles agrippés au support comme si sa vie en dépendait. Il se crispe quand il fait claquer absolument tout ce qu’il est possible de claquer sur cette fichue table. Soupir, grognement. Même la bonne odeur du déjeuner ne parvient pas à la ragaillardir.

Et sans perdre un instant, il faut passer aux civilités, mais Szymon, lui n’a pas envie, c’est trop tôt et  puis, de toute façon tout ce qu’il a envie de dire c’est : Jemalaucrâne. Sans respirer, délier ses syllabes qui passent difficilement sa mâchoire. Oh oui, ça avait tout l’air d’être la cuite du siècle pour lui, mais c’est chaque fois pareil en pire ou en moins pire, avec lui. Il tend la main lentement pour récupérer la boisson de tout à l’heure et la hume, avec méfiance avant d’en boire un peu. Ça apaise sa gorge trop sèche et puis, c’est finalement pas aussi mauvais qu’il le pensait au début. Il dépose le verre plus loin : Trop d’énergie pour quelqu’un mort ivre. Et sa voix paraît moins rauque, il en retrouve même le sourire quand il rajoute : Je préfère quand tu parles moins. Référence subtile – ou pas, à la veille qui s’exprime quand il ferme les paupières. Il souffle un petit rire avant d’aller déchiqueter avec ses doigts le premier pancake pour dire : Je t’ai pas dit mon nom. Ce qui donne à la situation  des accents plus cocasse encore, mais de toute façon, l’aurait-il retenu ? Aurait-il même pu le prononcer, sans se tromper, sans doute que non. D’une main il enfourne quelques morceaux dans sa bouche. Mais moi je connais comment tu t’appelles.
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Aurelio Nava
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Tequilavomatique - S Z Y M O N - Mer 21 Nov - 17:05



Provocation.

C'en est clairement une. De la désinvolture dans sa voix rauque et fatiguée, usée par le manque de sommeil, je la perçois nettement, aisément, malgré cette couverture d'épuisement. Cependant, s'il cherche à me troubler, à attiser une certaine colère en moi ou simplement me faire chanter, il s'est trompé d'énergumène. Clairement. Alors, tout en le fixant dans les yeux, je hausse les épaules, un peu désabusé par ce comportement enfantin. Après tout, quel âge il a, ce jeune homme ? Est-il majeur ? Là, par contre, un picotement au sein de mes viscères m'éveille. Le détournement de mineur est une arme tellement redoutable, tellement cruelle, et si aisée à mettre en place que je me sens un tantinet défaillir. Une telle attaque pourrait ruiner ma réputation, quand bien même la présence de la lessive servirait à établir une bonne défense : il est venu de son plein grès, a même laver son linge sale tant il se sentait bien !, se plaisait en ma compagnie ! Les avocats savent tout dire, je le sais, ma mère l'est.

Migraine.

Mon crâne continue d'être lacéré par des volutes d'alcool remontant tout droit de mon estomac et fracassant tout sur son passage, à l'instar d'antiques armées brûlant les terres derrières elles. Ma gorge souffre,  ma bouche est sèche,  mes cervicales crient et mon cortex, Ô mon pauvre cerveau, il supplante les tourments de la plus majestueuse des géhennes. Je le sais, le temps demeure mon meilleur allié, avec les quelques cachets. Ce qui me rassure tristement est le visage de l'éphémère compagnon de ma nuit : tout en supplice, en affliction, il est un Jésus crucifié sans le plaisir, la joie, d'emporter avec lui les pêchés du monde. Il le sait, il les représente, ces péchés, et notre rédemption gît potentiellement dans cette douleur effroyable qui parcourt nos êtres.

Douche.

Il m'en faudrait une. Des cataractes d'onde chaude, voire brûlante, sur mon crâne et mes cervicales et mes épaules, de la pression fumante qui engourdie mes nerfs et masse mes muscles endoloris. Malheureusement, un quidam a préféré monopoliser l'arrivée d'eau à des fins plus personnels et à la délicieuse odeur d'aloe vera. Je grommelle mais n'ose sortir en des mots durs mon mécontentements. A défaut, une autre injonction vient à mon esprit.

L'heure.

Je cherche mon téléphone du regard ; dans l'ébriété, je l'ai posé à un endroit absurde de la salle principale de ma demeure, typiquement juste à côté de la porte. Après l'avoir ramassé, je le branche à une prise et l'allume. Le verdict tombe rapidement : nous n'avons que très peu dormi, il n'est même pas dix heures du matin. Un rapide calcul se fait, si nous avons bu notre dernier verre à 2h, le temps de rentrer et de s'affairer à se connaître bibliquement, les 4h du matin sont atteintes. Une douche, un vomi, l'ordre importe peu, et le sommeil ne dure qu'une demie dizaine d'heures. Le pauvre bougre doit être épuisé et dévasté, par ma faute.

Musique.

A défaut de pouvoir user du joker aquatique pour soigner nos plaies neurologiques et, en attendant que les analgésiques fassent effet, un autre baume me vient à l'esprit. De mon smartphone, j'allume mes enceintes et fait ronronner doucement les basses. Je le sens, littéralement, empli de douleurs et de confusion. Mais les notes s'enchaînent, faiblement, le crissement d'un vieux vinyle, les basses jazzy et la voix chevrotante des chanteurs des années 50. Je le transporte dans un autre temps. S'attendait-il à ce que l'alcoolique, pilier d'un bar anodin, écoute ce genre de musique ? Qu'importe, il m'aura oublié d'ici quelques heures.

Froid.

Je suis toujours en boxer tandis que l'automne bat son plein. Mon appartement est à peine chauffé, vue ma présence en ces lieux et maintenant que l'alcool perd de son emprise, que l'anesthésie due à l'ébriété s'estompe, des frissons parcourent mon corps et mes poils s'hérissent. Je me dirige dans ma chambre, laissant l'Autre finir son repas, dans une langueur marquée par la peine. J'enfile le premier tee-shirt et le premier jean que je trouve. J'ouvre même les volets et fenêtres afin d'aérer la pièce !

Monstre.

Cependant, je refuse, pour l'instant, de retourner dans la cuisine. Inconsciemment. L'inconnu est mon monstre sous le lit, dans le placard. Le Croquemitaine. L'avatar de mon alcoolisme irrécupérable.

Oppression.

Les murs me semblent plus proches, le plafond plus bas, les meubles plus gros. Le coton me brûle, le bouton de mon pantalon compresse mon ventre gonflé par l'alcool. Il me viole dans mon intimité, ce jeune homme que j'ai ramené ; par son regard, vide, par sa présence, hagarde, je sens comme un énorme poids sur mes épaules, autour de moi. Il faut que je me calme, que je cesse d’exagérer mon ressenti ainsi. C'est l'alcool qui parle, scande une voix dans ma tête. Et je le prie fortement. En vrai, j'ai envie de dessiner. Mais je range, le lit, les draps. De l'autre côté, il doit encore phaser, subir avec excès une gueule de bois impromptue et violente. Je ramasse le lubrifiant et le poppers utilisés quelques heures plus tôt et je soupire, lassé de ma personne. Quand soudain, frappant comme un éclair dans la nuit.

Capotes.

Il n'y en a pas. Aucune. L'amnésie de l'alcool est particulière : elle est fausse et mensongère. La mémoire revient par flash, par indices et images quand on pense à un moment précis. Et là, l'image est claire, limpide. Nulle protection n'a été utilisée cette nuit, nous ne sommes pas sortis couverts pour danser sous la pluie.S'en souvient-il ? Je ne pense pas. Est-il exempt de toute maladie ? Mes cours me narguent et fond la ronde dans mon esprit, psalmodiant les différentes infections et contaminations possibles. Cependant, trônant au milieu de tout, cette hypothèse : "Imagine qu'un mineur t'es transmis une maladie grave ?"

Déchéance.

Toute joie s'efface de mon visage. Le sexe demeure clairement mon Némésis, le principal adversaire de ma vie, l'entité qui viendra à bout de mon existence. Cet homme serait-il l'émissaire de la Mort, venu me faucher si pernicieusement, frappant mon point faible d'une manière si évidente, simple. J'ouvre la porte de ma chambre et il n'a pas bougé, il a à peine grignoté du petit déjeuné.

"Tu sais qu'on a pas mis de protection cette nuit."

Je parle comme un médecin. Ma question est rhétorique : il ne le sait pas. Alors, j'ouvre les vannes de mon pouvoirs, humant à pleines narines l'air, cherchant ses réactions, ses troubles, et je continue dans la foulée, sans le laisser réagir.

"J'espère que t'es clean."

Moi je le suis, mais ce John Doe cache trop de mystères volontairement pour lui faire confiance. Il me faut juste attendre que l'information monte à son cerveau destructuré pour que son âme se dévoile à mes sens.
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Szymon Kasprzyk
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Tequilavomatique - S Z Y M O N - Mer 21 Nov - 19:11

Silence, comme s’il n'y avait plus rien à en dire. Ou peut-être que sa curiosité s'est envolé cette nuit, comme beaucoup d'autres choses. De toute évidence. Szymon renifle et observe, sans réellement reconnaître celui qu’il a accompagné, ou peut-être que c'était une illusion, encore. De celles qui sont belles, mais qui s'estompent rapidement. Une illusion incarnée simplement à cause d'un verre de trop avalé. Haussement d’épaule, de toute façon ce n'était pas réellement important. Il se concentre sur la montagne de crêpes qu’il finirait par engloutir et de droit et d'ennui.

Il n'était pas certain des signaux que son partenaire de la nuit lui envoyait. Il avait réellement l’impression qu’il voulait le voir déguerpir. Oh, ça, il en était même plutôt certain. On n'agresse pas les oreilles d’un type souffrant d’une gueule de bois monstrueuse si ce n'est pour le faire déguerpir. Et puis il y a cette absence d'intérêt, cette façon de ne pas le regarder, de se contenter eh bien de tout autre chose, des murs, des silences et puis aussi de tout ce qui n'était pas lui. Et pourtant, pas un reproche, pas une parole pour le chasser, il lui prépare même un repas, de quoi calmer le mal de crâne qui lui vrille les tempes. Peut-être que c’est une nouvelle façon polie de se comporter, pour pas passer pour un connard dans l'immédiat. Il ne sait pas.

En tout cas le voilà parti, décidé à abandonner le repas qu’il n'a même pas touché pour mieux… Il n'en savais rien. Errer, sans doute, ça et là, méditer en musique sur ses choix de la veille, regretter encore longtemps d’avoir bu à s’en fracasser les tripes. Tout semblait plus ou moins légitime. Lui n’avait juste pas l’envie de bouger ses fesses de là où elles étaient, pouvait se contenter de s’enraciner ici pour avaler le contenu de son verre avec l’un des comprimés qui se trouvaient dans la boîte orange.

Quelques minutes passent, de nouveau, dans le silence d’une matinée grise à souhait. Il en vient même à regretter d’avoir décidé de s’attarder ici. Parce qu'il s'ennuyait déjà et qu’il ne pouvait même pas retourner se coucher, puisque son hôte semblait être (re)parti dans la chambre. Szymon souffle encore, alors que son crâne palpite toujours douloureusement et que les cachets semblaient prendre leur temps pour agir. Il s’amuse un instant à faire des confettis de pancake avec ceux qui semblent toujours attendre qu’on les dévore. Seulement la faim s’éclipse à mesure que l'atmosphère devient lourde, que la stérilité de cet instant T le frappe.

Aurelio, puisqu’il s’agit de son prénom, Docteur Nava, sa profession, son nom, revient, semblant se rappeler un peu de son existence. Ou peut-être pas. Et il déclare avec aplomb qu’ils n’ont pas utilisés de protection la veille. Tu parles d’un scoop. Pas comme s'il n'en avait pas fait la remarque, la veille. Seulement voilà. Ce qui l'inquiétait visiblement, était qu’il aurait pu lui refiler quelque chose, une maladie, un cancer, la peste. Peut-être le tout réuni. Szymon déclare, en roulant des yeux :

Pourquoi ce serait moi porteur de maladie ?

Il se lève, défait la distance entre eux. Combien de partenaire différents par semaines, mois, années ? Plus que moi, c’est parié. Il fronce les sourcils et au lieu de répondre il déclare, avec arrogance : Au pire tu fais dépistage et puis on sait jamais, test de grossesse, si ça t’amuse, c'est gratuit dans ton beau hôpital.   Est-il seulement docteur? Il lui semble lui avoir demandé une fois et puis... Il n'arrive pas à se souvenir. Et ça a l'air de le faire bien marrer mais en réalité il y a beaucoup plus d'amertume qu’il le voudrait. Ah. Je mal au crâne. Qu’il geint, encore, délaissant son vis-à-vis pour revenir lentement jusqu’à la table, les épaules lourdes.

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Aurelio Nava
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- GODS AMONGST MEN -
BLAZE : Le Pape
FACE : Alfonso Herrera
DOLLARS : 1150
SACRIFICES : 916
PORTRAIT : Tequilavomatique - S Z Y M O N RtIZzVw3_o
ANNEES : 36 révolutions
CŒUR : Marié à la Tequila
RÉINCARNATION : Quetzalcóatl, Serpent à Plumes et roi de Tula. Co-créateur de la Terre et Père de l'Humain, dieu nourricier, de l'Ordre, de la Sagesse, de la Loi, du Vent et de la Lumière. Etoile du Matin chassant les ténèbres.
TALENT(S) : Souffle Empathique (Respirer vos émotions, sentiments, pensées) - Plantes Sanguinaires (Du sang pousse la Flore) - Morsure Osseuse (Contrôle des Os)
FACTION : Calavera
OCCUPATION : Gynécologue voleur d'organe et oreille attentive du Planning Familiale
GENÈSE : Primus stade 4
TALON(S) D'ACHILLE : L'humanité la plus pure : les enfants
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Tequilavomatique - S Z Y M O N - Ven 23 Nov - 22:57

Défience.

Comme une méduse, qui flotte sur les courants marins, lentement, se faisant porter plus que nageant, plus que se mouvant et qui, soudain, se prend une décharge électrique, s'agite en tout sens, en cercles effarés et en danses médusées et aléatoires, vindicatives, pour épandre, tel un agriculteur étasunien, son venin sur une plus grande surface, toujours plus vaste, toujours plus ambitieuse, voilà l'état dans mon interlocuteur, voilà son aspect, la forme de sa panique et sa défense improvisée face à l'abrupte de la situation. Mais il le savait déjà.

Calcul.

La méduse aurait donc tout planifié, cette palabre absconse et fausse, mais n'aurait juste pas, j'imagine, au moment où nos cris s'unifiaient, pensé que je lui poserai cette question, encore moins en ayant le crâne fracassé. A moins que cela ne lui semble normal, d'agir ainsi, sans la Fée Latex. Pourtant, rapidement, nos souvenirs se mêlent, car je les ai appelé par mes mots, et aspirés par mon don. Et là, désormais, je ressens sa panique, sa confusion du moins, sa gêne, mais surtout, ce rejet de ma personne. Non pas de mon être, de mon nom, juste de ce que j'incarne. J'imagine. Mes sens demeurent encore confus.

"Justement."

Suivant sa réponse, sa réaction, je ne lui aurais pas laissé le choix. Mais, il se méprend. Mon hôpital n'est clairement pas beau, j'imagine qu'il ne connait pas très bien le quartier hispanique, il est bien trop pâle pour être habitué à la salsa. On fait tout dans l'urgence, dans la précipitation, habitués aux balles dans le torse d'un inconnu sans assurance plutôt qu'aux accidents de chasse à cours. Quant à mon secteur, je vois des femmes, des filles, abusées, violées, qui trouvent une oreille bienveillante en ma personne. Alors, j'entends leurs histoires, toujours plus tristes et violentes, sans fins heureuses, parfois, pour leurs plus grands bonheurs, une option "moins pire". Alors qu'il aille se faire foutre.

Bouillonnement.

Au fond de moi. Déjà les vitamines des oranges font leur effet, ou le reste de Tequila de la veille, je ne saurais le dire. Ou, simplement de la colère. Qui est-il pour me juger alors que, réciproquement, j'ignore complètement qui il est, ne fait aucune investigation et me moque littéralement de son casier judiciaire, son curriculum vitae, et ainsi de suite. Simplement, son carnet de santé. L'Homme a toujours voulu la Justice, c'est pour quoi il se bat le plus souvent, dans les films, la littérature, tout, véritable égérie de leurs combats, cependant, elle ne semble équitable. A ce moment, sa réaction ne me semble pas juste.

"Je ferai tout les tests que tu veux, dont celui-là. Gratuit, naturellement. Et je me le ferai aussi, comme ça, pas de jaloux."

L'acidité se sent dans mes mots, dans ma voix et l'incision de mes lèvres. Il ne le percevra sans doute pas, mais cette colère ne vise pas son être, plutôt quelque chose enfouit en lui, comme un échec d'éducation héréditaire, une réaction que la société lui a dicté de faire, et non son intellect premier. J'excuse le jeune homme, je m'énerve contre ce qu'il a subi, sur les pressions sociales qu'il a dû, doit, et devra subir. La société corrompt les hommes. Voilà ce qui m'enrage.

"Et crois moi, ne te trompe pas sur moi, je refuse que tu m'imagines comme un Don Juan."

D'abord, parce que je prends le premier venu et/ou celui qui veut de moi. Ensuite, à chaque fois, ce n'est pas moi qui parle, qui drague et qui agit, mais l'alcool, contrôlant mes gestes, parasitant mon âme. Je le confesse, ce n'est pas une excuse valable, il s'agit néanmoins de mon excuse."

"Ton test restera anonyme, sauf si l'analyste découvre une infection. Il le transmettra à ton médecin référant, ou à moi, au choix. "

Même si je suis gynécologue. Où est le problème ?

"Il faut juste attendre qu'on dégrise un peu. L'alcool brouillera les analyses."

Qu'est-ce qu'on va faire pendant ce temps-là ? Clairement, une réponse simple : se regarder en chien de faïence et, durant chaque pause de la musique, écouter le couinement métallique de ma machine à laver. Une excellente matinée en perspective, rongeant mon âme et signée de ce leitmotiv que je me répète trop souvent : "Il faut que j'arrête de boire."

"Un thé, un café, ou tu as du mal à avaler quoi que ce soit ?"

Référence à la nuit passée ? Ou simplement un constat de son assiette encore un peu garnie ? Moi-même je ne sais pas, je ne sais plus, je me rappelle juste que l'ambivalence est caractéristique de mon histoire, inscrite dans ma peau.
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Szymon Kasprzyk
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CREDITS : KARMA JOLIE
FACE : timofei rudenko
DOLLARS : 593
SACRIFICES : 119
PORTRAIT : Tequilavomatique - S Z Y M O N IL0hpwM
ANNEES : 23 ans depuis décembre 2018 jpp
CŒUR : et caetera
RÉINCARNATION : deirdre
TALENT(S) : beauté; ils disent "tu es si beau" la bouche en cœur, n'y voient rien de surnaturel et pourtant, il ensorcèle et méprise, d'un regard, un seul - discorde; il sera si beau que beaucoup de sang sera versé par sa faute
FACTION : sans-faction
OCCUPATION : vendeur à la sauvette; il attend à la sortie des métros, à l'entrée des magasins, pour revendre des tours eiffels miniatures, des roses, des stylos, des boules à neiges et bref, quelques dollars pour pouvoir manger et éventuellement trouver un abri pour la nuit
TALON(S) D'ACHILLE : le vide, celui qui s'étend lorsque le sol se dérobe sous ses pieds et puis qui ne se termine jamais, jamais, tomber, tomber lui fait si peur en réalité qu'il dort en s'accrochant de toutes ses forces à un pan de mur, ou un morceau de carton
JUKEBOX : ta marinière x hoshi
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Dahlia; 1
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Tequilavomatique - S Z Y M O N - Dim 2 Déc - 23:06

Il se tient droit, les orteils pianotant contre le sol avec beaucoup trop d’impatience, ou peut-être qu’il ne s’agit pas d’impatience, mais de quelque chose de plus sensible, de plus blessé, à l’égo qu’il ne peut même plus dissimuler. Parce qu’il semble avoir tout décidé, lui qui est grand, qui est sage, qui sait mieux que tout le monde quand il est sobre, mais qui se fout complètement de ce qui peut bien arriver entre les draps lorsqu’il fait des caprices et que les corps s’écoutent parce qu’ils sont trop faibles pour faire autrement. Szymon plisse les yeux, tapote de l’index la table, sans ciller, héroïque, ou juste stoïque, il pense plus vite qu’il n’esquisse et les mots défilent dans sa tête, brouillons, des centaines de protestations rendues muettes, parce que son vis-à-vis parle vite. Lui il sait, il comprend sans doute qu’en face de lui, il y a quelqu’un qui peine à comprendre et parler l’anglais.

Mais qu’importe puisque voilà, il s’est dédouané de tout, pour mieux imputer la responsabilité de cette désastreuse idylle d’une fois et puis voilà. Il est même prêt à devenir son docteur, comme c’est gentil, parce que bien sûr, il en a pas, Szymon. Des docteurs. Que c’était même pour ça qu’ils s’étaient rencontrés la première fois, pour le dépanner une fois qu’il était malade. Parce que dans les dispensaires, il y a trop de monde et puis, les miséreux qui crèvent font un peu peur à ceux qui vont pas si mal. C’est comme une vision d’avenir incarnée, ça fait vraiment flipper. Mais tout ça, ça effleure pas les gens qui ont un toit et le luxe d’aller s’oublier toute une soirée dans l’alcool et l’oisiveté.

Parenthèse qu’on referme, son désaccord lui passe au-dessus, parce que. Le polonais repousse l’assiette, esquisse un sourire qui devient rapidement le symbole de son amertume, son dégoût aussi. Peut-être que c’est ça qui lui coupe l’appétit, peut-être aussi pour ça que les gens qui se connaissent pas tant que ça se disent pas au-revoir et se tirent dans la nuit, pour éviter les aigreurs de la matinée.

– Je viens pas. Qu’il jette, sans plus de considération pour la bonne humeur qui s’est égarée, un peu plus tôt. Un peu plus tard. Pas aujourd’hui. Pas demain. Je suis pas malade. Enfin si, mais c’est pas exactement pour ça et puis la contrariété ça donne à la tête trop de poids pour pouvoir lever la tête. Toi tu décides tout, tu demandes rien, petit chef de rien. Il délaisse l’assiette, le repas, la parodie de tout ça. Je voulais juste t’aider à rentrer hier soir. Pas te laisser dans le rue. Toi tu me traites comme si j’ai la peste parce que forcément je dois avoir les maladies du monde. Trop de gens penser comme toi. C’est courroucé, c’est même plus que ça. Trop fatigué des rumeurs, des gens qui savent mieux que lui et puis. Parce qu’il est trop jeune, parce qu’il n’est pas assez anglais, parce qu’il n’est pas assez prudent, parce qu’il traîne trop dehors, parce qu’il flirt avec les étoiles.

Il racle la chaise, se lève pour aller dans la chambre, parce que, de toute façon, ses fringues elles sont encore en train de tourner dans la machine. Et ça l’embête, parce que toutes ses affaires, il y tient, mais qu’importe s’il doit revenir fouiller dans les poubelles pour les récupérer plus tard, il a pas réellement l’intention de passer sa journée ici. Ah. Voilà à quoi il perdait son temps. Ranger. Szymon se frotte le crâne, ouvre l’armoire et récupère de quoi s’habiller, sans demander, de toute façon c’est une bien maigre compensation à quoi, la déception ? L’insulte ? L’ingratitude ? Un peu de tout, sans doute. Ah, comme s’il allait rester boire du thé gentiment.
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Tequilavomatique - S Z Y M O N - Lun 31 Déc - 16:07

Lassitude.

Tu gesticules et t’égosilles comme un petit oiseau en cage, comme des oies aux ailes coupées, incapables de voler, de planer, de se soulever. Tu es frêle et tu tangues, ta colère et ta haine te poussent dans un déséquilibre encore ourlé d’ivresse ; tu sembles si chétif, si fragile, mais éclatant. Comme un canari qui chante sans cesse, qui inspire la joie aux mineurs s’enfonçant dans les galeries de charbon et qui sert de voyant : à ta mort, à ton silence, le grisou arrive, l’apocalypse se déploit et il faut fuir, sortir ! Tu m’apparais, ô inconnu, comme ce signal que tout le monde regarde autant qu’ignore mais qui, une fois disparu, est appelé par les nostalgiques car c’était mieux avant, avant quand nous avions des pauvres, des pauvres blancs, une vie possible dans la rue, un chaos contrôlé.

Cartoon.

La musique continue derrière, en fond sonore. La playlist tourne, comme les restes de la veille dans nos veines et nos viscères ; les voix chevrotantes et les crissements de vinyle dénaturent tout palabre. Tu demeures canari, or flambant, mais la caricature s’empare de tes plumes. L’ambiance, l’alcool, ton corps si fragile, et l’absurdité de tes mots, m’empêchent de te prendre au sérieux. Je souris alors que tu fouilles dans mes affaires, que tu cherches les plus petits, les plus fins de mes habits. Il n’y a que mes affaires d’étudiants, gardées pour quand j’enfile le costume de Salamandra, tâchés de peinture et d’encre, qui te scient approximativement. Je suis plus grand, plus large que toi, j’ai la chance, la richesse suffisante, pour faire du sport régulièrement, depuis toujours, encore plus maintenant, mais j’étais maigre, livide quand j’étais étudiant. Pourtant, tu flottes et nages dans mes anciens vêtements, j’imagine même pas dans les plus récents.
Cela renforce ton côté comique.

Prison.

Je t’observe, petit homme, petite brindille farouche et effarouchée, depuis le chambranle de la porte. Accoudé sur le bois de l’ouverture, autre main tenant le bois opposé de l’encadrement, je t’enferme dans ma chambre. J’empêcherai quiconque de s’enfuir, de sortir de cette pièce, d’autant plus que ma machine tourne pendant ce temps.
Qui est cet homme ?
Je le regarde, le toise, l’observe et le dissèque de mes yeux aztèques, il a raison sur un point : je ne le connais pas. Mais, à quel moment ai-je dit le contraire ? Le reste de ces mots n’est que foutaise et mensonge, vindicative défense.

Somnifères.

Il ne s’en ira pas. Pas sans avoir donné son aval pour une piqûre, pour une prise de sang. Et s’il ne le fait de grès, en l’accompagnant au laboratoire, ce sera de force. Ici. Je possède tout un attirail d’aiguilles, de seringues et de réceptacle de sérum pour prendre mon dû. Quant à l’endormir, je suis bien plus fort que lui, bien plus grand, et j’ai de quoi l’endormir aisément. De là à récupérer l’un de ses reins pour le revendre plus tard, il n ‘y a qu’un pas, un pas risqué, mais néanmoins alléchant. S’il éveille les miettes colériques de mon âme, je l’allégerai de quelques grammes sans souci.

Calme.

Je m’approche de lui, comme on amadoue un cheval sauvage, une fois qu’il a enfilé ses derniers atours. Je les connais, ces hommes et ces femmes de rien, du silence et de l’écume du monde, emplis de rage autant que de désespoir, de solitude et de mal-être. Ils sont tous si uniques, mais des axiomes psychologiques les rejoignent : la défensive extrême. Il me fallait attendre que sa carapace de tissu soit optimale pour l’approcher, pour lui parler, l’attaquer durant son changement de chrysalide l’aurait, inconsciemment, énervé.

« Ca te va beaucoup trop grand, regarde toi. »

J’ai un petit air amusé alors que je lui pointe le miroir. On dirait un fantôme blafard dans ces frusques, à l’instar des enfants s’habillant d’un drap blanc pour Halloween. Esprit vagabond peu terrifiant, je lui pose une main sur l’épaule alors qu’il mire son reflet. D’une simple pression j’endors l’enfant qu’il est, mais comme toujours, comme souvent, je préfère la discussion, le pacifisme et le consensus.

« Tu es paradoxal, tu sais. »

L’emprise de mes doigts s’intensifie. A la fois paternel, à la fois menaçant, comme ce père qui sourit en défaisant sa ceinture. Dieu, que j’aurais préféré avoir recours à la violence, cela aurait été tellement plus simple !

« Tu dis que je ne te connais pas. Certes, mais dès que je cherche à te connaître, tu m’agresses verbalement et refuses toute discussion. »

Je plante mes iris dans son reflet, le regardant droit dans les yeux, à travers cette glace qui nous sépare, qui nous éloigne drastiquement alors que nous sommes presque collés l’un à l’autre.

« Quant à penser que je suis un chef, cela prouve que tu ne me connais pas non plus. Je ne contrôle rien, encore moins mon propre corps, tu en as d’ailleurs été témoin. »

Les commissures de mes lippes s’étirent, je lui souris doucereusement. Le brouillard d’alcool commence à se dissiper et je remarque sa splendeur, sa beauté juvénile.

Sang.

Légère accélération cardiaque, légère pression sous mon jean, la brume alcoolisée a migré d’un sens à l’autre. Esprit plus clair, certes, mais animalité plus intense. Je déglutie, peu serein quant à mes envies, à mes besoins et à la capacité à me contrôler. Mais quoi qu’il arrive, quoi qu’il se passe, j’aurais son sang.

« On a plus d’une heure avant la fin de ta machine, on peut faire plus ample connaissance, à moins que tu souhaites te murer dans un mutisme. »
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Szymon Kasprzyk
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Tequilavomatique - S Z Y M O N - Sam 16 Mar - 19:23

La détermination se voit sur son visage, alors que la vexation fait encore s’agiter les doigts, rend ses mouvements trop secs et maladroit. Pourtant, Szymon s’imagine avoir trouvé l’alternative parfaite, l’échappatoire idéale. Une façon toute aussi insultante de terminer cette matinée déplaisante. Et il n’entend pas le médecin venir, ni ne l’imagine une seule seconde comploter pour trouver un moyen de le garder pour obtenir cette minuscule fiole de sang. C’est qu’il ne se doute pas qu’il existe d’autres personnes aussi obstinées que lui. Peut-être aussi qu’il a pris l’habitude de sous-estimer le reste de l’humanité, ou du moins, celle qui habite entre quatre murs, comme si la vie ne s’apprenait véritablement qu’à l’extérieur.

Il tente de se rhabiller rapidement, parce qu’il veut déguerpir aussi sec. Parce qu’il sait qu’il n’aura pas deux chances comme celle-ci. Et alors qu’il se retourne pour exécuter son plan il le voit, s’incarner, presque trop soudainement. Il a été trop lent, trop confiant, trop naïf, trop tout, peut-être, mais le constat reste le même. Il se sait coincé.

Soufflant bruyamment un juron polonais, il le laisse s’approcher, rassuré qu’il n’ait rien apporté de piquant avec lui. Il referme la porte de l’armoire d’un geste qui se veut agacé, même si la fatigue l’empêche de mettre l’intention qu’il souhaite. C’est tout d’abord un Szymon contrarié qui l’écoute faire un commentaire sur son allure. Cependant, il examine le reflet d’un corps disparaissant dans les pans de tissus trop grands pour lui appartenir, son corps trop malingre pas suffisant pour qu’on puisse deviner la coupe première du vêtement. Et cette vision suffit à lui arracher de nouveau un sourire nonchalant parce qu’après tout, ce n’est pas très important. Il fait de nombreux plis aux manches, alors qu’une main s’invite sur son épaule, c’est ce geste-là qui chasse toute envie de connivence, en un seul instant. Compatissante geôlière qui lui rappelle la précédente discorde.

Son reflet tressaute à peine et prend pourtant le temps de l’observer des yeux, peut-être pour se rappeler ses gestes erratiques, enfin ceux de la nuit et puis. Il écoute, distraitement, parler de paradoxe, sans en saisir réellement le sens, tant la pression de sa main s’accentue sur son épaule comme pour lui rappeler encore qu’il n’a pas la moindre intention de le laisser s’envoler à sa guise. Et il peut bien prétendre qu’il ne lui laisse pas l’occasion d’apprendre à le connaître, tout ce qu’il comprend et qu’il sait, c’est que ce n’est pas réellement sa personnalité qu’il souhaite découvrir. Mais les antécédents médicaux, la composition exacte de son sang et surtout se rassurer pour ses prochaines errances nocturnes. Mais peut-être qu’il se trompe. C’est vrai.

Depuis ce matin il ne sait plus exactement qui se tient derrière lui, puisque le premier souvenir qu’il conserve semble avoir perdu toute cohérence. Peut-être l’a-t-il rêvé, cet Aurelio complice avec qui il a bien aimé partager des paroles et même des baisers.

Désorienté. Oui, il n’arrive pas à comprendre comment fonctionne son vis-à-vis. Sa propre main va effleurer celle sur son épaule, comme pour s’assurer qu’il est tangible et non juste un poids sur sa propre épaule. On lui propose une heure, ou on lui impose, il ne sait pas réellement. Szymon saisie sa poigne pour la déloger, un instant, se retourner, disséquer son visage avec ses deux pupilles. Calquer ces trais à ceux du passé. Son autre main effleure sa mâchoire, avec prudence, simplement pour la souligner. C’est vrai. Je sais pas. Qui tu es vraiment, Aurelio ? Suspendant son geste, il fronce les sourcils. Je me rappelle de celui d’hier. Et puis il y a celui d’aujourd’hui. Il baisse la main, essaie d'imaginer l’emplacement exacte du badge sur lequel il est écrit son nom. Son identité. Tous les médecins en ont, non ?

- Deux différents. Comme des personnalités qui se superposent et qui luttent, dans son esprit. Et même en une heure il doute de pouvoir être capable d’y mettre bon ordre. Il tend ses deux mains pour enlacer sa nuque et jurer : Une heure pas suffisant pour me connaître entièrement. Et il ne demande pas s’il se rappelle, lui, de lui, sans doute pas tant il a du même à se rappeler des détails de la nuit d’avant. Il n’en demande pas tant. Pas suffisante pour me convaincre, peut-être. Mais dans une heure il promet de s’en aller d’ici, même sur la pointe des pieds.
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