CalendrierCalendrier  FAQFAQ  AccueilAccueil  tumblr  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

 

And you think I'm crazy ?

 :: - ARCADIA - :: downtown :: arcadia hospital
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
avatar
Scipio Quincy
- GODS AMONGST MEN -
BLAZE : Jet
CREDITS : tag
FACE : Colton Haynes
DOLLARS : 182
SACRIFICES : 89
PORTRAIT :
ANNEES : 30 ans
CŒUR : Célibataire
RÉINCARNATION : Melas Oneiros, le Rêve Noir, détesté des Hommes, rejeton de Nyx, créature de la nuit, il est Epiales, maître des cauchemars
TALENT(S) : Glacial Kiss - ACTIF / Awoken Nightmares - INACTIF / Sleep Paralysis - INACTIF / Perception Karmique - INACTIF
FACTION : Associé de la Nuova Camorra, à contre-coeur
OCCUPATION : Acteur
GENÈSE : Novum, complètement inconscient de son statut
JUKEBOX : Hold Me Down - Halsey
And you think I'm crazy ? - Mar 27 Nov - 22:43



And you think I'm crazy ?
ft. Bronach & Scipio
Je pense à faire demi-tour. Tout le long du trajet. Depuis la maison jusqu'à ce que la voiture atteigne le feu rouge qui précède l'hôpital. Il est encore temps de demander au chauffeur de changer de destination. Il y a plein de choses à faire par cette après-midi ensoleillée. Un nouveau costume pour le gala de demain soir à trouver, une promenade sur Historic Distric à faire, un verre sur la terrasse d'un café quelconque à prendre, n'importe quoi plutôt que de devoir me rendre à l'hôpital, en fait... Plusieurs fois, je me sens flancher, sur le point d'ouvrir la bouche, mais je me ravise jusqu'à ce qu'il soit finalement trop tard et que la voiture se gare devant l'entrée du grand bâtiment. Bon, je ne vais pas faire demi-tour maintenant, j'aurais l'air parfaitement ridicule étant donné que tout le monde m'a vu.

Je sors du véhicule et m'engouffre à la hâte dans l'édifice. Je ne marque pas de stop pour demander mon chemin, me fiant aux panneaux. Je suis perdu dans mes pensées, réfléchissant à l'ampleur de ce que je suis en train de faire : si quelqu'un me voyait, quelle réputation j'aurais ?! On n'y pense pas assez, mais avec la renommée, j'ai une réputation à entretenir, et un acteur dans un hôpital, ça a de quoi faire les choux gras de la presse... Je suis inquiet, ce qui ne me ressemble pas. Il faut dire que l'endroit n'est pas non plus des plus accueillant. Au détour d'un couloir, je passe une infirmière qui porte un plateau avec du matériel médical et je ne peux pas m'empêcher de frissonner en me collant au mur. Ok, j'avoue, je déteste les hôpitaux... C'est glauque, ça a une odeur désagréable et c'est tout de même l'endroit où on trouve le plus de personnes sur le point de passer l'arme à gauche, remplis de virus, et de germes et je ne sais quelle autre bactérie. Rien qu'à l'idée, je presse le pas pour me réfugier dans l'ascenseur qui heureusement est au bon étage. Je presse le bouton '3' plusieurs fois et guette nerveusement l'arrivée d'un passager surprise en fin de vie qui serait la cerise sur le gâteau mais personne ne vient.

Soulagé, je respire un peu, protégé par cet espace clos à la fois des maladies et du regard d'autrui. Il faut que je me ressaisisse. Je me regarde droit dans les yeux dans le miroir de l'ascenseur et délivre un de mes fameux speech moralisateurs : C'est bon, Scipio, ça va aller. T'es là pour une séance, sur requête spéciale du psy de Maman. C'est pour son bien. Voilà. Si c'est pas toi, personne ne le fera. Montre l'exemple. T'as rien à craindre. Les portes de l'ascenseur s'ouvrent sans que j'ai pu remarquer que j'étais arrivé au bon étage et je coupe court à mon discours. Je reprends ma recherche de panneaux, plus lentement cette fois-ci, et fini par arriver dans la salle d'attente du Dr. Mooney.

Je ne peux pas me résoudre à m'asseoir sur une des chaises, bien trop conscient du nombre de cas désespérés qui se sont assis là avant, et je reste debout bien que la salle soit vide. Le pire, maintenant, c'est d'attendre sans avoir rien à faire qu'on s'occupe de moi. Mon esprit divague et je dresse dans ma tête le portrait robot du docteur qui va me recevoir, tout en fixant un point sur le mur. Un homme, la quarantaine, bien bâti mais avec des lunettes, pour le côté intelligent du métier. Je ne sais pas pourquoi c'est l'image qui me vient. Un fantasme peut-être ? Si ça se trouve, je vais tomber sur un vieux rabougri chevrotant... En fait, avec le karma que je me tape, je vais sûrement tomber sur un vieux rabougri chevrotant.
code by bat'phanie

▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪

now here I go again I see the crystal visions, I keep my visions to myself
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Brónach E. Mooney
- GODS AMONGST MEN -
BLAZE : Koalau'
CREDITS : Fox (bazzart)
FACE : Freja Heda Erichsen
DOLLARS : 498
SACRIFICES : 523
PORTRAIT :
ANNEES : Trente dit le passeport. Parfois plus, souvent moins. Ce n'est qu'un chiffre après tout
CŒUR : Il bat. Trop vite. Trop lentement. En total décalage avec la réalité. Il attire. Il murmure. Il susurre. Vilain petit canard ...
RÉINCARNATION : Badb
TALENT(S) : Frénésie (big - bada - boom!) // Charisme céleste (sirène des temps modernes)
FACTION : Courtisane de l'An Riocht
OCCUPATION : Psy
GENÈSE : Primus - stade 3
TALON(S) D'ACHILLE : Aodha // Badb le parasite
JUKEBOX : Poison (ft. Tarja Turunen) ~ I think I'm paranoid (ft. Garbage)
And you think I'm crazy ? - Jeu 6 Déc - 8:45

    Je mâchonne distraitement l’embout de mon stylo bille tandis que je parcours pour la énième fois le document imprimé qui se trouve sur mon bureau. Oh rien de bien folichon, si ce n’est le rapport détaillé d’un de mes patients qui doit passer devant le Conseil pas plus tard que demain. Je plisse un peu les yeux. Penche la tête quelque peu vers le côté. La mise en page est parfaite. Pas un mot qui dépasse de l’autre. Pas un espace vide qui déformerait un paragraphe. Pas la moindre poussière à l’horizon. Pourtant quelque chose vient à manquer à l’appel. Quelque chose cloche. Et ce n’est certes pas dans le contenu. Je l’ai édité, complété, fignolé – et j’en passe – pas moins de quatorze fois en tout et pour tout. C’est ça aussi être minutieuse dans l’expression de son art. Ô croyez bien que le doux métier de psy en est un au même titre que n’importe quel artiste qui se proclame comme tel. Après tout, ce n’est pas uniquement de mon analyse que dépend la liberté (certes conditionnelle) de cet homme. C’est, si pas plus encore, ma manière de vendre le concept à mes confrères – et, accessoirement, le dirlo de l’hosto – qui déterminera le qui, du quoi, du comment. En d’autres termes, la date exacte et les conditions dignes d’un agent de probation. J’ai beau estimer que mon patient est fin prêt à reprendre sa vie de l’autre côté de la barrière fictive ; n’en convient à l’hôpital qu’il y a des précautions à prendre en cas de rechute. Histoire que la famille, ou les autorités locales tant qu’à faire, ne puisse se retourner contre nous pour une faute grave tel la négligence.

    Je lève les yeux au ciel à ce mot. Cela démontre un tel manque de confiance dans le personnel. Then again, je peux comprendre. Un de mes prédécesseurs a eu la merveilleuse et lumineuse idée de relâcher dans la nature un prédateur sexuel en sursis. Il n’aura pas fallu quarante-huit heures pour qu’il rechute. Ça a fait les unes de tous les journaux du coin. La direction a vu débouler une armée de journalistes, hashtag terroristes-des-médias. Il y a eu percussion, répercussion et toute une autre ribambelle de mots terminant par la même exten-sion.
    Il en va de soi que l’erreur est humaine. Profondément même. Mais là il s’agissait clairement d’une erreur du débutant. Et avec plus de seize années d’expérience dans les dents … eh bien ça ne passe pas. Adieu le job. Adieu la réputation. Bonjour le conseil de l’Ordre. Bonjour la dépression. Ce qui est un peu le comble pour un psy … ou pas.
    C’est le lot de tout un chacun qui un jour se prend la folle envie d’exercer une profession pareil. La seule variable reste la date d’échéance. Combien de temps son propre psyché peut-il tenir la cadence avant de flancher ? La question mérite autant réflexion que débat.

    Mais revenons à nos moutons. Plus précisément l’agneau qui s’apprête à rencontrer son berger. Je range le dossier dans la farde prévue à cet effet et remballe le tout dans un tiroir de mon bureau. À l’écran j’appelle les informations de mon prochain patient. C’est la première fois. Tant pour lui que pour moi. Il est vrai que je n’ai pas coché l’option pédo-psychiatre dans la liste, mais mon confrère a mis tellement de cœur dans son insistance. Comme il suit le parcours de sa mère depuis diverses années déjà, impossible pour lui de prendre le fils sous ses ailes. Conflit d’intérêts. Rupture du secret médical. Confusion assurée aussi. Il est tellement « facile » de se laisser aller à quelques impaires … Qu’à cela ne tienne. Je n’ai peut-être jamais reçu officiellement de mineur dans ma salle de consultation, cela n’empêche que certains de mes patients n’ont assurément pas l’âge mental que reflète leur anatomie.
    De plus, j’ai anticipé quelques déboires de premier ordre et j’ai volontairement reporté l’heure d’arrivée du prochain patient. Autant jouer large afin de pouvoir prendre le temps qu’il faut pour bien cerner l’individu. Cela n’a pas plus à la direction, mais je m’en moque bien. Le bien-être du patient avant tout … n’est-ce pas un des aspects pour lequel nous prêtons serment après avoir décroché le diplôme tant convoité ? Cela est en totale contradiction avec le quota de consultations imposé par les hautes instances, j’en suis la première convaincue. Mais qu’à cela ne tienne. Si ça ne leur plait pas, ils n’ont qu’à me montrer la porte. Non sans vouloir me jeter des fleurs, ça risque de faire un (fameux) trou dans leur clientèle. Je suis un bon psy et je n’ai pas peur de le dire. Si j’ai choisi cette voie c’est par vocation et non pas par attrait du gain. Quel gain d’ailleurs ? L.O.L.
    Mais je m’éparpille !
    Voyons voir ce que nous savons déjà comme informations de base pour commencer. Un dénommé Scipio. Un petit garçon. Times.

    Je hausse un sourcil. Aucune précision quant au « mal » qui le ronge, quant aux raisons d’inquiétude de sa mère, quant à ses attentes de cette première mise en contact. Bon … ce n’est pas grand-chose, mais c’est déjà mieux que rien. Après tout c’est un enfant, on ne peut pas lui demander de décrire à une inconnue ce qu’elle pourrait bien faire pour lui pour l’aider à sentir mieux – ou tout du moins pas aussi mal. Il faut d’abord instaurer un climat de confiance. Estimer la hauteur exacte des barrières érigées avant d’entamer la lente démarche de trouver le pont-levis qui donne accès au château fort qui se trouve en son centre.

    Assez de théorie, passons à la pratique !
    Et déjà je me lève et me dirige vers la porte principale. Je l’ouvre sans brusquer le mouvement (quand je vous dis que TOUT est calculé !) et pénètre la salle d’attente. Un homme y est fixement concentré sur un point (ou peut-être une tâche) indéfini sur le mur. Je m’approche de lui en prenant soin de faire un peu de bruit afin de le sortir de sa transe.

    - « Vous devez être le papa du petit Scipio. Enchantée, je suis le docteur Mooney. »

    Et je lui offre un léger sourire tout en lui tendant la main droite.
    C’est plutôt bon signe que ce n’est pas la mère qui accompagne son bambin. Étant elle-même suivie en thérapie, elle aurait pu fausser tout futur résultat de par sa simple présence.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

And you think I'm crazy ?

 :: - ARCADIA - :: downtown :: arcadia hospital
 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Battle #1 Crazy Lyonne / Aloysia*
» Crazy Graph, le forum fou du graphisme [Accepté]
» Kart N crazy
» Crazy Graph, le forum fou du graphisme !
» Présentation de Crazy

Sauter vers: