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Finn O'Meara
- GODS AMONGST MEN -
BLAZE : greywaren/marie
CREDITS : mittwoch (av), sial (sign), greywaren (gif sign), romain gary (quote)
FACE : james norton
DOLLARS : 468
SACRIFICES : 299
PORTRAIT :
ANNEES : il fête son trente-et-unième anniversaire, un cap qui l'indiffère.
CŒUR : le palpitant s'imbibe à nouveau d'ichor, charrie dans ses veines le goût des baisers d'une certaine jordanienne.
RÉINCARNATION : dieu des animaux, maître des cycles naturels, il est cernunnos, divinité cornue. coiffé de bois de cerf, il erre dans les forêts et laisse derrière lui un paysage prospère et verdoyant.
FACTION : 'est par obligation qu'il a rejoint le royaume. an ríocht comme une seconde maison, un toit offert par papa et son statut de duc.
OCCUPATION : écrivain sans succès, il a pourtant cru pouvoir vivre de sa plume. alors il a ouvert un café-librairie, pour payer les factures et combler le vide de ses insomnies.
GENÈSE : primus, stade IV
high hopes - Jeu 29 Nov - 23:36


HIGH HOPES
when you let it go, go out and start again
@lyra al khayzuran


Plus que jamais, Finn est perturbé. Depuis sa rupture avec Lyra, il n’a plus été le même. Naturellement taciturne, il s’est encore renfermé sur lui-même, se faisant hargneux même avec ceux qui avaient la gentillesse de lui tendre la main. Plus d’une fois, ses rares amis en ont fait les frais, de même que son associé. Ses réponses, froides et sèches, en ont surpris plus d’un. Même Maithias s’est heurté à un mur encore plus solide qu’à l’ordinaire. Déjà peu enclin à la conversation avec son frère jumeau, Finn l’a violemment rejeté lorsqu’il s’est présenté à sa porte pour le réconforter. Il n’avait besoin de personne, et encore moins de Maithias, pour surmonter cette nouvelle épreuve. Car en réalité, il n’est pas triste. Seulement amer, et profondément en colère. Mais c’est contre lui que se retourne cette colère. Lui, que sa lâcheté a conduit à mentir à la seule personne qui comptait vraiment, au pire moment possible. Avec le recul, Finn donnerait tout pour revenir en arrière et être plus courageux. Pour accepter les risques et assumer les conséquences. Au lieu de quoi, il a gardé le silence et s’est enfermé dans les mensonges. Finalement, le résultat a été encore plus dévastateur que tout ce qu’il avait pu imaginer. Il n’avait pas fallu plus de quelques jours à Lyra, après l’annonce de sa grossesse, pour mettre un terme à leur histoire. Il avait accepté sans broncher la punition, jugeant inutile de se battre alors même qu’il était en tort. Il savait que cela risquait de lui coûter définitivement la femme qu’il aimait, mais lui tenir tête alors qu’elle était déterminée à ne plus le voir s’avérait encore plus dangereux. Depuis ce jour, il avait eu tout le temps nécessaire pour réfléchir. Peut-être n’y aurait-il jamais de retour en arrière. Peut-être l’amour était-il définitivement mort, du côté de Lyra. Pour sa part, lui y croit encore. Cette fois, il refuse de baisser les bras.

Il a mis un point d’honneur à être ponctuel. Il est même arrivé en avance, de crainte d’être en retard. L’infirmière postée à l’accueil a été surprise de le voir arriver seul mais elle n’a fait aucun commentaire. Son regard dur le lui interdisait. Elle lui indique d’un geste la salle d’attente et il la remercie avant d’aller prendre place. Autour de lui, plusieurs femmes sont déjà là, toutes à des stades différents de leur grossesse. Détournant le regard, Finn fini par fermer les yeux. Comme d’habitude il a travaillé toute la nuit, préférant attendre l’arrivée de Dick pour quitter sa librairie et retrouver la solitude de son appartement. Il n’a fait que passer en coup de vent, avalant un petit-déjeuner sur le pouce et prenant une douche rapide avant de prendre la direction de l’hôpital. Avec la circulation de l’heure d’embauche, il savait que son trajet lui prendrait du temps. Il accusait donc les heures de sommeil manquantes, ses cernes plus marquées que jamais. Bras croisés sur son torse, il essaie de se reposer un peu. Mais il est bientôt tiré de sa torpeur. « Finn ? » La voix lui fait relever la tête. Aussitôt, ses yeux cherchent ceux de Lyra. Il effleure au passage sa silhouette, cherche l’arrondi de son ventre. C’est trop tôt, lui souffle une voix. Et elle le cache bien. Réfugiée derrière un pull informe et un manteau pour braver le froid naissant des hivers dans le Maine, rien ne laisse supposer qu’elle est enceinte. Il retient le soupir qui lui brûle les lèvres et se contente de se lever pour lui laisser sa place. Sans un mot, il s’appuie au mur, croisant à nouveau ses bras sur son torse. Le silence entre eux dure quelques instants, avant qu’il ne baisse finalement les yeux vers elle. « Comment vas-tu ? » Il s’efforce de rester neutre, de ne pas paraître trop empressé, trop prévenant. Pourtant il s’inquiète. Lyra n’est pas n’importe qui et cette grossesse n’est pas sans un certain sens pour lui. Il lui est arrivé de croire aux signes, et c’est ce qu’il voit dans ce bébé. Même s’il – le bébé, et lui par ses décisions – les a divisés, Finn espère qu’ils se réconcilieront pour cet enfant. Il sait cependant que la décision de Lyra n’est pas encore prise et qu’elle peut toujours choisir de donner leur bébé à l’adoption. L’idée le révulse mais il se tait, peu désireux de lancer la question maintenant. C’est trop tôt. Avec un soupir de soulagement, il voit la porte du cabinet s’ouvrir et laisser apparaître une infirmière, invitant Lyra à la suivre. Sans un mot, Finn lui emboîte le pas.



▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪

☽☽   je n'ai jamais imaginé qu'on pût être à ce point hanté par une voix, un cou, par des épaules, par des mains. ce que je veux dire c'est qu'elle avait des yeux où il faisait si bon vivre que je n'ai jamais su où aller depuis.

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Lyra al Khayzuran
- elle lyra loin -
BLAZE : morrigan
CREDITS : ailahoz (av) ; astra (sign.) ; atlantis + samy + bby (gifs profil) + alejandro (gif nyx)
FACE : phoebe tonkin
DOLLARS : 1445
SACRIFICES : 1018
PORTRAIT :
ANNEES : vingt huit ans
CŒUR : la gamine trop sauvage, qui brule trop vite, trop fort, elle a finit par s'enchainer. il se tente à la canaliser, finn o'meara, le voleur de son coeur
RÉINCARNATION : Nyx, divinité primordiale, fille du chaos. déesse de la nuit et des ténèbres
TALENT(S) : umbrakinésie & charisme céleste
FACTION : nuova camorra / al kz
OCCUPATION : archéologue & pirates des temps modernes
GENÈSE : primus - stade 4
TALON(S) D'ACHILLE : les al kz, autant sa force que sa faiblesse, & les hommes de sa vie
JUKEBOX : breath of life - Florence + The Machine
RUNNING GUN BLUES :


A L . K Z

an army can win a battle, a king can win a war, but watch the queen seize control of the stars

+++

W H A T . I F

the hardest thing i've ever done was walk away still madly in love with you

Y O U . S M I L E D , I . M E L T

kiss me. kiss me again. just this once. just this once, and then, maybe another

high hopes - Ven 30 Nov - 15:07


HIGH HOPES
when you let it go, go out and start again
@finn o'meara


C’est étrange de prendre une décision sans être complètement en accord avec soi-même. C’est bien la jordanienne qui a voulu ce break, qui avait besoin de prendre ses distances. Incapable d’être comme avant, plus crispée qu’à la normale à son toucher… Il n’y avait pas que sa tête, son corps se bloquait aussi. Pourtant, c’est bien ce même corps qui, inconsciemment, cherchait la présence de Finn dans le lit, en pleine nuit. C’est sa tête et son cœur qui l’empêchait de s’endormir le soir. C’est tout son être qui réclamait ses bras. C’est les pensées qui s’emmêlent, les envies et les besoins qui se contredisent qui la font se retourner dans son lit à chaque coucher. Alors elle dort moins. Elle dort peu. Ca lui est déjà arrivé. Par attrait de la nuit, pour explorer, pour retrouver un peu de paix. Toujours par choix. Elle ne s’était jamais retrouvée à vagabonder dans les rues d’Arcadia par insomnie. Pas très prudent sans doute, mais elle avait l’impression d’étouffer dans son propre appartement. Pourtant, elle lui en veut à Finn. Plus qu’elle ne l’aurait cru. Elle a voulu passer au dessus. Oublier. Se concentrer sur la suite, elle flippait déjà assez. Impossible. Elle lui en veut parce qu’elle comprend pas. Elle continue de se demander pourquoi. Ca continue de frapper contre les parois de son crane. Ca continue de la bouffer. Pourquoi avoir tout risqué alors qu’elle aurait fini par le savoir. Toute la situation la rend dingue. Sa grossesse, la rupture… Et évidemment des sentiments qui ne peuvent pas disparaitre comme par magie. Ce n’est pas parce qu’elle n’arrive plus à être comme avant qu’elle ne ressent plus rien. Bien au contraire, c’est bien parce qu’elle l’aime réellement que le mensonge lui fait aussi mal. C’est parce que ses sentiments sont forts, qu’elle réagit de la sorte. Foutu paradoxe. Elle a jamais douté de ses sentiments, mais maintenant, elle doute de sa confiance.
L’échographie qui devait être un grand moment, et Lyra ne savait même pas comment se sentir à propos de ça. Perdue, comme le reste. Tout ce qu’elle savait ce qu’elle devait prévenir. Peu importe ses actions, il était concerné aussi. Peu importe sa décision finale… Et celle-ci trainait. Elle ne savait pas quoi faire. L’adoption en tête de liste. Sans grande certitude. Les infos se prenaient au compte-goutte, les recherches se faisaient à reculons. Voir son corps changé était étrange. Aussi excitant que flippant. Parfois amusant, parfois déstabilisant. Elle aurait voulu le partager avec Finn, et elle en était pourtant incapable. Elle s’énervait parfois après elle-même, d’être aussi intransigeante, d’avoir une capacité à passer au dessus des choses aussi réduite. La confiance était tout pour elle, et le pardon difficile. Parfois inexistant.

Le ventre caché dans un pull d’hiver sans réelle forme, plus confortable qu’autre chose, un jean –luxe qu’elle peut encore se permettre, des bottes et un long manteau d’hiver. Ici plus qu’ailleurs, l’hiver arrive vite, et les températures trop fraiches aussi. Malgré le nombre d’années passées à Arcadia, c’est comme si son cœur n’avait jamais oublié les températures d’Amman. Mais aujourd’hui, c’était surtout pour se cacher. Elle n’assumait qu’à moitié. Contente sans l’être, à commencer à s’habituer à cette grossesse sans pour autant être certaine d’en vouloir. Rien qu’être ici, dans cet hôpital, elle avait l’impression que la panique allait la prendre à n’importe quel moment. Et il est là, Finn, les yeux clos, cerné. Ils ont la même sale gueule. Et elle se dit un bref instant qu’il n’aurait pas dû venir, il a dû bosser, et ne pas dormir. Ou trop peu. « Finn ? » la voix est hésitante, douce, comme par peur de le réveiller trop brusquement. Ses yeux qui se posent sur son ventre bien trop dissimulé, elle a un nœud dans la gorge. L’envie de caresser ses cernes, de prendre des nouvelles, de lui dire de se reposer. Pourtant, elle la sent encore, la colère et la déception, là, quelque part, au fond de ses entrailles. Et sans un mot, il se lève, lui laissant sa place. Lyra hésite un instant à lui dire de se rasseoir, elle en est pas encore au stade d’avoir besoin qu’on lui cède une place assise, mais elle a pas la force de contester quoique ce soit. « Comment vas-tu ? » bonne question. «  Je suis fatiguée… » et ça s’entend. Les nuits se passe mal, le moral est à plat. Elle voit peu de monde. Seul sirius semble réussir à lui arracher quelques sourires. « Mais on dirait que j’suis pas la seule. » qu’elle lache au moment où la porte du cabinet s’ouvre.

Elle est angoissée Lyra. Elle sait qu’elle aurait dû venir plus tôt, mais elle retardait le moment. Ca rend la chose plus réelle. Plus pressante. Elle sait même pas comment se sentir face à l’idée de voir son bébé. Le leur. Elle veut juste en finir, arrêter de réfléchir. Les poignées de main s’échangent, et un sourire timide. « Allez-y, installez-vous. Le médécin va arriver » elle hésite, pas à son aise en retirant son manteau, et clairement pas aussi confiante que d’habitude. Ca doit se voir. « Le premier ? » lance l’infirmière. « Hm oui. » elle s’étend pas plus, déboutonne son jean et s’assoit sur le siège alors qu’elle sort de la pièce. Le silence se fait. Pesant. Gênant. Et enfin sa gynécologue qui arrive, le sourire aux lèvres. De nouvelles salutations et elle s’installe, remontant le pull et le débardeur de la jordanienne, laissant apparaitre son ventre, loin d’être aussi plat que ce à quoi Finn a eu l’habitude. Il est rebondi. Elle déglutit. « Vous m’avez l’air fatigué. Tous les deux. » qu’elle lance en voulant sans doute détendre l’atmosphère. « Détendez-vous. C’est complètement indolore. Juste un peu froid. » qu’elle lache en posant le gel sur son ventre. C’est rien de le dire. Le regard dans le vague, elle attend, à l’opposé de l’écran. « Prêts ? »




▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪

❝wild beasts wearing human skins❞
she was too quiet or she was too loud. she took things too seriously or not seriously at all. she was too sensitive or too cold-hearted. she hated with every fiber of her being or loved with every piece of her heart
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Finn O'Meara
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OCCUPATION : écrivain sans succès, il a pourtant cru pouvoir vivre de sa plume. alors il a ouvert un café-librairie, pour payer les factures et combler le vide de ses insomnies.
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high hopes - Ven 30 Nov - 23:52


HIGH HOPES
when you let it go, go out and start again
@lyra al khayzuran


Dès qu’il la voit, les souvenirs l’assaillent. Les aubes où, épuisé, il rejoignait l’appartement de Lyra à l’autre bout de la ville, pour se glisser contre sa chaleur. Les matins, aux caresses ensommeillées trop vite transformées en gémissements étouffés. Les longues heures de conversations passionnées et de silences apaisés. Durant ces quelques mois, il n’a jamais douté. Chaque jour s’ouvrait sur une certitude, et se refermait sur une évidence. Jusqu’à l’annonce de la grossesse. A partir de cet instant, il s’était mis à dérailler. Son esprit n’avait plus été en paix, n’avait plus été capable de s’organiser logiquement. Les conséquences avaient été terribles mais il les assumait. Avec difficulté, parfois. Surtout lorsqu’il lui fallait regagner son appartement et résister aux petites habitudes qui s’étaient installées entre eux. Les sms envoyés pour la prévenir qu’il ne viendrait pas ce soir, pour se dire bonne nuit, je t’aime. Sourcils froncés, il chasse ces pensées. Il n’en a plus le droit. Sans un mot il lui laisse sa place et elle s’y assoit sans rechigner, malgré un temps d’hésitation qu’il ne manque pas de noter. Finalement, il l’interroge. La réponse l’intéresse sincèrement. Il tient à elle, et à l’enfant qu’elle porte. « Je suis fatiguée... » Il scrute son visage du coin de l’œil. Elle aussi porte les traces de nuits sans sommeil. Une nouvelle fois, il fronce les sourcils. Il n’aime pas l’idée de la savoir seule à tourner en rond chez elle. Leurs regards se croisent lorsqu’elle lève les yeux sur son visage aux traits tirés. « Mais on dirait que j’suis pas la seule. » Il s’apprête à répondre, mais l’infirmière l’interrompt et il suit Lyra en silence.

Si la femme s’interroge sur le froid qui semble régner entre les deux futurs parents, elle ne dit rien. Elle voit sans doute défiler beaucoup d’histoires similaires à la leur. Même si peu d’hommes doivent apprendre la grossesse de leur compagne avant elle, pense-t-il, amer. Détournant le regard, il n’écoute que d’une oreille les conseils de l’infirmière. Ses yeux observent le cabinet, détaillent les photographies de grossesse, de mères heureuses et de nourrissons endormis. Il ne se sent pas à sa place ici, dans ce temple de la féminité et de la procréation. Un coup d’œil à Lyra lui apprend qu’elle est tout aussi gênée. Elle s’installe pourtant sur le fauteuil d’auscultation aux airs d’instrument de torture. Aussitôt partie, le silence entre eux s’installe. Malgré son malaise, Finn s’absorbe dans la contemplation des photos accrochées aux murs. Lorsque la gynécologue les rejoint, sa bonne humeur semble déplacée dans le silence gêné de la pièce. Il répond à ses salutations poliment et prend place à côté du siège, se tenant juste un pas trop éloigné. Il observe sans un mot les gestes du médecin, légèrement impressionné par le ventre de Lyra. C’est une chose de savoir, une autre de voir. La remarque de la gynécologue est faite sur un ton dégagé, pourtant il pose un regard incisif sur elle. La fatigue exacerbée dont il souffre le rend d’autant plus hargneux. Elle s’adresse ensuite à Lyra et malgré l’avertissement, il voit la jordanienne frémir lorsque le gel est appliqué sur son ventre. Avec une pointe de tristesse, il note que Lyra détourne le regard de l’écran où rien ne s’affiche encore. Il ne jette qu’un bref coup d’œil à la femme qui attend, son appareil à la main. « Allez-y, s’il vous plaît. » Avec un sourire rassurant, la gynécologue pose sa sonde sur le ventre rebondi de la jordanienne. Concentrée, elle la déplace et observe attentivement les images incompréhensibles qui s’affichent à l’écran. Pour Finn, elles sont aussi vides de sens qu’un manuel de chinois. « Excusez-moi, qu’est-ce qu’on voit ? » La curiosité prend le pas sur le reste. Difficile de savoir s’il s’agit de la curiosité du père, ou d’autre chose. Un nouveau sourire, plus rayonnant, éclaire le visage du médecin. « Vous pouvez observer sa tête, ses membres, son ventre. » Elle indique successivement des points sur son écran et tout d’un coup, tout s’éclaire. Un bébé apparaît à l’écran. Leur bébé. « Lyra, regarde ! » Malgré les efforts qu’il fait, il ne peut empêcher sa voix de trahir son enthousiasme. Encouragée par son ton, la gynécologue se tourne vers la jordanienne. « Vous avez déjà pris une décision ? » Aussitôt, il sent Lyra se crisper sur la table d’auscultation. Lui aussi est soudain moins à l’aise. Envolé, la joie de voir son enfant sur l’écran de l’appareil. Jetant un coup d’œil à la brune, il hésite à répondre à sa place. Il ignore tout à fait si elle a effectivement pris une décision et le cas échéant, la teneur de celle-ci. Il préfère essayer de détourner la conversation pour éviter à Lyra de répondre si elle ne se sent pas prête. « Vous avez des conseils à nous donner, à appliquer jusqu’au prochain rendez-vous ? Des vitamines à prendre, des aliments à éviter, ce genre de choses ? » Il jette un coup d’œil à Lyra, pas sûr de ce qu’il s’attend à voir. Va-t-elle se montrer intéressée par ses questions, par les images à l’écran ?



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☽☽   je n'ai jamais imaginé qu'on pût être à ce point hanté par une voix, un cou, par des épaules, par des mains. ce que je veux dire c'est qu'elle avait des yeux où il faisait si bon vivre que je n'ai jamais su où aller depuis.

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Lyra al Khayzuran
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high hopes - Dim 2 Déc - 22:06


HIGH HOPES
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@finn o'meara

« Allez-y, s’il vous plaît. » Elle aurait pu s’énerver, qu’il prenne la décision, à cause d’une colère mal placée, mais elle lui est surtout reconnaissante, parce qu’il n’y a aucun son qui sort de sa bouche. Aucun son capable de franchir la barrière de ses lèvres. Elle n’est pas prête. La sonde se pose sur son ventre rebondi, étale le liquide au passage, alors que son regard est posé sur le sol du cabinet. « Excusez-moi, qu’est-ce qu’on voit ? » Elle déglutit, elle sent son cœur paniquer, s’affoler face à ce qu’il pourrait y avoir Un problème quelconque, ou un fœtus en parfaite santé. Un fœtus qui n’a rien demandé à tout ça, encore moins mère peu à l’aise sur la question, incertaine du futur. Et c’est là qu’elle l’entend. Le battement de cœur. Plus rapide que celui d’un adulte. Il est là, présent, audible, et ça lui sert le cœur.  C’est bien un être humain qui se développe dans son ventre, pas une sorte de parasite ou d’alien. « Vous pouvez observer sa tête, ses membres, son ventre. » Les yeux embués de larme, elle n’ose même plus regarder l’écran. Ni même sa gynéco ou Finn. C’est lui, le père, qui semble le plus enjoué. Elle, elle se sent coupable de pas pouvoir décider. Coupable que la décision ne soit pas une évidence. Coupable de toujours lui en vouloir. « Lyra, regarde ! » Sa voix qui trahit son enthousiasme, et ça la heurte de plein fouet. Même si c’est un accident, Finn a toujours voulu ce baiser. Depuis le jour où il a su sans doute. Il a jamais voulu qu’elle avorte ou qu’ils le fassent adopter. Finn veut le voir grandir ce bébé. Elle veut juste en finir au plus vite, de cette consultation, de cet examen. La jordanienne veut rentrer chez elle, craquer. Pleurer toutes les larmes de son corps en se mettant en boule dans son lit. Juste être seule, ne pas s’afficher, ne pas lui monter tout ça et le rendre encore plus mal. « Vous avez déjà pris une décision ? » Malgré elle, elle se crispe, parce que ça lui rappelle son incapacité à prendre une décision. A prendre la bonne décision. Elle relève finalement la tête, pose son regard sur gynéco mais aucun son ne sort, elle en est incapable. Elle a l’impression qu’elle va fondre en larmes si jamais elle se met à ouvrir la bouche. « Vous avez des conseils à nous donner, à appliquer jusqu’au prochain rendez-vous ? Des vitamines à prendre, des aliments à éviter, ce genre de choses ? » Elle fronce les sourcils, se demandant ce qu’il fait. « Nous ? » Qu’elle sort du tac au tac. C’est pas comme s’il pouvait surveiller qu’elle fasse bien ce qu’il faut. Ou si elle le faisait même déjà. Il n’est plus là pour s’assurer de quoique ce soit. Elle pourrait ne plus se nourrir qu’il ne le saurait pas. « Non. Je… non, c’est pas décidé. » qu’elle lache finalement. « Et puis… Je sais pas comment savoir si je peux faire confiance aux agences d’adoption. » qu’elle ajoute précipitamment comme si ça justifiait son indécision. C’est juste une excuse. Et elle finit par tourner la tête vers l’écran, et elle devine ce que le médecin a désigné un peu plus tôt. La tête, les membres… Elle se pince les lèvres, retient toutes les émotions qui menacent d’exploser. Peut-être qu’elle le voit, peut-être que lui aussi. Sans doute, impossible de manquer ses yeux brillants. En tout cas, elle lui offre un sourire chaleureux, compatissant. « Buvez beaucoup d’eau, et je vous donnerez un fascicule sur les produits à utiliser, en particulier pour les vergetures. » elle enchaine avec les aliments à éviter, la viande ou le poisson cru… Ceux à favoriser, pour elle ou pour le bébé. Et contrairement à ce qu’on croit, ne pas manger pour deux. Seulement manger plus intelligemment. « Et vous arrivez au terme de votre premier trimestre, Lyra. Ce qui veut aussi dire que le risque de faire une fausse couche a considérable chuté. Il n’est pas nul, mais il est en parfaite santé, et les semaines qu’on nomme à risque, sont passées et derrière vous. »  Elle déglutit difficilement, réminiscence d’un secret bien gardé, d’une grossesse non désirée et écourtée. Malgré elle. Malgré eux. Elle s’en était voulu, Lyra, malgré sa raison qui avait continué de lui dire qu’elle était trop jeune, absolument pas prête. Elle s’en était voulu de pas pouvoir offrir à Saturno la chose la plus naturelle au monde. Elle aurait même pas été sure qu’il en veuille, ni même elle. Mais le perdre, sans avoir son mot à dire, c’était une expérience qu’elle ne souhaitait pas réitérer. « Hm, il faut prendre une décision rapidement ? » Elle jette un bref regard à Finn, et ne sait plus vraiment comment se sentir désormais. L’attention reportée sur la professionnelle, elle semble réfléchir. « Le plus tôt sera le mieux, mais… Je vous conseillerai de prendre votre temps, pour être sure de vous, de votre décision. Vous avez encore le temps. » La jordanienne ne répond pas. Une nouvelle fois, elle tourne la tête vers l’écran. Ce même écran qu’elle ne voulait pas regarder. Les opales qui se posent sur l’Irlande « désolée », qu’elle murmure. Les hormones qui se manifestent. Un foutu festival. Salée une minute, réellement désolée la suivante. Coupable, compréhensive, moins rancunière… Et pleine de rage ensuite. Tourbillon d’hormones qu’elle n’est pas fichue de maitriser.  




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high hopes - Ven 7 Déc - 20:13


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Il n’a pas hésité une seule seconde à venir. Quand Lyra l’a informé de l’heure de son rendez-vous, il a tout de suite répondu qu’il serait là. Depuis qu’il est suffisamment âgé pour s’imaginer père, il s’est toujours vu prenant une part active au bon déroulement de la grossesse. Être là, aux côtés de Lyra, est donc une évidence. De même que demander des conseils au médecin qui suivra la jordanienne jusqu’à l’accouchement. Le mot lui donne un sentiment étrange. C’est désormais certain, il y aura un accouchement. Que le bébé soit ensuite adopté ou qu’ils le gardent et l’élèvent, malgré leur séparation, cela reste encore à définir. Mais il verra la naissance de son enfant. Si Lyra daigne l’en informer. Au vu du regard qu’elle lui lance lorsqu’i questionne la gynécologue, il se permet de douter. « Nous ? » Le regard qu’il darde sur elle est acerbe, intransigeant. « Ce n’est qu’un mot, Lyra. » Son ton est agacé. Elle n’apprécie pas l’association, grand bien lui fasse. Il ne pliera pas devant son indignation. Bien déterminé à s’imposer, contre sa volonté s’il le faut, dans la gestion de cette grossesse. Il est concerné, au même titre que la mère en devenir. De l’autre côté de la table, la gynécologue lui lance un regard de travers, un peu accusateur. Ah, la sempiternelle injonction. On ne contrarie pas une femme enceinte. Il retient le sourire hypocrite qui manque de naître sur ses lèvres. Décidément, sa rupture avec Lyra l’a changé. Plus dur, plus prompte à s’énerver et à se défendre. A fleur de peau. « Non. Je… non, c’est pas décidé. Et puis… Je ne sais pas comment savoir si je peux faire confiance aux agences d’adoption. » Il détourne le regard, incapable de la regarder. Il sait que ses yeux trahiraient son désir. Le silence qui suit est gênant. Lui, fixant obstinément une photo accrochée au mur, distinguant du coin de l’œil la tête de Lyra enfin tournée vers l’écran. A cet instant, il n’arrive pas à se réjouir de la voir s’intéresser au fœtus qui flotte sur l’écran. Lorsque la gynécologue se racle la gorge pour attirer leur attention et briser le silence, le regard de l’irlandais croise celui de la jordanienne. Ce qu’il lit ne lui plaît pas. Une compassion aux vagues relents de pitié. C’est du moins comme cela qu’il l’interprète. « Buvez beaucoup d’eau, et je vous donnerais un fascicule sur les produits à utiliser, en particulier pour les vergetures. » Le laïus se poursuit mais il n’écoute que d’une oreille. La situation ne lui plaît pas. Ne lui convient pas. S’il l’a d’abord acceptée lorsque Lyra a décidé de rompre avec lui, il s’est laissé faire. Mais maintenant, face à cet écran et ce bébé, face à cette femme qui énumère une liste d’aliments, il veut autre chose. Une véritable place aux côtés de Lyra.

« Et vous arrivez au terme de votre premier trimestre, Lyra. Ce qui veut aussi dire que le risque de faire une fausse couche a considérablement chuté. Il n’est pas nul, mais il est en parfaite santé, et les semaines qu’on nomme à risque, sont passées et derrière vous. » A ces mots, il relève la tête. Il surprend la crispation infime de la jordanienne. Il s’est passé quelque chose, et il ignore ce que c’est. La découverte est amère. Ne s’est-elle donc jamais sentie suffisamment en confiance avec lui pour lui en parler ? Blessé, il n’en dit rien. Quoi que ce soit, quoi qu’il se soit passé, elle a probablement ses raisons pour s’être tu. « Hm, il faut prendre une décision rapidement ? » Son ton inquiet lui fait relever les yeux et une nouvelle fois, leurs regards se croisent. Il ne veut pas qu’elle prenne de décision hâtive, mais l’attente le tue. Il ne sait pas s’il doit se réjouir, annoncer la nouvelle, ou se morfondre, ravagé de chagrin et de colère. « Le plus tôt sera le mieux, mais… Je vous conseillerai de prendre votre temps, pour être sûre de vous, de votre décision. Vous avez encore le temps. » Il lui semble qu’au contraire, le leur arrivera bientôt à expiration s’il ne fait rien pour l’empêcher. Renfrogné, il fixe Lyra qui fixe l’écran, avant de tourner ses yeux vers lui. « Désolée. » Son regard se fait dur. « De quoi ? D’être tombée enceinte ? Il me semble qu’on était deux, dans cette histoire. » Au fond, sa colère est plus dirigée contre lui. Parce qu’il ne s’est jamais inquiété de la contraception de la jeune femme. Parce qu’il n’a pas géré sa propre fertilité, alors même qu’il se sait en mesure de le faire. Surtout, parce qu’il lui a menti et que cette situation insoutenable est entièrement sa faute. « Et si c’est parce que tu n’arrives pas à prendre de décision... Qu’est-ce que tu veux que je te dise… » Ses derniers mots meurent dans un étranglement colérique. Il y a mille choses qu’il voudrait ajouter. Mais ça n’est pas l’endroit. « On parlera de ça plus tard. » Sourcils froncés, il se tourne vers la praticienne. « Merci de nous avoir reçu, et désolé pour... » Il laisse sa phrase en suspens, indécis quant à la manière de la terminer. Pour l’animosité ? Pour la tension ? Pour la colère et le chagrin ? Il n’est pas si désolé qu’il veut bien le dire. Pas si désolé d’exister et de s’exprimer. Il se tourne vers Lyra, enfonçant ses poings dans les poches de son manteau. « Je t’attends dehors. » Un signe de tête adressé à la gynécologue, et il prend congé. Il sort de la pièce et se retrouve dans la salle d’attente, entouré de femmes enceintes et rayonnantes. La vision est dure et il vacille. Furieux, il traverse la salle et se retrouve dans le couloir, s’appuie au mur et ferme les yeux. Son visage est dur, ravagé par la colère. Il patiente, attendant de voir sortir Lyra du cabinet pour reprendre leur conversation. Quelques minutes plus tard, l’infirmière l’appelle pour régler la facture. Il rejoint son bureau et tend sa carte machinalement.



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☽☽   je n'ai jamais imaginé qu'on pût être à ce point hanté par une voix, un cou, par des épaules, par des mains. ce que je veux dire c'est qu'elle avait des yeux où il faisait si bon vivre que je n'ai jamais su où aller depuis.

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Lyra al Khayzuran
- elle lyra loin -
BLAZE : morrigan
CREDITS : ailahoz (av) ; astra (sign.) ; atlantis + samy + bby (gifs profil) + alejandro (gif nyx)
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DOLLARS : 1445
SACRIFICES : 1018
PORTRAIT :
ANNEES : vingt huit ans
CŒUR : la gamine trop sauvage, qui brule trop vite, trop fort, elle a finit par s'enchainer. il se tente à la canaliser, finn o'meara, le voleur de son coeur
RÉINCARNATION : Nyx, divinité primordiale, fille du chaos. déesse de la nuit et des ténèbres
TALENT(S) : umbrakinésie & charisme céleste
FACTION : nuova camorra / al kz
OCCUPATION : archéologue & pirates des temps modernes
GENÈSE : primus - stade 4
TALON(S) D'ACHILLE : les al kz, autant sa force que sa faiblesse, & les hommes de sa vie
JUKEBOX : breath of life - Florence + The Machine
RUNNING GUN BLUES :


A L . K Z

an army can win a battle, a king can win a war, but watch the queen seize control of the stars

+++

W H A T . I F

the hardest thing i've ever done was walk away still madly in love with you

Y O U . S M I L E D , I . M E L T

kiss me. kiss me again. just this once. just this once, and then, maybe another

high hopes - Sam 8 Déc - 22:28


HIGH HOPES
when you let it go, go out and start again
@finn o'meara

« Ce n’est qu’un mot, Lyra. » Son regard la surprend, et la glace un instant. Elle ne la jamais vu comme ça, aussi… acerbe, remonté. Ce n’était pas qu’un mot dans sa bouche, et pourtant, malgré eux, c’est bien ce que c’est devenu. Un mot sans grande signification. Le nous d’avant n’est plus. Plus de couple, une complicité en berne, une compréhension mutuelle évanouie. Ils ne vivent même plus ensemble, alors le nous n’est pas que pour la forme. Elle pourrait ne plus manger, ne pas se badigeonner de crèmes en tout genre pour garder sa peau souple ou seulement rester au lit à longueur de journée qu’il n’en saurait rien. « Si tu le dis. » qu’elle lache, lasse avant de se renfermer dans ce nouveau mutisme, le regard dans le vague. Elle sent celui de sa gynéco sur Finn, et le silence plutôt parlant, mais elle préfère même pas savoir. Et lorsqu’elle décide à répondre, elle sent le regard de Finn qui tourne. Blessée, encore. Sans franchement s’en rendre compte, il lui fout la pression, plus qu’il ne pourrait l’imaginer. Il a beau ne rien dire, chacun de ses silences sont parlants. Il ne veut pas voir ce bébé adopté, et il n’approuve pas ses hypothétiques décisions –ou indécision. Il se doute pas que ce regard détourné la touche en plein cœur, et bien différemment de la façon dont il le faisait avant. Il disait la soutenir, elle en a pas l’impression. Que des mots pour assurer un semblant de soutien. Foutue comédie.
Le temps semble arrêté, ou du moins passé au ralenti. Cette foutue visite était une bien belle erreur. Elle pensait que ça irait. A défaut d’être agréable, que ça ne serait au moins pas désagréable. Les mots de la gynéco se suivent, et elle acquiesce d’un signe de tête. Sans savoir vraiment ce qu’elle veut, elle tient quand même à ce que le bébé soit en bonne santé. Lui, il n’a rien demandé. Il n’a pas à en faire les frais. Elle tient pas à subir les mêmes déboires que la première fois. Grossesse non désirée, écourtée à peine s’en était-elle rendue compte. Pas d’avis à donner. Son corps qui a décidé sans s’emmerder à demander. Ou la vie. Le karma. Peu importe. Ca reste ancré, sans doute un peu traumatisé, d’une certaine manière. Secret parfaitement gardé entre elle et l’italien. Personne d’autre. Ni la famille, ni les amis. Pas Finn. Parce qu’il y avait aucune raison de l’aborder jusque là. C’était trop tôt pour parler enfant. Trop tôt pour aborder cet accident. Elle l’aurait peut-être fait un jour, plus tard, quand ils auraient abordé l’idée de fonder une famille. Et maintenant… Elle a presque l’impression que c’est un peu tard.

En réalité, Lyra espère juste se réveiller un jour, avec les idées claires. A être sure d’elle. Ca fait bien longtemps qu’elle ne l’a pas été au cours de ces derniers mois… Elle qui l’était pourtant depuis des années. Pourtant, elle sait qu’il y a peu de chances que ça se passe comme ça. Et la décision, va falloir qu’elle la prenne. Un soupir, et un mot qu’elle souffle à finn. C’est pas franchement la réaction qu’elle attendait. « De quoi ? D’être tombée enceinte ? Il me semble qu’on était deux, dans cette histoire. » L’impression de prendre une gifle en pleine gueule. Et pas une petite. Elle déglutit, le mitraille du regard. C’est bas. Très bas. Et à part le mitrailler du regard, y’a juste rien qui lui vient tant elle est surprise. Elle était seulement désolée. Sincèrement désolée. « Et si c’est parce que tu n’arrives pas à prendre de décision... Qu’est-ce que tu veux que je te dise… » Les yeux qui brillent, un nœud au creux de la gorge, elle acquiesce d’un signe de tête entendu. Le message est passé. Il n’approuve absolument rien. Apparemment, il a juste rien à lui dire, parce qu’elle, ne lui dit pas ce qu’il aimerait entendre. « On parlera de ça plus tard. » « Pas la peine. » qu’elle lache du tac au tac en tournant la tête. Pas envie qu’il la voit comme ça, au bord des larmes. Elle veut juste se barrer de là. « Merci de nous avoir reçu, et désolé pour... » Elle a le regard ailleurs, attendant juste qu’il se barre de là, qu’elle respire un peu, qu’elle reprenne son souffle. Qu’elle laisse échapper le poids qu’elle a sur le cœur. « Je t’attends dehors. » Le silence se fait, et la gynéco lui offre un léger sourire. Pas de remarques, pas de mots inutiles, juste un sourire compatissant. Elle a dû en voir d’autres. Peut-être même des pires. Ou des étranges. Encore heureux que lyra ait réussi à se contrôler, un minimum, à garder ses ombres pour elle. Ca aurait été compliqué à expliquer. Pourtant, plus le temps passe avec cette grossesse, plus le contrôle semble lui échapper. Un sopalin pour essuyer son ventre et la jordanienne remet rapidement ses vêtements en place. Les documents récupérés, quelques mots échangés, et la voilà elle aussi sortie.

Elle tourne la tête, à la recherche de Finn, et le voit en train de payer, un peu plus loin. Elle avance rapidement, le manteau remis sur les épaules. « T’étais pas obligé ». A peine sa carte rangée dans son portefeuille, elle place sa main dans son dos, le poussant légèrement pour le forcer à avancer, qu’ils s’éloignent un peu plus. Après quelques pas, elle arrête de pousser, et s’arrête tout court. « C’était quoi là bas ? » qu’elle lache, passablement exaspérée, les yeux toujours brillants. « Si c’était pour agir comme un idiot, la prochaine fois j’te préviens pas. » la machoire crispée, ça lui demande un effort énorme de ne pas laisser les larmes s’échapper. « Pour ce que ça vaut, j’étais vraiment désolée. Que tu subisses mes humeurs, et oui, en effet, aussi que la décision ne soit pas évidente pour moi. » Elle avance, à sa hauteur, s’arrête avant de le dépasser. « J’étais désolée, et toi, t’as juste été amer. J’ai bien compris ton opinion sur le sujet, alors désolée de pas être à la hauteur. Mais viens pas me dire que tu me soutiens. » La voix qui tremble, peu assurée, blessée. Elle enfonce ses mains dans les poches de son manteau en commençant à avancer, les larmes prêtes à perler.





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❝wild beasts wearing human skins❞
she was too quiet or she was too loud. she took things too seriously or not seriously at all. she was too sensitive or too cold-hearted. she hated with every fiber of her being or loved with every piece of her heart
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Finn O'Meara
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FACE : james norton
DOLLARS : 468
SACRIFICES : 299
PORTRAIT :
ANNEES : il fête son trente-et-unième anniversaire, un cap qui l'indiffère.
CŒUR : le palpitant s'imbibe à nouveau d'ichor, charrie dans ses veines le goût des baisers d'une certaine jordanienne.
RÉINCARNATION : dieu des animaux, maître des cycles naturels, il est cernunnos, divinité cornue. coiffé de bois de cerf, il erre dans les forêts et laisse derrière lui un paysage prospère et verdoyant.
FACTION : 'est par obligation qu'il a rejoint le royaume. an ríocht comme une seconde maison, un toit offert par papa et son statut de duc.
OCCUPATION : écrivain sans succès, il a pourtant cru pouvoir vivre de sa plume. alors il a ouvert un café-librairie, pour payer les factures et combler le vide de ses insomnies.
GENÈSE : primus, stade IV
high hopes - Aujourd'hui à 10:35


HIGH HOPES
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@lyra al khayzuran


« Si tu le dis. » Il ne relève pas. Malgré sa colère, il n’a pas l’envie de se disputer pour quelque chose d’aussi insignifiant. S’il y a une chose que Finn a appris, c’est de bien choisir ses batailles. Décider lesquelles méritent qu’il jette toutes ses forces ; lesquelles il peut balayer d’un geste de la main. L’indignation de Lyra pour l’usage d’un simple mot, utilisé par mécanisme et habitude, ne doit pas empiéter sur la véritable cause de la tension existant entre eux. Leur rupture, ainsi que l’enfant qui grandi dans son ventre. Depuis le début, il s’est promis de la soutenir peu importe la décision qu’elle prendrait. Mais l’idée de faire tout cela ; l’accompagner chez le gynécologue, veiller – si elle le laisse faire – à ce qu’elle s’alimente correctement, supporter ses humeurs changeantes et ses questions, tout cela est au-dessus de ses forces. Il ne peut pas accepter l’idée que, peut-être, tout cela sera en vain. Que le fruit de tous leurs efforts sera finalement offert à d’autres. Car, Finn n’a aucun doute là-dessus, la perte de leur bébé signera la fin de tout renouveau entre eux. Lui ne lui pardonnera jamais d’avoir abandonné leur enfant. Elle s’en voudra également et finira par reporter sa colère sur l’irlandais, lui reprochera de ne pas l’avoir convaincue de garder le bébé. Plus que tout, c’est la peur de ce futur possible qui le terrifie et le rend amer. Inconsciemment, il se met sur la défensive, prêt à se battre pour préserver ce qui pourrait être. Eux deux, élevant ensemble leur enfant. Dans ses rêves les plus fous, la jordanienne lui a pardonné son mensonge et ils peuvent à nouveau être un nous. Dans le pire des cas, il ne s’agira que d’une entente cordiale, cristallisée autour du bébé, tandis que chacun refera sa vie de son côté. Cette idée lui serre le cœur. Il ne le supportera pas.

La conversation se poursuit sans lui et lorsque Lyra s’excuse, il ne peut s’empêcher de répondre sur un ton acerbe. Il se reproche sa propre irresponsabilité mais n’en dit rien. Difficile d’expliquer cela face à la praticienne. L’indécision de Lyra le rend dingue, mais il se refuse à lui imposer quoi que ce soit. Elle doit prendre seule la décision, ne subir aucune influence, pour être sûre de son choix. C’est du moins ce qu’il croit. La réponse abrupte de Lyra le surprend et il se crispe. Très bien, pas de discussion. Raide, il salue la gynécologue et quitte le cabinet après un dernier mot adressé à Lyra. Dehors, sa colère ne le quitte pas. Il ne se reconnaît plus. Il a toujours lutté contre ses élans de rage mais depuis que la jordanienne l’a quitté, il est incapable de se réfréner. Comme si sa fureur prenait toute la place, annihilant tous les autres sentiments. Il s’en veut tellement. De ce mensonge, de cette colère qu’il ne peut s’empêcher de tourner vers Lyra. Et il lui en veut, à elle, de l’avoir éjecté de sa vie alors qu’il était prêt à tout pour elle. Lorsque la secrétaire l’appelle pour régler la consultation, il s’exhorte au calme. Il n’aime pas être comme ça. Aussi prompte à l’emportement. S’efforçant d’être aimable, il paye la somme réclamée. Lorsque Lyra le rejoint, il l’ignore et continue de sourire à la secrétaire qui lui rend sa carte. « T’étais pas obligé. » Son sourire se crispe et il lui jette un regard agacé. Il ne répond pas. Cela fait partie des batailles inutiles. Il se laisse guider sans un mot et se retourne vers elle quand il sent sa main quitter son dos. « C’était quoi là bas ? » Une réponse idiote lui monte aux lèvres mais il se retient. Le ton de Lyra suffit à faire remonter la colère. « Si c’était pour agir comme un idiot, la prochaine fois j’te préviens pas. » « Oui t’as raison, on va faire comme ça. De toute façon t’as clairement fait comprendre que tu n’avais pas besoin de moi. » Son ton est dur, acerbe. Il repense à son indignation lorsqu’il a évoqué implicitement l’idée qu’il puisse s’impliquer dans cette grossesse. « Pour ce que ça vaut, j’étais vraiment désolée. Que tu subisses mes humeurs, et oui, en effet, aussi que la décision ne soit pas évidente pour moi. J’étais désolée, et toi, t’as juste été amer. J’ai bien compris ton opinion sur le sujet, alors désolée de pas être à la hauteur. Mais viens pas me dire que tu me soutiens. » Sans lui laisser le temps de répondre, elle prend la direction de la sortie. Instinctivement, sa main jaillie pour agripper son coude. « Eh oh, une seconde ! T’as pas le droit de balancer ça et de partir. » Il la retient et l’oblige à lui faire face. « Je ne te reproche pas ton indécision, elle est compréhensible. Je te reproche de m’avoir viré, de ne pas me laisser la possibilité de m’impliquer. » Il lâche son bras et croise les siens sur son torse. « Je veux te soutenir, Lyra. Je veux être sûr que tu vives bien ce bouleversement, que tu te portes bien physiquement et psychologiquement. Mais tu m’as refusé ce droit. » Le ton se fait amer, chargé de regrets. Regrets d’un temps passé, d’un couple mort. « Je ne remets pas en cause ta décision de me quitter. Encore que. Tu ne peux pas t’attendre à ce que j’accepte cela sans me battre. » Sa voix s’étrangle un instant. Il n’a jamais accepté la séparation. Il croit encore qu’il y a encore quelque chose à sauver. Ou en tout cas, il l’espère avec suffisamment de force pour que ce vœu devienne une véritable croyance. « Nous, c’est une chose. Mais ce bébé c’est aussi le mien, et j’ai bien l’intention de m’impliquer, que tu le veuilles ou non. » Son ton n’appelle aucune contradiction. Il ne la laissera pas s’opposer à sa décision. Il en a assez de se laisser dicter sa conduite, assez de hocher la tête sans broncher.  



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☽☽   je n'ai jamais imaginé qu'on pût être à ce point hanté par une voix, un cou, par des épaules, par des mains. ce que je veux dire c'est qu'elle avait des yeux où il faisait si bon vivre que je n'ai jamais su où aller depuis.

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