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what happened to us? ) Dahlia

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Aislinn O'Reilly
Aislinn O'Reilly
- GODS AMONGST MEN -
BLAZE : vb
CREDITS : rage (avatar) chrysalis (icons) luca, secret santa ♥, shakespeare
FACE : jessica chastain
DOLLARS : 1239
SACRIFICES : 1959
PORTRAIT :
ANNEES : 41
CŒUR : love me or hate me, both are in my favor. If you love me, I'll always be in your heart. If you hate me, I'll always be in your mind.
RÉINCARNATION : airmed, déesse irlandaise des plantes médicinales ; guérisseuse, empoisonneuse, enchanteresse
TALENT(S) : phytokinésie / contrôle des toxines--par le toucher / superphysionomie / vérité oculaire
FACTION : neutre - fille d'un ancien Sénéchal du Royaume
OCCUPATION : herboriste - fleuriste - fabricante de cosmétiques - produit des substances divines (propriétaire d'Emerald Garden & Eire's Breath & l’Élixir)
GENÈSE : primus - stade 6
TALON(S) D'ACHILLE : la tarte au citron - son humanité - les enfants
JUKEBOX : The Cinematic Orchestra - Arrival of The Birds & Transformation
RUNNING GUN BLUES :



WAY DOWN WE GO
oh Father tell me, do we get what we deserve? oh we get what we deserve. cause they will run you down 'til the dark. yes and they will run you down 'til you fall and they will run you down, down 'til you go. yeah so you can't crawl no more, and way down we go.


ANGER AND TEARS
Is that all that's left us after hating all these years? In a house full of anger and a heart full of tears


UNINTENDED


YOU'RE MY SISTER
You are my sister, we were born so innocent, so full of need. We felt so differently then so similar over the years. The way we laugh, the way we experience pain. So many memories ; but there's nothing left to gain from remembering faces and words that no one else will ever know.


CAN'T FORGIVE AND WON'T FORGET


JOLINN
I'm begging of you please don't take my man. Please don't take him just because you can ♫


FAMILY PORTRAIT
Can we work it out, can we be a family?


POISON IVY
They used to call me Poison, like I was Poison Ivy. 'Cause I was filled with poison, but blessed with beauty and rage


EMERALD GARDEN












what happened to us? ) Dahlia - Dim 2 Déc - 17:09

What happened to us?

dahlia byrne & aislinn o’reilly.

I thought it was too good to be true. I found somebody who understands me, someone who would help me to get through and fill an emptiness i had inside me. What happened to us? we used to be so perfect. Now we're lost and lonely. What happened to us?


C’est le contenu d’un tiroir, qui la rappelle au passé. Sitôt ce dernier ouvert, les yeux de l’herboriste se perdent sur un pochon en tissu - les pans noués aux extrémités par un lien pourpre, si bien qu’elle en oublie ce qu’elle était venue chercher. Elle examine l’objet de sa curiosité, saisit entre ses doigts l’étiquette qui porte habituellement le nom de l’heureux destinataire ; et la mémoire lui revient.  

Préparé il y a des mois de cela pour la femme qui l’aidait à y voir plus clair. Un échange de savoir-faire promis de bon coeur pour lui faire découvrir les vertus des méthodes naturelles, jeté là au moment où sa vie effritée n’avait plus laissé de place aux séances de thérapie hebdomadaires. Au même titre que ce sachet minutieusement composé, la divine avait relégué sa progression personnelle au second plan. Elle ne s’était plus présentée aux rendez-vous suivants, et n’avait jamais répondu aux multiples appels de Dahlia Byrne ni à ses quelques messages laissés sur le répondeur. Faute de temps, d’envie, de crainte de remuer trop de tourments, ou de demeurer incapable de justifier son mal-être par des évènements qui devraient paraître on ne plus humains, elle avait tout bonnement abandonné, coupé les ponts, attendant simplement que la psychiatre finisse par l’oublier.


Refermant le tiroir, la déesse aspire à réparer quelques erreurs passées. Le pochon est rangé dans le repli intérieur de sa veste, et il y restera jusqu’à la fermeture de la boutique. Toute la journée durant, jusqu’à ce qu’elle trouve le temps de le re-remplir avec des herbes fraîches. Et qu’elle prenne le volant en direction du cabinet une fois la nuit tombée, comme elle ne l’a plus fait depuis des semaines.



------------------------


Quand elle se gare sur le parking de l’hôpital, le ciel s’est déjà habillé de pourpre et de jaune-orangé. C’est une nuit d’automne, parée de nuages, qui s’apprête à engloutir la ville. La divine se faufile jusqu’à l’aile en retrait, dépasse l’accueil déjà vide, et se perd dans les dédales de couloirs jusqu’à regagner la salle d’attente du Docteur. Déserte à cette heure, car il y a presque vingt minutes que le dernier patient a dû quitter l’endroit. Un coup d’oeil à la montre en or blanc confirme cette supposition à sa propriétaire.

Il y a toujours de la lumière sous la porte du bureau. La psychiatre rentre tard, c’est pourquoi elle accepte parfois d’étirer ses horaires pour arranger ses patients. Avec l’irlandaise, c’était arrivé plus d’une fois. Mais ce soir il n’y a pas de rendez-vous. Rien qu’une visite à l’improviste, un cadeau promis depuis des mois dans la poche intérieure de son manteau. Et des excuses à lui présenter pour n’avoir plus donné signe de vie.

« Dahlia ? » Un coup discret est frappé à la lourde porte en bois. Pas de docteur à lui servir cette fois car elle n’est pas là en tant que patiente… mais presque en tant qu’amie, venue réparer ses torts.


▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪

and I was filled with poison, but blessed with beauty and rage.



14.02.2019:
 
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Dahlia Byrne
Dahlia Byrne
- REAL LIFE MONSTERS -
BLAZE : thinkky
CREDITS : (c) clemy d'amour ♥
FACE : Felicity Jones
DOLLARS : 325
SACRIFICES : 102
ANNEES : (trente-quatre ans), l’horloge tourne, le temps s’accélère, défile devant les pupilles amorphes, et l’esprit bien trop concentré sur le travail.
CŒUR : (Célibataire), l’ex en cavale, le coeur en miettes, et le temps offert à sa carrière. S’attacher n’a jamais été de premier ordre, bien au contraire. Plus elle s’éloigne, mieux elle se porte.
RÉINCARNATION : Oiseau de mauvais augure, banshee dont les cris percent autant les tympans que les vitres.
TALENT(S) : (Cri Strident) - (Méduimnité)
FACTION : (Neutre), loin des préoccupations des mafias, loin des êtres divins. Innocence traquée, réclamée par ceux qui estiment qu’elle leur revient de droit. Protection planant au-dessus de l’âme brisée.
OCCUPATION : (Psychiatre), entourée de fous, de désespérés. Elle-même sombrant dans les méandres d’un esprit au bord de l’implosion. (Ex-médecin urgentiste), bénévole dans des pays dont les guerres feraient pâlir d’horreur les divins d’Arcadia. Rôdée à toutes les situations de crise, n’en déplaise à la Ville.
GENÈSE : (Stade 2), créature
TALON(S) D'ACHILLE : Ses patients. Son travail. Sa logique et sa raison. La mémoire qui refuse de se faire la malle.
what happened to us? ) Dahlia - Mer 12 Déc - 13:59

What happened to us?

dahlia byrne & aislinn o’reilly.

I thought it was too good to be true. I found somebody who understands me, someone who would help me to get through and fill an emptiness i had inside me. What happened to u? we used to be so perfect. Now we're lost and lonely. What happened to us?


Les dossiers étaient étalés sur le bureau du docteur, rendez-vous enchaînés sans jamais avoir le temps de souffler. Souvent, elle oubliait de prendre soin d’elle-même Dahlia, préférant s’attarder sur les autres que sur sa vie partant en morceaux. Son esprit, sa logique, tout commençait à s’effriter sous ses doigts, sous l’âme qu’elle abritait désormais. Créature inconnue, considérée comme une légende, un simple mythe aux yeux de la psychiatre. Pourtant, Alejandro était rentré dans les détails, lui avait expliqué les processus de processus, mais aussi que de nombreuses histoires étaient réelles. Dieux, déesses, mythologies anciennes… Elles étaient là, et elles vivaient souvent à Arcadia, comme attirées par la lumière de la ville. Foutaises, c’était ce qu’elle avait répondu à l’homme au début, sur ses gardes. Puis il avait fallu voir la vérité en face, ouvrir les yeux, une bonne fois pour toute. Se rendre compte de tout ce qui clochait, autour d’elle mais aussi en elle. Les livres cachés derrière le bureau prouvaient aussi qu’elle tentait de se renseigner. L’histoire américaine, aztèque, grecque, irlandaise… Elle en avait sorti des livres de la bibliothèque, pour comprendre ou tout du moins essayer. Il allait falloir qu’elle se dépêche l’américaine d’ailleurs, elle devait rappeler Alejandro à la suite de ses lectures…

L’heure tournait, et le dernier de ses patients avait quitté les entrailles de la méridienne depuis bien longtemps. Dahlia était toujours là, assise dans ce fauteuil qui allait devoir être changé sous peu. Au fur et à mesure que la soirée avançait, elle rangeait les dossiers des patients, terminait de rédiger quelques comptes-rendus et ordonnances. Puis, dans un des casiers, un nom sonna à son oreille. O’Reilly. Sourire triste sur le bout des lèvres, elle referma la caisse en métal dans la foulée. Des semaines, des mois qu’elle ne l’avait pas revue. Consultations jamais payées, jamais utilisées, malgré les relances de la doctoresse, et ses inquiétudes. Les appels n’avaient rien donné, ni les messages laissés sur le répondeur. Elle était même passée devant la boutique, devant l’appartement la brune, sans jamais aller plus loin. Ce n’était plus à elle finalement, de faire ce pas… Et les images parlaient d’elles-mêmes. Elle ne semblait plus au fond du gouffre Aislinn. Ou peut-être que tout allait de pire en pire, et qu’elle n’osait pas en parler ? Dahlia ne s’était pas attardée, et avait juste fini par refermer cette porte, non sans une pointe d’amertume, et d’inquiétude.

Elle s’étira un instant, jeta un coup d’œil derrière elle. Vingt heures passées. Il était temps de fermer boutique, et de se rouler en boule dans un plaid chez elle, devant ses nouveaux documentaires et livres.

Coups portés contre l’épaisse porte en bois, voix suave. Et étonnante. Interrogation dans le fond des pupilles, et intérêt dans le cœur. Etait-ce réellement… Elle devait en avoir le cœur net.

Elle traversa la pièce, ouvrit la porte, pour voir une silhouette bien connue, à laquelle elle avait pensé peu de temps auparavant, se dessiner dans l’encadrement. « Aislinn… » La voix s’était transformée en murmure. « Ca fait… Longtemps. Je me demandais justement comment tu allais. » Vérité qui pulsait, s’expulsait à chaque mot prononcé. Elle avait du mal Dahlia, dès qu’on touchait de trop près aux émotions. Son côté cartésien, rationnel, qui refusait obstinément d’être supplanté… Puis elle se décala, reprenant enfin ses esprits, doucement : « Je t’en prie, rentre. A moins que tu préfères… Eviter la salle de consultation. » Léger sourire sur le coin des lèvres. Si la psychiatre s’y était habituée, ce n’était pas forcément le cas de ceux qui étaient venus par ici en tant que patients, plus d’une fois. Mal à l’aise, ils parlaient mieux en dehors du carcan médical, quand ils venaient voir l’amie, et non la psychiatre. « Qu’as-tu à me dire, pour venir me voir à une telle heure ? » Aucun jugement, mais pour passer en dehors des heures de consultations… Ca cachait quelque chose.


▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪


Aux portes de mes enfers, l'ombre de mes cimetières.
ANAPHORE
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Aislinn O'Reilly
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OCCUPATION : herboriste - fleuriste - fabricante de cosmétiques - produit des substances divines (propriétaire d'Emerald Garden & Eire's Breath & l’Élixir)
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YOU'RE MY SISTER
You are my sister, we were born so innocent, so full of need. We felt so differently then so similar over the years. The way we laugh, the way we experience pain. So many memories ; but there's nothing left to gain from remembering faces and words that no one else will ever know.


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what happened to us? ) Dahlia - Dim 23 Déc - 14:29

What happened to us?

dahlia byrne & aislinn o’reilly.

I thought it was too good to be true. I found somebody who understands me, someone who would help me to get through and fill an emptiness i had inside me. What happened to us? we used to be so perfect. Now we're lost and lonely. What happened to us?


Alerte, le coeur de l’herboriste manque un battement quand elle entend les pas du docteur se rapprocher lentement. Jusqu’à ce que la poignée s’abaisse, elle songe encore à déguerpir. Etait-ce une bonne idée ? Qu’aura-t-elle à lui dire ? Comment la psychiatre délaissée durant des mois prendra-t-elle ce retour impromptu ? Avec professionnalisme, certainement. Faisant le lien avec ses attitudes passées, typiques de sa personnalité ; ainsi qu’avec les départs nombreux et les multiples abandons qui ont rythmé sa vie, ceux dont elle lui a déjà fait part, installée sur la méridienne, de l’autre côté de ce mur. Aucune chance pour que l’esprit du médecin ne fasse pas le lien et qu’elle finisse par l’accabler de reproches. C’est la conclusion qui s’impose à l’instant où la fuite ne fait plus partie des options. Et quand la poignée s’abaisse, inconsciemment la déesse suspend sa respiration. La porte s’ouvre enfin, et les sens en éveil réveillent un à un des souvenirs. La chaleur de l’endroit, l’odeur du bois et des huiles, le décor singulier ; la rappellent à des moments de doute, de soulagement, de confiance. Aux instants partagés dans le cadre de la relation patient-médecin, quelques fois douloureux, mais souvent salutaires.
C’est presque un sentiment de nostalgie qui l’envahit devant la pièce et le décor qui se dévoilent au ralenti. Pourtant, aussi vite que s’écoule ce moment, la silhouette qui s’impose dans l’encadrement chasse l’impression première pour faire place à la stupéfaction.

Muette. Lèvres entrouvertes qui ne savent rien formuler, la déesse s’immobilise et contemple le poids de l'absence. Une enclume qui s’abat tandis que l’habitude la force à reconnaître le changement opéré. Dahlia n’est plus Dahlia. Ou plutôt, la psychiatre n’est plus seule. Habitée, en témoigne l’aura qui entoure l’épiderme, non pas divine à l’image de la sienne mais comparable à celles d’Iris et de Maeve. Créature qui s’exprime, créature qu’elle devine en se concentrant bien, détectant l’apparence véritable sous l’illusion humaine. « Aislinn… Ca fait… Longtemps. Je me demandais justement comment tu allais ». Elle entend d’une oreille distraite ; si l’expression de son visage ne trahit pas son effarement, le blocage qu’elle présente doit s’en charger à sa place. Du moins le croit-elle un instant, mais le docteur poursuit, l’invitant à pénétrer dans la salle de consultation. Elle ne semble en rien noter la stupeur qui séjourne dans les entrailles divines et le ton de sa voix ne révèle pas la moindre réprimande. C’est comme si l’étonnement était à sens unique. Comme si elle s’était attendue à la revoir un jour, presque comme si elle avait prédit ce retour. Peut-être bien car dans toutes ses histoires d’envol, l’empoisonneuse finit toujours par revenir…  

« Qu’as-tu à me dire, pour venir me voir à une telle heure ? ». Réflexe nerveux, l’herboriste jette un coup d’oeil à sa montre. Banshee, hurle son esprit privé de cohérence. Banshee parce qu’elle la voit ainsi après des mois d’éloignement. Banshee qui n’a pu se jeter que dans un corps mourant, réflexion qui force la divine à se poser plus encore de questions. Que lui est-il arrivé ? « Je... » Les pensées en bataille, elle se ravise alors qu’elle comptait lui proposer d’aller manger dehors. « Non, ici c’est très bien ». A l’abri des oreilles indiscrètes, même si le cadre a tendance à la perturber. Et tandis que la texane se poste en retrait, elle s’avance de façon déterminée pour briser ce moment d’inertie. Plantée devant le large bureau, l’irlandaise laisse glisser la bandoulière de son sac à main de son épaule à son bras. Elle pose le bagage sur le siège, abaisse la fermeture éclair de son blouson, et fouille dans la poche intérieure de sa veste. La main gantée extirpe le pochon destiné au psychiatre. Et dans une succession de gestes un brin précipités, l’herboriste se tourne vers la brune demeurée en arrière, puis se rapproche de quelques pas pour lui tendre le cadeau. « Je te l’avais promis », souffle-t-elle en captant les prunelles avelines. « J’ai passé quelques mois compliqués », elle avoue en suivant, le regard fuyant désormais celui de la créature pour admirer le sol dallé. « Je ne savais pas trop quoi te dire ni si j’allais trouver la force de revenir. Je suis désolée ». D’avoir disparu du jour au lendemain et d’avoir été égoïste. Comme toujours.


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CŒUR : (Célibataire), l’ex en cavale, le coeur en miettes, et le temps offert à sa carrière. S’attacher n’a jamais été de premier ordre, bien au contraire. Plus elle s’éloigne, mieux elle se porte.
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FACTION : (Neutre), loin des préoccupations des mafias, loin des êtres divins. Innocence traquée, réclamée par ceux qui estiment qu’elle leur revient de droit. Protection planant au-dessus de l’âme brisée.
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what happened to us? ) Dahlia - Mer 26 Déc - 20:55

What happened to us?

dahlia byrne & aislinn o’reilly.

I thought it was too good to be true. I found somebody who understands me, someone who would help me to get through and fill an emptiness i had inside me. What happened to u? we used to be so perfect. Now we're lost and lonely. What happened to us?


Elle ne s’attendait pas à voir Aislinn ici. Pas au cœur même de son travail, de cet hôpital qui aurait pu devenir son cauchemar. Elle savait Dahlia, comment était perçu ce lieu par beaucoup de patients. Souvent, l’aide qu’ils y recevaient ne suffisait pas à effacer les traumatismes qu’ils avaient subis. Et elle comprenait, sans le comprendre, elle qui avait vécu les pires situations imaginables dans des tentes médicales de fortune. Mais fallait bien des personnes pour continuer à y aller, continuer à soigner, continuer à risquer leur vie pour les autres. Pour ne pas que l’humanité disparaisse des cœurs, et pour que quelques-uns se targuent des bonnes actions effectuées. Sauf que souvent, ceux-là n’étaient que des monstres prêts à déchirer des peuples entiers pour le pouvoir… Qu’en avaient-ils à faire, de l’humanité, quand tout ce qu’ils souhaitaient était pouvoir s’en servir impunément pour gagner le soutien d’un peuple, ou d’autres nations ? Enfin, la voilà qui digressait encore. Cependant, elle commençait à perdre l’esprit, entre toutes les informations qu’elle ingérait, toutes les mafias qui semblaient se mettre dans son chemin. Elle qui pensait s’être éloignée de la guerre, la voilà prête à plonger dedans à nouveau, tête la première…

Alors, Aislinn, c’était un peu une bouée qui revenait dans un océan déchaîné. Si elle ne lui permettait pas de s’en sortir, elle resterait une personne sur qui elle pourrait compter pendant un temps. Et puis, si le calme ne revenait pas, même la bouée ne serait plus assez pour la maintenir à flot…

Après quelques mots, c’était le silence qui lui répondait. Que se passait-il ? Quelque chose dérangeait-il la rousse ? Elle faillit demander Dahlia, pour être sûre, pour être certaine, avant de décider que ce n’était guère le moment de la brusquer, et de juste l’inviter à entrer. A quoi bon s’attarder sur des ressentis qui devaient, pouvaient être faux ? Depuis qu’elle avait rencontré Alejandro, l’américaine ne cessait de s’interroger, de regarder par-dessus son épaule, de douter. La paranoïa s’était glissée dans son cœur, elle qui était parvenue pendant des années à la maintenir sous contrôle. Mais tout lui échappait, depuis ce malheureux incident. C’était comme si… Elle n’était plus elle-même, que quelqu’un, ou quelque chose, s’était emparé de son cœur. Et que cette foutue discussion l’avait réveillée. C’était écoeurant parfois, de ne plus savoir qui on était, tout en percevant les différences dans les regards de certains.

Comme avec Aislinn.

Ce n’était pas à une psychiatre qu’on apprenait à faire des grimaces, pas à une femme capable de se souvenir de tout qu’on jouait. Le pire dans ces moments-là, c’était de pouvoir faire semblant que tout allait bien, qu’on ne remarquait rien. Parce que si l’autre s’en rendait compte, son comportement pouvait se modifier de manière radicale. Elle l’avait vécu au début Dahlia, et ce n’était jamais agréable… « Ici alors. Tu peux entrer et t’installer où tu veux. » Elle, elle resterait au retrait, elle lui laisserait le temps d’apprivoiser l’espace à nouveau. Et c’est ce qu’elle fit. Elle ferma la porte, et resta non loin, laissant son regard brûler le dos d’Aislinn, légèrement inquisiteur. Ce n’était guère dans ses habitudes, mais avec les mythologies et légendes qu’elle ingérait à longueur de journées… D’ailleurs, elle gardait tout un tas de livres à côté de son bureau. Pour les heures creuses. Pour quand l’esprit en avait besoin… « Quelques mois compliqués ? Tu veux en parler ou tu ne préfères pas ? » Ecouter, elle savait faire Dahlia, c’était pour cela qu’elle avait choisi ce métier, quand le bénévolat dans les zones de guerre ne fut plus possible.

Le sachet dans la main, elle sourit doucement l’américaine. « Merci beaucoup. J’en ai besoin en ce moment en plus. » Promesse tenue donc, et elle ne reviendrait pas sur le temps que c’était écoulé. « Tu as fait tout ce chemin pour cela ? » Etonnement dans les pupilles, alors que les yeux s’attardèrent sur elle. « Tu n’as pas à t’excuser. Tu sais, cela arrive à tout le monde. Si tu as eu des soucis, il faut mieux que tu te concentres sur toi plutôt que sur moi. » Et doucement, elle s’approcha, posa sa main sur le bras d’Aislinn. Contact puisque la relation avait changé, avec le temps. Amies, elles devaient l’être, sauf si la rousse décidait du contraire. « Tu veux me parler de quelque chose ? » Dernier sourire pour la route, pour la mettre à nouveau en confiance…


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what happened to us? ) Dahlia - Dim 30 Déc - 21:37

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En parler.

Il est vrai que c’est son métier. Qu’elle venait la voir pour mettre des mots sur ses ressentis et lui raconter les déboires de sa vie. Et qu’elles se sont rencontrées sous les masques du patient et du docteur, quelques mois auparavant. Parce qu’après quarante années de drames et de secrets, l’empoisonneuse avait ressenti le besoin de se confier. Et trouvé la force de demander de l’aide, pour peu que le propriétaire de la main tendue sache la mettre à l’aise, mais surtout soit humain.

Et humaine, Dahlia ne l’est plus. L’herboriste ne peut s'empêcher de considérer le changement de nature. Elle ne voit plus que ça, à tel point qu’il devient difficile de dissimuler son trouble et de jouer la comédie comme si de rien n’était. Elle se doute bien que la psychiatre l’a senti. Parce que c’est son métier. Et parce qu’elle la sait douée, pour l’avoir vue à l’oeuvre au cours de sa propre thérapie. « Je ne suis pas venue pour ça ». Ou peut-être que si. Elle n’a rien préparé pour une fois, et sa visite est presque spontanée.
Pourtant elle réfléchit, divine et immobile, le regard fuyant toujours celui de la banshee. Elle pense à ce qu’elle pourrait lui dire. A tout ce qu’elle devrait taire ou imager comme elle l’a toujours fait. Par crainte de l’effrayer, de se mettre en danger ou de passer pour folle… Il va de soi qu’aujourd’hui elle pourrait comprendre et accepter d’en entendre bien plus qu’autrefois. Mais ce n’est pas une raison suffisante pour se livrer sans retenue.

« Je… j’ai failli me marier », croit-elle bon d’évoquer. Parce qu’elle se dit qu’elle lui doit au moins ça. Ce que raconterait une amie pour simplement donner de ses nouvelles. Pas comme le ferait un client en souffrance, déballant tous ses états d’âme sur la méridienne. « Les fiançailles ont été annulées, et on s’est séparés ». Cruel coup de poignard, les mots qui définissent la relation et entérinent son point final sont prononcés pour la première fois. Elle ose regarder Dahlia dans les yeux, et la confrontation la fait se sentir si stupide...

Parce que ça n’a duré qu’un mois. Qu’elle était prête à tout donner. A tout braver pour sentir sa chaleur et l’étreindre à jamais. Parce qu’elle se sentait invincible, et parce qu’elle s’est confondue en promesses. Et parce que des amours durent des années, parfois se prolongent à travers les siècles ; le sien qu’elle croyait véritable s’est avéré plus pitoyable et plus insignifiant qu’un infime grain de poussière. Quelques semaines de romance qui lui ont seulement permis de recouvrer sa jeunesse. Une histoire balayée du jour au lendemain, sans raison apparente, à la fin de l’été ; sans plus de valeur qu’une idylle adolescente.

Oui, elle peut lui dire, à Dahlia, que ses projets de vie à deux ont échoué. Parce qu’elle savait qu’elle était amoureuse. Sans jamais lui donner de nom, elle lui a confié ses craintes, ses doutes, ses sensations pourtant toutes personnelles. Elle lui a demandé de l’aide pour aller de l’avant ; à s’assumer en tant que femme et à laisser derrière elle un mari trompé, mort. A s’affranchir de sa culpabilité.
Oui, elle a le droit, Dahlia. De savoir qu’elle a perdu cet homme qui la rendait si heureuse.

« J’ai perdu un ami, aussi » ; il y a toujours sa main apposée sur son bras. Sa présence apaisante. Et toujours le même parfum qu’autrefois. Et la divine évoque la disparition de Torben, sans préciser qu’il s’agissait d’un meurtre, perpétré par le gradé d’une mafia hispanique, et sans citer de nom. Elle se gardera de dire, du moins pour l’instant, qu’elle a vécu la soirée terrible de l’Eden Manor. Que sa nature a déclenché en elle l’apparition d’un nouveau don. Qu’elle peut désormais empoisonner quiconque elle touche du bout des doigts, sans le moindre contrôle.

« Peu importe. Je ne voulais pas d’un rendez-vous pour te parler de moi ». Parce que c’est terminé, la thérapie. Et d’ailleurs, elle n’a pas pris de rendez-vous. Elle est juste sincère. « Je suis venue pour toi ». Pas seulement pour tenir ma promesse, et t’apporter ces herbes. Pour me faire pardonner. Parce que l’amie m’a manqué. « Ce n’était pas correct de disparaître », avoue-t-elle en répondant au geste et en posant sa main gantée par dessus celle de l’américaine.  

Et les orbes se mettent à briller. Elle la regarde peut-être avec trop d’intensité ; on pourrait croire qu’elle sonde son âme, mais la divine n’est que compassion et regrets. Elle n’est pas seule à avoir vécu des drames, et l’herboriste ne s’attendait pas à ça en venant la trouver. « Comment tu vas ? » Encore trop tôt pour s’enfoncer dans les histoires de magie et de surnaturel, elle préfère une formule banale, mais au ton de sa voix, on peut entendre plus que ça : Je sais qu’il s’est passé quelque chose. Je sais que toi non plus tu ne vas pas bien. J’ai compris. Raconte-moi, si tu en as envie.


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and I was filled with poison, but blessed with beauty and rage.



14.02.2019:
 
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Dahlia Byrne
Dahlia Byrne
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BLAZE : thinkky
CREDITS : (c) clemy d'amour ♥
FACE : Felicity Jones
DOLLARS : 325
SACRIFICES : 102
ANNEES : (trente-quatre ans), l’horloge tourne, le temps s’accélère, défile devant les pupilles amorphes, et l’esprit bien trop concentré sur le travail.
CŒUR : (Célibataire), l’ex en cavale, le coeur en miettes, et le temps offert à sa carrière. S’attacher n’a jamais été de premier ordre, bien au contraire. Plus elle s’éloigne, mieux elle se porte.
RÉINCARNATION : Oiseau de mauvais augure, banshee dont les cris percent autant les tympans que les vitres.
TALENT(S) : (Cri Strident) - (Méduimnité)
FACTION : (Neutre), loin des préoccupations des mafias, loin des êtres divins. Innocence traquée, réclamée par ceux qui estiment qu’elle leur revient de droit. Protection planant au-dessus de l’âme brisée.
OCCUPATION : (Psychiatre), entourée de fous, de désespérés. Elle-même sombrant dans les méandres d’un esprit au bord de l’implosion. (Ex-médecin urgentiste), bénévole dans des pays dont les guerres feraient pâlir d’horreur les divins d’Arcadia. Rôdée à toutes les situations de crise, n’en déplaise à la Ville.
GENÈSE : (Stade 2), créature
TALON(S) D'ACHILLE : Ses patients. Son travail. Sa logique et sa raison. La mémoire qui refuse de se faire la malle.
what happened to us? ) Dahlia - Lun 14 Jan - 18:16

What happened to us?

dahlia byrne & aislinn o’reilly.

I thought it was too good to be true. I found somebody who understands me, someone who would help me to get through and fill an emptiness i had inside me. What happened to u? we used to be so perfect. Now we're lost and lonely. What happened to us?


Parler, écouter, parce que c’était peut-être mieux que se rappeler, et penser. Elle sentait bien, dans le regard d’Aislinn, que quelque chose avait changé. Comme si soudainement, elle n’était plus digne de confiance, ou qu’il y avait quelque chose au fond de son cœur qui ne méritait plus qu’on s’attarde sur elle. Il y avait peu, elle s’en serait moquée. Il y avait peu, elle n’aurait pas accordé la moindre importance au regard de la rousse, à ce qui semblait la déranger. Parce que Dahlia, elle avait vécu tant d’horreurs, tant de jugements de valeurs, qu’elle savait que ce que les gens pensaient n’était pas figé dans le marbre. A côté, elle pouvait très bien user de ses propres forces pour prouver qu’ils avaient tous tort. Aujourd’hui, il y avait cependant quelque chose de différent. En elle, au fond de son cœur, tout autour de son enveloppe charnelle. Dualité qu’elle haïssait, qui remettait en cause un équilibre durement acquis. Dualité teintée d’ignorance, malgré les pistes livrées par Alejandro. Maigres, bien trop maigres pour les connaissances qu’elle désirait l’américaine. Sauf qu’à part chercher, à part apprendre à connaître en tâtonnant, en remettant en cause tout son passé, y’avait rien qu’elle puisse faire, et ça la tuait.

Elle n’était pas venue pour parler. « D’accord. » C’était tout ce qui sortait, sur le coup. Elle était capable de comprendre le besoin de silence, de déni parfois, pour l’avoir elle-même vécu. Parce que c’était plus facile que d’y faire face, quand la vie s’écroulait, quand les nouveautés s’enchaînaient, pas toujours agréable. Elle aurait aimé y faire face Dahlia, agir comme elle le conseillait à ceux qui toquaient à sa porte. Chercher à s’y confronter, à creuser l’abcès. S’écouter, pour ne pas s’écrouler, pour ne pas se tuer à vouloir avancer quand tout allait mal. Evidemment, il ne fallait pas trop s’attarder sur le passé. Cependant, parfois, c’était le mieux à faire. Passer quelque temps à l’observer, le détailler. Pour le remercier d’avoir existé, d’avoir été là, de nous avoir façonné, d’une certaine manière. « Que s’est-il passé, pour que les fiançailles se rompent ? » La discussion était suivie, d’un côté, dans le fond de sa pensée. « Il faudrait qu’on aille se boire un thé au moins, je ne sais pas si finalement cela était la meilleure des idées de rester ici. » Des souvenirs accrochés aux séances, surtout chez la psychiatre et son hypermnésie. « Et si tu as besoin de vider ton sac, n’hésites pas. Ce qui est dit ici, restera ici. » Secret professionnel oui, et parfois mettre des mots sur les émotions aidait aussi, sans cracher sa haine au monde. Ou en crachant sa haine au monde, c’était au choix.

Un ami. Le sourire disparut, le regard s’accrocha aux traits, les doigts se serrèrent un peu plus. C’était silencieux comme condoléances, mais Dahlia ne savait plus les prononcer à force. La guerre avait fauché tant de vies entre ses doigts, et l’américaine avait dû annoncer le constat à de multiples reprises. C’était devenu vide de vie au fur et à mesure. Plus d’émotions alors, elle avait cessé de le dire. Elle préférait la présence, un contact, un regard. Soutien réel au-delà de quelques mots dont le sens avait disparu.

Personne ne savait.



Les bombes au-dessus du crâne, les bruits étouffants d’explosions et de tirs, à se demander qui seraient les prochains. Ca pourrait être eux. Ca aurait pu être les organisations d’aides humanitaires. Mais c’était dangereux, contrairement à tuer ses citoyens. Et ça lui donnait toujours envie de vomir aujourd’hui. Même si elle avait vécu pire. Même si elle avait connu des affres bien pires qu’une attaque contre un campement.

Y’avait eu pire.



« Tu avais des raisons de le faire Aislinn. Et je ne me suis jamais formalisée de ce genre de choses. » Elle ne lui en voudrait pas, d’avoir pris du recul. Ce serait malvenu de sa part. Y’avait un sourire, rassurant. Pour oublier la petite voix, les petites voix qui menaçaient de faire exploser la boîte crânienne. « Je suis toujours là si tu as besoin. » Toujours. Et elle s’en foutait Dahlia, de ne rien avoir en retour. Elle s’y était habituée, depuis le temps. Et l’avenir ne changerait pas, experte dans le domaine. Tout dans un seul sens, et rarement dans le sien. La question lui tira un sourire, et elle se décala légèrement, prit appui sur son bureau. « Ca va. » Mais elle avait compris, la question sous-jacente. Aislinn avait bien remarqué quelque chose. Et ça la dérangeait d’autant plus que ça n’avait pas l’air de lui plaire. « J’ai juste fini par me faire agresser par un patient il y a quelques mois. Un manquement de l’hôpital quant à ses obligations. » Le sourire se voulait rassurant, mais elle avait frôlé la mort, définitivement. Et ça restait ancré…
 


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Aux portes de mes enfers, l'ombre de mes cimetières.
ANAPHORE
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Aislinn O'Reilly
Aislinn O'Reilly
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CŒUR : love me or hate me, both are in my favor. If you love me, I'll always be in your heart. If you hate me, I'll always be in your mind.
RÉINCARNATION : airmed, déesse irlandaise des plantes médicinales ; guérisseuse, empoisonneuse, enchanteresse
TALENT(S) : phytokinésie / contrôle des toxines--par le toucher / superphysionomie / vérité oculaire
FACTION : neutre - fille d'un ancien Sénéchal du Royaume
OCCUPATION : herboriste - fleuriste - fabricante de cosmétiques - produit des substances divines (propriétaire d'Emerald Garden & Eire's Breath & l’Élixir)
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JUKEBOX : The Cinematic Orchestra - Arrival of The Birds & Transformation
RUNNING GUN BLUES :



WAY DOWN WE GO
oh Father tell me, do we get what we deserve? oh we get what we deserve. cause they will run you down 'til the dark. yes and they will run you down 'til you fall and they will run you down, down 'til you go. yeah so you can't crawl no more, and way down we go.


ANGER AND TEARS
Is that all that's left us after hating all these years? In a house full of anger and a heart full of tears


UNINTENDED


YOU'RE MY SISTER
You are my sister, we were born so innocent, so full of need. We felt so differently then so similar over the years. The way we laugh, the way we experience pain. So many memories ; but there's nothing left to gain from remembering faces and words that no one else will ever know.


CAN'T FORGIVE AND WON'T FORGET


JOLINN
I'm begging of you please don't take my man. Please don't take him just because you can ♫


FAMILY PORTRAIT
Can we work it out, can we be a family?


POISON IVY
They used to call me Poison, like I was Poison Ivy. 'Cause I was filled with poison, but blessed with beauty and rage


EMERALD GARDEN












what happened to us? ) Dahlia - Dim 10 Fév - 22:10

What happened to us?

dahlia byrne & aislinn o’reilly.

I thought it was too good to be true. I found somebody who understands me, someone who would help me to get through and fill an emptiness i had inside me. What happened to us? we used to be so perfect. Now we're lost and lonely. What happened to us?


La mine est grave, et le regard s’assombrit davantage quand la psychiatre se détache et regagne l’arrière de son bureau. Le myocarde s’étreint en repensant aux mots tout juste prononcés, pareils à une promesse. L’herboriste ne doute pas une seule seconde de sa sincérité. Encore moins de son professionnalisme. Dahlia est une personne sur laquelle on peut compter sans réserve, et ce constat l’attriste plus encore. Qui l’a aidée, qui l’a soutenue, elle, quand c’est arrivé ?
La surface fait obstacle entre elles, pourtant elle se rapproche d’un pas. Le front se plisse tandis qu’elle la contemple avec compassion et regrets. Elle n’en savait rien pour l’agression. Aucune rumeur même ne lui était parvenue à ce sujet. « Je… je n’étais pas au courant », souffle-t-elle sans dévier le regard.
Et pourtant, à observer son aura, la déesse sait parfaitement comment s’est soldée l’attaque. Dahlia Byrne n’y a pas survécu. C’est l’explication la plus probable ; aux portes de la mort, une créature s’est invitée dans le corps du docteur afin d’en prendre possession. Et la voilà banshee, puisqu’elle est capable de le voir ça aussi, après avoir côtoyé ses semblables…

Faux sourire sur le visage de poupée, moment difficile à se remémorer… La divine ne peut qu’imaginer la souffrance qu’elle a pu ressentir et doit subir encore. Et sans doute est-ce encore pire de s’éveiller sans se sentir soi-même. De voir des changements s’opérer, de se croire dérangé. Pourtant, Dahlia est toujours . Fidèle au poste, présente à son cabinet. Tellement forte en dépit de ce qu’elle doit endurer.

Sur trois banshees qu’elle a connues, l’irlandaise en a vue une rejoindre les lits d’un hôpital psychiatrique, et l’autre au bord du suicide. Elle n’a plus de nouvelles de la première, et la deuxième a fini par dompter ses dons de créature. Mais Dahlia, elle, affiche une telle assurance que l’herboriste ne peut s’empêcher de croire qu’elle est bien entourée. Sans doute même sait-elle ce qu’elle est réellement.

« Et maintenant ? », ose-t-elle finalement demander. Elle ne veut pas lui rappeler de mauvais souvenirs. Elle ne veut pas se montrer indiscrète. Sans trop savoir comment, la déesse aimerait lui faire comprendre qu’elle est de ce monde elle aussi. Qu’elle peut se confier à elle si elle en éprouve le besoin. Ou demander de l’aide… si tant est qu’elle en ait besoin.

Lentement, elle contourne le bureau de bois. S’immobilise sur le côté, quand son pied vient buter sur une pile de livres dépassant à peine. Comme le destin s’amuse et lui ouvre les portes de la discussion. Le regard s’abaisse, parvient à lire un premier titre. Distingue difficilement la tranche des autres pavés qui s’empilent, mais devine à leur allure, qu’ils évoquent des tous des thèmes similaires. Elle en a lu des tonnes et en lit encore.

« Mythologie aztèque ? », sans gêne, peut-être, elle se penche pour attraper l’ouvrage. « Est-ce que tu sais quelque chose à propos des banshees ? » ; à sa seule réaction, l’herboriste sait qu’elle aura la réponse. Elle a conscience qu’elle s’aventure dans l’intimité de la psychiatre et réalise qu’elle ne se serait jamais permise d’aller jusque là si elle n’avait pas été certaine de sa nature. Mais peut-être Dahlia n’a-t-elle pas envie de partager ses découvertes. Encore moins avec quelqu’un qui a disparu durant des mois sans laisser de nouvelles. Encore moins avec une ancienne patiente, au risque d’inverser les rôles. « Excuse-moi, je ne voulais pas t’envahir », murmure l’empoisonneuse en reposant précipitamment l’exemplaire sur la surface lisse. Elle recule d’un pas, puis retrouve finalement sa place derrière le bureau, préférant la distance, craignant d’avoir été trop loin.  


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14.02.2019:
 
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