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From Dancing Mice to Psychopaths

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From Dancing Mice to Psychopaths - Sam 8 Déc - 20:07


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@RHOSWEN DRISCOLL

Milieu de novembre, milieu de journée. Ça doit bien faire une heure qu'Alcide s'est posé dans ce café plutôt chic. On est à Elysium Heights, la demi mesure n'existe pas. Il a pris place à la table désignée une fois débarrassé de son manteau - il a gardé son écharpe, par contre. Parce qu'il lui est déjà arrivé qu'un serveur lui rende la veste mais pas le reste. Il faut toujours se méfier.

Il n'est pas venu les mains vides. D'une mallette, il extrait des dossiers examinés par les avocats. Comme on dit, de nos jours, il n'y a que le papier qu'on ne peut pas hacker. Ce n'est pas très intelligent de consulter ce genre de document en public mais il ne pense pas ainsi. Alcide est le type de personne qui estime que la prudence s'apparente à la crainte. Et la crainte, c'est un sentiment minable.

Les liasses de feuilles agrafées abordent des questions d'argent, de propriétés, d'arnaque légale. On est bien loin du scandale d'Eden Manor et sa caution. Et pourtant, Alcide s'y croit encore. A faire l'état des lieux ravagés, à s'énerver contre la voix téléphonique de Rosa-Althea Coffin. Non, maintenant, l'oeil et l'esprit des gens de lois veillent sur les affaires de la Nuova Camorra. Alcide relève la tête une fois sa lecture achevée : tout est en ordre.

Il relève la tête et aperçoit une jeune femme. Une femme. Normal. Après tout, c'est la seconde moitié de l'espèce humaine. Une femme qui tient un crayon et qui le regarde. Soudain, il range les documents dans leur pochette initiale, qu'il fait disparaître dans la mallette, qu'il verrouille. Nouveau regard à la femme aux mains occupées. Regard suspicieux. Une envoyée de la Bratva ? Manquerait plus que ça.

Le don croise ses bras sur son pull (il fait toujours ce geste lorsqu'il est contrarié), incline légèrement la tête et porte une nouvelle fois son regard sur elle. Il l'a déjà vue.



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From Dancing Mice to Psychopaths - Lun 10 Déc - 19:35

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Payer presque douze dollars pour un cappuccino médiocre lui ferait presque mal au coeur, mais elle a un certain faible pour le café et pour l'architecture particulière d'Elysium Heights, même si ses habitants lui font plisser le nez comme si une mauvaise odeur lui imprégnait soudain les narines. Elle n'aime pas cette façon qu'ils ont de déballer leurs thunes quand d'autres personnes galèrent à quelques centaines de mètres d'eux à peine, mais elle suppose que c'est la nature humaine — le besoin de montrer sa fortune a toujours eu une place dans l'histoire, que ce soit pour impressionner l'ennemi ou pour se réconforter soi-même. C'est un peu triste, comme idée, mais elle peut comprendre, en quelque sorte.

Avoir de telles pensées ne lui rendra pas ses douze dollars, n'améliorera pas la qualité du café qu'elle a commandé, alors Rhoswen se contente de laisser traîner la pointe de son crayon sur le carnet de croquis qu'elle trimballe toujours avec elle, les yeux paresseux qui observent les quelques personnes attablées comme elle. Les visages autour d'elle sont quelconques, pas vraiment dignes d'intérêt, alors elle griffonne la silhouette cabrée d'un centaure au coin de la page, puis la tête serpentine de Méduse, la Gorgone mythique maudite par Athéna. Elle n'a jamais vraiment aimé cette partie du mythe.

La porte s'ouvre, elle relève le nez pour observer le nouvel arrivant. Il a la cinquantaine et l'aisance de ceux qui ont de l'argent et le savent. Ca lui donnerait presque envie de lever les yeux au ciel, mais il a un visage harmonieux et des traits trop intéressants pour qu'elle arrive à vraiment à l'ignorer comme elle ignore les autres, des traits familiers qu'elle a déjà recopiés avant. Ce n'est pas la première fois qu'elle le voit, sûrement pas la dernière non plus — pas qu'elle le suive à la trace, mais les modèles intéressants, bien qu'involontaires, sont relativement rares dans cette ville. Du moins à son goût. Alors elle prend une page vierge et pose les premiers traits.

On vient lui resservir un cappuccino. Elle garde le nez sur son carnet, la majeure partie du temps, se contente de relever la tête le temps de quelques secondes pour observer l'homme deux, trois fois.
La quatrième, Rhoswen croise son regard. Il a les yeux très bleus, les bras croisés sur la poitrine, mais la blondinette se contente de tirer un bout de langue entre deux rangées de dents blanches. Le crayon ombre les creux stratégiques du visage, rehausse la ligne de la mâchoire et la courbe du nez. Elle espère avoir le temps de finir avant qu'il parte.
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From Dancing Mice to Psychopaths - Dim 16 Déc - 1:46


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@RHOSWEN DRISCOLL

Que devrait-il faire. L'ignorer, se lever, quémander son manteau et s'en aller ? Trop facile. Trop pacifique. Il n'aime pas ça, la facilité. Comme l'écrivait quelqu'un, "à vaincre sans péril on triomphe sans gloire". Alcide adhère au concept - sauf en affaires. Là oui, il faut sécuriser tous ses pions, ses atouts et ses roues de secours. Y a aucune honte à connaître ses limites et à les respecter : c'est la seule façon pour espérer un jour les surpasser. Mais en règle générale, il faut oser. Car être petit joueur, c'est passer à côté des opportunités, de l'adrénaline du danger. Il faut savoir miser double pour remporter la partie en trois coups.

Les femmes faciles non plus, il n'aime pas. Il aime - ne demande que - le challenge. La résistance de l'âme. Un dos tourné, c'est un rempart. Un regard de glace, la herse des sentiments. Une remarque acerbe, une flèche décochée depuis les meurtrières. Il faut savoir persévérer, assiéger, pour voir s'ouvrir les portes. Alcide est un Dom Juan. Il le sait, elles le savent, ils le savent. C'est la conquête et le partage du trésor qui importent. Le reste, le trophée, le triomphe, il n'en a que faire. Ce qui a été consommé n'est plus aussi savoureux et le prochain inconnu éclipse tout souvenir.

Il aime la contradiction, l'audace, mais l'abhorre tout autant. Il a levé la main sur son épouse pour moins qu'un regard. Un regard comme ça. Un regard comme elle lui adresse, la blonde à la table adverse. Un regard et un bout de langue rose qu'il qualifie de moqueuse. Un regard qui retombe sur la table et le crayon qui s'agite au gré de son envie. « Le spectacle vous plaît ? Il l'apostrophe sans gêne. Il ne connaît pas la gêne. Il l'enterre. Ce café hors de prix, c'est son monde, son navire. Vous n'avez pas l'air à votre place. Tout ce faste et elle, que fait-elle ? Elle crayonne au HB. Vous avez l'air de quelqu'un qui n'a rien à faire ici. Bien sûr que ce satané café est ouvert à tous les vents et tous les pèlerins. Mais lui, Bellandi, n'est pas de cet avis. La tête inclinée sur sa droite, avec un sourire : Vous avez l'air de quelqu'un qui aime les ennuis. » Lui aussi est un artiste, il esquisse des portraits psychologiques au charbon et prédit le futur proche de ceux qui l'incommodent.



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From Dancing Mice to Psychopaths - Mar 25 Déc - 16:35

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Une voix perce la bulle de savon qu'elle a réussi à se créer et lui ramène les pieds sur terre soudainement. Elle n'apprécie pas plus que ça être dérangée quand elle griffonne, encore moins quand la voix qui l'apostrophe se fait doucereuse de moquerie. Pourtant l'adrénaline coule déjà dans son sang trop rouge, s'installe confortablement dans ses veines, et Rhoswen a déjà l'impression qu'ils vont échanger des coups. Elle ne sait pas encore s'ils vont rester verbaux ou s'ils vont vraiment en venir aux poings, mais les deux situations lui conviennent pour le moment. « J'aimais mieux quand le spectacle était silencieux, mais je vais bien devoir faire avec. » Elle garde un ton calme, maîtrisé, absolument pas gêné même si elle a été prise la main dans le sac et qu'elle sait qu'elle est censée demander aux gens si elle peut les utiliser comme modèles pour ses portraits — la politesse n'a jamais été son point fort.

Et son attitude à lui ne lui donne pas envie de se montrer polie. Pas quand il continue à l'attaquer et que ses mots trouvent tous les points d'accroche de son être, pas quand ses paroles se glissent dans toutes les fêlures d'une carapace soigneusement construite et enflent, pressent de l'intérieur, créent de nouvelles fissures. C'est triste de se dire qu'il a mit les mots sur des pensées qu'elle a eues presque toute sa vie. Elle garde la tête baissée, pour le moment, fait mine de l'ignorer alors qu'elle ajoute les derniers détails à ce portrait décidément maudit, mais sa dernière phrase dessine un sourire sur ses lèvres. Enfin, seulement une fois qu'il a terminé sa tirade, elle daigne lever les yeux vers lui, se laisse aller contre le dossier de son siège comme si elle était parfaitement à l'aise. Une illusion, et ils le savent tous les deux.

« Trois sur trois. » Elle donne un applaudissement ironique. « Je devrais être impressionnée ? C'est pas vraiment compliqué de deviner ça. Je veux dire, franchement, juste l'état de mon jean suffit. » Elle fait un vague mouvement vers le vêtement, taché de peinture et de sang qu'elle n'a jamais réussi à désincruster. La déchirure au niveau du genou trahit son âge. Mais déjà elle referme son carnet de croquis, range ses ustensiles dans la boîte en ferraille qu'elle trimballe partout, prête à abandonner l'atmosphère presque oppressante d'un café de richous qu'elle n'arrive déjà plus à supporter. « C'est dommage, je m'attendais à mieux. On a plus qu'à gérer notre déception. » Un sourcil arqué, comme un challenge qu'elle lui lance. Elle veut voir mieux.
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From Dancing Mice to Psychopaths - Mer 26 Déc - 1:21


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@RHOSWEN DRISCOLL

Elle se fout ouvertement de lui mais ce n'est pas grave. Ce n'est pas grave puisqu'elle paiera. D'une manière ou d'une autre, Alcide obtient toujours réparation. Depuis son siège, il ne peut pas distinguer que c'est son portrait qu'elle lui a volé. Ses rides, ses yeux, sa moue de lecteur concentré. Et précisément parce qu'il n'a pas d'imagination, il suppose qu'elle est une espionne ou un truc du genre. Une envoyée qui ignore la nature même du manège dans lequel elle s'est embarquée. Ou bien elle est tout à fait consciente, comme les invités mystères censés évaluer la carte des restaurants.

Elle évoque l'état de son pantalon qui est, en effet, désastreux. Impossible qu'un employé lui ouvre la porte et lui propose de la débarrasser de son manteau. Peut-être bien qu'elle est une adepte de Chaos. Après tout, on a trouvé les affaires de Carl Mendes dans un squat abandonné. « Avec cette dégaine, vous ne pouvez être entrée que par la porte de derrière. Oui, une escorte probablement. Ou un emploi du genre. Il hausse des épaules. Vous seriez presque mon genre si vous ne parliez pas autant. »

C'est fort con et un peu le comble. C'est lui a qui lancé les hostilités. Quant à si oui ou non, elle lui plaît : une fois contrarié, Bellandi ne se départ pas de sa position. C'est un type borné qui l'assume et un bon ami du déni. Dire qu'il déçoit, y a rien de tel pour allumer la mèche. « C'est ça. Faites la maligne. » Il maugrée. C'est un truc qu'il trouvait irritant, à dix-sept ans, mais avec le temps, les tics d'adulte sont apparus. Comme une vieille habitude dont on ne se détache plus.

Puisque leur emplacement est l'abri des regards, il se lève droit vers elle. Il dégaine un billet affichant deux zéros au garde-à-vous. Charité nauséabonde d'un homme qui estime autant la femme qu'un bien immobilier. Si ce n'est moins. Dédain dans le timbre : « Tenez, pour un vrai jean. » Il esquisse le geste mais lâche le papier vert et de sa main droite, s'empare de sa gorge pâle. Entre ses dents, parce qu'il est persuadé que l'insolence n'est qu'anguille sous roche : « Tu bosses pour qui ? »



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From Dancing Mice to Psychopaths - Mer 26 Déc - 16:57

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La moquerie est acide dans leurs voix respectives, et il y a quelque chose de presque satisfaisant dans la façon dont son visage se tend sous les effets de l'agacement. Pas aussi satisfaisant que la sensation d'un os qui se brise sous la pression de ses phalanges, mais presque. Elle a toujours préféré les échanges de coups aux joutes verbales, mais elle suppose que pour le moment, ça devra bien suffire. Elle se doute que provoquer une bagarre dans un établissement de ce genre lui vaudra un ticket express pour le commissariat le plus proche. Jusque là, elle a réussi à garder ses pattes loin des flics et de leurs cellules miteuses ; elle préférerait que ça reste ainsi. Mais si ça devait vraiment arriver, au moins elle connaît deux excellents avocats. Alors au lieu de songer à lui coller son poing dans la figure, elle se contente de s'installer confortablement dans son siège et de lui adresser son air le plus insolent, même si ses paroles se faufilent à la façon d'une vase épaisse, noire de pollution, pour recouvrir la majeure partie de son amour propre. Elle en aurait la nausée, s'il ne lui disait pas des mots qu'elle se rabâche depuis des années déjà.

« Tant de flatteries, j'en demandais moins. » Elle est fière de ses airs de roturière, de gamine qui galère en attendant le prochain salaire. C'est sa preuve à elle qu'elle ne doit rien à personne, encore moins à une famille qui l'a trop longtemps traitée comme un animal errant dont on se passerait bien. Rhoswen penche la tête sur le côté, lèvres plissées dans une moue presque dédaigneuse. « Je vous retourne le compliment. Un si beau sujet d'étude, gâché par une voix qui fait l'effet d'ongles sur un tableau noir. » Franchement dommage, oui. Il est bel homme, un charme indéniable, c'est bien ça qui a attiré son oeil de femme avant de capter celui d'artiste. Mais entre l'air bourré de fric qu'il porte sur lui et le dédain exécrable qu'il exsude par tous les pores de sa peau, il y a de quoi étouffer toute envie de s'approcher de lui. Tellement dommage.

Mais déjà il s'approche, et les yeux verts de Rhoswen se plissent, ses sourcils se froncent. Son premier réflexe, à ses paroles méprisantes, est de lui coller sa Doc Martens directement dans les valseuses et de lui cracher à la gueule, quelque chose qu'elle aurait sûrement fait dans d'autres circonstances, à un autre endroit peut-être, et surtout si sa main ne s'était pas refermée autour de sa gorge. Elle se fige à ce contact, l'espace d'une seconde, mais elle sait que c'est une seconde de trop, une seconde traîtresse qui lui dit tout ce qu'il a à savoir. Elle n'a aucun doute qu'il peut sentir le rythme de son coeur au bout de ses doigts, la vitesse provoquée par l'adrénaline qui court dans son sang trop rouge. Le tutoiement soudain lui fait lever les yeux au ciel. « Tu pourrais au moins m'inviter à dîner avant de passer aux choses sérieuses comme ça. » Lentement, elle l'oblige à écarter ses doigts, repousse la main calleuse qui serait capable de laisser des bleus. Etrangement, elle n'a aucun doute à ce sujet. La question la rend encore plus méfiante. « Je vois pas en quoi ça te regarde. Depuis quand les aristos s'intéressent à la plèbe ? »
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From Dancing Mice to Psychopaths - Mer 26 Déc - 22:23


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Les doigts contre la peau diaphane, Bellandi décide du tarif. Ce sera le prix fort. Il n'est pas un sujet d'étude, un rat de laboratoire qu'on observe sous les néons bleuâtres. Il n'est pas n'importe qui, lui, il est quelqu'un. Elle, qui est-elle ? Une personne comme une autre. C'est ce qu'il se dit tandis qu'il presse son pouce sur son pouls. Elle se dégage de l'étreinte et il ne cherche pas à aller plus loin. « Un dîner ! Et une nuit à l'hôtel ? » Il a déjà claqué vingt balles pour s'asseoir ici, il ne va pas en cramer le quadruple pour une inconnue.

« Choses sérieuses ? C'est rien que les préliminaires. » Il le dit en se moquant. Litote qui le fait sourire. Ils ne s'aimeront pas ces deux-là. Aucune chance d'ébat. C'est souvent comme ça qu'il manifeste son agacement face à une femme qui lui tient tête et regard. Les gifles et les coups aux côtes viennent plus tard. « Ne joue pas la révolutionnaire. Et ne me prends pas pour un salaud d'aristo. Il n'en possède que le portefeuille. Les veines de son père et de son grand-père avant lui n'ont jamais porté la moindre goutte de sang bleu. Il la somme (à défaut de l'assommer) : Allez, lève-toi. Le temps de glisser ses babioles sous le bras qu'il l'empoigne et la fait pivoter vers la sortie. Cela fait, il attrape ses propres affaires. Manteau enfilé, mallette au poing : Faisons un tour. »



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