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(justin) best fake smile

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(justin) best fake smile - Mar 18 Déc - 13:21

BEST FAKE SMILE
justin & hans
If you don't bleed it, you don't need it anymore. If you don't need it, get up and leave it on the floor. No more believing, like it's a voice you can't ignore. If you don't need it, you don't need it, no and you don't have to wear your best fake smile, don't have to stand there and burn inside, oh oh oh. No, if you don't like it and you don't have to care, so don't pretend, nobody needs a best fake friend, oh oh oh, don't hide it.



Les joues creusées, barbe volontairement rasée dans l’espoir idiot, pour ne pas dire complètement fou, de paraître comme eux, je m’aventure dans les rues d’Arcadia. Et c’est chaque coup de klaxon qui provoque un sursaut, la main qui se referme sur le manche du hachoir. Les soubresauts sont refrognés, et la démarche se tend. Chaque pas est une lutte constante, entre les deux enfers, je préférais celui du confinement. Les épaules s’entrechoquent, les gens se bousculent. Et au milieu de cette marée humaine, le monstre panique. L’agitation, la violence, tout le pousse à sortir de son éphémère quiétude. Dans une ruelle sombre, je m’engouffre et c’est dans l’obscurité que je parviens à retrouver mes esprits tordus, à réassembler les méandres de mes pensées, écroulé à même la crasse. Les vêtements choisis avec soin se ternissent, les traits s’assombrissent eux aussi. La manche salie sur le visage, la marque délébile s’affiche fièrement, et pourtant, je ne remarque rien, fuyant avec soin toute sorte de reflet.

L’allure misérable, les gens qui jusque là s’amusaient à se frôler dans une dynamique des plus humaines, s’écartent peu à peu et les regards glaçants, terrifiés s’élèvent. L’espace se crée et je me sens mieux, au prix de leur torpeur. Dans le centre-ville d’Arcadia, les gens sont beaux. Ils scintillent, presque. Ils clinquent. Et je me demande si Elsie, sera un jour comme eux. A scintiller pour cacher leur misère. Sa misère, dont j’étais la composition. Les enfants, sans doute, seraient heureux ici. Ils le méritaient, en tout cas. Chemise débraillée, veste trempée, manteau déchiré, voilà que les regards ne fuient plus, mais s’attardent et la tête commence à vriller. L’immeuble est prestigieux. La démarche est mécanique. Ma main serre la poignée, là où un autre aurait attendu qu’on lui ouvre.

Une main épaisse s’appose sur mon épaule, et je sais que la lame est prête à être sortie. Pas ici, pas maintenant. Alors je me ravise, mais les sens s’éveillent et la poigne laisse légèrement sa marque sur le métal doré. « Sécurité ! Y’a un indésirable qui essaie de pénétrer dans mon hall ! » Je penche légèrement la tête, pivote vers la femme qui se tient près du gardien et me redresse. « Pour une fois que quelqu’un essaie, ça serait con d’pas en profiter. » Sous-entendu incongru, sourire carnassier, et les voix qui poussent à l’insolence dans sa forme la plus primaire. La femme s’offense, le gardien retient un regard salace. La scène attire quelques spectateurs, jusqu’à ce qu’un autre homme décide à me faire entrer. Une fois dans l’ascenseur, à côté du gorille, l’espace confiné me file des sueurs froides. Le palpitant s’affole à trop s’animer. La sueur emporte la crasse sur la joue creuse, s’y loge, même. Le glas sonne, le temps d’une éternité encore. Je grogne, râle, nerveux, je m’anime, bouge, laisse des spasmes transpirer et heurter la cage. Finalement, la vision de Justin au loin m’apparait comme un visage amical au pire, familier au mieux. Ou peut-être était-ce l’inverse. L’avocat qui avait vu son travail ruiné par mon comportement. Au moins, avait-il pris soin de ma femme et des enfants en mon absence. Et pour celui, je lui en étais reconnaissant. Je m’avance alors vers l’homme, lui tends une main amicale sans qu’aucun mot ne parvienne à sortir.
 
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(justin) best fake smile - Mar 8 Jan - 0:43



best fake smile
hans & justin

Contrat en main, les yeux passent d’une ligne à l’autre à une vitesse folle, rebondissent sur les mots clés en occultant le reste pour plus d’efficacité. Cette paperasse judiciaire, c’est du baratin au final. Déjà qu’il lit ses bouquins de chevet en diagonale, il ne va pas s’embarrasser des mots superflus en relisant un rapport pour la cour d’appel. « Ça m’a l’air correct, Anissa, » commente-t-il tout en soulevant une page pour passer à la suivante. Les yeux bleus scannent, analysent, et il fronce les sourcils, change de position pour s’appuyer plus sur la jambe gauche. Il pose les coudes sur l’espèce de comptoir du bureau de son assistante juridique et se mordille distraitement l’ongle du petit doigt. Quelque chose ne va pas. « Il y a un truc qui me chiffonne... » Les secondes passent lentement tandis qu’il observe le document d’un air soucieux, ignorant totalement le malaise évident de la jeune femme. Autour d’eux, ça s’agite. Le cabinet Bellinger est toujours occupé, le téléphone sonne, les clients s’y pressent pour des rendez-vous auprès des quatre avocats y exerçant. Justin espère bien ne plus avoir à s’y pointer d’ici quelques mois, ou simplement pour venir faire l’acte de figuration faussement bienveillante et un peu paternaliste qu’on attend d’un donneur d’ordres. En attendant, avec ou sans lui, la boîte fonctionnera et c’est toujours agréable à savoir. Surtout quand le nom est sur la façade, et sur le certificat de propriété.

Il finit par mettre le doigt dessus, soupire par le nez et rabat une page, presse le coin de l’agrafe pour montrer le texte à Anissa. Une ride agacée lui traverse le front, mais il garde une voix calme et agréable. « Ce n’est pas le bon article cité. Il me faut le second. Je vous avais dit d’y faire attention, pourtant. » Un petit sourire pour faire passer la pilule, Justin sait très bien qu’il n’a pas du tout signifié à la jeune femme quel article était le bon – il y a pensé avant de partir au tribunal la veille, mais a tout bonnement oublié de lui transmettre la consigne. Elle ne dira rien : c’est le boss, et c’est Justin Bellinger. C’est bon d’avoir toujours raison. Il tapote le papier et le tend à Anissa avant de se retourner et d’attraper au vol une des avocates du cabinet qui traverse la pièce. « Claire, il faut que je vous voie à dix heures. » Elle fait signe à son client d’avancer vers son bureau et proteste à à mi-voix ; elle a un chauffard alcoolo à cette heure là. Il roule des yeux. « Vous prendrez le temps, j’en ai pour cinq minutes. » Une porte qui s’ouvre, les yeux passent par dessus l’épaule de Claire Barnes pour se poser sur l’entrée du cabinet. Un homme entre, certainement un client. Sa silhouette et sa démarche lui paraissent étrangement familières. « Et puis je vous ai déjà dit de laisser tomber cet ivrogne... » Il fronce les sourcils. L’homme s’avance dans la lumière et Justin le reconnaît sans mal. C’est Hans Madden. « Excusez-moi. » Il contourne l’avocate et s’avance à la rencontre de son client d’un pas assuré.

Le pas, seulement. Que vient faire Hans ici, sans invitation, en pleine journée ? Dans le fond de son esprit se terre toujours la hantise qu’il finisse par découvrir la traîtrise, mais tant qu’il n’y a pas d’esclandre il considère qu’il a toujours la main dans cette partie. Main que Hans lui tend et que Justin serre amicalement dans la sienne, un sourire plaisant sur les lèvres. « Hans ! Quelle bonne surprise. » Pour une surprise, c’en est une. Hans n’est pas vraiment ce qu’on pourrait appeler une créature sociale, et une entrevue inopinée venant de lui est bien la dernière chose à laquelle il s’attendait.

Ils ont beaucoup parlé au fil des ans, tous les deux. Entre les quatre murs d’un bureau, pas toujours celui-là. Il n’empêche qu’il n’est pas vraiment son ami, loin de là même si l’on considère l’enthousiasme qu’il a mis à faire plaisir à sa femme encore quelques jours plus tôt. Alors faire la conversation en dehors du cadre professionnel se révèle être un exercice désarçonnant. Heureusement qu’il a passé sa vie à se préparer à toutes sortes de discours et de comédies.
L’avocat aimerait lui dire qu’il a meilleure mine, par exemple, mais même le mensonge connaît des limites. Hans a l’air de se réveiller d’un horrible cauchemar, et Justin se sent un peu tendu en sa présence, sans qu’il ne puisse s’expliquer pourquoi. Cela ne l’empêche pas de garder un visage tout à fait avenant. « Qu’est-ce qui vous amène ? J’espère que vous n’avez pas d’ennuis. » Ça pourrait paraître factice, mais le sentiment est sincère. Malgré tout, Hans est un bon gars qui n’a pas eu de chance et déjà traversé beaucoup d’épreuves. Justin se souvient de la frustration qu’il a ressentie lorsqu’on lui a annoncé que son séjour en prison serait prolongé. « Venez donc, je vous offre un verre ou un café. Je dois bien avoir ça dans mon bureau. » Il l’invite à le suivre, ignorant les regards qui se portent sur eux. Il a ça dans son bureau oui. Une bonne bouteille de bourbon pour les occasions. Et une cafetière qui sert au quotidien – à chacun ses vices. Lui, c’est le café et l’adultère.



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