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it's me, your little Venice b*tch. ) corin

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Cora Fincher
- REAL LIFE MONSTERS -
BLAZE : vb
CREDITS : balaclava (avatar)
FACE : lana del rey
DOLLARS : 177
SACRIFICES : 28
PORTRAIT :
ANNEES : 31
RÉINCARNATION : baku
TALENT(S) : onirisme - toucher fatigant
FACTION : sans
OCCUPATION : dealeuse de sommeil, artiste au Piada Bar
GENÈSE : créature dans les gênes, éveillée à seize ans (stade 3)
TALON(S) D'ACHILLE : secrets amassés dans les songes
RUNNING GUN BLUES :

MURDERED LOVE
Got a secret. Can you keep it? Swear this one you'll save. Better lock it, in your pocket taking this one to the grave.




it's me, your little Venice b*tch. ) corin - Dim 23 Déc - 18:27

Oh God, miss you on my lips.

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Justin & Cora


Âpreté des lèvres sur sa peau de lait. Elle esquisse un fantôme de sourire, et rejette le baiser d’un mouvement d’épaule. Agacée, elle se montre pourtant agréable, feignant de s'inquiéter de l’heure qui tourne alors qu’elle est juste impatiente. Il y a quelqu’un qui ne l’attend pas à cette soirée. Quelqu’un qu’elle n’a pas vu depuis longtemps. Quelqu’un qui l’espionne mais qu’elle espère surprendre de sa présence ce soir.

« On va être en retard », souffle-t-elle à l’oreille de l’homme suspendu à ses lippes. La cinquantaine, un charme singulier, suffisamment aveuglé par l’éclat qu’elle projette pour la laisser l’accompagner à cette sauterie mondaine. Elle est douée, Cora. Pour laisser miroiter aux hommes ce qu’elle ne leur cédera jamais. Pour les changer en pantins dont elle tire les ficelles, avec une aisance telle couplée de cette désinvolture qui a le don à l’inverse de lui attirer les foudres féminines.  

Sage dans sa robe rose poudrée, le roux cuivré de ses cheveux en vague sur le côté, elle grimpe dans la mustang pour la voir aussitôt démarrer. Munie d’un vieux zippo, elle regarde la flamme vaciller tandis que l'extrémité rougie de la sèche finit par s’allumer. La vitrine s’abaisse pour la laisser cracher sa fumée et la main grasse du conducteur s’abat sur sa cuisse dénudée. Toute à ces futures retrouvailles, qu’elle n’a de cesse d’imaginer, elle laisse son cavalier lui vanter ses mérites et conter ses projets comme à son habitude. Elle n’a qu’à sourire et lui adresser quelques regards admiratifs, aussi faussés soient-ils, pour le voir comblé.


Vaste manoir que la salle de réception devant laquelle s’arrête le véhicule. On ouvre sa portière, et elle offre son bras à son notable compagnon, l’autre tenant contre son coeur la minaudière. Happé par la foule qui se presse devant l’entrée, le couple éphémère pénètre rapidement au coeur de l'événement. Simple levée de fonds pour elle ne sait quel projet dont elle se moque éperdument. Le regard balayant distraitement l’assemblée, elle tend sa main gracile pour des saluts pompeux et mitraille de sourires les convives rapprochés. Formidable actrice, elle passe aisément pour une femme de leur monde en ouvrant peu la bouche. Il suffit pour séduire d’une coupe de champagne entourée de lèvres pleines et de sa décontraction naturelle.

Et c’est fou, à quel point le hasard fait bien les choses. Puisqu’il ne faut tout au plus que vingt minutes s’étirant en courbettes et en cérémonie pour que la créature croise enfin le regard de Bellinger. Très peu changé bien que normalement vieilli, le sénateur étreint le cœur qui se gonfle de souvenirs enfouis.

Aujourd’hui, maintenant, ici. Pourquoi pas. Elle n’est toujours pas certaine de savoir ce qu’elle fait là mais l’étau de ses bras se resserre autour de celui du rentier qu’elle accompagne. D’une manœuvre suave, elle enfouit son visage dans le creux de son cou et vient délicatement presser ses lèvres au coin des siennes. Toujours les prunelles agrippant le complice dans le fond de la salle.  

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Justin Bellinger
- PATRON SAINTS OF OUR BLISSFUL IMPERFECTIONS -
BLAZE : Rexicorn
CREDITS : étangs noirs ♥
FACE : Jude Law
DOLLARS : 168
SACRIFICES : 38
PORTRAIT :
ANNEES : 46 ans
CŒUR : divorcé, père de deux enfants
RÉINCARNATION : pégase
FACTION : les mafias il les connaît, les méprise, mais sait que rien ne les arrêtera - autant les avoir dans son camp
OCCUPATION : avocat, ancien sénateur du Maine revenu pour se lancer à la conquête d'Arcadia
RUNNING GUN BLUES : Elsie
Hans
Cora
it's me, your little Venice b*tch. ) corin - Jeu 10 Jan - 18:58

Oh God, miss you on my lips.

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Justin & Cora



Ce soir doit être parfait. Salle somptueuse pour flatter l’ego des invités, réception digne de leurs portefeuilles qui doit leur donner envie de les alléger. Un discours millimétré, assez court et distrayant pour ne pas endormir, assez engagé pour culpabiliser les VIP qui voudront aider la cause. Levée de fonds pour les enfants atteints du cancer, gracieusement organisée par la fondation Bellinger-Seldon, celle qu’il avait créée avec son ex-épouse. C’est bien l’une des seules choses qu’ils continuent à gérer en tandem, d’ailleurs. Pour la cause. Il va sans dire qu’une partie des fonds récoltés sera directement reversée dans ses comptes de campagne. Mais ça, tout le monde n’a pas besoin de le savoir – bien que ceux qui sont dans le milieu le savent pertinemment.

Heureusement pour lui, des ignares naïfs ça court les rues. Les ignares naïfs avec de l’argent un peu moins, mais ce soir c’est le public visé et il a répondu à l’appel en nombre. Une occasion de bien se faire voir en société, c’est à ne pas manquer. Chefs d’entreprises, directeurs des services municipaux, politiques et figures sociales en tout genre, la salle se remplit et les verres commencent à se vider. Ainsi que la table des petits fours et autres gourmandises qui ravissent tous les palais.

Du vent tout ça, rien que du vent. Ce qui compte c’est toutes les poignées de main qu’il exécute ce soir, sourire charmant en place et conversations intéressées prête à tout type d’usage. Il est comme ça Justin, il s’adapte à ses interlocuteurs et peut passer d’un discours à son absolue extrême en moins de cinq minutes si ça peut lui servir à marquer des points – tout en gardant les apparences sauves. Manier l’art de la conversation est un exercice difficile mais plaisant, et celui de persuader est bien plus excitant. Rentrer dans la tête des gens pendant quelques instants, laisser une impression peut-être infime mais suffisante pour qu’un jour ils reconnaissent un nom, un visage sur un bulletin, et se rappellent de la bonne action qu’ils ont faite grâce à lui. Dans l’espoir qu’ils fassent le bon choix à leur tour.

C’est son boulot, plus que celui d’avocat. Le social. D’aucuns s’y épuisent mais Bellinger est dans son élément dans cette marée humaine. Il traverse la foule et se régale de ces débats éphémères, de ces remerciements et compliments en veux-tu en-voilà. L’étalon se pavane, fier et sûr de lui. Ca lui gratte la moelle épinière, l’envie lui démange d’étendre les ailes qu’il n’a pas pour encore un peu plus se montrer. Il exulte, derrière son masque d’humilité.

Et puis il les voit. Ces yeux brillants, ces iris étoilés. Au travers de la foule elle surgit, tel un mirage luisant apparaissant entre deux dunes de sable aride. Le regard s’arrête et il lui faut une seconde pour que son esprit la reconnaisse. Cora.

Aussi belle et étourdissante qu’au premier jour. Un léger sourire étire un coin des lèvres de l’ancien sénateur, mystifié et amusé par cette arrivée qu’il sait calculée. Il l’a gardée à l’œil, et elle l’a retrouvé. Pas qu’il soit vraiment difficile à situer, mais c’était une danse qu’il avait hâte d’entamer et voici que Cora lance le premier pas.

Au bras d’un de ces riches ignares.

Le sourire se fige et s’il maîtrise assez ses expressions pour ne pas le faire fondre en grimace, les yeux ne mentent pas. Un vieux en plus – lui ne se considère pas comme vieux. Pas encore. Jamais. Pas alors qu’il pourrait parfois être le fils de ses adversaires politiques, ces espèces de vieux tacots de collection… qui se plaisent à parader avec de belles créatures comme Cora. Mystique, mystérieuse, inaccessible, il n’y en a pas deux comme Cora. Quand on croit la comprendre, quand on croit l’attraper, les doigts se referment sur un nuage de fumée.

Mais Justin n’a jamais essayé de l’attraper. Il préfère l’admirer voler.

« Je vous prie de m’excuser. » Conversation poliment terminée, ses pas le mènent rapidement vers le couple apparemment très heureux s’il en croit le baiser déposé au coin des lèvres. Il manœuvre habilement entre les gens, salue les quelques personnes qui lui tendent la main et ne peut leur accorder qu’un bref regard car les orbes sont naturellement attirés vers cette muse qui l’a toujours intrigué. Il arrive devant eux et c’est tout naturellement qu’il serre la main de l’homme, qu’il connaît de nom – évidemment. Pour bien flatter, il faut commencer par chouchouter l’ego de petits et grands. « Monsieur Duncan. C’est un plaisir de vous voir ici ce soir. » Poignée de main chaleureuse, juste ce qu’il faut d’intensité pour paraître sincère et enthousiaste.

Justin est sincère et enthousiaste après tout : il désire réellement voir l’argent sortir de la poche de cet homme. Ainsi qu’emprunter sa cavalière si possible. La définition même de l’enthousiasme.

Il tourne la tête vers elle, prend une expression curieuse et avenante. « Je vois que vous êtes venu accompagné, » remarque-t-il, façon polie pour un homme de dire quelle bombe vous nous amenez ce soir dites donc. « Je ne crois pas vous connaître, Madame. Vous nous présentez ? » demande-t-il à l’homme, un sourire ravi aux lèvres. Qui n’aime pas jouer la comédie ?



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