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it all fell down (Alan & Augustin)

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Aura Sciarra
- GODS AMONGST MEN -
BLAZE : thinkky
CREDITS : (c) secret staff ♥ & ANAPHORE / aesthetic : Janou & secret santa d'amour !
FACE : Emily Browning
DOLLARS : 692
SACRIFICES : 455
PORTRAIT :
ANNEES : (la trentaine), masquée derrière le visage de porcelaine et les traits de poupée, tueuse au regard de feu.
CŒUR : (célibataire) au coeur de pierre.
RÉINCARNATION : (Hécate), déesse de la lune, impératrice de l'ombre, guide aux carrefours, sorcière et enchanteresse du panthéon grec.
TALENT(S) : (Umbrakinésie) - ACTIF; (Transmutation) - ACTIF; (Illusions Cauchemardesques) - INACTIF; (Médiumnite) - ACTIF.
FACTION : (Nuova Camorra) mafia dans le sang, dans les veines,
OCCUPATION : (sous-boss) leadeuse de son groupe, soldats et capo à sa botte. (Avocate), spécialisée dans les affaires traîtant des mafias, mettant la sienne hors de soupçon, plombant les autres selon les alliances.
GENÈSE : (Primus), stade 5 / 27 décembre 2018, l'instabilité entre les doigts.
TALON(S) D'ACHILLE : (la mafia) seule famille restante, les atteindre reviendrait à l'enterrer. (scarifications) réclamation de la douleur par le corps, lame perçant la peau à intervalles réguliers pour calmer les pulsions. (Un certain thaumaturge), coeur ouvert au détour d'un verre. (Nina), fantôme d'un passé qui ne cesse de la hanter.
JUKEBOX : [u]within temptation[/u] - [i]ice queen[/i]
RUNNING GUN BLUES :
"Nous sommes de ceux qui établissent des stratégies dans l'obscurité pour reprendre la main, jouer selon leurs propres règles et forcer le destin"



"Nous sommes de ceux qui veulent à tout prix tabasser leur part d'ombre et faire taire leurs sales travers"



she walks with heaven in her steps and hell in her eyes



“She has been through hell, so believe me when I say, fear her when she looks into a fire and smiles.”


it all fell down (Alan & Augustin) - Mar 25 Déc - 21:26

it all fell down.

The scar I can't reverse, when the more it heals the worse it hurts. Gave you every piece of me, no wonder it's missing. Don't know how to be so close to someone so distant. And all I gave you is gone, tumbled like it was stone.





Dégoût et rancune dans l’esprit, bien trop présentes chez la déesse. Aura n’était pourtant pas connue pour se laisser submerger par ses émotions. Sauf quand il s’agissait de Nina. Sauf quand il s’agissait d’une injustice qui n’avait jamais été réparée, d’un mensonge qui ne faisait que filer entre ses doigts. Augustin n’avait pas tenu sa promesse, mais en était-elle étonnée ? Finalement, il était aussi semblable à son grand-père qu’elle pouvait, devait, s’y attendre. Il parlait trop, se contentait de croire qu’on boirait ses mots sans jamais les remettre en question. Et il avait eu raison jusque-là. L’italienne le voyait à travers un filtre, la rendant inapte à faire preuve d’objectivité. Et le pire dans tout ça ? C’était certainement qu’elle en avait parfaitement conscience, sans jamais pouvoir aller contre. Dans son entourage, il avait toujours gardé une place à part, malgré les doutes persistants qu’il semblait avoir envers elle. Même ça, elle s’y était habituée, elle avait accepté, de n’être vue que comme une tueuse, comme la source de nombreux maux. Même par lui. Les paupières se refermèrent un instant, bouts de chairs pour entraver la vision. Peut-être la dernière fois que ce geste lui était accessible…

Les pions étaient en train de bouger. Depuis l’attaque du parc d’attractions, depuis son retour dans le monde des vivants, elle n’avait pas arrêté. C’était la sous-estimer que la croire au fond, et surtout incapable de jouer cette partie d’échecs. Si Aura n’avait pas été visée volontairement, d’après les éléments qui lui étaient parvenus, elle avait pris les tirs comme un affront personnel. Si Augustin n’était pas capable de tenir parole, c’était à son tour d’entrer dans la danse. Et comme à son habitude, ce serait expéditif. Tout au plus quelques mois. L’italienne n’irait pas par quatre chemins. Une balle entre les deux yeux, après avoir obtenu quelques explications. Ou sans en obtenir aucune en réalité. Elle s’en moquait bien l’enfant, de ce qui se cachait derrière, des raisons à tuer une gamine sans défense aucune. Ce n’était pas comme si elle aurait été ciblée dans tous les cas. Qu’importait son ascendance, la réalité de ses liens avec la mafia. Aura avait ce souci d’être trop bien entraînée, trop puissante pour être considérée comme une cible, et à l’époque, trop bien protégée, au cœur-même des bâtiments de la mafia.

Un soupir quitta ses lèvres. Le soleil tombait sur Arcadia, colorant les ruelles et sommets d’une douce lumière rougeâtre. Ce soir, elle terminerait certainement sa vie telle qu’elle la connaissait. Peut-être qu’elle serait tuée dans le processus. Après tout, Alan n’était pas n’importe qui non plus. Dans cette guerre des mafias, elle risquait bien trop. Voilà pourquoi elle avait toujours refusé d’être associée à la Nuova. Au moins, ils resteront en dehors de cela, si son implication venait à se savoir. Mais personne ne s’y attarderait. Les dernières informations étaient sur son bureau. L’adresse de l’homme, les protections possibles autour de l’appartement, une copie de la clef, les différents codes pour accéder jusqu’à lui, les plans, les relations… Tout était écrit. C’était le fruit des deux derniers mois de recherche, alors qu’elle avait en partie abandonné son équipe et la mafia pour se concentrer sur cela. Il avait fallu si peu de temps pour récolter cela, alors qu’elle avait laissé l’affaire courir depuis quatorze ans. Parce qu’elle croyait en Augustin. Elle avait toujours cru qu’il s’en chargerait. Et il en fut incapable. Alors, elle prendra le fardeau Aura, elle s’occupera d’ajouter un nom supplémentaire à sa liste déjà longue de meurtres commis.

Les doigts attrapèrent l’arme sur la table, qui fut cachée dans le creux de son dos, sous le chemisier. Un dernier regard aux différents papiers, une dernière réflexion sur la suite des évènements, et elle quitta son luxueux hôtel privé en plein cœur de Little Italy pour se retrouver à l’autre bout de la ville. Les ténèbres étaient à son avantage, Aura ne choisissant jamais à la légère le moment de ses tueries. C’était ce qui rendait son taux de réussite aussi exceptionnel dans ses missions, sans avoir à sacrifier à chaque fois toute son équipe. Léger soupir alors que les pas montaient dans l’escalier, silencieux. Elle faisait attention l’italienne, à chaque détail, à chaque ombre. Ne pas montrer la sienne, sous prétexte d’être aperçue à l’avance. En plein territoire ennemi, c’était déjà du suicide d’être présente, alors… Après, si proche des fêtes, et de la fin d’année, les gens avaient autre chose à penser qu’une possible attaque. Dommage qu’Aura ne soit pas du genre à fêter cela.

La clef tourna dans la serrure, silencieuse, et elle pénétra dans l’appartement, le studio. Lumière allumée au loin, et l’arme fut dans sa main, tandis qu’elle s’approchait. Y’avait pas grand-chose dans les pupilles, concentrée sur sa mission telle qu’elle l’était. Quelques pas en plus, et elle était face à Alan, canon de l’arme posé entre les deux yeux. « Bonjour Alan. » Pris par surprise, évidemment. C’était sa marque de fabrique à la gamine. « Je vous conseille de ne pas chercher à user de vos pouvoirs ou votre arme. » Ca risquerait d’aggraver votre cas. Calme, froide, elle ne bougeait plus d’un iota l’italienne, laissant le piège se refermer définitivement autour de sa cible…



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Alan G. Kaneved
- GODS AMONGST MEN -
BLAZE : Illabye
CREDITS : schizophrenic (avatar)+ rexicorn (2e gif profil)+ Alcide (affiche swag) + exordium (signa)
FACE : colin farrell
DOLLARS : 1243
SACRIFICES : 208
PORTRAIT :
ANNEES : 40
CŒUR : marié à Mairead, le coeur en miettes pourtant, le passé ne le laisse pas en paix
RÉINCARNATION : Bélénos
TALENT(S) : Photokinésie - maîtrise de la lumière, source d'incandescente et de brillance. || Guide Prophétique - contrôle sur les pouvoirs des oracles, ampifie ou supprime leurs visions, il peut aussi leur imposer sa propre vision || Faculté complémentaire - insémination divine
FACTION : An Riocht
OCCUPATION : voleur, arnaqueur, tueur à gages
GENÈSE : primus, stade 5
TALON(S) D'ACHILLE : Mairead, Augustin, sa vie d'avant tout ce bordel
RUNNING GUN BLUES :

emmi uiros rios ex toutia ria











it all fell down (Alan & Augustin) - Mar 25 Déc - 22:55



It all fell down

Hécate  ϟ Hermès  ϟ  Bélénos .

Père. La dernière fois qu'on m'a annoncé que j'étais père c'était d'un fils que quelques années plus tard on allait m’interdire de voir. Auparavant encore, c'était Maxime, que j'avais voulu plus que tout. La famille n'a jamais réellement eu d'importance à mes yeux, j'étais le premier à faire la gueule quand on faisait des repas. Pourtant, j'avais souvent rêvé avoir des enfants, pour leur transmettre mon savoir, et leur dire que peut importe ce qu'il se passe dans leur vie, ils pourraient devenir tut ce qu'ils désirent. Comment prendre de nouveau ce trait d'optimisme maintenant que l'annonce me vient aux oreilles? C'est se noyer, suffoquer et puis retrouver l'état paisible de l'inconscience, à un stade où la moindre chose négative est complètement annihilé. La peur, le mensonge, la calomnie, la manipulation, tout cela n'existe pas. Parce qu'il arrive quelque chose de trop pur pour ce genre de sentiments. Parfois j'aimerais redevenir un enfant et ne plus me soucier du reste. Oublier cette vie, recommencer, être un exemple ensuite. Qu'aurais-je à lui offrir à cet enfant ? Est ce que je suis encore capable d'aimer sans me lobotomiser dès le moindre signal d'alarme ? C'est Mairead au bout du fil, elle a l'air heureuse et pourtant je sens le tremblement dans sa verbe, tremblante. Elle a peur, sans doute, c'est normal, c'est un événement d'une grande importance. Pour l'avoir vécu je le mesure, même après la troisième fois je suis aussi terrifié qu'elle.  « Ça va aller Mairead, je suis là.» Elle n'a rien dit, mais je la connais, j'entends toutes les questions qu'elle doit se poser.  « Je suis heureux » Pas d'effusions de joie, elle a l'habitude que je fasse preuve de retenue comme je l'ai toujours fait, en revanche elle sait qu'aucun des mots qui passe ma bouche n'est forcé. Heureux je le suis, il me tarde de tenir cet enfant dans mes bras, me sentir important pour quelqu'un encore et savoir qu'il aura la force de caractère de sa mère.

Je reste au téléphone encore un peu avec elle, depuis la mort de son père je la sait fragile, je la sait instable. Mais elle est pleine de ressources, Mairead, et je sais aussi qu'elle saura s'en sortir, faire face. Il se peut que cette annonce la pousse à se concentrer davantage pour ne pas faire naître de flammes au bout de ses doigts pour ne pas se mettre en danger. Elle brûlera le monde un jour, Belisama, aussi bien par ses dons que par ce qu'elle dégage. J'ai confiance en elle, c'est la seule qui a ce privilège là d'avoir la parole sans détour. Et pour chaque mot qu'elle me dira je la croirai. Quelques instants plus tard je raccroche; Le silence se fait dans l'appartement et mes pensées s'effritent hors de ma tête. Trop de faits ces temps-ci; dans ma vie, s'arrangent et se décousent. Augustin me dirait de ne pas me prendre la tête, pourtant c'est lui qui a tort de ne pas assez se faire de soucis. Ça se passe, mieux, bien mieux et je n'ai plus honte de me dire qu'il me manque. A chaque fois qu'il n'est pas là, je me sens horriblement seul. J'ai souvenir de ce silence, assourdissant quand il m'a laissé en Argentine et à chaque fois que l'on se quitte c'est toujours pareil. Je ne laisse rien paraître, il n'a pas besoin de savoir ce qui se trame dans mon esprit, il n'a pas besoin de lire à travers mes pensées. Il découvrirait un homme trop triste. Pourquoi alors est ce que j'ai envie de sourire ? Si l'on fait le compte des choses, il se trouve que la roue commence à tourner. Ça s'arrange, ça vient, quelque chose se met en place et j'ai l'espoir de devenir un homme nouveau, enfin.

Je quitte cette chaise, trop stricte, trop inconfortable, parce que je n'ai jamais cherché le confort. Levé, quelques pas seulement, et la lourdeur sur mes épaules semble se faire moins pesante. Soupir, c'est une sensation inhabituelle et j'ai presque envie d'ouvrir la fenêtre pour hurler ma haine au monde, lui dire va te faire foutre. Parce que je vais devenir père. Putain.

Les yeux qui se lèvent, je rencontre l'obstacle d'un canon d'arme fiché entre mes yeux. Main braquée dans ma direction, une femme me tient en joue. Qui est elle ? C'est démone ? Pourquoi est ce que ce sont toujours des inconnus qui veulent mettre fin à ma vie ? Il se souvient d'elle en fait, son visage de poupée, son aura noire, à la fête foraine en compagnie de Flores. Tout se met en marche, et mon cœur semble cesser de battre.

c'est foutu.

Diaphragme bloqué, point de côté, je réalise que cette fois c'est fini. Elle a dans le regard cette haine que je ne connais que trop bien, pour toute les fois où j'ai fait ce numéro à Augustin. Mais elle, elle ne sait pas qui je suis, rien ne la retient d'appuyer sur la détente. Elle va appuyer, aussitôt qu'elle aura réunit assez de forces pour franchir le palier. Attenter à la vie d'autrui, un geste devenu facile. Et elle, si elle côtoie un monstre tel que Flores, alors elle va appuyer. Ma gorge reste nouée, les mots ne passent pas mes lèvres. Quand souvent je crois que tout s'arrange, c'est la mort elle-même qui vient me mettre des bâtons dans les roues, un flingue sur le front parce qu'elle ne veut pas. Parce que je ne mérite pas.

Elle va appuyer sur la détente.

Elle va appuyer et je vais mourir. Là, comme ça, parce qu'elle me hait, cette femme. Flores ?  Qu'importe les raisons, parce que justement, elle me hait et je le sais. Qu'est ce que je peux bien lui dire à cette femme hein ? J'suis qu'un escroc, j'ai pas envie de savoir à quoi elle pense, j'ai pas envie de savoir comment elle m'a imaginé mort. Elle n'a pas appuyé depuis que je ne bouge plus.  Elle ne peut pas appuyer si elle ne me dit pas pourquoi elle est ici. L'orgueil humain souhaite tartiner une dernière couche avant la mort. Souviens toi de cela, sous ton regard impuissant, tu m'observes avec ta vie entre mes mains. Et je jubile, parce que je vais appuyer sur lé détente et tu vas mourir. Je connais ces éclats dans ce regard, je sais la satisfaction que procure la vengeance sur le point d'être accomplie. Si je parle, elle va me tuer. Et je n'ai pas envie de mourir, je n'en ait plus envie. Je dois rester immobile, je dois rester soumis à ce qu'elle veut, je dois continuer. Pas d'incandescence, pas d'arme à feu, juste cette femme et son arme, et moi.

J'accepte, je n'ai pas le choix. Parce qu'elle va appuyer.

Je ferme les yeux, j'attends.





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Aura Sciarra
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TALON(S) D'ACHILLE : (la mafia) seule famille restante, les atteindre reviendrait à l'enterrer. (scarifications) réclamation de la douleur par le corps, lame perçant la peau à intervalles réguliers pour calmer les pulsions. (Un certain thaumaturge), coeur ouvert au détour d'un verre. (Nina), fantôme d'un passé qui ne cesse de la hanter.
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it all fell down (Alan & Augustin) - Mer 26 Déc - 0:37

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Il n’y avait plus qu’un seul geste à faire, et elle mettrait fin à une décennie d’hésitations, et de courses effrénées contre la mort. La vengeance battait dans le cœur, pulsait dans les tempes. Elle avait bien choisi son moment Aura, pour se laisser embarquer par ce flot d’émotions. Y’avait tellement à perdre, et pourtant, elle avait décidé de continuer, d’avancer au fur et à mesure, et de tout sacrifier. Combien de femmes pouvaient se targuer d’être devenues sous-boss à la Camorra, aussi tôt dans leur existence ? Bien peu, d’après ce qu’elle avait pu voir, et vivre. Et elle avait fini par l’être l’une de ces rares, élues presque uniques dans un monde se définissait par la pseudo-virilité masculine. Ca ne faisait que quelques jours, quelques semaines, que cette particule, cette fonction était désormais accolée à son nom, et la voilà déjà dans une position délicate, prête à détruire ce qu’Augustin lui avait interdit de toucher. Si elle avait cherché le pouvoir, l’italienne aurait cédé à son côté rationnel, celui qu’elle mettait un peu plus en berne à chaque minute qui passait. Il fallait croire que la haine contrôle bien mieux une vie que la prudence, alors même qu’elle avait survécu aussi longtemps grâce à cette dernière. Finalement, il n’y avait qu’un seul geste à faire, et elle était incapable de le laisser partir dans le silence.

Cœur tambourinant, visage de marbre, les pupilles détaillaient la silhouette de l’homme face à elle. Il suivait l’ordre, ne pouvait pas d’un pouce. En avait-il l’opportunité en réalité ? Non. Les ombres s’étaient pliées à la réclamation de leur maîtresse, s’étaient enveloppées autour de ses jambes, le clouant sur place. Ce n’était pas très glorieux, ou guerrier, d’assassiner un adversaire de la sorte, mais l’avait-il été, en foutant le feu à un appartement, avec une adolescente à l’intérieur ? Non. Qu’importait la raison qui l’avait poussé à faire ce geste, Aura ne pourrait jamais l’excuser, ou le cautionner. Parce qu’il lui avait pris son amie.

Sa seule et unique amie.

Et il ferma les yeux. Goutte d’eau faisant déborder le vase de ses émotions, et à la haine se mêla le dégoût, la poussant à parler, à insulter, à cracher. Elle aurait dû appuyer, mais elle avait peut-être suffisamment de respect pour Augustin. Ca la poussait à s’expliquer, à ne pas laisser partir Alan sans explication. « Ferme les yeux, c’est ça. Au moins, tu finiras ta vie avec la même lâcheté que tu l’as vécue. » C’était glacial, le ton utilisé en parfaite contradiction avec la rage qui brûlait dans les entrailles. Mais elle savait garder le contrôle Aura, un minimum. Aucun tremblement ne venait parasiter son comportement, aucun mouvement non plus. Le seul moyen de survivre pour lui, ce serait de la pousser entièrement dans ses retranchements, de faire exploser les émotions qui pulsaient dans son cœur. Ca pourrait être simple, dans son état. Mais il faudrait la connaître, il faudrait savoir jouer sur les failles. Et y’avait personne qui pouvait se targuer de cela. Personne qui était présent ce soir.


Elle devait tirer, mais il y avait autre chose à faire avant, pour que l’esprit se tranquillise. Il y avait une toute dernière petite chose… « Ce serait trop facile, de juste te laisser partir, avec tout ce que tu as fait. » Et ça ne calmerait pas les interrogations, ça ne calmerait pas les morts qui continuaient de gratter à l’oreille, de prendre de plus en plus de place. Elle ne contrôlait pas Aura, elle n’avait jamais contrôlé ce don. Parce que c’était impossible. Les fantômes venaient juste, pour réclamer leur dû. Et elle, elle écoutait, elle se perdait dans cette folie qui s’immisçait un peu plus dans l’esprit. « Peut-être que Nina te parle comme prénom… » Quelques secondes, pour laisser le temps à l’information de monter jusqu’au cerveau, pendant que la voix de la jeune fille se glissait à son oreille. « Pourquoi tuer une gosse ? C’était trop dur, de t’en prendre au véritable coupable ? » Elle savait ce qui s’était passé. Avant, après, pendant. Il avait fallu un temps pour que de nombreuses informations viennent jusqu’à elle. Parce que Maximilio avait besoin de son arme, et qu’elle n’avait pas le droit d’être corrompue. Dommage pour lui, ça n’avait pas fonctionné.

Et Augustin ne serait pas là aujourd’hui pour l’aider. S’il avait vu les pions bouger, s’il avait perçu les mouvements de la cavalière qu’elle était, il ne pouvait pas savoir de quoi il en retournait réellement. Elle l’avait suffisamment évité, vu leur dernière confrontation. A part pour un dîner de Noël, deux jours auparavant, sur l’initiative de Sybille. C’était pour enterrer la hache de guerre.

Pour mieux apparaître innocente, le temps du crime.




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it all fell down (Alan & Augustin) - Sam 29 Déc - 10:20



It all fell down

Hécate  ϟ Hermès  ϟ  Bélénos .


Paupières closes attendant l'instant où tout finira. Je m'attendais à ce que ce soit rapide et efficace, puisqu'elle est venue jusqu'à moi c'est qu'elle me traçait depuis un moment. Pour quelles raisons? Elle parle de ma vie comme si elle l'a connaissait et je comprends qu'elle connait Augustin. Alors je me demande si il ne l'a pas envoyé pour faire le travail à sa place, parce qu'il est incapable de me tuer. Il m'a trahi. Il m'a trahi et tout se détruit. Me laisser mettre fin à ma vie n'aurait pas été rendre justice. Alors encore une fois il a joué avec moi, m'a pris pour un con jusqu'à ce qu'il s'ennuie de ce petit jeu.

Elle prononce ce nom et c'est un lourd frisson qui remonte le long du dos, j'ouvre les yeux sur ce regard noir. La haine d'Augustin me suffisait et je n'avais jamais pensé qu'il avait encore des proches, de la famille pour qui cette haine aurait été transmise. Et si je dois faire face à une armée je jetterai quand même les armes. Je suis las de cette bataille, et quand tout s'arrange ça s'empire derrière. Sauf que je fais face à un visage plus jeune. Je déglutis, je n'ai rien à lui dire, ce serait chercher de sauver ma peau. Où bien vouloir lui donner le droit d'avoir des explications, car elle devait tenir à Nina. Elle est une énième personne que j'ai blessé par ce meurtre.

«C'etait Augustin que je voulais avoir, pas elle. J'ignorais qu'elle était là quand c'est arrivé.» c'est facile à dire comme ça, je pourrais tout à fait mentir. Pourtant c'est ce qui est arrivé. Et depuis ce jour là elle m'a hanté de longues années cette jeune fille que je n'avais jamais vue auparavant. Je ne cherche pas à me justifier bien que je n'assumerai jamais cette erreur. C'était Augustin que je voulais voir brûler sous les flammes. Et si elle savait mon état d'esprit quand l'incendie a été propagé peut être qu'elle comprendrait. Le stress, l'angoisse de brûler avec cet appartement la dernière once d'humanité qui me restait. Et je l'ai revu son visage, à Cassandra à la morgue, l'éclat de ses yeux ternis la détresse dans cette dernière grimace. Et je l'ai fait. Inutile de dire à cette femme que c'est Augustin qui a commencé. Maintenant que les choses de remettent il est grand temps d'arrêter le processus de haine. « Elle me hante depuis longtemps. Si c'était à refaire je ne ferai rien.» dans la haine et la colère je sais qu'il est difficile d'entendre raison. Quand j'ai tué Nina je suis devenu tout ce que je ne voulais pas être : lui. Parce qu'il l'a fait délibérément lui, moi je ne voulais pas.

Pas de rédemption pour moi, je ne la cherche pas, je ne la mérite pas. «Ça ne te suffira pas comme réponse, finis en, c'est pour ça que tu es venue, c'est pour ça qu'il t'envoie




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Augustin Esposito
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ANNEES : 51 ans
CŒUR : qui traîne un peu trop du côté des verts (et je parle pas de saint etienne, non) - en instance de divorce
RÉINCARNATION : hermès, messager des dieux, dieu des voyageurs, des commerçants, des voleurs, des menteurs et des prostituées
TALENT(S) : téléportation, clairvoyance, télépathie
FACTION : nuova camorra
OCCUPATION : directeur de la Intesa Sanpaolo Bank ; consigliere de la camorra
GENÈSE : primus de stade cinq (septembre)
TALON(S) D'ACHILLE : le fantôme de sa Nina, addiction au nectar/drogues divines, un certain dieu du soleil
RUNNING GUN BLUES :
remember when I took you
up to the top of the hill
we had our knives drawn
they were as sharp
as we were in love



tell me how you're sleeping easy
how you're only thinking of yourself
show me how you justify
telling all your lies like second nature


by Jojofeels

it all fell down (Alan & Augustin) - Sam 29 Déc - 12:03


it all fell down




C’est une soirée tranquille. En cette fin d’année, tout semble s’être arrêté, comme si la ville et le chaos avaient décidé de laisser chacun profiter des fêtes en toute tranquillité. Bien sûr on n’arrête pas un trafic de drogues même à Noël, les dealers ne prennent pas de congés. Augustin s’en est accordé deux loin de la banque (même si le portable continue de sonner et qu’il décroche), journées passés chez lui avec Sybille et son ventre qui commence à lui peser lourd. Elle s’est endormie dans le canapé alors qu’ils regardaient la télé, et il lui caresse distraitement les chevilles. C’est Mary Poppins qui passe sur l’écran, et Augustin observe d’un air peu convaincu les ramoneurs s’adonner à un numéro de danse complètement perché qui lui rappelle certains camés qu’il a pu côtoyer dans le milieu. Il aime bien les Disney, en général. Celui-là, il est pas sûr d’aimer. Peut-être parce que ça parle du fait d’être père, et d’échouer.

Un regard en coin à Sybille. Il ne sait pas vraiment si elle se rend compte de ses doutes, parce qu’il est très présent et qu’il n’en parle pas. Mais elle sait, elle connaît l’histoire et elle sait comment il est. Peut-être qu’ils n’ont pas besoin d’en parler, peut-être qu’être simplement là l’un pour l’autre ça leur suffit à s’épauler. Parce qu’il imagine qu’elle doit en avoir plein la tête elle aussi, des doutes. Lui ne doute pas d’elle. Elle fera une excellente mère.

Le film se finit et se sont les pubs qui réveillent madame, qui râle un peu d’avoir raté la fin. Augustin rit un peu, puis lui propose d’aller au lit. Il se fait tard, c’est le deuxième film qu’ils regardent. "De la feta." Augustin cligne des yeux d’un air interdit. "… Quoi ?" Elle lui agrippe le bras, comme si sa vie en dépendait. "J’ai envie de feta. Il me faut de la feta. Tout de suite." Oh non, pas ça. Augustin serait bien allé au lit. "Syb, on a pas de..." Les yeux de la jeune femme se remplissent de larme – on dirait qu’il vient de lui annoncer la pire des catastrophes. Gus serre la main de Sybille, pestant intérieurement contre ces hormones à la mord-moi-le-nœud. "Ok, ok. Je vais te trouver de la feta."




Il aurait pu aller dans une épicerie de nuit, mais les vieilles habitudes ont la vie dure. Le magasin est vide de nuit, et franchement Augustin n’a pas l’habitude de faire des courses. Il suppose que la feta doit être avec les autres fromages… Encore faut-il trouver le rayon dans tout ce souk.

Il soupire, agacé, un peu fatigué. Quelque chose le tracasse depuis quelques minutes, et il se demande si ce n’est pas ce film qui l’a retourné. Il s’arrête et s’assoit sur un présentoir au rayon pâtisserie. De la feta… Téléphone sorti, il cherche le numéro inconnu à qui il n’envoie plus de sms depuis un moment. Les fuites… Il sourit, se dit que ça le ferait bien rire de le savoir paumé dans un supermarché pour calmer les envies d’une femme enceinte. Il pourrait lui envoyer un texto pour lui raconter, juste une fois… ? Ce n’est pas ça qui représenterait un gros risque ? Il ferme les yeux et visualise son appartement, souhaite le voir. En a besoin, tout comme Sybille a besoin de feta.

Et ce qu’il voit lui glace le cœur.

Aura.

La vision s’arrête, Augustin manque de tomber de son perchoir. Main sur la poitrine, il reprend un souffle saccadé, la panique lui enserre la gorge. Elle va le tuer. Il l’a vu, il a vu le flingue pointé sur sa tête, sait combien elle a attendu cet instant.

Sait que Aura ne rate jamais sa cible.

Il ne peut pas laisser faire ça. Le temps du choix est venu.



L’adrénaline lui donne la froideur d’esprit d’agir efficacement. Il apparaît dans la chambre, ouvre le premier tiroir où il sait qu’Alan range son beretta. Arme en main, il sort de la pièce, s’approche à pas de loups de la scène qui se joue devant lui – le cœur bat la chamade, les sens sont aiguisés par la gravité de la situation. Il évite de penser que c’est terminé, qu’il n’y a pas de solution ; un seul objectif en tête, le sortir de là. Quoi qu’il en coûte. Mais est-il vraiment prêt à en payer le prix ?

Le canon vise la silhouette de sa nièce, et il sent le mélange de pensées des deux protagonistes commencer à lui parvenir. "Aura." Il chasse le flux de sensations étrangères, tente de bloquer son esprit. Il doit être concentré. "Aura, lâche ton arme." Le ton est froid et dur, reflet parfait de ces armes qu’ils tiennent entre leurs doigts. Il s’approche, la tient en joue. Les yeux se portent sur Alan, presque adossé à la fenêtre, à la merci de la jeune femme et de sa vengeance inexorable. Il repose le regard sur Aura, la mort dans l’âme. "Je ne me répéterai pas."




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Aura Sciarra
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ANNEES : (la trentaine), masquée derrière le visage de porcelaine et les traits de poupée, tueuse au regard de feu.
CŒUR : (célibataire) au coeur de pierre.
RÉINCARNATION : (Hécate), déesse de la lune, impératrice de l'ombre, guide aux carrefours, sorcière et enchanteresse du panthéon grec.
TALENT(S) : (Umbrakinésie) - ACTIF; (Transmutation) - ACTIF; (Illusions Cauchemardesques) - INACTIF; (Médiumnite) - ACTIF.
FACTION : (Nuova Camorra) mafia dans le sang, dans les veines,
OCCUPATION : (sous-boss) leadeuse de son groupe, soldats et capo à sa botte. (Avocate), spécialisée dans les affaires traîtant des mafias, mettant la sienne hors de soupçon, plombant les autres selon les alliances.
GENÈSE : (Primus), stade 5 / 27 décembre 2018, l'instabilité entre les doigts.
TALON(S) D'ACHILLE : (la mafia) seule famille restante, les atteindre reviendrait à l'enterrer. (scarifications) réclamation de la douleur par le corps, lame perçant la peau à intervalles réguliers pour calmer les pulsions. (Un certain thaumaturge), coeur ouvert au détour d'un verre. (Nina), fantôme d'un passé qui ne cesse de la hanter.
JUKEBOX : [u]within temptation[/u] - [i]ice queen[/i]
RUNNING GUN BLUES :
"Nous sommes de ceux qui établissent des stratégies dans l'obscurité pour reprendre la main, jouer selon leurs propres règles et forcer le destin"



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she walks with heaven in her steps and hell in her eyes



“She has been through hell, so believe me when I say, fear her when she looks into a fire and smiles.”


it all fell down (Alan & Augustin) - Sam 29 Déc - 18:39

it all fell down.

The scar I can't reverse, when the more it heals the worse it hurts. Gave you every piece of me, no wonder it's missing. Don't know how to be so close to someone so distant. And all I gave you is gone, tumbled like it was stone.





Un face-à-face glaçant qui ne faisait que se prolonger, sans qu’à un seul moment elle ne montre ses émotions. C’était complexe, de faire face à l’afflux de sentiments étrangers, de se retrouver bouffée par un mélange de haine et de dégoût, d’envie de mettre fin à sa vie tout en retenant sa main. Pas par pitié ou lâcheté, juste parce que finalement, vivre n’était-il pas le pire des châtiments ? Peut-être que si, au vu des regrets qu’il semblait avoir, ressenti inconcevable et inconnu chez la plus femme. Cependant, il avait surtout l’air particulièrement heureux. Une bague au doigt, une personne à qui se confier, avec qui vivre et supporter son passé. Et Augustin, comme si les messages n’avaient pas été captés par Aura. Les leaks avaient au moins permis ceci, qu’elle se rende compte à quel point la personne en qui elle avait le plus confiance lui mentait. Ce n’était pas qu’il avait loupé l’opportunité de se venger, et de tuer Alan, à de multiples reprises. C’était qu’il ne voulait pas. Trop dur pour lui, qui préférait un meurtrier à sa propre famille. En voilà une chose qu’Aura ne pouvait pas comprendre, tout en sachant pertinemment pourquoi il faisait cela. Elle, de son côté, elle avait souvent rêvé d’avoir une famille. Augustin avait gâché cette chance qu’elle n’aura jamais.

Les réponses glissèrent des lèvres d’Alan, chaque mot se gravant dans l’esprit de l’italienne. Augustin qu’il voulait, évidemment, et il n’était même pas foutu de vérifier les personnes présentes dans un appartement. C’était le dégoût qui transparaissait désormais dans ses pupilles. Et l’autre ne s’arrêtait pas, enchaînant les excuses et propos qu’elle avait entendus des dizaines, des centaines de fois au cours de sa vie. C’était toujours ça, quand quelqu’un se retrouvait avec une arme entre les deux yeux, et la ferme pensée qu’il n’en sortirait pas. On ressortait le drame de sa poche, quelques larmes coulaient, en même temps que les regrets. Mais, rapidement, on se rendait compte que tout ceci n’était que des mots en l’air, que si la cible restait en vie, si elle reprenait sa vie du départ, elle ne changerait rien. Elle avait bien essayé une fois, Aura. Grand mal lui en prit, car cela s’était passé exactement comme elle l’avait prédit : rien n’avait changé. Puis, qui pouvait exprimer des remords seulement quand la mort toquait à leur porte ?

Et il n’y eut qu’un murmure, pour toute réponse à son discours : « Ce n’est pas de sa part que je suis venue. » Vengeance personnelle dont elle était la seule instigatrice. Et elle avait eu ses explications, juste de quoi calmer la voix dans sa tête.

L’index glissa sur la gâchette, commença à la presser, dernières secondes avant l’inévitable…

Et une troisième voix s’éleva, se mêla à la situation déjà particulièrement tendue. Augustin. « Tu as fait vite pour arriver Augustin. » Elle n’était même pas étonnée qu’il soit là, et elle aurait aimé dire qu’elle s’en moquait. Mais c’était faux. Entièrement faux. Ca bouillonnait, ça lui donnait des nausées, et envie de vomir.  Comment avait-il pu… La trahir ?

Les yeux ne quittèrent pas Alan, mais elle savait qu’une arme était à présent pointée dans sa direction. « Tout était donc vrai… » Les informations qu’elle avait récupérées, les notes qui s’étaient retrouvées sur son bureau, les sms qu’elle avait lus et relus… Et elle avait plongé dans le passé, avait traqué chaque mouvement des deux hommes, chaque départ dans un nouveau pays. C’était de la sous-estimer que de croire qu’elle n’était pas capable de remonter aussi loin. C’était de la sous-estimer, que de la penser aveugle aux liens unissant des personnes. Peut-être n’avait-elle juste pas voulu voir la vérité avant…

Ordre répété, ordre auquel elle aurait dû obéir, le sous-boss courbant l’échine face au consigliere…

Et elle ne le fit pas. Elle resta droite, sans baisser aucunement son arme. Pourquoi le ferait-elle après tout ? Sauf qu’à présent, il y avait Augustin dans la danse. Augustin qui n’hésiterait pas à la descendre. Augustin qui n’avait jamais été différent de Maximilio. Il était de son sang. « A ton avis, auras-tu le temps de me tuer avant que je n’appuie moi-même sur la détente ? » Elle était à bout portant sur Alan, et l’italien connaissait son temps de réaction, suffisamment faible pour lui permettre de mettre fin aux jours de l’autre le temps que la balle se loge dans sa propre tempe. Une réalité. Et pourtant, elle-même n’avait toujours pas appuyé…

« Depuis quand dure cette mascarade ? » Double question, sur leur relation. Posée aux deux à la fois, alors que son cerveau tentait de faire face à la déferlante des émotions, de rester froid et logique. Petits picotements dans les doigts, tremblements presque, quand on s’y attardait….

Trahison au goût amer posée sur la langue.


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CŒUR : marié à Mairead, le coeur en miettes pourtant, le passé ne le laisse pas en paix
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TALENT(S) : Photokinésie - maîtrise de la lumière, source d'incandescente et de brillance. || Guide Prophétique - contrôle sur les pouvoirs des oracles, ampifie ou supprime leurs visions, il peut aussi leur imposer sa propre vision || Faculté complémentaire - insémination divine
FACTION : An Riocht
OCCUPATION : voleur, arnaqueur, tueur à gages
GENÈSE : primus, stade 5
TALON(S) D'ACHILLE : Mairead, Augustin, sa vie d'avant tout ce bordel
RUNNING GUN BLUES :

emmi uiros rios ex toutia ria











it all fell down (Alan & Augustin) - Dim 13 Jan - 20:15



It all fell down

Hécate  ϟ Hermès  ϟ  Bélénos .

Plus aucune logique, dans ma tête, c'est la débacle et je ne comprends rien à ce qu'il est en train de se passer. Mon regard trouve celui d'Augustin, dont l'arme braquée sur la jeune femme qui semble être de son camp. A quoi jouent ils ? Pourquoi cette haine dans le regard de celle-ci alors qu'il ne l'a jamais vue ? A s'en donner la migraine, et même le froid de la fenêtre dans mon dos ne me permet plus d'avoir les idées claires. Elle parle, de nouveau, et je comprends alors qu'il s'agit de notre histoire qu'elle a dû découvrir par les informations qui ont fuitées récemment. Si vengeance elle cherchait au nom de Nina, je comprends le trouble semé dans sa tête de savoir que le père de la victime a une liaison avec son meurtrier. Elle demande, elle a besoin de savoir, quand tout ceci à commencé. Et je n'ai aucune envie de me souvenir de ces détails là.  Les iris aciers me transpercent, elle me tue du regard, elle rêve de me voir mort, elle rêve d'exorciser Augustin de ma présence. Et c'est foutu pour moi, parce que quoi que je dise elle ne pourra pas se mettre à ma place et me donner le pardon. Les erreurs que l'on a commises devaient un jour revenir au point de départ, être décortiquer, quand est ce que tout ceci à commencé ? « Benicio. » Le prénom, le premier d'une liste courte et pourtant trop longue déjà. C'est là que tout a déraillé. Après, c'est Augustin qui est entré en scène, une vie arrachée pour une autre, etc. Mon regard trouve de nouveau celui de l'homme qui se tient derrière, prêt à tuer une membre de son groupe sans doute pour ma vie. Et je ne mérite pas tel sacrifice. Quelle mise en scène. Est ce que tu es encore en train de t'amuser avec moi Augustin ? Est ce que ce qu'il se passe est réel ? Par prudence, je pars du principe que ça l'est, parce que je n'ai plus envie de croire qu'il me traite comme une viande, comme une proie avec laquelle il s'amuse avant de dépecer. Je ne cherche pas à être rassuré par les couleurs sombres de son regard. Juste, j'ignore pourquoi je le fais. Le nom de son frère évoqué, le fera t-il réagir ? « Mon équipe l'a attrapé, emprisonné, il s'est battu avec un de mes collègues qui l'a descendu. J'étais le responsable de l'affaire.» Et lui aussi, il a cru, pas vrai Augustin ? Toi aussi tu as fait l'erreur de croire, quand tu as tiré sur ma femme.

L'histoire qui vient d'entre mes lèvres, au moindre moment où Augustin la dément, je suis un homme mort, mais je ne joue plus la sécurité, je suis fatigué d'expliquer, de rendre des comptes. « Il a tué Cassandra et Maxime, j'ai tué Nina.» Les faits, simples tranchants pourtant, aucune envie de tourner autour du pot plus longtemps. J'ai déjà dit que je n'avais aucun intention de tuer Nina, c'est Augustin que je voulais brûler. Et je m'en suis mordu les doigts, j'ai tenté vainement de mettre fin à mes jours parce qu'elle m'a suivie, cette jeune fille, dont la beauté solaire aurait dû continuer à éclairer le monde. Éteinte, de mes mains. Souffle coupé à ces mots pourtant, mon coeur tremble, parce que j'ai honte encore aujourd'hui et jusqu'à ma mort j'aurais honte. La suite, Alan, la suite. « On a fuit ensemble, pas le choix, c'est moi qui lui ai imposé ça. On est passés en Italie, en Turquie et en Argentine. » Etapes vécues, images qui reviennent dans mon esprit comme un cancer que j'avais cru avoir soigné. Et je ne peux me défaire de l'emprise d'Augustin, je ne l'ai jamais voulu, c'est lui qui est parti, sans me comprendre. J'étais jeune, perdu, il m'a laissé. « Je l'ai haït puis aimé, il était tout ce qu'il me restait. lui aussi je crois» Histoire complexe en fin de compte, elle souffre de nos enfantillages, trahie. « Je l'aime encore.» Est ce que tu te souviens Augustin ? Je t'ai dit que jamais plus je ne te le redirai. J'ai failli, quand on a retrouvé gout à cet amour interdit, et je savais que cela ne nous apporterait rien de bon. Je l'ai quand même fait. J'inspire, j'ai fini, je n'ai plus rien à dire.





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Augustin Esposito
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OCCUPATION : directeur de la Intesa Sanpaolo Bank ; consigliere de la camorra
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by Jojofeels

it all fell down (Alan & Augustin) - Mar 15 Jan - 2:03


it all fell down




Elle sait. Elle n’est pas stupide, Aura, ne l’a jamais été. Il s’y attendait, savait pertinemment qu’elle finirait par faire le lien, mais n’avait fait que poser un mouchoir sur ce qui le gênait. Il refusait de faire ce choix impossible, et en orgueilleux fini il avait simplement ignoré le problème. Attendant qu’il se présente à lui, le mette dos au mur. Ou plutôt un flingue dans la main, et celui d’Aura pointé en plein cœur.

Il bat la chamade, celui dans sa poitrine, la question de la jeune femme lui fait resserrer son emprise sur l’arme. Réflexe inutile, question rhétorique. Non. Il n’aura pas le temps. Et s’il essaie, il aura perdu les deux parties de lui qu’il ne veut pas voir disparaître. Alors c’est Alan qui parle, Alan qui choisit de répondre et Augustin lui lance un regard interloqué – pourquoi fait-il ça ? Aura ne sera pas raisonnée, ni convaincue, ni amadouée. Benicio. Le reconnaît-il, Alan, le reconnaît-il en elle alors qu’elle le pointe de toute sa fureur ? Retrouve-t-il ses traits, son regard, comme lui le retrouve ? Sûrement pas. Elle n’est qu’une inconnue pour lui, une inconnue qui tient leur destin à tous les trois entre les mains. On dirait que la partie est finie. Ce qui a commencé dans le sang finira dans le sang – mais Augustin ne peut pas accepter cette idée.

Les sens en alerte, il laisse échapper le contrôle et sent les pensées revenir, chuchotements tout d’abord, puis les émotions le heurtent. La fureur rouge et brûlante qui émane d’Aura, plantant des pics de culpabilité dans sa poitrine. Et puis il y a Alan et cette autre émotion aussi forte, douce pourtant. Il ne sait se l’expliquer mais elle lui paraît avoir la couleur brillante du lait, et ce qu’il ressent lui enserre la gorge. Les yeux noirs trouvent leurs jumeaux, et il hoche imperceptiblement la tête aux mots avoués qui le tuent un peu plus, aux émotions qui menacent d’exploser de part et d’autre et qui lui éclatent le coeur. Il serre les dents, approche un peu plus le canon de la tête de la jeune femme à qui il voudrait tellement rendre toute sa vie au lieu de la lui prendre. Des larmes de rage pointent au coin de ses yeux échauffés par le don.

"Tu sais pourquoi maintenant. Alors baisse ton arme." Il fait quelques pas de côté sans lâcher sa cible, pour être un peu plus en face d’elle, pour qu’elle le voie. Pour qu’elle le regarde, pour qu’elle l’écoute. Pour qu’elle lâche Alan des yeux, coûte que coûte. "Ce n’est pas de sa faute. C’est moi que tu devrais tuer. C’est à cause de moi qu’elle est morte." Nina. Il est parcouru d’un frisson, a de nouveau cette impression qu’elle est là, avec eux, dans cette pièce. C’est la première fois qu’il met des mots sur cette vérité qui le déchire de l’intérieur, sur cette culpabilité qu’il ne pourra jamais se pardonner. Le beretta toujours pointé sur Aura, il ne lâchera pas tant que son canon n’aura pas quitté Alan. "J'ai agi bêtement. Je n’ai pas supporté de perdre Benicio." Il cligne des yeux, entrevoit dans les méandres de son esprit et celui de la jeune femme ce qui pourrait peut-être suffire à la désarçonner – et qui équivaudrait à la perdre pour toujours, certainement. Il déglutit, puis annonce d’une voix grave cette vérité qu’il lui avait toujours cachée. "Je n’ai pas supporté de perdre ton père, Aura."




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OCCUPATION : (sous-boss) leadeuse de son groupe, soldats et capo à sa botte. (Avocate), spécialisée dans les affaires traîtant des mafias, mettant la sienne hors de soupçon, plombant les autres selon les alliances.
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it all fell down (Alan & Augustin) - Mar 15 Jan - 11:04

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Depuis quand ? Peut-être s’attendait-elle naïvement à quelque chose de récent, quelque chose qui pouvait facilement être brisé. Pour se rassurer, pour ne pas perdre la confiance et les sacrifices qu’elle avait faits pour Augustin. Il était le seul à avoir eu un réel intérêt dans son existence, le seul à lui avoir fait faire un pas après l’autre dans ce monde où on ne faisait que lui mettre des bâtons dans les roues en permanence, pour la tester. Finalement, il s’avérait qu’on n’était jamais mieux trahi que par les siens, non ? Le sourire sur ses lèvres était douloureux, reflétait bien le je-m’en-foutisme et la peur qu’elle ressentait en même temps, à l’idée de perdre ce qu’elle estimait. Elle avait toujours cru que tout irait bien avec l’italien. Ou plutôt, elle avait été guidée par un sens de la loyauté bien trop fort à son encontre. Il était le père de Nina, le père d’un rayon de soleil, et à cause de l’âme de la défunte, peut-être lui avait-elle accordé un peu trop de crédits Aura… Beaucoup disaient que le dieu les influençait, quand on échangeait avec des récurrences. Chez elle… C’était les morts qui faisaient leur nid, ceux qui avaient été proches d’elle. Et c’était douloureux, de toujours les avoir près d’elle…

C’était pire que ce qu’elle pensait. Benecio, ça devait faire quinze, si ce n’est vingt ans qu’il était mort. Et ils se connaissaient depuis ce moment-là ? Quand Nina était morte, avaient-ils réellement… L’esprit se gela, sous l’effet de la potentielle révélation. Et elle écouta la suite, comme dans un état second. Elle entendait chaque mot, prenait pleinement conscience de la claque dans la gueule qu’Alan lui mettait. Autant la mort de l’aîné d’Augustin ne lui faisait ni chaud ni froid, autant le reste… Le myocarde s’accéléra, palpitations incontrôlées de l’italienne et iris qui se noircissaient au fur et à mesure que les révélations avançaient. L’esprit se barrait, la raison aussi. Les émotions s’emballaient, et ce fut la respiration qui en prit un coup. Très léger le changement, mais au vu de la proximité, cela pouvait ne pas échapper aux autres. Qu’importait.

Ce soir finira dans un bain de sang.

« Alors, c’était donc ça. » Murmure, elle ne semblait pas pour autant prête à baisser son arme. L’explication, elle la voulait pour son âme et conscience, pour ne pas hanter cette terre quand elle crèvera. Plus vite que prévu, à n’en pas douter. « En effet, aujourd’hui, il n’a plus que toi. » Parce que ça s’était brisé, entre Augustin et elle. Qu’est-ce qui lui avait pris, de se croire importante à ses yeux ? Au mieux, elle était une arme, à l’époque, actuellement encore. Au pire… Rien. Aucun intérêt. Juste un ordre qu’il avait suivi. Et finalement, plus le temps passait, plus elle se rapprochait de la seconde option, griffes glaçantes de la solitude déchirant son cœur. Quant à la déclaration d’amour… Devait-elle être émue ? Dommage qu’elle s’en contrefoutait.

Augustin se déplaça, de manière à se retrouver dans son champ de vision. Pourtant, le regard restait accroché à la silhouette d’Alan, vision seulement troublée par Nina. Fantôme souriant, comme toujours. Elle n’avait pas grandi. Elle avait gardé cette candeur qui avait toujours tant fait défaut à Aura. Mais elle ne baissera pas son arme la gamine. Y’avait trop de colère, trop de dégoût pour qu’elle le fasse. « Non. » Répondre à l’ordre, une fois de plus. Défier ouvertement l’autorité, pour la première fois. L’enfant sage se rebellait. L’enfant sage se brisait. « Je sais Augustin. » Ca avait déjà été dit. Peut-être n’avait-elle pas souhaité le voir, n’est-ce pas Nina ? C’était à cause de lui qu’elle était mort, parce qu’il avait laissé les émotions le guider suite au décès de son frère. Cercle vicieux qu’Aura répétait elle-même, sans même y réfléchir.

Derniers mots.
Père.
Bien sûr.
Se foutait-il de sa gueule ? Y’avait rien eu comme gestes de la part de l’homme quand il était encore en vie. Ca ferait d’Augustin son oncle. De Nina sa cousine. Ca lui offrait une famille qu’elle avait toujours recherchée. Et désormais… Elle se souvenait juste, quand elle pensait à Benicio.

De la haine.
Des mots qui blessent.
De l’aîné qui voit sa progéniture spoliée, écartée du rôle principal par une inconnue.
Bâtarde qui n’a eu que la chance qu’un oracle passe par là, que la mère soit une récurrence assumée.
De l’existence qui n’est appréciée de personne dans sa famille.


« Il n’est pas mon père. » Mais elle perdait le contrôle. Les ombres se rassemblaient, assombrissaient la pièce. Hécate se nourrissait des émotions négatives, et se réveillait de son sommeil. L’évolution se rapprochait, à pas de loups. « Ca ferait de Nina ma cousine. » Les faits s’énonçaient, glacials. Et y’avait toujours le fantôme, dans son champ de vision, qui gagnait en consistance, petit à petit. Un autre qui se mêlait, lentement… « Tu m’as menti. » Mensonge et trahison. Comme toujours, elle ne méritait pas la vérité.

Le pouvoir s’accentuait, échappant une fois de plus au contrôle. Craquement d’un os, certainement celui d’Alan puisque lui seul était entravé par les ténèbres. Une cheville, un pied, un tibia, qu’importait. Les doigts ne tremblaient pas, pour combien de temps encore ? Y’avait tout sur le point de s’effondrer. Y’avait tout qui s’était effondrée. « Je comprends mieux pourquoi on me disait de ne pas te faire confiance. » Et elle n’avait rien écouté.  

Amertume.



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it all fell down (Alan & Augustin) - Mar 15 Jan - 20:59



It all fell down

Hécate  ϟ Hermès  ϟ  Bélénos .

Explications faites, Augustin intervient à son tour, vient se mettre entre elle et moi, l'arme braqué sur elle, qui a pourtant de lui être proche. Grimace, je n'ai pas envie de le voir mourir entre mes mains. Aussi étonnant que cela puisse paraître, et bien que j'ai longtemps rêvé de le tuer de mes propres mains, souvent proche de le faire, jamais eu le courage. Augustin serait visiblement prêt à se sacrifier pour moi, à moins qu'il sache pertinemment qu'elle ne lui tirera pas dessus. A moins qu'il soit aussi complètement fou, ce qui est sans doute la réponse la plus probable. Je soupire, discrètement, elle ne comprend pas, bien sûr, ce que je lui ai raconté n'était pas fait pour l'amadouer mais bien pour lui évoquer les faits. Nous faisons hélas une victime en plus dans notre histoire trop compliquée pour être réelle. Pourtant je lui ai bel et bien avoué mon amour pour ce monstre, je déteste faire ça, mais elle avait le droit de savoir tout ça. Les mains le long du corps, j'ai l'impression de sentir la pression sur mes épaules. Augustin a parlé, avoue alors que cette jeune femme est la fille de Benicio. Sourcils froncés, visiblement elle n'était pas au courant et cela la met hors d'elle. Le visage pourtant angélique change sur l'horreur tandis que la pièce s'assombrit. Vestiges d'un don sans aucun doute, j'observe les recoins, les écoute parler en espérant qu'Augustin saura la raisonner avant qu'elle ne perde tout contrôle de ses émotions.

Et ça craque, en moi, les côtes se déplacent, douloureuses. Une plainte me fait grimace, je porte la main sur mon t-shirt en sentant une vive chaleur et le sang qui afflue. Elle s'en prend à moi, parce qu'elle me met responsable de toute cette histoire malgré les mensonges d'Augustin, mais j'imagine bien que si elle n'était pas au courant de son lien familial avec Benicio c'était pour une bonne raison. Et j'ai l'impression de contredire tout ce que j'ai déjà pu dire sur Augustin, mais il n'est en vérité pas une mauvaise personne. Il n'y a pas plus fidèle à sa famille que lui. Il l'a prouvé, en commettant le meurtre pour son frère, en allant me frapper presque à mort pour sa fille, et de longues années après encore m'en vouloir. Alors je n'en doute pas, il doit y avoir des explications, en attendant je ne peux pas la laisser prendre le dessus sur ses émotions. C'est une déesse et j'ignore son stade, sa stabilité.

Malgré la douleur qui me prend au ventre, je me concentre pour ramener la clarté dans mon appartement, les lumière rayonnent, percent les ténèbres -Conscient que cette obscurité pourrait nous avaler tous les deux. Une chance que j'habite Bélénos, c'est sans doute la première fois que j'en viens à penser cela. Blessé par la jeune femme, je n'ai néanmoins pas de rancune à son égard. Je ressens sa tristesse, j'ai l'impression de me revoir quand Augustin s'est détourné de moi pour ne plus jamais revenir, abandonné, trahi. Il a une sacré paire de gens qui ne l'aiment pas lui, il ne changera jamais. J'attrape le bras d'Augustin, l'oblige à baisser son arme, tout en me tenant les côtes. « Assez maintenant, assez. » Je souffle, supplie Augustin de se calmer, parce qu'il sait que tenir une arme dans sa main peut être trop dangereux si les instincts se font trop forts. Il y a eu trop de morts, trop d'incidents qui ont changé notre relation, qui l'ont ternie. Trop de tristesse dans leur histoire, je n'en supporterait pas une de plus a moins que ce soit moi-même. « Nina m'a longtemps hanté, je veux pas d'autres fantômes. » je grimace, légèrement recroquevillé sur moi-même alors que la respiration se fait difficile.  Les côtes déplacées, la douleur intercostale m'empêche d'inspirer sans me faire mal. « Posez vos armes, discutez tous les deux, ensuite tu me tuera si tu le veux. Fais le parce que tu m'en veux à moi et pas à lui.» J'en suis à un stade où ça m'indiffère de mourir, je ne veux juste pas qu'Augustin le paye cher. J'en profite pour me laisser tomber sur mon canapé, ne trouvant pas de position confortable pour réduire la douleur. « Il y a eu assez de vengeance comme ça. »





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Here is my deal with death 
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