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Zadig Deslarte
- GODS AMONGST MEN -
BLAZE : svspiriorum
CREDITS : © paradis perdvs. (avatar) siren charms (signature)
FACE : smalls/heppenstall
DOLLARS : 201
SACRIFICES : 46
ANNEES : XXVI. l'est pas vieux, l'est pas jeune, l'a juste vu le jour à nouveau quand la foudre lui est tombée sur le coin du front.
CŒUR : SEUL. connaît pas l'amour, sait juste être indifférent. l'amour des corps et des corps seulement.
RÉINCARNATION : BARON LA CROIX. le sexe et la mort, cocktail marilyn du vice humain.
TALENT(S) : SADOMASOCHISME. réveiller les pulsions. abattre les conventions. donner du plaisir sans culpabilité, juste quelques cicatrices. (actif) VEUVE NOIRE. l'acte charnel qui ôte la vie. NÉCROMANCIE. l'acte charnel qui rend la vie. (inactifs)
FACTION : LES ENFANTS TERRIBLES. comme l'un des quatre chevaux de l'apocalypse, l'est au service de la mère sa mère. mère maquerelle du bordel qu'est babel.
OCCUPATION : INQUISITEUR, DRAG QUEEN. celui qui pose les questions et cherche les réponses.
GENÈSE : NOVUM. nouveau dans des rangs qu'il connaît déjà.
RUNNING GUN BLUES :


possessivité - Dim 6 Jan - 18:50


possessivité

maciej x zadig


Ses longues cannes marchent vers une petite maison jaunie, coincée entre deux baraques plus imposantes. Construite en décalage avec les autres, on remarque d’abord les broussailles et les arbres indomptés avant de se rendre compte que derrière, un foyer vivait jadis. Un foyer et ses hôtes, ses joies, ses peines. Aujourd’hui c’est une désolation, une tristesse qui imprègne chaque centimètre de vide du quartier. Certains coins sont encore vivants parce que la mort y est distribuée, d’autres comme celui-ci est plus paisible. Presque beau, comme un cimetière peut l’être. Silencieux, cristallisé dans un passé qui fut radieux. C’est peut-être pour ça qu’ils se retrouvent ici, ces deux âmes en peine. Parce que c’est un bel endroit pour mourir.

C’est toujours avec une boule au ventre que Zadig part sur le lieu de rendez-vous. Il n’y croit jamais vraiment, mais il s’imagine sans peine les mains puissantes de Maciej s’enrouler autour de sa nuque et la vider du moindre oxygène. Ou bien lui qui mutile son corps nu, encore endormi, encore endolori par les coups de reins. Il sait comment ça finit à chaque fois, le sicaire est menaçant un temps et c’est comme si le corps de Zadig glissait inévitablement vers lui. L’union pour un autre temps, l’échange de marchandises, une vie contre une dose, et à la prochaine.

Aujourd’hui il a mal. La veille sa silhouette s’est arrachée à la lumière des lampadaires après un show, emportée par une inconnue dans la pénombre d’une ruelle. Des coups qu’elle n’avait pas prévus, des coups qu’elle a dû encaisser le temps que ses idées s’ordonnent. Le couvercle d’une poubelle qui fait baver son fond de teint, les entailles de couteau qui viennent déchirer la soie de sa robe. On la jette au sol, et elle a beau taper fort, son corps long et frêle ne résiste qu’un certain temps. Pour ça qu’elle est rapide et précise, pour neutraliser avant de s’épuiser. Coup de chance pour Coup de grâce, elle attrape sa canne échouée au sol, et l’assène. Le coup.

Alors Zadig a peur. Si l’autre comprend qu’il pourrait difficilement se défendre contre lui, alors ça pourrait bien être son dernier jour. Pour ça que malgré son apparence masculine, imposée par la discrétion auxquels les deux doivent se rompre pour éviter d’être lapidés par leurs camps respectifs, il s’est maquillé. Des artifices pour masquer la peau brunie du visage, les quelques marques de lame venues gratter sa peau — bien que ces dernières se perdent dans celles qu’il s'inflige lui-même, celles que Maciej connaît déjà et aime caresser. Ses côtes le font souffrir, alors il devra garder cette bête à distance. Même s'il la ressent il est habitué à la douleur Zadig ; peut-être qu’il aimerait cette étreinte, mais se mettre dans la gueule du loup serait trop dangereux. Déjà qu’il le fait à chaque fois qu’il se rend dans cette putain de maison jaune.

Loin de ses bras, loin de ses mains. Lui donner ce qu’il demande et repartir avec ce que lui exige : qu’on l’épargne.




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Maciej Serevo
- GODS AMONGST MEN -
BLAZE : boneless
CREDITS : moonlight roses (ava) ; flotsam (icons) ; seldouille (crackship)
FACE : Jon Bernthal
DOLLARS : 1531
SACRIFICES : 504
PORTRAIT :
ANNEES : Trente-neuf, la crise de la quarantaine lorgne prête à rendre le chien encore plus fou
CŒUR : Célibâtard entiché de sa liberté. Inapte à s'attacher, bon à prendre et à jeter
RÉINCARNATION : Peklenc - dieu slave du monde souterrain, juge divin pour remettre les mortels dans le droit chemin.
TALENT(S) : Géokinésie - Nécrose - Jugement
FACTION : Calavera, depuis toujours, fidèle clébard sans aucune intention de fuir
OCCUPATION : Sicarios, tueur à gages sans scrupules, artiste de la mort.
GENÈSE : Primus conscient - stade 4
TALON(S) D'ACHILLE : Morphine, il en use et en abuse.
JUKEBOX : Getting away with murder - Papa Roach
RUNNING GUN BLUES :
- my sweet pain in the ass -

possessivité - Lun 7 Jan - 20:03


Le nom est toujours là, en tête de liste. Celle dans sa tête qu’il tient à jour avec minutie. L’animal barrant d’un trait de sang le nom une fois le travail terminé. Victimes de la Calavera, son tas de cadavres qui s’empilent, celui qu’il alimente et qui l’alimente. La grande perche respire encore. Parce qu’il le veut bien, c’est ce qu’il se dit à chaque fois que le rendez-vous est fixé. Un nouveau sursit, peut-être que cette fois sera la bonne. Un retournement de situation, un changement dans son humeur, l’instinct de mort trop présent sous sa peau pour éradiquer pleinement les autres envies qu’elle parvient à attiser dans sa carcasse morte. Peut-être que cette fois sera la bonne, le M8au creux des reins, sous le tissu épais de son sweat. Silhouette noire, capuche rabattue sur sa gueule pour ne pas être repéré. Cœur morne en pleine poitrine, bat à peine plus fort lorsque s’annonce un coin de rue. Pas de trouille, jamais, rarement, dans le système du sicario. Le chien a été dressé pour tuer, pour ne ressentir rien d’autre que de l’adrénaline et la folie du meurtre. Peut-être quelques variantes de temps en temps, un peu de tendresse dans un coin, de l’intérêt dans un autre, un relent d’humanité au détour de ces sourires qu’il donne au compte-goutte.

Si l’échange perdure c’est parce qu’il devient nécessaire. Trop habitué à sa morphine, le corps en devient moins réceptif. Lui tourne doucement le dos pour le laisser dans un cruel état de manque, d’insatisfaction. Pactise avec l’ennemi, le chien fou. Lui qui au fond se moque de savoir à quel camp ils appartiennent, tous autant qu’ils sont. Pas fait pour les jeux de pouvoir, il se contente de suivre et d’obéir Serevo, c’est bête mais c’est comme ça. Inscrit dans ses gênes, dans la douleur de ses os fracassés en éternel recommencement jusqu’à ce que la leçon soit apprise. Il rentre un peu plus la tête dans ses épaules lorsque la maison jaunie entre dans son champ de vision. Petit bout de misère entre deux autres morceaux de rien. Tellement vue sans jamais la voie, jusqu’à ce qu’elle devienne le repère de l’interdit. L’unique témoin d’une trahison qui signerait leur arrêt de mort, à tous les deux. Silence de mort, celui qu’il aime, qu’il adore. Rien ne bouge, tout est suspendu entre cet entre-deux qui précède la fin. Calme de morgue, celui qui apaise le cœur autant qu’il l’angoisse maintenant que son odieux secret a foutu le camp. Hybris merdique, à le tenir éloigné des congélateurs mortuaires, le plus longtemps possible pour éviter les emmerdes. Il se racle la gorge lorsqu’il s’invite dans le périmètre de la baraque, passe la porte pour laisser derrière lui la ville et ses rats.

Aussi miteuse au-dehors que dedans, le pied dans la poussière à chaque pas, celle qui s’entasse dans les coins, là où les intrus n’ont pas laissés leur trace. La grande perche est déjà là, impossible à rater. Ce qu’il déteste ça, Maciej, se sentir petit. A grogner en guise de salutation, pour bien marquer son mécontentement. Et lever le museau en direction de la jolie gueule, masculine cette fois. Préfère, c’est moins perturbant, plus normal. L’œil de l’assassin qui détaille, devine sous la couche d’artifice, trop habitué à contempler ce genre de dégâts. « - T’as une sale gueule. » Des pieds à la tête en fin d’exploration, l’assassin qui s’appuie contre l’encadrement fatigué d’une porte. Proche sans vraiment l’être. « - Qui t’as fait ça ? » La question claque, gronde. Voix rauque, tendue, la pupille noire accrochée à celle de son dealer.

▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪

- remember my face it's the last thing you're ever going to see -
Now the dark begins to rise Save your breath, it’s far from over Leave the lost and dead behind Now’s your chance to run for cover
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Zadig Deslarte
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CŒUR : SEUL. connaît pas l'amour, sait juste être indifférent. l'amour des corps et des corps seulement.
RÉINCARNATION : BARON LA CROIX. le sexe et la mort, cocktail marilyn du vice humain.
TALENT(S) : SADOMASOCHISME. réveiller les pulsions. abattre les conventions. donner du plaisir sans culpabilité, juste quelques cicatrices. (actif) VEUVE NOIRE. l'acte charnel qui ôte la vie. NÉCROMANCIE. l'acte charnel qui rend la vie. (inactifs)
FACTION : LES ENFANTS TERRIBLES. comme l'un des quatre chevaux de l'apocalypse, l'est au service de la mère sa mère. mère maquerelle du bordel qu'est babel.
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possessivité - Mar 8 Jan - 19:28


Il ne se souvient pas de comment ils ont trouvé cette maison. À chaque fois il l’attend sur la même bordure de fenêtre, avec une vue directe sur la porte, jetée de l’autre bout du couloir. Et à chaque fois, il y a une ou deux minutes pendant lesquelles il essaie de se souvenir. Comment est-ce que cette vieille baraque cabossée par le temps et la désespérance est-elle devenue le lieu de leurs rendez-vous interdits, plus interdits encore qu’un adultère. Plus exquis, aussi. Jamais Zadig ne parvient à trouver la réponse, c’est comme un moment passé à la trappe, quelque chose d’anodin qui semble avoir été arraché de son esprit plutôt qu’oublié. D’habitude il abandonne tout bêtement sa tentative, là c’est l’arrivée du sicario qui le sort de ses pensées pénibles. Oublier l’énerve.

D’ordinaire encore, Zadig reste le cul posé sur ce rebord, la poignée de la fenêtre creusant agréablement le creux de sa colonne vertébrale. Une position qu’il apprécie, les jambes plutôt écartées, cette invitation posée dès le départ, cette invitation qui jusque-là lui permet de repartir à chaque fois. Cette fois, il se glisse immédiatement hors de son perchoir, tout en restant à sa place. Il se prépare juste au cas où. Les deux pieds bien ancrés dans le sol, prêts à se substituer au corps de Maciej, le chargeant comme un taureau voulant harponner un inconscient échoué dans une arène. L’a les deux mains dans les poches, le Zadig, une casquette enfoncée sur le crâne.

Il répond au grognement par un autre, presque inaudible. Il faut que ça se termine au plus vite, et le voir se poster dans l’encadrement de la porte, c’est lui enlever l’espoir d’une sortie simple. À sa première remarque, Zadig ne parvient pas à retenir un léger ricanement, ou plutôt, un petit souffle qui traduit son amusement. Instinctif. C’est rare qu’on lui dise ça. En fait on ne le lui dit jamais. « Sympa, je pensais qu’elle te plaisaist ma gueule, pourtant. » L’espace d’un instant il pense même que Maciej croit à une gueule de bois ou à une mauvaise nuit de sommeil. Et lui de finir sa phrase. Alors les lèvres du premier se raidissent et son regard se durcit, en même temps qu’il continue d’éviter celui du slave. « Hein ? Personne m’a rien fait. » C’est une putain de drag queen, pas un acteur de répertoire. Y’a des fois où la subtilité ça lui échappe, où c’est le manque de nuance qui domine. Il est pas con Maciej, il va savoir qu’il manque. Alors Zadig lève les yeux au ciel devant sa propre stupidité. « Ouais bon, y’a une meuf qui m’a guetté hier. Une pute de latina, là. » Pendant qu’il parle, il déplie tout doucement le cran d’arrêt qui dort dans sa poche. « Avoue, ça te fait plaisir de savoir que je m’en suis pris plein la gueule. » C’est drôle, parce que y’a quand même un petit sourire au coin des lèvres. Un faiblard, ouais, mais c’est cette ironie qui revient constamment à l’esprit du Zadig. Quoiqu’on fasse dans cette ville, on a toujours un ennemi dans cette ville. Et quand on pense l’avoir amadoué, un autre vient se substituer à lui.

La pression monte dans sa boîte crânienne. De son autre poche il sort un sachet avec ce que sa faucheuse supposée réclame. Balancé sur le lit de la vieille, celle qui habitait là avant. Zadig amorce un mouvement. Un pied devant l’autre. Il veut que Maciej parte récupérer sa came et dégage le passage. Autrement, il espère que sa silhouette de géant suffira à lui faire comprendre qu’il faut partir.

Il y pense. Il le pense. Me retiens pas.
Il veut pas se servir de ce qu’il a dans la poche.







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je ne veux pas gâcher ma vie en l'aimant mal ⸗  sǝɹᴉɐuᴉƃɐɯᴉ sɹnoɯɐ sǝl
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Maciej Serevo
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RÉINCARNATION : Peklenc - dieu slave du monde souterrain, juge divin pour remettre les mortels dans le droit chemin.
TALENT(S) : Géokinésie - Nécrose - Jugement
FACTION : Calavera, depuis toujours, fidèle clébard sans aucune intention de fuir
OCCUPATION : Sicarios, tueur à gages sans scrupules, artiste de la mort.
GENÈSE : Primus conscient - stade 4
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possessivité - Ven 11 Jan - 11:40


Sent l’urgence. Le flaire du fauve le renifle comme on renifle la puanteur des bas-fonds d’un quartier pourri. Entre les relents de moisissures et d’abandon de cette vieille baraque, la poudre qu’il a sur les doigts et le parfum bizarre de la grande perche. Elle lui rappelle son pit le jour où il l’a récupéré. Petite chose abandonnée à côté d’un tas d’ordure, fracassée, brisée par la connerie humaine. A trembler de trouille lorsqu’il s’est approché, prompte à se tirer le plus vite tout en se sachant coincée. Il ressemble à Bullet, Zadig, dans son attitude, à tirer un sourire presque invisible sur les babines du cabot. « - Prends- moi pour un con. » Pas qu’il ne l’aime pas, cette gueule. Ce serait se moquer du monde, pour y avoir laissé traîner ses doigts, frôlé de ses soupirs les lignes qu’il imprime sur sa chair. Jolie gueule, d’habitude, pas cette fois. A agiter les instincts du tueur, lui qui a été démolit tant de fois qu’il pourrait reconnaître un corps blessé sans avoir besoin d’en voir les ecchymoses. Et ça l’emmerde, le Serevo. Qu’un autre se soit cru en droit de pouvoir s’en prendre au nom qu’il a en tête de sa liste. Possessivité mal placé du tueur qui fait trop traîner son contrat. Le buter, dès le premier jour, c’est certainement ce qu’il aurait dû faire au lieu de laisser s’installer ce lien tordu qui l’empoisse et le gangrène.

Ecoute en silence, comme si les mots l’intéressaient. Pas qu’il en ait quelque chose à faire, il s’en fout. Du blabla sans intérêt. Propre de l’humain, devoir se justifier. Constamment. Perdre un temps précieux en babillages inutiles qui n’apporteront rien. Pas fait pour causer, le polonais, toujours plus prompt au silence. A l’entendre lorsqu’il l’ouvre, cette voix éraillée au grondement d’enfer. Le clébard grogne plus qu’il n’aboie. « - Et te faire abîmer par une meuf, c’était quoi, de la galanterie de ta part ? » Relève pas l’injure, elle s’inscrit directement dans son cerveau pour que plus tard ne se braque l’instinct du tueur sur la latina un peu trop téméraire. Pas bon si dans son propre camp on marche sur ses plates-bandes. Eclat torve dans la pupille qui se pose juste là, pile entre les deux yeux de la grande perche. Y graver d’un bout de lame chauffée à blanc la marque du sicario, abîmer plus encore la jolie gueule pour que ça se sache, qu’elle est déjà la chasse gardée d’un criminel. Nouveau silence de mort à l’étendue aussi froide que les doigts de la faucheuse. Le sachet qui se balance sur le lit, comme une invitation. Prend-le et tire toi, c’est là ce que lui hurle le geste. L’impatience du dealer, le pas en avant qui le prouve, annonce ce qu’il attend. Alors il ne bouge pas, Maciej toujours en appui contre sa porte, les muscles du bras prenant la forme du chambranle à trop s’y enfoncer.  

« - Détrompes-toi. » Le plaisir qu’il retire, c’est lorsqu’il est à l’origine du carnage. Pas quand il en est spectateur. « - Je ne prends aucun plaisir à voir mes cibles être abîmées par des incompétents ou des pauvres types sans importance. » Petit avertissement lancé en bord de lèvres, celles sur lesquelles rien ne s’appose. Juste cette gueule fermée, froide. L’empreinte de l’assassin, celui qui s’enlise dans son sérieux à en faire pleurer les portes de taule. Il bouge enfin, se détache lentement de son appui et s’avance. Prête une fausse attention au sachet échoué sur le plumard fatigué. Plus tard qu’il pense comme pour calmer les tambours battant de son cœur. Les bras se délient, toujours avec cette lenteur inquiétante. Phalanges en griffes qui s’ouvrent et se referment, petite distance entre eux qui ne reste que dans les centimètres qui les séparent. Que ça l’emmerde d’être à côté d’un putain d’arbre. Obligé de tendre le bras, brusquement, rapidité de l’habitude dans le geste. Pour venir écrouer la mâchoire, contraindre le corps à ployer dans sa direction, se rapprocher. Encore. « - Tu m’appartiens, Zadig. » En murmure brûlant de souffre contre la peau basanée. L’œil collé dans celui de l’autre, les doigts qui s’enfoncent un peu plus dans la chair, déforment les traits, juste pour le plaisir.

« - Tant que ton nom sera sur ma liste, intact, c’est moi qui doit abimer ta jolie gueule, personne d’autre. » Petit sourire en bord de babines, et il le relâche. Tapote avec la douceur de ces maîtres aimants leur animal de compagnie la joue abîmée


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