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I feel it as the fallen they're watching me (Cora)

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Dahlia Byrne
Dahlia Byrne
- REAL LIFE MONSTERS -
BLAZE : thinkky
CREDITS : (c) kaotika / gif: nerissa
FACE : Felicity Jones
DOLLARS : 142
SACRIFICES : 148
PORTRAIT : I feel it as the fallen they're watching me (Cora) Tumblr_pk8oui1QbK1xs4dkco7_250
ANNEES : (trente-quatre ans), l’horloge tourne, le temps s’accélère, défile devant les pupilles amorphes, et l’esprit bien trop concentré sur le travail.
CŒUR : (Célibataire), l’ex en cavale, le coeur en miettes, et le temps offert à sa carrière. S’attacher n’a jamais été de premier ordre, bien au contraire. Plus elle s’éloigne, mieux elle se porte.
RÉINCARNATION : Oiseau de mauvais augure, banshee dont les cris percent autant les tympans que les vitres.
TALENT(S) : (Cri Strident) - (Méduimnité)
FACTION : (Neutre), loin des préoccupations des mafias, loin des êtres divins. Innocence traquée, réclamée par ceux qui estiment qu’elle leur revient de droit. Protection planant au-dessus de l’âme brisée.
OCCUPATION : (Psychiatre), entourée de fous, de désespérés. Elle-même sombrant dans les méandres d’un esprit au bord de l’implosion. (Ex-médecin urgentiste), bénévole dans des pays dont les guerres feraient pâlir d’horreur les divins d’Arcadia. Rôdée à toutes les situations de crise, n’en déplaise à la Ville.
GENÈSE : (Stade 3), créature
TALON(S) D'ACHILLE : Ses patients. Son travail. Sa logique et sa raison. La mémoire qui refuse de se faire la malle.
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I feel it as the fallen they're watching me (Cora) - Sam 26 Jan - 23:11

I feel it as the fallen they're watching me


I feel it as the fallen they're watching me. They make me see, they make me see. I feel the pain and you break them and make them bleed. You make them bleed, you make them bleed




Une lente descente aux enfers, voilà dans quoi elle s’était embarquée. Il était déjà difficile de vivre avec une seconde personne dans son esprit, créature des ténèbres qui pompait de son énergie, et de sa raison. Et chaque jour la rapprochait un peu plus de la mort qu’elle détestait tant. Elle sentait, cette présence néfaste dans son cœur, ainsi que les murmures dans le creux de l’oreille. Tout n’avait fait qu’empirer, au fur et à mesure. Elle s’en rendait compte, qu’Alejandro n’était pas le plus à même de l’aider. Il était la mort, la manipulait comme si de rien n’était. Et Dahlia avait peur finalement, de n’être qu’une arme entre ses doigts, qui finirait par dépérir. Peut-être que si elle se refusait à la créature, elle finirait par disparaître, avant de faire le pire. Elle avait suffisamment de morts pour la donner d’elle-même. Pourtant, ne l’avait-elle pas fait, ce soir-là ? Fait chier, la mémoire pliait, faisait défaut, et pour quelqu’un qui s’était toujours souvenu de tout, même de sa propre agression, cela indiquait bien que quelque chose clochait. Du sang avait dû couler, et la banshee avait dû reprendre le dessus. Comme la dernière fois, ça l’avait poussé à remonter les barrières, à se couper de la réalité. Pour son propre bien.

Les doigts se glissèrent dans ses cheveux, remirent en place une mèche rebelle. Les cernes tapissaient ses yeux, depuis le début de la nouvelle année, et elle avait refusé de s’arrêter ne serait-ce qu’un seul jour pour la fêter. Elle devait l’être l’une des rares à travailler pour toutes les gardes en cette période. Ca s’expliquait assez facilement en réalité. Y’avait pas de famille de son côté. Pas de femme ou mari, pas d’enfants, les parents à l’autre bout du pays… Et sa demi-sœur disparue depuis un moment. Ce n’était que de la solitude qui pesait sur le cœur, accélérait le palpitant. Alors, à défaut de trouver une stabilité dans sa vie personnelle, elle s’oubliait dans son travail. Si on pouvait se marier à celui-ci, Dahlia aurait déjà la bague au doigt, plutôt que le regard s’accrochant à l’impossible. C’était bien son genre ça. Soupir qui quitta ses lèvres, alors qu’elle terminait de mettre de l’ordre dans son cabinet. Il n’y avait plus de patients à accueillir, pas vu l’heure. Elle avait juste le temps de nettoyer les dernières tâches de sang, ranger les dernières feuilles envolées. Il fallait dire que la journée n’avait pas été de tout repos…

Les talons résonnaient dans le parking de l’hôpital. Aujourd’hui, pour une raison obscure, elle était venue en voiture. Comme si elle avait voulu aller autre part par la suite… Alors qu’elle n’avait que son appartement où échouer, à quelques ruelles de son lieu de travail. Ce n’était pas comme si elle avait beaucoup de connaissances… Sourire triste, nostalgique, de celle qui avait tout sacrifié pour des causes bien trop grandes. Altruisme débordant, en contraste avec la solitude dont elle souffrait. Le corps s’étira, un instant, les doigts fouillèrent le sac, pour trouver ses clefs. Et elle la perçut enfin, la présence, la sensation de malaise dans ses entrailles. La main glissa jusqu’à l’arme qu’elle se trimbalait désormais. En fait, depuis qu’Alejandro l’avait emmenée à ces combats clandestins. La paranoïa avait repris le dessus, et bien qu’elle n’avait pas tiré depuis des années, elle s’était équipée. Ca lui rappelait la Syrie. Ca lui rappelait l’Irak, à la médecin fraîchement diplômée. Ca lui rappelait les horreurs que le monde était capable de produire, pour le pouvoir.

La voix s’éleva, froide, directe. « Qui va là ? Qui êtes-vous ? » Elle la percevait la silhouette, dans les ténèbres. Et elle était à attaquer, la fleur de Mexico. A faire couler le sang, pour sa survie…



CODAGE PAR AMATIS

▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪


Aux portes de mes enfers, l'ombre de mes cimetières.
ANAPHORE
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Cora Fincher
Cora Fincher
- REAL LIFE MONSTERS -
BLAZE : honey.moon ou vb
CREDITS : scythe (avatar) chrysalis (icons) lana del rey (sign)
FACE : lana del rey
DOLLARS : 117
SACRIFICES : 215
PORTRAIT : I feel it as the fallen they're watching me (Cora) Tumblr_moyzr9W4C11rdpjfqo8_250
ANNEES : 31
CŒUR : plein d'espoir ; en miettes ; solitaire ; dépendant ; amoureux ; de pierre ; en fête ; nostalgique ; vivant ; à prendre ; mort ; passionné ; volage ; à jeter
RÉINCARNATION : baku
TALENT(S) : onirisme - toucher fatigant
FACTION : sans ; murmure à l'oreille d'Alfonso Brazzi
OCCUPATION : dealeuse de sommeil, artiste au Piada Bar
GENÈSE : créature dans les gênes, éveillée à seize ans (stade 3)
TALON(S) D'ACHILLE : secrets amassés dans les songes
RUNNING GUN BLUES :
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MURDERED LOVE
Got a secret. Can you keep it? Swear this one you'll save. Better lock it, in your pocket taking this one to the grave.

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I feel it as the fallen they're watching me (Cora) - Dim 27 Jan - 15:21

I feel it as the fallen they're watching me.



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Dahlia Byrne & Cora Fincher


Ca lui avait déchiré le coeur. Pas vraiment de tomber sur le nom de sa soeur. Plutôt de sentir ses entrailles gonflées de peine et de regrets. De faire face après toutes ces années, à cette inexorable vérité. Dahlia n’avait jamais cessé de lui manquer. Dahlia n’était peut-être pas l’aînée dont elle rêvait ; et elle avait sûrement occupé trop de place dans cette famille bancale où Cora n’était que tolérée. Mais le jour où elle était partie, c’était ses mots à elle qu’avait braillé le combiné. Supplique inécoutée, ignorée même et balayée, occultée pour satisfaire sa rancoeur et ses rêves d’espace et de grandeur. Dahlia avait été la seule à tenter de la retenir.

Éclat lunaire parmi les ombres, la diva a troqué ses habits de scène pour une tenue discrète. Elle arpente les rues sombres, l’orée de l’hôpital sur un parking presque désert. Les cheveux rassemblés de côté, les iris étoilés attentifs aux mouvements, rares à cette heure avancée.

Entre ses doigts, elle fait toujours danser la carte dérobée. Sobre, un fond de pénombre et des lettres dorées. Dr Dahlia Byrne, psychiatre - Hôpital d’Arcadia, lit-elle encore sans s’arrêter. Et c’est la troisième fois qu’elle la voit. Troisième fois qu’elle s’approche comme nuage de fumée de son lieu de travail. Troisième fois qu’elle observe. Troisième fois qu’elle attend. Le bon moment. Ou de savoir si ça en vaut la peine. Si la soeur abandonnée il y a plus de dix ans doit refaire un bond dans sa vie. Pour y rester, peut-être ?  
Elle n’en sait, Cora. Elle n’y a pas réfléchi. Ou alors beaucoup trop, et la réponse n’est pas sortie du lot. Elle a choisi l’élan. L’approche sans le moindre calcul.

Ses gestes sont nerveux, la démarche malhabile. Elle s’interdit la nicotine, de peur de se laisser distraire par les ronds de vapeur, et la jouissance qu’elle procure. Elle contemple la porte qu’elle voit enfin s’ouvrir, et confinée dans une alcôve, prête une oreille attentive au claquement des talons sur le sol marmoréen.
Elle descend prudemment les marches du perron, Dahlia. Drapée dans cette aura palichonne aux reflets argentés, que la diva lui a reconnu déjà la première fois qu’elle l’a revue.

Et c’est peut-être ça qui a fini par la décider. Parce que la demi-soeur évaporée s’attendait à tout sauf à la retrouver affublée de ce trait particulier. Habitée comme elle, la carcasse fluette accueillant l’âme esseulée d’une créature. Sans doute la seule chose que les deux ont en commun, maintenant, en dehors d’un père et de vieux souvenirs.  

Discrète cette fois alors qu’elle n’est qu’extravagance, la chimère japonaise s’avance en rasant les ténèbres. Simple paire de baskets à la place des talons, encourage une approche silencieuse. Le myocarde détale quand la belle se retourne. Les jambes ancrées au sol, la diva se retrouve incapable de faire demi-tour.

« Ta voix n’a pas changé ». Elle provoque, le coeur gonflé d’adrénaline mais projette l’illusion de savoir ce qu’elle fait. « Tu vas vraiment tirer ? » Prunelles dardées sur l’arme qu’elle devine, la créature se place enfin dans la lumière. Elle détaille son visage, ses traits, la bouille encore enfantine. Le poids des épreuves et des années flanqué dans les rétines. « Toi aussi, tu m’as manqué ».

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the dreamcatcher.

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I feel it as the fallen they're watching me (Cora) - Mer 30 Jan - 16:30

I feel it as the fallen they're watching me.



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Dahlia Byrne & Cora Fincher


Tremblements contrôlés, calme offert en pâture à la personne qui s’était rapprochée, à cette ombre qu’elle percevait plus que voyait. Ces derniers temps, elle avait été d’autant plus sur ses gardes Dahlia qu’elle se rendait compte que le monde était loin d’être ce qu’il prétendait être. Aussi, elle avait compris qu’elle-même avait changé, forcée d’abandonner son humanité pour quelque chose de plus bâtard, de plus fragile. Banshee qui se berçait d’illusions, qu’on arrachait à sa normalité pour la plonger dans un bain d’eau glacée. Le réveil s’était fait dans la même violence que sa mort. Peut-être n’était-elle pas tombée sur la personne la plus pédagogue pour évoquer les divinités et créatures peuplant cette terre. Ou alors était-ce sa propre façon de fonctionner qui n’était pas compatible avec ce qu’elle apprenait. Un monde trop magique, trop fantaisiste pour la rationnelle qu’elle était. Il avait fallu longtemps après tout, pour accepter ne serait-ce que les premiers éclats de sa nature. Tout avait changé du tout au tout en six mois. Certains feraient cela comme une renaissance, comme une nouvelle vie à utiliser au maximum. En réalité, c’était une malédiction pour Dahlia. Mort portée comme un étendard, flamme lumineuse au milieu des papillons de nuit, elle attirait tous les êtres que cet hôpital n’avait pas pu sauver, tous ceux qui avaient péri dans une guerre des clans absolument minables…

L’arme ne pouvait pas, canon toujours pointée vers les ténèbres. Une divinité maléfique l’aurait attaquée, aurait fait preuve de violence à son égard. Elle avait cru comprendre, à la réaction d’Alejandro, qu’elle aurait plus d’un souci à cause de celle qui partageait aujourd’hui sa carcasse. Ca pourrait commencer à présent…

Mais la voix n’était pas celle d’une inconnue. Les paupières papillonnèrent un instant, le temps que les connexions se fassent dans son esprit. Evidemment, qu’elle ne l’avait pas oublié Dahlia, puisqu’elle n’oubliait rien de son existence. « Cora ? » L’étonnement perceptible, le vrai nom qui avait failli lui échapper, avant de se rappeler que sa sœur ne supportait pas son prénom entier. Bourde évitée, de peu, même si l’arme mit quelques secondes de plus avant de se baisser. « Je ne vais pas te tirer dessus non. Même si ce n’est pas passé loin. » Autant être honnête avec elle, l’américaine n’appréciant guère de se faire surprendre. Encore moins depuis son agression. Encore moins depuis Alejandro, et ses plans foireux. Les doigts glissèrent dans les cheveux, teinture aujourd’hui parfaite, et l’arme se rangea dans la foulée. « Tu m’as fait peur. » Dire que Dahlia n’était pas reconnue pour sa violence ou sa paranoïa, et qu’aujourd’hui elle sombrait dedans… Certains ne la reconnaîtraient pas, dans ceux qui l’avaient connue. Mais y’en avait bien peu, elle préférant la solitude, et son travail. C’était aussi pour cela qu’elle s’était éloignée des siens, eux voulant une descendance, des petits-enfants à chérir. Et elle n’en ayant toujours pas, à l’aube de ses trente-cinq ans.

« Tu es partie sans réellement donner de nouvelles sur ces dix dernières années Cora. » La grande sœur qui se réveillait, lui en voulait un peu quand même, de l’avoir maintenue à l’écart. Elle avait essayé de l’appeler la psychiatre, d’entrer en contact avec elle… Mais rien. Aucun retour, depuis sa fuite, aucun message. Et comme à chaque fois, elle avait fini par laisser tomber, attendre que l’autre revienne. Puis, avec le temps, elle avait pensé à sa mort, s’était attendue à ce qu’on lui annonce le décès de celle-ci. « Tu m’as manqué, je ne pensais pas te revoir à Arcadia. » Et à force de la regarder, y’avait quelque chose qui la dérangeait Dahlia. Comme si la créature secouait ses entrailles pour lui signaler de regarder la silhouette d’un peu plus près… Et de ce qui se cachait derrière.


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I feel it as the fallen they're watching me (Cora) - Dim 10 Fév - 22:15

I feel it as the fallen they're watching me.



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Dahlia Byrne & Cora Fincher


Silence et regards échangés. Le canon braqué sur elle s’abaisse lentement, et les rayons lointains des réverbères révèlent l’éclat du métal dans un éclair de lumière. Hors de danger le corps de la diva se détend par réflexe. Elle entend son prénom prononcé, lit sur le visage étonné que sa soeur de sang l’a bel et bien reconnue ; la pâleur de sa peau contraste dans l’obscurité et les mimiques esquissées les unes après les autres sont parfaitement discernables. Ca lui arrache un sourire, à Cora. Rictus en coin qui fait remonter la lèvre accidentée et rend sa moue unique.

« Désolée ». Elle ne voulait pas l’effrayer. Certainement la surprendre comme toute artiste qui se respecte. « C’est la tienne ? ». La créature désigne la voiture la plus proche du menton. Elle s’en approche et s’accole au capot, croise les jambes et regarde Dahlia. Longtemps. Examinant, l’aura, les traits vieillis par les années, repérant la fatigue. Elle hausse les épaules au reproche, et cherche la barre salvatrice dans la poche intérieure de sa veste. Rouleau de nicotine qu’elle coince entre ses lippes avant de faire barrage avec sa main devant l'extrémité. Fait jaillir la flamme d’un zippo de famille malmenée par la brise, pour allumer le graal qui rougit sous le feu.

Nuage de fumée qu’elle aspire et recrache aussitôt, tête penchée en arrière, comme si rien d’autre ne comptait. Trois bouffées qui s’enchaînent escortées de silence, et les iris étoilés plongent dans ceux de Dahlia. La diva n’avait rien préparé avant de revenir sur ses pas et de se montrer. Elle n’a pas de discours particulier ni même d’idée précise de ce qu’elle doit lui dire. Elle est dix ans plus tard, l’envie inexplicable de la retrouver. La curiosité piquée au vif depuis qu’elle lui a vu ce halo argenté si semblable à celui qu’elle arbore.  

« Je ne pensais pas te revoir tout court ». Réplique un peu brutale qui n’a pas vocation de la blesser, mais le fera sans doute. Cora a pris la fuite, comme elle le fait toujours quand les choses la dépassent. Le contraire de sa soeur qui affronte les problèmes et se relève, ce même visiblement lorsqu’elle est laissée pour morte…

« Mais je suis contente que le destin en ait décidé autrement ». Et de l’avoir forcé un peu, sans doute. Dahlia, elle ne l’a jamais détestée. Jalousée à outrance, pour la place qu’elle occupait dans cette famille ; pour sa terrible perfection aux yeux du monde, pour l’attention qu’elle attirait sur elle. Mais aujourd’hui, il n’y a plus de famille et ça fait si longtemps… Tout ça n’a plus d’importance.

« Il s’est passé beaucoup de choses », souffle-t-elle sans conviction pour justifier son silence. Artiste ratée. Complice dans une histoire de meurtre. Que pouvait-elle lui apporter, si ce n’était des ennuis ? « Et en même temps, il y a très peu à dire ». Elle anticipe les questions sur sa vie, sur tout ce qui aurait pu l’empêcher de faire son retour bien avant. Cora n’a pas envie de raconter. « Crois-moi, c’était mieux comme ça ».

Elle avale une bouffée, darde ses prunelles sur le sol et regarde les reflets danser dans une tâche d’huile. « Et ça, ça fait longtemps ? ». Cette fois, elle désigne sa soeur du menton. Contemple la poitrine où se love à présent une entité mythique.  

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Dahlia Byrne
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I feel it as the fallen they're watching me (Cora) - Jeu 14 Mar - 20:43

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Dahlia Byrne & Cora Fincher


Etonnement dans les pupilles, quand elle percevait la silhouette de sa demi-sœur. Des années avaient passé, des années s’étaient brisées sur leur visage respectif. Elles avaient vieilli, chacune de leur côté, s’étaient déchirées aussi. Dahlia savait à quel point Cora n’était pas appréciée au sein de la cellule familiale, notamment par sa mère. Après tout, cette aventure extra-conjugale mettait un terme à une belle histoire, était comme un grain de sable dans l’engrenage. Il avait fallu voir les années passer, pour comprendre tout cela. Au début, Cora était proche d’une petite sœur oui. Un être à protéger, à qui apprendre les ficelles d’une vie… Mais elle la voyait trop peu, finalement. Puis y’avait eu la fuite, point d’orgue de leur relation, point final aussi. L’américaine n’avait jamais aimé retenir les gens contre leur gré. Elle les regardait aller et venir, s’accrocher pour mieux voler de leurs propres ailes par la suite. Elle s’y était habituée, à tout ça, continuait à s’en foutre, un sourire aux lèvres. La psychiatre avait toujours été ainsi, à toujours vouloir tendre la main, qu’importait le silence en retour.

« Oui, c’est la mienne. » Réaction par rapport à la demande, voiture laissée là depuis… Plusieurs jours. Peut-être parce qu’elle aimait rentrer à pied, malgré tout ce qui lui tombait sur la tête, toutes les voix qu’elle percevait. Cependant, avoir la voiture était aussi une façon de se détendre, si besoin de partir vite il y avait. Sourire aux lèvres face aux propos suivants, aussi violents que révélateurs concernant Cora. L’arme fut rangée dans la foulée, pour ne pas tenter le diable. Ou la mort, bien qu’elle l’attirait inexorablement. « Il faut croire que je suis faite pour revenir t’embêter. » Regard de la grande sœur sur la plus jeune, protection assumée par le passé. Dernier appel qui s’était soldé par la fuite. Et y’avait toujours eu un coin de son esprit occupé par Cora, dont aucune nouvelle ne lui était parvenue. C’était aussi pour oublier cela, l’absence, la famille, qu’elle avait fini aux quatre coins du monde, qu’elle avait fui. D’ailleurs, elle ne retournait plus voir ses parents aujourd’hui. Certainement qu’ils finiront par l’oublier, et c’était peut-être le mieux à faire, vu le monstre qui s’était glissé dans sa poitrine…

« Si tu as besoin d’en parler, sache que je suis toujours disponible. » Pause. Réflexion. Elle proposait cette option à tellement de personnes. Et au fur et à mesure, elle se vaccinait de ses propres émotions, les effaçait pour mieux se contrôler. « En tant que sœur, pas en tant que psy. » C’était un peu le problème de ce métier. Même les rares amis finissaient par se croire analyser en permanence, avoir l’impression de se confier à un professionnel du domaine plutôt qu’à un proche. Pourtant, Dahlia faisait tout pour que cela ne se perçoive pas. Peine perdue. « Si c’était le mieux pour toi, je peux comprendre. » Prendre soin de soi, avant les autres. Si seulement elle appliquait ce conseil elle aussi, celui qu’elle offrait à tous. Peut-être qu’elle irait mieux, peut-être qu’elle arrêterait de chercher le bonheur chez les autres. Vie par procuration diront certains, et ils n’auraient pas tort.

Ca, et ça apparaît comme une évidence. Cora non plus n’était plus seule. Elle semblait juste… Tellement plus sereine avec ce qui l’habitait, quoi que ce soit. D’ailleurs, Dahlia ne reconnaissait rien, trop peu familière avec ses nouvelles capacités. Déjà, elle avait en partie accepté la banshee, avec l’aide d’Alejandro. Maintenant, il faudrait du temps pour s’y adapter entièrement, et la comprendre. « Quelques mois. » Accident toujours récent dans la mémoire. Hypermnésie effrayante, relassant sans cesse les minutes précédant la mort. Juin. Ca paraissait si proche, et à la fois si lointain. « Je m’y habitue. » Question anticipée, surtout pour éviter d’autres interrogations. Elle n’avait toujours pas pris l’habitude d’en parler, paranoïa ancrée dans l’esprit de la banshee. « Et je peux percevoir la tienne… » Depuis combien de temps pour toi ? Les secrets, il y en avait toujours eu finalement…  


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I feel it as the fallen they're watching me (Cora) - Sam 6 Avr - 18:53

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Dahlia Byrne & Cora Fincher


La lèvre supérieure à demi retroussée, Cora échappe un rire léger. La réflexion de la banshee à propos du dialogue lui fait prendre conscience de ce qu’elle est devenue. Et ce n’est pas au monstre qu’elle songe mais bien à son métier. Psychiatre, comme l’indiquent l’écriteau doré à l’entrée du hall, et ses cartes de visite. « Je sais ». La réponse un peu brute, elle dévie son regard. Parce qu’elle n’a pas changé, Dahlia. Toujours là pour les autres. Toujours prête à sauver le monde. Parfaite, en somme. Elle l’avait tellement jalousée pour ça, plus jeune. Pour attirer toujours l’attention et susciter l’admiration là où elle-même ne restait qu’un problème ; une erreur ; un caillou sous une semelle.
Aujourd’hui, ça n’avait plus d’importance. Elle se sentait presque un peu bête de lui en avoir voulu. Mais c’était du passé, et Cora ne regardait jamais derrière elle...
Deux opposées, l’une égoïste, extravagante, lâche, l’autre altruiste, discrète et courageuse, se retrouvaient après des années de distance et se découvraient un point commun. Ca, oui, la chimère tapie sous la carcasse que la première venait de désigner.

« C’est récent... » Elle constate, réflexion personnelle qu’elle se fait à voix basse, les prunelles balayant la silhouette fraternelle sans interruption. Nouvelle absorption de tabac, l’attrape-rêve finit par flanquer ses iris étoilés dans le regard de la belle. Drapée à nouveau de silence, elle semble ne plus pouvoir s’en détacher.

Elle sait pour elle aussi. Capacité commune aux créatures de leur espèce, elle peuvent se reconnaître entre elles. Pourtant, les deux sont différentes. L’une habitée depuis toujours, et l’autre, revenue à la vie pour héberger ce nouvel être.

Elle acquiesce, Cora. Ne voit pas l’utilité de démentir mais ne souhaite pas s’attarder sur son cas. Ses premiers pas en tant que spécimen d’une race minoritaire ne lui évoquent pas de bons souvenirs. Elle préfère la baku qu’elle est devenue. Puissante, alerte, et fière de sa maîtrise. Certaine d’avoir sa place, plutôt qu’à se poser mille et une questions.

« Allons dîner quelque part ». Le corps s’étire, la léthargie s’envole et les membres s’animent. « Tu veux bien ? »  La diva se recule, contourne la voiture et s’invite du côté passager. La barre de nicotine est réduite en fumée, et le mégot écrasé, puis cueilli et glissé respectueusement dans un compartiment de son sac à mains. Les doigts s’agrippent à la poignée, quand un sourire satisfait éclaire sobrement son visage. « N’importe où, ce sera mieux qu’un parking pour discuter ».

Il semble que l’appréhension ressentie aux prémices de la rencontre se soit dissipée. Cora se sent prête, étrangement, et se dit que peut-être, pour la première fois, les rôles pourraient se voir inversés. Elle se demande d’ailleurs si Dahlia apprendrait de sa propre expérience ou si elle se fait des idées. Il se peut qu’elle soit déjà bien renseignée et à l’aise ; elle n’a pas l’air trop perturbée, mais il faut dire qu’elle a toujours été secrète.

« Au fait, comment c’est arrivé ? » Elle détourne la tête pour mieux la confronter  une fois les deux corps installés sur les sièges confortables. Aussi douloureuse soit-elle, elle se dit que la question lui permettra d’en savoir davantage, et qu’il vaut mieux commencer par là...

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the dreamcatcher.

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Dahlia Byrne
Dahlia Byrne
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ANNEES : (trente-quatre ans), l’horloge tourne, le temps s’accélère, défile devant les pupilles amorphes, et l’esprit bien trop concentré sur le travail.
CŒUR : (Célibataire), l’ex en cavale, le coeur en miettes, et le temps offert à sa carrière. S’attacher n’a jamais été de premier ordre, bien au contraire. Plus elle s’éloigne, mieux elle se porte.
RÉINCARNATION : Oiseau de mauvais augure, banshee dont les cris percent autant les tympans que les vitres.
TALENT(S) : (Cri Strident) - (Méduimnité)
FACTION : (Neutre), loin des préoccupations des mafias, loin des êtres divins. Innocence traquée, réclamée par ceux qui estiment qu’elle leur revient de droit. Protection planant au-dessus de l’âme brisée.
OCCUPATION : (Psychiatre), entourée de fous, de désespérés. Elle-même sombrant dans les méandres d’un esprit au bord de l’implosion. (Ex-médecin urgentiste), bénévole dans des pays dont les guerres feraient pâlir d’horreur les divins d’Arcadia. Rôdée à toutes les situations de crise, n’en déplaise à la Ville.
GENÈSE : (Stade 3), créature
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I feel it as the fallen they're watching me (Cora) - Mar 14 Mai - 16:35

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Dahlia Byrne & Cora Fincher


Les regards se heurtaient, le passé revenait, tel une marée s’étant retirée pour mieux s’écraser sur la plage. Peut-être que Dahlia était condamnée à revenir auprès de Cora, à lui attraper la main pour ne plus la voir fuir. A moins, qu’une nouvelle fois, celle-ci s’efface, se décide à suivre encore une autre personne. Et elle la laisserait faire, la laisserait vivre sa vie, quelle que soit la douleur, le déchirement d’un autre départ. Cora n’était plus une adolescente, plus une enfant. Parfois, il fallait les laisser s’envoler, encore et toujours. Oublier les souffrances laissées derrière, juste sourire pour faire croire que tout irait toujours bien. L’américaine avait fini par agir de la sorte en permanence, pour ne pas qu’on s’inquiète pour elle. Pourtant, il y a quinze ans, elle avait appelé Cora, en quête de réponses, s’était accrochée un peu trop à la voix au bout du combiné, juste pour ne pas avoir la solitude en retour… Et ça n’avait servi à rien. Elle n’avait jamais su, ne saurait probablement jamais ce qui avait poussé sa sœur à agir de la sorte. Parce qu’elle voulait croire Dahlia, qu’il y avait autre chose que juste une place que l’autre n’avait pas trouvé… Mais elle n’en saurait jamais rien.

« Oui. » Pause. « J’ai appris qu’on pouvait se retrouver avec une deuxième âme dans notre corps en frôlant la mort. » Un léger rire lui échappa. « Comme si j’avais eu envie de ça… » Propos qui se terminèrent dans un murmure. Que faisait-elle ? Qu’avait-elle mérité pour se retrouver avec une seconde voix dans le crâne, bientôt suivie par de multiples autres. Entendre les morts, elle ne l’avait jamais voulu. Pour elle travaillant dans un hôpital, les journées devenaient rapidement longues et éreintantes. Parfois, les nerfs en pâtissaient, et garder le contrôle se révélait impossible. Il fallait alors prendre du recul, tout en espérant que personne ne verrait l’état dans lequel elle était.

Mots de sa sœur qui la ramenèrent dans le présent, et elle hocha doucement la tête pour donner son accord. « Tu as raison, ce sera moins glauque qu’un tel parking. » Et certaines informations pourront être évoquées plus facilement au détour d’un repas plutôt qu’ici. Trop de collègues qui pouvaient débarquer à n’importe quel moment… « Tu as un endroit particulier en tête ? » Autant demander avant de prendre une décision. Une main dans la poche, pour en ressortir la clef de la voiture, et déverrouiller celle-ci, avant de grimper à l’intérieur à la suite de Cora, côté conducteur cette fois. Un léger soupir avant de démarrer le moteur, pour s’arrêter à la question de sa sœur. Toujours la même qui revenait, une fois la créature révélée. « Je suis morte. » Cash, pour ne pas y aller par quatre chemins, pour ne pas adoucir la vérité. « Je me suis fait agresser un soir en sortant du travail, sur ce même parking. » Le sourire se transforma en grimace sur son visage. « J’ai eu de la chance d’être juste à côté de l’hôpital. » Dans son cas, un peu de bonheur dans son malheur…

Et elle entreprit de démarrer la voiture, de quitter sa place de parking, et rejoindre la route jusqu’à un restaurant pas trop loin. « J’ai aussi rencontré des gens étranges. » Pause. Que devait-elle dire ? Que pouvait-elle dire aujourd’hui ? Peut-être que Cora n’était au courant de rien sur cette partie-là. Les créatures étaient déjà un gros morceau à avaler, savait-elle pour le reste ? Ce n’était plus le temps de réfléchir. « Je n’aurais jamais pu croire que les dieux existaient non plus. » C’était lâché, comme une bombe prête à tout raser sur son passage…  


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Aux portes de mes enfers, l'ombre de mes cimetières.
ANAPHORE
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Cora Fincher
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TALENT(S) : onirisme - toucher fatigant
FACTION : sans ; murmure à l'oreille d'Alfonso Brazzi
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GENÈSE : créature dans les gênes, éveillée à seize ans (stade 3)
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I feel it as the fallen they're watching me (Cora) - Ven 7 Juin - 22:48

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Dahlia Byrne & Cora Fincher


Vrombissement de moteur, les voyants du tableau de bord s'éclairent, et les deux créatures bouclent en même temps leur ceinture. Au premier plan de la voiture, les mouvements des deux soeurs se reflètent un instant dans une symétrie parfaite. L’image est amusante, pleine de sens, quand on sait à quel point leurs situations respectives les rapprochent désormais en dépit de leurs différences.

A la question de son aînée, la diva tord le nez, pensive, et brandit un index impeccablement manucuré par dessus son épaule. Son visage emprunte aussi la direction désignée ; « Tu aimes la cuisine asiatique ? ». Au Texas, on ne variait que rarement les plaisirs. « Je connais un vietnamien sympa à quelques rues d’ici. C’est cosy et délicieux ». Une enseigne terrée, presque secrète, accessible depuis les ruelles mais qui a fait sa réputation pour ses mets de qualité. Découverte au bras d’un client qui a eu un jour le bon goût de l’y inviter, elle fait depuis le bonheur de la Marchande de Rêves et de Sommeil.

La réponse à sa question sur les circonstances de la transformation ne lui tire pas la moindre réaction. Machinalement, Cora déverrouille son téléphone et enclenche la fonction GPS. Elle prend son temps pour y taper l’adresse, et le silence envahit l’habitacle. Que dit-on à quelqu’un qui a affronté la Mort ? « Je n’ai pas connu ça ». Certainement pas ce genre de chose. Mais comme ses lèvres se descellent, la chanteuse du Piada ne cherche pas à épater par son discours. Faisant le parallèle, elle se demande à quel point ça a pu la changer. Il y a si longtemps qu’elle ne l’a pas vue, et pourtant, Dahlia lui semble être restée la même.

« Une chance, oui ». Dans un murmure, elle lui accorde tout de même l’évidence. Sa façon bien à elle de lui faire comprendre qu’elle préfère la retrouver comme ça plutôt qu’entre quatre planches. « J’espère que tu fais plus attention. Ca n’en avait pas l’air ». Les iris étoilés dardent la silhouette installée au volant. Le regard jusque là fuyant se fait accusateur, et s’accompagne d’un rictus tout aussi réprobateur qu’amusé. Toujours compliqué de déballer ses sentiments avec Dahlia. Pourtant la créature ne plaisante pas. Agressée mortellement sur un parking et voilà qu’elle s’y retrouve encore soir après soir. Cora fait battre ses longs cils et son timbre de voix se charge de reproches ; c’est ainsi qu’elle s’inquiète. « Tu n’as pas peur qu’il recommence ? » Il, elle, peu importe. Les yeux rivés sur l’écran de portable, reflétant les lumières, la cadette passe à autre chose. Elle guette le prochain croisement, et joue les co-pilotes.
 
A ses dernières remarques, la soeur tout juste retrouvée fait s’élever les pupilles. Les lèvres pleines s’étirent et la diva ricane ;  « Chérie, nous sommes des gens étranges ». Cora retrouve ses marques et reprend de l’aisance. Ses jambes nues s’entrechoquent et se croisent sous le siège passager, tandis que ses doigts fins martèlent le bord de la fenêtre. Déjà besoin d’une autre cigarette. La mention des divins lui fait tourner la tête quand la voiture s’engage dans la dernière ruelle. Elle-même en sait bien moins qu’elle ne devrait à leur sujet depuis le temps qu’elle fait partie de cet univers parallèle. « Je crois que nous ne sommes pas au bout de nos surprises ». Elle hausse les épaules en claquant la portière. Les deux silhouettes s’éloignent de la citadine et la diva s’allume une barre de nicotine. La flamme rougeoie dans la pénombre qui les guide et l’artiste se plante au coeur d’une rue déserte. « C’est juste là ». Du menton elle désigne une lourde porte en bois au bout de quelques marches en contrebas. Le cliché parfait des repaires de lascars ou de leurs lieux de perdition. Impressionnant voire inquiétant quand on ne connaît pas l’endroit.

Les yeux de chat se perdent dans la nuit étoilée. Un nuage de fumée vient gâcher l’horizon et la sèche à moitié entamée voit ses cendres emportées par le vent. « Tu te sens différente ? » Le regard capte les prunelles voisines, et cherchent à savoir absolument.

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