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Lie to me ☾☾☾ Javier

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Lie to me ☾☾☾ Javier - Lun 4 Fév - 2:19


Lie to me ☾☾☾ Javier RS4JAbX


Un mois ? Peut-être plus. Il ne sait plus, Nemo. Il erre dans un bocal trop grand, dans lequel pourtant il arrive pas à oublier. Y'a ce feu intérieur qu'il parvient pas à calmer, une langue de feu qui lui transperce la cervelle trop efficacement. Et il a l'impression que, trop souvent, ça lui tiraille dans le crâne. Que la cicatrice, désormais, s'éveille parfois pour lui rappeler ses fautes et ses pêchés. Il s'est perdu dans des prières sans plus aucun sens, dans de la sueur sans plus aucun fond. L'essoufflement permanent, du sport à ne plus savoir quoi faire, à en désespérer les médecins qui lui disent de cesser de s'agiter. Et le voici encore pourtant à faire des jeu de jambes, à esquiver les coups d'un comparse pour lui en renvoyer, avant de tourner autour d'un sac suspendu. Comme s'il voulait cacher les battements de coeur par le bruit des coups. Ou peut-être que c'est l'absence de ceux-ci qui le font paniquer. Il ne sait plus rien, Nemesio. Ne se souvient plus de la fin de l'histoire, comme s'il s'était endormi avant la fin du film et qu'il y avait eu personne pour lui raconter ce qu'il en avait été. Que la police pour lui dire qu'il avait sauvé la vie d'un type apparemment. Avec cette méfiance naturelle qu'ils peuvent avoir. Affaire classée, Javier Harvey n'a déposé aucune plainte. Ni contre lui, ni contre personne. Il se souvient plus de cette tentative désespérée de la raccrocher à la vie qu'il n'a plus, de toute manière. Se souvient de plus grand-chose des confessions de ce soir-là. Ne sait plus ce qu'il a dit, entre le choc et l'alcool, entre la perte de sang et tout ce qu'il pouvait y avoir dedans. Mais il se souvient, quelque part, des coups qui sont tombés, des lèvres qui se sont trouvées. Et comme à chaque fois, Nemo, il frappe plus fort, après s'être arrêté quelques secondes.

Nemo, il est perdu.
Dans un océan, noyé.
Sans plus rien, usé.

Il a beau regardé autour, il n'y a aucune réponse dans le paysage. Y'a que son refus de sortir de nouveau dans la boîte. Et les gars autour qui se demandent ce qui a pu se passer. Qui voient plus non plus le patron traîner dans la boîte. Y'a des questions, ouais, qu'ils osent pas poser. Le seul qui a essayé s'est pris un regard noir, à défaut d'un coup de poing. Et ils connaissent juste ce qu'il faut de Nemesio pour savoir qu'il a la rancune tenace. Pas assez pour se douter de la vérité. Alors ils ont plus insisté. Alors ils ont arrêté, ouais, de lui proposer. C'est maintenant sûr que ça fait plus d'un mois, que Nemesio, il parle plus, il vit plus. Il dort, il bosse, il court, il boxe. Et parfois, il respire un peu, avant que ça se retrouve de nouveau bloqué dans un coin de crâne. Comme si les poumons s'étaient délogés de leur place, de ce carcan trop précieux, pour aller se loger dans les synapses et qu'ils veulent y crever aussi. Comme s'ils espéraient que la plaie s'ouvre de nouveau pour s'échapper avec le sang, telle une évasion déjà toute calculée. Du coup, il a souvent la tête qui tourne, les jambes qui tremblent, le corps qui flanche. Et il se pose, prétexte que c'est juste sa blessure qui fait des siennes. Sans préciser laquelle c'est. Sans préciser que c'est celle à l'âme qui persiste. Dans la nuit, quand il tente de dormir, y'a ces flashs qui reviennent. Le sang sur les mains, l'autre bouche contre la sienne. Et il se réveille en sueur, voudrait hurler au mensonge mais y'a les mots qui sont comme des morts, dans cette gorge putride. Et il regarde ses mains, à la lueur des rues qui se reflètent dans les fenêtres. Il regarde les vallées brûlées, carbonisées, dans lesquelles plus aucune herbe n'est sensée repousser. Nemo, il se déteste.

C'est peut-être pour plus faire de cauchemar qu'il est venu, cette nuit. Pour plus sentir la sueur glacée sur sa peau brûlante. Pour plus voir dans ses rêves son visage, à l'autre. Peut-être aussi pour que les poumons reviennent à leur place, qu'ils arrêtent de hurler qu'ils ont besoin d'une bouffée d'oxygène alors qu'il arrête pas d'en prendre. Pour que tout cesse, pour signer les adieux, après les explications à réclamer. Peut-être pour ça qu'il boit pas tant que ça, Nemesio. Trop perdu, encore, toujours. Et qu'il regarde autour, toujours autour, à la recherche d'un visage familier sans l'être. Trop connu pour s'oublier si facilement. Pourtant, Nemo, il a passé sa vie à vouloir oublier les gens. À réussir en bonne partie, à vrai dire. Nouvelle gorgée, quand enfin, il le perçoit. Un bout de nez, qui lui fait redresser immédiatement la tête. Il l'a vu, avant d'être vu. Tel un prédateur avec sa proie. Mais le cabot est plus assez entraîné, faut croire. Parce que Javier fini par le voir, aussi. Y'a cet échange de regard qui se fait, ce truc terrible qui se passe. Qui le fait se figer, à Nemo. Il peut que le regarder, au départ, fuir la scène. Et dans la foule, la silhouette qui le hante se mêle. Mais il a cette hargne propre à lui, Nemo. Et il se faufile entre les imbéciles, se prend pour un Moïse sans la prétention qui irait avec. Il a de la chance, aussi, d'être si grand. Alors il arrive à le rattraper, ce Javier qu'il a tant maudit à ses réveils brutaux. Une pogne qui se fait écharpe autour d'un bras, qui le retient de se barrer plus loin encore. Et sur le coup, il manque de le lâcher, parce que ça lui semble trop terrible comme geste. Trop brusque, trop fort aussi. Et pourtant, il le force à lui faire face, en tirant encore, en le confrontant à son regard. La bouche qui s'ouvre, sans aucun son pour en sortir. On les bouscule un peu, ils sont dans un passage. Le regard de Nemo qui suit la nana qui a fait ça, déjà loin, repartie pour s'amuser. Et finalement, il en revient à Javier. Et il mime finalement juste un mot, dans le bruit assourdissant soudainement de la boîte. Et maintenant ?
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Dickson Wazowski
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FACE : Michiel Huisman
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SACRIFICES : 83
PORTRAIT : Lie to me ☾☾☾ Javier 1557959934-ekgd
ANNEES : 42 ans
CŒUR : Divorcé.
RÉINCARNATION : Heimdall
FACTION : Neutre
OCCUPATION : Capitaine de Police
GENÈSE : Primus
TALON(S) D'ACHILLE : Soledad, Sa fille.
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Lie to me ☾☾☾ Javier - Mar 12 Fév - 23:18


Break your wall

J'ai passé de longues semaines à essayer d'oublier, d'oublier que tu me plais, que tu as un truc qui me rend fou, que toi et ta sale gueule de con, vous me faites envies. J'ai passé tellement de temps avec Camille à essayer de me remettre de mes conneries, de ce que j'ai pu faire, essayer de me souvenir du moindre moment ou la bête aurait pu prendre le dessus, mais je n'ai aucune explication. Ton visage, tes mots à ce moment, j'ai plus que ça en tête, tu avais l'air d'avoir besoin d'aide, besoin de quelqu'un, mais c'est ton crâne qui était fracassé. Le sang partout, j'ai sûrement craqué et je crois que je m'en voudrais encore pour plusieurs années. Même si j'ai finalement reprit le boulot comme si de rien été, je n'ai plus jamais approché tes amis, simple signe de la main comme salutation offerte à ceux qui m'ont accueilli comme quelqu'un de normal. Je ne te revois plus, tu n'as sûrement plus envie de voir ma salle gueule et je crois que moi non plus, je n'aimerais pas que tu la revois. C'est pourtant toi qui m'a frappé le premier, coup mérité, mais c'est aussi toi qui est revenu prendre mes lèvres. Est-ce qu'un jour tu viendras pour autre chose que me casser la gueule ? Est-ce qu'on aura une soirée sans coup de poing dans la gueule ? J'en sais rien, de toute façon il faudrait déjà que je te recroise et il semblerait que tu fuis l'endroit. Alors j'ai finalement plus cherché à croiser ton regard, c'est peut-être mieux comme ça, pas vrai ? Camille ne me retrouvera plus dans des états pas possible et il n'aura plus à s'occuper de moi comme d'un chiot blessé. Plus besoin de m'offrir son cou pour calmer ce que tu créais en moi. Passion, haine et violence, ça ne fait pas vraiment une bonne équipe.

Je me balade dans la boite, regarde si le monde s'amuse, je profite aussi du moment, de cette soirée calme,du fait que je n'ai pas faim ce soir. Je ne dévorerais personne, je ne ferais pas de mal seulement pour manger. Le regard qui se perd dans mon monde, dans cette boite trop sombre, mais qui offre beaucoup d'intimité. Croisement de regard, j'ai le cœur qui pourrait s'arrêter une deuxième fois. Je reste terriblement neutre face à toi, mais je n'arrive pas à en décrocher de ton fichu regard glacial. Traverser la foule pour ne plus te voir, fuir la scène de crime, comme si j'avais quelque chose à cacher. Je ne peux malheureusement pas me cacher entièrement ici, pas avec tout ce monde autour. Tu m'attrapes par le bras et je n'ai pas d'autre choix que de te faire face. Je ne regarde pas la nana, m'en moquant totalement sur l'instant, j'essaie de comprendre ce que tu veux, pourquoi tu me forces à te faire face comme ça. Je sais bien que la douceur n'est pas ton point fort, mais on dirait que tu n'assumes déjà plus cette situation, n'osant pas parler. Alors mes doigts s'enroulent autour de mon poignet pour te forcer à me lâcher et finalement te traîner dans une salle à côté, dans ce qui me sert de bureau, parce que je sais qu'on ne viendra pas m'y déranger. Je guide la montagne dans la foule, faut bien l'avouer tu tiens plus du volcan que d'une montagne, mais dans les deux cas, je te trouve magnifique à ta façon. Je ferme la porte derrière nous avant de me tourner vers toi, j'avoue que je ne sais pas quoi dire non plus, alors je t'interroge du regard avant d'y mettre les mots. «  Tu vas bien ? » Politesse, inquiétude, mais je sais que tu n'es pas du genre à beaucoup parler de toi, alors on passera sûrement vite le sujet, ce qui m'arrange, parce que j'ai mille question qui me vaudront sûrement mille coups de poings.
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Lie to me ☾☾☾ Javier - Sam 16 Fév - 13:31


Ne me touche pas ! Sa tête hurle, son regard se fige sur son poignet pris dans un étau qui lui brûle la peau. Mais la bouche ne laisse rien sortir, comme si les mots venaient de tomber dans le fond de sa gorge. Il se laisse guider, incapable de parler avec autant de monde autour. Parce que ça pourrait donner l'impression qu'il en a quelque chose à faire. Et ça, faut pas. Parce que Nemo ne doit en avoir rien à foutre, des gens. Il doit pas y penser, doit juste les détester d'exister, de donner une raison quelconque à ce pays de partir en guerre, de donner à ce pays l'occasion de se penser le meilleur à cause de tout le monde qui y vit en-dedans. Mais il dit rien, ouais. Il sent juste les doigts autour du poignet. Et il colle presque Javier, afin de pas avoir le bras tendu, afin que personne ne le voit. Et quand la porte se renferme, que les bruits s’atténuent énormément, il ne sait déjà plus ce qu'il est venu foutre ici. Pourquoi il est venu, pourquoi il lui fallait le voir. Il sait plus. Il regarde juste l'autre et Javier, il a raison, ouais. C'est bel et bien un volcan, Nemesio. Aux flancs déjà pourvu de la coulée de lave, celle qui annonce que ça va éclater à tout moment. Et il lui demande s'il va bien. Et pour toute réponse, il baisse le regard sur la main de Javier, toujours autour de ce foutu poignet. Et il relève les yeux, les plantent dans les siens comme deux coups de poignard. Lâche, Javier. Toute son attitude lui dit de le faire. Et quand Javier laisse son poignet tranquille, il se demande ce qu'il pourrait exiger encore, pour ne pas avoir à parler encore. Mais y'a rien, alors, faut bien. Ouais. Bien sûr qu'il va bien. Il a presque plus mal à la tête, bien entendu. Mensonge. Y'a des briques dans son crâne, qui s'entrechoquent souvent, qui lui font perdre pied, qui défie la gravité en rendant ses jambes cotonneuses. Mais il arrête pas de vivre pour autant, au contraire. Il continue, plus que tout, de prendre des coups. Pour qu'un jour, ça éclate réellement et qu'il s'en relève plus jamais. ... Et toi ? La question lui brûlait les lèvres, malgré tout ce qu'il pourrait dire. Mais il le pense pas non plus. Ça sort tout seul, comme s'il se dédouanait déjà de la renvoyer, cette foutue interrogation. Il s'éloigne de quelques pas, cherche dans son cuir après ses clopes. Il a failli demander s'il pouvait, mais finalement, Nemo prend sans demander. Parce qu'il a cette aura éternelle de connard, parce qu'il s'en fout bien que ce soit permis ou non. Enfin, pour presque tout, visiblement.

Y'a le silence qui s'installe, de son côté. Il hésite, en tirant sur sa clope, fait de nouveau face. Cherche après ses mots. Mais y'en a aucun à la hauteur de ce qui se cache en son sein, dans cette cage faite d'os, pour la plupart fragilisés. Jusqu'au jour où l'un finira par se casser et se planter dans le coeur. En plein dedans, sans Cupidon autour à accuser. J'étais bourré. Qu'il balance alors. Froncement de sourcils, face à cette Foi qui se fait mauvaise par moment. Parce qu'il a cette envie malsaine, dans le fond des tripes, qui lui dit qu'au pire, il en trouvera d'autres des excuses, s'il vient à céder. Je me souviens plus vraiment de la fin. Pour le coup, il est sincère. Il se souvient juste... Ton crâne, il... Il se souvient, Nemesio, d'avoir senti le sang derrière sa tête. Mais c'est mélangé à tout autre chose, à des allures de désert que l'appartement n'a jamais eu pourtant. Je suis plus... Sûr de ce que je me souviens. Parce qu'il y avait la guerre autour, les balles et les prières, les gens qui lui disaient de prier le faux Dieu qu'ils avaient érigés comme le véritable. Sans même respecter celui des autres musulmans. Perdu, il tire encore sur sa clope, déporte son regard sur sa main. Il fume jusqu'à la fin, sa tige, avant de la décrocher de ses lèvres. Et il tient le filtre du bout des doigts, avant de regarder Javier dans les yeux. Et il lève une de ses mains carbonisées, vient à y écraser le mégot dont le bout était brûlant. Sans aucune forme de douleur quelconque. Je sens plus rien. Qu'il lui dit. Elles sont comme mortes. Qu'il se rassure. Ouais, elles le sont, c'est sûr. Il a juste confondu les souvenirs traumatiques avec ce qu'ils ont pu vivre ! Désolé pour ton crâne, sans rancune pour l'mien. C'est tout ce qu'il a à dire. Et il se dégage de là, va pour ouvrir la porte du bureau, parce qu'il suffoque. Bonne soirée. Nemo doit partir, affronter le grand océan sans se faire choper par l'Humanité. Ne pas se faire faucher par une belle gueule obsédante. Surtout pas.
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Dickson Wazowski
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Lie to me ☾☾☾ Javier - Dim 17 Fév - 2:46


Break your wall

Moi ? Comment je vais ? Je rigole doucement, un peu nerveux. J'ai aucune idée de comment ça va. J'ai mal et à la fois, je suis content de te revoir. Je n'arrive pas à décrocher mon regard de tes yeux. Foutu grincheux sexy. Je détourne le regard un instant toujours sans te donner de réponse, je finis juste par hausser les épaules. Je n'ai aucune blague nulle à te sortir. Aucune envie d'y répondre, parce que ça allait presque mieux, maintenant j'ai l'impression de rechuter. Je te regarde faire, trouver mille excuses, te forcer quand même à discuter. Dans le fond j'apprécie, même si je ne comprends vraiment pas ce que tu veux me dire. Mon crâne, à moi ? Ce n'était donc vraiment pas ton sang dans mes cheveux,juste le mien, mais comment. Je te regarde faire avec ta cigarette en haussant un sourcil avant de finalement attraper ton poignet de nouveau et refermer la porte. J'ai le cœur qui s'affole un peu. La main à plat contre la porte, l'autre entourant ton poignet que je relâche après l'avoir éloigné de la porte. Je ne te laisserais pas t'enfuir. Je reste bien silencieux, mais j'en aurais des choses à demander. « Je n'ai aucune blessure. Au crâne. C'est toi qui était blessé ... » Je te regarde l'air un peu perdu, parce que je le ressens bien que tu n'es pas comme moi. Tu n'es pas une créature, un dieu ? Ça expliquerait ton caractère à la con. Je me glisse entre toi et la porte pour ne pas te laisser sortir. « Tu peux m'expliquer comment c'est possible ? » Actuellement, J'ai presque envie de t'expliquer ce que moi je suis. Une créature de la nuit, un oupyr, un monstre, à qui tu as donc sauvé la vie. Tu es peut-être plus apte à me croire que je le pensais. Je regarde la chaise de bureau avant de te regarder pour t'inviter à t'asseoir. « Je promets de ne plus te toucher. J'ai bien compris que je t'ai fait du mal. » Je baisse les yeux et soupire. « Je m'excuse, Nemesio. »

Je m'excuse de t'avoir fait peur la première fois, de t'avoir presque tué et dévoré la deuxième et pour la troisième, je m'excuse de t'avoir brusqué, d'avoir brisé tes défenses. Tu tapes fort, mais moi je suis peut-être le pire de nous deux. Je me frotte le visage, me laisse glisser contre le mur à côté de la porte pour te laisser partir si tu en as envie. « Tu me plais. Je ne peux pas le nier. Sauf que tu n'as clairement pas envie d'accepter ça. D'accepter que je sois un homme. Je pourrais me battre éternellement, si y avait qu'à moi que ça faisait du mal. » Malheureusement, j'ai bien compris que tu souffres, beaucoup. Que tu as beaucoup trop sur le cœur pour accepter ça. « Je te dirais bien, que je m'en moque que les gens le sachent. Crois moi. Je peux rentrer et sortir de chez toi sans que personne ne le sache. Je.... » Je pose mon regard sur le vide avant de geindre. « Je ne suis pas humain. Comme la moitié de cette foutu ville. Je n'ai pas tes pouvoirs pour soigner, enfin... vu le prix à payer... recommence pas à soigner un mort. J'ai d'autres talents. »
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Lie to me ☾☾☾ Javier - Mar 19 Fév - 15:47


Y'a pas de réponse à sa question, alors Nemo se dit qu'il doit juste plus envie de voir sa tronche. Alors il fume, épuise jusqu'au mégot le cancer, titille la saloperie que la tige contient, s'écrase le tout contre une paume, sait que la brûlure ronde spécifique se verra pas dans le reste. Le reste qui lui jalonne le corps par endroit paraîtront pour des grains de beautés plat, des trucs qu'on regarde en se disant que c'est marrant et joli, sans se douter de l'histoire que ça cache derrière. Puis façon, Nemo laisse jamais le temps aux gens de vraiment remarquer qu'il en a d'autres, des ronds du genre. Javier l'empêche de partir et alors, Nemesio, il comprend pas pourquoi. Pourquoi, alors qu'il lui a même pas répondu ? Et la réponse tombe enfin, de ce crâne qu'il a dû voir que dans ses songes être éclaté. Que le sang qu'il a vu, c'était pas la réalité. Il est perdu, un peu, beaucoup, frôle la folie de ses dix doigts quand ils s'enfoncent dans ses cheveux rendus courts depuis la dernière fois. Parce qu'il avait fallu couper, pour l'opération. Alors le reste a suivi et voici le résultat. J'ai dû confondre. Qu'il marmonne, haussant les épaules à son tour, grognant presque alors qu'il reste debout, ressortant bien assez vite un nouveau tube de nicotine à caler entre ses lèvres. Comme un mirage, comme une façon de les occuper, pour oublier le reste, pour oublier l'attraction qui lui pèse sur la caboche, sur le corps. Pas le coeur, non, pas encore. Ou peut-être que si, qu'il en sait rien. Peut-être juste un peu, difficile à dire. Hum... Il dit rien. Parce que dire que non, ça serait un trop gros mensonge. Dire que oui, ça serait reconnaître qu'il a des failles dans lesquelles Javier avait pu s'engouffrer. Alors, ouais, à son tour de garder le silence, de pas dire s'il accepte ou non les excuses. Il s'en fout, dans le fond, le mal a été fait et peut-être qu'il ressemble pas tant que ça à ce qu'on pourrait croire. Vaut mieux se taire, ouais, pour l'ego masculin, pour la fierté virile. Qu'elle lui éclate à la gueule, une bonne fois pour toute !

Interdit, alors que Javier avoue l'attraction. Les dents qui se plantent dans le cul de la cigarette, dans ce filtre qu'il aimerait arracher de ses crocs mal aiguisés. J'suis pas une pédale. Qu'il crache, avec cette haine qu'on a pu lui inculquer. Pas que son père, l'armée aussi. Ce lot de débiles en puissance pour la plupart, qui peuvent pas accepter que la nature fait de tout et que la terre a jamais cessé de tourner à cause de ça. Que c'est justement en allant contre son sens qu'ils sont en train de la flinguer. Mais tant qu'ils ont leurs plaques et leurs grosses pompes, hein. Alors ils baisent et beuglent, posent le regard que sur les courbures féminines. Oublie pas, fils américain, faut être viril ! Et ils confondent tout, comme Nemo peut le faire, parce qu'il a jamais rien appris d'autres que l'homophobie latente, que l'insulte avec ce "pédé" qui ressort trop souvent dans les conversations, comme un adjectif qui regroupe tout le mal du monde en son sein. Idiot ! Y se crève l'âme ainsi, mais qu'importe ouais, tant qu'il correspond à cet idéal qu'on a pu lui insuffler à grand coup de claques dans sa putain de belle gueule. Il allait encore répliquer, quand l'aveu ultime tombe. Et il le regarde, sans comprendre du tout. Quoique, l'évocation de son pouvoir de guérison est un tel un coup de couteau dans l'aine. Un bien asséné, prêt à venir lui trancher la gorge ensuite. J-j-je... Pas humain ? Moitié de la ville ? Il cligne des yeux, ne sait même plus fumer. Mais de quoi tu causes, bordel ?! Et l'agressivité qui ressort, parce qu'un sale cabot peut jamais rien d'autres que d'aboyer. Au moins mord t-il celui-ci, après les avertissements sonores. Pas humain ? Hein ?! Nouvelle bouffée de nicotine finalement, la colère qui est revenue dans le flot des veines. Ou peut-être que c'est juste en apparence, juste pour se donner une consistance, pour faire croire qu'il gère. Et j'ai aucun putain de pouvoir, j'ai juste confondu, te monte pas le bourrichon pour d'la merde !! Confondu, parce que Nemo, il a fait trop de guerre dans sa vie pour savoir laquelle il mène encore.
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Lie to me ☾☾☾ Javier - Ven 8 Mar - 18:31


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« Tu n'es pas une pédale. Je sais. Tu l'as bien assez répété comme ça. Désolé d'en être une, je suppose. » Je ne me considère pas comme tel, mais c'est ta vision de moi après tout. La seule chose que tu vois de moi. Je ne te laisse pas vraiment le choix que de rester dans la pièce, comme un animal en cage, est-ce que c'est vraiment une bonne idée de s'enfermer dans la cage avec toi ? Au pire des cas, je retournerais me terrer dans mon appartement si tu redeviens incontrôlable. Camille a mieux à faire que de s'occuper de mon coeur en sang, mais je suppose que je ne pourrais pas l'en empêcher. Heureusement qu'il est là. J'arrive à avoir un petit sourire apaisé en pensant à lui, mais au final toi tu plantes complètement quand je te parle de pouvoir, de ne pas être humain. Pourquoi le caches tu ? Tu en as honte ? Je penche la tête en te regarde l'air intrigué et en me demandant si tu ne me prends pas pour un con. « Donc... ton sang c'est retrouvé à l'arrière de mon crane ? Pas à l'avant, alors qu'on était face à face? Je n'avais pas vraiment conscience, mais je doute que j'aurais laissé ton sang me couler dessus comme ça sang en profiter. » La bête n'aurait pas gâché autant de sang, elle n'aurait pas laissé ton corps se vider sans en prendre une partie. Je sais que tu as un truc en plus, mais faudra encore que je te fasse parler... Pardon, que je te fasse m'expliquer en me hurlant dessus. Je soupire doucement avant de murmurer. « Va falloir que je me trouve un repas après ça. » Je commence à retirer doucement ma chemise en te regardant dans les yeux et je ne peux pas m'empêcher de rire, parce que tu vas juste penser que je t'aguiche, que la pédale essaie de t'avoir alors que pas du tout. Je regarde en bas et finalement je hausse les épaules laissant ça là. Je ferme à clé. Je te donne la clé dans le creux de la main. « Ferme les yeux. Je ne te toucherais pas. Je n'ai pas envie de revivre l'expérience. Enfin, la suite, après le baiser je veux dire. » Parce que maintenant les deux sont liés pour moi. Pas de baiser sans coup dans la gueule et j'avoue que je ne sais pas si j'aime ça ou non. J'aime le baiser, ta passion, elle m'emporte dans une danse que même la bête aime. Une violence qui me rend fou, mais justement, l'enjeu est trop grand. Je te regarde dans les yeux un long moment essayant de voir si tu vas jouer le jeu ou non. Je finis par lever les yeux au ciel, mon dos qui repose contre la porte et c'est sûrement la première fois qu'on me voit disparaître comme ça.

Je reste contre la porte, je ne suis plus qu'une partie du décors et je sais bien que tu vas frapper. Il n'y a pas mille réactions avec toi. C'est toujours fort. Alors que ton sourire peut-être si doux quand tu ne penses plus à rien. Je reviens petit à petit parce que je ne veux pas te laisser le temps de donner un coup. Le regard qui revient sur toi et je me frotte la nuque. « Il n'y a pas que ça, mais c'est le plus facile à montrer. »
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Lie to me ☾☾☾ Javier - Ven 8 Mar - 23:56


Il est fou comme ça le choque, Nemo, d'entendre quelqu'un s'excuser pour sa sexualité. Et pourtant, il ne s'accorde aucun répit dans la sienne, renie comme on pourrait ronger un os jusqu'aux fibres. Il aurait pu répondre, rattraper un peu le coup, mais il n'y parvient pas. Toujours ce foutu truc qui lui retient les mots, cette bile qu'il crache que trop pour pourrir le coeur des gens comme pour gangrener les autres autant que peut l'être le sien. Et Nemo, il est bien assez vite perdu, sort les armes que sont les mots pour tenter de se défendre, feule et montre les crocs à sa manière, se défend derrière les barricades d'une autre guerre avec laquelle il a confondu les moments loin de tout répit. Et face au vampire, il se sent comme acculé. Je... Il fronce un peu plus encore les sourcils, Nemo, alors qu'on aurait pu croire ça impossible tant il est déjà au point de s'en faire mal presque. Comment ça, sans en profiter ?? Et il contre-attaque à sa manière, détourne l'attention sur ce bout de conversation qu'il ne comprend pas, attend l'explication qui le libérera de ce truc qui lui dévore l'estomac, la colère qui bouillonne à autre chose. Les envies que l'os laisse encore voir. Ronge un peu plus fort, cabot... Les boutons sautent et avec eux, la raison de Nemesio aussi. Il sent ses mâchoires se contracter, se force à fixer dans les yeux Javier. Avec cet air qui lui dit d'essayer d'approcher, qu'il allait le déchiqueter sur place, animal sauvage qui n'est pas près de trouver le moindre dompteur pour calmer sa rage. Mais l'homme en face de lui se contente de rire, de balayer d'un éclat de voix tout ce qui peut composer le crevard qui le jauge. Quand la clé atterrit dans sa main, il la retire vivement, grogne à l'encontre de Javier, le poing retenu de justesse. Va te faire foutre. Qu'il assène directement, quand Javier évoque le baiser qu'il s'évertue à oublier. J'fermerais pas les yeux. Qu'il persiffle désormais, bien décidé à le fixer, à ne pas se débiner, à garder les yeux sur ce qu'il pourrait vouloir faire. Et il s'en fout bien de ce que ça pourrait être, il assumera, grand et droit, affrontera le coup d'en face. Ego titillé qui, peut-être, va se décomposer quelque peu quand la créature disparaît sous ses yeux. L'expression qui passe du tout au tout, colère et haine qui se transforme en cette décomposition spécifique quand la surprise prend le dessus sur tout le reste. Visage mué en un franc étonnement, alors que Nemosio se dit qu'il hallucine. Et avant qu'il ne pense à réagir, l'autre ré-apparaît. La bouche qui est restée ouverte sur des mots qu'il ne sait plus formuler, dont il a oublié le moindre de leur contour. Et finalement, il approche à peine, perturbé au possible. A-a-attends... Qu'il commence à murmurer, l'incompréhension visée au visage encore. ... Recommence ! Qu'il lui ordonne, sans être convaincu. Et il attend, droit dans ses bottes qui n'ont plus l'air d'être tout à fait dans le bon chemin, que Javier cède à la demande, disparaisse encore. Et sa pogne libre vient là où il était juste avant, jusqu'à rencontrer une surface dure, mais pourtant... L'essentiel est invisible pour les yeux. Il retire sa main immédiatement, a senti la résistance sans sentir la peau en elle-même. Oh mierda... ! L'hispanique ressort de ses entrailles où il se cache pourtant souvent. Le choc se fait, sur les traits de l'humain. Il pensait avoir tout vu, déjà. Esto no es cierto... ! Qu'il marmonne encore, hésitant, avant de retenter l'expérience, au cas où. Et il ressent la même foutue résistance. Et il tente alors de choper quelque chose dans les airs, mais nul drap ou que sait-il encore, pour cacher Javier. Ce monde vire fou. T'es... T'es putain d'invisible ?! C'est difficile à dire, difficile à avouer à haute-voix. C'est reconnaître à moitié que c'est réellement possible et il n'était pas prêt à ça, Nemo. L'océan lui apparaît soudainement comme immense, un grand fond bleu qu'il n'avait jamais osé regarder encore. Bordel de merde... Estomaqué. Javier a gagné cette manche.
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Dickson Wazowski
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BLAZE : Whooshoo
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FACE : Michiel Huisman
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ANNEES : 42 ans
CŒUR : Divorcé.
RÉINCARNATION : Heimdall
FACTION : Neutre
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Lie to me ☾☾☾ Javier - Sam 9 Mar - 0:54


Break your wall


« Je ne veux pas profiter de toi. »
Ton sang, je ne veux pas y goûter, enfin si, j'en ai envie, mais je me l'interdis. C'est assez malsain comme ça entre toi et moi. Le plus amusant, c'est que je n'ai encore rien fait que tu es déjà à me fixer l'air méfiant. Tu rejettes donc la clé, en même temps tu n'acceptes rien de moi. Alors ça ne m'étonne plus vraiment. On dirait que tu vas me manger, je me demande lequel de nous est censé être le réel prédateur. Je suis peut-être trop gentil pour en être un de toute façon. Je lève donc les yeux au ciel après avoir retiré ma chemise. Je te laisse jouer les chiens sauvages, un faux mouvement et tu me sauterais presque à la gorge pour me tuer. « Tu trouves que c'est une bonne idée de dire à un gay d'aller se faire foutre ? » Surtout qu'en soit ce n'est pas comme si j'en avais quelques choses à faire de tes insultes, quoi qu'à force, j'aimerais éviter de détester qui je suis. Je te regarde dans les yeux quand je disparais, moi je te vois, je vois ta réaction et je ne peux retenir mon rire quand je vois que tu approches, que ton visage montre un tout nouveau sentiment. J'ai réussi à calmer le cabot avec un nouveau jouet ? « Il ne faut pas trop que je force, mais si tu veux. » Je replonge dans le néant que m'offre mon camouflage et je me laisse toucher. Je te laisse découvrir ce pouvoir que tu ne sembles jamais avoir vu. Comme moi je n'avais jamais réellement rencontré quelqu'un qui soigne, mais je suppose que tu préfères ne pas prendre conscience de ce que tu sais faire. Je te laisse réagir, parler espagnol même si je n'ai pas du tout compris ce que tu veux dire.  Je viens déposer ma main sur la tienne pour te laisser voir que je ne triche aucunement. Qu'il n'y a aucun artifice. Le bout d'un doigt qui vient doucement faire un boop sur le bout de ton nez et je reste là, invisible. « On peut dire ça, disons que je suis comme un caméléon, je me cache, ma peau se fait à l'environnement. Je peux revenir ? Avant que la faim ne me gagne vraiment. » Parce que là, je titille juste la bête qui pense chasser, mais je me montre juste sous un nouveau jour face à un homme qui semble ne pas s'accepter lui même. J'attrape doucement ton poignet pour guider ta main sur la vraie porte avant de revenir, pour te montrer. « J'aime bien que tu me touches, mais faut vraiment que je fasse attention. Alors je peux le refaire, encore et encore, mais je te promets que j'irais tuer quelqu'un après ça. » Je ris doucement, cette triste vérité.

Je te laisse, passe sur le côté et ramasse la clé en passant. Mes fesses qui se posent sur le bureau et je te regarde dans les yeux, je reste sans haut, pour prévoir si tu veux que je le refasse à cet endroit, pour vraiment être sûr que je ne trichais pas. « J'hypnotise aussi... Pas dans le genre j'ai besoin d'une formule où d'un pendule. En un regard, je peux prendre possession de n'importe qui, mais j'ai horreur de ça. Ça va ? »
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Lie to me ☾☾☾ Javier - Sam 9 Mar - 1:21


Disséminer des bouts de vérité, pour tout faire éclater ensuite. Nemesio aurait pu lui accorder un point, face à cette réplique toute trouvée. Hmf... Mais il était trop en colère et de mauvaise foi pour accepter celle-ci. Alors il attend et découvre que son monde n'est pas tout à fait celui auquel il croyait. Le monde change de perspective et dans les nouvelles, il y a des gens capables de se camoufler donc. Il n'y croit pas ses yeux, doit toucher et halluciner un peu plus encore, frissonnant grandement quand la main vient à se saisir de son poignet. La peau a toute sa sensibilité ici et il doit reconnaître l'évidence. Le bout du nez poussé, il recule le visage, manque de claquer des dents dans un réflexe de défense que l'instant décuple un peu plus. C'est terrifiant, véritablement, pour un croyant ce qui peut bien se passer là. Et la voix se laisse entendre, juste là, juste en face de lui, alors qu'il n'y a personne, que ce contact qui hante ses rêves, sur sa propre main. Il voudrait lui dire de le lâcher mais pour l'heure, il ne sait plus rien dire, se contente de fixer d'où le son de la voix ressort. Tu... Il déglutit, se demande franchement de quelle foutue faim il peut parler. Mais se contente de hocher la tête, assiste impuissant au tout, touche la porte et Javier revient à la vue de tous et surtout, à la sienne. Et la gêne est totalement balayée par le reste, par cette découverte bien trop époustouflante pour se soucier encore du reste à cet instant. Et le pire, c'est qu'il en rajoute une couche, le russe. L'assomme davantage, alors que Nemesio est tourné vers lui, qu'il approche du bureau avec détermination, pour le pousser d'une main. Et c'est la même surface, désormais visible. Alors il recule sa main, vraiment perturbé. Oh bordel de merde. Il crispe ses doigts contre ses paumes, le regarde toujours avec cette hallucination largement visible. Mais j'sais pas du tout faire ça, moi ! Il ne peut que se comparer, se pensant le seul maudit sur cette foutue terre, jusqu'à aujourd'hui. Tu... Bordel. C'est dur à exprimer, ce qu'il peut bien vouloir dire. Parce que ça serait reconnaître bien des choses et Nemo, il n'est pas prêt pour ça. Pas prêt à reconnaître qu'il pourrait s'agir de lui aussi. Il hésite, quelques instants, le fixe, perdu dans toutes ses croyances, mises à mal. Et c'est sans doute soudain, comme ces traits se sont effondrés soudainement. Où la surprise a laissé place à cette souffrance infime, celle qu'il ressent dès qu'il repense à tout ça. Il n'a pas besoin d'avoir le moindre bout de peau en sang, pour l'être, Nemo. Mais il en ressent souvent le besoin. Et finalement, il sort son ancien couteau militaire, de son cuir. Et le montre, à Javier. Panique pas. Le coeur battant, la cervelle qui a cessé de vouloir être rationnelle, ce besoin terrible d'avouer cette terreur qui sommeille en lui. Il sort la lame de son écrin, la pose sur la peau d'un bras de Javier, sans trancher encore, le fixe dans les yeux, attend l'acceptation. Et quand elle vient, la peau se retrouve bien assez vite coupée, sans résistance face à cette lame faite pour tuer. Sans la moindre hésitation de Nemesio, trop habitué à la violence. Et il pose la lame, retire son cuir et le jette sur un côté, sur un des fauteuils. Et la paume carbonisée qui se pose à côté de la plaie, avec l'hispanique qui la fixe. Il se dit que ça ne marchera pas. Que ça ne peut plus marcher. On s'est assurés de ça. Et la plaie disparaît de la peau d'en face. Et la plaie vient à déchirer celle de Nemesio, depuis l'intérieur. Et la douleur n'est pas physique, chez lui. Elle est mentale. Comme une balle qui vient à lui déchirer le plexus solaire, qui vient de tout ravager. Ça n'avait servi à rien. Il pourrait en pleurer, Nemesio. La hargne est tombée, en même temps que le cuir sans doute. Le regard, sur le filet de sang, qu'il vient lécher sans réfléchir plus que ça. Un long silence, pour les épaules affaissées. Il sait juste qu'il pourrait pleurer, oui.
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Lie to me ☾☾☾ Javier - Ven 12 Avr - 22:52


Break your wall

Tu paniques, tu es complètement choqué parce que je viens de te montrer, je suppose que c'est normal, enfin, pas tant que ça. Je me suis donc vraiment trompé sur ton compte et tu n'as rien de magique ? Aucun atout comme trop de monde ici ? Je serais le reconnaître. Alors je te laisse me pousser, je te laisse prendre connaissance de ce qu'il se passe, de la découverte du fait que je ne sois pas humain. Enfin, mon humanité se fait doucement dévorer par un être qui a soif de sang et pas seulement pour manger, juste par plaisir. « Je ne suis pas un humain basique. Je suis d'ailleurs déjà mort. » Je te laisse avec ça, je crois que j'enfonce un peu plus le couteau dans la plaie avec mes mots, mais quand toi tu sors ta lame et que tu me demandes de ne pas paniquer, je ne suis pas sûr d'y arriver. Je lève les mains en l'air en te regardant l'air un peu surpris avant de finalement te laisser poser ta lame contre moi, laisser la plaie se former sous ton couteau et tes mains prendre soin que plus aucune blessure ne m'appartienne. Je ne fais que te regarder toi, regarder tes réactions comme si ça ne me choquait pas. C'est juste un peu plus clair, voir totalement rassurant. Camille, je n'ai pas voulu le tuer. Lui non plus n'a pas voulu, sinon il ne m'aurait pas soigné, il ne se serait pas infligé une telle blessure pour n'importe qui hein ?  Je pousse doucement tes doigts pour qu'il ne récupère pas plus de sang, et je fixe la plaie, le pouce posé juste en dessous. Le sang qui coule un peu sur celui-ci. La bête qui s'agite, qui réclame de goûter, de lécher. Je ramène ton sang à mes lèvres, le bout de la langue qui cherche, avant de m'arrêter, j'en tremble. Je vois bien que tu ne pourrais pas en supporter plus, d'étrangeté dans cette soirée. Alors je viens juste essuyer ça sur ma chemise, tant pis. Je regarde ta plaie avant de chercher de quoi te soigner, de quoi effacer ta plaie de ma vue. On désinfecte la plaie, on bande le tout et je remarque que je ne dis rien depuis bien trop longtemps.

Le regard qui cherche le tien, avant de finalement le baisser sur là où tu m'as soigné. « Tu m'as sauvé la vie alors que ça aurait pu te coûter la tienne. » Je me mets à rire doucement en me frottant le visage. Je ne te comprends pas, je ne te comprendrais jamais. Je devrais peut-être abandonner, je devrais rester gentiment avec Camille, n'aimer que lui pour l'éternité. Je souffle doucement, attrape tes mains pour les regarder, pour essayer de comprendre. Tu soignes un mort, c'est presque incroyable. « Nemesio... Ne refais jamais ça. J'ai déjà eu une deuxième chance. Une deuxième vie... profite de ta vie à toi. » Je détourne le regard, avant de venir poser mes doigts contre ma nuque, là où deux petits crocs trônes. Aucun souvenir, mais une marque qui reste même après la mort. Ironie que d'être devenu ce qui nous a tué. Je me repose doucement sur le bureau, avec une envie de te serrer contre moi. Tu me repousserais et tu prendrais la fuite, alors je ne peux pas le faire. Ce soir, je contrôlerais mon besoin de protéger, de garder jalousement dans le creux de mes bras ceux que j'apprécie. « Je ne suis pas encore un vieux fou. »

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