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'Cause we're fighting an endless war (Alecia)

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Nilin El Mahdy
Nilin El Mahdy
- GODS AMONGST MEN -
BLAZE : thinkky
CREDITS : (c) Morrigan la plus belle ♥ / anaphore (sign) / tweek (icones)
FACE : Sonia Ben Ammar
DOLLARS : 497
SACRIFICES : 244
PORTRAIT : 'Cause we're fighting an endless war (Alecia) Tumblr_pn76qdFQJY1v2g9l8o2_500
ANNEES : (vingt années) obscurcissent le jugement et les pupilles de la gamine.
CŒUR : (Célibataire), aucune bague au doigt, aucune menotte aux poignets, bien trop indépendante pour se laisser emporter dans une histoire.
RÉINCARNATION : (Ma’at / Maât), déesse de l’ordre, de la vérité, de l’équilibre et de la justice. Contraire de l’Isfet.
TALENT(S) : (pesée du coeur) ACTIF - (plumes de Ma'at) INACTIF - (balance de Ma'at) INACTIF - (perception karmique) ACTIF
FACTION : (Factionless), trop jeune pour ces conneries, trop conne pour s’y attarder aussi. Elle n’a que faire des jeux de mafias en tant qu’humaine, et la déesse cherche quant à elle à réguler les vices. Balance déséquilibrée qui ne lui sied guère.
OCCUPATION : (danseuse et jeune chorégraphe), elle se rêve étoile, brillant parmi les astres, éblouissant les spectateurs de sa grâce et de son élégance.
GENÈSE : (Primus), stade 3
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'Cause we're fighting an endless war (Alecia) - Lun 11 Fév - 15:34


'Cause we're fighting an endless war
@Alecia Van Heusen



Tu ne sais plus où tu en es ces derniers temps. Arcadia te rend folle, Arcadia fait vriller la déesse dans un coin de ton crâne. Jusque-là, elle se tenait pourtant tranquille, se taisait la majorité du temps. Tu n’as jamais aimé laisser le contrôle à quelqu’un d’autre… Puis tu t’es rendue compte que ce n’est pas une autre personne, et que tu ne peux pas toujours dire que c’est de sa faute. Ce sont toujours tes choix, quand tu décides d’aller dans les quartiers qui craignent. Tu peux dire stop, quitte à déclencher l’hybris, quitte à t’écraser pendant plusieurs heures après. Il faut arrêter de croire que cet être à l’intérieur de toi t’empêche de faire ce que tu veux faire. Si ta mère n’est plus là pour répondre à tes questions, tu es quasiment certaine que la déesse t’a choisie toi car tu as le caractère qu’il faut. Ce ne serait pas dans son intérêt que de devoir se battre en permanence pour avoir le contrôle, non ? En réalité, tu n’en sais rien, mais tu essaies de garder une certaine logique dans tes réflexions. Peut-être pourrais-tu aller voir Luca, pour lui demander ? Enfin, tu n’es pas à l’aise à l’idée d’aller le voir, ou de lui faire perdre son temps. Il est suffisamment occupé avec son patrimoine et son club comme ça.

Tes pas te perdent dans les rues de la ville. Encore une fois. Il y avait peu de temps, tu étais tombée sur une folle, qui avait tenté de t’étrangler. Karma balancé dans la gueule, torturant la pauvre gamine. A trop chercher le chaos, tu finis par t’écorcher la chair. Maintenant, le moindre pas dehors réveille ta paranoïa et ton hybris. Les pupilles s’accrochent à tous les détails, à tous les visages. Tu as l’impression de voir de la haine et du mépris dans tous les regards que tu croises, que tous te rabaissent alors qu’aucun ne te connaît. Finalement, il te faudra trouver une autre activité un jour. Tu ne supportes déjà pas les inconnus, alors des amateurs de danse, des critiques ? Qu’auront-ils à redire sur toi, sur ton style, sur ta danse ? Eux ont le bagage pour te juger. Alors… Tu secoues doucement tes cheveux, soupires. L’air frais ne te fait même plus de bien à ce stade, vu les pensées qui tournent dans ton esprit. Tu t’y perds, tu t’enfonces, dans les ténèbres qui se sont glissées dans les fissures de ton cœur…

Tes doigts s’enfoncent dans tes poches, à l’abri du courant d’air qui se manifeste subitement. Tu cracherais presque sur Arcadia, une fois de plus, si tu le pouvais. Pourtant, alors que la soirée s’avance et que la nuit tombe sur la ville, tu perçois autre chose. Le calme se brise, ta bulle de silence explose, et te voilà au cœur même du bruit. Brouhaha incessant t’enveloppant, te donnant la nausée. Puis les pupilles s’arrêtent, scrutent une silhouette. Longiligne, blonde, sublime. Tu ne sais pas pourquoi tu t’y attardes, au début. Jusqu’à ce que le pouvoir se déclenche, doucement. L’aura se dévoile, le caractère aussi. Et tu t’étouffes. Noirceur, chaos qui résonne dans l’esprit, et les iris sablonneuses refusent de se décrocher de la femme. Ma’at ressort, Ma’at brûle sous le derme, dans les entrailles. Et tu vacilles, mentalement, physiquement. Les pupilles détaillent de trop, le corps s’est stoppé. Tu aurais dû fuir, quand il était encore temps. Tu aurais dû courir, car tu vas le regretter.





▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪


Sur le quai de l'insomnie, à la lueur de la lune.
ANAPHORE
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'Cause we're fighting an endless war (Alecia) - Mar 12 Fév - 9:18

an endless war
nilin el mahdy/alecia van heusen
Les gens lui font perdre patience, perdre son temps, perdre tout envie d'épargner qui que ce soit dans cette ville qui couve des braises ne demandant qu'à être attisées. L'absence de Khaos à ses côtés la ronge sans qu'elle ne puisse risquer s'attarder sur ce sentiment de vide. Trop humain, le manque ne devrait pas l'affecter pareillement alors que coule en elle l'ichor, l'héritage divin. Que dirait Khaos s'il se tenait là, omniscient et cruellement déçu, de voir que son lieutenant reste autant attaché à la proximité des corps, à la complicité des esprits. Les obscuri ne sont pas un groupe de soutien, mais des troupes organisées ratissant un terrain afin d'y semer une bataille. Alecia n'est pas simplement une porte parole, mais également une exécutrice, l'une des rares personnes connaissant réellement la forme qu'a pris son seigneur. Si on la savait si bouleversée par la perte de Khaos à ses côtés, qu'adviendrait-il des obscuri. Inflexible et intransigeante, elle se devait de l'être pour régner sur les troupes de X. L'allégeance de la blonde ne connaissait aucune limite, la déité l'habitant la poussant à suivre toute forme d'anarchie, prônant avant tout les désaccords et les endroits chargés de rancœurs. Khaos avait été son phare dans la nuit, ou son trou noir en pleine journée d'été. A présent qu'elle régnait, seule, sur ses soldats à lui, elle doutait parfois d'être à la hauteur de la tâche.

En cette fin de soirée, le vent froid malmenant son doux visage à l'expression fermée, la querelleuse ne prend pas directement le chemin qui la mènerait chez elle, profitant d'un détour au centre-ville. Une main occupée à tenir le filtre de la tige de tabac, qui se consume difficilement avec les vents contraires de ce mois de janvier, l'autre bien au chaud au fond de la poche de sa veste, Alecia s'avance de sa démarche habituelle, conquérante et sûre. Comme si elle tenait à tout prix dévorer le monde, marcher sur les cités et ravager les foyers. Et la vérité n'était effectivement pas loin. Les cheveux attachés en une queue de cheval basse, des boucles d'oreilles discrètes et un rouge à lèvres carmin, sa place de conservatrice au musée lui collait à la peau en un style austère et exubérant. Les apparences devaient pourtant être scrupuleusement respectées : sa nature divine dévoilée à quelques rares élus, volontaires ou non, elle se devait de ne pas être soupçonnée de travailler main dans la main avec l'ennemi public numéro un - bien que connu uniquement de deux mafias pour l'instant. Elle ne se faisait pas d'illusions, l'anonymat ne leur profiterait plus très longtemps. Les dissimulations restaient possibles lors de leurs précédentes actions, mais le départ précipité de leur chef avait bousculé les plans. Le chaos était apprécié, mais fallait-il se montrer précis et organisé pour en distiller à dose suffisante mais discrète. Son départ avait tout chamboulé, à commencer par Alecia.

Long manteau d'hiver, sombre comme l'est la majeure partie de sa garde robe, la belle s'avance sur ses habituelles cuissardes et sillonne le flux constant de passants. Il s'amenuise petit à petit, alors qu'elle s'enfonce un peu plus dans les bas-fonds. Les ruelles moins fréquentées, les recoins plus sombres, les lampadaires plus espacés. Elle vient trouver ici un obscuri chargé de remettre sa correspondance à Khaos. Cette personne seule connait la localisation tenue secrète du chef exilé, changeant à intervalles irréguliers mais ne s'éloignant jamais trop d'Arcadia. Les sens tenus éveillés, sa propre perception accrue par sa volonté de protéger celui à qui elle pourrait tout donner, elle continue sa marche jusqu'à changer de trottoir. Le pas rapide sans pouvoir être soupçonné, le port de tête altier, le regard ne déviant pas de sa route, Alecia joue parfois des coudes et se ramasse sans ciller des regards courroucés. Elle prendrait volontiers le temps d'attiser le feu croissant en chaque passant mais elle a mieux à faire. Elle ressent l'enveloppe qu'abrite la poche intérieure de son manteau comme si elle pulsait d'une énergie puissante, comme si elle était douée de vie. La même anxiété s'était présenté à elle, lorsqu'elle avait du apposer sur le papier quelques mots en guise de nouveau rapport. Et la même appréhension lui tordait les entrailles, lorsqu'elle rendait visite à cet obscuri. Khaos lui faisait confiance, Alecia n'y arrivait pas. Elle ne digérait pas cette mise à l'écart, même si elle en saisissait toute la nécessité. Et ne jamais avoir de réponses à ses courriers la rendait sceptique. Échangeait-elle réellement avec lui ? Ne craignait-il pas parfois d'être retrouvé, enlevé ? Ne pouvait-il donc pas se manifester, la rassurer ? Elle secoue la tête pour elle-même, chassant ses réflexions déplacées. C'est lorsqu'elle agite ses longs cheveux qu'elle l'aperçoit.

Différente, inadaptée, autre.

A plusieurs mètres derrière, juste assez pour qu'elle n'ait pu la remarquer avant. Une réincarnée. Les mâchoires se crispent, les tempes pulsent d'un afflux sanguin rapide, les diverses possibilités défilent alors que la blonde garde le même pas, la même allure, le même comportement hautain. Sa cigarette est terminée, elle en jette le mégot négligemment par terre alors qu'elle s'engouffre brusquement dans la première ruelle exiguë qu'elle trouve. Alecia s'y engage profondément, remerciant son manteau noir de se fondre plus facilement dans les ténèbres. La ruelle, éloignée du trafic et de la foule, n'est que faiblement éclairée et permettra une altercation dans les règles de l'art. Elle n'a pas réfléchi plus loin, pour Alecia il s'agit d'un russe ou d'un celte venu la chercher, les mafieux ayant fait le lien entre elle et lui. Ils avaient fini par la coincer. Les battements de cœur refrénés, la respiration contrôlée, l'humaine s'apprête à visualiser l'affrontement alors que la déité s'impatiente. S'il s'agissait d'un escadron, certainement qu'elle serait déjà encerclée. L'anxiété lui noue la gorge, alors que la déesse grandit pour prendre le relais. Plus forte, plus sûre, plus divine encore. Les épaules se redressent, le menton vise plus haut, le regard se fait plus pénétrant et son sourire carnassier se dévoile. Elle aurait préféré être plus lourdement armée, mais elle se battrait jusqu'au bout afin de protéger celui qu'elle a en plus haute estime. Petite lame ou à mains nues, même combat. Profitant d'un temps de battement, avant l'apparition de la silhouette hésitante, la blonde sort de sa veste l'enveloppe destinée à celui pour qui elle est si dévouée. Elle avait passé l'après-midi à hésiter sur les formulations, sur les tournures de phrase, sur les bons mots, avant de se lancer et de sceller ses écrits d'un cachet de cire siglé de la lettre A. Un regard pour le papier blanc, pas un mot lorsque le la flamme de son briquet vient chatouiller un coin de la correspondance. Et le tout part en fumée, secrets bien gardés. L'obscuri jette le tout au sol avant que sa main ne soit brûlée, suivant des yeux les flammes qui s'agitent et la fumée qui s'élève.

La silhouette se tient à quelques mètres, cernée entre deux murs mais avec une possibilité de fuite si elle revient sur ses pas. Alecia espère qu'elle ne sera pas assez maligne pour tenter de s'enfuir, Eris demande justice à celle qui a osé interrompre un échange de la plus haute importance. « On s'est perdue ? », qu'elle roucoule de sa voix charmeuse. Il ne sert plus à rien de dissimuler sa propre nature, elle laisse ainsi découler librement la déesse alors que les battements de son cœur se font plus forts. L'excitation vient gonfler ses artères alors qu'Alecia jugule son envie de se jeter sur l'étrangère à la chevelure de jais. Elle ne peut discerner clairement son visage mais le sentiment d'être diamétralement différentes la prend. Il n'en sera que plus simple de lui faire payer son insolence. « Sur ordre de qui ? » Demande claire, menace à peine voilée. A laquelle des mafias appartient la récurrence qui se tient face à elle, récurrence dont elle ne discerne que difficilement la nature divine. La blonde ne se départit pas de son rictus, analysant de toute sa hauteur son adversaire de ce soir.
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ANNEES : (vingt années) obscurcissent le jugement et les pupilles de la gamine.
CŒUR : (Célibataire), aucune bague au doigt, aucune menotte aux poignets, bien trop indépendante pour se laisser emporter dans une histoire.
RÉINCARNATION : (Ma’at / Maât), déesse de l’ordre, de la vérité, de l’équilibre et de la justice. Contraire de l’Isfet.
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FACTION : (Factionless), trop jeune pour ces conneries, trop conne pour s’y attarder aussi. Elle n’a que faire des jeux de mafias en tant qu’humaine, et la déesse cherche quant à elle à réguler les vices. Balance déséquilibrée qui ne lui sied guère.
OCCUPATION : (danseuse et jeune chorégraphe), elle se rêve étoile, brillant parmi les astres, éblouissant les spectateurs de sa grâce et de son élégance.
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'Cause we're fighting an endless war (Alecia) - Lun 11 Mar - 17:02


'Cause we're fighting an endless war
@Alecia Van Heusen



Fuis. C’est le premier mot qui traverse ton esprit, quand la jeune femme se tourne vers toi, que tes pupilles se heurtent aux siennes. Mais tu restes pétrifiée, comme hypnotisée. Les iris s’accrochent à la silhouette, sans voir le reste. Silhouette de mannequin assumée, perchée sur les talons. Jusqu’ici, elle n’a eu aucun comportement qui pouvait te mettre la puce à l’oreille. C’est juste l’instinct, les entrailles qui réclament l’attention, qui te poussent à aller de l’avant. Et tu les suis, bêtement, aveuglément. Tu te sens bien avec la divinité à tes côtés, alors même qu’aucun pouvoir ne te permet de te défendre. Alors, c’est un mélange de peur, d’adrénaline qui s’infiltre dans tes veines. T’en oublies les précautions de base, surtout depuis que la déesse est venue se loger dans ton cœur. Tu as appris à gérer une partie de ses pulsions pourtant, toujours plus dangereuses les unes que les autres dans ce monde. Ce besoin d’ordre qu’une partie de toi réclame en permanence te pousse dans des situations précaires, si ce n’est mortelles. Il y a peu, c’est une femme qui a mis un couteau sous ta gorge, parce que tu avais osé l’empêcher de tuer quelqu’un. Ou de le torturer. Qu’importe, tu es heureuse d’avoir retardé la Faucheuse pour quelqu’un. Même si un jour, c’est toi qui le paieras.

Peut-être est-ce arrivé d’ailleurs. Tu continues de la suivre, l’âme sombre, brûlante. Il te faut un instant avant de te rendre compte qu’elle a disparu, de porter un regard sur une ruelle non loin. Tu ralentis le pas, cherches à reculer un instant, prise par le rappel de la mortalité de ta chaire. Continuer reviendrait à aller au devant du danger. Es-tu assez stupide pour cela ? Oui Les ténèbres t’enveloppent, ambiance pesante, dont tu ne remarques pourtant pas le changement. Tu es trop concentrée à déclencher ton don, cette faculté étrange qui te permet de mieux comprendre, connaître les autres. Tu n’as peut-être aucune clef sur comment le déchiffrer, en revanche, Ma’at semble y réagir plus rapidement que toi. Et tu comptes une fois de plus sur elle pour t’en sortir. Pour ne pas défaillir. Pour ne pas chuter.

T’en oublies que tu n’as pas ses ailes. Que tu n’es pas elle. Une déesse est immortelle après tout, pas toi. Ton corps finira par périr, se désintégrer au fil des siècles. La chaire, les os… Rien ne resterait. A part peut-être quelques souvenirs… Quoique. Il faudra attendre la prochaine récurrence, le prochain réceptacle d’après ce que tu as compris. Si celui-ci ne meurt pas trop tôt. D’ailleurs, qu’est-ce que ça fait, de savoir que l’âme continuera son chemin, que tu n’es qu’une passade dans sa vie ? Quelques années, sur les millénaires d’existence… Une goutte d’eau dans l’océan… Avant de disparaître à nouveau.

Pourquoi penses-tu à ça ? Tu secoues doucement ta tête, reviens dans le présent, quand la silhouette apparaît devant toi, comme par magie. Et tu te figes, face à la soudaineté, face à la peur aussi. Devant tes iris se dévoile sa nature. Quelques secondes, rien qui ne puisse t’offrir une réelle conclusion en temps normal. Là, c’est la nausée qui te frappe, l’horreur quand la noirceur s’impose dans ton esprit. Estomac en vrac, et tu pourrais rendre ton dîner dans la foulée. Et tout disparaît. Ebahie, tu ne penses même pas à la fuite, parce que tu en serais incapable. Ton corps ne répondait plus, perte soudaine de contrôle. C’est sombre. C’est beaucoup trop sombre. Et ça vient du tréfond de son âme, ça noircit la tienne en même temps. Du moins c’est l’impression que ça te donne…

Les doigts tremblent. Le charme qui suinte de la blonde impacte salement tes capacités de raisonnement. D’un autre côté, tu essaies déjà de te remettre de la claque métaphorique que tu viens de te prendre. Peut-être ne s’en rend-elle-même compte elle. « Ordre de… Qui ? » C’est la seule chose qui te passe par l’esprit, de répéter ce qu’elle dit. Provocation inutile, que tu ne recherches pourtant pas. C’est plus la peur qui te fait agir, le reste s’étant fait la malle de ton cerveau. Plus personne de sensé aux commandes… « Je ne vois pas de quoi vous parler. » Tu craches presque les mots, et l’hésitation, les regards dispersés ne doivent pas jouer en ta faveur. Enfin, tu n’en sais rien. T’es pas une combattante, ni une criminelle. « Je ne voulais pas vous déranger. » Pourquoi t’as continué de la suivre Nilin ? Les pupilles se sont dilatées, et t’es plutôt heureuse d’avoir des gants, car le pouvoir est prêt à exploser au moindre contact. « Vous marchiez juste avec tant d’assurance… Ca me faisait penser aux… Danseuses, sur scène. » Pourquoi t’essaies de gagner du temps ? Pourquoi continues-tu de lui parler ?

Ca a disjoncté dans ton crâne, et t’es restée là. Comportement suspect que tu ne perçois que maintenant, quand ton cerveau te le fait réaliser. Et t’as enfin un pied qui recule. Quand ton être reste attiré vers l’autre, comme un aimant.





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'Cause we're fighting an endless war (Alecia) - Lun 11 Mar - 17:03

an endless war
nilin el mahdy/alecia van heusen
Les cendres sont rapidement éparpillées par le vent, bise qui avait épargné le feu pour qu'il consume la correspondance dans son entier. L'odeur de brûlé a quitté la ruelle, ne laissant qu'une blonde qui se tient prête à bondir sur l'arrogante inconnue. Ennemie déclarée sans pourtant n'avoir reconnu ses traits, Alecia ne peut perdre son temps à mémoriser chaque visage de chaque mafia. Elle ne se pose pas plus de questions, s'avance d'un pas mesuré et lent vers l'adversaire, toute son attention maintenue sur les dires qui lui semblent incohérents. Qui d'autre s'amuserait à la suivre jusque dans une impasse, si ce n'était pas pour lui faire la peau. Le rôle de la curieuse innocente, elle le jouait bien, la blonde devait l'avouer. Mais on ne dupait pas une manipulatrice agréée. Comme un prédateur que l'on exciterait par l'odeur de la peur, les lèvres pleines de la belliqueuse s'étirent d'un rictus malsain. Elle ne peut ressentir, encore moins deviner, ce qu’éprouve la jeune femme qui lui fait face. Mais dans ses paroles, elle discerne sans mal le ton vacillant, l'hésitation qui perce entre quelques mots. « Une danseuse, hein ? », qu'elle fait mine de souffler, curieuse, alors que derrière les dires on peut percevoir le venin lentement distillé. Si proche de la petite poupée au teint de porcelaine qu'Alecia pourrait tomber dans les grandes eaux que représentent ses pupilles bleues. Elle est faite de cette beauté juvénile et fraîche, que l'obscuri trouve pourtant terriblement agaçante. Tout lui avait fait serrer les dents : son humeur exécrable quotidienne combinée à cette rencontre qui tombait au plus mal, la paranoïa et la colère d'avoir été démasquée, tout s'entrelaçait parfaitement pour terminer en un sympathique cocktail Molotov. Et le savant mélange ne tarde pas à faire imploser la divine.

En une demi-seconde, elle réduit le peu d'espace entre elles d'un pas, empoigne sans ménagement le col de la jeune femme pour l'envoyer contre le mur le plus proche en un son mat. Entre deux conteneurs et quelques poubelles, Alecia toise la grimace visiblement choquée de l'inconnue. « Je te déconseille de jouer à ça avec moi. », que somme la belliqueuse qui, délestée de toute patience, va jusqu’à s'emparer d'une petite lame qu'elle a pour habitude de garder avec elle. La couteau rétractable sorti, Alecia approche un peu plus leurs visages. La dominance est totale, la rage est grande, le regard azur plus acéré que jamais, elle assoit un peu plus sa supériorité en un nouveau sourire menaçant. « Qu'est-ce qu'ils foutent à m'envoyer des gamins dans les pattes ? », siffle la furie, horripilée par l'absence de lutte de la part de celle qui était bêtement tombé dans son piège. Elle déplace sa prise, de façon à poser son avant-bras gauche sur la trachée de sa proie, profite de remonter la main armée à la hauteur de leurs regards. Le souffle de la blonde est calme, alors qu'elle perçoit les battements de cœur affolés de celle qu'elle pense être une rivale. La lame effleure la pommette immaculée de la gamine, sans pour autant l'inciser. La divine aime prendre son temps, jouer, divertie par le macabre et le malsain. Et il est temps qu'Arcadia et ses petites gens le sachent, à quel point la belle se montre intransigeante et cruelle, malgré le bleu de ses prunelles. « Tu le savais, toi, que les mains étaient une zone particulièrement nerveuse ? », déballe sans fioritures l'obscuri, avant de continuer : « Moins que les pieds, je crois. Mais ça suffira pour moi. » Phrase terminée nette, juste avant que la blonde se charge de retirer le gant gauche de l'inconnue, qu'elle balance rageusement par terre. Bloquant toujours de son coude la gamine au cou, Alecia lui lance un regard vainqueur. Juste avant d'enfoncer son couteau, jusqu'à la garde, au milieu de la fine main qui se retrouve plaquée au mur insalubre. La belliqueuse semble respirer d'un souffle nouveau, ravie de pouvoir recevoir les fruits de son poisseux labeur, les gémissements de douleur revigorant la déesse en son sein.

Elle ne laisse aucun instant de répit, vérifie d'un coup d’œil le visage horrifié qui lui fait face. Satisfaite, elle pousse cependant le vice jusqu'à remuer la lame toujours piégée entre les chairs délicates, attendant les larmes de douleur de sa victime tant convoitées par l'obscuri. « Ils vont tous savoir que s'attaquer à lui, c'est s'attaquer à moi. », souffle Alecia sur la face de l'inconnue tombée entre ses griffes. La plaie commence à perler de quelques gouttes sombres, qui glissent sur la peau ivoire avant de s'écraser sur le sol.
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Nilin El Mahdy
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'Cause we're fighting an endless war (Alecia) - Mar 19 Mar - 17:01


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@Alecia Van Heusen




T’as pas pu prendre la fuite.

Et ça te tétanise comme pensée. Tu te rends compte de l’horreur bien trop tard, pupilles captées par la silhouette, hypnotisées par les formes. Oui, elle a tout d’une danseuse, de la grâce et l’élégance qui suivaient leurs pas. Pourtant, y’a quelque chose qui te dérange. Ca gratte dans ton cœur, ça fait écho à cette noirceur sous tes iris. T’as l’impression que tout a disparu, que les ténèbres se sont éclipsées… C’est sans compter sur le venin dans ton cœur. Angoisse permanente, hybris au bord de l’implosion. Ma’at refuse de se calmer, l’Ordre cherche à quitter le corps. Réclamation silencieuse de prendre plus de place, de tendre la main pour mieux arracher le visage de l’autre. Jamais tu n’avais ressenti ça avant aujourd’hui. Sensation étrange que de sentir la violence devenir une solution, toi qui as toujours cherché à la maintenir loin de toi. Et t’as du mal à te retenir de suivre la voix dans un coin de ton crâne. Aucune explication, si ce n’est un nuage sombre dans ton cœur. Ca t’impacte, ça te bouffe, et tu ne comprends pas pourquoi. Tu n’as pas conscience de la divinité qui te fait face, juste de la dangerosité qu’elle porte sur elle.

Trop rapide, et elle est déjà à quelques millimètres de toi. T’as jamais eu un excellent temps de réaction, sauf quand la musique rythme une pièce. Là, dans le silence, tu te fais surprendre. Tu t’envoles, littéralement, te rattrapes tant bien que mal quand ton don heurte un mur. La tête tourne un instant, et tu t’estimes presque heureuse de ne rien t’être cassée. T’es si fragile que ce genre de conneries peut clairement te blesser. Peut-être aurait-il mieux fallu. « Je ne vois pas de quoi vous parler ! Laissez-moi, vous êtes complètement… » Lame râpant contre la garde entendue, perçue, léger scintillement dans la noirceur de la ruelle, captant le peu de lumière offert par l’astre lunaire. « Folle. » Ce n’est peut-être pas ce que tu aurais dû dire, avec le couteau non loin de toi. D’ailleurs, elle te bloque la blonde, t’étouffe presque physiquement cette fois-ci. Entre la présence et la force… Défends-toi. Défends-toi ou crève. Parce que vous en étiez là. Elle va te tuer. Tout le prouve, dans ses yeux, océan bleuté dans lequel plus d’un homme a dû se perdre. « De qui parlez-vous ? Faut arrêter avec la paranoïa, j’y suis pour rien ! »

Provocation sur le bord des lèvres, tentative de défense minable. Tout est bon à prendre dans ta situation. Même si tout cela ne fera que l’aggraver. Le bras coupe la respiration, pression sur la trachée qui t’empêche de parler correctement. Tu te concentres juste alors, à inspirer, à expirer, le tout profondément. Tenter de combattre l’hybris latent, s’emparant de ton esprit. Fallait pas que tu vires folle. Fallait pas que tu crèves à cause de ça. Si près, tu perçois son souffle, calme, ses pupilles macabres… Et la lame, qu’elle présente à tes yeux. Cadeau du ciel qu’elle semble te faire, réalité des enfers qu’elle te balance. « Pour… » Murmure coupé par le mouvement, par le gant qui se perd dans la ruelle, par la chair transpercée. Tu ne ressens pas la douleur tout de suite pourtant. D’abord la lame glaciale traversant la paume, les gouttes de sang perlant le long de la blessure… Et après la souffrance, aigue, violente. Tu as déjà été blessée, lot quotidien d’une danseuse à haut niveau. Tes pieds sont emballés dans des bandages en permanence, à force de porter les pointes. Cependant, jamais un seul couteau n’a effleuré tes chairs. Jamais.

Silence sur le coup, juste une perle transparente glisse le long de ta joue. Ou peut-être as-tu laissé échapper quelques gémissements, dont tu es incapable de te souvenir. La mémoire flanche, pour ta propre protection, et c’est l’instinct qui prend le relai. Pour faire face à la lame toujours piégée dans les chairs, mouvement expert de celle qui te fait face. Tu trembles, tu n’oses plus bouger, mais les lèvres continuent de former des mots, inlassablement. « Pour qui… Travaillez-vous, pour agir de la sorte ? » Ca reste coincé dans ta poitrine, avant de se frayer un chemin : « … Un monstre. »

Et c’est là que tu te débats. Là que Ma’at cherche à reprendre le dessus, pour rétablir sa justice, son ordre divin. Pied balancé, écrasant l’un des genoux de la femme. Ca ne sera pas suffisant pour fuir, t’en as conscience, mais c’est un début. Tu profites de la petite seconde d’inattention offerte, fenêtre courte pour essayer de t’emparer de la lame à ton tour. Tu ne sais même pas ce que tu fais, si tu la touches de ta main nue. Ca se trouve, ça la tuera, ça la détruira, les tatouages sur ses chairs. Tu ne sais pas, pouvoir toujours incompréhensible à tes yeux. Tout ce qui compte, c’est arriver à partir maintenant. Et rien d’autre.







Dé:
 

▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪


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'Cause we're fighting an endless war (Alecia) - Mar 19 Mar - 17:01

Le membre 'Nilin El Mahdy' a effectué l'action suivante : ALEA JACTA EST


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'Cause we're fighting an endless war (Alecia) - Mer 27 Mar - 10:21

an endless war
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Alecia s'emporte face à la naïveté que transpire la jeune femme, Alecia se régale de la souffrance qui perle sur l’œil effrayé et roule sur la peau blême, laissant une trace humide et salée. Toutes ses tentatives ont échoué, l'obscuri a passé outre les accusations de folie et les sommations, sûre et certaine d'avoir face à elle une ennemie. Qui ne l'est pas, dans cette ville ? Vipère aux crocs qui n'attendent que de se planter dans la chair de ceux qui avaient osé éloigner sa seigneurie de sa cour. Elle est avide de vengeance, ne peut fermer l’œil de la nuit sans avoir préalablement souhaité la mort de ceux qui avaient permis la disparition de Khaos. Le murmure empreint de douleur de l'inconnue la fait doucement sourire. Pour certains, le qualificatif sonnerait comme une insulte. Pour Alecia, elle n'y voit qu'un semblant de vérité. Monstrueuse, elle l'est. « Ta tentative ne servira à rien. Je sais ce que tu essayais de faire. », accuse la belliqueuse d'un timbre profond. L'insolente pouvait bien tenter la manipulation, répéter habilement qu'elle ne savait pas de quoi tout cela s'agissait, qu'elle n'avait rien à y faire, l'obscuri ne s'y tromperait pas. Elle ne se laisserait pas berner par une victime aux abois. Le désespoir pouvait parfois pousser les gens à inventer les thèses les plus farfelues, pour sauver leur peau. Et, trop occupée à admirer la jolie prise qu'elle avait faite ce soir, la divine se fait surprendre. L'effluve qu'elle avait d'abord ressenti se fait plus forte, la nature Un coup dans le genou droit, elle souffle sur le coup de la douleur. Elle recule, se plie pour reprendre son souffle. Un rire gras transperce ses lèvres lorsqu'elle se redresse. « Pas mal. », commente cyniquement la blonde en passant une main dans ses cheveux, les yeux fixés sur le couteau que tient à présent la jeune fille dans sa main valide.

« Qu'est-ce que tu attends ? », questionne brusquement la belle. Elle perd patience, l'adrénaline qui arpente doucement ses veines aiguisent ses sens et augmente son excitation. Elle voudrait hurler quitte à passer pour une illuminée, ameuter toute la ville et pouvoir leur prouver, à tous, qu'elle ne laisserait aucun répit à Arcadia et ses habitants. Alecia veut cogner, faire couler le sang, faire couler son sang. Elle ne supporte plus cette condition d'anonyme, elle aimerait pouvoir le crier sur les toits, elle voudrait que tout le monde le sache. Pour qui elle respire, pour qui elle marche sur la ville, pour qui elle tranche les chairs et pour qui elle se bat. La frêle gamine qui lui fait face n'a d'ennemi que le statut de déité. Mais, l'obscuri n'entend plus se rétracter à présent. Elle finirait ce qu'elle avait commencé. La rage au creux des entrailles, elle s'approche à nouveau de la jeune fille en esquivant une tentative malhabile de défense. La blonde vient de nouveau frapper de front, le poignet est envoyé contre le container et l'arme blanche tombe au sol. Le rictus victorieux malgré un genou douloureux, la divine défie la belle de tenter une nouvelle attaque. Toujours dos au mur, l'inconnue qui abrite une déesse ne s'en cache plus. L'aura fraîche mais prononcée - probablement à cause de la situation d'urgence dans laquelle elle se trouve - s'agite de sa couleur or, détail que la belliqueuse aurait eut de la peine à noter si elle n'avait pas eu les yeux rivés dessus. Une déité égyptienne, elle reconnait la nature par expérience. Un bref instant douteuse, la querelleuse s'enhardit de plus belle. Et si c'était au tour des Enfants Terribles de s'unir à la cause du Royaume et de la Bratva. Cela n'était pas la première fois. Et si l'information sur l'identité de Khaos avait été communiquée, il ne restait plus beaucoup de temps avant que la ville entière le sache. L'esprit retord réfléchit, envisage les possibilités, s’arrime aux conclusions hasardeuses et se voit en mal de solutions. Si leur anonymat sautait, tout serait perdu. Les mafieux passeraient leurs rangs aux peignes fins et peut-être trouveraient-ils les traîtres distillés dans leurs propres baraquements. La blonde serre ses dents aux point de les briser. Elle se voyait déjà acculée comme un vulgaire renard, cerné de toutes parts par des canons froids sans possibilité de retrait. « Tu vas me dire ce que tu sais. »

Alecia se saisit à nouveau de son poignard, évitant un coup de genou bien placé qui aurait pu l'atteindre à la mâchoire. Elle en attendait plus d'un envoyé d'une mafia, la prenaient-ils pour une amatrice ? Auquel cas elle leur renverrait l'insolente en petits morceaux, que la blonde se chargerait elle-même de disséminer un peu partout dans les rues d'Arcadia. Sans ménagement, elle tire la jolie brune à elle, la faisant pivoter pour se positionner dans son dos. La ruelle sombre reste vide, s'il y a des témoins ils ne se manifestent pas pour venir en aide à la gamine gracile. La main posée sur la nuque, emmêlée dans la chevelure foncée de l'inconnue, Alecia lui propose de s'agenouiller au sol d'un habile coup derrière les genoux. Elle devine sans mal le rictus douloureux lorsque ses genoux frappent le sol froid. Une poignée de ses cheveux en main, la lame sous la gorge, la belliqueuse se penche pour murmurer à l'oreille de celle qu'elle pense être sa jeune victime. « Alors, j'ai pas ton temps. Crache le morceau ou je te saigne. On va commencer par le début. Tu es qui ? »

dés :
1. elle lui enlève le couteau (prise de karaté kid) et le reprend. elle continue de lui ouvrir un poil la peau/veut la faire parler.
2. elle lui tire les cheveux, mais n'a tjs pas le couteau.
THE PROOF:
 
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RÉINCARNATION : (Ma’at / Maât), déesse de l’ordre, de la vérité, de l’équilibre et de la justice. Contraire de l’Isfet.
TALENT(S) : (pesée du coeur) ACTIF - (plumes de Ma'at) INACTIF - (balance de Ma'at) INACTIF - (perception karmique) ACTIF
FACTION : (Factionless), trop jeune pour ces conneries, trop conne pour s’y attarder aussi. Elle n’a que faire des jeux de mafias en tant qu’humaine, et la déesse cherche quant à elle à réguler les vices. Balance déséquilibrée qui ne lui sied guère.
OCCUPATION : (danseuse et jeune chorégraphe), elle se rêve étoile, brillant parmi les astres, éblouissant les spectateurs de sa grâce et de son élégance.
GENÈSE : (Primus), stade 3
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'Cause we're fighting an endless war (Alecia) - Mer 8 Mai - 11:40


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@Alecia Van Heusen




Se défendre ou crever.

C’est devenu une réalité dans ton esprit, et l’instinct a pris le dessus sur tout le reste. Juste survivre importe, qu’importe les moyens. Tu pourrais tuer, détruire, si cela te permettait de t’en sortir, de te relever et de courir sans jamais jeter un regard vers l’arrière. Pour une fois, même la divinité dans ta tête ne cherche pas à te faire la morale. Parce qu’elle a compris que rester ne mènerait à rien de bon. Sauf qu’elle avait mal jugé votre adversaire du jour. Pour un petit voyou, tes pitoyables tentatives auraient suffi. Il ne s’y serait pas attendu, à ce que tu te défendes. Et faire face au surnaturel effraie suffisamment la populace. La femme est… Différente. Etreinte glaciale autour du myocarde, tous tes canaux de perception se sont retrouvés submergés en un instant, noyage présumée dans le magma de ténèbres vous entourant. Quoi que tu fasses, que tu te débattes ou non, tu continues de t’enfoncer. Pire encore, à l’instar des sables mouvants, bouger ne fait qu’accélérer le tout. Bientôt, tu n’arriveras plus à sortir la tête de l’eau. Bientôt, il n’y aura que ton ichor tapissant la ruelle. Asphalte se gorgeant de carmin, tandis que ta carcasse pourrissait dessus.

Tu ne tentes même plus de défendre à la folie de l’autre. Pire encore, tu concèdes une victoire, tu te retranches sous les ordres de Ma’at. « Si tu le dis… » Murmure malgré l’effroi, provocation indécente quand tu n’es pas en contrôle. Cependant, si elle ne te croit pas même quand tu dis la vérité, cela ne sert à rien de continuer dans cette direction. Autant prendre le contrepied si tu ne parviens pas à t’enfuir. Malgré le coup porté, c’est le rire de l’autre folle qui emplit l’espace, comme pour te rappeler que ta force est pitoyable, inutile. Pourtant, t’as l’arme entre les mains, et l’autre se retrouve vierge de tout cela. Tu es en contrôle de la situation… Même si cette pensée te fait sourire. Parce qu’un couteau ne suffirait pas, quand ta seconde main ne répond plus. Nerfs de la paume écorchés, et tu sens les nausées monter à la tête. « Je ne suis pas une tueuse. » C’est pour ça que tu as du mal à réattaquer. T’aurais dû le faire pourtant, simple légitime défense dans ton cas. Tu n’irais pas en prison pour cela. Tu ne finirais pas dans le couloir de la mort pour si peu. Puis finalement, avec Ma’at, il faudrait t’y faire…

Trop tard.

La faiblesse te mènera à ta perte, et c’est quand l’autre se relève, attaque à nouveau, tu sais que tu as perdu. T’as pas pu fuir, jambes tremblantes, esprit branlant. T’es restée par défaut, par dépit. A trop penser, et pas assez réagir, t’as loupé l’opportunité de fuir avec une simple blessure. Maintenant, les gants se retrouvent sur le sol, les chairs sont mises à nues, et tu tombes des nues.

Dire ce que tu sais ? Elle n’en démord pas avec cette histoire, toi qui sais à peine ce dont il en retourne à Arcadia. T’as pas encore conscience des mafias, tu ne te rends même pas compte qu’en tant que divinité, tu as une cible dans le dos. Pire encore, les dettes de ta mère, la nature de ton père… Tout est sujet à te faire tomber ici, mais t’es encore assez insouciante, assez naïve, pour fermer les yeux là-dessus. T’as besoin de rester une enfant encore quelque temps. Même si la fin est proche. Chaque mouvement te fait souffrir, et tu luttes pour ne pas t’évanouir. Plus lente, aucune chance que tes pathétiques attaques l’atteignent. Y’a une part de toi qui veut déjà abandonner, juste laisser le cœur s’arrêter, s’écrouler. Le corps se plie aux réclamations de l’autre. Coup porté sur l’arrière des genoux, ceux-là-même heurtant le sol froid. Ils s’écorchent, tu le sens, maigre filet de sang absorbé par le tissu. Les doigts s’accrochent à tes cheveux, te tirent en arrière, et la lame retrouve ta gorge. T’oses à peine déglutir, de peur de trancher la chair, trop profondément pour qu’on te sauve. T’es pas bien brillante, pas médecin pour un sou, mais trop près de la carotide, tu sais bien que ta vie est compromise. Alors, tu tentes, comme tu peux, de t’en éloigner, malgré la femme dans ton dos. La question te tend, tu ne sais pas si elle parle de toi ou de celle que t’abrites. Par bêtise, tu joues l’ignorance, ne penses pas qu’elle soit capable de savoir. Parce que Luca ne t’avait pas demandé, il avait su. Alors, elle ne sait pas. Même si tu peux avoir tort. Même si tu t’en fous. « Nilin. Je m’appelle Nilin. » Pause. « Je voulais juste… » Tu veux quoi ? T’aurais pas dû, c’est tout. « J’aurais pas dû vous suivre. » L’anglais se teinte d’un accent français prononcé, comme à chaque fois que l’anxiété l’emportait.  

Et, soudainement, tu décides t’attraper ses mains avec les tiennes. Perdues dans tes cheveux, tu cherches juste à y planter tes ongles, oubliant que chair contre chair, la pesée du cœur se déclenche…






HJ:
 

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'Cause we're fighting an endless war (Alecia) - Jeu 30 Mai - 1:24

an endless war
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Son regard est dur, sans détour. Cruelle est l'hôte, plus cruelle encore est la déesse. Enragée et prise au piège dans une ville trop petite pour les accueillir, elle et son irrépressible besoin de propager la détresse. Les champs de bataille sur lesquels elle étendait sa puissance divine n'étaient plus. La belliqueuse ne devait, à ce jour, que se contenter d'une enveloppe mortelle, toute de chair et de sang. Si fragile, aux multiples talons d'Achille. Si habilement détournée de ses buts initiaux, si tristement faible que la déité en était parfois dégoûtée.

Alecia sent les prémices d'une terrible rage échouer sur les maigres remparts de sa volonté. Un fracas tonitruant qui ne cesse de croître, qui gagne du terrain et vient grignoter les dernières miettes de retenue. Elle déclare forfait, se délecte de cet échec intérieur. Excuse toute trouvée pour faire ressortir le pire de sa bestialité. Plus qu'une louve défendant son territoire, elle se fait chasseuse vengeresse. Prête à faire couler le sang de ceux qui ont su éloigner Khaos, qui s'y sont risqués sans penser à en devoir payer le prix. La vendetta ne sera que plus terrible. Elle sera livrée, non pas seulement sur les responsables, mais également sur quiconque croiserait le chemin de la ténébreuse obscuri.

Juge, juré et bourreau. La vipère s'attribuerait le droit céleste d'éradiquer ceux qui se mettraient entre son seigneur et elle. Innocents présumés ou coupables avérés, ils périraient en essayant d'arrêter la blonde. Et si elle devait périr avant de le retrouver, elle le ferait l'esprit tranquille. Avec la certitude qu'Eris reviendrait dans les gènes d'une autre, terminer la mission avec la même dévotion.

Et elle ne tient plus, Alecia, devant les maigres protestations de la petite brune. Elle veut en finir, elle ne supporte plus cette attente. Les quelques bribes de retenue s'estompent, le rictus qui se dessine sur ses lèvres annonce son absence de remords pour ce que l'obscuri s'apprête à réaliser. Trancher le derme tendre, réchauffer de l'ichor chaud ses doigts rafraîchis par les températures crues, rejeter le corps au fond de la ruelle insalubre et se détourner sans ciller.

Inspiration réjouie, poumons qui se gonflent, comme le cœur, d'une euphorie toute particulière. L'impulsion s'apprête à être donnée, un mouvement de bras et la peau albâtre de la belle se teinterait d'un agréable carmin. L'expression sauvage de la vipère change lorsqu'elle sent des ongles agripper ses mains. L'acte pensé est figé, Alecia ne peut plus bouger. Et une douleur s'insinue, doucement d'abord, foudroyante ensuite.

Son cri est long, rauque, naît du profond de ses entrailles pour casser le silence de la rue plongée dans l'obscurité. Elle ne peut rompre le lien que l'inconnue lui impose, mais elle a lâché la lame sous la peur. Ses avants-bras luisent d'un halo étrange. La querelleuse a l'impression de se consumer de l'intérieur, les doigts toujours prisonniers de l'étreinte forcée. « Qu'est-ce que... »

La faible lumière a disparue, mais la douleur reste. Le lieutenant l'ignore encore, mais ce sont ses crimes, ses atrocités, qui sont mis au vu et au su de tous. Les péchés commis, la noirceur de son âme qui vient teinter son derme de mille et un symboles. Elle distingue de l'encre noire là où il ne devrait pas y en avoir. La crainte résonne dans ses entrailles et Alecia finit par reprendre pied. Elle met fin au contact, reculant d'un bond mètre avant de tomber sur les fesses. « Qu'as-tu fait ? », souffle la blonde reculant un peu plus, la peau semblant avoir été mise à vif. Son corps entier lui hurle sa souffrance, à laquelle elle répond par des grognements plaintifs.

La quidam est mise de côté, l'obscuri est trop concentrée pour lui prêter attention. Ses yeux azur se portent convulsivement sur ses bras. Elle retire hâtivement sa veste noire pour remonter jusqu'à la ligne de ses épaules. Il y en a partout, recouvrant le moindre centimètre carré de son buste. Soulevant son pull, Alecia retient un cri horrifié en examinant son ventre. Il ne fait pas assez sombre pour ne pas voir les tatouages racontant les cruelles aventures de la belle.

Toujours par terre, la belliqueuse gratte. Ne s'arrête plus, souhaite que les récits de ses horreurs disparaissent. Elle écorche de ses ongles le derme douloureux. La panique la gagne, la colère revient en vagues mesurées. Le doux mélange la rend plus imprévisible que jamais, alors qu'elle cesse ses tentatives vaines pour crier à l'attention de la jeune femme. « C'est quoi ça ? »
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