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emperor's new clothes ft. gys

 :: - ARCADIA - :: siren alley :: Klub Obsesja
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Vitali Babanine
Vitali Babanine
- PATRON SAINTS OF OUR BLISSFUL IMPERFECTIONS -
BLAZE : poiscaille
CREDITS : ava par kawaiinekoj, sign par anaëlle
FACE : ben mendelsohn
DOLLARS : 395
SACRIFICES : 112
PORTRAIT : emperor's new clothes ft. gys Tumblr_oizcoj76Ot1vm75alo5_250
ANNEES : 50 ans
CŒUR : dans les chaussettes ; sûrement encore en instance de divorce, sans même le savoir
RÉINCARNATION : le babaï, ogre slave qui enlève les ptits enfants
TALENT(S) : il a du charme et il fait d'excellentes juliennes de légumes
FACTION : mouche à crotte de la bratva
OCCUPATION : "à l'obsesja, je nourris la moitié d'arcadia avec l'autre moitié"
GENÈSE : novum
TALON(S) D'ACHILLE : la bonne chair
JUKEBOX : du hast + RAMMSTEIN + immortal + MARINA
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emperor's new clothes ft. gys - Mar 26 Fév - 20:56



emperor’s new clothes


« Baba, y’a une petite qu’a gerbé dans les toilettes des mecs… » Tes yeux roulent dans leurs orbites, tandis que ta main cherche à l’aveuglette la serpillère qui avait définitivement un peu trop servi ce soir. Aspirine, la serveuse venue te prévenir, se penche par-dessus le bar pour l’attraper. « Qu’est-ce qu’elle foutait là-dedans, j’te jure... » que tu maugrées. La gamine, un peu trop honnête, fait la grimace. « Vu ce qu’y’avait dans son vomi, j’crois elle- » « Nan mais bichette, les détails, tu les lessives, tu me les racontes pas, ok ? » « ‘Scuse, Baba »

Tu soupires, te siffles un verre de whisky en douce, profitant d’un moment d’accalmie pour t’intéresser à la faune habituelle de ta boîte. La classification était concise et immuable. Entassés sur l’étroite piste de danse (rien de mieux pour favoriser le rapprochement), il y avait ceux qui avaient pas de thune et qui passaient leur soirée à danser, en espérant se faire payer un verre par celui ou celle à qui ils ont fait du collé-serré. De l’autre côté du spectre, il y avait ceux avec beaucoup de thune, le cul vissé dans les carrés vip, vers qui tu faisais des aller et retours avec des bouteilles de champagne et des strip-teaseuses bourrées de pétards. Et enfin, ceux qui faisaient le pied de grue au bar parce qu’ils savent pas danser, osent pas danser, ou parce qu’essayer de pécho sur la piste est définitivement un coup trop risqué à leur âge.
Et, quand la pêche n’était guère plus fructueuse au bar, et qu’ils avaient même épuisé toutes tes serveuses, c’était à toi qu’ils faisaient la conversation. Ils espéraient ainsi sympathiser, et que tu leur serves une ardoise sur la maison.

Mais tu n’en étais pas à ton premier coup d’essai. De fait, c’était eux qui se faisaient pigeonner, puisque lorsqu’ils en redemandaient trop, tu échangeais leur commande par un produit plus cheap. Comme pour ce gars, là, affalé à ton comptoir, comme une moule prenant le soleil sur son rocher, le pif à ricaner dans le fond de son verre depuis plusieurs heures.
Celui-là est trop déchiré pour distinguer ce que tu lui sers, si bien que t’aurais pu pisser dans son verre qu’il aurait rien senti. Il avait une drôle de dégaine, et rentrait dans aucune des espèces de zouaves fréquentant ton établissement.
Entre deux âges, entre deux kilomètres de long, entre deux états. Il aurait pu avoir l’âge et la dégaine pour aller danser, la pauvre mise pour essayer de se faire payer un verre, la gueule trop ouverte pour squatter le carré vip, mais le fait est qu’il campait sous ton nez, le cul au bout de son tabouret.
D’un autre côté, il avait pas la carrure de tes habituels piliers de bar, et en avait définitivement trop à démordre pour pas avoir déjà essayé de draguer de la gueuse… Non, vraiment, tout portait à croire que tu venais d’épingler un nouveau papillon dans ta collection.

Il fait fuir un type qui essayait de siroter son mojito en paix. C’est pas bon, ça ; ça encourage pas les gens à consommer qu’il y ait un énergumène qui fait chier au bar. Et il a pas l’air de vouloir décamper ; tu sais même pas s’il serait encore capable de tenir sur ses jambes d’échassier.
Jusque là, tu l’écoutais déblatérer son charabia, sans grande attention, comme quoi il aurait des pouvoirs (pas que tu le croyais pas, tu serais juste curieux de voir la réaction de la populace humaine du reste de la boîte face à ses supposés pouvoirs), mais, chevalier servant que tu es, tu te dévoues pour lui tenir la jambe, au moins jusqu’à ce qu’il dégueule sur ses propres godasses.
Sans gêne, tu claques des doigts à son oreille pour le ramener à toi. « Hé, mon grand, tu nous les montres tes tours de magie ou alors tu décampes, kapish ? Tu fais fuir tout le monde avec ta gueule de goéland qui s’est pris une déferlante… »



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Pancras Gysin
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ANNEES : 35 ans.
CŒUR : Désertique, comme le Sahara.
RÉINCARNATION : Djinn
TALENT(S) : Octroi de vœux / Invisibilité ( pouvoir ingérable )
FACTION : Neutre
OCCUPATION : Cuistot crado à mi-temps / Mascotte pour une enseigne publicitaire / Petite frappe.
JUKEBOX : GTA soundtrack
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emperor's new clothes ft. gys - Mer 6 Mar - 22:05






« Tu crois que t’arriveras à pécho, avec ta tête de peau d’zob ?  » Picoler. Picoler, jusqu’à ne plus avoir la moindre once de lucidité. Emmerder les autres, emmerder le monde entier. Et n’en avoir rien à talquer de l’image véhiculée.  « Mec… Moi j'peux t'aider. » C’était cela ou passer la soirée dans son canapé, l’oeil morne riveté sur la tv. A Mater des émissions de vieux, zapper. Et finir probablement par un  porno’, la main droite fourrée dans le calbut, à se tripoter le butternut. « Parce que j’ai d’supers pouvoirs. Un peu comme super man. Mais en mieux. Parce que Superman, ses pouvoirs, ils sont à chier.  » Il atterrit à l’Obsesja comme il aurait atterri ailleurs ; Ce n'était ni plus ni moins que le fruit du hasard. Il finirait sans doute par s’endormir là, avachi sur le comptoir. Avec peut-être en prime, un coquard au coin de la gueule. « J’pourrais te rendre sexy, si tu m’le demandais. ‘Fin.. Plus baisable quoi.  » Le quidam, quelque peu excédé, fusilla Gy’ du regard. Se fit force, pour ne pas lui en coller une. Ainsi, il favorisa la raison à la baston et prit ses distances. « Vas-y, casse toi... Sosie d’chiasse va. »



Le tocard - rétamé - s'enfila d'une traite le reste de sa consommation. Grimaça, à la vue de son verre désormais vide. Latence. Regard apathique et vague, jeté aux alentours ; Qui d'autre pouvait-il emmerder ? .. La question ne se posa pas plus longtemps ; Un claquement de doigts l'interpella. Le génie porta ses agates vitreuses sur l'employé, lequel commença à le houspiller.  « Oohooh, on s'calme vieux !  » Contesta t-il d'une voix pâteuse.  « Pas d'ma faute si ces nazes captent que dalle ! » Il se redressa quelque peu ravi que quelqu'un daigne enfin s'intéresser à ses blas-blas, à minima. « Qu'est s'tu veux voir comme tour de passe passe ? Hein ? .. Eh attends. J'ai un truc qui va te plaire. L'invibilité... L'invisiblité... » Il souffla, incapable de prononcer correctement le mot. « Là tu m’vois.  » Il se désigna lui-même de l’index.  « Et là tu m’vois plus. » Aucun changement ne vînt modifier le tableau - Conséquences d’un pouvoir capricieux... Ou de son état lamentable. Un sourire con aux lippes, Pancras tendit le bras. Souleva la jupe d’une lolita qui se tenait là, dévoilant fessier et string fuchsia à la vue de tous. La claque cingla, manqua de faire choir Gy’ de son tabouret. La scène, singulière, provoqua l'amusement des clients alentours.  « Sale pervers !  » Hargne évidente de la donzelle ; Elle s’éloigna prestement du goujat dépité.

« Faut dire qu'ça marche une fois sur cent aussi.  » Il massa grossièrement sa joue « J'gère mieux les souhaits. En fait. Clairement. » C'est qu'il se sentait presque morveux, de cet échec flagrant. Il lorgna son verre vide. Le fit glisser en direction du barman. « Un autre, steuplait. J'paierais tout à l'heure, avant de partir. » Rabâcha t-il, une énième fois. En vérité, il n'avait pas une flèche.






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emperor's new clothes ft. gys - Sam 9 Mar - 11:26



emperor’s new clothes


Tu claques la langue quand il t’appelle vieux, feuilletant déjà mentalement ton livre de recettes, à l’onglet « viande sèche qui se marie bien avec le whisky ».
Initialement, quand tu le sommes de montrer ses tours de magie ou de se casser, tu ne t’attendais pas à ce qu’il choisisse la première alternative. Tu aurais dû te douter qu’il allait répliquer, et pas lâcher l’affaire aussi facilement. Un soupir ostensible d’ennui s’échappe de ton gosier, alors qu’il continue de te baratiner à propos de ses pouvoirs.
A vrai dire, tu serais également curieux de voir ce qu’il a comme tour dans sa manche. Depuis ta cohabitation transcendantale entre un toi humain et un toi ogre, tu avais appris à prendre moins à la légère les problèmes ou les singularités mystiques des gens autour de toi.
Aussi, tu le gardes dans un coin de ton champ de vision, juste assez pour voir s’il allait véritablement disparaître, mais pas assez pour qu’il pense avoir obtenu ta complète attention, histoire de ne pas passer pour un pigeon. Il s’agirait pas que cette tête de piaf réalise que t’es désormais accroché à ses lèvres, sous prétexte d’avoir envie de te frotter à un autre congénère magique. Tu te surprends à retenir ton souffle lorsqu’il prétend pouvoir se rendre invisible.

Raté. Pour cette fois. T’es déçu, il faut l’avouer. Tu commençais peu à peu à découvrir d’autres divins autour de toi, mais trop peu n’étaient que de récents monstres émergeant de leur sommeil. T’avais rien contre les dieux, bien que tu aies encore du mal à discerner entre elles les autres mythologies que la tienne, mais ils te semblaient comme hors d’atteinte, contrairement aux autres gnomes dans ton genre.
T’étais en train de mariner dans ta déception lorsque le lascar disparaît soudain de ton champ de vision. La vivacité avec laquelle tu fais volte face est traîtresse ; surtout pour découvrir qu’en fait, son invisibilité ne relevait que d’une pauvre fille qui l’avait envoyé valser le bougre, manquant de le faire tomber.

Tu renfonces le torchon au fond du verre que tu étais en train d’essuyer, appuyant si fort que tu pourrais le péter.
« Ah ouais ? Tu sais, moi aussi je fais dans l’invisibilité, sauf que c’est les autres que je fais disparaître » et par là, tu insinues que tu pourrais le virer fissa de ton établissement, mais également que des soupçons pesaient sur tes possibles manies de kidnappeur. Des rumeurs vagues sur lesquelles tu surfais, tant et si bien que tu avais affiché les coupures de journaux relatant les faits en haut du miroir derrière ton dos, comme autant de commentaires dans un livre d’or.

Ceci dit, tu tiques en écoutant cette histoire de souhaits. Un type comme lui, et dans son état actuel, aurait pas été du genre à se vanter d’un pouvoir pareil. Il aurait plus été de ceux qui veulent t’embobiner, du genre « j’te jure je suis capable de faire disparaître cette bouteille de whisky dans mon gosier ». C’est comme si cette idée était un peu trop précise pour n’être qu’une plaisanterie.
Bah, de toute façon, tu ne perds rien à le mettre au défi ; dans le pire des cas, il se ridiculiserait encore un peu plus.
De fait, tu attrapes son verre, et le remplit généreusement. Mais tu ne le lui rends pas tout de suite, faisant rouler son contenu à hauteur d’yeux, les sourcils haussés, mutin, l’oeil lourd du pari sur le point d’être engagé. « Mignon, je t’efface toute ton ardoise si tu me fous tout le monde à poil dans cette boîte. »



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emperor's new clothes ft. gys - Mer 20 Mar - 21:30



Au deal énoncé, le faciès de Pancras s’illumina. Envieux, il considéra un instant le contenant empli - L'offre était alléchante bien que fallacieuse, car proposée à un djinn ivre. Purement incapable de réfléchir rationnellement, de déceler le danger latent, dissimulé sous ce challenge.   «  Pari lancé, un vrai jeu d'gosse ! » Il pivota, afin de faire face à la piste et à ceux qui s'y démenaient. Plissa les yeux, manifestement concentré. « Azy, ouvre bien tes mirettes, tu vas être bluffé. »



Du temps s'écoula, avant qu'il ne parvienne à accomplir la tâche. Sa réussite se traduisit par un silence soudain. L'arrêt des platines. Tous cessèrent de se mouvoir, s’échangèrent des regards médusés. Victimes d'une nudité subite, généralisée. Les plus pudiques s’empressèrent de cacher leurs parties, d'autres s'éclipsèrent fissa. Les plus vauriens en profitèrent pour se rincer l'oeil, à outrance. C'est qu'il y avait de quoi mater ; Seins, culs, sexes, viandes flasques et carcasses émaciées. Pour tous les goûts.


« Allez, soirée partoouuzzze ! » Brailla Gy' le poing levé, la marque des esclaves mise en évidence - Le sombre crétin semblait omettre qu’il était lui-même privé de ses nippes. « Vous faites moins les fiers là, l'fion à l'air ! » Beugla t-il à l’assemblée, revanchard, avant de leur lancer deux ou trois insultes obscènes. Dédicace à ceux et celles qui l’avaient précédemment rembarré, en lui demandant de fermer sa grande gueule.



« Alors, c’est qui l’meilleur ? Eh ? » Attention reportée sur l'aïeul, également mis à nu. Il en évalua la vue. Le buste massif et les hanches charnues. Ce mâle était à un âge où le corps vivait ses derniers triomphes. A peine culotté, Pancras se pencha en avant pour tenter d'en voir davantage. « P'tain l'arnaque, t'as rien dans le slibard ! ...  C’est vrai qu’à un certain âge, y’a plus d’espoir. » L'insolence rivetée à la trogne, il se mit à ricaner, pas peu fier de sa connerie. Se rassit, non sans avoir chopé au passage le verre qui lui revenait de droit.


Oeillade lancée aux clients qui commençaient à se faire la malle, sur fond de contestation. Le boss de l'Obsesja allait y laisser des plumes, à avoir réclamé une telle extravagance. « Uep. Faut jamais parier avec un djinn. Jamais. » Flottement, durant lequel il afficha une moue dubitative. Comme si au fond de lui, il savait, qu'il était en train de merder. Il finit par hausser les épaules ;  « Pfff.. J'en ai rien à talquer. » Maugréa t-il, avant de s'enfiler une gorgée de liqueur. Haut le coeur acide, étouffé du revers de la main - C'est qu'à boire sans soif, le corps commençait à saturer.




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emperor's new clothes ft. gys - Dim 24 Mar - 20:58



emperor’s new clothes


Tu ne t’attendais pas à ce qu’il soit suffisamment éméché pour relever le défi. Pendant un instant, ne croyant pas à sa véritable nature mystique, tu te demandes s’il ne va pas s’élancer sur la piste de danse pour baisser le froc de tous ceux à portée de main. Puis, tu t’es dit, plus pragmatique, qu’il allait sans doute prendre ses jambes à son cou, histoire de ne pas régler son ardoise. Dans ce cas, les vigiles à l’entrée auraient tôt fait de lui mettre la main au collier et de te le ramener fissa ; auquel cas, il n’aurait sans doute pas passer la nuit, tu détestes quand un client de si bas étage te prend pour un pigeon.
Cependant, il reste là, les yeux rivés sur les autres clients. A défaut que toi, tu gobes son histoire, lui avait l’air d’y croire. Tu retournes donc à ta vaisselle, le gardant toutefois dans un coin de ton champ de vision, histoire qu’il se fasse pas la belle.
Tu ne te rends compte de la réalisation de ce qui était ton premier voeu lorsque tu sens un courant d’air frais sur ton arrière-train. Pas besoin d’un coup d’oeil pour réaliser que tu étais désormais à poil (certes un peu moins que les autres, puisque planqué derrière ton comptoir). Le gueux n’avait épargné personne, pas même sa pauvre carcasse.

Et, si les autres clients se dispersent en pagaille, aussi horrifiés que hilares, tu en oublierais de lui en foutre une, tant tu restes coi ; tu t’attendais à tout sauf à te retrouver avec un djinn dans ton établissement.
Pas qu’un djinn ; ton djinn, à en juger par la peau assombrie de grains de beauté sur son poignet brandi. On ne pouvait pas faire pire combinaison, avec ces deux extrêmes sur le spectre des créatures magiques, entre celle qui donne, et celle qui prend.

Tu ignores si ton calme lui mettra la puce à l’oreille quant à ta similaire nature. Par comparaison, ta serveuse trottine jusqu’à toi, se cachant avec peine derrière des torchons. « Euh Baba, j’crois y’a plus trop d-... » « Nan mais laisse tomber, petite, va mettre mon manteau dans l’arrière-cuisine et prend le reste de ta soirée » « Ouais mais j’aime pas trop aller dans l’arrière-cuisine… » Tu soupires, sidéré. « Hé oh, c’est ça ou tu rentres à poil ! »
Tu la congédies avec impatience, attendant que le silence retombe dans la salle plus ou moins déserte.
Le génie dur de la bouteille est plié en deux au-dessus du comptoir, l’oeil vissé sur tes cuisses. Tu le chasses comme une mouche, et noues un tablier autour de ta taille. « Hé, tu continues comme ça, et mon deuxième voeu, c’est que tu te bouffes la queue, on verra à qui il en restera le plus… » grinces-tu, en poussant l’oeillade sur son corps aussi épais qu’un haricot plus très magique.

« Va pour l’ardoise, saligaud ; mais c’est bien parce qu’on vous voit pas beaucoup par ici, vous autres, les génies… » C’est pas que ton établissement était officieusement un fastfood pour oupyrs, mais presque. « Vous êtes plus le genre de créatures à filer des trucs ; chez les slaves, le motto, c’est de prendre… » Et, dans un geste sans tendresse, tu attrapes son poignet de constellations. C’est que tu prenais, toi, généralement trop, généralement sans aucune permission ni formule de politesse. Pire que les vampires à qui il en allait de la survie ; pire que les dragons qui prenaient mais conservaient. L’ogre prend énormément, consomme presque aussitôt, et puis en redemande. T’as le sourire en équilibre entre le charmeur et l’horrifiant, alors que tes doigts se resserrent lentement sur le bras du trublion. « Tout porte à croire qu’on va faire un bout de chemin ensemble, l’ami… »



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emperor's new clothes ft. gys - Mer 3 Avr - 21:48




Bien que l’autre continuait à causer, Gy’ ne prêtait déjà plus attention au contenu de ses propos. Il luttait, désormais, contre un mal invisible, un malaise naissant. Ça lui prenait les tripes, ça s’agitait férocement, comme si un alien lui farfouillait la panse.

Il ne daigna réagir que lorsqu'il sentit la poigne chaude du quinqua' sur son avant-bras.
« Qu’est’ s’tu fout ..  » Il tenta de s'en dégager : en vain. C'est que le vieux était costaud... Ou qu'il était lui-même trop beurré pour faire face à une quelconque épreuve de force. Gy' leva ses orbes sur la bobine de son interlocuteur, son sourire singulier. Limite flippant. « Si tu pouvais m’emmener aux chiottes, ça s’rait déjà pas mal… » Brève mise en garde, il n’eut pas le temps d’en dire davantage ; La gerbe fusa, sans autre préavis. Sur le bras de son vis-à-vis, ainsi que sur le comptoir. Surpris et sûrement dégoûté, le gus relâcha son emprise. Ni une, ni deux, Pancras profita de cette magnifique intermède pour fuir sa compagnie. Et quitter tant bien que mal l’établissement.

*


Il longeait le trottoir en zigzaguant, titubait dangereusement. Ne semblait pas être particulièrement gêné par le froid ambiant. Un peu plus loin, sa caboche alla embrasser un panneau de signalisation, assez fort pour qu'il s'entaille l'arcade. « ‘Chier... Mes burnes ! » Il pestait, la main sur sa plaie suintante, lorsqu’un individu l’interpella.  « Eh vous là-bas ! » Une voiture de police en patrouille s’arrêta à son niveau - Deux flics s'en extirpèrent. Le premier braqua sa pile sur Pancras, tandis que le deuxième échangea avec la centrale, via radio ; « On a un exhibitionniste sur Siren Alley.  » Les poulets s'approchèrent du coupable.

« ‘Tendez les gars, c’est pas c’que vous croyez.  » Mains mises en évidence, pour montrer patte blanche. « Vous êtes en infraction monsieur.  » Annonça l'un d'entre eux, avant de sortir une paire de menottes. « Non, écoutez ! Uh.. Je..  J’viens d’échapper à un type... Merde, un vrai fêlé ! ... Il a voulu m'violer, il... Il voulait m’forcer à lui faire des trucs, genre..  » Gestuelle imitant une fellation. L'agent orienta sa lampe sur la tronche de Gy' ; Gueule d’ivrogne mise en évidence. Tout en lui, dénonçait son état, limitait sa crédibilité. «  .. Mais j'voulais pas, comprenez ? .. Et il a commencé à m'taper sur la gueule !  » Il désigna sa face ensanglantée. Mytho’, même bituré. Ramassis de mensonges et de conneries générés, pour conserver sa liberté.

Un éclat de voix, derrière, interpella les trois gaillards ; Sous l’éclairage blafard des réverbères, un homme en tablier progressait vers eux.
« P'tain, c’est lui ! C'est c'mec ! » Gy' contourna les deux keufs, alla se planquer derrière leur berline. Avec un peu de chance, ils embarqueraient l'autre à sa place. Ou pas.

Les deux roussins se tournèrent vers le patron de l’Obsesja. L'un, peu confiant, cala sa main sur son pétard, riveté à sa ceinture. C'est qu'en fin de compte, la version du loustic alcoolisé tenait sensiblement la route.







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emperor's new clothes ft. gys - Dim 7 Avr - 12:27



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Haussement de sourcil quand il te demande de le conduire aux chiottes. Tu crois limite même à des avances, et serais prêt à lui répliquer qu’ici, on était dans ton établissement et que tu faisais donc un peu ce que tu voulais où tu voulais… Sauf que sa remarque a une raison bien moins glamour que ça ; le bougre te gerbe dessus : comptoir, patte et tablier que t’avais miraculeusement enfilé à temps. Tu gerbes une flopée de jurons en te dégageant du puant animal, secouant ton bras trempé. T’as beau faire dans la boucherie anthropophage, l’odeur est nauséabonde et te pique la gorge. Tu restes un moment les bras en croix, infichu de savoir quoi faire avec ça. Le bougre a bien entendu pris ses jambes à son cou, mais tu ne comptes pas le laisser s’échapper. Vu dans l’état dans lequel il était, il ne pouvait pas aller bien loin.
Tu essuies vaguement le plus gros de son petit cadeau de ton bras et de ton tablier, avant de te lancer à sa poursuite.

Malheureusement, tu arrives trop tard, et ton maudit génie est déjà aux prises avec les flics. Tu sais pas ce qu’il leur a raconté, mais tout porte à croire que t’as pas le beau rôle dans cette histoire, au vu de l’attitude méfiante de l’un des deux poulets.
Tu avances lentement vers eux, les mains en avant, mises en évidence. « Woh oh, je sais que c’est pas facile, mais va falloir me croire si j’vous dis que c’est absolument pas ce que vous croyez, et encore moins ce qu’il a pu vous raconter... » Vite, il faut que tu marines une histoire à la con pour qu’ils vous laissent partir.
« Vous voyez, le môme, là, c’est… c’est mon fils ! » T’as une sueur froide qui te parcourt l’échine à l’idée que tu roules dans la merde le peu de dignité qu’il te restait. Au départ, t’avais opté pour ton frangin, mais tu te dis que, plus tu jouerais le vieux daron largué, plus tu attiserais leur sympathie.

Celui qui te surveillait hausse d’ailleurs un sourcil, son visage semble se détendre légèrement. Tu continues ta progression, prenant soin de pas te rapprocher trop non plus, parce que t’étais accessoirement à poil sous ce tablier, et que pour le moment, la pénombre jouait en ta faveur. Ils attendent des explications.
« Et on peut savoir ce que fait votre fils à poil dans la rue à cette heure ? » Ok, c’est parti pour jouer le rôle du daron déconfit. Tu adoptes une expression lasse, te frotte les yeux comme si t’étais fatigué. Tu vas même jusqu’à changer ton attitude en te courbant un peu vers l’avant, ton autre main appuyé sur la hanche comme si t’avais un lumbago. Et tout ce petit jeu tend à te vieillir de quelques années encore.

Un soupir, long, comme si tu te pressais pas pour raconter la douloureuse histoire de ta vie. « C’est vraiment parce que c’est vous qu’j’raconte ça, messieurs les agents, mais vous voyez, ce p’tit, là-bas... » Tu tends la main vers Pancras qui s’était vautré derrière la voiture en attendant que ça passe. Tu le gratifies de ton faux regard le plus tendre de paternel. « Mon p’tit, là, il a genre un… un problème... » Tu baisses un peu la voix, comme si le fils improvisé n’était pas compris dans la confidence. Cet ahuri doit bien se foutre de toi ; si vous vous tirez de cette histoire, il risque de ne pas revoir la lumière du jour, ce lascar. Les deux flics tendent l’oreille. « Il a… il a perdu sa mère quand il était tout p’tit et depuis, ça a fait dérailler un truc dans sa tête… vous voyez ? » Tu fais un peu la grimace, pas vraiment convaincu de ton propre numéro. L’un des agents a l’air circonspect. « Mais il a quoi exactement ? » « Non mais Morrison, laisse tomber ; y’a des gens qui deviennent dingues, tu sais pas pourquoi. Je t’ai raconté que ma belle-soeur se prend pour un dieu égyptien, nan ? »

Tu fronces les sourcils, avant de hocher la tête. « Ouais c’est ça, ‘faut pas chercher à comprendre, quand ça veut plus, ça veut plus, hein… » C’est bon, tu les as eus, ils ne sont plus là à chercher à dégainer. Il y en a même un qui fait le tour de la bagnole pour aller chercher le djinn, lui tendant la main comme à un môme, alors qu’ils devaient avoir le même âge. « Allez, fais pas l’con, viens par là, y’a ton père qui est venu te chercher… »



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Pancras Gysin
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CŒUR : Désertique, comme le Sahara.
RÉINCARNATION : Djinn
TALENT(S) : Octroi de vœux / Invisibilité ( pouvoir ingérable )
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emperor's new clothes ft. gys - Dim 14 Avr - 21:30




Tandis que son nouveau "maitre" affabulait, le maraud tenta d’entrer dans la bagnole à gyro' - Objectif délit de fuite. Or, les enfoirés avaient verrouillé les portières, annihilant tout espoir de fuite en mode speed racer. Il songea un instant à se barrer à pieds, mais l'un des argousins vînt le chercher. L'invita, tout mielleux, à rejoindre son père… Son père ? «  T’es vraiment une fin d’série toi.. » Il se redressa, commença à tacler l’ogre, le vice en étendard. Esprit contradictoire ne cherchant pas à démêler la situation. « Alors déjà, ton bobard, l'est juste à chier ! Mon père, j'ai jamais vu sa goule ; c'était qu'un queutard qu'à trempé sa nouille dans tous les trous d'Londres ! » Les deux limiers s'échangèrent une œillade perplexe, avant de subir à leur tour, l'humeur du djinn.  « Sans dec' les cocos, vous êtes miro' ; z'avez vu sa gueule ? ... Et la mienne ? … ‘Trouvez qu’on se ressemble ? » Silence de mort. « J’savais que les poulets n'étaient pas trop fut-fut, mais alors vous deux, vous en tenez une couche. Vous êtes cons, comme ma bite est mignonne. » Se targua t-il.

Regard entendu, échangé entre les flics. Trop, s'en était trop. Ces guignols les prenaient pour des crétins. Un tour au gnouf calmerait leurs ardeurs.



***




« Encore toi ? Ça t'as pas suffit, un an, tu continues à faire le con ? Emmenez-le dans le bureau, j'arrive. » Le petit bonhomme rondouillard au visage de porcinet passa au second luron.  « Regardez qui va là. Ce visage ne m'est pas inconnu. Monsieur Babanine... » Il s'approcha, assez prêt pour que le concerné subisse les odeurs intenables de sueurs qui exsudaient de ses pores. « De vous à moi... J'adore votre établissement. » Confidence lâchée sur un ton libidineux. Flic pas très catho'. C'est sur le parking de L'obsesja qu'il réussissait à troncher des poulettes rétamées. « Je pense... Qu'il y aura moyen de trouver un arrangement, pour cette fois. » Regard canaille,  il s'écarta. « Mais vous devriez éviter de côtoyer Pancras. Il n'est pas très fréquentable. Il ne vous apportera rien de bon, juste des emmerdes. »


Il invita Babanine à patienter dans le couloir, le temps qu'il s'occupe de Gy'. Vînt fermer la porte de son boudoir, terriblement gêné, lorsque l’interrogé éleva la voix. « J'm'en balec', jamais j'te sucerais, sac à foutre ! » Après dix minutes d'attente, vînt le tour du cinquantenaire. Le chef de secteur lui confia qu'il sortirait dès demain, mais que pour la forme, il lui faudrait néanmoins passer le reste de la nuit ici.

On leur refila des vêtements pour qu'ils cachent leur nudité et ils furent ensuite conduits jusqu'aux cellules, quasiment toutes emplies - Dans l'une, un sdf dormait dans sa merde. Il en avait tartiné les murs. Dans une autre, un type assis sur une banquette s'agitait d'avant en arrière, un son constant émanant de sa gorge. Les geôles de dégrisement, ce soir, regorgeaient de résidus de société.




Affalé sur le carrelage, la face calée entre deux barreaux, le génie, dans un état semi-comateux, n'avait de cesse de geindre. Il voulait dormir, s’évanouir, foutre le camp. Tout cela en même temps. « J’peux pas rester ici oh … Faut qu'j'aille m'occuper d'ma mère... Nettoyer ses escarres étout ... Et mes gosses ... Vous y avez pensé, à mes gosses ? ..  Vous vous en fouttez ? .. » « Ta gueule Gysin !  » Hargne du maton, qui sclérosait derrière son guichet.

Pancras expira, se retourna. Il détailla celui qui se tenait sur l'assise et dont il connaissait désormais l’identité, pour l’avoir entendue de la bouche d’un officier. Vitali. Vitali, ou la masculinité virile. Colosse marqué par les ouvrages du temps, façade captivante. Impression de force et d'autre chose, de plus malsain, d'indéfinissable. Vitali, c’était probablement le genre de mec à qui il ne fallait pas chercher des noises. Et pourtant ;
 « Tu fais la gueule, Babanine ? Quoique ... Après c'que j'ai vu, j'devrais plutôt dire..  “Babamolle” » Il pouffa, sans énergie. « C'est con, ils fournissent pas l'viagra en taule. Sinon on aurait pu tuer l'temps, entre adultes consentants. » Boutade, lancée en l'air, juste comme ça.  Eh quoi, il ne risquait pas grand chose, y'avait un flic, là, pas loin. Qui veillait au grain.

« Tu sais, j'pourrais nous sortir d'ce merdier, si tu m'le demandais. » Incitation, à générer un second souhait. Ça, ça venait du djinn. Comme si d'être redevable de désirs non clamés, ça rendait la bestiole malade. A croire que Gy' avait volontairement entraîné Vita' dans la mouise, dans l'unique but de le voir par la suite, réclamer sa liberté.


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Vitali Babanine
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CŒUR : dans les chaussettes ; sûrement encore en instance de divorce, sans même le savoir
RÉINCARNATION : le babaï, ogre slave qui enlève les ptits enfants
TALENT(S) : il a du charme et il fait d'excellentes juliennes de légumes
FACTION : mouche à crotte de la bratva
OCCUPATION : "à l'obsesja, je nourris la moitié d'arcadia avec l'autre moitié"
GENÈSE : novum
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emperor's new clothes ft. gys - Jeu 18 Avr - 10:55



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Tu te surprends à retenir ta respiration, tandis que le flic s’approche de ton génie comme on appréhenderait un animal sauvage. Tu ne sais pas pourquoi tu avais cru que le bougre allait se prendre à ton jeu. Après tout, il ne te devait rien, si ce n’est deux voeux supplémentaires. Ceci dit, tu lâches quand même un grondement sidéré lorsqu’il se braque, rue et piétine tout bonnement votre couverture. Tu ignores s’il l’a fait exprès ou s’il est juste trop con (le doute en disant long) ; toujours est-il que la minute d’après, vous aviez le cul collé au cuir de la banquette arrière de la bagnole de patrouille.

Si une divinité se pâme au moindre compliment qu’on puisse lui faire, elle n’en ressent que d’autant plus quand on se fout d’elle. C’est pour ça que tu fulmines. Si l’autre gueux braille à tout va toutes les immondices que t’avais pu lui faire, tu restes silencieux, respirant avec une application propre aux colériques sous pression. Parce que ta boîte de nuit est restée ouverte, parce que tu pues le vomi, que t’as les fesses à l’air et que tu es parti pour passer le reste de la nuit harnaché à ce génie de malheur.
Le point culminant étant lorsque le chef de la police vient te souffler au menton quelque possibilité de marché officieux à passer. En temps normal, c’est toi qui aurait été maître des négociations ; jamais tu ne te rabaisserais à exaucer les voeux d’un mortel ; tu laissais ce genre de minauderies aux mythes de l’Orient. Tu lui souris néanmoins poliment, comme un commercial, même si tes yeux crient au massacre.

Puis, on vous refile des survêtements aux couleurs du commissariat, histoire de passer la nuit. Le sweatshirt n’a jamais aussi bien porté son nom et pue tellement la sueur que ça en masque l’odeur de vomi dont ce curieux Pancras t’a imprégné.
Pancras, c’est quoi ce nom ? Ça sonne viscère, et c’était pas vraiment le bon moment pour toi d’avoir la dalle.
Tu passes alors le temps et la faim à observer ton codétenu vautré par terre, trop grand et dégingandé dans son survêtement de la police, si bien qu’on dirait un grand gamin en pyjama. Et les dieux seuls savaient combien tu pouvais être féru de sales gosses sur le coucher.

Ceci dit, l’énergumène ne semble pas vouloir s’arrêter de geindre, comme une vieille boîte à meuh. Et, si les ogres ne sont pas connus pour un truc, c’est pour leur patience.
Alors, sans un mot, tu finis par te lever de la banquette grinçante, enjambes pancras et tu le soulèves à deux mains, t’aidant de la porte en l’écrasant tellement contre les barreaux qu’on pourrait croire que tu voudrais le faire passer au travers.
Le vacarme de son crâne contre les barreaux fait lever les yeux au policier de garde, que tu enclins à ne pas bouger d’un regard glaçant. Tu n’étais pas armé de toute façon, et, si tu voulais pas finir copain de cellule avec le clodo plein de merde, tu étais conscient que tu pouvais pas te permettre de trop amocher le Pancras.
Cela dit, tu étais démangé par l’initiative de lui faire une petite frayeur.

Le maintenant un peu plus haut que toi (il est déjà très grand) par la force de tes poings cramponnés à la fabrique de son sweatshirt, et de ton bassin écrasé contre le sien, tu le grondes de ton regard tonnerre.
« C’est vrai ça. » que tu siffles de ta voix d’outre-tombe, ta voix de cauchemar qu’on a l’impression d’être dans le noir le plus complet quand on l’entend. « Pour nous faire sortir, j’pourrais faire le souhait que t’acceptes les avances de ce gros plein de foutre. » L’idée même te répugnait mais t’avais pas l’intention de lui faire de cadeau ; le sale môme t’avait après tout gerbé dessus, traîné dehors à poil, et ridiculisé devant des policiers. « On pourrait se casser, et en plus de ça, tu fermerais enfin ta gueule. »

« Mais tu pourrais aussi le faire sans que je demande quoi que ce soit. » Ton corps tremble de l’effort et de la fureur, et ta voix est encore plus feutrée et tu articules à peine qu’il n’y a vraiment que lui écrabouillé contre toi qui puisse t’entendre. « Parce que toi t’es peut-être une créature qui obéit ; mais moi, j’suis un monstre qui ordonne. » Tu le regardes par en-dessous de tes paupières qui ont l’air aussi lourdes que le monde. « Le truc avec les ogres, c’est qu’on a toujours faim. Et moi, là, j’ai super faim de sortir et de ruiner ta petite gueule, dans l’ordre qui te chante. »



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emperor's new clothes ft. gys - Dim 28 Avr - 18:50



Le myocarde de Gy' s'emballa sensiblement, lorsque l'autre l'agrippa pour le fracasser contre les barreaux. Caboche et squelette contre ferraille, le choc lui arracha une grimace. C'est qu'il était mauvais, le Babanine ; L'on aurait dit un fauve prêt à mordre. La colère au faciès, le vieux morigéna le génie de sa voix lourde et grave. Sonorités aptes à fourguer une demi-molle, lorsque employées à d'autres choses que des menaces.   «  Arrête tes conneries putain ! » Les paluches du djinn agrippèrent les poignets de son agresseur.  «  Ouais bah vas-y, qu'est'c'que t'attends ? Ça s'rait pas la première saucisse que j'm'enfile. » Bravade d’éffronté. Gy', il n'aimait pas être ainsi rabroué.

La séance d'intimidation prit une autre dimension lorsque Baba' dévoila sa nature infernale. C'est l'appréhension qui emboîta progressivement le pas à la pugnacité et le djinn considéra Vita' d'une toute autre manière. Désormais, il n'était plus le pauv' type avec qui déconner à outrance, mais un hypothétique danger. Parce que, en vrai, fallait pas se leurrer - les ogres, ils étaient comme Big mama. Ils bouffaient tout et n'importe quoi.

Involontairement, le mécanisme de défense de Pancras s'enclencha ; Canaille devînt soudainement invisible. Le cannibale distrait abandonna son étreinte ; Fantomas en profita pour s'esquiver. Trouva refuge dans un coin de la cellule.



Le niais de la geôle d'en face - qui n'avait de cesse de les observer de son regard ahuri - s'excita à la vue de ce fait paranormal. Il se mit à brailler, à gesticuler tel un hystérique. Cela eut pour effet d'inciter le gardien à bouger son derche. «  Ça va suffire le bordel oui ?! » Matraque électrique en main, l'officier quitta son bureau, prêt à foutre sur la gueule du déséquilibré.


De son côté, le génie jubilait de ne plus être vu de l'ogre. ... Pour une fois que son pouvoir fonctionnait ! Il garda le silence, laissa Vita' mariner dans le doute. Lui renvoya la balle, juste avant que le maton ne se pointe ;
« Tu vois, c'était pas la peine de s'la jouer autoritaire. Parc'qu'au final, c'est moi qui t’baise. » Voix de rogomme, comme sortant du cosmos. Il se glissa dans le dos de Vita', ondée froide contre ses reins. Ses mains, fugacement, se matérialisèrent et il lui baissa prestement le froc. Éhontément, il claqua les fesses exhibées, avant de souffler à son oreille ; « Chat-cul ! »

«  Oh ! Il va se taire l'arriéré ?! » Beugla le flic, parvenu au purgatoire des bandits. Son regard se posa aléatoirement sur la cellule de Babanine, le zob' encore à l'air. Décidément... «  Eh le satyre, cache moi ça ! ... Il est où l'autre guignol ? Nom de Dieu, c'est quoi ce merdier ? » L'employé se frotta le visage.... C'était peut-être la fatigue qui lui jouait des tours ? ... Il plissa les yeux, étudia une nouvelle fois la situation. Non. Il leur manquait bel et bien un détenu.




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emperor's new clothes ft. gys - Mar 7 Mai - 22:23



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Pendant un laps de temps trop court au goût de ta nature divine, tu as cru que tu étais parvenu à lui faire peur pour de bon. Il y avait définitivement un truc qui avait clignoté dans son regard de nigaud. Par la suite, t’allais devoir relire tes cours sur les micro-expressions parce que l’instant d’après, le roublard te filait entre les doigts. Genre, totalement. L’instant d’après, il avait disparu, si bien que tu te retrouvais comme un ahuri, à serrer du vide, le nez sur les barreaux. Pris au dépourvu, tu regardes dans tous les sens, cherchant la moindre de trace de ton insupportable coloc de cellule. Mais plus rien.
« Putain, il est parti, ce con » que tu souffles, sidéré, la main dans la tignasse, prête à l’arracher, en t’imaginant à quel point il t’avait laissé dans un merdier sans fond. Des tours sur toi-même, le regard un peu hagard, tu te sentirais presque sot de lui avoir tant flanqué la trouille, enfin si c’était la peur qui l’avait fait zapper de cette partie-là de la surface de la Terre.

Tu tournes comme un ours en cage, en rage, en nage et en panique. Comment tu vas expliquer ça au gardien, au petit matin ? T’étais pas certain de l’étendue de ton pouvoir de persuasion pour lui faire croire que le malandrin s’était fait la belle dans la nuit. T’étais en train de te jurer de tout compulser la lecture existante sur ces maudits génies, histoire de pouvoir prendre ta revanche, à condition de croiser sa route à nouveau, quand tu entends sa voix juste par-dessus ton épaule. De dos, c’est comme s’il était là, mais tu sais que si tu te retournais alors, il ne serait pas là. Du moins, visiblement, puisque comme en témoigne sa petite blague à ton pantalon, il était encore… palpable, eût-il fallu seulement savoir où il était.

« Quoi ?! Mais qu’est-c’tu fous ?? Reviens là, génie de malheur ! Les matons se pointent ! » que tu siffles, peinant à ne pas hurler trop fort, par-dessus le vacarme de la cellule voisine, les mains battant dans le vide, pour remonter ton futal. Aussitôt dit, aussitôt fait, voilà qu’un gardien s’immobilise devant votre cellule, vide de moitié. Tu perds le reste de sang, chaud et froid, qu’il te restait, figé, le jogging encore au milieu des cuisses. Tu sais pas réfléchir vite, c’est pour ça que tu faisais affaire qu’avec de la viande froide.
Sitôt, tu te colles aux barreaux, pensant sûrement ainsi lui bloquer une partie de sa vision d’ensemble de la cellule. Le policier, plus fluet que toi, essaye de regarder par-delà, et dégaines sa matraque sur tes doigts serrées autour des barreaux, ne les lâchant pour rien au monde. « Vire de là, vieux bouc ! Elle est où, ta gonzesse ?! » « Nan mais si, il est là, je- Oh et puis merde, c’est bon ! » Tu balances une main en l’air, l’élastique de ton futal claque autour de ton bide. « T’as gagné ! » Tu tournes sur toi-même, moulinant les bras dans tous les sens, comme un fou parlerait dans le vide. « Pancras, c’est ça ? Tire-nous de là, tous les deux ! »

Et allez savoir pourquoi t’avais pas juste cédé tout de suite. De la fierté mal placée, sans aucun doute, à voir comment tu lui cèdes ton second voeu avec autant de manières et de caprices qu’une jeune mariée à sa nuit de noces…
T’espères que le garnement en prend pour son argent, qu’il savoure bien sa petite victoire, parce que t’as l’air limite prêt à aller les lui récupérer, tes voeux gaspillées à cause de vos ses conneries. Tu rugis. « Maintenant ! »



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emperor's new clothes ft. gys - Dim 26 Mai - 19:43



Tel un parfait connard, il se bidonnait du boxon qu’il avait provoqué, pendant que la patience de l'ogre s'étiolait vitesse grand V. Celui-ci finit par abdiquer - Deuxième souhait vociféré. « Sérieux, t'es l'premier coco à m'pondre des vœux aussi nazes.. Tant pis pour ta gueule hein..  » Persifla le génie, narquois. Salaud s’essayant au sarcasme, guère crédible avec presque 2g dans le sang. Quand même blessant. « Bon, accroche toi à ton slip' et steuplait ; m'fais pas un infarctus. Les vieux, en général, 'supportent pas trop les sensations fortes.  » Conseil emprunt de gausserie à peine émis ; Voilà que les deux créatures disparurent de la cellule, sous le regard médusé du maton.


Les téléportations, c'était comme le grand huit, mais en plus violent. La sensation véhiculée était terriblement gênante, pour qui n’en avait pas l’habitude. D'ailleurs, il valait mieux fermer les yeux, car le défilement successif de décorums divers retournait l’estomac. « Vu qu’t’as pas précisé ou tu voulais aller ... Viens pas t’plaindre de la destination, ok ?  »  Le voyage - habituellement très court - dura cette fois quelques minutes ; Ils restèrent un temps, bloqués dans la seconde dimension. La faute à la capacité de Gy’, qui commençait à foirer ; comme une pile en fin de vie. Conséquences d’abus de pouvoir.


*



Quarante ans. Cela faisait quarante ans, jour pour jour, que les Mackenzie s’étaient dit oui pour la vie. Noces d’Emeraude. Leur fut offert par leurs enfants, un week-end dans un hôtel cinq étoiles. En suite royale - Le must.

Malgré l'heure tardive, les deux ancêtres étaient encore actifs. Assis l'un en face de l'autre, dans un jacuzzi luxueux, ils bavassaient en sirotant du champagne hors de prix. La situation, graduellement, finit par s'échauffer. Notamment, lorsque madame commença à prodiguer des caresses à monsieur, du bout du pied. Si l’acte se voulait sensuel, le tableau renvoyé était beaucoup moins glamour… Parce qu’ils avaient respectivement 73 et 76 ans. Qu’elle était aussi ronde qu'un bibendum… Et qu’il avait un ventre à bière.

Après avoir éveillé sensiblement la libido de son cher et tendre, mamie entreprit de rejoindre son mari. Lui, s'empressa de bidouiller le sélecteur de couleur ; Les leds qui ambiançaient la pièce virèrent au rouge. Rouge. Comme la passion. Ils s’embrassèrent… Elle glissa sa main sous l’eau, il commença à peloter ses énormes boobs flasques et fripés...

Tous deux sursautèrent, lorsqu’un élément perturbateur vint ruiner leur moment intime : Vita’. Qui atterrit dans leur bain à bulles. Stupeur des énamourés, grand-mère poussa son cri d’effroi.



Parce qu'il avait le monopole du choix, Gy’ se matérialisa dans le même appartement, mais devant le lit King size. Sans se départir de ses frusques, il se laissa choir sur le matelas moelleux, roula sur ce dernier, jusqu’à gagner le milieu du plumard. Il s’étira comme un chat, soupira, las. Il n’en pouvait plus, littéralement. Il tendit le bras pour attraper les oreillers qui trainaient là, les ramena à lui. Dans la pièce d’à côté, des cris d’horreur retentirent. « Ooohh, vos gueules ! Y’en a qui voudrait dormir, bordel à cul ! » Pesta t-il, la tronche dans le coussin. Avant de s’abandonner à Morphée.



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emperor's new clothes ft. gys - Sam 1 Juin - 14:39



emperor’s new clothes


T’as pas le temps de l’insulter encore une fois que le génie vous téléporte. Tu préfères pas essayer de capter ce que vous avez pu traverser en terme de voyage dimensionnel, mais toujours est-il que l’atterrissage est plus humide que ce que t’avais imaginé. Pendant une demi-seconde, tu crains t’être pissé dessus. Puis, tu captes que t’es dans un bain, et pas tout seul, puisqu’une paire de nichons te barre la vue et que tu veux pas savoir quel appendice ta main est en train de toucher. La paire de seins pousse un cri et tes entrailles remontent à cause du voyage. Tu vomis et la dame aux nichons fait un bon en arrière. T’as déjà eu le droit à ce genre de mauvaise surprise, dans ton ancienne vie, avec les enfants qui se réveillent en sursaut alors que t’allais leur croquer les pieds. Si bien qu’elle commence à peine à hurler que tu lui donnes un coup de poing sec dans la goule, lui faisant avaler son dentier de travers.

C’est au tour de son mari de se débattre. Il fait des mouvements bizarres, et finit par se décider à se jeter sur toi dans un acte de bravoure, afin de protéger bichette. Il te coince entre ses poings refermés sur ton cou et le rebord du bassin. Tu moulines dans le vide, essayant d’analyser ton environnement, et ta main finit par se refermer sur la bouteille de champagne. D’un geste sec, tu la brises et enfonces le tesson dans le goitre du malandrin. Tu dois t’y reprendre à plusieurs reprises, afin d’atteindre une carotide digne de ce nom, et le vieux a le temps de gargouiller son litre de sang à ta figure, avant d’arrêter de se débattre.
Tu le fais rouler sur le côté avant d’en finir avec sa gonzesse qui continuait de s’étouffer avec ses fausses dents. Tu grimpes sur l’assise du jacuzzi et te hisses sur les épaules de la bonne femme, versant tout ton poids vers l’avant, afin de la faire basculer la tête la première dans l’eau. Là, tu patientes jusqu’à ce qu’elle se noie.

Le silence retombe, et tu reprends ton souffle. Tu commences enfin à piger où est-ce que tu étais tombé. Bah, à quelques occupants près, ce saligaud de génie avait pas trop mal choisi ton lieu de destination. Tu zyeutes le carnage autour de toi. L’adrénaline retombe, et tu frissonnes, trempé jusqu’à l’os ; cales tes boucles derrière tes oreilles, soufflant. Quel bordel. T’as la gueule trempée et tu sais pas si c’est l’eau du bain ou du sang. Tu réalises que t’as encore la bouteille pétée serrée dans ton poing. Y’a des bouts de chair qui coulent du tesson. Tremblant de l’effort et du pantalon trempé, tu sors du jacuzzi, les jambes en coton.

C’est campé sur le pas de la porte qui donne sur la chambre que tu réalises que le génie est là, dormant à poings fermés comme un bienheureux. Les yeux écarquillés, tu es terrifiant, avec la moitié de la gueule rouge. Tu t’approches, la moquette feutrant tes pas, grimpes à genoux sur le lit, chevauchant le mauvais môme. La bouteille fendue juste au-dessus de sa gorge, prêt à lui faire payer pour toutes ses conneries. Tu restes ainsi, suspendu à ton arme de fortune, suspendu au-dessus de lui, et de sa respiration, trop tranquille pour qu’il se doute de quoi que ce soit. Ahanant, la tignasse humide et le poitrail secoué, les bras tendus et les mains gigantesques, prêt à l'immobiliser lorsque tu lui fracasserais le crâne. Tu pourrais le faire payer, et demain, le room service le prendrait pour un voleur de pacotille qui s’est fait pincer par les deux anciens occupants de la chambre…

Ouais mais en même temps, il te devait encore un vœu.
Et les ogres, ça renonce pas à ce genre de choses. Tu avais moins d'intérêt à le posséder mort que vivant. Et pour tout avouer, tu avais en tête d'autres plans pour sa petite goule.
« J’en ai pas encore fini avec ton ptit cul, toi » La tension retombe, et tu te frottes les yeux, jetant la bouteille en bas du plumard. Tu t’affales sur le côté, te défais de ton sweat shirt trempé, et pousses le génie sans ménagement sur une moitié de l’immense plumard, avant de te caler à ton tour pour quelques maigres heures de sommeil, la peau craquelée du sang qui sèche, des bouts de vieux encore sous les ongles.



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Der Metzgermeister
Weiche Teile und auch harte stehen auf der Speisekarte
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