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(nsfw) emperor's new clothes ft. gys

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Vitali Babanine
Vitali Babanine
- PATRON SAINTS OF OUR BLISSFUL IMPERFECTIONS -
BLAZE : poiscaille
CREDITS : ava par kawaiinekoj, sign par anaëlle
FACE : ben mendelsohn
DOLLARS : 593
SACRIFICES : 134
PORTRAIT : (nsfw) emperor's new clothes ft. gys Tumblr_oizcoj76Ot1vm75alo5_250
ANNEES : 50 ans
CŒUR : dans les chaussettes ; sûrement encore en instance de divorce, sans même le savoir
RÉINCARNATION : le babaï, ogre slave qui enlève les ptits enfants
TALENT(S) : il a du charme et il fait d'excellentes juliennes de légumes
FACTION : mouche à crotte de la bratva
OCCUPATION : "à l'obsesja, je nourris la moitié d'arcadia avec l'autre moitié"
GENÈSE : novum
TALON(S) D'ACHILLE : la bonne chair
JUKEBOX : du hast + RAMMSTEIN + immortal + MARINA
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(nsfw) emperor's new clothes ft. gys - Mar 26 Fév - 20:56



emperor’s new clothes


« Baba, y’a une petite qu’a gerbé dans les toilettes des mecs… » Tes yeux roulent dans leurs orbites, tandis que ta main cherche à l’aveuglette la serpillère qui avait définitivement un peu trop servi ce soir. Aspirine, la serveuse venue te prévenir, se penche par-dessus le bar pour l’attraper. « Qu’est-ce qu’elle foutait là-dedans, j’te jure... » que tu maugrées. La gamine, un peu trop honnête, fait la grimace. « Vu ce qu’y’avait dans son vomi, j’crois elle- » « Nan mais bichette, les détails, tu les lessives, tu me les racontes pas, ok ? » « ‘Scuse, Baba »

Tu soupires, te siffles un verre de whisky en douce, profitant d’un moment d’accalmie pour t’intéresser à la faune habituelle de ta boîte. La classification était concise et immuable. Entassés sur l’étroite piste de danse (rien de mieux pour favoriser le rapprochement), il y avait ceux qui avaient pas de thune et qui passaient leur soirée à danser, en espérant se faire payer un verre par celui ou celle à qui ils ont fait du collé-serré. De l’autre côté du spectre, il y avait ceux avec beaucoup de thune, le cul vissé dans les carrés vip, vers qui tu faisais des aller et retours avec des bouteilles de champagne et des strip-teaseuses bourrées de pétards. Et enfin, ceux qui faisaient le pied de grue au bar parce qu’ils savent pas danser, osent pas danser, ou parce qu’essayer de pécho sur la piste est définitivement un coup trop risqué à leur âge.
Et, quand la pêche n’était guère plus fructueuse au bar, et qu’ils avaient même épuisé toutes tes serveuses, c’était à toi qu’ils faisaient la conversation. Ils espéraient ainsi sympathiser, et que tu leur serves une ardoise sur la maison.

Mais tu n’en étais pas à ton premier coup d’essai. De fait, c’était eux qui se faisaient pigeonner, puisque lorsqu’ils en redemandaient trop, tu échangeais leur commande par un produit plus cheap. Comme pour ce gars, là, affalé à ton comptoir, comme une moule prenant le soleil sur son rocher, le pif à ricaner dans le fond de son verre depuis plusieurs heures.
Celui-là est trop déchiré pour distinguer ce que tu lui sers, si bien que t’aurais pu pisser dans son verre qu’il aurait rien senti. Il avait une drôle de dégaine, et rentrait dans aucune des espèces de zouaves fréquentant ton établissement.
Entre deux âges, entre deux kilomètres de long, entre deux états. Il aurait pu avoir l’âge et la dégaine pour aller danser, la pauvre mise pour essayer de se faire payer un verre, la gueule trop ouverte pour squatter le carré vip, mais le fait est qu’il campait sous ton nez, le cul au bout de son tabouret.
D’un autre côté, il avait pas la carrure de tes habituels piliers de bar, et en avait définitivement trop à démordre pour pas avoir déjà essayé de draguer de la gueuse… Non, vraiment, tout portait à croire que tu venais d’épingler un nouveau papillon dans ta collection.

Il fait fuir un type qui essayait de siroter son mojito en paix. C’est pas bon, ça ; ça encourage pas les gens à consommer qu’il y ait un énergumène qui fait chier au bar. Et il a pas l’air de vouloir décamper ; tu sais même pas s’il serait encore capable de tenir sur ses jambes d’échassier.
Jusque là, tu l’écoutais déblatérer son charabia, sans grande attention, comme quoi il aurait des pouvoirs (pas que tu le croyais pas, tu serais juste curieux de voir la réaction de la populace humaine du reste de la boîte face à ses supposés pouvoirs), mais, chevalier servant que tu es, tu te dévoues pour lui tenir la jambe, au moins jusqu’à ce qu’il dégueule sur ses propres godasses.
Sans gêne, tu claques des doigts à son oreille pour le ramener à toi. « Hé, mon grand, tu nous les montres tes tours de magie ou alors tu décampes, kapish ? Tu fais fuir tout le monde avec ta gueule de goéland qui s’est pris une déferlante… »



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Pancras Gysin
Pancras Gysin
- REAL LIFE MONSTERS -
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CREDITS : Silverio (ava) + Tumblr (gifs)
FACE : Joe Gilgun
DOLLARS : 384
SACRIFICES : 130
PORTRAIT : (nsfw) emperor's new clothes ft. gys Tumblr_px6whi4dk31ws0xyzo1_400
ANNEES : 35 ans.
CŒUR : Désertique, comme le Sahara.
RÉINCARNATION : Djinn
TALENT(S) : Octroi de vœux / Invisibilité
FACTION : Neutre. Rien à péter des rivalités entre mafieux.
OCCUPATION : Cuistot crado à mi-temps à l'Uncle Jay’s restaurant / Mascotte pour une enseigne publicitaire / Petite frappe.
JUKEBOX : GTA soundtrack
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(nsfw) emperor's new clothes ft. gys - Mer 6 Mar - 22:05






« Tu crois que t’arriveras à pécho, avec ta tête de peau d’zob ?  » Picoler. Picoler, jusqu’à ne plus avoir la moindre once de lucidité. Emmerder les autres, emmerder le monde entier. Et n’en avoir rien à talquer de l’image véhiculée.  « Mec… Moi j'peux t'aider. » C’était cela ou passer la soirée dans son canapé, l’oeil morne riveté sur la tv. A Mater des émissions de vieux, zapper. Et finir probablement par un  porno’, la main droite fourrée dans le calbut, à se tripoter le butternut. « Parce que j’ai d’supers pouvoirs. Un peu comme super man. Mais en mieux. Parce que Superman, ses pouvoirs, ils sont à chier.  » Il atterrit à l’Obsesja comme il aurait atterri ailleurs ; Ce n'était ni plus ni moins que le fruit du hasard. Il finirait sans doute par s’endormir là, avachi sur le comptoir. Avec peut-être en prime, un coquard au coin de la gueule. « J’pourrais te rendre sexy, si tu m’le demandais. ‘Fin.. Plus baisable quoi.  » Le quidam, quelque peu excédé, fusilla Gy’ du regard. Se fit force, pour ne pas lui en coller une. Ainsi, il favorisa la raison à la baston et prit ses distances. « Vas-y, casse toi... Sosie d’chiasse va. »



Le tocard - rétamé - s'enfila d'une traite le reste de sa consommation. Grimaça, à la vue de son verre désormais vide. Latence. Regard apathique et vague, jeté aux alentours ; Qui d'autre pouvait-il emmerder ? .. La question ne se posa pas plus longtemps ; Un claquement de doigts l'interpella. Le génie porta ses agates vitreuses sur l'employé, lequel commença à le houspiller.  « Oohooh, on s'calme vieux !  » Contesta t-il d'une voix pâteuse.  « Pas d'ma faute si ces nazes captent que dalle ! » Il se redressa quelque peu ravi que quelqu'un daigne enfin s'intéresser à ses blas-blas, à minima. « Qu'est s'tu veux voir comme tour de passe passe ? Hein ? .. Eh attends. J'ai un truc qui va te plaire. L'invibilité... L'invisiblité... » Il souffla, incapable de prononcer correctement le mot. « Là tu m’vois.  » Il se désigna lui-même de l’index.  « Et là tu m’vois plus. » Aucun changement ne vînt modifier le tableau - Conséquences d’un pouvoir capricieux... Ou de son état lamentable. Un sourire con aux lippes, Pancras tendit le bras. Souleva la jupe d’une lolita qui se tenait là, dévoilant fessier et string fuchsia à la vue de tous. La claque cingla, manqua de faire choir Gy’ de son tabouret. La scène, singulière, provoqua l'amusement des clients alentours.  « Sale pervers !  » Hargne évidente de la donzelle ; Elle s’éloigna prestement du goujat dépité.

« Faut dire qu'ça marche une fois sur cent aussi.  » Il massa grossièrement sa joue « J'gère mieux les souhaits. En fait. Clairement. » C'est qu'il se sentait presque morveux, de cet échec flagrant. Il lorgna son verre vide. Le fit glisser en direction du barman. « Un autre, steuplait. J'paierais tout à l'heure, avant de partir. » Rabâcha t-il, une énième fois. En vérité, il n'avait pas une flèche.






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(nsfw) emperor's new clothes ft. gys - Sam 9 Mar - 11:26



emperor’s new clothes


Tu claques la langue quand il t’appelle vieux, feuilletant déjà mentalement ton livre de recettes, à l’onglet « viande sèche qui se marie bien avec le whisky ».
Initialement, quand tu le sommes de montrer ses tours de magie ou de se casser, tu ne t’attendais pas à ce qu’il choisisse la première alternative. Tu aurais dû te douter qu’il allait répliquer, et pas lâcher l’affaire aussi facilement. Un soupir ostensible d’ennui s’échappe de ton gosier, alors qu’il continue de te baratiner à propos de ses pouvoirs.
A vrai dire, tu serais également curieux de voir ce qu’il a comme tour dans sa manche. Depuis ta cohabitation transcendantale entre un toi humain et un toi ogre, tu avais appris à prendre moins à la légère les problèmes ou les singularités mystiques des gens autour de toi.
Aussi, tu le gardes dans un coin de ton champ de vision, juste assez pour voir s’il allait véritablement disparaître, mais pas assez pour qu’il pense avoir obtenu ta complète attention, histoire de ne pas passer pour un pigeon. Il s’agirait pas que cette tête de piaf réalise que t’es désormais accroché à ses lèvres, sous prétexte d’avoir envie de te frotter à un autre congénère magique. Tu te surprends à retenir ton souffle lorsqu’il prétend pouvoir se rendre invisible.

Raté. Pour cette fois. T’es déçu, il faut l’avouer. Tu commençais peu à peu à découvrir d’autres divins autour de toi, mais trop peu n’étaient que de récents monstres émergeant de leur sommeil. T’avais rien contre les dieux, bien que tu aies encore du mal à discerner entre elles les autres mythologies que la tienne, mais ils te semblaient comme hors d’atteinte, contrairement aux autres gnomes dans ton genre.
T’étais en train de mariner dans ta déception lorsque le lascar disparaît soudain de ton champ de vision. La vivacité avec laquelle tu fais volte face est traîtresse ; surtout pour découvrir qu’en fait, son invisibilité ne relevait que d’une pauvre fille qui l’avait envoyé valser le bougre, manquant de le faire tomber.

Tu renfonces le torchon au fond du verre que tu étais en train d’essuyer, appuyant si fort que tu pourrais le péter.
« Ah ouais ? Tu sais, moi aussi je fais dans l’invisibilité, sauf que c’est les autres que je fais disparaître » et par là, tu insinues que tu pourrais le virer fissa de ton établissement, mais également que des soupçons pesaient sur tes possibles manies de kidnappeur. Des rumeurs vagues sur lesquelles tu surfais, tant et si bien que tu avais affiché les coupures de journaux relatant les faits en haut du miroir derrière ton dos, comme autant de commentaires dans un livre d’or.

Ceci dit, tu tiques en écoutant cette histoire de souhaits. Un type comme lui, et dans son état actuel, aurait pas été du genre à se vanter d’un pouvoir pareil. Il aurait plus été de ceux qui veulent t’embobiner, du genre « j’te jure je suis capable de faire disparaître cette bouteille de whisky dans mon gosier ». C’est comme si cette idée était un peu trop précise pour n’être qu’une plaisanterie.
Bah, de toute façon, tu ne perds rien à le mettre au défi ; dans le pire des cas, il se ridiculiserait encore un peu plus.
De fait, tu attrapes son verre, et le remplit généreusement. Mais tu ne le lui rends pas tout de suite, faisant rouler son contenu à hauteur d’yeux, les sourcils haussés, mutin, l’oeil lourd du pari sur le point d’être engagé. « Mignon, je t’efface toute ton ardoise si tu me fous tout le monde à poil dans cette boîte. »



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Pancras Gysin
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(nsfw) emperor's new clothes ft. gys - Mer 20 Mar - 21:30



Au deal énoncé, le faciès de Pancras s’illumina. Envieux, il considéra un instant le contenant empli - L'offre était alléchante bien que fallacieuse, car proposée à un djinn ivre. Purement incapable de réfléchir rationnellement, de déceler le danger latent, dissimulé sous ce challenge.   «  Pari lancé, un vrai jeu d'gosse ! » Il pivota, afin de faire face à la piste et à ceux qui s'y démenaient. Plissa les yeux, manifestement concentré. « Azy, ouvre bien tes mirettes, tu vas être bluffé. »



Du temps s'écoula, avant qu'il ne parvienne à accomplir la tâche. Sa réussite se traduisit par un silence soudain. L'arrêt des platines. Tous cessèrent de se mouvoir, s’échangèrent des regards médusés. Victimes d'une nudité subite, généralisée. Les plus pudiques s’empressèrent de cacher leurs parties, d'autres s'éclipsèrent fissa. Les plus vauriens en profitèrent pour se rincer l'oeil, à outrance. C'est qu'il y avait de quoi mater ; Seins, culs, sexes, viandes flasques et carcasses émaciées. Pour tous les goûts.


« Allez, soirée partoouuzzze ! » Brailla Gy' le poing levé, la marque des esclaves mise en évidence - Le sombre crétin semblait omettre qu’il était lui-même privé de ses nippes. « Vous faites moins les fiers là, l'fion à l'air ! » Beugla t-il à l’assemblée, revanchard, avant de leur lancer deux ou trois insultes obscènes. Dédicace à ceux et celles qui l’avaient précédemment rembarré, en lui demandant de fermer sa grande gueule.



« Alors, c’est qui l’meilleur ? Eh ? » Attention reportée sur l'aïeul, également mis à nu. Il en évalua la vue. Le buste massif et les hanches charnues. Ce mâle était à un âge où le corps vivait ses derniers triomphes. A peine culotté, Pancras se pencha en avant pour tenter d'en voir davantage. « P'tain l'arnaque, t'as rien dans le slibard ! ...  C’est vrai qu’à un certain âge, y’a plus d’espoir. » L'insolence rivetée à la trogne, il se mit à ricaner, pas peu fier de sa connerie. Se rassit, non sans avoir chopé au passage le verre qui lui revenait de droit.


Oeillade lancée aux clients qui commençaient à se faire la malle, sur fond de contestation. Le boss de l'Obsesja allait y laisser des plumes, à avoir réclamé une telle extravagance. « Uep. Faut jamais parier avec un djinn. Jamais. » Flottement, durant lequel il afficha une moue dubitative. Comme si au fond de lui, il savait, qu'il était en train de merder. Il finit par hausser les épaules ;  « Pfff.. J'en ai rien à talquer. » Maugréa t-il, avant de s'enfiler une gorgée de liqueur. Haut le coeur acide, étouffé du revers de la main - C'est qu'à boire sans soif, le corps commençait à saturer.




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(nsfw) emperor's new clothes ft. gys - Dim 24 Mar - 20:58



emperor’s new clothes


Tu ne t’attendais pas à ce qu’il soit suffisamment éméché pour relever le défi. Pendant un instant, ne croyant pas à sa véritable nature mystique, tu te demandes s’il ne va pas s’élancer sur la piste de danse pour baisser le froc de tous ceux à portée de main. Puis, tu t’es dit, plus pragmatique, qu’il allait sans doute prendre ses jambes à son cou, histoire de ne pas régler son ardoise. Dans ce cas, les vigiles à l’entrée auraient tôt fait de lui mettre la main au collier et de te le ramener fissa ; auquel cas, il n’aurait sans doute pas passer la nuit, tu détestes quand un client de si bas étage te prend pour un pigeon.
Cependant, il reste là, les yeux rivés sur les autres clients. A défaut que toi, tu gobes son histoire, lui avait l’air d’y croire. Tu retournes donc à ta vaisselle, le gardant toutefois dans un coin de ton champ de vision, histoire qu’il se fasse pas la belle.
Tu ne te rends compte de la réalisation de ce qui était ton premier voeu lorsque tu sens un courant d’air frais sur ton arrière-train. Pas besoin d’un coup d’oeil pour réaliser que tu étais désormais à poil (certes un peu moins que les autres, puisque planqué derrière ton comptoir). Le gueux n’avait épargné personne, pas même sa pauvre carcasse.

Et, si les autres clients se dispersent en pagaille, aussi horrifiés que hilares, tu en oublierais de lui en foutre une, tant tu restes coi ; tu t’attendais à tout sauf à te retrouver avec un djinn dans ton établissement.
Pas qu’un djinn ; ton djinn, à en juger par la peau assombrie de grains de beauté sur son poignet brandi. On ne pouvait pas faire pire combinaison, avec ces deux extrêmes sur le spectre des créatures magiques, entre celle qui donne, et celle qui prend.

Tu ignores si ton calme lui mettra la puce à l’oreille quant à ta similaire nature. Par comparaison, ta serveuse trottine jusqu’à toi, se cachant avec peine derrière des torchons. « Euh Baba, j’crois y’a plus trop d-... » « Nan mais laisse tomber, petite, va mettre mon manteau dans l’arrière-cuisine et prend le reste de ta soirée » « Ouais mais j’aime pas trop aller dans l’arrière-cuisine… » Tu soupires, sidéré. « Hé oh, c’est ça ou tu rentres à poil ! »
Tu la congédies avec impatience, attendant que le silence retombe dans la salle plus ou moins déserte.
Le génie dur de la bouteille est plié en deux au-dessus du comptoir, l’oeil vissé sur tes cuisses. Tu le chasses comme une mouche, et noues un tablier autour de ta taille. « Hé, tu continues comme ça, et mon deuxième voeu, c’est que tu te bouffes la queue, on verra à qui il en restera le plus… » grinces-tu, en poussant l’oeillade sur son corps aussi épais qu’un haricot plus très magique.

« Va pour l’ardoise, saligaud ; mais c’est bien parce qu’on vous voit pas beaucoup par ici, vous autres, les génies… » C’est pas que ton établissement était officieusement un fastfood pour oupyrs, mais presque. « Vous êtes plus le genre de créatures à filer des trucs ; chez les slaves, le motto, c’est de prendre… » Et, dans un geste sans tendresse, tu attrapes son poignet de constellations. C’est que tu prenais, toi, généralement trop, généralement sans aucune permission ni formule de politesse. Pire que les vampires à qui il en allait de la survie ; pire que les dragons qui prenaient mais conservaient. L’ogre prend énormément, consomme presque aussitôt, et puis en redemande. T’as le sourire en équilibre entre le charmeur et l’horrifiant, alors que tes doigts se resserrent lentement sur le bras du trublion. « Tout porte à croire qu’on va faire un bout de chemin ensemble, l’ami… »



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(nsfw) emperor's new clothes ft. gys - Mer 3 Avr - 21:48




Bien que l’autre continuait à causer, Gy’ ne prêtait déjà plus attention au contenu de ses propos. Il luttait, désormais, contre un mal invisible, un malaise naissant. Ça lui prenait les tripes, ça s’agitait férocement, comme si un alien lui farfouillait la panse.

Il ne daigna réagir que lorsqu'il sentit la poigne chaude du quinqua' sur son avant-bras.
« Qu’est’ s’tu fout ..  » Il tenta de s'en dégager : en vain. C'est que le vieux était costaud... Ou qu'il était lui-même trop beurré pour faire face à une quelconque épreuve de force. Gy' leva ses orbes sur la bobine de son interlocuteur, son sourire singulier. Limite flippant. « Si tu pouvais m’emmener aux chiottes, ça s’rait déjà pas mal… » Brève mise en garde, il n’eut pas le temps d’en dire davantage ; La gerbe fusa, sans autre préavis. Sur le bras de son vis-à-vis, ainsi que sur le comptoir. Surpris et sûrement dégoûté, le gus relâcha son emprise. Ni une, ni deux, Pancras profita de cette magnifique intermède pour fuir sa compagnie. Et quitter tant bien que mal l’établissement.

*


Il longeait le trottoir en zigzaguant, titubait dangereusement. Ne semblait pas être particulièrement gêné par le froid ambiant. Un peu plus loin, sa caboche alla embrasser un panneau de signalisation, assez fort pour qu'il s'entaille l'arcade. « ‘Chier... Mes burnes ! » Il pestait, la main sur sa plaie suintante, lorsqu’un individu l’interpella.  « Eh vous là-bas ! » Une voiture de police en patrouille s’arrêta à son niveau - Deux flics s'en extirpèrent. Le premier braqua sa pile sur Pancras, tandis que le deuxième échangea avec la centrale, via radio ; « On a un exhibitionniste sur Siren Alley.  » Les poulets s'approchèrent du coupable.

« ‘Tendez les gars, c’est pas c’que vous croyez.  » Mains mises en évidence, pour montrer patte blanche. « Vous êtes en infraction monsieur.  » Annonça l'un d'entre eux, avant de sortir une paire de menottes. « Non, écoutez ! Uh.. Je..  J’viens d’échapper à un type... Merde, un vrai fêlé ! ... Il a voulu m'violer, il... Il voulait m’forcer à lui faire des trucs, genre..  » Gestuelle imitant une fellation. L'agent orienta sa lampe sur la tronche de Gy' ; Gueule d’ivrogne mise en évidence. Tout en lui, dénonçait son état, limitait sa crédibilité. «  .. Mais j'voulais pas, comprenez ? .. Et il a commencé à m'taper sur la gueule !  » Il désigna sa face ensanglantée. Mytho’, même bituré. Ramassis de mensonges et de conneries générés, pour conserver sa liberté.

Un éclat de voix, derrière, interpella les trois gaillards ; Sous l’éclairage blafard des réverbères, un homme en tablier progressait vers eux.
« P'tain, c’est lui ! C'est c'mec ! » Gy' contourna les deux keufs, alla se planquer derrière leur berline. Avec un peu de chance, ils embarqueraient l'autre à sa place. Ou pas.

Les deux roussins se tournèrent vers le patron de l’Obsesja. L'un, peu confiant, cala sa main sur son pétard, riveté à sa ceinture. C'est qu'en fin de compte, la version du loustic alcoolisé tenait sensiblement la route.







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(nsfw) emperor's new clothes ft. gys - Dim 7 Avr - 12:27



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Haussement de sourcil quand il te demande de le conduire aux chiottes. Tu crois limite même à des avances, et serais prêt à lui répliquer qu’ici, on était dans ton établissement et que tu faisais donc un peu ce que tu voulais où tu voulais… Sauf que sa remarque a une raison bien moins glamour que ça ; le bougre te gerbe dessus : comptoir, patte et tablier que t’avais miraculeusement enfilé à temps. Tu gerbes une flopée de jurons en te dégageant du puant animal, secouant ton bras trempé. T’as beau faire dans la boucherie anthropophage, l’odeur est nauséabonde et te pique la gorge. Tu restes un moment les bras en croix, infichu de savoir quoi faire avec ça. Le bougre a bien entendu pris ses jambes à son cou, mais tu ne comptes pas le laisser s’échapper. Vu dans l’état dans lequel il était, il ne pouvait pas aller bien loin.
Tu essuies vaguement le plus gros de son petit cadeau de ton bras et de ton tablier, avant de te lancer à sa poursuite.

Malheureusement, tu arrives trop tard, et ton maudit génie est déjà aux prises avec les flics. Tu sais pas ce qu’il leur a raconté, mais tout porte à croire que t’as pas le beau rôle dans cette histoire, au vu de l’attitude méfiante de l’un des deux poulets.
Tu avances lentement vers eux, les mains en avant, mises en évidence. « Woh oh, je sais que c’est pas facile, mais va falloir me croire si j’vous dis que c’est absolument pas ce que vous croyez, et encore moins ce qu’il a pu vous raconter... » Vite, il faut que tu marines une histoire à la con pour qu’ils vous laissent partir.
« Vous voyez, le môme, là, c’est… c’est mon fils ! » T’as une sueur froide qui te parcourt l’échine à l’idée que tu roules dans la merde le peu de dignité qu’il te restait. Au départ, t’avais opté pour ton frangin, mais tu te dis que, plus tu jouerais le vieux daron largué, plus tu attiserais leur sympathie.

Celui qui te surveillait hausse d’ailleurs un sourcil, son visage semble se détendre légèrement. Tu continues ta progression, prenant soin de pas te rapprocher trop non plus, parce que t’étais accessoirement à poil sous ce tablier, et que pour le moment, la pénombre jouait en ta faveur. Ils attendent des explications.
« Et on peut savoir ce que fait votre fils à poil dans la rue à cette heure ? » Ok, c’est parti pour jouer le rôle du daron déconfit. Tu adoptes une expression lasse, te frotte les yeux comme si t’étais fatigué. Tu vas même jusqu’à changer ton attitude en te courbant un peu vers l’avant, ton autre main appuyé sur la hanche comme si t’avais un lumbago. Et tout ce petit jeu tend à te vieillir de quelques années encore.

Un soupir, long, comme si tu te pressais pas pour raconter la douloureuse histoire de ta vie. « C’est vraiment parce que c’est vous qu’j’raconte ça, messieurs les agents, mais vous voyez, ce p’tit, là-bas... » Tu tends la main vers Pancras qui s’était vautré derrière la voiture en attendant que ça passe. Tu le gratifies de ton faux regard le plus tendre de paternel. « Mon p’tit, là, il a genre un… un problème... » Tu baisses un peu la voix, comme si le fils improvisé n’était pas compris dans la confidence. Cet ahuri doit bien se foutre de toi ; si vous vous tirez de cette histoire, il risque de ne pas revoir la lumière du jour, ce lascar. Les deux flics tendent l’oreille. « Il a… il a perdu sa mère quand il était tout p’tit et depuis, ça a fait dérailler un truc dans sa tête… vous voyez ? » Tu fais un peu la grimace, pas vraiment convaincu de ton propre numéro. L’un des agents a l’air circonspect. « Mais il a quoi exactement ? » « Non mais Morrison, laisse tomber ; y’a des gens qui deviennent dingues, tu sais pas pourquoi. Je t’ai raconté que ma belle-soeur se prend pour un dieu égyptien, nan ? »

Tu fronces les sourcils, avant de hocher la tête. « Ouais c’est ça, ‘faut pas chercher à comprendre, quand ça veut plus, ça veut plus, hein… » C’est bon, tu les as eus, ils ne sont plus là à chercher à dégainer. Il y en a même un qui fait le tour de la bagnole pour aller chercher le djinn, lui tendant la main comme à un môme, alors qu’ils devaient avoir le même âge. « Allez, fais pas l’con, viens par là, y’a ton père qui est venu te chercher… »



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Pancras Gysin
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CŒUR : Désertique, comme le Sahara.
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FACTION : Neutre. Rien à péter des rivalités entre mafieux.
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(nsfw) emperor's new clothes ft. gys - Dim 14 Avr - 21:30




Tandis que son nouveau "maitre" affabulait, le maraud tenta d’entrer dans la bagnole à gyro' - Objectif délit de fuite. Or, les enfoirés avaient verrouillé les portières, annihilant tout espoir de fuite en mode speed racer. Il songea un instant à se barrer à pieds, mais l'un des argousins vînt le chercher. L'invita, tout mielleux, à rejoindre son père… Son père ? «  T’es vraiment une fin d’série toi.. » Il se redressa, commença à tacler l’ogre, le vice en étendard. Esprit contradictoire ne cherchant pas à démêler la situation. « Alors déjà, ton bobard, l'est juste à chier ! Mon père, j'ai jamais vu sa goule ; c'était qu'un queutard qu'à trempé sa nouille dans tous les trous d'Londres ! » Les deux limiers s'échangèrent une œillade perplexe, avant de subir à leur tour, l'humeur du djinn.  « Sans dec' les cocos, vous êtes miro' ; z'avez vu sa gueule ? ... Et la mienne ? … ‘Trouvez qu’on se ressemble ? » Silence de mort. « J’savais que les poulets n'étaient pas trop fut-fut, mais alors vous deux, vous en tenez une couche. Vous êtes cons, comme ma bite est mignonne. » Se targua t-il.

Regard entendu, échangé entre les flics. Trop, s'en était trop. Ces guignols les prenaient pour des crétins. Un tour au gnouf calmerait leurs ardeurs.



***




« Encore toi ? Ça t'as pas suffit, un an, tu continues à faire le con ? Emmenez-le dans le bureau, j'arrive. » Le petit bonhomme rondouillard au visage de porcinet passa au second luron.  « Regardez qui va là. Ce visage ne m'est pas inconnu. Monsieur Babanine... » Il s'approcha, assez prêt pour que le concerné subisse les odeurs intenables de sueurs qui exsudaient de ses pores. « De vous à moi... J'adore votre établissement. » Confidence lâchée sur un ton libidineux. Flic pas très catho'. C'est sur le parking de L'obsesja qu'il réussissait à troncher des poulettes rétamées. « Je pense... Qu'il y aura moyen de trouver un arrangement, pour cette fois. » Regard canaille,  il s'écarta. « Mais vous devriez éviter de côtoyer Pancras. Il n'est pas très fréquentable. Il ne vous apportera rien de bon, juste des emmerdes. »


Il invita Babanine à patienter dans le couloir, le temps qu'il s'occupe de Gy'. Vînt fermer la porte de son boudoir, terriblement gêné, lorsque l’interrogé éleva la voix. « J'm'en balec', jamais j'te sucerais, sac à foutre ! » Après dix minutes d'attente, vînt le tour du cinquantenaire. Le chef de secteur lui confia qu'il sortirait dès demain, mais que pour la forme, il lui faudrait néanmoins passer le reste de la nuit ici.

On leur refila des vêtements pour qu'ils cachent leur nudité et ils furent ensuite conduits jusqu'aux cellules, quasiment toutes emplies - Dans l'une, un sdf dormait dans sa merde. Il en avait tartiné les murs. Dans une autre, un type assis sur une banquette s'agitait d'avant en arrière, un son constant émanant de sa gorge. Les geôles de dégrisement, ce soir, regorgeaient de résidus de société.




Affalé sur le carrelage, la face calée entre deux barreaux, le génie, dans un état semi-comateux, n'avait de cesse de geindre. Il voulait dormir, s’évanouir, foutre le camp. Tout cela en même temps. « J’peux pas rester ici oh … Faut qu'j'aille m'occuper d'ma mère... Nettoyer ses escarres étout ... Et mes gosses ... Vous y avez pensé, à mes gosses ? ..  Vous vous en fouttez ? .. » « Ta gueule Gysin !  » Hargne du maton, qui sclérosait derrière son guichet.

Pancras expira, se retourna. Il détailla celui qui se tenait sur l'assise et dont il connaissait désormais l’identité, pour l’avoir entendue de la bouche d’un officier. Vitali. Vitali, ou la masculinité virile. Colosse marqué par les ouvrages du temps, façade captivante. Impression de force et d'autre chose, de plus malsain, d'indéfinissable. Vitali, c’était probablement le genre de mec à qui il ne fallait pas chercher des noises. Et pourtant ;
 « Tu fais la gueule, Babanine ? Quoique ... Après c'que j'ai vu, j'devrais plutôt dire..  “Babamolle” » Il pouffa, sans énergie. « C'est con, ils fournissent pas l'viagra en taule. Sinon on aurait pu tuer l'temps, entre adultes consentants. » Boutade, lancée en l'air, juste comme ça.  Eh quoi, il ne risquait pas grand chose, y'avait un flic, là, pas loin. Qui veillait au grain.

« Tu sais, j'pourrais nous sortir d'ce merdier, si tu m'le demandais. » Incitation, à générer un second souhait. Ça, ça venait du djinn. Comme si d'être redevable de désirs non clamés, ça rendait la bestiole malade. A croire que Gy' avait volontairement entraîné Vita' dans la mouise, dans l'unique but de le voir par la suite, réclamer sa liberté.


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Vitali Babanine
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(nsfw) emperor's new clothes ft. gys - Jeu 18 Avr - 10:55



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Tu te surprends à retenir ta respiration, tandis que le flic s’approche de ton génie comme on appréhenderait un animal sauvage. Tu ne sais pas pourquoi tu avais cru que le bougre allait se prendre à ton jeu. Après tout, il ne te devait rien, si ce n’est deux voeux supplémentaires. Ceci dit, tu lâches quand même un grondement sidéré lorsqu’il se braque, rue et piétine tout bonnement votre couverture. Tu ignores s’il l’a fait exprès ou s’il est juste trop con (le doute en disant long) ; toujours est-il que la minute d’après, vous aviez le cul collé au cuir de la banquette arrière de la bagnole de patrouille.

Si une divinité se pâme au moindre compliment qu’on puisse lui faire, elle n’en ressent que d’autant plus quand on se fout d’elle. C’est pour ça que tu fulmines. Si l’autre gueux braille à tout va toutes les immondices que t’avais pu lui faire, tu restes silencieux, respirant avec une application propre aux colériques sous pression. Parce que ta boîte de nuit est restée ouverte, parce que tu pues le vomi, que t’as les fesses à l’air et que tu es parti pour passer le reste de la nuit harnaché à ce génie de malheur.
Le point culminant étant lorsque le chef de la police vient te souffler au menton quelque possibilité de marché officieux à passer. En temps normal, c’est toi qui aurait été maître des négociations ; jamais tu ne te rabaisserais à exaucer les voeux d’un mortel ; tu laissais ce genre de minauderies aux mythes de l’Orient. Tu lui souris néanmoins poliment, comme un commercial, même si tes yeux crient au massacre.

Puis, on vous refile des survêtements aux couleurs du commissariat, histoire de passer la nuit. Le sweatshirt n’a jamais aussi bien porté son nom et pue tellement la sueur que ça en masque l’odeur de vomi dont ce curieux Pancras t’a imprégné.
Pancras, c’est quoi ce nom ? Ça sonne viscère, et c’était pas vraiment le bon moment pour toi d’avoir la dalle.
Tu passes alors le temps et la faim à observer ton codétenu vautré par terre, trop grand et dégingandé dans son survêtement de la police, si bien qu’on dirait un grand gamin en pyjama. Et les dieux seuls savaient combien tu pouvais être féru de sales gosses sur le coucher.

Ceci dit, l’énergumène ne semble pas vouloir s’arrêter de geindre, comme une vieille boîte à meuh. Et, si les ogres ne sont pas connus pour un truc, c’est pour leur patience.
Alors, sans un mot, tu finis par te lever de la banquette grinçante, enjambes pancras et tu le soulèves à deux mains, t’aidant de la porte en l’écrasant tellement contre les barreaux qu’on pourrait croire que tu voudrais le faire passer au travers.
Le vacarme de son crâne contre les barreaux fait lever les yeux au policier de garde, que tu enclins à ne pas bouger d’un regard glaçant. Tu n’étais pas armé de toute façon, et, si tu voulais pas finir copain de cellule avec le clodo plein de merde, tu étais conscient que tu pouvais pas te permettre de trop amocher le Pancras.
Cela dit, tu étais démangé par l’initiative de lui faire une petite frayeur.

Le maintenant un peu plus haut que toi (il est déjà très grand) par la force de tes poings cramponnés à la fabrique de son sweatshirt, et de ton bassin écrasé contre le sien, tu le grondes de ton regard tonnerre.
« C’est vrai ça. » que tu siffles de ta voix d’outre-tombe, ta voix de cauchemar qu’on a l’impression d’être dans le noir le plus complet quand on l’entend. « Pour nous faire sortir, j’pourrais faire le souhait que t’acceptes les avances de ce gros plein de foutre. » L’idée même te répugnait mais t’avais pas l’intention de lui faire de cadeau ; le sale môme t’avait après tout gerbé dessus, traîné dehors à poil, et ridiculisé devant des policiers. « On pourrait se casser, et en plus de ça, tu fermerais enfin ta gueule. »

« Mais tu pourrais aussi le faire sans que je demande quoi que ce soit. » Ton corps tremble de l’effort et de la fureur, et ta voix est encore plus feutrée et tu articules à peine qu’il n’y a vraiment que lui écrabouillé contre toi qui puisse t’entendre. « Parce que toi t’es peut-être une créature qui obéit ; mais moi, j’suis un monstre qui ordonne. » Tu le regardes par en-dessous de tes paupières qui ont l’air aussi lourdes que le monde. « Le truc avec les ogres, c’est qu’on a toujours faim. Et moi, là, j’ai super faim de sortir et de ruiner ta petite gueule, dans l’ordre qui te chante. »



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(nsfw) emperor's new clothes ft. gys - Dim 28 Avr - 18:50



Le myocarde de Gy' s'emballa sensiblement, lorsque l'autre l'agrippa pour le fracasser contre les barreaux. Caboche et squelette contre ferraille, le choc lui arracha une grimace. C'est qu'il était mauvais, le Babanine ; L'on aurait dit un fauve prêt à mordre. La colère au faciès, le vieux morigéna le génie de sa voix lourde et grave. Sonorités aptes à fourguer une demi-molle, lorsque employées à d'autres choses que des menaces.   «  Arrête tes conneries putain ! » Les paluches du djinn agrippèrent les poignets de son agresseur.  «  Ouais bah vas-y, qu'est'c'que t'attends ? Ça s'rait pas la première saucisse que j'm'enfile. » Bravade d’éffronté. Gy', il n'aimait pas être ainsi rabroué.

La séance d'intimidation prit une autre dimension lorsque Baba' dévoila sa nature infernale. C'est l'appréhension qui emboîta progressivement le pas à la pugnacité et le djinn considéra Vita' d'une toute autre manière. Désormais, il n'était plus le pauv' type avec qui déconner à outrance, mais un hypothétique danger. Parce que, en vrai, fallait pas se leurrer - les ogres, ils étaient comme Big mama. Ils bouffaient tout et n'importe quoi.

Involontairement, le mécanisme de défense de Pancras s'enclencha ; Canaille devînt soudainement invisible. Le cannibale distrait abandonna son étreinte ; Fantomas en profita pour s'esquiver. Trouva refuge dans un coin de la cellule.



Le niais de la geôle d'en face - qui n'avait de cesse de les observer de son regard ahuri - s'excita à la vue de ce fait paranormal. Il se mit à brailler, à gesticuler tel un hystérique. Cela eut pour effet d'inciter le gardien à bouger son derche. «  Ça va suffire le bordel oui ?! » Matraque électrique en main, l'officier quitta son bureau, prêt à foutre sur la gueule du déséquilibré.


De son côté, le génie jubilait de ne plus être vu de l'ogre. ... Pour une fois que son pouvoir fonctionnait ! Il garda le silence, laissa Vita' mariner dans le doute. Lui renvoya la balle, juste avant que le maton ne se pointe ;
« Tu vois, c'était pas la peine de s'la jouer autoritaire. Parc'qu'au final, c'est moi qui t’baise. » Voix de rogomme, comme sortant du cosmos. Il se glissa dans le dos de Vita', ondée froide contre ses reins. Ses mains, fugacement, se matérialisèrent et il lui baissa prestement le froc. Éhontément, il claqua les fesses exhibées, avant de souffler à son oreille ; « Chat-cul ! »

«  Oh ! Il va se taire l'arriéré ?! » Beugla le flic, parvenu au purgatoire des bandits. Son regard se posa aléatoirement sur la cellule de Babanine, le zob' encore à l'air. Décidément... «  Eh le satyre, cache moi ça ! ... Il est où l'autre guignol ? Nom de Dieu, c'est quoi ce merdier ? » L'employé se frotta le visage.... C'était peut-être la fatigue qui lui jouait des tours ? ... Il plissa les yeux, étudia une nouvelle fois la situation. Non. Il leur manquait bel et bien un détenu.




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(nsfw) emperor's new clothes ft. gys - Mar 7 Mai - 22:23



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Pendant un laps de temps trop court au goût de ta nature divine, tu as cru que tu étais parvenu à lui faire peur pour de bon. Il y avait définitivement un truc qui avait clignoté dans son regard de nigaud. Par la suite, t’allais devoir relire tes cours sur les micro-expressions parce que l’instant d’après, le roublard te filait entre les doigts. Genre, totalement. L’instant d’après, il avait disparu, si bien que tu te retrouvais comme un ahuri, à serrer du vide, le nez sur les barreaux. Pris au dépourvu, tu regardes dans tous les sens, cherchant la moindre de trace de ton insupportable coloc de cellule. Mais plus rien.
« Putain, il est parti, ce con » que tu souffles, sidéré, la main dans la tignasse, prête à l’arracher, en t’imaginant à quel point il t’avait laissé dans un merdier sans fond. Des tours sur toi-même, le regard un peu hagard, tu te sentirais presque sot de lui avoir tant flanqué la trouille, enfin si c’était la peur qui l’avait fait zapper de cette partie-là de la surface de la Terre.

Tu tournes comme un ours en cage, en rage, en nage et en panique. Comment tu vas expliquer ça au gardien, au petit matin ? T’étais pas certain de l’étendue de ton pouvoir de persuasion pour lui faire croire que le malandrin s’était fait la belle dans la nuit. T’étais en train de te jurer de tout compulser la lecture existante sur ces maudits génies, histoire de pouvoir prendre ta revanche, à condition de croiser sa route à nouveau, quand tu entends sa voix juste par-dessus ton épaule. De dos, c’est comme s’il était là, mais tu sais que si tu te retournais alors, il ne serait pas là. Du moins, visiblement, puisque comme en témoigne sa petite blague à ton pantalon, il était encore… palpable, eût-il fallu seulement savoir où il était.

« Quoi ?! Mais qu’est-c’tu fous ?? Reviens là, génie de malheur ! Les matons se pointent ! » que tu siffles, peinant à ne pas hurler trop fort, par-dessus le vacarme de la cellule voisine, les mains battant dans le vide, pour remonter ton futal. Aussitôt dit, aussitôt fait, voilà qu’un gardien s’immobilise devant votre cellule, vide de moitié. Tu perds le reste de sang, chaud et froid, qu’il te restait, figé, le jogging encore au milieu des cuisses. Tu sais pas réfléchir vite, c’est pour ça que tu faisais affaire qu’avec de la viande froide.
Sitôt, tu te colles aux barreaux, pensant sûrement ainsi lui bloquer une partie de sa vision d’ensemble de la cellule. Le policier, plus fluet que toi, essaye de regarder par-delà, et dégaines sa matraque sur tes doigts serrées autour des barreaux, ne les lâchant pour rien au monde. « Vire de là, vieux bouc ! Elle est où, ta gonzesse ?! » « Nan mais si, il est là, je- Oh et puis merde, c’est bon ! » Tu balances une main en l’air, l’élastique de ton futal claque autour de ton bide. « T’as gagné ! » Tu tournes sur toi-même, moulinant les bras dans tous les sens, comme un fou parlerait dans le vide. « Pancras, c’est ça ? Tire-nous de là, tous les deux ! »

Et allez savoir pourquoi t’avais pas juste cédé tout de suite. De la fierté mal placée, sans aucun doute, à voir comment tu lui cèdes ton second voeu avec autant de manières et de caprices qu’une jeune mariée à sa nuit de noces…
T’espères que le garnement en prend pour son argent, qu’il savoure bien sa petite victoire, parce que t’as l’air limite prêt à aller les lui récupérer, tes voeux gaspillées à cause de vos ses conneries. Tu rugis. « Maintenant ! »



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(nsfw) emperor's new clothes ft. gys - Dim 26 Mai - 19:43



Tel un parfait connard, il se bidonnait du boxon qu’il avait provoqué, pendant que la patience de l'ogre s'étiolait vitesse grand V. Celui-ci finit par abdiquer - Deuxième souhait vociféré. « Sérieux, t'es l'premier coco à m'pondre des vœux aussi nazes.. Tant pis pour ta gueule hein..  » Persifla le génie, narquois. Salaud s’essayant au sarcasme, guère crédible avec presque 2g dans le sang. Quand même blessant. « Bon, accroche toi à ton slip' et steuplait ; m'fais pas un infarctus. Les vieux, en général, 'supportent pas trop les sensations fortes.  » Conseil emprunt de gausserie à peine émis ; Voilà que les deux créatures disparurent de la cellule, sous le regard médusé du maton.


Les téléportations, c'était comme le grand huit, mais en plus violent. La sensation véhiculée était terriblement gênante, pour qui n’en avait pas l’habitude. D'ailleurs, il valait mieux fermer les yeux, car le défilement successif de décorums divers retournait l’estomac.
« Vu qu’t’as pas précisé ou tu voulais aller ... Viens pas t’plaindre de la destination, ok ?  »  Le voyage - habituellement très court - dura cette fois quelques minutes ; Ils restèrent un temps, bloqués dans la seconde dimension. La faute à la capacité de Gy’, qui commençait à foirer ; comme une pile en fin de vie. Conséquences d’abus de pouvoir.


*



Quarante ans. Cela faisait quarante ans, jour pour jour, que les Mackenzie s’étaient dit oui pour la vie. Noces d’Emeraude. Leur fut offert par leurs enfants, un week-end dans un hôtel cinq étoiles. En suite royale - Le must.

Malgré l'heure tardive, les deux ancêtres étaient encore actifs. Assis l'un en face de l'autre, dans un jacuzzi luxueux, ils bavassaient en sirotant du champagne hors de prix. La situation, graduellement, finit par s'échauffer. Notamment, lorsque madame commença à prodiguer des caresses à monsieur, du bout du pied. Si l’acte se voulait sensuel, le tableau renvoyé était beaucoup moins glamour… Parce qu’ils avaient respectivement 73 et 76 ans. Qu’elle était aussi ronde qu'un bibendum… Et qu’il avait un ventre à bière.

Après avoir éveillé sensiblement la libido de son cher et tendre, mamie entreprit de rejoindre son mari. Lui, s'empressa de bidouiller le sélecteur de couleur ; Les leds qui ambiançaient la pièce virèrent au rouge. Rouge. Comme la passion. Ils s’embrassèrent… Elle glissa sa main sous l’eau, il commença à peloter ses énormes boobs flasques et fripés...

Tous deux sursautèrent, lorsqu’un élément perturbateur vint ruiner leur moment intime : Vita’. Qui atterrit dans leur bain à bulles. Stupeur des énamourés, grand-mère poussa son cri d’effroi.



Parce qu'il avait le monopole du choix, Gy’ se matérialisa dans le même appartement, mais devant le lit King size. Sans se départir de ses frusques, il se laissa choir sur le matelas moelleux, roula sur ce dernier, jusqu’à gagner le milieu du plumard. Il s’étira comme un chat, soupira, las. Il n’en pouvait plus, littéralement. Il tendit le bras pour attraper les oreillers qui trainaient là, les ramena à lui. Dans la pièce d’à côté, des cris d’horreur retentirent.
« Ooohh, vos gueules ! Y’en a qui voudrait dormir, bordel à cul ! » Pesta t-il, la tronche dans le coussin. Avant de s’abandonner à Morphée.



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(nsfw) emperor's new clothes ft. gys - Sam 1 Juin - 14:39



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T’as pas le temps de l’insulter encore une fois que le génie vous téléporte. Tu préfères pas essayer de capter ce que vous avez pu traverser en terme de voyage dimensionnel, mais toujours est-il que l’atterrissage est plus humide que ce que t’avais imaginé. Pendant une demi-seconde, tu crains t’être pissé dessus. Puis, tu captes que t’es dans un bain, et pas tout seul, puisqu’une paire de nichons te barre la vue et que tu veux pas savoir quel appendice ta main est en train de toucher. La paire de seins pousse un cri et tes entrailles remontent à cause du voyage. Tu vomis et la dame aux nichons fait un bon en arrière. T’as déjà eu le droit à ce genre de mauvaise surprise, dans ton ancienne vie, avec les enfants qui se réveillent en sursaut alors que t’allais leur croquer les pieds. Si bien qu’elle commence à peine à hurler que tu lui donnes un coup de poing sec dans la goule, lui faisant avaler son dentier de travers.

C’est au tour de son mari de se débattre. Il fait des mouvements bizarres, et finit par se décider à se jeter sur toi dans un acte de bravoure, afin de protéger bichette. Il te coince entre ses poings refermés sur ton cou et le rebord du bassin. Tu moulines dans le vide, essayant d’analyser ton environnement, et ta main finit par se refermer sur la bouteille de champagne. D’un geste sec, tu la brises et enfonces le tesson dans le goitre du malandrin. Tu dois t’y reprendre à plusieurs reprises, afin d’atteindre une carotide digne de ce nom, et le vieux a le temps de gargouiller son litre de sang à ta figure, avant d’arrêter de se débattre.
Tu le fais rouler sur le côté avant d’en finir avec sa gonzesse qui continuait de s’étouffer avec ses fausses dents. Tu grimpes sur l’assise du jacuzzi et te hisses sur les épaules de la bonne femme, versant tout ton poids vers l’avant, afin de la faire basculer la tête la première dans l’eau. Là, tu patientes jusqu’à ce qu’elle se noie.

Le silence retombe, et tu reprends ton souffle. Tu commences enfin à piger où est-ce que tu étais tombé. Bah, à quelques occupants près, ce saligaud de génie avait pas trop mal choisi ton lieu de destination. Tu zyeutes le carnage autour de toi. L’adrénaline retombe, et tu frissonnes, trempé jusqu’à l’os ; cales tes boucles derrière tes oreilles, soufflant. Quel bordel. T’as la gueule trempée et tu sais pas si c’est l’eau du bain ou du sang. Tu réalises que t’as encore la bouteille pétée serrée dans ton poing. Y’a des bouts de chair qui coulent du tesson. Tremblant de l’effort et du pantalon trempé, tu sors du jacuzzi, les jambes en coton.

C’est campé sur le pas de la porte qui donne sur la chambre que tu réalises que le génie est là, dormant à poings fermés comme un bienheureux. Les yeux écarquillés, tu es terrifiant, avec la moitié de la gueule rouge. Tu t’approches, la moquette feutrant tes pas, grimpes à genoux sur le lit, chevauchant le mauvais môme. La bouteille fendue juste au-dessus de sa gorge, prêt à lui faire payer pour toutes ses conneries. Tu restes ainsi, suspendu à ton arme de fortune, suspendu au-dessus de lui, et de sa respiration, trop tranquille pour qu’il se doute de quoi que ce soit. Ahanant, la tignasse humide et le poitrail secoué, les bras tendus et les mains gigantesques, prêt à l'immobiliser lorsque tu lui fracasserais le crâne. Tu pourrais le faire payer, et demain, le room service le prendrait pour un voleur de pacotille qui s’est fait pincer par les deux anciens occupants de la chambre…

Ouais mais en même temps, il te devait encore un vœu.
Et les ogres, ça renonce pas à ce genre de choses. Tu avais moins d'intérêt à le posséder mort que vivant. Et pour tout avouer, tu avais en tête d'autres plans pour sa petite goule.
« J’en ai pas encore fini avec ton ptit cul, toi » La tension retombe, et tu te frottes les yeux, jetant la bouteille en bas du plumard. Tu t’affales sur le côté, te défais de ton sweat shirt trempé, et pousses le génie sans ménagement sur une moitié de l’immense plumard, avant de te caler à ton tour pour quelques maigres heures de sommeil, la peau craquelée du sang qui sèche, des bouts de vieux encore sous les ongles.



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Pancras Gysin
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ANNEES : 35 ans.
CŒUR : Désertique, comme le Sahara.
RÉINCARNATION : Djinn
TALENT(S) : Octroi de vœux / Invisibilité
FACTION : Neutre. Rien à péter des rivalités entre mafieux.
OCCUPATION : Cuistot crado à mi-temps à l'Uncle Jay’s restaurant / Mascotte pour une enseigne publicitaire / Petite frappe.
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(nsfw) emperor's new clothes ft. gys - Lun 17 Juin - 19:25



C’est la gueule enfarinée, que Gy' émergea avec peine d'un sommeil agité, empli de délires oniriques. Sous son oreille, battait la rythmique calme et régulière d'un palpitant - Le djinn se lova un peu plus contre la carcasse chaude qui le supportait, resserra l’étreinte de son bras autour de la taille masculine. L’odeur de peau qui effleurait ses narines lui était cependant inconnue. Nouveau plan cul ? Les paupières toujours closes, il fronça les sourcils, sollicita ses neurones. Qu’est ce qu’il avait fait de sa soirée, déjà… ?


L'Obsesja


Il releva prestement la tête -
« Woh la vache ! » Hoqueta t-il en reculant, à la vue de Babanine et de sa trogne ensanglantée. Pantois, il resta fixer le monstre, se demandant à qui exactement, appartenait tout ce sang. Il chercha dans sa mémoire, tenta de se remémorer les événements de la veille - En partie oubliés. Tendance aux black-out, lorsqu'il forçait trop sur l'alcool.

« Oohoo, mec ?  » D’un geste hasardeux, Gy' secoua l'ogre. N’obtînt aucun résultat. Merde, c’était quoi son prénom ? « Eeh, euh... Teddy ?! » En vrai, il se souvenait juste que ça finissait par /i/. Puis Teddy, ça faisait nounours et c'est ce à quoi il ressemblait lorsqu'il roupillait.  « Va chier. » Bougonna le génie, face à l'absence de réaction du quinqua'.  




Pancras quitta le lit, étudia son environnement. Il posa les yeux sur les traces d’hémoglobine qui souillaient la moquette. Celles-ci cheminaient du plumard, jusqu'à une porte ouverte, un peu plus loin, d'où filtrait une lumière rougeâtre. La curiosité piquée à vif, il s'y dirigea. Se rattrapa au chambranle de la lourde, lorsqu’il découvrit le massacre ; Les giclées de cruor sur le carrelage. Le type avec la gorge en charpie, au regard vide et terne, l’expression figée dans la mort. « Putain d’fistule !  » Des sueurs froides l’envahirent. Il s’approcha encore. Remarqua un cul énorme qui dépassait de la surface de l’eau. « Popopooo … » Il se plaqua une main sur la bouche, resta un instant interdit face à cette boucherie.


« C’est bon, j’me casse ! T’as qu’à t'démerder avec tes conneries ! » S'écria t-il, soudainement furax. Il revînt auprès du pieu. S’accroupit au-dessus d’une des nombreuses valises qui prônaient sur le tapis peau de buffle. Farfouilla le contenu. « Ça d’vient du n’importe quoi là !  » Il ôta son sweat de taulard, enfila à la place le premier haut qu’il trouva. C’est à dire, une chemise XL échancrée à fleurs fuchsia - Un truc de grand mère.

Il pointa Baba' d'un doigt chevrotant ;
« J’te l’dis franco ; j’vais surement pas retourner en taule à cause d’un connard ! J’ai pas envie d’ramasser des savonnettes pendant l’reste de ma vie, t'entends ?!  J’l’ai fait assez pendant un an !  » Il se débarrassa de son froc, qu’il échangea contre un legging léopard déformé. «  Allez, ciao’ l'neuneu ! »

Ses anciennes nippes sous un bras, il se dirigea vers la sortie de la chambre. Et pile au moment où il s’apprêtait à foutre le camp, il s’immobilisa : C’est que ses empreintes étaient dispatchées un peu partout sur le mobilier. Détail crucial susceptible de lui attirer une flopée d'emmerdes. Et puis... Il restait encore un voeu à réaliser gaspiller.

Il referma la porte qu'il avait ouvert ;
« En vrai, tu comptes faire quoi avec les macchabées ? » Il retourna auprès de son “maître” - « Puisque t’es un ogre, t’as qu’à les bouffer ! ... Attends, attends.. Il te reste un souhait. Pour pas avoir d’problèmes, suffit d’faire disparaître les corps et l'binz que t'as fouttu dans la salle de bain. Tu vois où j'veux en v'nir ? » Retour imminent de l'entourloupe 2.0. « Comme ça on est quitte et après, chacun rentre chez soi. Eh, comme si rien n's'était passé ! Perso', j'pense que c'est un bon compromis. Ouais' m’sieur ! »



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Vitali Babanine
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CŒUR : dans les chaussettes ; sûrement encore en instance de divorce, sans même le savoir
RÉINCARNATION : le babaï, ogre slave qui enlève les ptits enfants
TALENT(S) : il a du charme et il fait d'excellentes juliennes de légumes
FACTION : mouche à crotte de la bratva
OCCUPATION : "à l'obsesja, je nourris la moitié d'arcadia avec l'autre moitié"
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(nsfw) emperor's new clothes ft. gys - Mer 19 Juin - 14:00



emperor’s new clothes


Les événements tordus de la veille avaient au moins eu l’avantage de te lessiver, si bien que c’est d’un court sommeil de plomb que t’as pioncé jusqu’au petit matin. Le djinn roupillant sur ton flanc avait eu beau se tortiller contre toi toute la nuit, tu n’avais pas rouvert l’oeil jusqu’à ce qu’un cri retentisse. Allongé sur le bide, tu ouvres une paupière, la refermes aussitôt à cause de la lumière et du mal de crâne. A quelques mètres, ça gesticule, ça va et vient et ça piaille définitivement trop à ton goût. S’il y avait bien un conseil qu’il fallait tirer des contes pour enfants, c’était que c’était pas bon de réveiller un ogre.
Heureusement pour Gy’ qu’il n’était pas à portée de main lorsque t’as finalement ouvert les deux yeux, parce que d’une poigne ferme, tu aurais été capable de l’étrangler. Le bougre était alors un poil trop loin, accroupi devant une valise dans laquelle il farfouillait un look pas possible.

T’avais malheureusement pas suffisamment dormi pour avoir tout oublié de la veille, et la peau de ton visage qui tire à cause du sang séché met un point final à tous ses souvenirs douteux. Tu te grattes le menton, te hisses sur tes coudes, du sang marron s’écaillant de tes joues bleuies de barbe de trois jours. « La ferme » que tu gémis d’outre-tombe, inaudible. T’as la gueule dans le pâté et le génie a intérêt à se calmer s’il voulait pas finir en pâté aussi. Les plis de l’oreiller sur le front et ceux des draps sur le bide, tu finis de t’asseoir, les membres en vrac. Les doigts sales massent les sourcils froncés et la bouche pâteuse répète, plus fort cette fois. « La ferme ! »

Parallèlement, c’est le moment où Gy’ avait trouvé la dernière de ses pires idées et avait refermé la porte, revenant à toi. Tu essayes de réfléchir, mais c’est impossible parce qu’il jase trop. Ta main vole, et attrape son visage que tu tires vers toi, vos deux visages crados seulement séparés par l’index que t’as posé en travers de vos deux bouches. « Tu la boucles parce qu’on s’entend plus réfléchir, ici ! » que tu siffles, tes yeux fous rivés dans les siens.
Tu l’immobilises encore quelques secondes, le temps qu’il se calme un peu, avant de le relâcher. Tu te lèves, fais craquer à peu près toutes les articulations de ton corps de quinqua’, avant de te débarrasser sans vergogne de ce qu’il te restait de fringues. « Compte pas sur moi pour écouter un mot de plus de tes conneries, petit. » C’est que t’avais de la bouteille, en ce qui concernaient les scènes de crime brouillonnes. A croire que tu te sentais protégé par ta mafia, pour prendre ainsi ton temps et ta douche.

Tu disparais dans la salle de bain et te cales dans la cabine de douche. L’eau suinte vivement sur toi, et coule en traînées rouges et brunes jusqu’à tes pieds. Tu bavasses par dessus le crépitement de l’eau. « Parce que permets-moi d’te rappeler mon coco que c’est toi qui m’as balancé avec les deux gros, là… Tu voulais qu’j’fasse quoi ? Que j’préside leur cérémonie de renouvellement de vo-... » Ta voix se meurt, tandis que tu te savonnes les épaules, l’oeil dans le vague à force de réfléchir.
Tu plisses un peu les yeux, un sourire mince étire ta bouche. Tu te penches un peu sur le côté, en dehors de la cabine, pour choper son attention -bien que ça ne t’ait pas échappé qu’il te reluque depuis tout à l’heure. « Dis, euh Gysin ? J’sais que c’est un truc pas possible normalement dans les contes pour enfants… mais bon, là, on n’est pas vraiment dans un conte pour enfants, tu m’diras… mais est-ce que j’ai l’droit de faire le voeu d’avoir encore plus de voeux ? » A mesure que l’idée fait son bonhomme de chemin dans ton crâne de piaf, tu sens une panique sourde engourdir les membres de ton comparse, et ça, pour un ogre affamé, y’a pas meilleure bouffe. Tu lui balances le savon dans les pattes. « Et tiens, pendant que tu réfléchis, tu m’frottes le dos ? Sauf si t’as l’intention de comptabiliser ça comme un voeu, ce dont je doute, he… »



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(nsfw) emperor's new clothes ft. gys - Mar 9 Juil - 22:03



En plus de lui broyer la mâchoire de sa poigne rude, l'ogre contraignit le djinn au silence - Temps mort. Gy’ attendit sagement que celui-ci daigne le relâcher, bien décidé, cependant, à remettre le couvert. Mais lorsque Vita se dessapa, sa répartie habituelle se fit la malle ; Comme un con, il resta planté là, les bras ballants, à regarder son comparse prendre la direction de la salle de bain. « Tu crois vraiment qu'c'est l'moment d'prendre une douche !? » Protesta t-il sans vigueur, plus occupé à mater le cul de Babanine qui filait droit devant ses yeux.


Intrigué, il marcha dans les pas de Baba', jusqu’à l'avoir dans son champ de vision. L'épia à distance, tel un voyeur improvisé. Vita', il était aux antipodes de ces stéréotypes bodybuildés aux muscles saillants et aux galbes alléchants. Ça se voyait bien, qu'il avait des kilomètres au compteur. Mais Gy', il aimait ça, tout autant que ces physionomies parfaites que l'on voyait partout. Cette carcasse-ci, aux lignes grossières, possédait ses propres grâces - particulières. Des agréments qui ne laissaient pas Gy' indifférent. Désormais lucide, il le trouvait un peu plus attrayant.  


La question de l’autre le fit brutalement redescendre sur terre - Merde, il n’allait pas oser lui faire ça, ce salopard ? Personne, jusqu’à présent, n’avait eu l’intelligence de biaiser de la sorte, de faire monter son quota voeux.. Cette menace craignait encore plus que les deux cadavres dans le jacuzzi.
« Nop', j'te l'dis d'office, ça, c'est mort. » Rétorqua t-il, trop vite.

Il gagna la proximité de la cabine, se retrouva avec la savonnette entre les paluches. Presque inconsciemment, il s’exécuta, plus occupé qu’il était à vouloir contrecarrer les plans de ce margoulin. Le cube parfumé gagna la couenne de Vit’, il commença à frotter énergiquement.
 « Parc'que c’est pas comme ça qu’ça marche. J’t’explique : Réclamer plus de voeux, c’est d’la triche. La règle des trois, si elle existe, c'est bien pour une raison  - C’est pour qu’tout l’monde puisse en profiter ! Eh ouais, faut partager un peu avec les potos, elle t'as jamais appris ça, ta vieille ? ... Tu sais, c'pas moi qui l'a chié cette loi. Ce sont les types des grandes instances, les supers dieux et autres cons. » Graduellement, l'ardeur avec laquelle il exécutait sa tâche déclina ; cette proximité grisante avait tendance à le tourmenter. Un court instant, il s’imagina des choses pas très catho’. Pourtant, il n'était pas spécialement pervers... Ou alors juste un peu.

« Faut pas croire, mais c't'histoire de souhaits, c'est vachement carré, on peut pas faire c'qu'on veut.  » Il s’approcha un peu plus, subit à son tour, les assauts de flotte du pommeau. Sa main libre gagna la carne du bouffeur de gosses, glissa jusqu’à sa hanche, à laquelle elle s'agrippa fermement. Attiré comme un aimant, son bassin s'en alla flirter avec le fessier dénudé. « Y’a un mot d’intello pour ça, d'ailleurs… C’est quoi déjà… Uhm…  La "trique" ? » Souffla l'innocent sur la nuque de l'autre, tandis que le pain parfumé prenait la direction du pli inguinal de Baba'. Vieux silence. Ça, c’est ce qui le menaçait, s’il continuait à tripoter Vita' de la sorte.


Se rendant compte de sa gaffe, il reprit ses distances. Se corrigea ;
« Ouais voilà, c’est ça l’terme. " L'éthique." » Avec un peu de chance, son lapsus révélateur passerait à travers les mailles du filet ? Il expira nerveusement. « Bref, c’est p’tet désolant pour toi, mais va falloir s’résoudre à choisir autre chose, comme ultime voeu. Puis tiens ; Il posa le savon sur l’épaule du quinqua’, en équilibre trop précaire - Le pain dévala sur son torse pour choir à ses pieds.   Confonds pas génie et larbin steuplait. »


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(nsfw) emperor's new clothes ft. gys - Dim 14 Juil - 19:26



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Il fallait voir le bon côté des choses : la bonne nouvelle, c’est que le génie avait accepté de te récurer la couenne. La mauvaise, c’est que ta petite idée ne donnerait pas suite. Tu n’insistes pas, pour l’instant, écoutant d’une oreille distraite son discours sur le serment d’Hippocrate des génies, te forçant à lever les yeux au ciel régulièrement, pour palier à la tension qui te parcourait dès que ses mouvements se faisaient plus lancinants et intrusifs.
En vrai, son plan aurait pu marcher ; t’as l’air de gober ce qu’il te pond, et tu bronches même pas quand il a évoqué le terme maudit, « partager ». Demander à un ogre de partager, c’est comme demander à Zeus de ne pas tromper sa femme, ou à un oupyr de pas boire de sang. C’est dans ta nature, de pas partager.
Et ce que ton petit génie de pacotille semblait pas avoir capté, c’est qu’à présent, il était à toi, et que tu comptais pas le laisser filer de sitôt. Et, apparemment, le sentiment était mutuel, au vu de comment il t’agrippait le flanc.

Ceci dit, autant quand le génie te savonnait dans le sens du poil, tu faisais pas le malin, prêt à croire toutes ses conneries, autant le charme retombe dès qu’il s’arrête. C’est comme un coup de douche froide (et Odin seul sait que t’avais fait grimper la température). Le charme retombe avec le savon, et tu te figes, comme tiré d’une extase. C’est que tu serais tiraillé entre l’envie de lui demander de continuer, et le désir, plus impérieux et intestin, de reprendre le dessus dans votre petit échange.

Ah ouais c’est comme ça ? Sans vergogne et par esprit de revanche, tu te baisses pour ramasser le savon, ne ménageant pas le djinn par le maigre espace de la douche. Tu constates au passage que le gamin allait bientôt être à l’étroit dans son futal de grand-mère. Ça t’arrache un coup d’incisives dans la lèvre inférieure, curieux mélange d’amusement et de tentation. Et, comme disait l’adage, un ogre qui commence à se bouffer lui-même est un ogre qui a la dalle. T’avais passé l’âge de te prêter à des jeux de charme pareils, mais il fallait avouer que, peu importe l’issue de ce batifolage, tu t’étais au moins payé une bonne tranche de rire, et de sueurs plus ou moins froides.

Tu te redresses comme un gros matou un peu rouillé, reposes le pain de savon où tu l’avais pris, le serrant si fort qu’il s’éjecte de ta patte, te rinces un peu, baisses le débit de l’eau et te retournes enfin en face de Gysin. Le bougre a à peine conscience qu’il est trempé jusqu’à l’os, juste pour tes beaux yeux (ou ton beau cul). Y’a pas à dire, ce gueux te fait de l’effet, et tu sais pas pourquoi. C’est peut-être la tension et le périlleux de votre situation qui te fait relâcher ta vigilance, c’est peut-être à cause de sa petite gueule de piaf mal dégrossi, ou de sa langue à faire rougir un charretier. Toujours est-il qu’il avait survécu là où tout le monde aurait fini en steak tartare.

« L’éthique, hein ? » que tu répètes, altier. Tu pourrais lui dire qu’un ogre ça laissait pas partir ce qui lui appartient, tu pourrais lui flanquer la frousse avec ta possessivité maladive, voire cannibale. Mais tu le fais pas, parce que jusqu’à présent, l’intimidation ne s’était pas avérée très efficace sur lui, et que tu les voulais vraiment, tes cents voeux.
« T’es un putain de génie créé par je sais pas quel dieu en manque de mignons, et tu fais des miracles au premier venu ; viens pas me parler d’éthique, mon grand. » Tu lui as mis une main au collet. « T’es genre la créature la moins éthique de tous les panthéons confondus... » tu lui rabats le caquet avec un timbre de voix si sensuel qu’on sait pas si être la créature la moins éthique de tout Arcadia était la pire ou la meilleure des situations, dans le cas présent. « Tu crois vraiment que les « supers dieux », ils en ont quelque chose à foutre de savoir avec qui tu te tripotes les voeux ? » Et à voir comment tu louches sur sa bouche, tu faisais bien de te sentir concerné.
Une main appuyée sur son épaule, tu lui parles dans l’oreille, comme si les deux vieux pourrissant dans le jacuzzi avaient encore une chance de surprendre votre conversation. C’est quand même plus agréable quand tu le menaces pas.

« T’sais si ça te fait vraiment chier, on peut passer un marché » tu lui colles subitement la main au paquet. « Accorde-moi mes cent voeux supplémentaires et j’pense pouvoir faire quelque chose pour ton petit problème… d’éthique... » proposes-tu dans un grondement suave.



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(nsfw) emperor's new clothes ft. gys - Lun 29 Juil - 19:36




Il retint son souffle, lorsque la croupe de Vita vint s’écraser contre sa vigueur - Ce maudit con faisait exprès de souffler sur les braises déjà ardentes. Qu’il persiste en ce sens et poindrait sans tarder un feu dévastateur. Éhontément, il envahit une nouvelle fois l’espace du génie, répliqua de sa voix veloutée et unique, caressante. Terriblement érotique.

Lorsque fut évoquée l’idée d’un marché, Gy’ fronça les sourcils. Il ouvrit la bouche, prêt à contester, mais aucun mot ne franchit ses lippes - Prit de court par le geste de Vita’, il en perdit son latin. Vice poussé au summum, que de mettre ainsi le doigt sur son “état” d’excitation avancé. Au lieu d’accepter le deal dément sans réfléchir, Pancras fit un pas en arrière. Chopa la serviette rivetée au mur et l’écrasa sur la trogne de Babanine.
« Un ogre mon cul, tu s’rais pas plutôt un satyre ? Vieux dégueulasse.  » L’on aurait presque pu le penser prude, à le voir agir de la sorte.  Il s’agissait juste de la réaction d’un type prit au dépourvu. Il se détourna, s’éloigna, sans trop savoir où aller. Par défaut, il se posta près du lavabo.

« J’ai pas spécialement b’soin d’toi, pour gérer ça. J’sais m’démerder tout seul. » Il baissa les yeux sur sa turgescence, nettement visible sous le falzar trempé. Tira sur le tissu moule-bite, pour au final glisser sa main sous l’étoffe. De dos, l’on aurait dit qu’il se tripotait la nouille, alors qu’il s’évertuait à camoufler sa raideur caudale. Ridicule. « J’préfère limite me la carrer derrière l’oreille, parc’que cents voeux, j’trouve que c’est cher payé… C’est vrai quoi, j’sais pas c’que tu vaux. T’es p’tet carrément nul à chier dans l’domaine. » Gy’, il voulait entrer dans le jeu de Vita’, mais en même temps, il ne voulait pas. Accepter ce genre de souhait, s’était se rendre littéralement esclave. Quoique, d’un autre côté… Ça faisait combien de temps, qu’il ne s’était pas vautré à corps perdu dans le stupre ? Gy’, il ne levait pas des masses. Une poupée beurrée par-ci, un camé par là. Basique. Rien d’hyper exaltant, rien qui ne tamponne sa mémoire de souvenirs indélébiles.

« 'Chier... » Lâcha t-il, à bout, abandonnant sa tentative inutile de dissimulation. Il leva les yeux vers le miroir qui lui faisait face et qui lui renvoyait en pleine gueule le reflet de Vita’. Comme une évidence. Ses agates s’assombrirent un peu plus du désir orgiaque qui le taraudait. Il lâcha la bride de ses envies.



En quelques enjambées, il rejoignit son comparse. Sa carcasse maigrelette s’en alla s’écraser férocement contre celle du monstre. Torse contre torse et plus encore. Ses phalanges s'emmêlèrent dans la tignasse cendrée, emprise ferme exercée. Galoche sauvage roulée à l’autre, comme ça, sans gêne. Au tour de Vita’, d’être mis au pied du mur ;
« … Va pour tes cents voeux d’merde…  Mais à une condition..  » Mots soufflés fiévreusement contre les lippes de l’autre. Sa main libre glissa plus bas, il chopa le chibre de Baba’, qu’il commença à cajoler.  « C’est moi qui t’baise.  » Regard lubrique, accompagné d’un sourire canaille. Fierté non moindre, que d’instaurer du pouvoir sur un ogre de cet acabit.


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Vitali Babanine
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CŒUR : dans les chaussettes ; sûrement encore en instance de divorce, sans même le savoir
RÉINCARNATION : le babaï, ogre slave qui enlève les ptits enfants
TALENT(S) : il a du charme et il fait d'excellentes juliennes de légumes
FACTION : mouche à crotte de la bratva
OCCUPATION : "à l'obsesja, je nourris la moitié d'arcadia avec l'autre moitié"
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(nsfw) emperor's new clothes ft. gys - Mer 7 Aoû - 19:52



emperor’s new clothes


Tu le croyais à point, ainsi coincé dans ta poigne, transpirant de tout ce qu’il voulait te faire, et tout ce qu’il voulait que tu lui fasses. Tu pensais avoir gagné, à voir comment tu souris, un peu dans le vague, la main et le regard lourds. Tu te vois déjà le bouffer aux petits oignons. Mais il faut croire que t’as eu les yeux plus gros que le ventre, à demander tes cent voeux en échange d’une galipette dont Gysin n’était même pas certain de la qualité. Alors le mignon se dégage, te renvoyant une serviette dans la figure, refroidissant tes ardeurs. Il ne le sait pas, mais heureusement qu’il a eu ce réflexe défensif, auquel cas tu l’aurais punaisé contre le lavabo pour lui arracher le dernier mot qu’il avait eu l’audace d’avoir. On refuse pas les avances d’un ogre, généralement parce qu’il vous laisse pas de quoi ouvrir le bec…

Tu souffles, grondes, coincé dans ta cabine, étouffes même un cri de rage dans la serviette écrasée contre ta bouche. Un soupir, interminable, tu balances la serviette sur ton épaule, avant de sortir de la douche. Pour découvrir que le malotru avait l’air de finir le travail tout seul comme un grand. Tu lèves les yeux au ciel ; du grand n’importe quoi, à ton avis. Quel gâchis… Tu t’éponges oreilles et aisselles, avec flegme. A d’autres, tu leur aurais pas laissé le choix, mais ‘faut croire qu’en à peine vingt-quatre heures, ton génie de malheur t’avait autant tapé sur le système que dans l’oeil. « C’toi qui vois, mon grand ; mais sache qu’j’suis toujours plus conscient qu’les belles que tu dois coincer en fin de soir- » Le génie te coupe le sifflet si soudainement que tu lui aurais arraché la langue si t’avais été un peu moins civilisé, quelques siècles auparavant.  

Tu sais pas pourquoi il revient sur sa décision et franchement, t’en as rien à carrer.
Tu te farcissais du mignon un tant soit peu plus souvent que Gysin, jouissant, dans tous les sens du terme, de ton statut de patron de boîte de nuit qui fait péter la bouteille de champagne quand quelqu’un accepte un rencard avec lui. Mais disons qu’alors, l’enjeu n’était qu’éphémère et la chasse pauvre.
De son côté, ce saligaud avait continué de te filer entre les pattes jusqu’à la dernière minute. C’est pas bien de jouer avec la bouffe, mais on dit rien sur la bouffe qui joue avec vous. En une courte nuit, il t’avait conduit en taule, et pis encore, au beau milieu d’un massacre d’innocents dont tu étais même à l’origine.
Non vraiment, tu préférais pas savoir pourquoi il s’est jeté sur toi, ni qui des deux s’était jeté dans la gueule du loup de l’autre. Toujours est-il que t’en laisseras pas une miette, à l’instar de comment tu lui lessives la gueule d’un patin fort attendu, on se le cache pas.

Il accepte. Il accepte de te pourrir la vie de cent voeux supplémentaires, de se pourrir la vie à réaliser ce que tu voulais. Quel gâchis, mais quel festin pour toi. T’as les yeux qui s’enflamment, et peut-être même tout le corps, à la simple pensée de l’imminence du repas orgiaque. Il accepte, à une condition. Condition à laquelle tu fais semblant de réfléchir. Sauf que t’as l’air d’un peu trop suivre avec délice ces petits tours de poignet, pour réfléchir en réalité à quoi que ce soit. C’est pas que tu pesais le pour et le contre de son marché à lui, t’attendais juste qu’il fasse monter la sauce, dans un bourdonnement sourd et satisfait.
« Hein ? » Il te tire encore un coup avant de te tirer de tes pensées, juste quand il risquait de s’en foutre sur les doigts. « Ah euh ouais ok… » que tu réponds simplement, un peu trop simplement, trahissant ton impatience, alors que t’es déjà en train de le traîner par le col jusque dans la chambre. C’est qu’à vous avoir suivi toute la nuit, on aurait pu croire que vous alliez encore vous chamaillez pour savoir qui allait se payer la tranche de l’autre. Mais là tout de suite maintenant, tu te dis qu’une telle occasion risquait pas de se représenter aussitôt. Et puis le môme avait un peu trop chanté à tue-tête les louanges de son troisième bras tout au long de votre escapade, pour que tu ne lui laisses pas une chance.

Au pied du plumard, sans le lâcher du regard, tu te mets à genoux, fais rouler son pantalon trempé sur ses cuisses. « Tu me la fais pas à l’envers, petit, je viens de me laver les cheveux. » L’odeur de la carne en décomposition gisant dans la pièce d’à côté est soudain troquée contre celle, plus intime, de ton comparse d’un temps bien plus long que ce que vous aviez tous les deux prévu dans vos existences chaotiques.

« Mais c’est bien parce que c’est toi » et tu refermes ton bec vorace sur lui, pour des préliminaires où il allait bien faire de prier pour que tu lui bouffes pas la queue pour de vrai. C’est pas l’envie qui te manque, mais disons que ça couperait violemment court aux réjouissances et qu’après des décennies et tout autant de légende, tu valais un peu mieux que ça.  
Tu le suces avec la vigueur d’un affamé, avec la lenteur d’un critique culinaire, une main fermée comme une entrave autour de ses cuisses, fébrile, l’autre veillant avec force qu’il te tienne bien les cheveux, menottant son poignet constellé de grains de beauté nouveaux.
Lorsqu’il commence à faire un peu trop de bruit, tu t’arrêtes avant qu’il n’envoie la purée, grimpes sur le lit et t’y vautres comme un sultan ronronnant dans son boudoir. « T’as intérêt à faire ça bien, sinon mon premier vœu c’est que tu sois plus doué au pieu. J’passe pas cent voeux à pas savoir quoi faire avec ton cul. »
Avec le temps et les âges, tu avais fini par reconnaître, humble et affamé, qu’il y avait une certaine satisfaction, plus que de consommer ceux qui nous appartiennent, à se laisser prendre par eux. Quand la possession possède, et qu’elle se fait, un temps, maîtresse, et qu’elle y croit, en plus, alors que tout le monde sait que, de vous deux, c’était toi qui avais les dents aussi longues que l’estomac d’envie creux.
« Allez, viens voir Baba. »



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Pancras Gysin
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ANNEES : 35 ans.
CŒUR : Désertique, comme le Sahara.
RÉINCARNATION : Djinn
TALENT(S) : Octroi de vœux / Invisibilité
FACTION : Neutre. Rien à péter des rivalités entre mafieux.
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(nsfw) emperor's new clothes ft. gys - Sam 10 Aoû - 22:33



La vitesse de sa main sur le manche de Vita’ montait crescendo, alors que la réponse de ce dernier se faisait prier ; L’ultimatum posé ne sembla pas le décontenancer plus que cela. Fallait dire qu’il était plus occupé à voguer loin, sur les vagues paisibles de la volupté, qu’à écouter ses conneries. Il surprit néanmoins le djinn lorsqu'il daigna réagir, acceptant sa requête sans émettre la moindre contestation.

En deux-deux, le monstre ramena Pancras dans la piaule, s’agenouilla à ses pieds. Non pas pour faire sa prière, mais pour le gratifier d’une gâterie dont il se souviendrait longtemps. L’ombre d’un court instant, le génie tiqua, craignant que l’instinct primaire de l’ogre ne fasse surface en ce moment fatidique… Et qu’il confonde sa saucisse avec l’une de ses pseudo-consoeurs, que l’on pouvait trouver au rayon charcut’. Trouble vite chassé, lorsque de sa bouche délicieuse, Vita’ exacerba son ardeur, au lieu de la lui croquer.
« T’sais qu’c’est pas trop recommandé... De maître à djinn..» Souffla Gy’, pas très convainquant, la respiration désordonnée et les joues rougies par la griserie. Il suffoquait presque, sous cette attention perverse, sous le plaisir extravagant qui tendait à le submerger. Sa main se crispa dans la chevelure poivre et sel, alors qu’il gagnait lentement mais sûrement, le bord du précipice…. Juste avant qu’il n’y saute à pieds joints, l’autre cessa.



C’est un regard d’adoration bestiale qu'il posa sur le vieux alangui sur le lit. Un rictus secoua ses épaules, lorsque Vita’ réclama de la qualité... Sérieux ?
« Tu vas juste regretter d’m’avoir rencontré. » Rétorqua t-il, effronté à souhait, tandis qu’il finissait de se foutre à poil. Vivement il rejoignit le monstre, lui prodigua flopée de caresses indécentes. Torse, cuisses, fesses.. Pour au final, lui agripper l’épaule et l’inciter à se retourner, face au matelas. Gy’ s'allongea sur lui, ses mains en appui sur le futon.  « Ça s’rait con d’abimer un si joli p’tit cul… Hein, “Baba” ? » Murmure vicieux, annonçant la suite des réjouissances. Il dévala la colonne de Vita’, pour prendre place entre ses guibolles.


A défaut de lubrifiant, rien ne valait les bonnes vieilles méthodes - aptes à choquer les plus pudibonds. Sans vergogne, le djinn bouffa la croupe de son boss attitré. Joua impunément de sa langue habile, tandis que de ses mains, il pétrit les fesses luxuriantes qui encadraient sa trogne. Lorsque l’envie se fit plus forte que tout, qu’elle commença à lui tordre rageusement le ventre, il regagna sa place originelle et s’inséra - Un grognement de satisfaction quitta sa gorge à ce moment précis.

L’étreinte se révéla rude et franche, possessive, n’en déplaise à son partenaire ;  Gy’ jouissait simplement de ce qui lui revenait de droit - En l'occurrence, le cul de Baba’. Pleinement altruiste cependant, Pancras contraint l’autre à la levrette, histoire de pouvoir, d’une main, le conduire lui aussi jusqu’au Nirvana. Très vite, les peaux se couvrirent de sueur, les souffles devinrent erratiques. Gy’ pillonna Vita avec une passion mordante, ses ongles meurtrissant la peau fragile de ses hanches. Et quand, enfin, le plaisir atteignit son paroxysme, il perdit la cadence effrénée de ses coups de reins - un gémissement rauque et fugace coula entre les lèvres du djinn extasié.



Il se détacha de l'autre, se laissa choir à son côté, une expression con de béatitude sur la face. Pas de mignonneries, ni de poupouilles après le sexe - ça, c’était des trucs de gonzesse. Mais parce qu’il fallait qu’il parle pour ne rien dire, comme d’habitude, il s’élança ;
« Au fait j’t’ai pas dit... Mais j’ai une mst. » Lâcha t-il, goguenard, entre deux essoufflements, au lieu d’avouer qu’il avait prit son pied à le faire sien. Saligaud jusqu’au bout. « … J’déconne. » Ajouta-il, avant que Babanine ne fasse une crise.



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Vitali Babanine
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(nsfw) emperor's new clothes ft. gys - Jeu 15 Aoû - 19:22



emperor’s new clothes

T’as passé la majeure partie de votre petite partie de pattes en l’air la gueule dans les oreillers, étouffant non sans peine des grognements continus. Il fallait avouer que la première partie t’avait pris par surprise. Pas une surprise des plus désagréables, cela dit, plutôt une de celles auxquelles t’avais pas eu le droit depuis longtemps. C’est pas que ton croupion donnait pas envie, mais disons qu’au vu de l’intimidation que tu pouvais inspirer chez tes soupirants, ils prenaient rarement de telles initiatives. Pas étonnant que tu n’aies pas rechigner davantage.

Tu le laisses mener le game, marmonnant de temps à autre une atrocité rendue concupiscente de par ta voix et ta position. C’est que tu pouvais pas t’empêcher de lui donner des directives, même quand c’était lui qui donnait, comme si tu voulais pas perdre la face, en y allant de ta petite remarque désobligeante. Et c’est amusant et déroutant de te voir si autoritaire dans ta position, l’intimant dans un grondement à pas y aller de main morte. On aurait presque dit que tu faisais ça pour l’échauffer et le provoquer, et ça devait même être le cas, parce que tu jurerais qu’il serrait davantage les pattes et les abdos quand tu visais juste. « C’est tout ce que t’as dans le ventre ? » que tu balances avant qu’il te cloue le bec d’un coup de rein te renvoyant fissa gémir de satisfaction dans les oreillers.

A ton grand plaisir, le bougre n’y va effectivement pas de main-morte, si bien que vous vous finissez l’un l’autre dans un vacarme rauque. C’est que tu lui aurais bien demandé un second round, si tes bras fiévreux t’avaient permis de tenir. Tu restes encore un temps à quatre pattes lorsque Gysin se retire et s’affale, le temps de t’essuyer avec un coin de drap. Lorsque tu t’affales sur le dos à côté de lui, ton séant encore rouge de l’effort te flanque un élancement sourd. Tu grommelles en réajustant ta position, massant ton arrière-train douloureux.

Vous restez un moment tous les deux allongés, les membres en vrac, à ricaner et reprendre votre souffle. Si toi t’es crevé, le génie en a encore suffisamment en réserve pour siffler une blague pourrie. Il se ravise avant même que tu aies eu le temps de t’affoler -le coït avait le don de te calmer pour un temps. Tu te redresses sur les coudes, allonges un bras jusqu’à son ventre, comme pour vérifier un truc. « Nan j’regardais si t’avais pas la queue trop crade… j’ai des hémorroïdes. » que tu répliques, avant de ricaner comme un con.

Vous comatez encore un certain temps. De temps à autre, il y en a un de vous deux qui sort un truc à la con, sur la proximité morbides des deux cadavres ou sur l’état du cul de l’autre, vous vous bagarrez vaguement sur lequel de vous deux aura le moins de chance de sortir de ce pétrin. Peut-être même qu’il y a un moment où vous avez remis le couvert, peut-être pas le couvert jusqu’au bout, juste un amuse-gueule quoi (à croire que t’aimais bien t’amuser la gueule sur lui) puis piqué un somme, ou l’inverse.  
Toujours est-il qu’à un moment, on a frappé à la porte. T’as foutu un coup de coude dans ce qui aurait dû être les côtes de Gysin (et ce qui s’étaient avérés être en réalité ses fesses) (tu les aurais pas pensées si confortables pour une asperge dans son genre), histoire que vous vous bougiez un peu. T’as roulé au bas du lit, t’enroulant dans un peignoir et un bout du drap qui traîne désormais derrière toi, alors que tu entrouvres à peine la porte.
La femme de ménage, encore un écouteur dans les oreilles, demande à mi-mot quand est-ce que vous comptiez mettre les voiles. Tu lui réponds le plus poliment possible, la bouche en coeur, que vous n’alliez pas tarder, juste le temps de profiter une dernière fois du mini-bar.

Ceci dit, quand tu refermes la porte, c’est un tout autre refrain qui t’anime. « Bon, Gysin, c’est pas que j’adore te faire reluire la rondelle, mais va p’t’être falloir faire quelque chose pour nos deux copains qui squattent le jacuzzi, là… » Mais le bougre bouge pas d’un pouce ; l’inverse t’aurait étonné. Tu soupires, l’attrapes par une jambe, pour le faire glisser le long du plumard au pied duquel tu t’impatientais. Il a les pattes dans le vide, et tu te penches au-dessus de lui, susurrant à son oreille, définitivement encore trop tiède de votre rapport pour être tout à fait menaçant. « Gysin, tu te bouges le cul ou c’est eux qui vont venir jusqu’à toi. Et crois-moi, pour être resté coincé entre les deux, t’as pas envie de finir en-dessous. »



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(nsfw) emperor's new clothes ft. gys - Mar 27 Aoû - 22:01



Il aurait pu rester là des heures, en compagnie de Vit’, à planer sur le nuage cotonneux de l’euphorie post-coïtale. Mais c’était bien connu, que toutes les bonnes choses avaient une fin. Ainsi, bobonne toqua à la lourde tandis que l'ogre bouscula Gy' d'un coup de coude pointu dans le derche - Le génie émergea de sa léthargie. Il ne bougea cependant pas d’un iota, laissa Baba’ réceptionner l’opportune qui squattait leur pas de porte.


Il snoba magistralement le monstre, lorsque ce dernier vînt requérir assistance. Colosse s’arqua au-dessus du djinn ; celui-ci noua ses bras autour du cou de Vita’, l’attira à lui.
 « T’es si pressé qu’ça, d’tripoter d’la bidoche froide .. ? » Susurra t-il, étrangement mielleux, avant de lui embrasser la mâchoire, histoire de l’amadouer un peu. « Tu préférais pas revenir t’poser là, avec moi ? .. On a encore un peu d’temps, on l’emmerde la bonniche ! Pis si elle insiste, on l’invite à nous rejoindre : t'sais, à trois, c’est fendard. » Qui connaissait bien Gy’ savait que ces minauderies, c’était de la comédie ; Il voulait juste retarder l’échéance. Parce que la perspective de devoir découper les anciens pour les fourrer dans les valises - comme dans les films - ça le faisait vraiment chier.

Il tenta de faire basculer Baba’ en jouant de son poids, mais le vieux ne céda pas ; Sa réticence à revenir se pieuter était nettement palpable et visible. Contrarié, Gy’ finit par se soustraire - Il quitta le lit.
 « Nan mais, va falloir m’dire c’que tu veux que j’fasse au juste là, parc’que, au cas ou tu l’aurais pas remarqué, j’ai rien du boucher d’Kensas city ! C’est carrément pas mon dada d’débiter des cadavres ! » A son tour, il s’empara d’une robe de chambre en satin qui traînait là, l’enfila. Se dirigea nonchalamment vers le mini-bar qu’il inspecta, rouspétant quant au manque flagrant d’objets tranchants. « T’sais quoi ?.. J’vais t’faire ça fissa, comme ça t'arrêteras d’me casser les couilles avec ces deux cons. »

Un couteau à grignotines en main, il gagna avec nervosité et appréhension la scène du crime. « Super exaltant comme activité après l’sexe, eh ? J’m’en souviendrais va.. » Dans sa voix, le piquant du reproche, ainsi que les trémolos de l’écoeurement. C’est que face aux fossiles exsangues, il n’en menait pas large. Si quelques heures seulement succédaient leur trépas, ils avaient déjà commencé à changer - Parce que le processus de putréfaction, lui, n’attendait jamais.  

C’est aussi blanc qu’un linceul, le front moite de sueurs froides, qu’il s’approcha des macchabées. Il leva le bras, positionna sa lame au-dessus de la carne du papy desséché. Sa main tremblotante resta en suspend au-dessus de la viande blafarde, ajoutant à la scène une dose de suspense... Intolérable.
« ... J’peux pas putain…  » Déclara t-il, le coeur au bord des lèvres. Pancras, il savait à peine tailler des steaks, alors trancher franco dans le lard..


A le voir faire tant de manières, vêtu d’un kimono de nana - qui lui arrivait au ras du fion - l’on aurait dit un remake de la cage aux folles. Sauf que là, il ne s’agissait pas de beurrer des biscottes, mais de découper des vieillards tout rances.
«  Ok Baba’... Si c’est l’genre de truc qui fait mouiller les ogresses, perso’ ça m’fait pas tripper... Du coup, y’a pas trente six solutions pour régler l’problème ; soit tu l’fais toi-même Il s'approcha de Vita', attrapa l'une de ses paluches pour y fourrer le couteau ridicule.  Soit t’appelles des potes à toi ; ils t’aideront à grailler les vieux, en mode festin des Dieux, ça ira plus vite. Soit tu fais un voeu - il t’en restera quand même 99, fais pas l’con ! .. Tu réfléchis, tu t’décides, mais moi j’touche pas à ça, y’a pas à tortiller.  » Trancha t-il, croisant les bras sur son torse, bien décidé à ne rien foutre et surtout, à ne pas se salir les mains. Il avait au moins le mérite, d'avoir fait semblant d’essayer.



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