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as long as it's free, ARTYOM

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as long as it's free, ARTYOM - Mer 27 Fév - 13:36

as long as it's free
artyom kozyrev/alecia van heusen
Elle en avait presque oublié sa nouvelle profession, avec tout ce qu'il s'était passé au musée. Heureusement, quelques contacts de "confiance" avaient pu la remettre sur les rails avec un contrat de taille. Pas tellement pour l'argent, qu'elle avait accepté. Mais plutôt pour l'enjeu, plutôt pour la cible. Le minois de la blonde avait convaincu la mère endeuillée drapée de noir, qui lui avait versé la moitié de la somme en acompte. Le reste serait donné une fois, et une fois seulement, que l'homme serait mis hors jeu. Alecia avait perçu sans mal sa colère, sa rage, sa tristesse. Elle aurait pu lui prendre la main, la serrer en guise de réconfort, en guise de soutien, en guise de courage. Elle n'en avait rien fait, se contentant de prendre l'enveloppe dans laquelle trônait un petit paquet de billets en un signe de tête. Elle n'était pas payée pour offrir une épaule où pleurer, mais pour réaliser les sombres désirs de sa cliente. Ne pas le tuer, lui faire mal. Très mal. La divine n'avait rien dit de plus et s'était évanouie dans la foule présente, était sortie du bar bondé en grandes enjambées avant de disparaître dans la nuit fraîche. Il ne lui restait plus qu'à fomenter un plan, une ligne de conduite, mais surtout, le trouver. Venger Khaos, distiller la discorde. Sa discorde.

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Les jambes presque nues, seulement surplombées d'une jupe à peine plus longue que la moitié de sa cuisse et recouvertes de collants sombres, elle martèle le bitume de ses escarpins vertigineux. La chevelure or négligée, le maquillage parfait par un rouge à lèvres signé Dior à la couleur carmin. Elle prendrait le temps de se regarder dans la glace qu'elle s'imaginerait être une autre, une certaine jumelle vomie. L'accoutrement provocant sans céder dans la vulgarité ne manque pas d'attirer l'attention de quelques passants, des regards mauvais ou envieux, sur lesquels Alecia s'appuie pour continuer d'avancer, port de tête altier. Princesse belliqueuse qui s'engage dans un projet dangereux aux points de repères approximatifs, accompagnée seulement de la déesse conflictuelle et de son aura aussi sombre que le serait une nuit sans lune. Son appartenance à Khaos crevait les yeux, son parfum délicat submergé par une odeur de souffre étouffante, pour ceux qui pouvaient la sentir. Si elle se complaisait dans le malheur et la souffrance des autres, ne pouvait-elle pas s'attendre à ne pas en payer les conséquences de prime abord invisibles, mais bel et bien présentes. La rongeant de l'intérieur comme l'aurait fait une tumeur, sa propre malveillance la bouffant de l'intérieur, laissant bientôt un gouffre putrescent à ciel ouvert. Et finalement cela ne serait que justice, cela ne serait qu'un retour de karma.

La blonde sait qu'elle a enfin pénétré le quartier russe lorsque des écriteaux en cyrillique lui sautent aux yeux, charabia désagréable à ses prunelles azures qui se détournent pour continuer son chemin. Elle n'a pas besoin de carte ou de panneau indicatif, elle ne suit que la route qu'elle a apprise par cœur les jours précédents, Google Maps aidant. Le flux et reflux de badauds lui donne l'avantage de ne pas être repérée, si elle devait être observée. Seulement quelques minutes après avoir pénétré le territoire de la Bratva, la déité se sert de son don de dissimulation pour passer sous les possibles radars divins. Sa veste noire serrée tout contre elle, son accoutrement n'est pas des plus adéquats pour ce début d'année aux températures presque négatives. Elle n'a pas prévu de passer sa soirée dehors et active le pas pour arriver le plus rapidement à destination. Les boutiques fermées défilent, quelques arrêts de bus, des supermarchés, avant qu'elle ne prenne une large rue sur sa droite pour s'y engouffrer d'un pas ralenti. A seulement quelques mètres se tiendra peut-être celui pour qui elle est venue jusqu'ici, accompagné ou pas de quelques gros bras. Alecia a pourtant la chance de ne pas faire partie de ces faciès connus, de ces visages craints ou honnis, de ces gueules redoutées. Ses agissements se font dans l'ombre, dissimulée comme le sont les grands rapaces nocturnes, attaquant par derrière, pour seul besoin de se nourrir du désespoir et des pleurs.

La porte est poussée sans empressement, calme contenu sur le faciès faussement enthousiasmé de la mercenaire. Ce soir, elle est la future cliente intéressée par la galerie de Monsieur, autant qu'elle en revête le déguisement tout de suite. Un pas, puis un second, la porte se referme et la voilà dans la cage aux lions. L'impression agréable d'un danger rodant lui tire un sourire carnassier qu'elle dissimule à temps, alors qu'une silhouette sombre s'avance. La divine la détaille, d'un sourire sincère, l'image de l'homme froid et calculateur. Il s'en raconte, des légendes, des histoires, il se murmure même des mythes à son sujet. Au sujet des siens, les rouges. Accents à couper au couteau, ego démesuré, les seconds à gangrener la ville de leur culte de violence, et comme les autres, désireux de garder et faire prospérer leur patrimoine. La blonde fait un pas de plus, assurée de la dissimulation totale de son aura de réincarnée. Elle inspire à plein poumons, avec la volonté de s'imprégner totalement de l'atmosphère étrange qui règne. Eris se délecte de la tension que l'homme provoque chez son hôte, attirée comme un aimant par ces dieux fomentant de bien sombres désirs. La convoitise la pousse au plus près des emmerdes, l'air confiant alors qu'elle jubile intérieurement d'être si proche d'un de ceux qui s'est permis de les séparer, Khaos et elle. Si proche d'elle, qu'il ne lui faudrait qu'une lame crantée pour la planter habilement entre ses côtes, suffisamment profondément pour qu'il ne puisse l'enlever que sous de terribles souffrances. Alecia ne saurait être aussi bête, le jeu sera plus intéressant que le but en lui-même : la vengeance se prépare dans l'ombre, mais aucune attaque à découvert ne saurait être efficace. Ni aujourd'hui, ni demain, ni dans les jours qui suivraient. Elle devra d'abord tâter le terrain, placer quelques pions. Amadouer, séduire, conquérir. Puis, elle entortillerait ses filaments belliqueux pour prendre d'assaut.

« Monsieur Kozyrev ? Je suis Alexia, on s'est eu au téléphone hier. Pour le tableau. C'est mon agent qui m'a beaucoup parlé de votre galerie. » Le Vuitton coincé sur son épaule, les lèvres remontées en un sourire poli et la main tendue en guise de salutation. Mentir ne lui a jamais paru difficile et se présenter sous un prénom qui n'est pas le sien reste judicieux. Qui irait vérifier les dires d'une amatrice d’œuvres d'arts glauques. Elle jette un œil alentours, pose les yeux sur une série de statuettes dépourvues de tête. Charmant. Tout comme l'est le propriétaire des lieux.
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