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we're just savages hidden behind shirts, ties and marriages ft. oksana

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Vitali Babanine
Vitali Babanine
- PATRON SAINTS OF OUR BLISSFUL IMPERFECTIONS -
BLAZE : poiscaille
CREDITS : ava par kawaiinekoj, sign par anaëlle
FACE : ben mendelsohn
DOLLARS : 594
SACRIFICES : 134
PORTRAIT : we're just savages hidden behind shirts, ties and marriages ft. oksana Tumblr_oizcoj76Ot1vm75alo5_250
ANNEES : 50 ans
CŒUR : dans les chaussettes ; sûrement encore en instance de divorce, sans même le savoir
RÉINCARNATION : le babaï, ogre slave qui enlève les ptits enfants
TALENT(S) : il a du charme et il fait d'excellentes juliennes de légumes
FACTION : mouche à crotte de la bratva
OCCUPATION : "à l'obsesja, je nourris la moitié d'arcadia avec l'autre moitié"
GENÈSE : novum
TALON(S) D'ACHILLE : la bonne chair
JUKEBOX : du hast + RAMMSTEIN + immortal + MARINA
RUNNING GUN BLUES :


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we're just savages hidden behind shirts, ties and marriages ft. oksana - Lun 11 Mar - 22:58



we're just savages hidden behind shirts, ties and marriages


A l’époque, t’avais trente ans. Tu étais loin de te douter qu’un jour, tu cohabiterais avec une identité slave méconnue. En attendant, tu partageais ta couche avec une autre divinité, bien plus importante, du panthéon d’Europe de l’Est. Mais cette idée-là aussi était loin de te traverser l’esprit. Tu as trente ans, tu n’es pas encore gérant de l’Obsesja, mais tu zyeutes déjà l’établissement, à chaque fois que tu passes devant, campé sur ta mobylette de coursier. A l’époque, tu avais à l’esprit d’en faire un restaurant de luxe ; on était encore loin du pucier et des exigences que tu avais par la suite revues à la baisse.
Parce qu’il faut croire qu’à l’époque, tu croyais encore un peu en quelque chose. Tu n’étais fort que d’un seul mariage raté, puisque imposé beaucoup trop tôt. Cette fois-ci serait donc la bonne, puisque Oksana était ton ainée de près de vingt ans, plus rien n’était donc trop tôt pour elle.

Vous formiez un duo atypique ; puisque de un, elle aurait pu être ta mère, et de deux, elle respirait beaucoup plus la classe et le luxe que toi. Tu n’étais rien, comparé à elle, et pourtant, la belle s’était retournée sur toi. Fruit du hasard ou présage de ta réincarnation, un miracle s’était produit et elle t’avait attiré entre ses griffes de velours.
Oh, bien sûr, à l’époque, tu te posais pas de questions, et t’étais même persuadé que c’était toi qui avais jeté ton dévolu sur elle. Pour rien au monde tu aurais questionné les astres pour savoir ce qu’une grande dame faisait dans ton plumard. A l’époque, comme aujourd’hui encore d’ailleurs, tu vivais l’instant présent, sans trop chercher à savoir de quoi demain serait fait.

Ceci dit, cette insouciance touchait à sa fin, puisque tu avais à présent une vague idée de quoi ce demain-ci serait fait : un arrangement à l’amiable, si possible, devant le juge des affaires familiales.
Ainsi, tu cornais le coin d’un formulaire de demande de divorce, fumant à la fenêtre de la cuisine, le temps que ta dulcinée rentre du boulot.
Depuis le début, il ne s’agissait que de ça, son boulot. Et tes potes du moment, certainement jaloux de ta prise, ou tout simplement inquiets pour toi, face aux affaires dans lesquelles ton épouse trempait, n’avaient pas arrêté de te répéter que t’avais aucune raison de passer après son travail…
T’avais essayé de la défendre, hein, mais plus tu y repensais, plus il était flagrant que la belle était consumée par son ambition et, accessoirement, par d’autres malandrins, çà et là. Tu avais fanfaronné, après lui avoir passé la bague aux doigts, tu ne pouvais donc même pas leur en vouloir d’en avoir fait autant. Comme quoi, ton jeune âge et ton métier craignos n’avaient, entre autres, pas fait le poids face aux plans d’avenir d’Oksana.

Ça et le gamin que t’avais levé dans les toilettes de la boîte de nuit dans laquelle tu avais épanché ton chagrin constituaient apparemment des raisons suffisantes pour sacrifier les liens sacrés de votre mariage. Tu préférais prendre la poudre d’escampette, avant qu’elle ne découvre que tu étais (presque) aussi fautif qu’elle ; après tout, toi, ça n’était arrivé qu’une fois, et seulement après que tu aies découvert qu’elle allait voir ailleurs…
Cependant, tu ne mettrais pas ta main à couper qu’elle le verrait de cet oeil-là. Il était évident que, dans votre ménage, c’était elle qui portait culotte, bottes en cuir et pognon ; de fait, mieux valait pour toi de faire la pie crevée devant le juge.

Et de la pie crevée, tu en as l’allure ; épais comme un haricot, le visage encore lisse et la tignasse encore brune (exceptée pour une affreuse mèche grise juste au-dessus de ton oreille droite), fringué comme un bon à rien et le sourcil soucieux.
Le bocal à cornichons qui te sert de cendrier de fortune est rempli de moitié quand tu entends les clefs grincer dans la serrure.
Tu te recomposes un air grave, histoire que, lorsque Oksana allumera la lumière de la cuisine (bah oui, quitte à broyer du noir, autant le faire dans la pénombre), elle te découvre, avachi dans ta chaise, poussant le papier vers elle, et la gratifiant de cette réplique tristement connue : « Chérie, il faut qu’on parle. »



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we're just savages hidden behind shirts, ties and marriages ft. oksana - Mar 2 Avr - 23:19


WE'RE JUST SAVAGES HIDDEN BEHIND SHIRTS, TIES AND MARRIAGES
vitali & oksana


« ACT II : can't go back »

Elle n'sait pas vraiment ce qui lui est passé par la tête, Oksana. Sûrement qu'elle était seule, sûrement lasse et bornée pour s'amouracher d'un petit jeune qui était même plus jeune que le fils extrait de ses entrailles souillées. Multitudes de facteurs qui l'avait mené aux noces, coup de tête qui n'avait eu de positif que l'agitation sous les draps. Les mois passées, reviennent les jours de pluie et avec eux, l'ennui. Mariage trop rapide, désintérêt arrivé aussi rapidement que l'envie ne s'était pointé au premier abord. C'est qu'il ignorait tant de choses bien que mis dans la confidence, qu'il semblait ne pas être à même de comprendre ses ambitions les plus profondes. Pakhan côtoyé de près – trop, quitte à se lover sous les draps à la nuit tombée, délaissant ce lit à de multiples reprises. Oh, elle l'a négligé, sans doute aucun. Le retour en arrière était impossible, les regrets n'étaient pas si mordants et elle décida de lentement laisser couler l'affaire, désintéressée de ces noces qui s'embourbent et s'enlisent dans des silences révélateurs. Lorsqu'elle pénètre dans la bicoque qui la révulse, une fois de plus – à se demander comment elle avait accepté de vivre dans un tel taudis à ses côtés quand ses ambitions étaient à des luxures inaccessibles – elle n'ignore rien des intentions qu'il compte exprimer. Les maux et le désarroi se lisent sans trop de mal sur son visage défaits, comme marqué par les affres d'un âge qu'il n'a pas encore atteint, vieillesse prématurée que de côtoyer l'ogresse qui s'empare de tout et ne laisse que des miettes. Un de ces amours égoïste qui consume et épuise sans rien donner.

« Je sais très bien de quoi tu veux parler. »

Adultères admis volontiers. Ce n'est pas un secret – d'autres lui auront sans doute rapporté. Les nuits enfermées dans le bureau avec le leader du clan. Les matins à se réveiller seul. Les congés qu'elle n'a jamais passé à ses côtés. Les premiers temps furent heureux, résonnèrent quelques rires, quelques joies éphémères, quelques bonheurs qu'on pensait vouloir durer éternellement. Elle l'a trompé – pas qu'elle ne l'ait pas aimé. A sa manière, trop fort dès le début pour ne pas vouloir s'en détacher au premier prétexte. C'est qu'elle se doute, elle aussi, de choses qui lui échappent, tout ce qu'elle n'a pas pu voir, n'étant pas là pour les observer. Remarque uniquement les traits marqués, les fringues froissées et le désespoir qui semble se lire sur son visage à mesure que la conversation approche et qu'elle prend place face à lui.

« Est-ce que tu m'as trompé ? »

Égoïsme furieux de celle qui ne dira pas la vérité, trop fière, trop ego-centrée. Est-ce que lui, il l'a trompée, c'est la seule chose qui semble lui importer sur l'instant. Elle s'empare sans ménagement des papiers, les parcourt un court instant des yeux en retenant un semblant de soupir. Honneur de femme qui semble en prendre un coup, quand même. Après tout, c'est lui qui a commencé la procédure – c'est lui qui lui échappe lorsqu'elle a lacéré le cœur des autres, de ceux qui l'ont précédé. Disparitions fortuites dont il ne peut, ne pas avoir entendu parler. Les gens causent de ces choses là, à demi mots, derrière les volets fermés. Les a-t'elle tué ? La question restera en suspend. Trop de choses qu'il ignore, trop de chose qu'elle tait.

« Puisque c'est ce que tu veux, je les signerais, tes putains de papiers. » qu'elle éclate violemment, accent traînant qui s'enlise au palais, ressort plus qu'à l'ordinaire lorsqu'elle se perd dans de tels éclats de voix, lorsque la colère s'amourache de ses traits. Et déjà, elle semble s'emporter, murmure en sa langue natale à toute vitesse, alors que les doigts se saisissent de l'encrier et que, sans plus attendre, elle assassine le papelard.

(c) DΛNDELION
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we're just savages hidden behind shirts, ties and marriages ft. oksana - Sam 6 Avr - 14:26



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Tu aurais pu ne pas répondre à sa question, ou simplement lui mentir. C’est ce que ton avocat t’aurait d’ailleurs conseillé. Il fallait que tu sois la victime irréprochable, dans cette histoire, auquel cas, Oksana ne perdrait pas une chance de te saigner. On ne divorce pas d’une femme comme ça. C’est éventuellement elle qui disparaît du jour au lendemain, en laissant une note froide et éventuellement un baiser en bas de page si elle s’était quand même un peu amusée. On ne traînait pas une femme comme ça devant un juge des affaires familiales. Une relation avec une femme comme ça, ça se finissait dans le sang, ou ça ne se finissait pas. Tu aurais dû t’estimer heureux qu’elle ne t’ait pas planté son crayon dans la carotide, plutôt que de subir l’affront de signer un vulgaire papier. Ça revenait à demander à un volcan en éruption de faire chauffer l’eau de son bain.  
Il faut croire qu’à l’époque, t’avais pas totalement conscience que tu étais en présence d’une « femme comme ça », comme tu n’avais pas idée qu’elle avait vécu des centaines d’années avant toi. Tout ce que tu savais, c’est qu’elle avait l’air davantage mariée à son boulot qu’à toi, et ça, t’appréciais pas trop.

Il t’aurait donc juste suffi de ne pas répondre à sa question, ou de lui mentir. Elle aurait douloureusement signé les papiers, quitté la cuisine et se serait enfermée dans la chambre. Ou alors elle aurait pris une chambre d’hôtel de luxe jusqu’au rendez-vous dans le cabinet du juge. Une séparation glaçante mais à l’amiable, sans un mot hormis échangé par le biais des avocats. Ne pas prendre de risque, ne pas faire de remous. C’est ainsi que tu aurais pu espérer t’en sortir.

Sauf qu’Oksana est une ogresse rugissante et que toi, même si à l’époque, tu n’étais encore qu’un simple mortel, le karma t’avait pas refilé le Babaï pour rien. Et parce que merde, tu souffrais, alors t’avais envie de lui exhiber tes blessures sentimentales sous le nez, passif agressif du mauvais perdant.
Si bien que tu décides de répondre à sa périlleuse question, dans un haussement d’épaules qui se veut aussi désintéressé que dramatique.
« J’sais pas. » Tu te rallumes une cigarette pour mettre sa patience à mal. « Ça dépend si tu considères que faire une pipe à un inconnu dans les toilettes d’une boîte pourrie, complètement ivre et malheureux parce que tu viens d’apprendre après tout le monde que ta femme va voir ailleurs, ça compte comme une tromperie… » Tu souffles ta fumée en parlant, ce qui t’en envoie un peu dans les yeux, les rendant presque larmoyants. T’as le regard accusateur et implorant, comme si tu lui demandais comment elle avait osé te causer tant de peine. A ceci près que t’as jamais le courage de la fixer suffisamment longtemps pour être totalement honnête avec toi-même.

Tu vois de là ton avocat se frapper le crâne devant ta stupidité. Tu pouvais dire au revoir à ta pension et à ton arrangement sans vague.
Tu lorgnes sur les papiers et le crayon, ne sachant décider si elle allait t’étouffer avec le premier ou te planter avec le second…
« T’sais, si y’avait un problème, on aurait pu en parler, hein… » Et c’est sûrement à ce moment-là que tu t’es condamné à recevoir le Babaï des années plus tard ; parce qu’aucun mortel n’a jamais été aussi con et peu scrupuleux face à une divinité.



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we're just savages hidden behind shirts, ties and marriages ft. oksana - Jeu 30 Mai - 12:01


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« ACT II : can't go back »

Elle n'a pas l'temps, Baba, de se perdre dans les jérémiades et autres sottises que nous font faire les cœurs malades. Pas que l'sien prétende l'être – ça non. Jamais. Ce serait courber l'échine et piétiner l'orgueil qu'elle révère plus que de raison, de ces égoïsmes permanents qui nous font vivre et battre l'palpitant du soir au matin. Survivance malingre, piteusement flanquée à la carne, embrassant le moindre des pas, dictant la moindre des exactions. Et c'est un jour nouveau, que de se savoir dupe, humiliée d'avoir été trompée – elle. On ne trompait pas l'Aleksandrova et elle prendrait des mesures pour que cela ne se reproduise plus jamais. C'était étrange de n'avoir jamais été dans la position du cocu, elle qui s'était toujours assuré que ça n'arrive pas, assassinant ceux qui partageaient sa vie avant même que cela ne puisse arriver. N'avait jamais réellement divorcé, les autres avaient clamsé avant de pouvoir ne serait-ce qu'y penser. Elle ne nierait pas que l'idée lui avait un instant traversé l'esprit, mais se contenta de contracter violemment la mâchoire, pommettes saillantes et le port altier. Serres menaçant de briser le stylet en deux, elle balança soudainement celui-ci à la gueule du mari, furie sanglante qui ne tarda plus à se lever et s'éloigner de lui.

« T'aurais pu prévenir plus tôt que tu serais si pathétique », qu'elle gronde avec rage, écœurée par la simple idée de l'amant à genoux devant un autre. « ça m'aurait évité bien des ennuis. »

Sans pitié aucune, saisit le beau rôle en se moquant éperdument d'ainsi le piétiner. Il le mérite qu'elle se dit, se targue d'être l'innocente qui n'a jamais trompé. Le beau mensonge dont elle se berce d'un air mi-rêveur, mi-désabusé. L'a-t'elle seulement déjà aimé ?

« Parler ? T'avais qu'à l'faire avant. T'aurais dû te douter que je me lasserais et que j'allais pas te courir après, je pensais que tu me connaissais. T'as jamais jugé bon de t'investir dans mes activités – ça t'dérangeait. Fallait être là. Ne rejette pas la faute sur moi quand tu étais aussi absent que moi. C'est ça, ma vie, et quand je serais au sommet, crois moi que je n'regretterais pas un instant les sacrifices que j'aurais fais pour y parvenir. »

Le pense-t'elle ? Sans vraiment d'hésitation, l'ambition dévastatrice, l'amertume restant scindée au palais, indicible des noces flouées. Moue ignoble, lèvres pincées, l’œillade assassine. Petits drames derrière les murs glacés d'indifférence, les amours d'hier laissant place aux haines dévastatrices, c'est ce dont elle se persuade pour ne jamais avouer que le laisser partir est en vérité la meilleure chose à faire. Ne pas subir le monstre – ironie tragique du fatum que les cœurs liés en un futur incertain. Les premiers amours qui se retrouveront, jamais vraiment séparés, myocarde disloqués par quelques rages éphémères. Elle l'aimera encore, un temps, ne cessera jamais vraiment. Il y avait bien quelque chose, avant la paperasse froissée, les larmes et les cris, juste pas assez de temps pour parvenir à le déterminer. Croisées des chemins précipitée.

C'est dans le silence qu'elle se mure, claquemurée dans ses entêtements furibonds, mirant à travers l'encadrement d'une fenêtre les petites vies des gens. Ils lui auraient presque donné envie, à être heureux. Se mord la langue au sang, furieuse d'envisager un instant seulement le regret.

« Tu as ce que tu voulais, tu peux divorcer. C'est certainement mieux comme ça. »

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we're just savages hidden behind shirts, ties and marriages ft. oksana - Sam 6 Juil - 23:07



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Oksana te balance le crayon à la figure, t’essayes de réagir le moins possible, gardant les yeux clos, comme par lassitude des combats ; alors que tu n’attendais que ça. Tu ne comptais pas la laisser repartir aussitôt ; tu avais besoin de batailler, de hurler, de balancer de la vaisselle, comme faisaient tous les autres couples normaux. Pas vrai ?
C’est drôle et un peu désolant de vous voir vous disputer le rôle principal, le beau rôle, celui de l’amant noble, digne et trompé : quand elle était trop cruelle et coupable pour ça, et toi, ni noble, et encore moins digne.

Tu renâcles alors qu’Oksana évoque ses « activités », comme elle les appelle ; tu n’en connaissais pas la moitié que tu préférais pas en savoir trop. Tu n’ignorais pas qu’elle trempait dans le milieu du crime, puisque c’est au bord de celui-ci que vous vous étiez rencontrés. Ceci dit, si tu te contentais de menus larcins par-ci, par-là, elle, elle y avait sauté les pieds joints, et comptait bien se démener pour gravir cette montagne de fange jusqu’à son sommet.
Généralement, dans les histoires d’amour, vous auriez dû vous tirer l’un l’autre hors de cette tourbe. Mais au lieu de ça, à force d’argent facile et de réseaux de familles ancestrales, vous aviez chacun embrassé une partie de ce néant dévoreur, main dans la main, pour un temps.

« M’investir dans tes activités ? » Ouh, c’est pas bon quand tu te mets à répéter ce qu’elle dit. « Mais pour ça, il aurait au moins fallu que je sache où tu étais ? Est-ce qu’il y avait au moins de la place pour moi, dans tes « activités » ? Excuse-moi de pas être comme toute ta petite basse-cour qu’a bien senti que tu côtoyais les sommets, histoire de s’assurer une place au soleil ! »

On peut se dire qu’à force d’avoir franchi les étapes trop vite, le chagrin d’amour ne fera que passer aussi vite qu’une envie de vomir. Et pourtant ; que ça relève de la nature divine et donc éternelle de ton épouse, ou de ton potentiel à verser dans le drama, vous n’alliez pas vous oublier de sitôt.
C’est assez fou de se dire que, des années plus tard, si le destin t’avait choisi comme hôte pour le Babaï, ça n’était certainement pas parce que tu passais dans le coin, mais bien à cause de cette romance-là. Tu demeurais dans l’ombre de ta belle, avec ou sans alliance au doigt, comme le Babaï ne serait jamais aussi connu et craint que son homologue au féminin. L’ultime revanche de l’ogresse.

Si c’est dans le silence qu’Oksana se réfugie, toi, on n’arrête plus ton flot de jérémiades.
« Tu pourrais au moins faire semblant de me retenir. » que tu gémis, te levant à ton tour, tournant autour d’elle, à la fenêtre. Tu cherches à capter son regard, qu’elle te prouve qu’elle ne pensait pas tant que ça que tu étais un moins que rien. Parce que ton mariage avec la Baba, c’était aussi ça : un moyen de te prouver que tu avais de la valeur, en t’unissant à une femme d’une valeur inestimable. Mais l’illusion avait été de courte durée, et voilà que tu en prenais un coup dans l’estime.
« On a vécu des trucs tous les deux ; ça te tue de devoir l’admettre, mais c’est vrai, j’en suis certain. »
Tu rampes autour d’elle, dans son dos, comme un requin affamé, soufflant bruyamment, les mains raclant tes cheveux et faisant exprès de s’égarer, parfois, dans les siens, à mesure que tu te rapproches, jusqu’à pouvoir jeter un coup d’oeil, toi aussi, à ses autres vies voisines des vôtres, ignorant le drame en présence.



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