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to the days when the nights were young (alan)

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Marlee Sappier
Marlee Sappier
- CRY OF THE MARTYRS -
BLAZE : friedtofu.
CREDITS : queen kawaiinekoj (ava)
FACE : Q'orianka Kilcher.
DOLLARS : 370
SACRIFICES : 29
PORTRAIT : to the days when the nights were young (alan) Tumblr_ou3m36Z5pX1qey37wo1_540
ANNEES : 29 ans.
CŒUR : (célibataire) mère par procuration, s'occupe de ses nièces, de sa soeur, de sa mère, de toutes celles qui peinent à s'amarrer à bon port
RÉINCARNATION : (prophète) - oracle, pythie, chaman, des termes qui la font grincer - elle considère qu'elle ne fait que plonger.
TALENT(S) : (plongée onirique) en transe, marl se fond dans les rêves, ouvre la porte aux signes, aux souffles, aux animaux totems
FACTION : (neutre) déracinée, elle est révoltée contre le reste du monde sans faire la différence
OCCUPATION : (little hands) petites mains faisant les lits dans vos maisons et vos hôtels, elle offre parfois ses services de (plongeuse onirique).
GENÈSE : (de famille) - ils soignent, voient, jugent, aspirent le mal et décortiquent le futur
RUNNING GUN BLUES : to the days when the nights were young (alan) Tumblr_oe8873RuHh1vawr8mo1_640

the deep blue sea, Selda
sleight of fate, Anja

to the days when the nights were young, Alan
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to the days when the nights were young (alan) - Sam 4 Mai - 19:14



To the days when the nights were young
@Alan G. Kaneved



C'est un café sans prétention, semblable à une centaine d'autres dans le quartier ; le genre passe-partout, grouillant d'une population estudiantine où se mêlent cadres et mères de famille parvenues à dompter (ou se débarrasser de) leurs enfants en bas-âge. Rien d'extraordinaire, et pourtant Marlee, à sa table, s'y sent difficilement à son aise ; la grande baie vitrée contre laquelle elle est assise lui donne l'impression d'être en vitrine, et ces rires convenus, cette bossa nova sans accent particulier lui tirent des coups d'oeil d'animal farouche, intrigué par le comportement de cette classe moyenne qui lui paraît aussi inaccessible, si ce n'est plus encore, que les habitués des suites de l'hôtel. De ces derniers, elle connaît au moins les habitudes, le standing, les attentes -qui lui ont à ses débuts tiré des hoquets surpris, puis des remarques indignées, en demi-ton, dans les coulisses. Elle se rend compte qu'elle s'y est faite ; qu'à les dorloter de loin, qu'à nettoyer leur crasse et gommer leurs déboires, elle s'est inscrite sans le savoir dans un coin de leur monde démesuré.

Marlee relâche la serviette en papier qu'elle triturait jusqu'alors entre ses doigts ; prend sa tasse, boit une gorgée de son café -une des rares boissons qu'elle soit parvenue à décrypter, sur le menu tout en latte et en titres exotiques. L'incongruité de l'endroit n'est qu'un symptôme, le zeste sur le malaise profond qui la ronge et l'agite sur sa chaise trop droite ; aujourd'hui, elle doit le voir -et pour le voir, elle s'est sortie de ses uniformes de bonne et de ses sweats, du confort casanier de son petit appartement de Delray, de ses week-ends tranquilles, de son absence de sortie notoire. La cerise sur le gâteau de son embarras, en quelque sorte ; elle se passe une main dans les cheveux, se rappelle le regard que sa sœur lui a lancé en entrant dans la salle de bain. « Ben qu'est-ce que tu fais ? » Le fer à friser dans les cheveux, Marlee n'a eu d'autre choix que d'avouer son crime. « Je sors », lui a-t-elle répondu en refoulant la gêne, détournant les yeux pour ne plus voir ceux de Teri ; dans son silence, elle pouvait sentir l'examen minutieux de son chemisier (celui des grandes occasions), des boucles lisses, des ailes d'eye-liner -heureusement, elle n'avait pas encore mis son rouge à lèvres.

Le cadre, la tenue, l'expectative ; Marlee d'ordinaire tranquille a sous la peau des fourmis nerveuses qui lui remontent dans la nuque sitôt que la porte s'ouvre. De ses yeux sombres, elle guette les allées-et-venues, à l'extérieur, accroche les silhouettes solitaires, vole au-dessus des couples ; elle ne sait pas ce qu'elle attend, mais elle l'attend avec une impatience qui lui déplaît foncièrement.

Puis la porte s'ouvre de nouveau ; et cette fois, son cœur fait un bond immense, lui monte dans la gorge, creuse un chemin jusqu'à ses joues. Alan est là, à quelques mètres ; Marlee n'a pas à se lever pour qu'il la remarque, et sur ses lèvres rouges se dessine un sourire qui ne sait s'il doit s'étirer jusqu'à ses deux oreilles, alors qu'il en meurt d'envie. « Bonjour », fait-elle en se levant, dévisageant ses traits pâles de ses yeux pétillants d'un bonheur qu'elle peine à entraver. La dernière fois qu'ils se sont vus, leur rencontre n'a duré qu'une poignée de minutes ; le temps de se considérer avec des yeux ronds, de se demander depuis combien de temps, d'années -combien d'absence ? Le temps de se promettre une entrevue dans les règles de l'art, de s'échanger leurs numéros de téléphone -de se regarder à nouveau, un sourire aux lèvres. Combien de temps, qu'ils ne se sont pas tenus si près l'un de l'autre ? Marlee, sans se départir de son sourire hésitant, sort finalement les mains de sa poche, et va pour une étreinte -brève, qu'elle se jure amicale. Se dire bonjour dans les règles de l'art, après tout, ils le peuvent bien ; le contact se rompt et Marlee s'éloigne, posant une main sur la chaise comme pour se raccrocher à la réalité -une réalité où l'odeur familière d'Alan ne lui déferle pas jusqu'à la cervelle. Amicale, l'étreinte ; amicales, leurs retrouvailles. Tentant de calmer son cœur, Marlee tente de se rappeler qu'elle n'a plus seize ans, et reprend : « Tu veux boire quelque chose ? »


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Caleb O'Sullivan
Caleb O'Sullivan
- GODS AMONGST MEN -
BLAZE : Illabye
CREDITS : etangs noirs
FACE : travis Fimmel
DOLLARS : 1974
SACRIFICES : 280
PORTRAIT : to the days when the nights were young (alan) Tumblr_inline_pmi17uMILk1rifr4k_1280
ANNEES : 39
CŒUR : Célibataire
RÉINCARNATION : Dagda
TALENT(S) : force surhumaine - contrôle du temps - foudre - mediumnité
FACTION : An Riocht, Duc
OCCUPATION : propriétaire d'un garage, il est à son compte. A An riocht il s'occupe des combats clandestins
GENÈSE : primus, stade 3
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to the days when the nights were young (alan) - Mer 8 Mai - 10:14



to the days when the nights were young

Marlee & Alan

M'habiller tout en ressassant sa fin, tout en me rappelant la lueur dans ses yeux, le cuivré de ses cheveux à cette reine. Le deuil est difficile, à la fois l'on a envie de s'en sortir a la fois l'esprit semble y mettre un point d'honneur à ne pas en sortir trop vite. C'est un processus qui n'a ni queue ni tête, juste le temps que les blessures se referment, accepter la nouvelle réalité dans laquelle l'on a été propulsé sans avoir le moindre choix.  Et mes comportements fatalistes me permettront de dire une nouvelle fois "c'est la vie" ça tombe sur n'importe qui, n'importe quand, et c'est horrible de se rendre compte que cela fait parti de ces choses que l'on ne contrôle pas. Elle est partie, laissant derrière elle l'amère impression que ça aurait sans doute pu être autrement si j'avais été là avec elle ce soir là et peut être que dans les flammes elle aurait su trouver ma main. Maintenant il faut faire sans, se souvenir que ce qui était bon, se souvenir de ce qu'elle voulait faire par la suite, ce qu'elle envisageait pour nous. Que l'on grandisse, que l'on s'épanouisse et que nous puissions nous ouvrir au monde. Aussitôt que l'espoir de commémorer sa volonté vient, l'horreur de l'événement revient couper court, sectionner le souffle dans le creux de la poitrine. Foudroyé en plein vol, descendu dans les entrailles de la terre, sale. Comment passer outre sans penser à la douleur qui étreint le cœur quand l'annonce a été faite ? Elle perdure, encore, m'arrache de ces mines maussades bien pires qu'auparavant.

La trahison

La trahison de la Bratva, pour moi ça ne peut être autrement qu'elle, perfide, intéressée et qui a cru que se glisser jusqu'à elle pourrait lui donner victoire en nous l'arrachant alors que sa place était si importante. Je serre le poing et la mâchoire, me retenant encore d'accéder à mes pulsions de colère ayant déjà saccagé mon appartement. Même la plus simple des taches comme nettoyer ce bordel est devenu douloureux, j'attends que ça passe, c'est à l'image de ce foutoir. Je sors alors de chez moi, le dos voûte, l'air nouveau me rend inconfortable, je ne suis plus dans ma zone de confort, et pourtant j'en inspire chaque courant d'air qui vient me rafraîchir les idées. Et je croise de ces visages neufs, avec l'impression nouvelle que ça ne vaut pas le coup de se renfermer puisqu'il y a autant de possibilités d'avenir que de visages étrangers. Ikaar a repris les rennes, j'ai été épargné de ces accusations et il faut que je me concentre là dessus, ces objectifs là. Pour l'heure je ne vais pas au travail, j'ai besoin de neuf, Alors revoir Marlee est sans doute ce qui me réjouit le plus à ce moment même, un regard neutre, un esprit extérieur, loin de toutes ces histoires et me donner l'impression que tout ça n'existe pas. Pour peu j'ai l'impression de me retrouver dans un autre monde, où il m'est facile de prétendre être quelqu'un d'autre, un homme, juste un homme qui a sa routine quotidienne loin des armes à feu et des combats clandestins. C'est pourquoi j'essaye de mettre tout ceci de côté, afficher un sourire enjoué de la revoir quand j'entre dans l'établissement dans lequel nous avons rendez vous. Et je reconnais la lueur dans son regard, elle n'a pas changé Marlee c'est toujours une personnalité dont l'aura solaire réchauffe de ses rayons. Et pour un dieu du soleil inutile de préciser que je m'y sens parfaitement à l'aise. « Bonjour Marlee »

Une étreinte, amicale, mes mains passent dans son dos simplement et après avoir mis de la distance entre nous je tire une chaise pour m'asseoir face à elle. Elle a l'air en forme, ce qui me réjouit. « Je vais prendre un café » J'appelle le serveur, qu'il vienne prendre notre commande et je laisse la jeune femme choisir à son tour avant qu'il ne nous laisse seuls. « Que racontes tu depuis le temps ? »





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DADGA
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Marlee Sappier
Marlee Sappier
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DOLLARS : 370
SACRIFICES : 29
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ANNEES : 29 ans.
CŒUR : (célibataire) mère par procuration, s'occupe de ses nièces, de sa soeur, de sa mère, de toutes celles qui peinent à s'amarrer à bon port
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TALENT(S) : (plongée onirique) en transe, marl se fond dans les rêves, ouvre la porte aux signes, aux souffles, aux animaux totems
FACTION : (neutre) déracinée, elle est révoltée contre le reste du monde sans faire la différence
OCCUPATION : (little hands) petites mains faisant les lits dans vos maisons et vos hôtels, elle offre parfois ses services de (plongeuse onirique).
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the deep blue sea, Selda
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to the days when the nights were young, Alan
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to the days when the nights were young (alan) - Jeu 23 Mai - 19:52



To the days when the nights were young
@Alan G. Kaneved



Quelque chose oui, de distinct sous ses rayons ; Marlee, toute à son sourire, aux mains qui glissent dans son dos avec une simplicité folle, traverse le pressentiment sans le saisir -il lui file entre les doigts sans qu'elle ne prenne, sur l'instant, pleinement conscience de son existence. Cette nouvelle rencontre lui fait perdre ses bonnes habitudes d'éveillée, de femme qui depuis leur histoire a vu couler sous les ponts une eau crasseuse, charriant avec elle son lot d'épreuves, d'illusions, de désenchantements et de routine tranquille. Une adolescente à nouveau, dans ce café où elle se sentait il y a quelques secondes encore une parfaite étrangère ; la présence d'Alan, comme par magie, lui donne l'impression de faire partie des meubles de cet établissement trendy.

La chamane se rassoit, détourne juste un instant les yeux du Soleil pour les poser sur le serveur. « Un autre café, s'il-vous-plaît », et elle n'attend pas de finir sa politesse pour en revenir à l'Irlandais, l'air obstinément fatigué, la lumière rongée par des inquiétudes qu'elle distingue nettement. Ils ne se disent rien depuis des années ; et pourtant Marlee, en inspirant une bouffée d'air, en laissant venir à elle l'énergie grignotée d'Alan pressent que de gros changements, s'ils sont immanquablement survenus, n'ont pas tous opéré dans le sens qu'il l'aurait souhaité -qu'ils l'auraient souhaité.

Son souffle, Marlee l'attrape comme une nouvelle gorgée de cacao brûlant ; elle sourit de nouveau, lui cachant ses dents comme si elle ravalait derrière ses lèvres rouges les événements marquants, les banalités fondatrices qui ont régi pour elle ces dix dernières années. Il y a tant à dire et à la fois si peu de choses à lui raconter. « Beaucoup de choses, et rien à la fois », traduit-elle en se tenant ni trop au fond, ni trop au bord de son siège ; elle ne veut pas se laisser aller au confort du fauteuil, loin d'Alan, ni se pencher d'office, comme un teckel à l'affût du moindre indice. « Je travaille à l'Hotel Cortez, ça fait huit ans maintenant, j'habite toujours à Delray... » Sans sa mère, garde-t-elle de préciser, continuant son énumération comme pour mieux passer à sa liste à lui -ses cernes l'inquiètent, les années passées sans elle lui paraissent vides, son histoire à elle lui paraît pour le moment dénuée d'intérêt : « Et toi ? Je n'étais pas sûre que tu resterais à Arcadia. » De nouveau, un sourire ; et elle s'accoude à leur table, glissant une mèche de cheveux derrière son oreille.


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