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Dead Inside {PV}

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Dead Inside {PV} - Sam 25 Mai - 17:23

DEAD INSIDE __ CASSIAN & SAHARA
Then you slowly recall all your mind. Why, your soul's gone cold, and all hope has run dry. Never enough to forget that you're one of the lonely. Yes, they know that you've hurt yourself another time.


Finis. La soif de connaissances et le dégueulis de questions. Les réminiscences des dernières semaines qui reviennent comme un TGV dans son crâne à moitié endormi. Oubliée. La douleur qui se répand en permanence le long de ses terminaisons nerveuses, pendant que le cœur saigne en silence. La fierté n’est plus qu’un lointain souvenir. Avachi contre le bar, comme un vulgaire pantin désarticulé. Envolée, cette minuscule part de faiblesse humaine. Le corps sans émotions, un morceau de glace à la place du palpitant. La retenue complètement partie aux oubliettes. Il se concentre sur l’odeur ambiante mélangeant alcool et transpiration. La musique assourdissante qui se mêle aux rires paillards. Bien loin du Black Curse et des dizaines d’aventuriers de toutes espèces, qui parcourent le monde afin de prouver leur valeur et d’y laisser leur nom. Il les entend. Les énergumènes inquiétants qui grognent des paroles incompréhensibles. Les ivrognes à moitié somnolents sur le bord du comptoir, brutes de toute inhibition, qui lui enfoncent des tisons ardents dans les tripes. « Les rumeurs circulent vite. Alors comme ça, Miles a perdu sa dame ». Liqueur, qui supprime les derniers restes de conscience et lui fait prendre les devants.

Pas friand des conflits, d’habitude. La pièce qui commence à tanguer dangereusement, qui le renvoie aux secousses qui ébranlent l’imposant navire et lui font perdre l’équilibre lorsque la tempête fait rage. La chaleur suffocante qui lui serre le thorax comme s’il était pris dans un énorme étau. Les poings fermés, serrés à l’extrême. Les sentiments de haine et les pulsions guerrières qui sont le propre du Kraken. Les yeux rougis qui brillent d’une rage infinie. La lame, plus courte que celle d’une épée, appuyée contre la trachée. « Un faux mouvement et c’en est fini de toi ». Il s’en sent capable. De planter le poignard de toutes ses forces dans la carotide avant de la trancher violemment. « Pas d’effusion de sang. Je connais un meilleur moyen de détendre cette boule de nerfs. Suis-moi ». Voix aguicheuse qui ne laisse aucun doute sur les intentions du gigolo perdu dans un monde visiblement peu pacifique. Sahara, il est réputé pour son désintérêt total envers les courbes voluptueuses et joliment arrondies.

Il préfère de très loin les torses bien sculptés aux pectoraux saillants. Échange rapidement l’immense froideur, la lueur démoniaque dans le regard, contre un sourire plus jovial et contagieux. Aucun obstacle pour entraver le chemin vers la luxure. Projeté dans un univers de débauche, réduit à l’état de jouet sexuel pour ses hommes qui connaissent merveilleusement bien les clés de la volupté. La porte s’ouvre sur une vaste chambre éclairée par la seule force de quelques bougies ne diffusant qu’une lumière tamisée, un somptueux lit à baldaquin aux couleurs pourpres, un fauteuil de velours rouge. Et cette douce musique empreinte de sensualité, entendue quelques minutes plus tôt, qui ne fait qu’accroître le désir au creux de son ventre. Celui de se faire mal, horrifié par la sauvagerie démente de son nouveau maître. De devenir un petit animal sans défense, retourné avec brutalité, les mains liées en avant, le corps recouvert de coupures d’où s’échappent de nombreuses perles rouges.

Parce qu’il ne peut plus se regarder dans le miroir, sans afficher un profond dégoût. Parce qu’il refuse de plonger au plus profond de cette obsession fanatique. D’en éprouver une tension émotionnelle plus grande, à mesure de leurs étreintes. « Soumets-moi ». La joue écrasée contre les paumes de sa main, à plat ventre sous les draps. La brute sans scrupules qui entame déjà ses mouvements sans le ménager le moins du monde. Pilonné, frappé encore et encore jusqu’à ce que dans un cri étranglé, il l’expédie au septième ciel. Jusqu’à ce qu’il rumine son désespoir et l’horreur de sa nouvelle condition. Déchu. Péchés de chair qui devraient être punis de la peine capitale. Et le spécimen, qui a fichtrement mauvaise allure avec ses cheveux en bataille, sa chemise entrouverte, il s’apprête à regagner une table collante de crasse. Titube légèrement, la fatigue et l’alcool influant le contrôle de l’équilibre et de la motricité. Les yeux soudainement arrondis de stupeur à la vue du quartier maître. Les vulgarités qui sortent toutes seules, sans censure. « Encore à la recherche d’un bon fourreau à s’enfourner dans le fion, même en pleine épidémie ». Une pointe de jalousie et de rancœur dans la voix.
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Dead Inside {PV} - Mar 28 Mai - 19:40



Antre d'un amour qu'il ne vient pas chercher, ce n'est qu'un autre endroit dans lequel il se perd lorsque les pieds foulent à nouveau la terre ferme. En solitaire lui qui rejette avec une délicatesse évitant les soupçons la présence de ses camarades de voyage sur les flots. Nouveau navire censé effacer le précédent mais autour duquel en flotte le fantôme. A l'image de ce misérable capitaine envoyé au fond des mers avec son maudit rafiot, présence malsaine qui le colle quand il se tient trop près de son nouveau supérieur. A l'éviter presque pour noyer sa gêne, ce machin détestable prenant aux tripes et trifouillant joyeusement pour en sortir le plus ignoble. La mutinerie douteuse qu'il a instaurée sous le couvert de mots savamment distillés, des idées lancées de façon à ce que l'on pense qu'elles viennent de n'importe qui sauf de lui. Dans son plan parfait, la disparition du capitaine gênant lèverait le voile sur tout le reste. Lui rendrait son compagnon d'infortune, celui que l'égoïste s'est surpris à vouloir pour lui et pour lui seul. Inapte à partager, jalousie corrosive et mal placée, viscérale en présence d'autres lui tournant autour, supportable en isolé. Ca devait s'arranger mais c'est pire, culpabilité harassante dans le corps et l'esprit, ce sentiment gênant avec lequel il n'est pas habitué à vivre, lui qui se contrefout de tout. Cassian rattrapé par les brides d'une humanité depuis trop longtemps refoulée.

Tu recommences. Mais cette fois c'est de ta faute.
C'est vrai, il l'a voulu cette fois. Instigateur du pire quand des années plus tôt il en a été un acteur, la noyade d'une petite sœur qu'il a été incapable de sauver mais dont il a porté  la responsabilité et la culpabilité pendant des années. Ce n'est pas l'amour qu'il vient chercher mais le souffle grisant de la séduction. Le mélange des sens, comme un verre que l'on agite entre les mains pour éventé l'ambre qu'il contient et lui faire révéler tout son arôme. Même verre qu'il porte à ses lèvres et vide d'un train, l’œil noir posé avec insistance sur une serveuse des plus sublimes. Celle qu'il alpague au passage, main contre la hanche et l'attire près de lui. A faire se presser les corps dans un enchevêtrement sublime offrant un avant-goût de cet après qu'il lorgne sans délicatesse dans le creux du décolleté qu'elle lui offre sans broncher. Dans la poche, d'un seul regard, c'est déjà fait. Ne se dérobe pas lorsque la main dévie, dérive et chaloupe nonchalamment jusqu'aux courbes en piste d’atterrissage après le creux des reins. Murmures au creux de l'oreille, le marin délicatement penché vers sa proie, celle qu'il effleure du bout de la langue pour en éprouver la saveur. Flirt sensuel à faire exploser le thermomètre, main libre de la cruelle se perdant entre les plis d'un pantalon de costume bon marché. Petite moue approbatrice, juste comme ça, pour tâter la marchandise, ce qu'il lui offre dans un mouvement de bassin sans équivoque. Et elle s’éloigne un peu, suffisamment pour faire mine de vouloir récupérer une nouvelle salve de commandes.

Nonchalance dans l’attitude, accoudé au comptoir du bar, Cassian a l’insistance plaqué dans les pupilles, dévore du regard les courbes qu’elle lui offre à se pencher comme elle le fait par-dessus le comptoir. A peine l’esquisse d’un sourire charmeur sur les lèvres, celles qu’il se mordille d’une envie fourbe avant que tout ne se fige dans le claquement d’une moquerie aussi graveleuse qu’inattendue. Sourcil qui se hausse et l’homme détourne le regard de sa proie de l’instant pour la poser sur son capitaine. Sale gueule de l’ivrogne qui vient de prendre du bon temps, trop débraillé pour que ça n’en soit pas suspect. « - A l’évidence, tu es celui qui l’a trouvé, ce bon fourreau à s’enfourner dans le fion. Ca va, pas trop de mal à marcher droit ou le fourreau était trop imposant pour toi ? » Murmure rêche et franchement moqueur à l’image du sourire sur les lippes. Muscles tendus et gêne en fond de poitrine, celle qu’il masque derrière l’arrogance et l’audace d’un regard franchement appuyé sur son comparse, à en sentir la jalousie gratter contre ses reins. Inapte à accepter qu’un autre que lui puisse combler Ses besoins et ses manques.

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Dead Inside {PV} - Dim 2 Juin - 18:01

Il le sent encore en lui. Au plus profond de ses tripes. Le greluchon payé très chèrement pour ses services. Douleur qui germe en lui, croisse inlassablement jusqu’à lacérer chacun de ses os, viser les organes, dévaster le corps de l’intérieur. Difficile de la dissimuler. Cette vague fulgurante qui lui déchire littéralement les entrailles. Totalement à la merci de son partenaire. Torturé avec une délicieuse audace. A s’incliner dans une profonde révérence. Devant ce gigolo de pacotille qui tire de cette dégradation un plaisir absolument malsain. Comportement masochiste menant à une sexualité épanouie, au moins pour l’un d’entre eux. Mystérieuse réserve disparue sous les yeux médusés des clients habitués du bar. A succomber trop souvent à l’autoflagellation excessive, il s’est prêté volontiers à ce jeu de soumission. Incapable de mettre fin à cette abjecte tyrannie. Abandonné aux vices les plus infâmes de l’humanité. Qui ont le bienfait de chasser les images qui ne cessent de tourner dans sa tête, sans lui laisser ne serait-ce qu’une seconde de répit. Scène répétée en boucle pour comprendre la cause de cet évènement impérissable, la disparition du capitaine dans des circonstances énigmatiques.

Objet de critiques et d’interrogations virulentes qui ne font que l’encourager dans ses déboires. Le cœur sur le point d’exploser, le visage encore ravagé par la terreur et le désespoir. Éreinté, assoiffé, la gorge aussi sèche que le désert du Namib. Peinant à reprendre son souffle, des lambeaux de tissus accrochés à sa chair meurtrie. Parsemée de suçons, morsures ardentes et lignes de griffures sanglantes. Paume aux éclats dorés levée en direction du barman. Alors que le mal de crâne persiste encore. Qu’il est loin d’avoir évacué tout l’alcool de son organisme. Venu chercher la petite dose de courage qui viendrait du fin fond de son subconscient. Qu’il lui manque pour affronter ses vieilles chimères. Capables de le faire céder par la torture mentale. Cassian. La tentation à l’état pur. Tsunami gigantesque dans la tête. Brasier sans cesse ravivé en Sa présence, d’une toute autre couleur aujourd’hui. Poumons qui brûlent, estomac qui se tord et essaye de se faire la malle. Le désir qui palpite dans les veines, cette passion incontrôlée qui dégueule de lui. Kraken qui reprendrait presque vie.

Comme si sa maigre petite cervelle avait besoin de ce type de carburant pour fonctionner. Pendant que Son cadavre, d’une blancheur d’ocre et d’une maigreur défiant toutes les lois, se cache dans les eaux sombres et glacées. Sahara. Ce monstre d’égoïsme qui ne mérite sûrement pas qu’on gaspille sa salive pour sa misérable petite personne. Qui devrait, par la force des choses, apprendre à se complaire dans la solitude. Mais son regard, flegmatique et à demi détaché, il renforce l’impression d’une froide assurance. « J’en ai eu pour mon argent, si c’est ta question ». Et voilà qu’il arbore un sourire béat. S’adosse à son tour contre le comptoir. Tinte son verre contre celui de son compagnon avant de le porter à sa bouche avec une très grande satisfaction. Toute trace de timidité terrée au plus profond de son être. Fini le travail d’analyse et d’intellectualisation. Lueur nouvelle dans ses yeux pour marquer l’avènement d’une longue descente aux enfers. A montrer un relatif désintérêt, alors qu’en vérité, il passerait bien un bras possessif autour de Sa taille.

Rien de doux. Uniquement un besoin intense de possession. Nouvelle quête en terre hostile, avec comme adversaire cette pulpeuse séductrice et son impérissable sourire aux lèvres, cette lueur lubrique dégueulasse au coin de l’œil, sa robe courte très décolletée et ses escarpins assortis qui en disent long sur ses intentions. « Inutile d’insister. Tu n’es pas suffisamment bien outillée, pour tripler son plaisir jusqu’au paroxysme. Tu devrais laisser ça à des professionnels. Les hommes et leurs affaires de prostate ». Qu’il lance à la serveuse, endormi par sa propre désinvolture et cette nonchalance feinte. Désireux d’éliminer tous les concurrents de manière déloyale. Pour détenir le monopole, sans pour autant signer un contrat d’exclusivité. Parce que nourrir de tels sentiments pour le quartier maître est absolument contre nature. Parce qu’il préférerait s’arracher la langue plutôt que de les exprimer. Contourne les sujets sensibles avec habileté. « Tu te montres distant, ces temps-ci. Ça demande beaucoup d’énergie, de rester figé devant les spectacles morbides qui s’offrent à toi. Kheira qui avale des morceaux de cervelles. Le White Fangs qui fait naufrage ». Dit-il, les lèvres légèrement pincées, une pointe de reproche dans la voix. Il le maîtrise. L’art du sous-entendu.
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Dead Inside {PV} - Mer 12 Juin - 19:48



Différent sous le carcan habituel, il peut le voir le quartier-maître, le sentir. Cet éclat nouveau irradiant de son comparse. L’homme qui noie ses peines dans des ivresses bien différentes, celle du corps et de l’esprit, à se brûler contre d’autres courbes et se démolir le gosier au fond d’un verre. Et la réponse qui claque dans l’air entre eux accompagnée de ce sourire béat qui lui donnerait presque envie de lui dévorer les lèvres sur l’instant confirme les soupçons. Cassian au sourire prédateur à l’amusant évident hausse un sourcil. Mine d’être choqué, moue factice le temps de tapoter du bout des doigts le comptoir. « - Mon pauvre, réduit à payer pour avoir quelque chose qui peut s’obtenir gratuitement… » Insinuation à peine masquée, difficile à ignorer tant elle peut être énorme. Comble pour un homme qui a bien souvent recours aux services de ces professionnels assassins. Tintent les verres sous l’influence du capitaine, lui qui le sirote avec une satisfaction qui lui donne presque l’impression de trinquer avec un inconnu. Désinhibé aux chaînes brisées, chacun sa façon d’être endeuillé, et il n’ira pas se plaindre de ce nouveau tableau qui s’appose sous le feu de ses pupilles sombres.

A ricaner aux mots blessants qui se crachent dans l’air à l’adresse de sa compagne toute choisie pour la soirée. Touché dans son orgueil, le mâle se crispe malgré lui mais ne tente rien pour retenir sa femelle, elle aussi touchée et visiblement peu encline à perdre son temps. Dommage. Dernier regard à son charmant client, elle le jauge puis s’éloigne sans attarde une quelconque explication. A la suivre de l’œil, soupirer de déception à la vue du fessier rebondi qui s’en va et reporter toute sa soudaine mauvaise humeur sur l’origine de sa solitude cinglante. « - Tu te mets dans le panier des professionnels capables de tripler mon plaisir Sahara ? Elle était très bien outillée, tu viens de me faire perdre une belle occasion de me vider l’esprit. » Qu’il lâche, mauvais. Visage fermé de celui qui vient de se faire arnaquer, il se noie dans son verre, le porte à ses lèvres et en tire une lampée. Se brûle la langue et le gosier et doit alors se faire violence pour éviter de s’étouffer devant les dernières attaques catapultées dans ses oreilles. C’est une blague ?
Non je crois qu’il est sérieux… C’est quoi une prostate Cass ?
Sa rouquine est assise sur le comptoir, penchée en avant par-dessus son bras, le nez tendu vers Sahara pour l’inspecter et tenter de voir cette fameuse affaire. Je t’expliquerai. Menteur qu’il peut entendre dans sa tête, avec cette voix qui n’appartient qu’à elle mais il s’en fout.

« - Beaucoup de pain sur la planche… » Lâche-t-il finalement en haussant une épaule, de cet air de l’homme qui s’en fout de ce que l’on peut penser sur son compte. Fait sa vie Cassian, comme il l’a toujours fait. Même s’il appose malgré lui de la distance, plus hanté par sa mutinerie qu’il ne pouvait l’imaginer. Jalousie morbide qui se prend un beau revers dans la figure, à se sentir presque coupable d’avoir coulé leur navire pour une histoire de fesses à partager. Kheira qui s’invite dans la discussion, leur petit secret dévoilé qui dérange encore plus. La gamine a parlé, il s’en serait douté, a trahi leur affaire pour le vendre en coupable tout désigné. Discussion qui s’annonce avec la créature et son régime alimentaire de monstre. Les sourcils se froncent et la mâchoire de crispe. « - Je peux savoir ce que tu sous-entends ? » Il le sait mais préfère encore l’entendre de Sa bouche plutôt que de s’enliser dans ces discussions énigmes qui l’agacent et lui hérissent le poil.

« - Je suis pas d’humeur à jouer aux devinettes avec toi, si t’as quelque chose à dire crache le morceau. Ou retourne te faire tripoter la prostate, ça te fait du bien on dirait… » La carcasse se redresse légèrement et les pupilles se posent finalement sur le capitaine. Mauvaises comme l’air qui s’appose sur ses traits fatigués. Patience en étau de rien, se faire cuisiner n’a jamais été quelque chose qu’il apprécie même si faire tourner les autres en bourrique relève de son sport favori.

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Dead Inside {PV} - Dim 23 Juin - 19:12

Il en a franchement besoin. De cette animosité sauvage et dévastatrice pour oublier momentanément les ténèbres qui planent indubitablement au-dessus de sa tête. Le froid au plus profond des os. La masse de doutes qui écrase son esprit embrumé. Ce sentiment de solitude au milieu d’un monde vide d’espoir, aux couleurs ternes. Choisit finalement l’art de la simplicité et de la spontanéité. A aborder dorénavant chaque thème choquant et dérangeant de façon crue et sans fioritures. Adieu l’ordre et la courtoisie. L’austérité puritaine qui lui colle à l’épiderme dans une parfaite décence. Le ton faussement désinvolte. Flagrant délit de je m’en foutiste. Ne jamais se fier aux masques que les gens portent. Salement amoché, perché sur le haut d’une falaise qui surplombe un gouffre vertigineux menaçant de l’engloutir tout entier. Répugnante odeur de soufre et de pourriture s’en dégageant. Il s’efforce de réprimer la douleur. Plus d’endroit où aller. Il est condamné à voir ses proches périr les uns après les autres. Les yeux fixés dans le lointain, l’esprit qui vogue ailleurs.

Évite de bousculer les souvenirs vifs de Son ombre à jamais inchangée. « Gratuitement, je ne pense pas. Je donne vie à des désirs inavouables. Un versant sombre, qui s’imposerait sous des yeux généralement incrédules ». Se salir et attenter à sa propre vie. Se frayer un chemin dans l’abomination. Agir par pur instinct animal dans le but de s’accoupler. Essayer avec peine d’évacuer le trop plein de frustration logé en lui depuis trop longtemps. Retomber facilement dans des vieux travers. « Mais je prends note de ta proposition. Partant pour un troisième round ». Il appuie chaque parole. Capable de rivaliser avec n’importe quel client, niveau décibels. La nargue suspicieusement. Sent les regards lourds de jalousie peser dangereusement sur sa maigre carcasse. Donnerait ce qu’il a de plus cher pour L’empêcher de s’engager dans cette relation vide et artificielle. Avec celle qu’il cataloguerait sans plus attendre de fille superficielle. Parce qu’il s’en souvient encore. Des hanches qui basculent lentement contre lui. De chaque contour redessiné avec gourmandise, sur toute sa longueur. De la fulgurante montée de plaisir, du visage tordu en une grimace folle.

Contre l’idée d’un contrat d’exclusivité. Contre l’idée de Le scruter aux bras d’une autre. A sentir monter en lui un feu ardent, la possessivité couler de nouveau dans ses veines. A imaginer la grognasse avaler goulument chacun de Ses gémissements. « Le toucher rectal, je ne vois que cela pour solutionner tous tes problèmes. Tu travailles. Va voir un bon médecin généraliste ». Métaphore de masculinité, apparente idiotie qui n’existe que pour dissimuler tout le reste. Les hululements tristes, les ruminations moroses qui le conduisent à un état de fatigue et de stress perpétuel. Il efface la peine, à grands coups d’alcool dans le gosier. L’œsophage brûlé à chaque gorgée. Le sens moral ayant profondément changé depuis son retour sur la terre ferme. Encore bouleversé par la tournure des évènements. Assailli par les questionnements, délaissé et sans repères. Faisant face au quartier maître qui inspire la méfiance. Qui fait également naître chez ses interlocuteurs une irrésistible envie de lui faire confiance. La sirène, qui subit jour après jour les pauvres tentatives de séduction d’écervelés qui tombent sans aucun mal dans les pièges de Ses draps.

Lui y compris. « Elle va prendre cher, la tienne. Parce que je vais la heurter violemment si tu continues de jouer au con et de noyer le poisson avec tes numéros de charme aussi gros que le postérieur du babouin qui se penche encore par-dessus le comptoir et attend de se faire tringler ». Toujours bons à s’entretuer comme de sordides coqs de combats. Alors que l’ange gardien, qui empêchait l’ombre de prendre le dessus sur les lampées de feu, s’est fait la malle. Il ne la sentira plus jamais. Cette main posée sur son épaule qui lui fournissait une sorte de contenance psychique. C’est curieux, ce qu’un vulgaire parfum de luxueuse dépravation, ce qu’un évènement malheureux, peut déclencher en lui. Il en serre les dents. Ravale tant bien que mal la colère faisant office d’antidépresseur. Parce qu’il en crèverait, de le voir repartir subitement. Faire demi-tour, monter tout droit vers le ciel puis disparaître lui aussi.
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