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 this heaviness in my chest, I wanted to give this ache a name (lise)

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Dante Amadori
- GODS AMONGST MEN -
BLAZE : valar morghulis.
CREDITS : vovicus, anesidora.
FACE : iwan rheon.
DOLLARS : 562
SACRIFICES : 545
PORTRAIT :
ANNEES : trente-deux.
CŒUR : anciennement fiancé; coeur d'artichaut incapable de choisir, de réellement se livrer, ce sont les histoires qui s'enchaînent et finissent par se ressembler.
DIVINITÉ/CRÉATURE : phobos, progéniture née de la fusion de l'amour et de la guerre, fruit de la liaison adultère ayant conduit aphrodite à son père. c'est le dieu de la peur panique, ancrant ses pas dans ceux du paternel arès sur les champs de bataille, aux côtés de sa moitié complémentaire, déimos.
TALENT(S) : contrôle de la peur; il l'inhale, se l'approprie, et ce qui lui a toujours semblé complexe s'éclaircit, trouve son évidence dans ses entrailles qui n'aspirent qu'à s'en repaître. il pourrait l'annihiler, offrir la sérénité à celui qui la ressent près de lui. c'est viscéral, pourtant, ce besoin de souffler sur les braises, de la sentir s'amplifier, d'en saisir les moindres caractéristiques. impossible, presque, de s'arrêter avant que la peur ne se transforme en panique. / carence sensorielle, les sens qui s'éteignent et prolongent les ténèbres.
FACTION : aucune.
OCCUPATION : psychiatre; à parcourir les méandres des esprits abimés, à s'y immerger avec un peu trop d'enthousiasme, parfois, souvent, désormais.
GENÈSE : novum; le stade deux qui doucement éveille la clairvoyance, la sensation d'être différent.
TALON(S) D'ACHILLE : le vide qui ronge entre ses côtes, appels incessants de la divinité à son jumeau, la solitude vissée à la poitrine peu importe le monde qui l'entoure.
RUNNING GUN BLUES :

MessageSujet: this heaviness in my chest, I wanted to give this ache a name (lise)   Ven 20 Avr - 19:22

Lise
&
Dante
with every breath I swallow, I drown.
C'est en cherchant cinq fois à mettre la manche de sa veste en tombant sans cesse à côté qu'il croise le sourire en coin du barman. Ouais. Il a peut-être bu un verre de trop. Et alors ? Il darde sur lui un regard qui se veut noir, dans lequel peine à transparaître la moindre émotion. L'iris est vitreux du rhum faisant office d'anesthésiant. Les journées se compliquent à mesure que les semaines avancent, qu'il peine à suivre la cadence des consultations lorsque l'empathie se fait la belle. La dernière patiente, c'était la quatrième qu'il faisait pleurer cette semaine. Gratuitement. Et pas le genre à s'épancher franchement. Lui, il contemple. Spectateur privilégié du désarroi qui ne tarit pas en sa présence. C'est seulement lorsque l'émotion s'insinue à nouveau dans ses veines qu'il met le doigt sur ce qui cloche. Lui. Et ce sont les verres qui s'enchaînent à deux pas de chez lui, bar infernal synonyme de tentation à l'apogée de ses doutes. De ceux qui ne s'extériorisent pas, pas sans qu'il ne finisse par se dire, c'est toi qui déraille, mon vieux. Il n'a jamais été de ceux qui se remettent en question, Dante, barricades d'assurance voilant les incertitudes. Il s'est toujours senti excellent dans son domaine, sourd aux remarques des professeurs, peu avide de critique. Pourtant, après des mois sur le déclin, l'idée d'être en train de merder sérieusement se fait de plus en plus tenace, difficile à éviter. C'est lorsque les sentiments se glacent, cristallisant l'indifférence, qu'il éprouve quelques heures de répit, avant que ça ne reparte de plus belle. La culpabilité. L'incompréhension. L'effroi de la crainte qu'il se retrouve à inspirer à autrui, l'attrait paradoxal qu'il éprouve envers ses capacités nouvelles. Il ne saisit pas l'étendue du désastre, y retourne pourtant de plus belle. Et il finit par lessiver sa conscience, chaque vendredi soir, évitant le lit dans lequel le sommeil ne le trouvera pas.

Ce soir, ce n'est pas tout à fait comme d'habitude. Ce soir, c'est l'absence qui lui tiraille les côtes, après avoir martelé son esprit toute la journée. Dès que l'oeil se posait sur l'éphéméride aux citations inspirées trônant sur son bureau, juste à côté de la boîte de mouchoirs. La date entourée, rituel ayant perduré au fil des années, même lorsque ça n'a plus semblé signifier grand chose. Il ne l'a pas oubliée, Dante, la promesse initiée près de vingt-cinq ans plus tôt, répétée inlassablement. C'est la première fois qu'il ne l'honore pas, et il faut croire que ça le taraude, pour que son pas soit si titubant en gagnant le trottoir. A croire que l'essentiel ne parvient à disparaître, même après s'être retourné la boîte crânienne. Vingt avril deux-mille-huit. Il essaye de se remémorer où, quand, comment. Quelles pensées envahissaient son esprit à cet instant précis. Il peine un peu, parce que ça fait dix ans, que les idées ne devaient pas être claires à l'époque non plus. Il se souvient surtout des lumières éblouissantes, des notes de musique se dispersant pour ne laisser que son rire à elle rompre le silence. Ses paupières se ferment, et il peut presque l'entendre, la sentir se cogner contre lui à mesure que leur trajectoire ne cessait de dévier sur le bitume. Ses paupières closes s'ouvrent brutalement alors qu'il réalise que c'est lui qui vient de bousculer quelqu'un, quelqu'un qui fait une tête de plus que lui, qui a un geste qui lui semble menaçant à son égard, vraisemblablement fâché. L'impulsion monte des tréfonds de ses entrailles, heurte l'inconnu de plein fouet, et Dante a à peine le temps d'apercevoir la noirceur de l'effroi engloutir son regard que déjà il se détourne, poursuit sa route maladroitement. C'est toi le problème. Il n'est pas foutu de réfléchir à ce qui vient de se passer, que le passé se propage, souvenirs brûlant ses tempes. Et il se souvient de la boîte, déterrée difficilement, des conneries écrites sur le papier du haut de leurs huit ans, puis neuf, puis dix,... Il peine à en saisir le contenu exact, mais il se rappelle s'être bien foutu de la mini-elle et du mini-lui. Il en sourit comme un idiot alors qu'il bifurque à l'angle de la rue, s'enfonçant un peu plus encore dans le quartier historique.

Il a des airs foutrement mélancolique, l'Amadori, quand il s'arrête finalement devant la maison, déposant ses mains sur les barrières de la clôture. Tournant le dos à ce qui a été sa propre demeure, il n'y jette pas le moindre regard, peu enclin à apercevoir la silhouette paternelle en s'y risquant. Non, il se fout de la bâtisse dans laquelle il a grandi, Dante. Ce n'est pas pour ça qu'il est venu. Il se le répète, tâchant de recentrer le peu de concentration qui lui reste - de courage, aussi - sur la pénombre qui se découpe aux contours de la façade. Et il saute. Enfin, il essaye, c'est plus si évident qu'à vingt ans, encore moins avec un pantalon de costume qui lui serre les hanches. C'est un peu bancal, alors qu'une jambe après l'autre, il se retrouve finalement dans l'allée. Intrus dans les ténèbres d'une heure du matin, il lui semble que rien n'est éclairé. Faut dire qu'il ne sait même plus si elle habite là, depuis le temps. L'oeil se détache timidement de l'étage qu'il contemple, de ce qu'il se souvient avoir été la fenêtre de sa chambre. Il se sent presque con, du haut de ses trente-deux piges, à se faufiler de la sorte dans le jardin, courbant légèrement l'échine comme si ça allait le rendre plus discret. Il ne sait pas réellement ce qu'il fout, ne réfléchit pas alors que le soulagement l'étreint en le trouvant toujours planté là, à sa place, sans qu'on ne se soit décidé à le couper malgré ses branchages envahissants. Leur arbre. L'emplacement entre les racines. Il fait tomber son téléphone deux fois avant de parvenir à s'en servir comme d'une lampe de poche, l'enthousiasme se mêlant à l'appréhension, l'alcool pulsant au fond de ses veines. « T'es là. » Il se met à parler tout seul, s'agenouillant dans la terre, demeurant immobile quelques minutes encore. C'est peut-être à ce moment-là qu'il a un premier éclat de lucidité. A se demander ce qui lui prend, ce qu'il compte trouver. Si la mémoire est entravée, s'il y a bien une chose dont il se rappelle, c'est ce qu'il a écrit. Et parmi ces réminiscences, il sait aussi la lâcheté ayant accompagné les mots jetés sur le papier, consignés au fond de leur boîte, mêlés à ceux - secrets - de Lise. « Cette fois, on passe au niveau supérieur. Alors, on n'attendra pas un an, ni deux, ni cinq. Cette fois, on va attendre dix ans avant de l'ouvrir, et de les lire. » C'est lui qui a lancé le délai, n'assumant qu'à moitié ce qu'il a pu rédiger. Et la raison est toujours aussi limpide, dix ans plus tard. Il en rougit presque dans le noir, alors que ses phalanges commencent à creuser.

Le deuxième éclat de lucidité tarde à venir, alors qu'après une vingtaine de minutes à jurer contre l'emplacement plus aussi précis que dans ses souvenirs, c'est la boîte qui retrouve ses mains, l'air hagard qui ne réalise qu'à moitié. La présence dans son dos, il ne l'a pas repérée. Parce qu'il est trop obnubilé, Dante, par le coffre condamné au silence pendant une décennie. Et que la pudeur de ses propres écrits n'a d'égale que la curiosité de lire ceux de Lise.
CODAGE PAR AMIANTE

_________________
his face was as scarred as the barren worlds he braved and he screamed his heart out, standing on top of mountains. he jumped off cliffs, home was where his heart was but his heart had a mind of its own, swept here and there by the winds ruffling the waves, he could not catch it; so he opened his eyes and ripped apart his chest - and he breathed.
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Lise Rowan
- REAL LIFE MONSTERS -
BLAZE : lully
CREDITS : schizophrenic
FACE : rose leslie
DOLLARS : 286
SACRIFICES : 40
PORTRAIT :
ANNEES : 32 y.o,
CŒUR : Seule et solitaire avec une fâcheuse tendance à mentir à ses partenaires. S'enfermant derrière ses barrière pour qu'on ne sache pas qui elle est.
DIVINITÉ/CRÉATURE : Néréide, protectrice des océans et des hommes, symbole de fertilité et de vie.
TALENT(S) : Maîtrise de l'eau, Lise la manipule à sa guise mais la subit également. Son attachement est tout particulièrement ancré à l'océan où son corps se transforme pour y évoluer.
OCCUPATION : Lise a longtemps cru qu'elle ne serait jamais capable de rien faire mais sa persévérance l'a mené au bout d'un rêve, devenir éditrice et passer ses journées le nez dans les bouquins.
TALON(S) D'ACHILLE : Comme toute nymphe, Lise est sensible à la pollution, mal à l'aise en ville, un poil agoraphobe elle a besoin de se tourner vers la nature. Dépendante de l'eau et de l'océan, Lise est sensible à la sécheresse et a besoin d'un environnement humide.
MessageSujet: Re: this heaviness in my chest, I wanted to give this ache a name (lise)   Ven 27 Avr - 0:22

For a language only you and I know ✻ L'eau s'échappe doucement du linge humide qui n'a pas finit de sécher. Extirpée des fibres jusqu'à venir humidifier l'air qu'elle hume avec plaisir. Lise enfile la chemise de nuit qu'elle vient de sécher laissant choir ses vêtement sur l’accoudoir du canapé avant de s'y enfoncer mollement. Ses doigts se saisissent de la bouteille pour se servir un second verre de rye tandis que ses yeux se perdent sur le manuscrit qu'elle a abandonné sur la table quelques heures plus tôt. La concentration s'était évadée, son esprit vaguant à bien d'autres choses. L'heure était à la mélancolie ce soir, de celles qui collent à la peau, de celles dont on ne peut se défaire. Persistante depuis des années, foutrement sempiternelles. Des rémanences qu'elle n'avait jamais su mettre de côté, profondément blessée par la tournure des événement. Des choix qu'elle avait fait il y a de ça des années. Des regrets enracinés dans un esprit torturé par sa propre culpabilité. Si elle pensai souvent à Dante, elle ne pouvait que se blâmer davantage ce soir, tandis que le calendrier indiquait une date qu'elle avait oublié. Un rendez-vous hasardeux, originaire d'une amitié fusionnelle enfantine. Ils auraient pu en rire après des années de ces rendez-vous secret avec leur boîte à confidences, mais ils représentaient probablement l'un des pilier de leur amitié, la foi en sa pérennité, la foi en une fidélité sans faille. Une amitié capable de survivre à tout. Du moins c'est ce qu'ils pensaient dès lors. Est-ce que c'était de sa faute à Lise? Elle se posait encore la question, elle raisonnait dans son esprit et tourbillonnait pour la tourmenter. L'alcool embuait légèrement son esprit tandis qu'elle finissait son verre d'une traite avant de rapprocher ses genoux de sa poitrine et d'y enfoncer son visage soucieux.

Elle avait attendu, Lise. Qu'il vienne. Un espoir inexpliqué avait germé dans son esprit, elle avait voulu qu'il vienne.Pouvait-elle ne serait-ce que se permettre de l'attendre? Surement que non. La coupable c'était elle. L'éloignement progressif ne résultait pourtant que d'une frustration au départ. Une colère qu'elle avait eu du mal à maîtriser. Dante avait réveillé le tumulte dans son esprit, l'incompréhension, le doute, le sentiment d''humiliation. Elle n'avait plus su comment se comporter avec lui, comment le regarder, comment feindre l'ignorance. Quelque chose s'était réveillé, tout comme autre chose s'était brisé à côté. Elle n'avait pas voulu s'éloigner, mais finalement c'était arrivé et elle n'avait rien fait pour l'en empêcher, la pensée que c'était peut-être mieux comme ça avait effleuré son esprit et s'en était emparé sournoisement. Quand la rouquine s'était rendu compte qu'il s'agissait là de la pire connerie du monde et qu'elle avait voulu faire demi tour, il était sans doute trop tard. Alors Lise se noyait dans sa propre culpabilité et avait ce soir l'arrogance d’espérer que ce soit lui qui revienne à elle. Elle se sent pitoyable et profondément pathétique roulée en boule dans le noir à ressasser un passé qui ne semble plus lui appartenir. Elle redevenait la gamine qui avait fait se pacte avec son meilleur ami emplie de bon espoirs et d'un amour inconditionnel. Une larme venait rouler doucement sur sa joue avant de se faire éjecter dans les airs avec amertume. Lise se relevait brusquement, agacée par le spectacle piteux qu'elle s'offrait à elle même. Evidemment qu'il n'était pas venu, il n'avait pas de raisons de le faire. La rouquine attrapait fébrilement le manuscrit, décidée à effacer ce tableau misérable et se concentrée de nouveau sur sa tâche initiale de la journée. Son corps trouvait refuge dans le coin lecture de son père, s'enfonçant avec volupté dans son fauteuil fétiche entre la fenêtre et la porte secret donnant sur l'arrière boutique. Elle regrettait parfois d'avoir eu a la condamner, mais a lui rappelle toujours les doux souvenirs de la librairie de son père où elle pouvait s’enfuir quand bon lui semblait par son passage secret. Aujourd'hui encore elle ne manquait jamais d'y flâner, d'adresser une accolade chaleureuse au vieux propriétaire et de se perdre dans ses souvenirs en arpentant le lieux.

Son esprit était parvenu à se reconnecter à la réalité l'espace d'une heure. Chassant péniblement  le fantôme du jour. L'horloge tournait, elle son cerveau se fatiguait de ses émotions. Son attention redevenait fébrile, les mots lui échappaient. Lise avait perdu le fil et elle ne savait pas dire si c'était elle où si c'était le bouquin qui manquait d'accroche. Elle s'en débarrassas de nouveau, perplexe et songeuse et se servit de nouveau un fond brunâtre. Ses pas la menaient péniblement vers l'extérieur, sa main se frottant nerveusement le menton et triturant ses lèvres. A vrai dire ce manuscrit n'était pas mauvais, mais plus elle avançait dans la lecture, plu elle était déçu.e il manquait de construction pour sur, n'était pas nécessairement habilement ficelé. C'est quand l'eau commençait à imprégner le bas de sa robe de nuit que Lise se stoppa net, se rendant compte qu'elle entrait dans la piscine encore une fois sans y réfléchir. Son corps l'y menait instinctivement quand elle s'y trouvait à proximité, et trop perdue dans ses pensées et se retrouve encore les pieds dans l'eau. Ça a le mérite au moins de la sortir de sa réflexion. Son esprit capte un bruissement vers lequel son regard se dirige instantanément, Lise cilla et sortit immédiatement de la piscine à reculons, se claquant les talons sur les contremarches, prise de peur alors que se dessinait dans la pénombre une silhouette recroquevillée. Pendant quelques secondes elle paniqua dans le plus grand des silences à se demander ce qu'elle devait faire. Attaquer ou s'enfuir? Elle regardait tout autour d'elle à l’affût du moindre objet dont elle puisse se saisir au cas où. Mais la silhouette de s'approchait pas. Elle lui tournait le dos. Lise se concentra un peu plus, son myocarde menaça de s’arrêter quand une pensée effleurait son esprit. Qu-est-ee qu'un voleur pouvait-il bien chercher au pied d'un arbre au milieu d'un jardin? Ses pieds s'avançaient de quelques pas et quand l'homme se retourna, un objet reflétant le lueur de la lune entre les mains que l'évidence s'imposait à elle. Son verre intouché s'écrasa sur le sol de la terrasse en un fracas qui se réverbéra sur la façade. "Dante? ..." Est-ce qu'il s'agissait-là d'un tour de son imagination. Est-il bien là ou le rêve-t-elle simplement? Ses pieds sont hésitants, d'abord elle recule, incertaine. Avant de finalement s’avancer prudemment. "C'est .. ?.." C'est alors que ça la frappe. Cette odeur caractéristique qui la freine irrépressiblement. Alors ça s'embrouille dans son esprit, elle ne peut plus aligner trois mots. Ça la submerge, cette aura. Cette odeur. Elle panique, irrépressiblement alors qu'elle se rend compte qu'il y a quelque chose qui cloche. Son cœur s'emballe et elle souhaita étrangement que tout ça fu irréel. Elle tachait de se reprendre, de se persuader que ce sont les années qui l'ont changé. Qu'il n'y a aucune raison de paniquer comme ça. C'est bien lui. Il est là, répondant à ses vœux silencieux, à son attente pitoyable, alors elle s'approche enfin un peu plus. "Tu es venu.." qu'elle chuchote avec l'impression qu'elle n'a pas le droit de s'imposer. Elle le détaille sans détours, scrutant à la faible lueur de la lune comme ses traits ont pu changer, énumérant intérieurement tous ces détails qui avaient pu lui manquer, ses yeux, ses traits, sa bouche, ses mains veineuses. Il est venu et elle ne sait pas si elle doit s'inquiéter de sa présence et de cette impression étrange qui lui colle à la peau ou simplement se réjouir qu'il ait pensé à elle.
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Dante Amadori
- GODS AMONGST MEN -
BLAZE : valar morghulis.
CREDITS : vovicus, anesidora.
FACE : iwan rheon.
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SACRIFICES : 545
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ANNEES : trente-deux.
CŒUR : anciennement fiancé; coeur d'artichaut incapable de choisir, de réellement se livrer, ce sont les histoires qui s'enchaînent et finissent par se ressembler.
DIVINITÉ/CRÉATURE : phobos, progéniture née de la fusion de l'amour et de la guerre, fruit de la liaison adultère ayant conduit aphrodite à son père. c'est le dieu de la peur panique, ancrant ses pas dans ceux du paternel arès sur les champs de bataille, aux côtés de sa moitié complémentaire, déimos.
TALENT(S) : contrôle de la peur; il l'inhale, se l'approprie, et ce qui lui a toujours semblé complexe s'éclaircit, trouve son évidence dans ses entrailles qui n'aspirent qu'à s'en repaître. il pourrait l'annihiler, offrir la sérénité à celui qui la ressent près de lui. c'est viscéral, pourtant, ce besoin de souffler sur les braises, de la sentir s'amplifier, d'en saisir les moindres caractéristiques. impossible, presque, de s'arrêter avant que la peur ne se transforme en panique. / carence sensorielle, les sens qui s'éteignent et prolongent les ténèbres.
FACTION : aucune.
OCCUPATION : psychiatre; à parcourir les méandres des esprits abimés, à s'y immerger avec un peu trop d'enthousiasme, parfois, souvent, désormais.
GENÈSE : novum; le stade deux qui doucement éveille la clairvoyance, la sensation d'être différent.
TALON(S) D'ACHILLE : le vide qui ronge entre ses côtes, appels incessants de la divinité à son jumeau, la solitude vissée à la poitrine peu importe le monde qui l'entoure.
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MessageSujet: Re: this heaviness in my chest, I wanted to give this ache a name (lise)   Mar 1 Mai - 11:02

Lise
&
Dante
with every breath I swallow, I drown.
Lorsque ses ongles ont buté contre le bois, manquant de s'en retourner un au passage, soulagement et terreur se sont mêlés dans une alchimie devenue quotidienne. A croire que la peur ne se tient jamais très loin du sentiment de plénitude qui peut envahir sa poitrine. Il n'a pas hésité, Dante, alors qu'il pouvait encore reculer. Tirer un trait sur le passé enfermé entre ses doigts, et le déluge d'émotions prêt à s'abattre lorsqu'il l'ouvrira. Il en a besoin, Dante. Aujourd'hui plus encore que toutes les fois précédentes. D'une part parce que Lise n'est plus là. C'est un fait qu'il se laisse aller à admettre, parfois, sans pour autant parvenir à l'accepter. Lise n'est plus là. C'est une lame que l'on retourne entre ses côtes meurtries. Lorsque les gens ne sont plus là, persistent les souvenirs. Ils continuent à exister à travers le film de la mémoire, même si ressasser conduit à tanguer sur le fil du rasoir. C'est ce qui se dit, habituellement, pour réconforter les gosses. Penses-y, penses-y fort, et ce sera comme si elle était là. Et si Lise n'est pas partie définitivement, il reste que c'est là qu'elle ne s'est jamais éloignée, enfermée derrière les tempes de son ami. Pas très loin de Chase, à vrai dire. L'un ramenant inévitablement à l'autre, sans merci. Double peine pour l'Amadori. Alors, peut-être qu'il s'est dit que s'il ne venait pas, ce serait comme s'il l'oubliait. Comme s'il s'autorisait à refermer le livre, sans avoir jamais été foutu de tourner la page. Et c'est plus fort que lui. Il revient. Il revient, imbibé de ce courage liquide qui rend ses gestes maladroits, mais il est là. De la terre plein ses phalanges égratignées, anesthésié par l'idée de la retrouver, d'honorer les cendres de leur amitié. Celles qu'il n'a jamais été capable d'éparpiller aux quatre vents, masochiste dans sa manie de ressasser.

Lise, il l'a connue trop tôt, trop longtemps pour parvenir à s'en détacher. Même lorsque le ton est monté. Plus fort. Plus brutalement. C'était pas la première fois qu'ils s'engueulaient. Mais c'était la première fois qu'ils se déchiraient. Il ne pensait pas qu'ils en seraient capable. De se faire du mal, comme ça. De tout foutre en l'air, si rapidement. Le temps de descendre le verre de trop. De danser, de s'éloigner de la foule. De l'embrasser, comme il avait déjà pu le faire, pour l'emmerder. On est bourrés, ça compte pas. Le pire, c'est que c'était lui qui le disait, quand elle râlait parce qu'il ne la lâchait pas. Que ça comptait pas. Il y croyait presque, à ses conneries. Le beau mensonge. Le pire, c'est sûrement qu'avec le recul, il ne changerait pas de version. Il devenait trop tactile, trop démonstratif avec tout le monde, le sixième verre de rhum passé. La limite à ne pas franchir, au risque de choper de l'herpès labial à avoir la lippe trop enthousiaste. C'est ce qu'on lui disait, pour se moquer. Dante, on ne l'avait pas prévenu que c'était surtout la limite à ne pas franchir pour ne pas perdre sa meilleure amie, au détour d'une conversation alcoolisée. S'il essaye de se rappeler ce qu'il a pu dire exactement ce soir-là, c'est compliqué. A croire que le réflexe de défense a voulu omettre cette partie. Alors, il a effacé la déclaration de son esprit. La déclaration d'amitié, qui ressemblait plus à une déclaration d'amour qu'autre chose. Les rires de ceux qui ont intercepté au vol sa tirade enflammée. On a cru qu'il déconnait. Que c'était encore du grand Amadori. Du charmant théâtre, comme il l'aimait, comme les autres adoraient, tant cela divertissait leurs soirées. Mais il était sérieux. Il était plus sérieux que jamais. Sauf qu'en entendant les autres s'esclaffer, il a fait ce qu'il savait faire de mieux. Satisfaire le public. Se mettre à ricaner à son tour. Aller jusqu'à esquisser une révérence. Parce qu'il n'avait jamais été de ceux qui exposent les recoins de leur coeur en public, malgré son côté démonstratif. Rares étaient ceux à parvenir à cerner ce qui pouvait bien faire pulser les mystères du battant erratique.

Dans sa jeunesse, et par la suite, Dante s'est souvent cassé la gueule. Littéralement. Ce soir-là, pourtant, c'est la première fois qu'il a compris la signification du terme cicatrice. Celle que Lise a laissé au fer rouge dans sa poitrine, quelques années avant que Chase n'y appose la seconde. Celle qui n'a pas manqué de se réouvrir pendant des années, dès qu'un truc lui faisait penser à elle. Celle qui le brûle toujours un peu aujourd'hui, de plus en plus fort à mesure que la boîte tourne entre ses doigts avec son lot de réminiscence. Alors, quand il entend les éclats de verre, qu'il se retourne brusquement en tanguant légèrement, c'est une déflagration qui part de ses entrailles jusqu'à ses cils. Son reflet incendie ses prunelles troublées par l'alcool, vision extirpée du passé et projetée en face de lui. Il faut qu'elle prenne la parole, que son prénom résonne dans sa voix pour qu'il réalise que non, Lise n'a jamais déménagé. Lise est en face de lui. Et il se sent un peu idiot, agenouillé au pied de cet arbre, tout à coup. « Euh, oui. » Il ne sait pas quoi faire, sur le coup. « C'est la boîte. » Il est légèrement perplexe, en la voyant visiblement perturbée. Mais à quoi s'attendait-il, en débarquant ainsi sans prévenir ? Il est déjà assez sonné de la voir en face de lui, alors la réciproque doit être encore pire. D'autant plus qu'il est bourré. Il percute en la voyant s'approcher, alors qu'il se demande s'il devrait se lever, qu'il tâche de se redresser et se surprend à chanceler. Trahi en une fraction de seconde, une main vient se poser sur son front et ramène ses mèches rebelles en arrière, le temps de se reconcentrer. « Je savais pas trop si je viendrais, mais l'alcool porte conseil, faut croire. De là à savoir s'il était bon ou mauvais c'est une autre histoire. » La fin se marmonne pour lui-même, à peine conscient de s'exprimer encore à voix haute. Et puis, il y a le coffre qu'il sert contre lui, comme s'il s'attendait à ce qu'on le lui arrache d'un instant à l'autre. « T'as gardé la maison, alors. » La banalité s'étale pour combler le silence, alors qu'il finit par reposer son regard sur elle, à détailler les angles de son visage qui s'énumère comme autant de coups en plein coeur.

Elle est belle. Presque plus qu'avant, si c'est possible. D'aussi loin qu'il s'en souvienne, il l'a toujours trouvée magnifique, Lise. Les années ne l'y ont pas rendu insensible. « Excuse-moi de m'incruster comme ça, le but était pas de te faire peur. » Un geste du menton qui désigne les éclats de verre répandus à quelques mètres d'eux. « Je voulais même pas l'ouvrir d'ailleurs. Juste voir s'il était encore là. » Il ment très mal ce soir. Le sourire qui pointe au coin de ses lèvres le signale de manière assez évidente, un peu plus encore pour celle qui a connu ses premiers essais en la matière. « Et toi, tu ne l'as pas ouvert non plus. » C'est une affirmation dans laquelle s'immisce un point d'interrogation. Il espère qu'elle ne l'a pas ouverte, cette boîte, vraiment. Pas avant qu'il ait eu le temps de vérifier les mots exacts qu'il a pu jeter sur le papier. « C'est quand même dingue. J'pensais pas que tu te serais souvenue de cette date, en fait, depuis toutes ces années. » Il n'y va pas par quatre chemins, et remerciera le rhum plus tard pour cette langue déliée qui ne cherche pas à préserver les apparences, ou quoi que ce soi. « T'as bonne mine. » Il le dit, parce qu'il le pense. Non, en fait, il voudrait lui dire qu'elle est belle. Qu'elle n'a pas pris une ride. Mais ça sonne mieux, comme ça. Il sait que la réciproque n'est pas vraie, avec les cernes qui se dessinent sur ses traits fatigués. Il se demande à quoi il peut bien ressembler, ses fringues recouvertes de terre, ses traits endurcis depuis que la foudre l'a frappé.
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Lise Rowan
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ANNEES : 32 y.o,
CŒUR : Seule et solitaire avec une fâcheuse tendance à mentir à ses partenaires. S'enfermant derrière ses barrière pour qu'on ne sache pas qui elle est.
DIVINITÉ/CRÉATURE : Néréide, protectrice des océans et des hommes, symbole de fertilité et de vie.
TALENT(S) : Maîtrise de l'eau, Lise la manipule à sa guise mais la subit également. Son attachement est tout particulièrement ancré à l'océan où son corps se transforme pour y évoluer.
OCCUPATION : Lise a longtemps cru qu'elle ne serait jamais capable de rien faire mais sa persévérance l'a mené au bout d'un rêve, devenir éditrice et passer ses journées le nez dans les bouquins.
TALON(S) D'ACHILLE : Comme toute nymphe, Lise est sensible à la pollution, mal à l'aise en ville, un poil agoraphobe elle a besoin de se tourner vers la nature. Dépendante de l'eau et de l'océan, Lise est sensible à la sécheresse et a besoin d'un environnement humide.
MessageSujet: Re: this heaviness in my chest, I wanted to give this ache a name (lise)   Jeu 10 Mai - 23:15

For a language only you and I know ✻ Elle avait oublié Lise. Cette date. L'année. La mélancolie lui était tombée dessus aussitôt les yeux posés sur le calendrier. La conscience qui  s'enferme dans ses plus douloureuses réminiscences. Bien que ses souvenirs avec Dante soient probablement les meilleurs, elle n'en retenait que le noir ce soir. Elle s'enfonçait pitoyablement dans son canapé le cœur débordant de remords. L'esprit tourmenté par ses décisions. Le regret de s’être éloigné de son meilleur ami. Alors que ça paraissait tout à fait évident à l'époque. L'amertume de cette soirée est encore coincée au travers de sa trachée. Lui rappelant douloureusement le comportement de son meilleur ami. Son arrogance, son dédain.  Elle avait failli y croire Lise. Son cœur était sur le point de fondre quand la fou se mit à rire. Alors quand Dante se levait pour faire sa courbette, la main de Lise ne mit pas plus de trente secondes pour s'écraser sur sa joue. Ce n'était pourtant pas la première fois, Dante savait qu'il valait mieux ne pas pousser Lise dans ses retranchements. Par contre ce fu bel et bien la dernière. Si il avait mit ça sur le dos de l'alcool, encore une fois, Lise, elle, avait eu du mal à avaler l'humiliation publique. Il lui semblait pourtant que l'affaire avait prit des proportions tout à fait délirantes et voilà quelques années déjà qu'elle avait voulu faire machine arrière sans savoir comment faire le premier pas. Alors comme la gamine rêveuse qu'elle était, l'espoir s'était emparé de son esprit alors que la boîte lui était apparu dans un rêve il y a de ça deux mois. Elle avait attendu, enfoncée dans son canapé à se morfondre comme une enfant, culpabilisant chaque minute un peu plus.

Quand ses pas l'avaient menés jusqu'à la piscine au beau milieu de la nuit, à aucun moment pourtant elle n'avait pensé que la silhouette tapie au pied de l'arbre puisse être Dante. Après quelques secondes de panique, l'espoir récalcitrant frappait de nouveau et l'idée qu'il puisse s'agir de lui la fit trembler. Son verre s'écrasa sur le sol et il se retournait brusquement. La silhouette n'était ni un voleur, ni un mirage et c'est le cœur serré qu'elle avançait finalement d'un pas mesuré jusqu'à lui. "Et tu pensais l'ouvrir seul." Qu'elle se marmonne presque à elle même, oubliant de peser ses mots, trop perturbée à la fois par la tournure des événements et cette sensation acre qui lui prenait la gorge. Même si elle mourrait d'envie de se jeter dans ses bras comme s'il s'agissait là d'une torsion de la réalité, les pas de la jeune femme s'étaient arrêtés à distance respectable. Trop inquiète face à ce changement qu'elle percevait en lui. Si elle tente de ne rien y laisser paraître, si elle tente de se persuader qu'il ne s'agit que du temps ou peut-être de l'alcool, son cœur lui, s'emballe plus que de raison. Elle reste méfiante mais attentive.  Il se lève, instable et l'esprit visiblement embrumé par quelques verres de trop. Un soupir s'échappe de ses lèvres, pourquoi fallait-il qu'il réponde à son appel étouffé dans cet état? Se souviendra-t-il au moins demain qu'il était venu jusqu'à elle? Son cœur quand à lui se serre un instant, pensait-il qu'il s'agissait là d'une mauvaise idée? Elle se renfrognait et croisait les bras en se mordant nerveusement les lèvres, préférant finalement ne pas répondre à ça. Bêtement, elle ne trouvait rien à dire, restant plantée à observer ses pieds, se demandant si elle devait simplement agir comme elle avait toujours agit avec lui où garder une certaine réserve. Le soulagement pouvait probablement se lire sans ses yeux quand Dante reprit la parole. Lise haussait les épaules. "Evidemment" Étonnée qu'il puisse penser qu'elle vendrait la maison. "T'est le mieux placé pour savoir à quel point j'aimais mon père" Au point d'en mourir. Même s'il était parfois très difficile pour la nymphe de vivre en ville, elle n'avait jamais su se résoudre à abandonner la maison où elle avait finalement réussit à se construire. "Tu aurais préféré que je n'y sois plus?" Ça aurait peut-être été plus simple au final. Mais la nymphe elle voit aujourd'hui en cette date un signe astral

Les deux amis se fixaient du regard, sans détours, sans faux semblants, se détaillant mutuellement, se rappelant la complicité perdue, la séparation, le déchirement. S'il savait dans quel état lamentable elle était à peine deux heures plus tôt il aurait honte. Elle avait eu l’arrogance d’attendre qu'il fasse le premier pas à sa place, et maintenant qu'il l'avait fait, elle n'avait aucune idée de ce qu'elle devait faire. Dante s'excusait de lui avoir fait peur, elle se retournait pour observer les morceaux de verre qui jonchaient le sol. Elle haussait les épaules. "Oh. C'est.." Elle n'allait évidement pas lui dire qu'elle avait été surprise de comprendre que c'était lui. "La prochaine fois passe par la porte d'entrée, ça m'évitera de penser me retrouver nez à nez avec un cambrioleur. Un cambrioleur qui semblait en fin de compte connaître la carte qui mène au butin." Il serrait encore la boîte contre lui. Un sourire sincère s'affichait enfin sur son visage tandis qu'il tentait maladroitement de dissimuler la gêne. "Non." Elle n'avait pas voulu l'ouvrir, la boîte, pas sans lui. Il était toujours aussi bavard son Amadori, même plus avec un verre dans le nez, et a lui faisait du bien, de se dire que finalement ses silences à elle seraient comblés par ses paroles à lui. Elle s'étonne à s'imaginer que son absence s’arrêtait là. Sans vraiment savoir si c'était fondé. Elle s'approchait finalement de son ami. " Je voulais pas l'ouvrir sans toi. Mais il semblerait que la réciproque ne te gênait pas." Son regard dur soutenait le sien, prêt à y déceler tout mensonge qu'il essaierait de lui servir. "Pourquoi je ne m'en serai pas souvenue? Qu'est-ce qui te dit que je m'en suis souvenue d'ailleurs?" Rien ne lui indiquait qu'elle s'en était souvenue, qu'elle l'attendait désespérément. Tirer un trait sur lui n'avait jamais été synonyme d'effacer ses souvenirs. Elle ne l'avait jamais voulu, et en aurait été bien incapable. "Tu l'as visiblement retenue toi." Alors pourquoi pas elle? "Par contre je sais pas comment le prendre, que tu aies voulu faire ça dans ton coin" Elle était un peu blessée pour tout dire. Mais au fond, elle pouvait comprendre sa position.

Mais la surprise la rattrapa bien vite, son sourcil s'arqua d'incompréhension tandis que son compliment tombe un peu comme un cheveu sur la soupe.  "Et toi t'es tout sale on dirait un gosse." Elle attrapait sa main sans se poser plus de questions et tira son meilleur ami un peu chancelant jusqu'au bord de la piscine ou elle le fit asseoir. Le débarrassa de leur fameuse boîte, et la posa à côté de lui avant de tremper ses deux mains dans l'eau froide. "Tu voulais ouvrir la boîte avec des mains pareilles?" Lise frottait consciencieusement les mains de Dante jusqu'à en ôter toute la terre qu'il avait creusé de bout des doigts. Son regard évitait consciencieusement le sien, ignorant ostentatoirement qu'elle vient de faire le choix d'agir comme si de rien n'était. Parce que ça lui était paru être le meilleur des prétextes pour pouvoir le toucher de nouveau après toutes ses années. Un nuage brun s'étalait dans la pureté de l'eau, se mêlant à quelques gouttes de sang d'une coupure qu'elle venait de remarquer en soupirant. "T'aurais du m'appeler" Plutôt que s'écorcher les mains tout seul à déterrer la boîte comme ça. Lise s'éclipse un instant dans la cuisine, attrapant une serviette et une boite de pansements, elle reste un instant à l'observer au loin. Se demandant si tout ça était une bonne idée. Une fois assise de nouveau en face de Dante, Lise se saisit de nouveau de ses mains pour les essuyer. Le comportement se veut le plus naturel possible, mais il ne l'est pas. Lise compte sur l'ivresse de son ami pour qu'il ne soulève pas son malaise alors qu'elle finit par lui poser un pansement autour de son doigt blessé comme elle l'aurait fait des années plus tôt. "J'imagine qu'on peut l'ouvrir maintenant".
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Dante Amadori
- GODS AMONGST MEN -
BLAZE : valar morghulis.
CREDITS : vovicus, anesidora.
FACE : iwan rheon.
DOLLARS : 562
SACRIFICES : 545
PORTRAIT :
ANNEES : trente-deux.
CŒUR : anciennement fiancé; coeur d'artichaut incapable de choisir, de réellement se livrer, ce sont les histoires qui s'enchaînent et finissent par se ressembler.
DIVINITÉ/CRÉATURE : phobos, progéniture née de la fusion de l'amour et de la guerre, fruit de la liaison adultère ayant conduit aphrodite à son père. c'est le dieu de la peur panique, ancrant ses pas dans ceux du paternel arès sur les champs de bataille, aux côtés de sa moitié complémentaire, déimos.
TALENT(S) : contrôle de la peur; il l'inhale, se l'approprie, et ce qui lui a toujours semblé complexe s'éclaircit, trouve son évidence dans ses entrailles qui n'aspirent qu'à s'en repaître. il pourrait l'annihiler, offrir la sérénité à celui qui la ressent près de lui. c'est viscéral, pourtant, ce besoin de souffler sur les braises, de la sentir s'amplifier, d'en saisir les moindres caractéristiques. impossible, presque, de s'arrêter avant que la peur ne se transforme en panique. / carence sensorielle, les sens qui s'éteignent et prolongent les ténèbres.
FACTION : aucune.
OCCUPATION : psychiatre; à parcourir les méandres des esprits abimés, à s'y immerger avec un peu trop d'enthousiasme, parfois, souvent, désormais.
GENÈSE : novum; le stade deux qui doucement éveille la clairvoyance, la sensation d'être différent.
TALON(S) D'ACHILLE : le vide qui ronge entre ses côtes, appels incessants de la divinité à son jumeau, la solitude vissée à la poitrine peu importe le monde qui l'entoure.
RUNNING GUN BLUES :

MessageSujet: Re: this heaviness in my chest, I wanted to give this ache a name (lise)   Mar 15 Mai - 22:57

Lise
&
Dante
with every breath I swallow, I drown.
Il l'entend marmonner, bougone, et ça lui arrache un sourire. C'est presque un soulagement, en réalité. De l'entendre grogner sur le fait qu'il comptait l'ouvrir seul. C'est le cas. Elle le sait. Elle ne se prive pas de le lui faire savoir. Le mensonge n'opère pas sur Lise, ça n'a jamais été le cas. Sauf lorsqu'il lui a fait croire qu'il déconnait, en disant qu'il avait des sentiments pour elle. Ou plus exactement, un truc qui ressemblait à « On s'entend bien, hein. Je trouve qu'on s'est toujours bien entendus. Je m'entends bien avec les filles en général, mais toi ça n'a jamais été pareil. Tu m'as jamais regardé d'un air bizarre quand je dis des conneries ou que je m'emballe dans des délires que les gens trouvent étranges. T'es ma meilleure amie, ça on le sait. Mais c'est aussi pour ça que j'peux pas m'empêcher de t'embrasser, j'crois. Parce que je t'adore, Lise. Non en fait, tu sais quoi, j't'adore pas. C'est pas ça. La vérité c'est que je t'ai-. » Et bam, ils ont été interrompus par les autres, et il l'a dit. Que c'était la bonne blague du soir. Et Lise l'a cru. Sinon elle ne se serait pas éloignée non plus. Dante n'a pas compris pour quelle raison Lise a gobé ces conneries. Elle aurait dû savoir, sentir, que c'était vrai. C'est ce qu'il s'est dit au départ, empli de toute la mauvaise foi du monde, incapable de reconnaître ses torts. A se dire qu'elle ne devait pas le connaître si bien que ça, au final, pour ne pas savoir lire la détresse de son regard. C'était de la faute des autres, pas la sienne. Mais bien sûr que Lise n'avait pas pu comprendre. Il était si bon comédien, Dante, que c'était à double-tranchant. Et peut-être que la vérité, c'était que c'était vachement arrangeant de jouer sur l'humour, aussi mesquin soit-il, pour mieux éclipser ses propres doutes, fuir la responsabilité de ses dires. Ne l'avouer qu'à moitié, qu'il était amoureux d'elle, ça ne pouvait être qu'à moitié douloureux.

Verdict, après des années, non, ce n'était pas moins douloureux. Cette nuit-là, il s'est brisé le coeur, Dante, comme on dit. Même si littéralement, ça ressemblait surtout à un gouffre sans fond que l'on aurait commencé à creuser dans son estomac, envahissant ses côtes, étouffant sa poitrine. « Ok, je.. peut-être que ça m'a traversé l'esprit, mais je l'ai pas fait. » Il coupe court aux divagations de ses souvenirs pour mieux se recentrer. Sous sa carapace alcoolisée, il peut l'avouer. Ouais, il allait finalement trahir ce pacte qu'il songe pourtant respecter à la lettre. La promesse stipule bien ensemble. Pas seul. Ensemble. Est-ce-que ce terme a encore un sens ? Il s'en veut de songer au passé, de se blesser en pensant à ce moment qu'il aurait mieux aimé oublier pour de bon. Pourquoi les choses ne peuvent-elles pas être simples ? Deux amis qui se retrouvent. Comme avec Chase, quelques semaines plus tôt. Oh. Et Chase ? Est-ce-que ça lui a fait mal de cette manière-là, en le revoyant, des années après lui avoir confessé ses sentiments ? Et là, ça l'effleure doucement, l'Amadori. Mais vraiment vaguement, pour ne pas trop se torturer l'esprit non plus. Il a le battant qui palpite à lui en faire sérieusement mal sous la peau. Il jette un oeil vers son poitrail, histoire d'être certain que ce n'est pas en train de se la jouer marteau-piqueur sous sa chemise. Mais rien. Rien de visible pour Lise, en tout cas. Pourtant, sa voix suffit à l'affoler davantage. Il en vient à y déposer machinalement sa main, Dante, d'un air faussement détaché. Oh, t'inquiète, j'évite juste à mon coeur de sortir de sa cage thoracique. Il ne peut pas dire ça, si elle vient à lui demander ce qu'il fout, à se tenir le torse comme s'il était en train de faire un infarctus. Alors, son bras retombe mollement le long de son corps. Peut-être bien qu'il est en train d'en faire un, d'ailleurs. C'est peut-être à ça que ça ressemble, quand le myocarde se met à nécroser.

C'est pire encore lorsqu'elle expose l'évidence. Bien sûr, qu'elle a gardé la maison. Il se sent un peu con. Surtout quand elle parle de son père. Qu'elle lui demande si ce serait mieux si elle avait quitté les lieux. Dante tâche de ne pas se presser sur la réponse, de peser ses mots, pour une fois dans la soirée. « Je sais, Lise. » Il soupire, vient passer une main dans sa barbe qui achève sa course dans sa nuque endolorie par l'énergie mise à déterrer la boîte. « C'est juste que j'ai plus franchement de raison de passer dans le coin, ni de savoir si t'es encore là. » Double aveu. Le premier est évident pour elle qui habite le quartier. Tout le monde se connaît plus ou moins, alors, lorsque les ambulances sont arrivées pour décrocher Madame Amadori du plafond de sa chambre, tout le monde l'a su. Et quand elle n'est pas revenue, on a dû le murmurer aussi. Qu'ils avaient enfin fini par prendre la bonne décision en la gardant sous surveillance, au lieu de la laisser rentrer pour qu'elle recommence. Il n'est resté que son père, à Dante, dans sa maison d'enfance. Aucune raison de revenir, en somme. Et puis, la seconde remarque. Comment pouvait-il savoir, alors qu'ils n'ont eu de cesse de s'éviter, de ne plus se contacter. La boîte pèse bien lourd dans ses mains. Pour sûr que ça ne devait pas figurer dans les prévisions de leurs coeurs encore innocents, se faire la gueule et ne plus entendre parler l'un de l'autre. Pour la première fois depuis ces minutes qui semblent trop lourdes et trop courtes à la fois, Dante sent la peine infiltrer ses prunelles, déglacer le bleu qui se veut moins dur, moins indifférent. « J'sais pas. Qu'est-ce-que ça changerait, au juste ? » C'est brutal. Le Dante alcoolisé manque de tact, une fois de plus, et il doit se faire violence pour se reprendre. « Au moins ç'aurait évité que tu me prennes sur le fait, et que je te fasse peur. » Il hausse les épaules. C'est clairement naze, comme explication, sûrement pas ce qu'elle voudrait entendre. Mais il peut-être brut de décoffrage quand il le veut, et elle le sait certainement plus pertinemment que quiconque. Le savait, du moins.

Ses mots contredisent ses actes. Ses mains serrées sur la boîte. Son regard qui en dit long sur les émotions qui se battent pour que quelque chose de bon finisse par émerger. Il parle beaucoup, Dante, et il faut parfois faire le tri dans ce qu'il dit. Travail éprouvant qui était devenu un jeu d'enfant pour les plus proches, et elle en faisait partie. « Désolé. Mais tu serais sortie si tu m'avais reconnu ? Ah. Tu vois, au final, je savais que t'aurais assez de cran pour aller chasser un intrus de chez toi, donc c'était peut-être juste une tactique calculée pour te dénicher de chez toi. » Le suspense est à son comble, alors qu'il joue sur la confidence. Il se détend, imperceptiblement. Un peu plus lorsqu'elle avoue ne pas avoir ouvert la boîte. A tel point, en réalité, que ça risque de sembler suspect. Il essaye de jouer sur l'entre deux, mais c'est compliqué avec deux grammes dans le sang. « D'accord, tu ne l'as pas retenue. » Il fait mine de lui laisser le bénéfice du doute, pourtant un sourire lui chatouille le coin des lèvres, l'air de dire tu me la feras pas à moi, Rowan. Il tangue sur ses acquis, sur ses souvenirs, la manière dont elle fonctionne, sa manière de la comprendre. Les mécanismes sont rouillés, pour décoder Lise. Mais il essaye. Il comprend en tout cas qu'elle est blessée de l'avoir trouvé seul. « Je voulais l'ouvrir seul, d'accord, pour être sûr de l'ouvrir avant que toi, tu l'ouvres seule. » C'est absolument n'importe quoi, mais la complexité de la phrase lui laisse l'espoir de la perdre en route, pour qu'elle ne cherche pas plus loin. Il oublie seulement que c'est lui qui est bourré, et qui s'emmêle le plus facilement. « Et puis, depuis le temps, comment je pouvais savoir que tu prêtais encore de l'importance à ce genre de bêtise. » Il arque un sourcil, clairement sur la provocation. C'est une insulte à la promesse, à l'énergie et l'enthousiasme mis dans la rédaction des prédictions. Il ne le pense pas le moins du monde, cependant, mais tout est bon pour titiller la maîtresse des lieux. « Des fois ça fait pas de mal de retrouver son âme d'enfant. » Qu'il rétorque, prêt à avoir le dernier mot sur tout.

Il fait le malin, mais son épiderme frémit au contact de sa main qui s'empare de la sienne. Et il ferme sa gueule. D'un coup. Il la suit docilement, trébuchant parfois légèrement alors que ses jambes tiennent la route difficilement. Il la laisse même récupérer la boîte qu'il suit du regard, d'un oeil un peu désespéré. Ce qui s'ensuit a des airs de rêve éveillé. Et il s'imprègne des moindres sensations. Ferme même les yeux quelques instants. C'est le genre d'instant qu'il veut retenir. La sécurité qui l'enveloppe alors que Lise nettoie ses mains, la tendresse qu'elle éveille en son sein, la nostalgie qui fait mal. Lise qui prend soin de lui. Il veut s'en souvenir, si le vide revient hanter ses côtes à l'avenir. S'il en vient à ne plus rien ressentir à nouveau. Il s'attache à ses sentiments qui semblent bien tangibles, dessinés au contact de leurs mains, de ses nerfs qui s'éveillent, de ces signaux familiers qui reviennent. Lise. Les récepteurs s'affolent. Vue, ouïe, toucher. Lise. L'information vient animer tous les récepteurs de son cerveau. « T'aurais dû aussi. » Il riposte, malgré son être qui le perd, tâche de l'ancrer à la réalité des retrouvailles. « J'ai pas changé de numéro, tu sais. » Il en rajoute une couche. Lui renvoie le reproche. Elle disparaît un instant, et il la suit du regard, jusqu'à la voir réapparaître. Repère dans le flou alcoolisé qui l'enveloppe. Il contemple ses gestes qui appliquent les pansements, l'entend proposer d'ouvrir la boîte alors qu'il reste bloqué sur les paroles précédentes. « Je pensais que tu me détestais. Pire, que tu me haïssais, Lise. » C'est à son tour de ne plus la regarder, comme captivé par le pansement qu'elle a appliqué en dernier. « A chaque fois que je pense à toi, je revois ton regard la dernière fois que je t'ai vue. J'ai cru que t'allais me tuer. Et je pensais que ça ne passerait pas. Jamais. » Il ne revient pas sur son propre ressenti, son comportement. Axe la discussion sur ce qu'il a pu percevoir de ses émotions à elle, à son égard, comme pour justifier de n'avoir donné signe de vie. « Franchement, j'étais pas sûr de vouloir risquer que tu m'envoies me faire foutre si je débarquais avec mon histoire de boîte. » Là, c'est la vérité. Un peu trop sincère, d'ailleurs, pour qu'il parvienne à rester sur le sujet. Ses mains s'emparent alors de la boîte, pour détourner le propos. Il la garde sur ses genoux, une, deux, trois secondes. Et il l'ouvre.

C'est compliqué. C'est plein de terre encore. Mais il l'ouvre. Et ça lui fout un coup en plein coeur, lorsque le regard tombe sur la multitude de petits papiers enroulés. « Putain. » Il ne jure pas très souvent, Dante. Mais quand ça lui arrive, c'est toujours pour une bonne raison. « Y'en a tellement, tout est mélangé. J'sais même plus lesquels sont les derniers. » C'est presque autant un soulagement qu'une angoisse. Qui aura la surprise de tomber par inadvertance sur la déclaration du Dante de l'époque en premier ? « J'imagine qu'il va falloir se les taper un par un jusqu'à ce qu'on tombe sur ceux qui nous intéressent. » Les seules indications, leurs initiales sur chaque morceau, leur permettant de récupérer leur propre prédiction à chaque fois. « Je commence. Vu que j'me suis quand même tué à la tâche. » Il est paumé entre les sourires qui s'élèvent, comme un môme, et l'angoisse de la situation. Il extirpe un premier billet portant les lettres D.A. et le déroule. « "Dans un an, on sera encore dans la même classe et je t'aurai battue en maths." Ok. La violence. » Il ne peut pas s'empêcher de rigoler, à ce moment-là, et de reporter son regard sur elle.
CODAGE PAR AMIANTE

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his face was as scarred as the barren worlds he braved and he screamed his heart out, standing on top of mountains. he jumped off cliffs, home was where his heart was but his heart had a mind of its own, swept here and there by the winds ruffling the waves, he could not catch it; so he opened his eyes and ripped apart his chest - and he breathed.
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DOLLARS : 286
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PORTRAIT :
ANNEES : 32 y.o,
CŒUR : Seule et solitaire avec une fâcheuse tendance à mentir à ses partenaires. S'enfermant derrière ses barrière pour qu'on ne sache pas qui elle est.
DIVINITÉ/CRÉATURE : Néréide, protectrice des océans et des hommes, symbole de fertilité et de vie.
TALENT(S) : Maîtrise de l'eau, Lise la manipule à sa guise mais la subit également. Son attachement est tout particulièrement ancré à l'océan où son corps se transforme pour y évoluer.
OCCUPATION : Lise a longtemps cru qu'elle ne serait jamais capable de rien faire mais sa persévérance l'a mené au bout d'un rêve, devenir éditrice et passer ses journées le nez dans les bouquins.
TALON(S) D'ACHILLE : Comme toute nymphe, Lise est sensible à la pollution, mal à l'aise en ville, un poil agoraphobe elle a besoin de se tourner vers la nature. Dépendante de l'eau et de l'océan, Lise est sensible à la sécheresse et a besoin d'un environnement humide.
MessageSujet: Re: this heaviness in my chest, I wanted to give this ache a name (lise)   Lun 18 Juin - 22:08

For a language only you and I know ✻ Dante. Dans son jardin. Après des années de silence et d'absence. Une absence bien trop douloureuse qui l'a retournée de l'intérieur, chaque jour un peu plus. Une culpabilité qui lui rongeait l'estomac bien plus qu'elle ne pouvait le contrôler. Si le trio était tés proche à l'époque, Dante était bien celui qui la connaissait le plus, la force de l'habitude, les heures écumées rien que tous les deux. Les rendez vous secrets au milieu de la nuit dans leurs jardins respectifs. Dante savait qui était Lise. Le loup solitaire qui passe ses journées dans les bouquins à rêver d'un monde qui lui corresponde un peu plus, à assouvir un besoin d'imaginaire qui lui colle à la peau depuis toujours. Parce qu'elle n'a jamais aimé sa vie la rousse. A peine commençait-elle à grandir qu'elle pouvait percevoir un horizon qu'elle n'atteindra jamais. On l'avait tuée dans l’œuf. C'est l'impression qu'elle avait toujours eu, à se retrouver seule dans les ruelles les plus pourries d'Arcadia à peine consciente de ce qui l'entouraient. Elle était toute gosse et déjà son avenir semblait corrompu. Rapidement elle s'était rendue compte qu'elle était médiocre. N'excellant en rien. N’appréciant pas l'école. Solitaire. Sauvage. Parfois agressive. Son père adoptif avait bien traversé des misère avec l'adoption de sa petite rousse. Lise l’impertinente. Celle qui n'essayait pas de s'adapter à la société, celle qui toujours ne faisait que rêver et imaginer. Un monde alternatif où elle avait des frère et sœurs, des parents aimants et des cousins à la pelle. Si elle aspirait à une autre vie, elle n'aurait pourtant jamais assez remercié son père pour l'amour inconditionnel qu'elle ne méritait surement pas, son infinie patience et sa persévérance pour que Lise se sente mieux. Elle avait fini par accepter sa vie. La médiocre. Celle où elle ne réussit rien, où elle échoue pitoyablement tout ce qu'elle ose entreprendre. Celle où le sort s'acharne contre elle à lui rappeler chaque fois un peu plus quel chat noir elle était. Il n'y a que Chase et Dante a qui elle a réellement montré son vrai visage. Elle a toujours joué un double rôle, dés lors qu'elle en était capable, à jouer la fière comme si tout lui réussissait parfaitement. Comme si elle avait une vie parfaitement rangée. Mais tous les deux savaient. Il avaient côtoyés la misère de Lise, son profond désespoir, sa rage contre sa propre histoire. Son agressivité. Le tempérament de feu qui l'avait mené directement dans des situations impossibles desquelles ses deux chevaliers avaient du la sortir bien trop de fois. Parce qu'elle ne réfléchissait jamais assez d'agir. L'anticipation ça n'avait jamais été son truc à elle, à foncer tête baisser dans les problèmes, à s'en défaire en tissant mensonges sur mensonges, comme toujours.

Mais là, plantée en face de lui, elle avait l'impression qu'elle ne pouvait toujours pas lui mentir. Elle restait silencieuse. Probablement ce qu'elle savait faire de mieux. Ecouter patiemment. S'efforcer de comprendre. Et elle comprenait la rousse, qu'il ne se soit pas posé la question, qu'il n'avait plus de raison de se demandait si elle était là. Le couteau se plantait en plein cœur mais elle ne disait rien. Il avait raison de penser de la sorte. Le fil du discours se brise parfois. Ou peut-être est-ce simplement l'attention de Lise qui décline à mesure que son regard se perd sur ce souvenir qui était revenu à elle. Elle s'attardait sur ses mains, ses gestes, ses émotions. L'alcool ne faisait pas toujours ressortir le meilleur de Dante, mais ce soir, elle avait surtout l'impression de retrouver le gamin avec qui elle avait partagé tant de temps. Agrippé à cette boîte presqu'avec désespoir, le souffle court, les yeux hagards, l'air presque provocateur. Son regard se fait froid à mesure que ses paroles percent son cœur. "Ca me paraît plutôt évident de me demander si je suis là, plutôt que d'entrer comme un voleur c'est tout" Puisque dans tous les cas, étant donné l'heure tardive, il n'aurait pas frappé à la porte, encore moins s'il n'était pas certain qu'elle soit encore là. Encore il fois, l’égoïsme d'attendre qu'il fasse le premier pas prend le dessus. Elle aurait préféré qu'il l'appelle. Qu'elle puisse se préparer psychologiquement. La surprise l'avait prise de court. "Je ne suis pas sortie chasser un intrus." Était-elle si intrépide? "Je cherchais le sommeil. Je n'avais même pas vu l'intrus tapis au pied du cerisier" Parce qu'elle ne le regardait pas. Son regard évitait soigneusement de se poser sur l'objet de convoitise, niant son attente désespérée. Se plaisait à croire qu'elle était plus forte que ça. Dante pensait marquer un point. Un haussement d'épaule désintéressée, non elle ne l'attendait pas désespérément. Elle avait oublié qu'ils devaient se voir. Mais le sourire de Dante en dit bien trop long sur sa compréhension de la situation. Jusqu'à quel point il avait compris, d'ailleurs? "Je n'allais pas l'ouvrir" Et en quoi c'était important qu'il l'ouvre seul? Elle ne mettait pas le doigt sur une quelconque explication, et se gardait bien de demander de peur de se confronter à une réponse qui ne lui plairait pas. Il la provoque. Tente clairement de la faire avouer qu'elle attendait. "Si toi tu y accorde de l'importance, pourquoi je n'y en accorderai pas moi?" Vu comment il s'accrochait à cette boîte elle était pas sûre qu'il considère ça comme une bêtise par contre...

Le dialogue de sourds pesait déjà sur Lise. Ce n'est pas ce qu'elle avait voulu, espéré ou rêvé. Retrouver sa tendresse, leur complicité passée, c'est tout ce qu'elle avait toujours attendu. La rousse préférait couper court à ce dialogue de provocation incessantes. Ni l'un ni l'autre ne savait vraiment comment aborder la situation et rien de très constructif ne semblait en ressortir. Il brise le cercle le premier. Semble vouloir la complimenter. Gênée, elle ne parvient à répondre à ce pas vers elle que part un geste irréfléchi et probablement un peu trop spontané. Sa main atrape la sienne pour l’amener jusqu'à la piscine. Ses yeux évitent soigneusement son visage de peur de ne croiser son regard et de définitivement plus savoir quoi faire. Alors elle s'entête dans ses geste la rousse. S'affaire à lui nettoyer les mains dans l'eau clair et froide de la piscine, se persuadant qu'il n'y a rien d'étrange à ce geste. Ca lui permet simplement d'arrêter de réfléchir un instant, retrouver celui qu'il l'a manqué un peu plus que de raison, caresser doucement sa peau sous un pretexte douteux. Un fond de profit s'installe dans la situation. L'état d'ébriété de son meilleur ami ouvre des brèches dans lesquelles elle pense s’engouffrer. Se persuadant qu'ils ne s'en souviendrait probablement pas le lendemain. Son contact l'électrise, elle n'a pas sur lever le regard vers lui un instant, faussement concentrée sur sa tâche. Les gestes se font parfois caresse, ses doigts se resserrent sur les siens. La rousse perd le contrôle, la précision de ses gestes qui se laissent aller à une tendresse peut-être déplacée. "Moi non plus" Elle n'avait pas changé de numéro non plus. C'est brusquement qu'elle se redresse, brisant le malaise qu'elle avait l'impression ne plus parvenir à camoufler. Mettant un terme au cercle vicieux qu'elle pressentait s’installer de nouveau. Elle aurait préféré se taire. Garder le silence et ne pas pas répondre à sa provocation.

C'est quand elle revient auprès de lui qu'elle semble jouir d'un nouveau souffle, proposant d'ouvrir la boîte qu'il avait déterré avec un désespoir visible. Son regard se repose enfin sur son visage, surprise des quelques mots qui résonnait dans son esprit. Lui fixait son pansement,  évitant son regard à son tour. Le silence se faisait presque pesant de la part de Lise qui ne parvenait pas à mettre le mots sur ce qu'elle était censée lui répondre. Lui aurait-il était ne serait-ce que possible de haïr Dante? Son cœur avait été blessé comme jamais et sa réaction probablement un peu trop exagérée. Animée par une révélation qu'elle avait pourtant cru et ça lui avait fait quelque chose à Lise. Plus qu'elle ne l'acceptait. Une vague de bonheur s'était inexplicablement emparée de son myocarde avant de s'évanouir le plus violemment possible dans des abysses qu'elle ne pensait pas exister. "Tu m'as blessée" Mais elle ne le haïssait pas pour autant, elle en serait bien incapable. Les mots lui manquait. Si il la prenait dans ses bras sur le champ elle était capable de tout oublier tant elle se sentait fébrile ce soir. "J'ai pas su comment réagir." Le ton n'était plus provoquant, un aveu tinté d'une tristesse profondément ancrée. "Probablement de la mauvaise manière" La fuite n'avait pas été sa meilleure décision, mais c'était tout ce dont elle avait été capable à ce moment là. Son cœur s'emballe, elle glisse ses jambes dans l'eau pour rafraîchir son esprit qui semblait bouillir face à ces quelques mots dont elle ne savait pas se détacher. A chaque fois que je pense à toi. Et alors l'espoir qu'elle nourrissait en secret sembler trouver un fondement, aussi fébrile soit-il. Ca lui faisait quelque chose de s'imaginer qu'il ait pensé à elle, comme une ado amourachée ça palpitait dans sa poitrine. Est-ce qu'il comprend, qu'elle ne le déteste pas? "Je ne l'aurai pas fais." C'est à la dernière seconde qu'elle s'empêche de lui répondre par la positive, qu'elle l'aurait effectivement envoyer balader s'il était revenu vers elle pour ouvrir la boîte. Mais puisqu'il semble jouer la carte de l'honnêteté, elle choisit de faire de même quitte à se dévoiler un peu trop. Il ne la connaissait que trop bien, il avait déjà compris qu'elle avait tenté de noyer le poisson. Qu'elle feignait avoir oublié. Mais elle comprenait qu'il s'en soit inquiété. Probablement l'aurait-elle fait si la date était tombée quelques années plus tôt. Peut-être l'aurait-elle fait sur un coup de fierté mal placée et l'aurait regretté ensuite, un scénario qu'elle ne connaissait déjà que trop bien.

Un soulagement certain s'engouffrait entre ses côtes tandis que Dante se décider enfin à ouvrir la boite. Tout ce qu'elle voulait éviter ce soir, c'était de parler de ce soir là. De la faille qui s'était imposée entre eux comme un gouffre qu'ils ne parviendraient plus à franchir. Encore une fois, elle fuit Lise, la vérité. La peur au ventre des révélations qu'il pourrait lui faire, des explications qu'ils pouvaient bien lui donner. Pire, des mensonges qu'il pourrait lui tisser encore une fois. Elle préférait faire une ellipse pour ce soir, oublier la fracture, la blessure et se concentré sur l'homme qui se trouvait à quelques centimètres d'elle. Si l’appréhension de découvrir les mots de Dante et même ses propres mots, rien n'était comparable avec son désir de fuir le sujet de ce soir là. Alors elle suivait avec attention les gestes de Dante, toujours un peu maladroits, faute à l'alcool. Elle aurait peut-être préféré faire a dans d'autres conditions, qu'il soit un peu plus conscient de la situation, mais peut-être l'était-il suffisamment. Son silence s'impose de nouveau, elle laisse Dante parler comme elle l'avait souvent fait auparavant. L'oreille attentive, toujours, mais la lippe peu loquace. "Je t'en prie" qu'elle se contente d'approuver quand il suggère commencer. Il peut. Elle l'observe, visiblement fébrile à l'idée d'ouvrir son premier billet. En une fraction de seconde, les adultes qu'ils étaient devenus s'évaporent. Ils sont de nouveaux les deux gosses qui ont écrit leur billets bien des années plus tôt puis les ados qui s'imaginaient ouvrir cette boîte dix ans plus tard. Elle ne peut réprimer un rire nerveux Lise, qu'elle étouffe maladroitement de sa main. Leurs regards se croisent de nouveaux, enfin. Et son sourire s'évanoui aussitôt. Il a toujours su lire ce qu'elle ne savait cacher dans ses yeux. Ca a toujours été son point faible. L'endroit où il savait aller fouiller pour y lire sa sincérité. La mélancolie l'envahit un peu trop violemment. Elle se sent perdre pied un instant, se perd dans ses iris qui la fixent et son armure s'éclate en milles morceaux alors que les souvenirs défilent à une vitesse assourdissante dans son esprit. Lise se concentre timidement sur la boîte. "Ca c'est petit. Mais c'est vrai." Ce n'était pas compliqué de battre Lise, surtout en maths et visiblement Dante s'en réjouissait à l'époque. Elle s'affairait à son tour à chercher ses initiales dans la boîte, ce saisissait d'un papier. "J'avais fais un gâteaux pour ton anniversaire mais Chase en a mangé la moitié avant qu'on arrive" Elle souriait doucement alors qu'elle revoyait le visage de Dante, tout heureux de voir Lise arriver avec un gâteau à son anniversaire. Gâteaux qu'elle avait demandé à son père d'acheter en urgence. Chase avait fait les fraits de sa colère pendant plusieurs jours après ça parce que Dante aurait été bien plus heureux, osait-elle espérer s'il avait mangé sa préparation spéciale. "Faut savoir que c'était une invention spéciale avec tes goûts préférés, mais j'suis pas sûre là tout de suite qu'il était si bon que ça"
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