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kiss the girl, CASS

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kiss the girl, CASS - Lun 25 Fév - 10:20

kiss the girl
la morue/alecia van heusen
Une pause l'après-midi ne suffisait pas à combler son besoin en nicotine, si bien qu'Alecia s'était mise à regretter le temps où fumer dans les bureaux était permis, un temps qu'elle n'avait jamais connu. Un tailleur strict de couleur noire - pour changer - et ses escarpins vernis, eux aussi sombres, signe qu'elle avait eut un rendez-vous important dans la matinée. Réunion qui s'était bien passé, un acheteur potentiel qui - il le lui avait garanti - garderait le contact de la conservatrice bien au chaud. Les lèvres pleines et son regard azur n'avaient pas été épargnés par les œillades outrancières de l'homme, mais les efforts de la blonde avaient payé et elle avait presque conclu une vente. La paperasse n'avait pourtant pas été validée par la signature de l'acheteur, mais elle continuerait de l'appeler régulièrement pour prendre de ses nouvelles. Qui sait, peut-être lui proposer un dîner. Il n'y avait pas de limites à ce qu'elle serait prête à faire pour conserver l'anonymat et sa place au musée lui servait de couverture. En plus d'avoir accès à certaines pièces rares et des relations intéressantes. Comme Abernathy, qu'elle appréciait parfois dévisager sans retenue et, malgré sa nature divine, Alecia se pliait aux mêmes règles que les autres : le port de l'uniforme affolait ses hormones. Agent de sécurité employé par le musée depuis quelques années, on pouvait les considérer comme collègues. La blonde n'avait pourtant eut aucun mal à discerner l'anguille sous la roche. Depuis quelques mois, la conservatrice avait observé des changements notables. L'aura que dégageait Cassian avait changé, sa présence tirait parfois quelques signaux d'alarme à la belle qui ne pouvait pourtant se douter de rien. Il lui rappelait quelques membres des obscuri, sans pouvoir mettre le doigt sur ce qui la dérangeait. Il n'était pas une récurrence, de cela elle en était sûre. Mais il n'était plus homme. Sans réellement le confronter, elle s'était contentée de camoufler sa propre nature lorsqu'il était dans les parages. Simple mesure de sécurité, malgré le fait qu'il ait du se rendre compte de la supercherie.

Alecia secoue sa longue crinière dorée, un coude sur le bureau et le soupir au bout des lèvres, empêtrée dans sa paperasse quotidienne. Elle se décide à prendre la direction de la cafétéria pour s'offrir une tasse d’arabica, martyrisant une fois de plus Arnaud - son assistant - au passage. Elle ne l'appréciait pas à sa juste valeur, mais s'il décidait un jour de claquer la porte, elle pourrait en être peinée. Un étage plus bas et quelques couloirs empruntés, elle débouche finalement dans la pièce et s'approche des machines à café. Les gens ont pris l'habitude de l'éviter, sachant quel genre de bad bitch elle peut devenir si l'on ose s'interposer entre elle et sa boisson. Une silhouette ne bouge pourtant pas d'un iota, alors qu'elle relève les yeux vers l'impertinent qui prétend pouvoir se placer sur son chemin. Elle aurait du le voir venir, le sentir, le remarquer. Cassian et ses yeux sombres, occupé à discuter avec des collègues. Le pouvoir s'active, s'acharne à faire disparaître son propre effluve divin et se rendre indétectable alors qu'elle hausse un sourcil à l'attention du vigile. Aucun mot ne s'échappe de ses lèvres scellées, un profond agacement vient lui tordre le visage en une moue pincée. L'attitude de la blonde est méfiante, tout en gardant son impétueuse fierté, qui lui fait lever le menton. Elle le contourne, le cœur battant sans laisser filtrer ses hésitations qui mènent un combat en son for intérieur. Elle tire son café, dans une tasse rose qui n'est pas la sienne, sans pouvoir s'empêcher d'imaginer l'agent de sécurité l'épier. La divinité apprécie les attentions, mais la femme ne peut s'empêcher de museler l’attirance qui se faisait plus pressante depuis qu'il avait changé. Changement qui ne pouvait être du au hasard. Le café, noir, en main, Alecia se détourne du comptoir de la cuisine et s'apprête à quitter la pièce sans un mot. Elle se ravise, s'arrête de nouveau auprès du vigile insondable pour ne glisser que quelques mots piquants. Comme ils avaient l'habitude de s'en envoyer, parfois. « Cassian, t'as pas une petite vieille à conduire aux toilettes ? Ou des gamins à empêcher de courir dans les couloirs ? Des vitrines à nettoyer ? » Sa tirade se termine par un sourire narquois, alors qu'elle reprend sa route et disparaît dans le couloir. La divine a toujours aimé appuyer sa supériorité qu'elle croit écrasante, la gamine effrontée et revancharde, la garce new-yorkaise reluquant à peine la classe prolétaire, l'arrogance de l'Upper East Side l'ayant rattrapé après sa réincarnation. Elle garde son air amusé et satisfait tout le reste de la journée, ne prenant même pas la peine de malmener Arnaud au retour de sa petite pause.

→→→

Les talons qui claquent le béton des escaliers menant aux sous-sols du bâtiment, la fin de la l'après-midi sonnant la conclusion de cette énième journée d'un travail qu'elle n'affectionne plus, la réincarnée trouve un interrupteur qui illumine le couloir gris. Les néons plongent les lieux dans une atmosphère impersonnelle qui lui convient, alors qu'elle continue son chemin. L'écho de ses pas se répercutent à travers le couloir, alors qu'elle marche jusque la porte des vestiaires prévus pour les agents de sécurité employés par le musée. Son sac à main sur l'épaule, elle ne prend pas la peine de toquer avant d'entrer. La pièce carrelée se dispose en un U : les murs sont bordés de grands casiers et, au centre, des bancs y sont installés ainsi que des portemanteaux. Dissimulé dans un angle, une pièce jouxtant celle-ci s'étire sur quelques mètres, là où sont les douches. En tant que conservatrice, elle se doit de connaître chaque recoin du bâtiment. Il n'y a personne pour l'accueillir et l'éconduire, seuls un sac éventré sur le sol et une paire de chaussures. L'humidité dans l'air et le clapotis de l'eau provenant d'une douche étire un sourire mutin chez la blonde, qui prend place sur un banc tout en passant une main dans sa chevelure or. La divine le sent, il est là et visiblement il est seul. Elle se défait de sa veste, profite de plonger les doigts dans une poche pour en sortir son briquet et ses cigarettes. Elle porte une longue tige cancérigène à ses lèvres pour l'allumer, avant de tirer dessus sans ménagement. Quelques minutes passent, où elle ne fait que patienter et inspirer puis expulser la fumée de ses poumons. La douche est coupée, un rideau de douche apparemment tiré, le bruit de quelques pas qui se rapprochent, puis s'arrêtent. L'obscuri se retourne, la clope toujours au bec, son sourcil habituel haussé et la pointe d'un sourire taquin. « Je me suis toujours demandé si l'eau était vraiment chaude ici. C'est le cas ? » Elle laisse couler son regard sur les épaules taillées, ses bras aux muscles déliés et son torse aux reliefs athlétiques. Une nouvelle bouffée de nicotine libérée dans la pièce, se mêlant à l'air moite. Ses yeux azurs détaillent ce qu'il veut bien lui offrir, se stoppant à ses hanches sous lesquelles trône un linge qu'elle aurait pu vouloir enlever. La blonde décide de faire tomber le masque, cessant son emprise d'occultation et libérant sa nature divine. Eris remue, tâtant le terrain, immédiatement conquise par l'atmosphère lourde qui règne dans la pièce. La déesse peut voir le monstre, mais elle ne peut prévenir son hôte qui s’immisce peut-être dans un jeu dangereux. « Cassian, je te trouve différent. » Si elle n'avait pris le temps, ou la peine, de le confronter sur cette nouvelle aura intrigante, Alecia voulait le faire aujourd'hui, maintenant, tout de suite. La situation avec Chaos était trop fragile pour continuer à traîner des doutes sur ceux que la belle côtoyait trop souvent pour ne pas s'en méfier.

Alecia a toujours aimé les effets de surprise, elle a toujours adoré se trouver là où on ne l'attendait pas, mais surtout où on ne la désirait pas. C'était ça le secret. Toujours être au mauvais endroit, au mauvais moment.

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kiss the girl, CASS - Mar 5 Mar - 20:13



Il le voit arriver, l’ado retardé et sa bêtise. Le petit con qui s’éloigne du groupe venu en excursion au musée pour un quelconque cours dont ils se foutent tous. Benêts boutonneux qui préfèrent mâcher leurs chewing-gum comme des bovins et glousser stupidement au moindre mot prononcé de travers par la prof qui n’en même visiblement pas large. Petite bonne femme rondelette à la voix franchement pas agréable à entendre qui ponctue ses phrases de écoutez-moi, chut, on se concentre et autres mots pas trop compliqués pour qu’ils soient compris. Et le petit con qui s’éloigne en ricanant sous les regards stupides de ses copains qui gloussent à la manière de dindes enrouées. Il le voit venir et ça le fait soupirer d’avance tellement c’est prévisible. Parce qu’ils s’en foutent, des types en uniformes sombres qui font les poteaux électriques dans un coin des salles qu’ils visitent. Ils verront pas, c’est tout, peuvent pas regarder partout. Le problème avec Cassian, c’est qu’il voit tout. L’œil acéré du marin, entraîné à scruter les flots pendant de longs moments sans sourciller pour être certain de ne pas rater le morceau de terre tant attendu qui pointerait enfin son nez, le récif planqué sous les flots qui pourrait venir heurter la coque et foutre le bateau en l’air. Vision du pirate qui sur terre lui rend bien service, même si elle n’est là que pour repérer les machins mâchés collés n’importe où et les embardées dans le troupeau qui mènent à la catastrophe. Le portable qui sort de la poche, l’agilité folle du pouce qui se prépare à dégainer le selfie. Et lui qui sort de son bel immobilisme de statue grecque. Profite de sa taille largement plus imposante que celle du boutonneux pour le rejoindre en quelques pas et lui agripper la nuque comme il le ferait avec un chaton qui a pissé sur le sofa.

« - Essaie seulement et je te fais une paire de nichons avec tes fesses qui seront remontées à cause des coups de pieds que tu vas prendre. » Grondement d’océan en pleine tempête, la pupille noire de ces fonds marins obscures et encore vierge de toute visite humaine. Petit con qui blêmit, et lui balance en renfort un sourire métallique plein de ces bagues à la mode pour sourire comme une star de cinéma. Ca suffira pas vu la tronche du merdeux, calculette sur pattes, éruptions volcaniques à même la gueule. Il n’entend pas les excuses qu’il peut lui servir Cassian, il s’en fout à vrai dire, elles sont toutes pareilles pour lui. Ce qui importe c’est la petite statue aux gros derrière et nichons, sauvée de l’audace hormonale d’un crétin. Retour avec le reste du troupeau, traîné par la peau du cou sans ménagement, il balance le téméraire dans le tas de ses copains et grommèle à la petite prof qui semble au bout du rouleau de faire attention la prochaine fois. Journée comme une autre en fin de compte, avec son lot de petit con, ses pauses près de la machine à café. Les collègues qui se marrent, Alecia qui le cherche avec ses répliques acerbes qui le font juste marrer. Journée banale, rien à dire, bien content qu’elle se termine cependant. Fourbu d’être resté planté dans son coin de salle, excepté l’incident avec la face de calculette, rien à signaler. Pas grand-chose à faire donc, s’étire lorsque sonne l’heure de la fermeture et se traîne jusqu’aux vestiaires pour se cramer la peau sur une douce à peine tiède. Au moins le mérite de réveiller un peu, d’y rester de longues minutes, la créature qui se laisse bercer par le doux bruit de la flotte qui tombe sur le carrelage. Ruissèle le long de sa peau en une caresse qui y colle des frissons de délice.

L’odeur de tabac vient envahir son espace, se mélange à la condensation qui s’élève en volutes dans la cabine. Pas seul, il a presque une idée sur qui peut se tenir là. Petit rictus au bord des lèvres, il coupe l’eau, ceinture ses hanches d’une serviette et quitte la chaleur de la douche pour se heurter au froid du vestiaire. « - Tu veux tester par toi-même ? Je me ferais un plaisir de te laver le dos. » Enjôleur dans le timbre, penche légèrement la tête sur le côté de cet air séducteur qui les fait toutes craquer. Pas Alecia, c’est évident. Pas aussi facilement du moins. A voir comment elle le reluque, il n’est pas loin de se dire qu’elle est cuite, la jolie donzelle. Laisse durer l’instant sans bouger, avant d’écarter les bras lorsque résonne l’affirmation. Christ trempé en pagne bon marché. « - Sans les fringues, ça change un homme tu sais… » Clin d’œil complice, à l’air d’un tu vois ce que je veux dire. Et il lui tourne le dos pour se rapprocher des casiers et ouvrir le sien non sans avoir été contraint d’y donner un coup de poing au plein centre pour voir la porte s’ouvrir dans un couinement. Coincée depuis le début, il a compris la technique au bout de quelques jours, fatigué de devoir laisser ses affaires dans un coin, planquées pour être certain que personne y touche.

« - Ta journée n’est pas terminée ? Je te manquais à ce point pour que tu viennes me cueillir à la sortie de la douche ? »
Pas préoccupé plus que ça par la présence féminine dans son dos, Cassian se déleste de la serviette, offre aux mirettes curieuses tout le loisir de continuer à le reluquer. De dos cette fois ci. Le temps de sortir ses fringues, enfiler un sous-vêtement et faire face à Alecia. La serviette dans la tignasse pour éponger les mèches noires. « - Me semble que c’est interdit de fumer dans les locaux. » Certain même, pour s’être mangé les règles du musée à son arrivée. Obligatoire quand on veut prétendre à être un agent de sécurité, connaître les règles pour les appliquer. La cigarette ou la bête noire des lieux publics. Petit moment de latence, quelque chose dérange. Agite la sirène sous la peau, toutes nageoires dehors, en direction de la conservatrice. Pas nette, il le sent depuis quelques temps. Sans savoir si elle est comme lui ou d’un autre genre. Petit jeu qu’il joue avec lui-même à tenter de deviner avant d’enclencher son radar à bizarrerie pour être bien certain de ce qu’elle abrite sous sa jolie carne.

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kiss the girl, CASS - Mar 12 Mar - 16:37

kiss the girl
la morue/alecia van heusen
La belle renifle de dédain, observe ses mains fraîchement manucurées d'un sombre bleu matte, faisant mine d'être désintéressée de la proposition ensorcelante. Elle ne s'était pas faite avoir avant, elle ne se ferait pas déstabiliser maintenant. Alecia attendrait d'être à la maison pour profiter de se frotter elle-même le dos. La blonde relâche une bouffée de plus, fumée qui rejoint le plafond et se fait aspirer doucement par la vieille ventilation du bâtiment. Les pupilles azur reviennent sur la peau perlée de l'homme, sourcil haussé qu'elle accueille la réflexion mal avisée. La belliqueuse se surprend tout de même à esquisser un bref sourire amusé. « Je t'imaginais autrement. » Mensonge. Elle ne le soupçonnait pas aussi well-built, ne s'était que vaguement posé la question finalement, l'imagination bridée par d'autres projets. Les yeux roulent lorsqu'elle entend le poing s'abattre sur la porte du casier, songeant assister à une démonstration de force inutile. La blonde ne perd pourtant pas une seconde de la vue qu'il lui offre, l'oreille attentive et la réplique au bout des lèvres. « Non j'avais du temps à perdre et je devais régler.. quelque chose. », ton qui d'abord empli de dédain, baisse en puissance lorsque le linge tombe au sol. Le fessier tendu dévoilé, sans doute une manœuvre charitable de la part du brun, elle regrette presque qu'il n'ait pas attendu quelques minutes de plus avant de le retirer du paysage. La belle s'efforce de reprendre contenance, souhaitant éviter de lui donner une satisfaction prématurée. « Je savais déjà que tu n'avais pas beaucoup de personnalité, mais de là à vouloir m'amadouer avec ton cul... », secouant négativement du chef, les lèvres offrant un rictus peu plus grand. Elle détourne son regard un instant, se lève pour aller s'observer dans une glace à quelques pas, essuyant de ses doigts la condensation restée sur le miroir. La clope au bec, le regard droit et le menton haut, elle se fait face. Reflet d'une emmerdeuse, peut-être même la reine des emmerdeuses. Sorti de sa poche, elle s'applique à nouveau le rouge à lèvres outrancier qu'elle aime tant arborer. Plus par envie de choquer que pour plaire, en réalité. La bouche scellée, une fois, deux fois, trois fois, afin d'appliquer la couleur jusqu'aux commissures de ses lèvres. Une main qui agite les cheveux blonds comme les blés, jusqu'à ce qu'elle soit satisfaite de son effet. La cigarette  finit de se consumer, écrasée au fond du lavabo. Elle en rallume une autre lorsqu'elle revient à ses propres affaires, reprenant place sur le banc fait trône. « Tu disais ? », moue provocatrice alors qu'elle inspire puis expulse le nuage clair jusqu'à Cassian. « Les interdits sont pour les simples employés, pas pour moi. » Elle se joue du monde, et ce dernier le lui rend bien. A nouveau devant l'agent de sécurité, Alecia se replonge dans une contemplation, moins vicieuse cette fois. Et un sigle sur la peau l'interpelle, reliefs sur la hanche gauche : étoile du chaos, insigne provocateur, qu'elle reconnait immédiatement. Elle aurait du le savoir, même si elle l'avait soupçonné. Un monstre, un héros. Le filtre aux lèvres, cône serti de traces carmin, elle reprend brièvement contenance. La querelleuse avait pour habitude de banaliser tout ce qui pouvait les impacter, de près ou de loin, ses obscuri et elle. Mais sur ce coup, elle avait laissé traîner un problème durant trop longtemps.

Prudente, elle garde bien pour elle son aura sombre et lourde, concentrée dans la dissimulation de sa déesse. « Alors, tu es sûr que tu as pas quelque chose à me dire ? Tu fais partie d'une secte pour avoir un truc pareil tatoué ? Je doute que les ressources humaines apprécient qu'un de leur agent ait de telles déviances. », la bouche étirée en un sourire carnassier, elle prend doucement appui sur ses escarpins, se levant au fur et à mesure que la menace est distillée à travers ses lèvres pleines. Cassian lui fait face, la tignasse sombre en bataille et encore humide, invitant au toucher. Aidée de ses talons, elle peut le regarder dans les yeux sans avoir besoin de se tordre la nuque. Et leur proximité la ferait volontiers frémir, si elle n'avait pas tant de doutes. « Je parle de ça. », alors que ses doigts viennent doucement effleurer la marque qu'Alecia sait divine, le contact de leurs peaux qu'elle provoque a un goût d'interdit. Elle appuie de son regard l'emplacement de la carne estampillée, la survole du regard avant de revenir aux yeux sombres de Cassian, cherchant réponses à ses questions.
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kiss the girl, CASS - Mar 26 Mar - 19:42



Roi des menteurs qui retient difficilement un sourire narquois à l’entente des mots de la jolie blonde. Se contente de lever un sourcil avant de lui tourner le dos pour s’occuper de son casier et entreprendre de se rhabiller. Pas trop vite non plus, et le dédain qui se casse la figure en même temps que tombe la serviette le conforte dans son attitude. « - Dans les vestiaires ? Tu m’intrigues. » Qu’il souffle en tournant légèrement la tête vers l’intruse. Petit brin d’intérêt dans l’éclat de la pupille, à ne pas trop savoir ce qu’elle pourrait venir régler dans ce genre de coin. Pas vraiment celui où elle passe son temps, pas fait pour les gens qui gravitent au-dessus des petits emplois. Elle doit avoir son empire à elle toute seule, là-haut à la surface, la conservatrice. Ebauche de rire qui crève le vide, sincère à faire s’ébranler les pauvres murs fatigués du musée. « - Qui a dit que je voulais t’amadouer ? Je t’offre de quoi te rincer l’œil, profite au lieu de râler, ça doit pas t’arriver souvent ce genre de chose. » Cassian se moque, repose un instant les yeux sur le banc à présent vide pour l’apercevoir du coin de la pupille à s’admirer devant la place. Même lui n’est pas aussi narcissique et pourtant. Cigarette écrasée, seconde enflammée. Pas que ça le gêne mais un peu au fond, la sirène et son besoin d’oxygène, pas faîte pour respirer de l’air vicié par des narcotiques dont elle se moque. Plisse le nez de son hôte, il se racle la gorge pour faire disparaître le trouble niché sous sa poitrine, expulse l’empreinte de la femme poisson tout en poussant la porte de son casier.

« - Evidemment, tu planes au-dessus de la plèbe. Sont normales tes clopes ou tu rajoutes de l’herbe dedans ? » Mutin au sourire provocant sur les lippes, l’homme se retourne pour faire face à la reine improvisée sur son trône bas de gamme. Achève d’éponger sa tignasse dans un froncement de sourcil lorsqu’il perçoit le flottement chez Alecia à la vue de la marque qu’il porte sur la hanche. Réduit les possibles, elle sait ce que ça signifie, il en est persuadé. Ne croit pas une seule seconde à ce qu’elle lui balance pour détourner l’attention. « - T’en fais pas pour ça, les ressources humaines ont bien le temps de m’inspecter avant de proposer le contrat. » Sous-entendu graveleux à peine dissimulé, dévoilé avec les quenottes impeccablement rangées qui s’affichent dans un rictus faussement enjôleur. Les yeux baissés vers celle qui se poste devant lui et s’autorise à venir effleurer la marque sur la chair. Dégringolade de frissons qu’il ne peut pas réprimer, les pupilles s’abaissent un peu plus pour venir se poser sur les doigts curieux. « - On est si intime que ça, toi et moi, que je doive te raconter ma vie et te rendre des comptes ? En général, ce stade arrive bien après les sauteries, et là, on en est encore au niveau zéro. » Hausse un sourcil et raccroche les ténèbres de son regard à celui de l’inquisitrice. Sonde les abysses d’azur pour y déceler ce qu’il cherche. La trace évidente d’une humanité déviante. Le plus efficace serait encore d’user de cette perception que lui offre la créature qui le dévore, prendre le risque de s’épuiser pour ne trouver que du vent, mais Cassian est presque certain de ce qu’il avance. Comme lui, foutue bestiole ou alors divine. L’un ou l’autre, mais certainement pas une simple humaine.

« - Je vais te décevoir, mon adhésion à une secte n’est pas pour tout de suite. C’est un truc que je me suis fait après un pari raté, en Thaïlande, j’étais bourré, le tatoueur m’a assuré que ça faisait local. » Ment à la manière d’un excellent arracheur de dent. La vérité viciée qui sort de ses lippes comme si elle était aussi blanche que neige. Baratineur hors pair le pirate, ça lui a sauvé tant de fois la mise qu’il est devenu un maître dans l’exercice. Le menton se hausse légèrement, comme pour inviter à défier les mots, petit sourire en coin sur les lippes. Et il joue doucement des hanches contre les doigts de la curieuse, presse la chair sous la pulpe pour faire de l’effleurement un contact plus concret. « - C’est pas très déviant au final pas vrai ? » Murmure penaud d’un môme qui n’aurait rien d’héroïque à raconter, banalité d’une chose qui n’a pourtant rien de banale. Petite sirène sous les chairs qui s’agite encore un peu, titille les nerfs. « - J’en ai pas d’autres, au cas où tu aurais l’idée d’inspecter. » Unique estampille marquant la carne tannée par les heures passées en mer. Juste des cicatrices qui n’appartiennent qu’à l’homme et certainement pas au monstre qu’il héberge dans sa poitrine.


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kiss the girl, CASS - Lun 15 Avr - 11:06

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la morue/alecia van heusen
Elle se plait à se savoir convoitée. Pour rallonger un tableau de chasse qu'elle suppose bien garni ou par réel intérêt, Alecia n'en a finalement rien à faire. Elle ne se soucie pas du fond, tant qu'elle apprécie la forme. Et celles qui se dessinent sous ses yeux lui tirent un sourire énigmatique. Malgré la saveur d'interdit, l'instinct qui lui propose d'être précautionneuse plutôt qu'envoûtée, elle se presse contre la peau nue et inspire un peu de cet odeur savonneuse, mais également de ce que le monstre dégage. L'étourderie lui monterait presque à la tête, ne sachant pas elle-même où fixer les limites. Les avait-elle déjà dépassées ? Elle même ne doit pas savoir ce qu'elle est venue faire dans ces vestiaires. Pousser le peu de complicité qu'ils avaient entre collègues, jusqu'à franchir une ligne plus intime ? Elle ne redoutait pas forcément de finir par être prise sur des bancs de vestiaire, certainement plus âgées qu'elle. L'idée l'effleure gentiment, mais est rapidement rangée dans un coin de sa tête.

Elle ne relève pas les remarques et les provocations, se contente de banals rictus en guise de réponses. Alecia apprécie la confrontation. Elle a toujours préféré les personnes qui osaient lui rentrer dans le cadre à celles qui tentaient de la brosser dans le sens du poil. Il la jauge d'un regard sombre qu'elle peine à cerner, se demandant si la méfiance et le désir pouvaient s'y mêler. Elle est intriguée par l'homme qu'elle ne connait pas si bien que ça, elle grimace lorsque sa hanche s'appuie un peu plus contre ses doigts. Elle observe ses lèvres bouger alors qu'il repousse sa question. « On pourrait changer ça, passer au second stade. » Proposition qu'elle pense, suggestion qui étire en elle la déesse du courroux. Les pupilles malicieuses fixent les lèvres rosées, l'envie de se laisser aller simplement pour posséder. S'attribuer le monstre ou le héros, lui faire avouer et ressortir vainqueur de ce qui ressemble de plus en plus à son propre piège. La belliqueuse écoute avec attention la révélation qui se faisait attendre, l'air à nouveau sérieux. Elle détache ses doigts brûlants de la marque, son soi-disant tatouage, pour faire un pas en arrière. Alecia, la façade imperturbable, rallume son bout de cigarette éteint d'une flamme fugace. La belle tire sur le filtre, s'échine à trouver un autre angle d'attaque tout en avalant de ses poumons la fumée pour la recracher contre le plafond. Elle aime se donner l'idée d'être un dragon, parfois. « Ton aura ne ment pas. Et même si je ne sais pas qui tu es, je devine sans trop de mal ce que tu es. » La méfiance est remise sur la table, leur proximité brisée par la prudence de l'obscuri. Il suffirait qu'elle perde un tant soit peu le contrôle, qu'il déterminerait sans mal son aura pourpre mais sombre. Elle ne se doute pas qu'il l'a déjà vu, cette noirceur qui caractérise si bien les sbires de Khaos. Une nouvelle bouffée de nicotine prise puis rejetée, elle s'autorise quelques pas et délie leurs regards. « Tu me connais bien mal, si tu crois que je vais avaler ton baratin. Qu'est-ce qui t'a amené à travailler ici ? » Paranoïa qui reprend le dessus, ajouté à cela l'hybris qui bourdonne à ses oreilles, la blonde n'a de cesse de dissimuler son allégeance tout en sachant qu'un jour, un seul faux pas l'enverrait directement sous terre. « Tu n'es pas plus humain que moi, Abernathy. Et l'idée de savoir que quelqu'un comme toi traîne où je travaille me... Dérange. Sauf si tu as quelque chose à dire pour ta défense, attends-toi à avoir une lettre de congé agrémentée de remerciements pour tes loyaux services. Disons dans quelques jours. » Le chantage pourrait tenir. Elle n'en sait rien, finalement, si sa place au sein du musée lui est précieuse. Elle prendra tout ce qu'elle a sous la main pour le faire plier. Ou le radier de son propre champ de bataille. La cruelle nonchalance de sa démarche, alors qu'elle tourne comme une lionne en cage, n'est que le reflet de la tourmente qui l'habite. Prise au piège dans une ville qui était prête à tomber entre leurs mains, maintenant désertée de la présence de celui qu'elle sert et qu'elle estime.
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kiss the girl, CASS - Lun 6 Mai - 20:04



Au manège du sensuel, l’homme se veut expert. Esquisse d’un sourire franchement coquin aux coins des babines lorsque les pupilles féminines les effleurent. Caresse insolente, prémices de cette fièvre souveraine bouffant tout sur sa route. Il a les hanches qui se pressent plus fort contre les ongles écarlates, dans un mouvement de bassin à l’évidence que même un puceau saurait deviner. « - On pourrait l’envisager… » Souffle-t-il, le timbre suave et ronronnant de ces sirènes enchanteresses noyant le marin au slip en furie dans leur mer de luxure, terre promise que jamais elles n’offrent. Ce n’est que le plaisir d’appâter pour mieux les tuer. Il pourrait se pencher un peu plus en avant, réduire l’espace entre eux mais l’inquisitrice lâche sa chair et recule. Appose des frissons de frustration rageuse contre l’échine alors dépliée pour lui offrir tout le loisir de toiser. Cette façade immuable qu’elle lui offre en rallumant sa cigarette. Elle fait tellement d’effort pour s’offrir une attitude, une contenance qu’il devient facile de deviner qu’elle s’évertue à lui cacher quelque chose. Son essence, ce petit bout d’elle bien plus intime que les jolies courbes planquées sous le tissu. Ce que Cassian devine dans un haussement de sourcil. Divine, c’est un fait, il le sent. Il le sait. L’a vu dans les ombres dansant autour de la silhouette, l’aura ténébreuse au pourpre bousillé par le mal qui la bouffe. C’est tout ce qu’il peut en conclure, elle est mauvaise, a choisi son camp.

Et l’évidence se crache dans une bouffée de fumée. La sirène est repérée, et ça l’emmerde. Sous la surface de chair, Cassian tempête mais ne laisse rien paraître. Ne se défait pas de son sourire, scrute celle qui s’éloigne. « - Touché, je confesse, je suis une bizarrerie. » Hausse une épaule comme s’il s’en foutait, et tourne à nouveau le dos à la conservatrice pour se remettre à fouiller dans son casier. Enfiler son jean sans se soucier de la suite jusqu’à ce qu’un point le fasse dangereusement grimacer. « - Parce que je te volerais la vedette ? T’en fais pas, ça ne m’intéresse pas, je te laisse volontiers la première place. Qu’est-ce qui amène les gens à travailler ? Merveilleuse question. Comme tout le monde je suppose, il faut que je me loge et que je vive, ça payait bien pour pas beaucoup d’effort, on m’a filé un contrat pour le poste, j’allais pas refuser. » Comme s’il avait été venu dans ce trou à rat plein de poussière et de machins antiques sans intérêt pour les beaux yeux d’Alecia. Pour ce que ça peut lui faire qu’elle soit pour les gentils ou les méchants, il a passé l’âge de ce genre de connerie. Quand lui ne se range que dans son propre le camp, les guéguerres des autres, il s’en moque éperdument.

L’agace à tourner autour comme un foutu vautour. Il en soupire et se redresse une seconde fois, pose sa main contre la porte récalcitrante de son casier puis tourne la tête vers celle qui s’improvise maître chanteur. Et il déteste ça, qu’on le tienne par les couilles, qu’on essaie seulement de le menacer ou l’intimider. « - Pas dit que celui qui me remplace tolère aussi bien ton manège de petite cheftaine de bac à sable. » Qu’il minaude, franchement moqueur avant de faire volte-face pour accrocher les abysses noires de ses rétines à celles de son adversaire du moment. « - Ta méfiance est presque touchante Alecia. Mais essaie seulement de me dégager du décor et la déesse que tu planques sous ta peau ne te servira pas à grand-chose. » Masgugue ronronne encore, caresse de la langue contre le palais aux notes envoûtantes. Il pourrait la faire ployer, d’une simple phrase. Une comptine pour bercer l’oreille et faire taire la méfiance, ancrer dans le crâne qu’ils sont du même bord, alliés et non ennemis. Il pourrait mais préfère voir jusqu’où elle est prête à aller pour se laisser le champ libre.  

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kiss the girl, CASS - Jeu 16 Mai - 13:28

kiss the girl
la morue/alecia van heusen
Elle n'a pas pour habitude de se faire avoir, Alecia. Coutumière de mener ses interrogatoires, plutôt que de les suivre. Elle mettait cela sur le compte de la prétendue proximité qui les liait, sur le fait qu'ils soient collègues et que la présence de l'homme se soit faite doucement familière. Mais elle comprend à présent s'être fait avoir. Elle grince des dents, vexée d'être tombée si loin dans le piège tendu par le monstre ou le héros. Il a l'air de s'en amuser, rictus conquérant mais charmant plaqué sur le visage. Et la blonde ne sait comment il y arrive, mais il l'électrise. Les désirs remués à son contact la grisent et l'alarment.

Dangereusement, Cassian se colle comme l'aurait fait un chat quémandant caresses, comme l'aurait fait un tigre prêt à vous écorcher de ses griffes. Si elle ne se méfiant pas plus, certainement qu'elle se serait laissée aller à la conquête de l'homme. Et ça l'irrite, de se faire pareillement avoir, elle, la professionnelle de la mascarade. Presque attrapée dans les filets de celui qu'elle se plait à harceler, parfois rabaisser. Et si ce n'est pas une victoire totale, il le sait - tout comme elle -, qu'elle a failli se risquer à se pencher plus près.

La nicotine ne lui apporte plus rien, mais le geste méthodique l'apaise et remet ses pensées en place. La pièce saine avant son arrivée, avait à présent l'allure d'une chambre à fumigènes. L'humidité se fait lourde et le goût du tabac moite la dégoûte. L’écœurement est vite oublié, remplacé par la satisfaction d'entendre le collègue avouer. Il ne s'étend pas plus en explications, comme s'il s'agissait là d'une révélation affreusement banale. Et il a raison : Arcadia devait avoir un taux de population divine plus qu'élevé.

Il profite de sa menace pour changer de sujet, sans qu'elle ne s'y oppose. Elle reviendrait à la charge plus tard, insister pour découvrir si sous sa carne remuait un héros ou un monstre. Une étoile du chaos comme marque n'était pas commune, se pourrait-il que son seigneur ait mis sciemment l'homme sur sa route ? Elle se le demande, l'obscuri déjà prudente sur leur recrutement. Ils venaient d'essuyer le départ d'un traître - qui implorerait leur pardon lorsqu'ils l'auraient rattrapé.

Alecia observe le bel âtre remuer son casier pour retrouver son jean, dont il il se pare pour repartir de plus belle dans ses insinuations. Le ton est moqueur, piquant. Elle s'amuse de voir Cassian si persuadé de son égocentrisme. Et pourtant, tout cela elle ne le faisait pas que pour elle. Surtout pour lui. « J'ai jamais eu besoin que tu déclares forfait pour savoir qu'ici la première place m'appartient. » Constat rieur, alors qu'elle examine ses ongles tout en battant en retraite.

Le filtre commence à se consumer entre ses doigts, clope indéniablement terminée qu'elle jette négligemment au sol, pas une minuscule pensée aux agents d'entretien qui ratisseraient le coin. La belliqueuse relève les yeux vers le collègue, prend le temps d'apprécier la vue avant de noter la brève étincelle de défi qui illumine le regard sombre d'Abernathy. Elle se rapproche à pas mesurés, revient près des casiers, près de celui qu'elle hésite à considérer comme une menace. « Cheftaine des bacs à sable ? », qu'elle hausse les sourcils avant d'arrêter sa marche, un brin surprise par le mouvement brusque. Ils se font à nouveau face et elle aime ça, Alecia.

Elle aime ça parce qu'il représente un défi, une épreuve, une provocation. Elle observe le regard brûlant et sans fond, elle s'y plonge comme dans un bassin d'eau froide et frissonne. La menace transparaît clairement, s'échappe d'entre les lèvres fines du brun pour venir bercer la querelleuse qui n'a aucune envie de lui céder du terrain. Elle se doutait bien avoir été découverte, se satisfait pourtant qu'il n'ait aucune idée de qui l'habite exactement. Peuvent-ils donc se prétendre ex æquo ?

La tirade terminée, une main part en exploratrice, s'échoue sur l'épaule gauche de l'homme. Sa jumelle rejoint l’hémisphère droit. Yeux dans les yeux, elle ronronne. « Tu sais, Cassian, tu dois être un peu inconscient. », que débute la blonde à la langue déliée. Nul ne provoque impunément la divine sans en subir les conséquences. Alecia pousse l'impudent, d'abord doucement, puis vient le plaquer durement contre les casiers froids. « Pour vouloir me chercher comme tu le fais. » Elle remarque la grimace de mécontentement de celui qui s'impose en rival, décide de reculer avant d'essuyer un coup. Elle, mieux que quiconque, connaissait bien les remous dont les réincarnés étaient parfois victimes. En talons aiguilles sur du carrelage, le lieutenant aurait plus de chance de se briser une cheville que d'avoir le dessus à mains nues.

« J'imagine bien que tu aies besoin de payer un loyer et tout ce qui s'ensuit. Tu sais bien que je ne parle pas de ça. » La chasse à Khaos n'était pas terminée et nul doute que des torpedo arpentaient la ville à la recherche de l'Originel. Chaque matin, Alecia craignait un peu plus le fait que son alliance au néant ne soit découverte et mise à profit pour démanteler les obscuri. Ce pour quoi elle avait tant donné menaçait de s'écrouler. La vipère se sentait prise au piège, la trouille au ventre de remarquer - trop tard - l'aigle qui foncerait sur elle pour en faire son repas d'un coup de serres et de bec. « On se connait depuis quelques années déjà. Tu peux bien me dire pour qui tu travailles. Et ne me sors pas que tu bosses pour le musée. » Le ton s'est durci, elle a beau faire face aux yeux rieurs, la belle n'a plus envie de jouer.
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