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 Mot après mot, juste à propos Ϟ Clarence

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Kalis Marshall
- REAL LIFE MONSTERS -
BLAZE : meteorites.
CREDITS : kane (ava) + astra (signa) + tweek (icon)
FACE : lalisa manoban
DOLLARS : 296
SACRIFICES : 46
PORTRAIT :
ANNEES : 23ans
CŒUR : seule, y'a personne qui ait réussit à attraper le coeur de kalis
DIVINITÉ/CRÉATURE : baku, entité japonaise qui ronge l'esprit, qui la plonge à la limite de la schizophrénie
TALENT(S) : dépendante des rêves inconscient et des cauchemar au goût de tourment - vague souvenir d'une brutale téléportation
FACTION : libre de toute faction et de leurs guerres de gangs
OCCUPATION : étudiante à l'école d'art d'Arcadia
TALON(S) D'ACHILLE : l'insomnie, les nuits qui s'allonge sans qu'elle ne parvienne à trouver le repos
RUNNING GUN BLUES :

LE MONDE AIME A NOICIR CE QUI RAYONNE.

ϟ

A s'attacher jusqu'à en perdre la tête. A approcher la lumière jusqu'à s'en noircir la chaire et à redevenir poussière. Les lèvres usés, é c o r c h é e s  par les mots qu'il ne faut jamais s'aventurer à prononcer, des "je t'aime" éparpillés qu'elle aurait dû jalousement garder.


M I N K I

« Je te dirai les mots bleus.» C'est une impression qu'il renvoyait parfois. Celle qui disait je serai toujours là pour toi. Et si elle se le répète, peut être que ça deviendrait vrai.  Comme un mensonge dont on réaliserait l'importance qu'une fois qu'il dépasserait nos songes. « Les mots qui te feront te sentir un peu mieux.» A rêver un court instant, que tout irait mieux. Surement.

M I K I O


« Au fond tu ne possèdes rien» Ce ne sont que des instants manqués. Des instants qui soulignent  les aspects les plus détestés alors qu'ils ne cherchent qu'à s'aimer. « Je te le dis pour ton bien.»


MessageSujet: Mot après mot, juste à propos Ϟ Clarence   Mer 13 Juin - 19:32





Most anything


J’ai peur de moi.

Que ferai-je lorsqu’ils ne seront plus là ?

Je ne veux pas me retrouver seule, parce que seule je ne suis plus qu’avec elle. Elle qui ne me quittera jamais et qui m’emmènera quand je ne saurai où aller.    Toujours à mes côtés elle attend leur au revoir pour faire son entrée.

Une pointe de mélancolie - juste un peu, un grain de moutarde, des éclats chagrins, des cendres tièdes; un goût, acide, âcre, des regrets en filigranes, qui remontent jusqu'au nez; les hauts bâtiments de la ville qui croulent sous le bitume, un soleil qui peine à enlacer de ses rayons timides la blancheur des nuques, un frisson qui dérive vers le continent des reins, une mèche peinte de vermeille qui s'enroule dans le creux d'une épaule; oui, juste une pointe de mélancolie.
Un noyau tristesse blottit dans le coeur de Lys.

Elle tient l'ouvrage au creux de ses mains.
Les mots courraient sur les pages avec un attrait qu'elle ne s'expliquait pas, jamais. Kalis avait l'amour des livres. Des histoires qui s'étalent sur des pages et des pages, des vers qui s'entremêlent, des proses et des alexandrins.  Elle aimait. Elle aimait l'émotion qui lui serrait le coeur au fil des lignes d'écritures, les joies et les peines, des espoirs comme de leurs seuls désespoirs. Alors il n'y avait pas de plus grand plaisir pour l'enfant de se perdre à la terrasse d'un café, un livre ouvert sous son nez.
Mais Kalis, elle n'avait jamais songé à le partager.

Il y avait quelque chose d'intime dans l'objet d'une lecture.  Un secret murmuré à soi même, comme une femme qui sous ses vêtements, porterait une lingerie en dentelle pour le simple plaisir de savoir qu'elle en porte. Un sentiment exacerbé de tout ressentir plus vite, plus fort. Avoir conscience de son corps tout en étant ni chaire ni sang mais un millions de pensés enrobés dans une carcasse trop étroite pour les contenter. Ecrire, c'est se livrer tout entier, offrir au monde l'aspect le plus débridé de notre liberté. Il fallait du courage pour exposer aux autres la vulnérabilité de ses pensés. Ainsi, peut être bien que l'auteur était plus brave que le lecteur. Peut être que le joueur était plus entier que le voyeur. Mais le joueur ne dépendait-il pas du voyeur lorsque talent et ambition faisant il se livrait au jeu de la publication? Quoi qu'il en soit, Kalis respectait ça.

Elle respectait le talent comme la délicatesse d'une plume, et elle respectait Clarence Birdwhistell bien sûr. Elle avait lut ses textes, s'en était gorgée jusqu'à pouvoir, parfois, en réciter quelques vers, les retracer du bout des lèvres. Il aurait été difficile de dire si c'était la femme ou l'enfant qui s'approcha de l'homme, délaissant sa propre table pour se tenir à ses côtés, tordre le stylo entre ses doigts tout en s'efforçant de ne pas détourner le regard.

« Monsieur Birdwhistell?»

Mais la bravade était bien plus aisé lorsqu'elle se tenait assise dans un coin de la salle, hésitant sur des airs "d'ira, n'ira pas" en laissant le vent refermer les pages de son ouvrage. Maintenant que les mots s'étaient échapper de sa bouche, elle semblait presque surprise de leur propre sonorité, pinçant sa chaire entre l'émaille de ses dents.

«C'est un peu bête mais... J'aime beaucoup ce que vous écrivez, j'ai acheté votre dernier livre. Alors je... voulais juste vous le dire. »

Que vous avez du talent, un talent qu'elle n'aura sans doute jamais mais qu'elle se plaisait à lire et à redécouvrir, voyeuse d'une nuit.
©️ SIAL ; icon tumblr



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secret — If I show you then I know you won't tell what I said cause two can keep a secret if one of them is dead?
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Clarence Birdwhistell
- GODS AMONGST MEN -
BLAZE : Nao.
CREDITS : ava. (c) DΛNDELION| icons (c) vocicus | signa (c) endlesslove
FACE : Tom Hiddleston
DOLLARS : 305
SACRIFICES : 70
PORTRAIT :
ANNEES : La quarantaine frappe, mais il ne la rejette ni ne la craint. La crise du quart de siècle a fait ses ravages, mais celle de la quarantaine ne vient pas. Forty is the new thirty, they said.
CŒUR : La solitude, l'abandon soudain. Veuf d'une femme trop douce pour lui. En grève d'amour depuis, la culpabilité le rongeant, il est marié à son travail, dévoué à ses enfants.
DIVINITÉ/CRÉATURE : {Gwydion} Trickster celtique. Dieu de la magie, de la science et de la poésie. Puissant sorcier, maître des illusions.
TALENT(S) : Illusions (visuelles, auditives, olfactives) + vérité occulaire
OCCUPATION : L'homme à la caméra. Amant des mots.
GENÈSE : Primus. Troisième phase.
TALON(S) D'ACHILLE : Ses enfants ; qu'il protège, qu'il craint toujours de perdre. Deuil ; qui s'éternise, qui paralyse.
JUKEBOX : Zenith (Ghost) | Knights of Cydonia (MUSE) | Ballad of a Poet (Our Lady Peace)
RUNNING GUN BLUES :
« I solemnly swear that I am up to no good. »
MessageSujet: Re: Mot après mot, juste à propos Ϟ Clarence   Hier à 20:30



mot après mot ,juste à propos.
Clarence & Kalis
>
«The poet is a liar who always speaks the truth.»
T’as la tête ailleurs, t’es perdu dans le flot incessant de tes pensées. Le regard fatigué qui ne fixe rien de bien précis, les dents discrètes qui mordillent la paille du café glacé encore plein. Tes iris déambulent vaguement sur les gens qui passent devant la terrasse sans jamais s’arrêter, un peu sur le brouillon de storyboard que tu gribouillais jusqu’alors – cette fois, ce n’est pas pour le cinéma et la télévision, mais pour le clip d’une vedette pop. Habituellement, ce n’est pas trop ton genre de truc (ta playlist carbure au Guns’n’Roses et autres perles des eighties et des nineties), mais un contrat c’est de l’argent.
Quelques secondes d’hésitation s’imposent avant que tu ne décides de fermer ton Moleskine noir et de le troquer pour un autre cahier, un peu plus usé. Tu reprends ton crayon pour te mettre, cette fois, à griffonner autre chose. Ce qui te passe par la tête, un brainstorm inutile. Aujourd’hui, tu n’avances à rien. L’angoisse d’un deadline important revient trop souvent titiller tes pensées. Ce n’est pas anormal, même que la pression te stimule, mais t’as besoin d’une journée de repos ; tu ne t’en permets pas souvent, mais parfois tu n’as pas le choix. En vérité, tu croyais trouver un calme confortable en venant ici, mais la chaleur commence à te tomber sur le cœur – t’aurais peut-être mieux fait de rester chez toi. C’est quand même un peu ironique venant de la part de quelqu’un qui a vécu quinze ans à Bervely Hills, mais il faut dire les choses comme elles le sont : s’il fait théoriquement plus chaud en Californie, il fait plus humide dans le Maine comme dans tous les États qui bordent le Canada. Et ça, tu le supportes moyennement.
T’aurais pu t’installer à l’intérieur, mais les gens y grouillent de partout, rendant la climatisation tout-à-fait obsolète. Sur la terrasse, le soleil te frappe en pleine tête, mais c’est moins oppressant. Le trop plein, comme le trop vide, a le don de te rendre anxieux.

Alors que ton crayon noircit le papier de formes sans but, tu resombres dans tes pensées, mais rien de trop désagréable. Les idées se chamboulent, se replacent ; ça te calme, tout ça, et tu sais qu’au moins, quand tu rentreras chez toi, tu seras capable de te reconcentrer sur tes obligations. T’es parti tellement profondément dans ta tête que tu sursautes quand une voix jeune et féminine t’interpelle. Pendant un court moment, tu sembles un peu confus : t’observes la jeune femme, puis le livre.  Un sourire étire tes lèvres.  « Il n’y a pas erreur sur la personne », dis-tu d’une voix légère comme pour calmer la jeune femme qui semble un peu stressée. Sans la lâcher du regard, t’écoutes ce qu’elle a à dire et tes yeux s’illuminent de satisfaction autant que ton cœur est touché par son intention. C’est rare qu’on te reconnaisse quand on n’est pas du milieu, surtout pour tes écrits. T’as beau avoir longé des tapis rouges, gagné des prix et toute la panoplie d’apparitions publiques, tu n’es pas un acteur ni même un model, tu ne fais que te tenir derrière la caméra, la tête dans la paperasse, alors ton image marque moins. « Ce n’est pas bête, voyons ! Au nombre de fois que j’ai couru après des têtes connues quand j’étais plus jeune, je serais mal placé pour vous juger. Peu importe. Votre intention me touche beaucoup. » Encore tout jeune, à dix-huit ans, quand t’as été balancé en plein cœur de Bervely Hills, c’est clair que t’as passé une bonne partie de ton temps à réclamer des autographes aux célébrités que tu reconnaissais dans la rue et à leur imposer ton smalltalk à peine intéressant. T’étais un peu lourd, à vrai dire.

Par politesse, tu ranges ton crayon et tu fermes ton cahier avant de désigner à ton interlocutrice la place libre devant toi. « Vous pouvez me tenir compagnie un peu, si vous voulez. » Tu n’es pas toujours très enjoué à l’idée de taper la discussion avec des inconnus, mais c’est différent quand ces dits inconnus semblent jeunes, puisque tu sais bien que dialoguer avec des adultes inspirants ne peut qu’avoir des bienfaits. Encore aujourd’hui, t’es reconnaissant envers ceux qui ne t’ont pas repoussé quand t’étais encore jeune, la tête pleine d’interrogations. « Ça me touche toujours de savoir que la jeunesse n’a pas délaissé la poésie. Vous en lisez beaucoup ? », demandes-tu, sincère et curieux. « Je ne vous ai pas demandé votre nom. », glisses-tu rapidement, l’air un peu pensif. Ça te dérange, d’une certaine manière, de ne pas connaître le nom de tes interlocuteurs. Distraitement, tu bois un peu de ton café glacé que t'avais presque oublié.

(c) DΛNDELION

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Your zenith fades into eternity.
Clarence ☽ We conquered a magic, we counted the stars. Deciphered the clockwork, enacted this farce. Devoured by shadows, we cling to the light. Deluded by wisdom, the bringer of night.
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