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all this & heaven too - Sam 26 Jan - 13:22


all this & heaven too
ùna & sinead

« lost in the fog, these hollow hills, blood running hot, night chills »
Retraite conspirée loin du mitard et ses crevures toutes personnelles, cul vissé au cuir défoncé d'une vieille Ford Mustang, c'est l'Amérique et ses rêves foireux qui s'offre à l'irlandaise qui n'compte pas rester à ne rien faire. Disparue sur les routes, quelques jours, comme si l'enterrement de Fiona avait été plus émouvant qu'il ne l'avait paru. Bullshit. S'en retourne vers Arcadia, déroulement aussi simple qu'elle l'avait prévu jusqu'à ce que le moteur émette quelques grésillements suspects, ne décide de crever à son tour. Fureur acide, portière claquée, capot qu'elle soulève afin de se mettre en quête de quelques origines à cette panne inopinée, tandis qu'une pluie battante continue de frapper son visage émaciée, grignote chaque carré de peau jusqu'à ce que ne subsiste plus que sa carne détrempée de chien mouillé, loin de tout. Batterie maudite, cellulaire déjà éteint depuis la veille, et là voilà, à enrager, remontant dans la voiture pur s'enfermer dans celle-ci, frappant d'un coup de poing insolent le volant millésime. Ne manquerait plus qu'une voiture de police ait la fameuse idée de prendre cette route perdue et là voilà perdue pour de bon. Trop facilement repérable, trop aisément reconnaissable, les traits foudroyés par des ires d'enfants, des erreurs de jeunesse, regrettables. Quoiqu'elle n'en oubliait pas l'arme cachée sous le fauteuil passager, dont elle n'aurait pas le moindre scrupule à se servir. Liberté, liberté chérie qu'on ne lui enlèverait pas. Certainement pas ces amerloques dont elle ne supportait pas les habitudes, loin d'une délicatesse – relative, certes – de ses origines.

« Bravo, Una, t'as réussi ton coup. Ça t'apprendra à essayer de t'faire oublier. »

Raté. Semblant de somnolence, en vain. Embrasse l’extrémité d'une cigarette. Plisse soudainement les yeux lorsque des phares viennent balayer la route, l’éblouir plus qu'il ne le faudrait. Pas de gyrophare, pas de sirène hurlante, à moins que ça n'soit une voiture banalisée. Aucune raison pourtant, que les bleus ne viennent se perdre ici, certainement pas par un temps pareil. Capot toujours ouvert, suffisamment pour qu'on puisse se douter de l'ennui, et déjà, la bagnole ralenti pour venir se ranger près de la sienne. Fronce les sourcils en essayant d'apercevoir le conducteur à travers le mur d'eau. Tignasse feu follet qui la fait sitôt lever les yeux au ciel. Sinead Reed, la fameuse. Comment ne pas en avoir entendu parler, Ned semblait ne jurer que par elle. Et déjà elle brave les eaux, s'approche de la portière, vitre qu'elle tapote avec une délicatesse qui l'aurait presque fait grogner d'un cynisme absurde. Lui ouvre, après un instant d'hésitation. C'aurait été bien plus amusant de la laisser un peu sous la pluie, mais il est vrai que si elle voulait s'en retourner à l'abri et quitter sa zone d'exposition, à elle de faire quelques efforts.

« Reed, salut. Tu m'ramènerais pas à Arcadia ? Semble qu'elle a fait son temps et que le moteur est fichu. »

Semblant de politesse dont on ne s’embarrasse pas tant, si directe que ça peut en paraître brutal. Peu importe, tant qu'elle peut se mettre à l'abri – sans avoir besoin de mimer les amitiés imaginaires avec le sosie de feu la reine.
(c) DΛNDELION
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all this & heaven too - Ven 1 Fév - 21:50


all this & heaven too


Ils lui auront tout fait. Les pneus crevés. Le moteur saboté. Le siège lacéré. La moto rouge que Ned lui avait offerte après l’Eden Manor a bien triste mine le matin où Sinead descend pour aller faire un tour et suivre une piste éventuelle. Tant pis. Elle fait un aller-retour pour aller chercher son matos et descend donc avec sa sacoche remplie de conneries utiles, et une tige en métal fine et plate. Aujourd’hui, elle braque une caisse. Historic District est relativement calme mais vu qu’elle y vit bien depuis dix ans, elle sait quels coins sont les moins surveillés et les plus sûrs pour emprunter une voiture. Un peu moche, celle qu’elle trouve, mais elle s’en moque bien de la couleur et de la marque. Du moment qu’elle ronfle bien quand elle allume le moteur, qu’il y a de l’essence dans le réservoir et qu’il n’y a pas tous les voyants qui se mettent à clignoter comme des forcenés. De toute façon, vu la neige qui recouvrait la voiture, y a pas vraiment besoin de se demander si elle est souvent utilisée. Ni vu ni connu, on l’emprunte et on la rapporte et en 24h, l’escapade et la vérification de la piste sont réglées. Elle s’allume une cigarette, entrouvre la fenêtre côté conducteur et met les voiles. Ce qu’elle cherche ? Des indices. Des informations. Des preuves. Elle a la mine grave et elle a voulu prendre l’air après les tensions lors de l’enterrement de Fiona. Des choses non-dites, d’autres qui ont été éructé. Ça fait des mois qu’elle veut mettre la main sur cette petite salope d’Ophelia Mendes, le vrai Khaos incarné. Des mois qu’elle suit un fantôme et qu’elle ne parvient pas à la choper main dans le sac. Elle a eu un tuyau là, il faut qu’elle vérifie. Duchesse ou pas, elle ne demande pas la permission. Elle envoie un message, toutefois, à Ned, Alan, et bien sûr Ikaar, s’ils la cherchent. « Partie pour la journée. Appelle-moi si urgence. »

Parce qu’on ne sait pas.
Parce qu’en quelques minutes, tout peut voler en éclat. Elle sait qu’elle a pas de temps à perdre alors qu’elle dépasse les limitations de vitesse, prête à faire son plus beau sourire à l’agent qui l’arrêtera peut-être sur le bas-côté. Dans tous les cas, elle sera en règle : le permis est aux normes et comme elle l’a vérifié avant de démarrer, les papiers de la caisse sont dans le vide-poche du passager. Les honnêtes gens sont rafraichissants, parfois. Trop lisses pour redouter de se faire chourrer leur véhicule. Trop insouciants pour croire à la criminalité ambiante -quoique, ils commencent à s’exciter, les braves gens, avec leurs manifestations devant la mairie, et le maire qui s’y est mis. La clope presque achevée vole par la fenêtre alors que les kilomètres sont avalés vitesse grand V. Nemhain n’a jamais été la déesse de la nature, et Sinead n’a pas trop conscience des problèmes écologiques. Enfin, elle sait ça, mais bon… Disons qu’elle a d’autres soucis, pour l’heure.

* * *

La piste était une fausse piste, ou une piste bien trop froide pour être pertinente. Elle a juré en remontant dans la caisse, s’est rallumée une clope, fenêtre de nouveau ouverte un brin, mais il s’est mis à pleuvoir donc il a fallu fermer la fenêtre et finir de fumer dans un habitacle clos. Les trombes d’eau pourraient la rendre aveugle s’il faisait nuit, mais on en est loin pour l’heure. Elle roule, sur une autoroute déserte, mais ralentit en voyant une voiture arrêtée sur le bas-côté, capot ouvert, là-bas au loin. Sa journée n’a servi à rien, autant achever de ne servir à rien.

Moteur arrêté, clés en poche, porte fermée, elle trottine sous la flotte jusqu’à la voiture. Et quand elle reconnaît l’occupante du carrosse en rade, elle s’esclaffe, la rouquine. Forcément. Sur une putain d’autoroute parmi toutes les autoroutes des États-Unis, faut qu’elle croise l’ombre féminine du Sénéchal, celle dont les serres se sont agrippées possessivement au bras de McNamara pendant cet enterrement sous tension. Vraisemblablement, l’univers veut lui dire quelque chose, mais quoi, à part un gros Fuck you ? Surtout que Ùna n’ouvre pas la portière derrière le conducteur, non non, mais la fenêtre du conducteur, alors que Sinead est clairement trempée jusqu’aux os.
Oh, elle ne s’en offusque pas, la Reed. Mouillée pour mouillée, hein. La veste en cuir noir va tenir encore un peu, ce n’est que l’eau glacée qui lui mord les mollets pour le moment. Coudes appuyés contre le haut de la fenêtre, Sinead dévisage sans pitié, sans horreur, sans émotion à vrai dire le visage de la brune dont elle ne saurait vraiment dire si elle est rivale ou potentielle alliée, dans une quête dont elle n’a pas vraiment conscience et qu’elle ne saurait pas vraiment nommer même si on lui mettait le couteau sous la gorge.
« Va falloir payer, Ùna. J’fais pas taxi gratos pour tes beaux yeux, hein. » Sourire goguenard. Ironie à son comble, à dire au second degré quelque chose que certains pourraient prendre au premier. Un temps où seuls leurs yeux s’ancrent, sans que les mots ne jaillissent. Puis la rousse de tapoter le haut de la portière et de confirmer tout en s’éloignant tranquillement vers sa propre voiture :  « Allez, prends tes affaires et ramène ton cul. »

De retour dans la caisse volée, elle met le contact mais attend que la brune soit montée pour démarrer. Sa sacoche? Jetée sur la plage arrière. C’est con, elle a envie d’une clope, maintenant. Rien à voir avec sa compagne de route, non. Et encore bien cent bornes à avaler pour rentrer. Elles vont en avoir du temps, pour causer. « Tu peux choper mon sac, s’te plaît, et m’en sortir clope et briquet ? Sers-toi, si t'en veux une, hein. », demande-t-elle sans quitter la route des yeux, doublant un poids lourd plus lent. « T’étais partie faire quoi, pour te retrouver dans une situation pareille ? » Elles se connaissent pas vraiment, toutes les deux, mais c’est pas forcément ce trajet qui va les amener à devenir les meilleures amies du monde… Quoique ? Ouais non. C’est pas La Petite Maison dans la Prairie, cette affaire.


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