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A l'ombre des cerisiers en fleurs (Clem /& Gus/)

 :: - OUTSIDE ARCADIA - :: around the world
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Aura Sciarra
Aura Sciarra
- GODS AMONGST MEN -
BLAZE : thinkky
CREDITS : (c) myself ♥ & ANAPHORE / aesthetic & icônes : clemy & secret santa d'amour !
FACE : Emily Browning
DOLLARS : 1219
SACRIFICES : 830
PORTRAIT : A l'ombre des cerisiers en fleurs (Clem /& Gus/) Original
ANNEES : (la trentaine), masquée derrière le visage de porcelaine et les traits de poupée, tueuse au regard de feu.
CŒUR : (célibataire) au coeur de pierre, aujourd'hui fissuré et brûlant. Pensées occupées par une seule personne.
RÉINCARNATION : (Hécate), déesse de la lune, impératrice de l'ombre, guide aux carrefours, sorcière et enchanteresse du panthéon grec.
TALENT(S) : (Umbrakinésie) - ACTIF; (Transmutation) - ACTIF; (Illusions Cauchemardesques) - INACTIF; (Médiumnite) - ACTIF.
FACTION : (Nuova Camorra) mafia dans le sang, dans les veines,
OCCUPATION : (sous-boss) leadeuse de son groupe, soldats et capo à sa botte. (Avocate), spécialisée dans les affaires traîtant des mafias, mettant la sienne hors de soupçon, plombant les autres selon les alliances. (Propriétaire du Ciao Roma)
GENÈSE : (Primus), stade 6, bercée par les voix anciennes.
TALON(S) D'ACHILLE : (scarifications) réclamation de la douleur par le corps, lame perçant la peau à intervalles réguliers pour calmer les pulsions. (Clemens), coeur ouvert au détour d'un verre, soutien infaillible quand le monde s'est écroulé. (Nina), fantôme d'un passé qui ne cesse de la hanter. (Astrid), l'amie, la semblable, la soeur, la bras-droit qu'elle protègera envers et contre tout.
JUKEBOX : [u]within temptation[/u] - [i]ice queen[/i]
RUNNING GUN BLUES : A l'ombre des cerisiers en fleurs (Clem /& Gus/) TzpUF88h_o
"Nous sommes de ceux qui établissent des stratégies dans l'obscurité pour reprendre la main, jouer selon leurs propres règles et forcer le destin"

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"Nous sommes de ceux qui veulent à tout prix tabasser leur part d'ombre et faire taire leurs sales travers"

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she walks with heaven in her steps and hell in her eyes

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“She has been through hell, so believe me when I say, fear her when she looks into a fire and smiles.”

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A l'ombre des cerisiers en fleurs (Clem /& Gus/) - Lun 25 Mar - 16:52

A l'ombre des cerisiers en fleurs.
aura & Clemens & Gus

« La vie est un chemin qui se parcourt dans un seul sens [...] La reprendre à zéro est impossible. On peut choisir sa destination, réfléchir quand on arrive à une intersection, ralentir, accélérer, décider de ne plus refaire les mêmes erreurs, on ne revient jamais en arrière. »
Ces derniers mois avaient été étonnants, empreints d’une douceur et d’un calme qu’elle ne connaissait pas dans sa vie. Elle se souvenait de la violence, des entraînements perpétuels, de la recherche du meilleur, continuellement. Jamais elle ne s’était arrêtée, jamais elle ne s’était posée, jamais elle n’avait connu l’arrêt de ses activités, des coups. Corps et esprit réclamés en permanence, burn-out frôlé plus d’une fois, sans qu’elle ne l’accepte. Cela signifiait accepter les faiblesses, accepter de ne pas être infaillible, et il s’agissait bien d’une chose qu’elle détestait. Savoir qu’elle n’était qu’une humaine, et que l’ichor divin n’était qu’une pression supplémentaire sur un carcasse déjà frêle. C’était un miracle, qu’elle ait autant tenu, qu’elle ne se soit jamais écroulée. Et elle s’en rendait compte aujourd’hui, de tout ce qu’elle avait enduré, de tout ce qu’elle avait accepté, pour les beaux yeux d’hommes ne cherchant qu’à se servir d’elle, de ses capacités. Peut-être que, sans s’en rendre compte, elle avait juste voulu être bien vue, pendant tout ce temps. Pour celle qui n’avait jamais eu de famille, la mafia avait toujours été une aubaine, sensation éphémère et illusoire de faire partie d’un tout. Et dans le même temps, c’était elle qui recherchait la solitude à tout prix, volatile ne pouvant être mis sous cage…

Les doigts se posèrent sur la poignée de la porte, appartement dans lequel elle avait fini par élire domicile. C’était étonnant, la facilité à laquelle elle s’était adaptée à ce nouvel environnement. Gamine qui avait pourtant les moyens de se payer un immeuble, désormais vide. Elle hésitait d’ailleurs à tout vendre, peut-être racheter ailleurs, en dehors de Little. Il était temps d’effacer les souvenirs, de guider des lieux marqués par la froideur et l’impersonnel. L’immeuble avait été utile par le passé, lorsqu’il s’agissait d’accueillir certains des siens, par devoir d’hospitalité envers la Camorra, ou de garder prisonniers ceux et celles qui se heurtaient à la famille. C’était utile comme lieu… Cependant, il ne lui était plus d’un quelconque intérêt. Quoique… Il lui servirait à blanchir de son argent, de celui qui s’éparpillait dans de multiples comptes en banque à travers le pays. Elle en discuterait avec Julius, à l’occasion. Ce n’était que partie remise, vu qu’elle travaillait avec l’avocat. Pour l’instant… Y’avait la fin de journée qui s’était étirée, dépassant l’après-midi pour se heurter à la soirée. Vingt-et-une heures passées, ce n’était pas souvent qu’elle se perdait autant dans ses obligations professionnelles.

Porte ouverte, et regard porté sur le chat, qui apparut comme par magie au-dessus de sa tête. Elle ne s’y était pas habituée à cette boule de poil noire, aussi gentille que machiavélique. Clemens craquait à chaque fois devant la bestiole. Aura, quant à elle, oscillait entre douceur et frayeur. Ce n’était pas de sa faute pourtant, il s’agit juste d’un instinct qu’elle peinait à réfréner. « Clemens ? » Elle pouvait sentir qu’il était là (ce qui n’était pas étonnant puisque cet appartement était le sien, bien que l’italienne devait lui faire un virement pour payer les mois passés ici, et elle n’en démordrait pas), mais il était peut-être intelligent de signaler sa présence au vu de l’heure, plus tardive qu’habituellement. Sac déposé dans un coin de l’entrée, elle se posa dans le salon ouvert, capta le regard de l’américain. Sourire léger sur le bord des lèvres, et le calme sembla retrouvé possession de ses iris. Son corps aussi n’était plus aussi tendu, autant sur ses gardes. Y’avait qu’ici qu’elle pouvait se détendre, même si jamais elle ne pourrait acheter un appartement à Delray. Mais un lieu neutre, pourquoi pas…

Une pensée traversa son esprit, souvenir d’une idée qu’elle avait eue dans la journée. « Dis-moi… Tu te souviens, tu m’avais dit que tu n’avais jamais eu l’occasion de quitter le pays. » Rappel de cette soirée finie dans l’alcool, dans les verres de vodka. « Quel endroit aimerais-tu visiter le plus ? » Devait-elle rajouter qu’aller en Europe serait compliqué ? Qu’importait en réalité, elle ferait l’effort, changerait son identité une fois de plus, et prierait pour qu’aucune connaissance ne la croise. Puis, elle avait du temps à perdre. Que ce soit ici, ou à l’autre bout du monde… Des vacances devaient s’annoncer, et certains pays lui faisaient de l’œil à elle aussi…

(c) DΛNDELION & beloved

▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪
She is full of

unshaped dreams
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Clemens Jones
Clemens Jones
- CRY OF THE MARTYRS -
BLAZE : rage
CREDITS : ava: jan ♥ & co: rage. code signa: solosands
FACE : dane dehaan
DOLLARS : 1176
SACRIFICES : 566
PORTRAIT : A l'ombre des cerisiers en fleurs (Clem /& Gus/) Tumblr_nr23jwNPmE1tbjuy7o3_400
ANNEES : 33 années et pourtant un visage de gamin.
CŒUR : incapable de mettre un mot encore dessus, effrayé d'avouer ce qu'il sait déjà. le palpitant ne blesse plus, il aime.
RÉINCARNATION : simple mortel doté d'un pouvoir de guérison.
TALENT(S) : prophète aux mains salvatrices, adoucissant les maux et collectionnant les blessures. Son sang précieux, drogue certain, guérit les blessures et tue les dieux.
FACTION : la Calavera, ceux qui ont bien voulut de lui.
OCCUPATION : Soldado sortant du repos forcé, guérisseur du commandate sur la touche.
GENÈSE : conscient depuis l'enfance d'être doté de pouvoirs surnaturels, il connait l'existence des dieux depuis son arrivée à Arcadia.
TALON(S) D'ACHILLE : la solitude, le rejet. Aura.
JUKEBOX : way out there - lord huron // the dark side - muse
RUNNING GUN BLUES : A l'ombre des cerisiers en fleurs (Clem /& Gus/) B2777c0879bfa482419317ed586a779f

SEEK AND DESTROY
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ONE EYED HOUND
gamze hale
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THE DARK SIDE
maldwyn jones II
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WICKED ONES
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AFTER ALL
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THE DAWN WILL COME
maldwyn jones III
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FAMILIA
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OUT OF MY MIND
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THE MEPHISTOPHELES OF LOS ANGELES
aura sciarra IV
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CHERRY BLOSSOM
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A l'ombre des cerisiers en fleurs (Clem /& Gus/) - Jeu 28 Mar - 22:55

cherry blossom

it's like feeling no fear When you're standing in the face of danger 'Cause you just want it so much A touch From your real love It's like heaven taking the place of something evil And lettin' it burn off from the rush Darlin', darlin', darlin' I fall to pieces when I'm with you, I fall to pieces



La routine s’était réinstallée, depuis le temps.
Après un début d’année chaotique, les changements vécus par les un et les autres, c’est le calme qui a décidé de revenir. De la Calavera qui s’habituait à ne plus avoir Joaquin comme commandante aux alliances qui se forment, aux accords qui se font et se défont. FIn mars la situation s’était un peu stabilisé, du moins, c’est ce qu’il apercevait de son statut de simple soldat à la botte du crâne ensanglanté. Alors pour lui oui, les choses étaient à la normale. Aura ne partait plus en urgence régler les affaires de la Camorra et lui n’assistait plus à des réunions aux aurores pour la Calavera.

Alors oui, pour lui c’était beaucoup plus calme, ce mois de mars passé à travailler et à regarder des films collé sur le canapé. Un peu comme ce soir où, au final il n’avait pas fait grand chose. On l’a appelé pour une plaie par balle sur Lucero qu’il a extraite, désinfecté et soigné en un tour de bras. Avec le repos et la patience, il a pu constater que ce que l’on disait était vrai, sur les gens comme lui. Qu’en faisant attention à ce qu’ils font, s'ils n’exagèrent pas l’utilisation de leurs pouvoirs.. Alors les choses se passent beaucoup mieux et il ne marque même plus, désormais.  Les phalanges étaient finalement complètement guéries et plus d'hématomes à compter sur le corps. Un exploit, quand on le connaît depuis des années. un exploit aussi de l’imaginer à la maison, un soir à vingt-et-une heure, l’oiseau de nuit. Pourtant il était bien là, dans la salle de bain, le bain coulé oui..Mais pas pour lui. C’est Salem qui avait le droit à son bain. La bestiole habituée à l’eau, vu qu’elle avait décidé de ne jamais laisser son propriétaire tranquille même lorsqu’il était dans sa baignoire, ne bronchait absolument pas, au contraire. Couvert de mousse il se laissait pomponner, à croire qu’il avait fait exprès de faire tomber sur le sol le café de son propriétaire et s’asseoir dans la flaque exprès pour ça… Et ce ne serait pas étonnant, parce qu’il est en manque d’attention à ce point, ce chat.

Une fois rincer c’est avec une serviette qui la tête qu’il fini pendant que le thaumaturge le sèche, chose qu’il aime beaucoup moins en général, mais il ne bronche pas trop. Il s’est mit lui-même dans cette situation. La délivrance arrive pourtant pour le félin puisque la porte de l’appartement se ferme derrière quelqu’un, Aura appelant Clemens depuis l’entrée. C’est idiot, mais il sourit. L’heure dépassait un peu leurs habitudes, il est vrai, mais chacun d’eux avait son emploi du temps et son travail. Même si le prophète avait tendance à lui rappeler de ne pas trop se tuer à la tâche, c’était dans la nature d’Aura, de travailler et s’acharner jusqu’à réussir. Déterminée, même à lui racheter la tasse, cassée il y a trois mois. La salle de bains est quittée et effectivement, l’italienne se trouvait bien dans le salon. Le sourire ne fait que s’élargir. «  Salut. » qu’il lui répond tout simplement. Ils s’étaient vu le matin même après tout et il n’allait pas s’en plaindre, bien évidemment. C’était toujours étrange pourtant, même si c’était quotidien de la retrouver une fois le travail terminé. Comme si il n’y croyait pas vraiment à chaque fois d’entendre les clés dans la serrure ou de voir la lumière du salon allumée. Il fini par libérer Salem de ses bras, alors que la question est posée; Le félin file à la vitesse de la lumière s’allonger sur le radiateur pendant qu’il réfléchit. C’est soudaine comme question, ce n’est pas un “qu’est-ce que tu veux manger ce soir” ou “tu as passé une bonne journée”, bien loin de ça même. C’était quelque chose de beaucoup plus important, fait avoué le jour de leur rencontre qu’il n’a jamais voyager, pas même à travers le pays hormis pour retrouver ses parents et..vivre ici. Pas de vacances pour lui donc, et trouver une idée, comme ça, c’était plus compliqué que prévu. L’opportunité d’y réfléchir n’était jamais venu. L’espoir d’en faire un projet encore moins. «  Euh… je n’en sais trop rien. » aveux, alors qu’il pose la serviette humide sur une des chaises de la table à manger, complétant le reste du chemin jusqu’à l’avocate. «  J’ai jamais vraiment réfléchi à où je voudrais aller vu que ce n’est pas en soi quelque chose de possible. En tout cas de mon côté. » Petite pause, avant de reprendre « Mais l’idée de peut-être partir en vacances avec toi, peu importe où me va parfaitement. Que ce soit l’autre bout du monde ou même le New Jersey, tout m’irait, tu sais. » Même aller de l’autre côté d’Arcadia serait suffisant, en réalité. Du moment que les mafias ne les dérangeait pas. Du moment que rien ne pouvait finalement perturber leur paix, même resté en vacances chez eux, c’était suffisant… Et quasiment impossible. Il dépose un baiser sur sa joue, tendresse qu’il se permet avant de se reculer un peu, l’inquiétude s’installant un peu sur son visage, quand il réalise. «  Qu’est-ce que tu as derrière la tête ? » Parce que demander ça un soir à vingt-et-une heure passée, sans une goutte d’alcool… C’était pas vraiment normal. Elle a quelque chose qui lui trotte dans la tête la déesse, c’est certain… Et ça ne lui dit rien qui vaille.




CODAGE PAR AMATIS

▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪

☩ sabbra cadabra ☩
I feel so good, I feel so fine Love that little lady, always on my mind She gives me loving every night and day Never gonna leave her, never going away I feel so happy since I met that girl When we're making love it's something out of this world It feels so good to know that she's all mine Gonna love that woman till the end of time
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A l'ombre des cerisiers en fleurs (Clem /& Gus/) - Lun 8 Avr - 11:20

A l'ombre des cerisiers en fleurs.
aura & Clemens & Gus

« La vie est un chemin qui se parcourt dans un seul sens [...] La reprendre à zéro est impossible. On peut choisir sa destination, réfléchir quand on arrive à une intersection, ralentir, accélérer, décider de ne plus refaire les mêmes erreurs, on ne revient jamais en arrière. »
C’était nouveau finalement, d’avoir un endroit où rentrer, un lieu où la vie battait, plutôt que la glace. Elle s’y était faite Aura, tout en gardant cette interrogation dans un coin de son cœur, cet étonnement dès qu’elle passait la porte de l’appartement. On était loin de l’immeuble qu’elle possédait, qu’elle avait à peine redécoré. Ce n’était pas comme si elle était douée en aménagement d’intérieur après, plus pratique que… Qu’agréable. Y’avait un mot pour désigner cela, dans les langues et cultures asiatiques, qu’elle avait complètement oublié. Et c’était peut-être mieux ainsi, parce que son côté raciste avait tendance par moment à ressortir. Pourtant, cette culture l’intéressait, si différente de celles qu’elle avait connues, si intrigante. Une part d’elle voulait aller voir par là-bas, y restait quelques jours, quelques semaines. Mais c’était loin, et les obligations l’enchaînaient sur les terres arcadiennes… Du moins l’avait-elle pensé durant des années. La mafia passait avant tout, bon petit soldat qui avait intégré l’éducation donnée par l’ancêtre. C’en était juste devenu faux ces derniers temps. Elle était bien désormais, quand elle sortait de ce cadre-là. Le personnel reprenait le dessus, virait d’un coup de pied au cul le professionnel. Et ça faisait du bien, d’arriver à lâcher-prise.

Boule de poil noire courant devant elle, se réfugiant sous le radiateur et l’interrogation glissa dans les pupilles. « Tu lui as fait quoi à ton chat ? » Aucune négativité, aucune accusation, juste de l’étonnement face à la réaction de l’animal même si Salem était… Il était ce qu’il était. Un peu chiant pour l’italienne qui restait toujours tendue en présence des bêtes, aussi gentilles soient-elles. Il courrait partout en permanence, réclamait de l’attention et de la nourriture dès qu’un être humain s’approchait. En bref, son comportement aujourd’hui n’avait rien de particulier par rapport à d’habitude. Il s’était juste mis sous le radiateur pour aucune raison en particulier. Enfin.

La question fut posée, et Clemens se rapprocha d’elle, comme perdu dans ses pensées. Il était vrai que pour la population lambda, ce n’était pas le genre d’interrogations posées à la va-vite. Qui pouvait imaginer partir sur un claquement de doigt, prendre le premier avion en direction de l’autre bout du monde ? A part les plus aisés… Dont elle faisait partie. Il fallait qu’elle se mette à la place de l’homme finalement, de ceux dont cette idée n’avait toujours été qu’un rêve, à peine effleuré du bout des doigts. Mais il faudrait que l’américain s’y fasse aussi, aux caprices de l’italienne. Qu’importe où ils partaient, tant que c’était ensemble… c’était con comme pensée. C’était bête et pourtant, ça lui arrachait un sourire. Vacances qui leur feraient le plus grand bien en y repensant. « Je t’ai pris un peu de surprise pour le coup, non ? » Tentative d’empathie, de compréhension. Un jour, elle y arriverait. Peut-être juste pas aujourd’hui.

Marque de tendresse, lèvres posées un instant sur la joue, et elle frôla la crise de panique. Elle ne s’y était pas encore complètement habituée, à compter pour quelqu’un. Mais finalement, y’eut qu’un sourire sur son visage, un regard chaleureux pour l’homme, tandis que le myocarde se calmait. Les pouvoirs étaient restés sous contrôle, tout comme son esprit, et c’était un grand pas en avant pour elle. « Et si c’était possible, où voudrais-tu aller ? » Essayer quand même, de chercher l’inconscient et ses envies. Pour lui faire plaisir, puisqu’il n’avait jamais eu l’occasion de quitter le pays, pour visiter, pour s’oublier…

Les doigts attrapèrent son poignet, l’attirèrent jusqu’au canapé dans lequel Aura se laissa tomber. Pieds ramenés sous ses jambes, réflexion dans laquelle elle se perdit un instant… Avant d’offrir une réponse à Clemens. « J’ai envie de prendre quelques vacances. » Pause. « J’étouffe de trop à Arcadia ces derniers temps. » Exprimer les ressentis, c’était nouveau pour elle. Et pourtant, tout cela n’était que la vérité. La tête se tourna vers l’homme, les pupilles s’accrochèrent aux siennes un instant. « Je ne peux pas forcément retourner en Europe, mais il y a beaucoup de pays à aller voir malgré tout. » Et c’était l’occasion ou jamais de tenter.  

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FACTION : la Calavera, ceux qui ont bien voulut de lui.
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A l'ombre des cerisiers en fleurs (Clem /& Gus/) - Ven 19 Avr - 11:21

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Qu’est-ce que lui, lui a fait. Tout ce que voulait le propriétaire de la boule de poils ingrate, c’était boire un café, chose que le chat semblait désapprouver comme si il s’agissait d’un médecin généraliste s’inquiétant sur le taux de caféine de son patient. Bien entendu il en refera une le moment venu. C’est surprenant qu’Aura pose la question, vu l’amour fou entre l’italienne et le chat. Cela c’était amélioré sans aucun doute, se retrouver avec l’animal affalé sur soit tous les matins aide en général à s’habituer à la bestiole, mais ce n’était pas encore les meilleurs amis du monde. Loin de ça. « Rien qu’il n’ait pas cherché » qu’il soupire. « Il a fait tombé mon café et s’est assis dedans, j’ai du lui donner un bain, mais il déteste qu’on le sèche, du coup il boude maintenant. » Tout un caractère l’animal qui a eu ce qu’il méritait. Il voulait de l’attention et bien il en a eu, trop à son goût il semblerait. Il finira bien par s’en remettre, raison pour laquelle la serviette est posée sur la chaise et l’histoire abandonnée. La question posée était intéressante mais étrangement accablante, laissant l’intéressé dubitatif. « Un peu oui, je ne sais déjà pas ce qu’on va manger ce soir. Alors choisir où je voudrais aller en vacances c’est beaucoup. » Peut-être de la pizza, cela faisait longtemps après tout.

Plus de sursaut quand elle prend son poignet, confiance établie. Il la laisse les traîner jusqu’au canapé dans lequel il s’assoit à côté d’elle, tourné dans son sens comme toujours. A croire que Clemens n’a jamais appris à s’asseoir dans un canapé de façon normale, le dossier utilisé comme accoudoir tandis qu’elle continue de s’expliquer. Arcadia peut être étouffante, véritable vipère empêchait quiconque de respirer au bout d’un certain temps. Le mécanisme de la ville se resserre, mafias et tensions maintenant ses habitants là où ils sont supposés être. Partir d’Arcadia, même pour quelques heures, c’est déjà cela de gagné. C’est un peu de liberté reprise, même si ce n’est pas pour aller loin. Comme si le poid le plus lourd résidait dans l’air. Pas de doute en tout cas, passer les panneaux “merci de votre visite à Arcadia” c’était un certain soulagement. Même pour lui, le simple soldado. A côté de cela elle, n’était pas simple bout de viande. Une haute gradée à la pression sur les épaules en permanence, le dossier Bellandi, plus particulièrement, s’ajoutait aux déjà prenant job de capo. Bien qu’avec les épaules larges et le sang froid elle ne montrait pas sa fatigue, elle est surement là quelque part, invisible. Calé dans le canapé, il contemple les possibilités s’offrant à eux, multiples... infinie à dire vrai si on l’écoutait. Alors, Clemens se prend à rêver. A partir à l’autre bout du monde, ou même pas si loin. Visiter ce qu’il n’a jamais pu explorer que cela soit Disneyland ou Hawaï, l’Australie, Le Canada... mais pas l’Europe malheureusement. Constat mettant fin à la rêverie. Peut-être un jour ? Lointain ? Qui sait. En attendant la possibilité était oubliée et il se met à rêver de plus loin encore. Le véritable bout du monde pour eux. Ou bien c’était le sticker Zelda sur son ordinateur posé sur la table basse qui lui met la puce à l’oreille, allez savoir. « On pourrait aller au Japon. Tu sais les dessins animés que je t’ai montré, y’a tout un musée à Tokyo sur eux. Et y’a plein de jeux partout. Tout reste ouvert très tard et tout ouvre tôt... alors y’a aussi plus de chance de pouvoir faire des choses sans trop t’affecter, avec la lumière. » Il se retient de lui exposer ce qu’il sait de la culture - l’avoir initié aux jeux vidéos et aux animés était déjà bien assez - ou des paysages, de la campagne autour de la mégalopole qui avait l’air au contraire du fouillis de la ville un havre de paix qui leur ferait un peu de bien. Du parc aux cerfs de Nara qu’on l’avait vu sur YouTube et autres attractions touristiques qu’il a vécu au travers de la plateforme de vidéo. Peut-être qu’ils auraient l’occasion d’y aller, ou bien c’était hypothétique. Des plans sur la comète que les gens ne réalisent au final jamais faute d’occasion. L’idée, en tout cas, suffisait pour le moment. Rêver de vacances dans son canapé, c’était déjà un bon début.



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Aura Sciarra
Aura Sciarra
- GODS AMONGST MEN -
BLAZE : thinkky
CREDITS : (c) myself ♥ & ANAPHORE / aesthetic & icônes : clemy & secret santa d'amour !
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DOLLARS : 1219
SACRIFICES : 830
PORTRAIT : A l'ombre des cerisiers en fleurs (Clem /& Gus/) Original
ANNEES : (la trentaine), masquée derrière le visage de porcelaine et les traits de poupée, tueuse au regard de feu.
CŒUR : (célibataire) au coeur de pierre, aujourd'hui fissuré et brûlant. Pensées occupées par une seule personne.
RÉINCARNATION : (Hécate), déesse de la lune, impératrice de l'ombre, guide aux carrefours, sorcière et enchanteresse du panthéon grec.
TALENT(S) : (Umbrakinésie) - ACTIF; (Transmutation) - ACTIF; (Illusions Cauchemardesques) - INACTIF; (Médiumnite) - ACTIF.
FACTION : (Nuova Camorra) mafia dans le sang, dans les veines,
OCCUPATION : (sous-boss) leadeuse de son groupe, soldats et capo à sa botte. (Avocate), spécialisée dans les affaires traîtant des mafias, mettant la sienne hors de soupçon, plombant les autres selon les alliances. (Propriétaire du Ciao Roma)
GENÈSE : (Primus), stade 6, bercée par les voix anciennes.
TALON(S) D'ACHILLE : (scarifications) réclamation de la douleur par le corps, lame perçant la peau à intervalles réguliers pour calmer les pulsions. (Clemens), coeur ouvert au détour d'un verre, soutien infaillible quand le monde s'est écroulé. (Nina), fantôme d'un passé qui ne cesse de la hanter. (Astrid), l'amie, la semblable, la soeur, la bras-droit qu'elle protègera envers et contre tout.
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"Nous sommes de ceux qui établissent des stratégies dans l'obscurité pour reprendre la main, jouer selon leurs propres règles et forcer le destin"

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"Nous sommes de ceux qui veulent à tout prix tabasser leur part d'ombre et faire taire leurs sales travers"

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she walks with heaven in her steps and hell in her eyes

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“She has been through hell, so believe me when I say, fear her when she looks into a fire and smiles.”

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A l'ombre des cerisiers en fleurs (Clem /& Gus/) - Lun 13 Mai - 17:46

A l'ombre des cerisiers en fleurs.
aura & Clemens & Gus

« La vie est un chemin qui se parcourt dans un seul sens [...] La reprendre à zéro est impossible. On peut choisir sa destination, réfléchir quand on arrive à une intersection, ralentir, accélérer, décider de ne plus refaire les mêmes erreurs, on ne revient jamais en arrière. »
Reposant, loin de la haine quotidienne à laquelle elle faisait face, l’appartement de Clemens était un refuge au-delà des mots. Il n’y avait que là que le téléphone était éteint, qu’elle acceptait une déconnexion forcée, sans élever la voix contre la demande. C’était devenu tacite en quelques semaines, quelques mois. Y’avait qu’à voir à quel point elle s’était même habituée à l’animal, pour comprendre qu’un changement en profondeur était en cours. Pour accepter une bête dans son entourage, il le fallait. Même Nina n’était pas parvenue à passer outre les réactions irrationnelles de sa cousine. Pourtant, elle était celle qui avait été la plus proche de l’italienne, pendant longtemps. Il fallait croire que tout ceci n’était pas assez, et qu’il lui manquait quelque chose d’essentiel… Finalement, partir en vacances, lui proposer tout cela, c’était un énorme pas en avant qu’elle faisait Aura. C’était enfin se détacher de cette illusion dans laquelle elle avait été bercée, comme quoi il fallait offrir sa vie pour la mafia, rester en permanence disponible. Jamais elle n’avait eu l’occasion de faire un pas hors du chemin qu’on lui avait tracé, en dehors de la trahison inattendue envers les siens. Et presque une décennie avait passé avant qu’elle ne tente une deuxième incursion en terre complètement inconnue…

Elle secoua doucement la tête, laissa un sourire lui échapper à la description de la situation. « J’aurais bien aimé être là pour voir ça. » Pause. « Je pense que ça lui passera l’envie de faire des bêtises pendant quelque temps. » Une bonne leçon d’apprise, non ? Et encore une fois, l’empathie passa à la trappe. Aura était seulement en train d’apprendre à en avoir envers les autres êtres humains, alors, les animaux attendraient leur tour. « Il est vrai que si tu compares à choisir ce qu’on va manger ce soir… » C’était compliqué comme réflexion. Même si l’italienne n’avait pas les mêmes cadres de référence que Clemens. Pour elle, l’argent n’était pas un souci. Partir à l’autre bout du monde, dans un claquement de doigts, réserver dans le plus grand hôtel du pays… Tout était possible. Y’avait tellement de chiffres qui dansaient sur ses comptes en banque qu’il s’en étoufferait si elle l’évoquait. C’était deux mondes différents qui s’affrontaient, sans pour autant être tant opposés. Car Aura n’en avait rien à faire de l’argent. Après tout, les millions n’avaient jamais acheté son bonheur ou sa tranquillité…

Assise sur le canapé, elle détailla les traits de l’homme, sans pour autant lâcher son poignet. Habitude réelle que de sentir les pulsations sous ses doigts, preuve qu’il était en vie et on ne peut plus réel. Besoin de celle qui collectionnait les cadavres, ne laissait dans son sillage que des corps inertes et des sillons de carmin.

Japon. La tête se releva, le regard se planta dans celui de Clemens, intrigué. Il s’agissait là d’un pays qu’elle n’avait jamais visité, dont elle avait pourtant tenté d’apprendre la langue il y a plus d’une décennie, quand elle était toujours aux côtés du Don en Italie. Vaine tentative puisque l’alphabet ne s’était jamais entièrement gravé dans son esprit. Elle en gardait cependant quelques souvenirs, et devrait être capable de tenir une conversation très basique s’ils s’y retrouvaient… « Ca peut être une bonne idée oui ! » Sourire. « Je n’y ai jamais mis les pieds, mais la culture m’a toujours intéressée… » L’histoire surtout. Puis maintenant il y avait aussi les jeux vidéos. « Tu crois qu’ils ont des exclusivités là-bas ? » Pour un peu, elle sortirait déjà sa carte, prête à dévaliser un quelconque magasin de tout son contenu. Heureusement qu’elle avait les moyens de réserver quatre ou cinq valises pour le retour…

Du bout de la main, elle attrapa son téléphone sur la table basse, le déverrouilla et entreprit de faire quelques recherches, pour trouver l’un des hôtels les mieux côtés et luxueux de Tokyo. Une fois une suite intéressante trouvée, elle tendit l’appareil vers Clemens, sans avoir un seul instant posé le regard sur le prix à la nuit. « Combien de temps ça te dirait d’y aller ? Une ou deux semaines ? » Avec Aura, au moins, ils ne perdaient pas de temps. D’ailleurs, une idée traversa son esprit, et elle s’empressa de la proposer. « Dis aussi…. Tu sais la… » Transplantation ? Non Aura, ce n’est pas vraiment ça… « Le transplanage, comme dans le film que tu m’as montré, ça te dirait de le tester en vrai ? » Ca serait demandé à Augustin de les y emmener. Mais elle savait qu’il ne refuserait pas. « Si oui, on peut être partis dans les deux prochaines heures. » Et atterrir à l’autre bout du monde dans la foulée. Il n’avait qu’à dire, et une fois les réservations faites… Dernier plongeon.


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ANNEES : 33 années et pourtant un visage de gamin.
CŒUR : incapable de mettre un mot encore dessus, effrayé d'avouer ce qu'il sait déjà. le palpitant ne blesse plus, il aime.
RÉINCARNATION : simple mortel doté d'un pouvoir de guérison.
TALENT(S) : prophète aux mains salvatrices, adoucissant les maux et collectionnant les blessures. Son sang précieux, drogue certain, guérit les blessures et tue les dieux.
FACTION : la Calavera, ceux qui ont bien voulut de lui.
OCCUPATION : Soldado sortant du repos forcé, guérisseur du commandate sur la touche.
GENÈSE : conscient depuis l'enfance d'être doté de pouvoirs surnaturels, il connait l'existence des dieux depuis son arrivée à Arcadia.
TALON(S) D'ACHILLE : la solitude, le rejet. Aura.
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A l'ombre des cerisiers en fleurs (Clem /& Gus/) - Ven 21 Juin - 13:53

cherry blossom

it's like feeling no fear When you're standing in the face of danger 'Cause you just want it so much A touch From your real love It's like heaven taking the place of something evil And lettin' it burn off from the rush Darlin', darlin', darlin' I fall to pieces when I'm with you, I fall to pieces


Salem ? avoir retenu une leçon ? Jamais. La bestiole avait tendance à faire ce qu’elle voulait quand elle en a envie. Bien entendu que le chat trouverait le moyen de faire une nouvelle bêtise d’ici quelques heures, la leçon absolument ignorée sur le long terme. Il s’en fichait bien au final d’avoir fait une bêtise, le seul désagrément d’avoir été baigner comme punition, une fois Sunil sera totalement sec il recommencera de plus belle comme un enfant qui n’apprend jamais. A dix mois, il entrait dans sa phase de rébellion féline. Déjà que la boule de poil avait tendance à être infernale, cette entrée dans une crise d’adolescence n’aidait en rien son comportement un peu trop aventureux et boudeur, au grand désarrois de Clemens. «  Je pense pas, il est têtu »  qu’il se contente de répliquer. A force de rester avec eux elle a pu s’en rendre compte d’ailleurs, l’animal n’étant plus trop timide en sa présence à force, voir pire: il cherchait à attirer l’attention un peu plus sur lui. Cela ne dérangeait pas forcément Aura, toujours un peu nonchalante concernant l’animal qui partageait la vie du gallois… et la bête lui rendait bien. L’amour fou entre les deux est encore bien loin. Cela ne les empêche pas de cohabiter et de s’ignorer si besoin est. La question changeant drastiquement le sujet de la conversation, l’animal était un peu oublié, tranquillement dans son coin.

Peut-être que ce n’était pas l’explication la plus logique, mais hormis choisir quoi manger et quoi choisir comme chemin dans un de ses jeux vidéos, les choix et les décisions ne sont pas le quotidien du trentenaire, encore moins lorsqu’il s’agit de choisir quelque chose auquel il n’a jamais été préparé. Des vacances. C’était toujours aussi bizarre à considérer, surtout quand Aura avait l’air de ne jamais faire les choses à moitié. En deux mois il avait eu l'occasion de s’en rendre compte, ne serait-ce que sur la possibilité d’acheter absolument toutes les places autour des leurs au cinéma pour avoir la paix,la première fois où ils ont été au cinéma ensemble. L’italienne n’a jamais eu à réfléchir à deux fois avant de payer les un dollar vingt supplémentaire pour avoir du guacamole avec son burritos, c’était une certitude à laquelle il se faisait. L’impression de profiter de choses ne lui appartenant pas était encore là et la culpabilité de vivre aux frais de la princesse aussi, mais il s’y habituait un peu. Assez pour savoir que de toute façon, impossible de lutter contre une idée forgée dans la tête de l’avocate, que ça lui plaise ou non. Installés dans le canapé, il réfléchit de son côté, une main lui servant d’appuis-tête quand l’autre poignet, lui, était toujours prisonnier de la déesse. Rien de plus normal maintenant, emprise non contestée même si il préfère bouger sa main toujours dans la sienne, phalanges effleurant son bras, tendresse qui ne se cachait plus.

L’idée trouvée il l’expose. Le japon, si lointain et plein de choses à faire, regorgeant d’activités. Ils auraient de quoi faire là-bas, pendant quelques temps. Tokyo même semblait l’évidence même si le reste du pays valait la peine d’être exploré, mais la seule perspective de voyager.. Semble quand-même encore irréelle. Impossible d’envisager un tel voyage sans que cela ne paraisse sortir du registre fantaisiste. Pourtant Aura approuve l’idée sur le champ, la perspective d’exclusivités semblant être un point crucial et tout ça, c’était de sa faute bien entendu. Il rit légèrement. «  Ils ont que ça même, des jeux, des figurines, des consoles, des arcades… Tellement de choses dont on a pas jamais entendu parlé. » Elle libère sa main, le téléphone attrapé et les recherches commencent déjà. Il profite de la situation pour s’affaler un peu plus sur le canapé, bras croisés et la tête posée sur le tout pour pouvoir l’observer en silence faire sa recherche. Comment tout ça était arrivé, aucune idée..Mais ça lui va. Très bien, même. L’idée que les choses changent devenant un peu plus invraisemblables avec le temps, l’impression d’être victime d’une mauvaise blague abandonné. Peut-être que, pour une fois, il était très chanceux. Quand la recherche est effectuée, le téléphone est confié entre les mains abîmées. Il s’attendait peut-être à un air bnb, ou quelque chose comme cela. Une chambre peut-être un peu plus haut de gamme que ce qu’il imaginait, mais rien que le titre, avant même les photos, suffisait à lui indiqué qu’il s’était largement trompé : “Presidential Suite, Park Hyatt Hotel Tokyo”. Et effectivement, quand le pouce fait défiler la page… Il se rend compte que peut-être, la blague était de retour. Que ça ne pouvait pas être la réalité que ce soit à cause de la vue du balcon, au jacuzzi dans la salle de bain sans parler d’une bibliothèque, d’un salon, d’une salle à manger…. Loin du airbnb ou de l'hôtel capsule qu’il avait en tête. Très calmement elle se demande combien de temps il désirait rester. Comme si, au final, le seul point était leurs disponibilité et non le prix exorbitant de la chambre qu’elle avait choisi. Il avait les moyen de rester une minute maximum devant la porte de la suite et ensuite, c’était sans compter les frais supplémentaire pour inspirer l’air infusée au caviar, ou il ne savait trop quoi. C’était insensé, complètement barge d’imaginer un truc pareil. A tel point que ça lui fout la trouille immédiatement, l’angoisse se lisant sur le visage encore plus blanc que d’habitude et les mains légèrement tremblantes autour de l’appareil. «  Tu plaisantes hein ? »  Qu’il parvient à souffler en relevant les yeux vers elle, mais se retrouve confronté à la vérité: elle ne mentait pas, il semblerait. Quand il défile à nouveau, pour observer un peu le prix irréel, Clemens a la mauvaise surprise de tomber sur “Price upon request”, signifiant bien du montant astronomique que seul les plus riche pouvait envisager. Quand ils veulent quelque chose, ils peuvent se l’offrir, pas besoin de demander, pas besoin d’y réfléchir. Le nombre de zéro n’importe pas, ni pour eux..ni pour Aura. «  C’est beaucoup trop. Tas pas à faire ça.»  qu’il murmure, toujours aussi perdu face à l’absence de prix. Surement le double de ce qu’il gagne sur une année, à peu de choses prêt. Il lui faut prendre une grande inspiration avant de pouvoir émettre son idée, «  Deux semaines ? Histoire de voir un maximum de chose. »  Qu’il commence. C’était surement le voyage d’une vie, alors autant en profiter non ? Arcadia ne sera surement pas aussi calme avant longtemps. «  Mais je me disais, si tu veux vraiment y aller… On pourrait aussi visiter un peu hors de Tokyo ? Osaka, tout ça ? Mais c’est moi qui choisi… ça te va ? »  Tokyo était une ville agitée. Il leur faudrait le calme de la campagne pour essayer de décompresser un peu...loin des jacuzzis et du service de chambre deux fois par jour, loin du bruit de la ville. Loin, qu'eux.  

Peut-être qu’il avait assez eu de surprise pour ce soir, mais non. A peine la question répondue que s’en enchaîne une autre, encore plus hallucinante que la précédente et cette fois.. Cette fois il reste véritablement bouche bée. Cette fois elle le prend vraiment pour un crétin, c’est pas possible. Il pouvait peut-être crois à l’idée de dépenser une somme folle pour partir en vacances sans réaliser les conséquences, mais proposer de transplaner à l’autre bout de la terre.. C’était beaucoup trop. Pourtant le premier avril était dans plus d’un mois et demi. «  Sérieusement ? Mais… Non, c’est pas possible. Tu te moques de moi ? C’est pas réalisable ! C’est…. »  Il s’arrête dans sa panique, réalisant peut-être, au final, qu’avec les dieux rien ne l’était. Pas même ça. «  Y’a des dieux qui savent faire ça ? »  Elle pouvait changer de la porcelaine en papier, du bois en or et pourtant, l’idée de pouvoir voyager aussi loin semblait stupide, même dans harry potter c’est pas possible, il fallait au moins un portoloin pour faire à moins.. A moins d’être archi puissant. Et peut-être que ce dieu l’était. Peut-être qu’elle ne mentait toujours pas. Et il a confiance en l’italienne, aveuglément. Trop, pourrait dire certains… Mais ça a toujours été son soucis, à Jones. Surtout quand Aura est concernée. «  Ok. »  qu’il souffle, préférant voir où les choses allaient menées plutôt que d’imaginer le pire. En tout cas il tentait de le faire. La priorité, tout de suite, à l'orée d’un supposé voyage, était entrain de se cacher quelque part. «  Si on part il faut que je dépose Salem chez Maria. A moins qu’il vienne. »  Qu’il se contente de conclure. Peut-être c’était crédule, de faire confiance...Mais il ne pouvait pas imaginer que c’était une ample farce à son encontre. Crédule peut-être, mais il était prêt à courir le risque.


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A l'ombre des cerisiers en fleurs (Clem /& Gus/) - Mar 13 Aoû - 13:59

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« La vie est un chemin qui se parcourt dans un seul sens [...] La reprendre à zéro est impossible. On peut choisir sa destination, réfléchir quand on arrive à une intersection, ralentir, accélérer, décider de ne plus refaire les mêmes erreurs, on ne revient jamais en arrière. »
Le regard s’accrochait à Clemens, en oubliait presque Salem qui pourtant était là il y a quelques secondes. De toute façon, si l’américain lui soutenait qu’il ne bouderait pas, et reviendrait rapidement à son état normal, Aura ne pouvait que le croire. Après, les animaux n’avaient pas l’appréciation de l’avocate, et elle avait tôt fait de ne plus y penser. La bestiole étant un morfal sur pattes, d’ici quelques minutes, quelques heures, elle reviendrait sauter sur le canapé, pour mieux les écraser, leur miauler dessus, et réclamer sa pitance. Et Clemens craquerait, une fois de plus. Il était tellement attaché au chaton, et même l’italienne ne pouvait pas s’empêcher de trouver cela mignon. Alors, à ce moment-là, elle laissait simplement s’échapper un léger sourire, dans un regard empreint de tendresse. Enfin, le peu qu’elle savait faire. Parce que c’était un instinct encore trop réprimé, le cœur et les émotions bafouées pendant trop longtemps. C’était ce qu’on lui avait appris, pendant des années. Tout taire, user de la raison, et réprimer tout ce qui pouvait l’influencer sans contrôle. Elle avait été parfaite à ce petit jeu jusque-là. Simple soldat répétant les ordres, abrutissant sa conscience et son éthique. Discipline avant tout, et finalement, les fondations finissaient par s’affaisser…

La question fut reposée, le chat rapidement relégué dans le fond de sa mémoire, et une réponse lui fut offerte. Le Japon ne la dérangeait pas, au courant, et Clemens savait particulièrement bien vendre ce pays. Après, il avait pu se rendre compte qu’elle avait accroché aux jeux vidéos, à quelques mangas et animes. Les yeux pétillèrent un instant, et elle répondit dans la foulée. « Il faudra qu’on regarde sur Internet par où on peut aller alors. A moins que tu ne saches déjà. » Il avait l’air de s’être renseigné. Et pour un peu, elle se demanderait pourquoi il n’y avait pas encore été. Cependant, elle avait appris à se taire à ce sujet. Notamment parce que le rapport à l’argent était biaisé. Elle s’en moquait, possédait des millions, avocate et gosse de la mafia dont les informations se vendaient à prix d’or. Lui avait moins cette chance. Alors, elle évitait d’aborder un sujet qu’elle ne maîtrisait pas réellement : celui de la normalité. « Pourquoi je plaisanterai ? » L’étonnement se ressentait dans le ton, dans le fond des iris. Légère lueur étrange. « Et si j’ai envie de le faire ? »

Les réponses étaient plus instinctives qu’habituellement. C’était là l’effet de Clemens sur sa vie. « Tu sais… Avocat, ça paie bien. Surtout quand tu fais ça depuis huit ans, et que tu n’as jamais pris la moindre pause. » C’était perpétuel, de se plonger dans le travail, pour oublier tout le reste. Alors oui, ces vacances, c’était autant pour elle que pour passer du temps avec lui. C’était un besoin égoïste d’un côté, de quoi découvrir autre chose de l’autre. « Deux semaines, c’est très bien. » Une pause. Puis une concession. « On peut aller où tu veux à côté. Je n’y connais pas grand-chose en pays asiatiques. » Pourtant, elle avait tenté d’apprendre le japonais. Peine perdue, et seuls restaient les bases de la langue, pour des discussions très simples. Enfin, elle comprenait le besoin de Clemens de faire autre chose, de décider. Après tout, elle-même le faisait en permanence.

Nouvelle proposition, d’une téléportation réelle. La joie d’être une divinité… Et il lui fallut un temps pour réaliser, pour se dire que c’était possible. Après tout, Aura ne s’embarrassait pas de mensonge dans ces moments-là. Si elle le proposait, c’était parce qu’elle avait une idée derrière la tête. Et il comprit rapidement. Sourire carnassier durant une semaine, avant de reprendre. « En effet. Augustin peut se téléporter. » Mais ce n’était pas une partie de plaisir. L’italienne se rappelait de sa première téléportation. Et de l’évanouissement qui s’en était ensuivi. Choc de l’oreille interne qui perdait ses repères, et que l’esprit n’était pas parvenu à retrouver. Ainsi, elle s’était écroulée. Sans vomir certes, mais pour quelqu’un comme elle, ne pas résister était déjà énorme. Après, elle avait à peine seize ans, divinité qui s’ancrait dans le corps. « Et beaucoup de choses sont possibles. » Même s’il fallait appeler l’oncle après tout ça. Mais leur départ pour Lyon quelques semaines auparavant lui avait rappelé qu’elle ne pouvait pas rester indéfiniment détachée. Surtout depuis qu’il avait perdu l’unique place dans son cœur. Il était temps de pardonner. Ou de jouer.

Les doigts se posèrent sur son téléphone, envoyèrent un message cinglant. Une adresse, et un J’ai besoin de te parler. Deux heures. Piqûre d’adrénaline. Et elle entreprit de réserver l’hôtel par la même occasion. Comme ils arriveront de bon matin avec le décalage horaire… Et une certaine fatigue pour Clemens et Augustin. L’un parce qu’il n’était pas habitué. L’autre parce que le transport impliquera deux personnes au lieu d’une seule. « Nous partons donc. Maria habite loin ? » Le temps pour se préparer semblait court, mais Aura n’emportait que très peu de choses de son côté. La plupart serait achetée sur place. Evidemment. « Après, on peut l’emmener, mais je ne sais pas comment l’organisme réagira à la téléportation. » Question qu’elle ne s’était jamais posée. Et elle n’était pas certaine que Clemens voudrait que Salem en fasse la première expérience.

Une heure plus tard, un saut chez Maria, et les voilà de retour à l’appartement, pour en faire un dernier tour, s’assurer que tout était fermé. Enfin, ça, c’était surtout du côté d’Aura, bien trop prudente pour sa propre survie. Et pas assez aussi. La tête se secoua doucement, pour chasser les pensées. La venue d’Augustin l’empêcha de s’y attarder de trop. « Clemens, tu as un médicament pour le mal des transports ? » Prévoir avant. Puis s’envoler autre part.

Et atterrir à l’autre bout du monde après avoir expliqué en quelques mots à son oncle de quoi il en retournait. La perspective de passer deux semaines dans un hôtel de luxe semblait lui convenir comme compensation… Même si Aura n’avait pas perçu le regard de l’italien sur Clemens, l’interrogation qui y transparaissait.

Pour l’instant, les voilà au Japon, en un claquement de doigt à peine. Augustin épuisée, mais tenant toujours debout, et Clemens… Elle attrapa doucement son bras. « Ca va ? » L’avocate gérait bien elle. Après, elle connaissait le pouvoir, l’avait expérimenté très régulièrement pendant des années. L’habitude chassait la légère migraine de son esprit. « Nous sommes face à l’hôtel, pour vous reposer bientôt. » Oui, plus que quelques minutes avant qu’il puisse se poser…

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